Mardi 11 octobre 2011
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Je me suis posé la question : devais-je, compte tenu des positions que je défends, participer à cette consultation?
Cette question méritait d'être posée car, clairement, je ne suis pas membre du Parti Socialiste ni même un "sympatisant"
(même si je connais beaucoup de socialistes à Nogent sur Marne). Mais, en 2007, j'ai, sans la moindre ambiguité, voté pour Ségolène Royal après avoir voté pour François Bayrou au premier
tour.
Je me suis résolu à participer car, lecture faite de la déclaration d'adhésion aux valeurs de la Gauche, je me suis
complètement reconnu dans celles-ci. Au demeurant, selon moi, au moins 90% des citoyens de ce pays pouvaient signer cette déclaration. Y compris des gens ayant toujours voté à droite (c'est très,
très loin d'être mon cas) et qui continueront de le faire ...
J'ai, au final, très peu de jours avant le vote, décidé de voter pour Manuel Vals.
J'ai hésité. Je savais qu'il ne passerait pas la barre du premier tour, très loin s'en faut. J'avais, comme dit plus haut,
apporté mon suffrage à Ségo en 2007. Et, pour mettre un peu de piment, j'avais été séduit (c'est le mot juste) par la réthorique d'Arnaud Montebourg. L'homme, incontestablement, a du talent
oratoire ...
Mais je me suis souvenu que Arnaud avait voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen ... Faute majeure!
Donc, élimination sans coup férir ...
Quant à Ségo, dont je salue le courage dans l'adversité, j'ai constaté qu'elle avait nettement "gauchi" son discours. Elle
s'était, en quelque sorte, "radicalisée". A tel point que l'on pouvait se demander où était la différence entre Arnaud Montebourg et elle ...
Au deuxième tour, je vais voter pour François Hollande. Plusieurs raisons à cela.
Tout d'abord, je l'ai personnellement connu quand il animait le club de réflexion politique "Témoins" auquel Jean Pierre
Mignard, actuel président de la Haute Autorité d'organisation des "primaires", participait, lui aussi, à la Direction. Ce club avait été créé par un certain Jacques Delors, personne à qui je voue
une grande admiration.
Ensuite, sa personnalité est celle dont la France a besoin après la mandature éprouvante de l'hyper-président Sarkozy. La
France a besoin d'un président pondéré, calme parmi les plus calmes, qui ne fera pas, au cours de sa mandature telle ou telle réforme pour, ensuite, détricoter, en fin de mandat, ce qu'il avait
engagé au début de celui-ci. Hollande est l'homme des compromis. C'est une très grande qualité dans le contexte de crise actuel au sein d'une Europe qui a décidément beaucoup de mal à avancer
(pour preuve : l'aide à la Grèce dépend du vote de 22 députés slovaques, pays qui doit contribuer, au pire, pour 1% voire 1 pour mille au financement du fonds de solidarité européen).
C'est tout le contraire de Martine Aubry ... Certes, elle a voté OUI au référendum européen (elle est, faut-il le rappeler,
la fille de Jacques Delors!). Mais elle est surtout "pète-sec" (ce n'est pas forcément un défaut) et, bien pire, elle est le jouet de Fabius, magouilleur de congrès (Rennes! Reims!) socialiste.
Martine Aubry n'aurait pas dû devenir la Première Secrétaire du P.S. Ce poste revenait, moralement, de droit, à celle qui était arrivée en tête avec sa motion (29% des voix des militants
socialistes). Martine Aubry est le produit hybride, donc monstrueux, d'une coalition dont le seul ressort était "Tout sauf Ségo!".
Or, je ne veux pas, moi, d'un Président élu sur une base politique "Tout sauf Sarko!".
Donc, Dimanche prochain, faite comme moi :
1. Allez voter!
2. Votez pour Hollande!
Vive le débat!