Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /2010 15:16

Rom, Manouches, Tsiganes, Etrangers, Stigmatisation, Lois …etc.

 

 

Beaucoup de sujets de discussion, plus sûrement de polémique, vraisemblablement stériles comme c’est, hélas !, souvent le cas sur ce genre de sujet.

 

Avant de prendre quelques jours de repos, je ressens le besoin d’apporter mon grain de sel, voire même d’introduire un caillou dans la chaussure de certains.

 

Comment je vois les choses ?

 

Plutôt que de partir dans une logorrhée sirupeuse, je préfère ma méthode qui consiste à mettre les points sur I et les barres sur les T.

 

Voici, clairement martelées, quelques unes de mes idées sur le sujet qui fait polémique depuis quelques jours.

 

1.    TOUTE personne, vivant sur le territoire de la République, en situation irrégulière, doit être SYSTEMATIQUEMENT expulsée, à charge pour elle de faire les démarches nécessaires pour solliciter son entrée sur le territoire de la République auprès des consulats français à l’étranger.

2.    Toute personne ayant obtenu, depuis moins de dix ans, la nationalité française et ayant commis un crime, doit être déchue de sa nationalité puis,, après avoir purgée sa peine, être expulsée du territoire.

3.    A contrario, toute personne ayant obtenu la nationalité française depuis plus de dix ans doit se voir garantir sa nouvelle nationalité à titre définitif.

4.    Lorsqu’une personne, française ou non, commet un crime, un délit ou une contravention, elle doit être jugée exactement de la même manière sans qu’il soit tenu compte de sa nationalité. Elle doit disposer des mêmes droits que n’importe qui d’autre. Ni plus ni moins !

5.    Toute personne, française ou non, qui commet un acte dirigé contre telle ou telle personne sans autre motivation que la prise en compte des caractéristiques, notamment ethniques mais aussi religieuses, politiques, etc., de cette dernière doit être poursuivie avec fermeté. Il est hors de question que soit prise en considération je ne sais quelle « compréhension » de tels comportements du fait de je ne sais quel « contexte » ou état de « l’opinion publique ».

6.    La REPUBLIQUE FRANCAISE EST UN ETAT DE DROIT ! Un point, c’est tout. Ce principe fondamental ne peut souffrir aucune exception.

7.    Les personnes qui occupent un terrain, un logement, un lieu quelconque sans y avoir été dûment autorisées par le propriétaire des lieux doivent faire l’objet d’une expulsion de ces lieux, TOUJOURS, EN TOUTES CIRCONSTANCES, sans avoir à se préoccuper d’un quelconque relogement ou réinstallation préalable.

8.    La loi qui fait obligation aux collectivités territoriales de mettre à la disposition des « gens du voyage » un terrain afin qu’ils puissent s’y installer doit être, en l’état, appliquée jusqu’à ce qu’elle soit purement et simplement abrogée. De la sorte, l’état de droit sera mis en pratique dans les deux sens. A quoi bon voter des lois si c’est pour ne pas les appliquer ?

 

Cela étant dit, si les mesures d’expulsion sont mises en œuvre dans des conditions légales, j’y apporterai mon soutien effectif et sans faille, dans le respect des conditions de la loi.

 

Je le redis une fois de plus, sous une autre forme, toutes actions dites « punitives » conduites contre des personnes qui respectent la loi doivent être REPRIMEES sans aucun ménagement particulier.

 

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /2010 00:16

 

 

 

Eolas vient de se commettre dans un article qui fait suite à celui rédigé par le même sur la décision d'inconstitutionalité des gardes à vues ordinaires.

 

Il nous explique que le Conseil Constitutionnel ayant déclaré contraire à la Constitution certains articles du Code Pénal relatif à la garde à vue avec effet au 1er Juillet 2011, c'est dès maintenant que lesdits articles sont contraires à la Constitution!

 

On en pleurerait presque!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /2010 17:45

 

 

Vous trouverez ci dessous le texte de la décision du Conseil Constitutionnel, forcément rédigée dans un "style" juridique et donc un peu abrupt mais néanmoins accessible si on veut bien faire un (gros) effort. Un jour viendra, il faut l'espérer, où les juristes rédigeront leurs textes de manière à être simplement compris de TOUS ...
Mais cette décision appelle à faire des propositions en vue de progresser dans la solution du problème dit "de la garde à vue" et du vide futur créé par la décision du Conseil Constitutionnel. J'ai, finalement, choisi de vous en faire part en premier...
Quels sont donc les remèdes envisageables?

Tout d'abord un remède auquel personne ne semble songer : la modification de la Constitution elle-même! Ce n'est pas si compliqué. Il faut que le texte modificatif soit voté "en termes identiques", par les deux chambres puis approuvé par, au choix du Président de la République, le Congrès statuant à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, ou bien par le Peuple statuant par référendum.

On peut ensuite envisager de modifier les textes législatifs qui font exception en allant dans le sens d'une extension des cas dérogatoires. Pourquoi ne pas dire que tous les faits susceptibles d'être qualifiés de crime sont dérogatoires?

Puis, pourquoi ne pas étendre le champ des qualifications de crime? Je veux dire que certains faits répondent, actuellement, de la qualification de délit. La loi suffit pour qu'ils soient désormais qualifiés de crime ... Là, le Congrès n'a rien à dire. Le Sénat pas grand chose (mais le Sénat ne dit pas que des conneries, très loin s'en faut!) car c'est l'Assemblée Nationale qui a le dernier mot.

On peut aussi envisager une modidfication du fonctionnement de la garde à vue.

Par exemple, permettre la présence de l'avocat dès la première heure et interdire tout interrogatoire si un avocat n'est pas présent avant le délai d'une heure maximum (peut-être deux ...).

On peut limiter le rôle de l'avocat à l'observation du respect des règles de procédure avec défense d'intervenir pendant l'interrogatoire mais avec le pouvoir de relever ce qu'il estime être des violations des règles de procédure, étant entendu que si des règles de procédures ont été violées, cela entraine automatiquement la saisine du Juge de l'Instruction qui peut statuer en nullité des procès verbaux d'interrogatoire ...

Il faudra, par contre, dans tous les cas que lecture des droits du gardé à vue soit faite. En particulier le droit de garder le silence.
Pareillement, il faudra considérer comme vice de procédure toute question "orientée" induisant un présupposé de la part de l'interrogateur (exemple : c'est vous qui avez commis cet acte, n'est-ce pas?).

A contrario, toute personne niant avoir accompli tel acte pourrait se voir opposer un acte d'obstruction à la conduite de l'enquête si, par la suite, l'accusation est en mesure de prouver le caractère mensonger de la dénégation, légitimant une agravation de la sanction encourue, à la libre appréciation du tribunal.

On peut aussi envisager une gradation plus fine de la durée de la garde à vue selon la gravité des faits. Par exemple, la garde à vue ne pourrait en aucun cas exéder 3 heures pour une simple contravention de 4ème ou 5ème classe ; ne pourrait exéder 6 heures pour un délit exposant à une peine de prison de moins de 1 an; ne pourrait excéder 24 heures pour un délit encourant une peine de prison de moins de 5 ans, etc ...

A contrario, la garde à vue pourrait aller, de plein droit, jusqu'à 48 heures pour des faits qualifiables de crime (selon la définition étendue envisagée plus haut!) et jusqu'à 96 heures reconductible une fois pour des crimes du type terrorisme, association de malfaiteurs, actes commis en bande organisée, etc ...

On doit aussi envisager que toute personne gardée à vue mise ensuite hors de cause obtienne de plein droit un dédommagement en espèces (sonnantes et trébuchantes selon l'expression consacrée).

Toutes ces propositions sont clairement soutendues par trois objectifs :
1. Respect de la personne humaine (plus de tutoiement, de menotage systèmatique, plus de qualification "d'individu" dans les procès verbaux et autres rapports, plus de soustraction systèmatique des lacets de chaussures, de la ceinture, de la cravate, etc ...)
2. Respect des règles strictes de procédure avec possible relais de l'avocat présent, étant entendu que l'avocat doit rester coi pendant la procédure de garde à vue.
3. Diminution drastique du nombre de gardes à vue ...

Il convient de dire et de redire qu'il est scandaleux que l'on puisse mettre 780.000 personnes en garde à vue en une année!
Il convient aussi de dire et de redire qu'il ne faudrait surtout pas que les malfrats croient qu'ils vont gagner la partie.
Je rappelle aussi que je préconise la construction de 100.000 places de prison nouvelles, entièrement neuves ...

Avec de telles propositions, les avocats vont avoir du boulot. En particulier Eolas.

 

 

Voici, maintenant, le texte intégral de la décision du Conseil Constitutionnel relatif à la garde à vue. 

 

Début de citation (très larges extraits utiles au débat)

 

Décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010



LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

 

1. Considérant que les questions prioritaires de constitutionnalité portent sur les mêmes dispositions ; qu'il y a lieu, par suite, de les joindre pour statuer par une seule décision ;

2. Considérant qu'aux termes de l'article 62 du code de procédure pénale : « L'officier de police judiciaire peut appeler et entendre toutes les personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits ou sur les objets et documents saisis.
« Les personnes convoquées par lui sont tenues de comparaître. L'officier de police judiciaire peut contraindre à comparaître par la force publique les personnes visées à l'article 61. Il peut également contraindre à comparaître par la force publique, avec l'autorisation préalable du procureur de la République, les personnes qui n'ont pas répondu à une convocation à comparaître ou dont on peut craindre qu'elles ne répondent pas à une telle convocation.
« Il dresse un procès-verbal de leurs déclarations. Les personnes entendues procèdent elles-mêmes à sa lecture, peuvent y faire consigner leurs observations et y apposent leur signature. Si elles déclarent ne savoir lire, lecture leur en est faite par l'officier de police judiciaire préalablement à la signature. Au cas de refus de signer le procès-verbal, mention en est faite sur celui-ci.
« Les agents de police judiciaire désignés à l'article 20 peuvent également entendre, sous le contrôle d'un officier de police judiciaire, toutes personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits en cause. Ils dressent à cet effet, dans les formes prescrites par le présent code, des procès-verbaux qu'ils transmettent à l'officier de police judiciaire qu'ils secondent.
« Les personnes à l'encontre desquelles il n'existe aucune raison plausible de soupçonner qu'elles ont commis ou tenté de commettre une infraction ne peuvent être retenues que le temps strictement nécessaire à leur audition » ;

3. Considérant qu'aux termes de l'article 63 de ce même code : « L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, placer en garde à vue toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République.
« La personne gardée à vue ne peut être retenue plus de vingt-quatre heures. Toutefois, la garde à vue peut être prolongée pour un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus, sur autorisation écrite du procureur de la République. Ce magistrat peut subordonner cette autorisation à la présentation préalable de la personne gardée à vue.
« Sur instructions du procureur de la République, les personnes à l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature à motiver l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat.
« Pour l'application du présent article, les ressorts des tribunaux de grande instance de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil constituent un seul et même ressort » ;

4. Considérant qu'aux termes de son article 63-1 : « Toute personne placée en garde à vue est immédiatement informée par un officier de police judiciaire, ou, sous le contrôle de celui-ci, par un agent de police judiciaire, de la nature de l'infraction sur laquelle porte l'enquête, des droits mentionnés aux articles 63-2, 63-3 et 63-4 ainsi que des dispositions relatives à la durée de la garde à vue prévues par l'article 63.
« Mention de cet avis est portée au procès-verbal et émargée par la personne gardée à vue ; en cas de refus d'émargement, il en est fait mention.
« Les informations mentionnées au premier alinéa doivent être communiquées à la personne gardée à vue dans une langue qu'elle comprend, le cas échéant au moyen de formulaires écrits.
« Si cette personne est atteinte de surdité et qu'elle ne sait ni lire ni écrire, elle doit être assistée par un interprète en langue des signes ou par toute personne qualifiée maîtrisant un langage ou une méthode permettant de communiquer avec des sourds. Il peut également être recouru à tout dispositif technique permettant de communiquer avec une personne atteinte de surdité.
« Si la personne est remise en liberté à l'issue de la garde à vue sans qu'aucune décision n'ait été prise par le procureur de la République sur l'action publique, les dispositions de l'article 77-2 sont portées à sa connaissance.
« Sauf en cas de circonstance insurmontable, les diligences résultant pour les enquêteurs de la communication des droits mentionnés aux articles 63-2 et 63-3 doivent intervenir au plus tard dans un délai de trois heures à compter du moment où la personne a été placée en garde à vue » ;

5. Considérant qu'aux termes de son article 63-4 : « Dès le début de la garde à vue, la personne peut demander à s'entretenir avec un avocat. Si elle n'est pas en mesure d'en désigner un ou si l'avocat choisi ne peut être contacté, elle peut demander qu'il lui en soit commis un d'office par le bâtonnier.
« Le bâtonnier est informé de cette demande par tous moyens et sans délai.
« L'avocat désigné peut communiquer avec la personne gardée à vue dans des conditions qui garantissent la confidentialité de l'entretien. Il est informé par l'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui-ci, par un agent de police judiciaire de la nature et de la date présumée de l'infraction sur laquelle porte l'enquête.
« À l'issue de l'entretien dont la durée ne peut excéder trente minutes, l'avocat présente, le cas échéant, des observations écrites qui sont jointes à la procédure.
« L'avocat ne peut faire état de cet entretien auprès de quiconque pendant la durée de la garde à vue.
« Lorsque la garde à vue fait l'objet d'une prolongation, la personne peut également demander à s'entretenir avec un avocat dès le début de la prolongation, dans les conditions et selon les modalités prévues aux alinéas précédents.
« Si la personne est gardée à vue pour une infraction mentionnée aux 4°, 6°, 7°, 8° et 15° de l'article 706-73, l'entretien avec un avocat ne peut intervenir qu'à l'issue d'un délai de quarante-huit heures. Si elle est gardée à vue pour une infraction mentionnée aux 3° et 11° du même article, l'entretien avec un avocat ne peut intervenir qu'à l'issue d'un délai de soixante-douze heures. Le procureur de la République est avisé de la qualification des faits retenue par les enquêteurs dès qu'il est informé par ces derniers du placement en garde à vue » ;

6. Considérant qu'aux termes de son article 77 : « L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, garder à sa disposition toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République. La personne gardée à vue ne peut être retenue plus de vingt-quatre heures.
« Le procureur de la République peut, avant l'expiration du délai de vingt-quatre heures, prolonger la garde à vue d'un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus. Cette prolongation ne peut être accordée qu'après présentation préalable de la personne à ce magistrat. Toutefois, elle peut, à titre exceptionnel, être accordée par décision écrite et motivée sans présentation préalable de la personne. Si l'enquête est suivie dans un autre ressort que celui du siège du procureur de la République saisi des faits, la prolongation peut être accordée par le procureur de la République du lieu d'exécution de la mesure.
« Sur instructions du procureur de la République saisi des faits, les personnes à l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature à motiver l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat.
« Pour l'application du présent article, les ressorts des tribunaux de grande instance de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil constituent un seul et même ressort.
« Les dispositions des articles 63-1, 63-2, 63-3, 63-4, 64, 64-1 et 65 sont applicables aux gardes à vue exécutées dans le cadre du présent chapitre » ;

7. Considérant qu'aux termes de son article 706-73 : « La procédure applicable à l'enquête, la poursuite, l'instruction et le jugement des crimes et des délits suivants est celle prévue par le présent code, sous réserve des dispositions du présent titre :
« 1° Crime de meurtre commis en bande organisée prévu par le 8° de l'article 221-4 du code pénal ;
« 2° Crime de tortures et d'actes de barbarie commis en bande organisée prévu par l'article 222-4 du code pénal ;
« 3° Crimes et délits de trafic de stupéfiants prévus par les articles 222-34 à 222-40 du code pénal ;
« 4° Crimes et délits d'enlèvement et de séquestration commis en bande organisée prévus par l'article 224-5-2 du code pénal ;
« 5° Crimes et délits aggravés de traite des êtres humains prévus par les articles 225-4-2 à 225-4-7 du code pénal ;
« 6° Crimes et délits aggravés de proxénétisme prévus par les articles 225-7 à 225-12 du code pénal ;
« 7° Crime de vol commis en bande organisée prévu par l'article 311-9 du code pénal ;
« 8° Crimes aggravés d'extorsion prévus par les articles 312-6 et 312-7 du code pénal ;
« 9° Crime de destruction, dégradation et détérioration d'un bien commis en bande organisée prévu par l'article 322-8 du code pénal ;
« 10° Crimes en matière de fausse monnaie prévus par les articles 442-1 et 442-2 du code pénal ;
« 11° Crimes et délits constituant des actes de terrorisme prévus par les articles 421-1 à 421-6 du code pénal ;
« 12° Délits en matière d'armes et de produits explosifs commis en bande organisée, prévus par les articles L. 2339-2, L. 2339-8, L. 2339 10, L. 2341-4, L. 2353-4 et L. 2353-5 du code de la défense ;
« 13° Délits d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d'un étranger en France commis en bande organisée prévus par le quatrième alinéa du I de l'article 21 de l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France ;
« 14° Délits de blanchiment prévus par les articles 324-1 et 324-2 du code pénal, ou de recel prévus par les articles 321-1 et 321-2 du même code, du produit, des revenus, des choses provenant des infractions mentionnées aux 1° à 13° ;
« 15° Délits d'association de malfaiteurs prévus par l'article 450-1 du code pénal, lorsqu'ils ont pour objet la préparation de l'une des infractions mentionnées aux 1° à 14°;
« 16° Délit de non-justification de ressources correspondant au train de vie, prévu par l'article 321-6-1 du code pénal, lorsqu'il est en relation avec l'une des infractions mentionnées aux 1° à 15°.
« Pour les infractions visées aux 3°, 6° et 11°, sont applicables, sauf précision contraire, les dispositions du présent titre ainsi que celles des titres XV, XVI et XVII » ;

8. Considérant que les requérants font valoir, en premier lieu, que les conditions matérielles dans lesquelles la garde à vue se déroule méconnaîtraient la dignité de la personne ;

9. Considérant qu'ils soutiennent, en deuxième lieu, que le pouvoir donné à l'officier de police judiciaire de placer une personne en garde à vue méconnaîtrait le principe selon lequel l'autorité judiciaire est gardienne de la liberté individuelle ; que le procureur de la République ne serait pas une autorité judiciaire indépendante ; qu'il ne serait informé qu'après la décision de placement en garde à vue ; qu'il a le pouvoir de la prolonger et que cette décision peut être prise sans présentation de la personne gardée à vue ;

10. Considérant qu'ils estiment, en troisième lieu, que le pouvoir donné à l'officier de police judiciaire de placer en garde à vue toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction constitue un pouvoir arbitraire qui méconnaît le principe résultant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui prohibe toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer d'une personne mise en cause ;

11. Considérant que les requérants font valoir, en quatrième lieu, que la personne gardée à vue n'a droit qu'à un entretien initial de trente minutes avec un avocat et non à l'assistance de ce dernier ; que l'avocat n'a pas accès aux pièces de la procédure et n'assiste pas aux interrogatoires ; que la personne gardée à vue ne reçoit pas notification de son droit de garder le silence ; que, dès lors, le régime de la garde à vue méconnaîtrait les droits de la défense, les exigences d'une procédure juste et équitable, la présomption d'innocence et l'égalité devant la loi et la justice ; qu'en outre, le fait que, dans les enquêtes visant certaines infractions, le droit de s'entretenir avec un avocat soit reporté à la quarante-huitième ou à la soixante-douzième heure de garde à vue méconnaîtrait les mêmes exigences ;

- SUR LES ARTICLES 63-4, ALINÉA 7, ET 706-73 DU CODE DE PROCÉDURE PÉNALE :

12. Considérant qu'il résulte des dispositions combinées du troisième alinéa de l'article 23-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée et du troisième alinéa de son article 23-5 que le Conseil constitutionnel ne peut être saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité relative à une disposition qui a déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel, sauf changement des circonstances ;

13. Considérant que le Conseil constitutionnel a été saisi, en application du deuxième alinéa de l'article 61 de la Constitution, de la loi du 9 mars 2004 susvisée ; que les requérants contestaient notamment la conformité à la Constitution des dispositions de ses articles 1er et 14 ; que, dans les considérants 2 et suivants de sa décision du 2 mars 2004 susvisée, le Conseil constitutionnel a spécialement examiné l'article 1er qui « insère dans le livre IV du code de procédure pénale un titre XXV intitulé : " De la procédure applicable à la criminalité et à la délinquance organisées " » et comportait l'article 706-73 du code de procédure pénale ; qu'en particulier, dans les considérants 21 et suivants de cette même décision, il a examiné les dispositions relatives à la garde à vue en matière de criminalité et de délinquance organisées et, parmi celles-ci, le paragraphe I de l'article 14 dont résulte le septième alinéa de l'article 63-4 du code de procédure pénale ; que l'article 2 du dispositif de cette décision a déclaré les articles 1er et 14 conformes à la Constitution ; que, par suite, le septième alinéa de l'article 63-4 et l'article 706-73 du code de procédure pénale ont déjà été déclarés conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel ; qu'en l'absence de changement des circonstances, depuis la décision du 2 mars 2004 susvisée, en matière de lutte contre la délinquance et la criminalité organisées, il n'y a pas lieu, pour le Conseil constitutionnel, de procéder à un nouvel examen de ces dispositions ;

- SUR LES ARTICLES 62, 63, 63-1, 63-4, ALINÉAS 1er À 6, ET 77 DU CODE DE PROCÉDURE PÉNALE :

14. Considérant que, dans sa décision susvisée du 11 août 1993, le Conseil constitutionnel n'a pas spécialement examiné les articles 63, 63 1, 63-4 et 77 du code de procédure pénale ; que, toutefois, il a déclaré conformes à la Constitution les modifications apportées à ces articles par les dispositions alors soumises à son examen ; que ces dispositions étaient relatives aux conditions de placement d'une personne en garde à vue et à la prolongation de cette mesure, au contrôle de celle-ci par le procureur de la République et au droit de la personne gardée à vue d'avoir un entretien de trente minutes avec un avocat ; que, postérieurement à la loi susvisée du 24 août 1993, ces articles du code de procédure pénale ont été modifiés à plusieurs reprises ; que les dispositions contestées assurent, en comparaison de celles qui ont été examinées par le Conseil dans sa décision du 11 août 1993, un encadrement renforcé du recours à la garde à vue et une meilleure protection des droits des personnes qui en font l'objet ;

15. Considérant toutefois que, depuis 1993, certaines modifications des règles de la procédure pénale ainsi que des changements dans les conditions de sa mise en oeuvreont conduit à un recours de plus en plus fréquent à la garde à vue et modifié l'équilibre des pouvoirs et des droits fixés par le code de procédure pénale ;

16. Considérant qu'ainsi la proportion des procédures soumises à l'instruction préparatoire n'a cessé de diminuer et représente moins de 3 % des jugements et ordonnances rendus sur l'action publique en matière correctionnelle ; que, postérieurement à la loi du 24 août 1993, la pratique du traitement dit « en temps réel » des procédures pénales a été généralisée ; que cette pratique conduit à ce que la décision du ministère public sur l'action publique est prise sur le rapport de l'officier de police judiciaire avant qu'il soit mis fin à la garde à vue ; que, si ces nouvelles modalités de mise en oeuvrede l'action publique ont permis une réponse pénale plus rapide et plus diversifiée conformément à l'objectif de bonne administration de la justice, il n'en résulte pas moins que, même dans des procédures portant sur des faits complexes ou particulièrement graves, une personne est désormais le plus souvent jugée sur la base des seuls éléments de preuve rassemblés avant l'expiration de sa garde à vue, en particulier sur les aveux qu'elle a pu faire pendant celle-ci ; que la garde à vue est ainsi souvent devenue la phase principale de constitution du dossier de la procédure en vue du jugement de la personne mise en cause ;

17. Considérant, en outre, que, dans sa rédaction résultant des lois du 28 juillet 1978 et 18 novembre 1985 susvisées, l'article 16 du code de procédure pénale fixait une liste restreinte de personnes ayant la qualité d'officier de police judiciaire, seules habilitées à décider du placement d'une personne en garde à vue ; que cet article a été modifié par l'article 2 de la loi du 1er févier 1994, l'article 53 de la loi du 8 février 1995, l'article 20 de la loi du 22 juillet 1996, la loi du 18 novembre 1998, l'article 8 de la loi du 18 mars 2003 et l'article 16 de la loi du 23 janvier 2006 susvisées ; que ces modifications ont conduit à une réduction des exigences conditionnant l'attribution de la qualité d'officier de police judiciaire aux fonctionnaires de la police nationale et aux militaires de la gendarmerie nationale ; que, entre 1993 et 2009, le nombre de ces fonctionnaires civils et militaires ayant la qualité d'officier de police judiciaire est passé de 25 000 à 53 000 ;

18. Considérant que ces évolutions ont contribué à banaliser le recours à la garde à vue, y compris pour des infractions mineures ; qu'elles ont renforcé l'importance de la phase d'enquête policière dans la constitution des éléments sur le fondement desquels une personne mise en cause est jugée ; que plus de 790 000 mesures de garde à vue ont été décidées en 2009 ; que ces modifications des circonstances de droit et de fait justifient un réexamen de la constitutionnalité des dispositions contestées ;

. En ce qui concerne le grief tiré de l'atteinte à la dignité de la personne :

19. Considérant que le Préambule de la Constitution de 1946 a réaffirmé que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés ; que la sauvegarde de la dignité de la personne contre toute forme d'asservissement et de dégradation est au nombre de ces droits et constitue un principe à valeur constitutionnelle ;

20. Considérant qu'il appartient aux autorités judiciaires et aux autorités de police judiciaire compétentes de veiller à ce que la garde à vue soit, en toutes circonstances, mise en oeuvredans le respect de la dignité de la personne ; qu'il appartient, en outre, aux autorités judiciaires compétentes, dans le cadre des pouvoirs qui leur sont reconnus par le code de procédure pénale et, le cas échéant, sur le fondement des infractions pénales prévues à cette fin, de prévenir et de réprimer les agissements portant atteinte à la dignité de la personne gardée à vue et d'ordonner la réparation des préjudices subis ; que la méconnaissance éventuelle de cette exigence dans l'application des dispositions législatives précitées n'a pas, en elle-même, pour effet d'entacher ces dispositions d'inconstitutionnalité ; que, par suite, s'il est loisible au législateur de les modifier, les dispositions soumises à l'examen du Conseil constitutionnel ne portent pas atteinte à la dignité de la personne ;

. En ce qui concerne les autres griefs :

21. Considérant qu'aux termes de l'article 7 de la Déclaration de 1789 : « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance » ; qu'aux termes de son article 9 : « Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi » ; que son article 16 dispose : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution » ;

22. Considérant qu'en vertu de l'article 34 de la Constitution, la loi fixe les règles concernant la procédure pénale ; qu'aux termes de son article 66 : « Nul ne peut être arbitrairement détenu. ° L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi » ;

23. Considérant que le législateur tient de l'article 34 de la Constitution l'obligation de fixer lui-même le champ d'application de la loi pénale ; que, s'agissant de la procédure pénale, cette exigence s'impose notamment pour éviter une rigueur non nécessaire lors de la recherche des auteurs d'infractions ;

24. Considérant, en outre, qu'il incombe au législateur d'assurer la conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions, toutes deux nécessaires à la sauvegarde de droits et de principes de valeur constitutionnelle, et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ; qu'au nombre de celles-ci figurent le respect des droits de la défense, qui découle de l'article 16 de la Déclaration de 1789, et la liberté individuelle que l'article 66 de la Constitution place sous la protection de l'autorité judiciaire ;

25. Considérant qu'en elles-mêmes, les évolutions rappelées ci-dessus ne méconnaissent aucune exigence constitutionnelle ; que la garde à vue demeure une mesure de contrainte nécessaire à certaines opérations de police judiciaire ; que, toutefois, ces évolutions doivent être accompagnées des garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue ainsi que son déroulement et assurant la protection des droits de la défense ;

26. Considérant que l'autorité judiciaire comprend à la fois les magistrats du siège et du parquet ; que l'intervention d'un magistrat du siège est requise pour la prolongation de la garde à vue au-delà de quarante-huit heures ; qu'avant la fin de cette période, le déroulement de la garde à vue est placé sous le contrôle du procureur de la République qui peut décider, le cas échéant, de sa prolongation de vingt-quatre heures ; qu'il résulte des articles 63 et 77 du code de procédure pénale que le procureur de la République est informé dès le début de la garde à vue ; qu'il peut ordonner à tout moment que la personne gardée à vue soit présentée devant lui ou remise en liberté ; qu'il lui appartient d'apprécier si le maintien de la personne en garde à vue et, le cas échéant, la prolongation de cette mesure sont nécessaires à l'enquête et proportionnés à la gravité des faits que la personne est suspectée d'avoir commis ; que, par suite, le grief tiré de la méconnaissance de l'article 66 de la Constitution doit être écarté ;

27. Considérant cependant, d'une part, qu'en vertu des articles 63 et 77 du code de procédure pénale, toute personne suspectée d'avoir commis une infraction peut être placée en garde à vue par un officier de police judiciaire pendant une durée de vingt-quatre heures quelle que soit la gravité des faits qui motivent une telle mesure ; que toute garde à vue peut faire l'objet d'une prolongation de vingt-quatre heures sans que cette faculté soit réservée à des infractions présentant une certaine gravité ;

28. Considérant, d'autre part, que les dispositions combinées des articles 62 et 63 du même code autorisent l'interrogatoire d'une personne gardée à vue ; que son article 63-4 ne permet pas à la personne ainsi interrogée, alors qu'elle est retenue contre sa volonté, de bénéficier de l'assistance effective d'un avocat ; qu'une telle restriction aux droits de la défense est imposée de façon générale, sans considération des circonstances particulières susceptibles de la justifier, pour rassembler ou conserver les preuves ou assurer la protection des personnes ; qu'au demeurant, la personne gardée à vue ne reçoit pas la notification de son droit de garder le silence ;

29. Considérant que, dans ces conditions, les articles 62, 63, 63 1, 63-4, alinéas 1er à 6, et 77 du code de procédure pénale n'instituent pas les garanties appropriées à l'utilisation qui est faite de la garde à vue compte tenu des évolutions précédemment rappelées ; qu'ainsi, la conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ne peut plus être regardée comme équilibrée ; que, par suite, ces dispositions méconnaissent les articles 9 et 16 de la Déclaration de 1789 et doivent être déclarées contraires à la Constitution ;

- SUR LES EFFETS DE LA DÉCLARATION D'INCONSTITUTION-NALITÉ :

30. Considérant, d'une part, que le Conseil constitutionnel ne dispose pas d'un pouvoir général d'appréciation de même nature que celui du Parlement ; qu'il ne lui appartient pas d'indiquer les modifications des règles de procédure pénale qui doivent être choisies pour qu'il soit remédié à l'inconstitutionnalité constatée ; que, d'autre part, si, en principe, une déclaration d'inconstitutionnalité doit bénéficier à la partie qui a présenté la question prioritaire de constitutionnalité, l'abrogation immédiate des dispositions contestées méconnaîtrait les objectifs de prévention des atteintes à l'ordre public et de recherche des auteurs d'infractions et entraînerait des conséquences manifestement excessives ; qu'il y a lieu, dès lors, de reporter au 1er juillet 2011 la date de cette abrogation afin de permettre au législateur de remédier à cette inconstitutionnalité ; que les mesures prises avant cette date en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité,

DÉCIDE :

Article 1er.- Les articles 62, 63, 63-1 et 77 du code de procédure pénale et les alinéas 1er à 6 de son article 63-4 sont contraires à la Constitution.

Article 2.- La déclaration d'inconstitutionnalité de l'article 1er prend effet le 1er juillet 2011 dans les conditions fixées au considérant 30.

Article 3.- Il n'y a pas lieu, pour le Conseil constitutionnel, de statuer sur l'article 706-73 du code de procédure pénale et le septième alinéa de son article 63-4.

....

Rendu public le 30 juillet 2010.

 

Fin de citation.

Si vous souhaitez consulter l'intégralité du texte, vous constaterez que j'en ai supprimé presque la moitié des lignes car je n'ai voulu retenir que les considérants et la décision elle-même, lesquels sont les seuls éléments utiles au débat.
J'ai occulté les mentions des requérants et autres éléments purement administratifs.

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /2010 18:08

Selon Eric Schmidt, Pdg de Google, inévitablement, l'anonymat sur Internet finira par être levé ...

 

Début de citation :

 

Si je regarde suffisamment vos messages et votre localisation, et que j'utilise une intelligence artificielle, je peux prévoir où vous allez vous rendre. Montrez-nous 14 photos de vous et nous pourrons vous identifier. Vous pensez qu'il n'y a pas quatorze photos différentes de vous sur Internet ? Il y en a plein sur Facebook !"


Le monde n'est pas prêt pour la révolution technologique qui s'annonce".

"La seule manière de gérer ce problème ( l'utilisation à des fins malsaines, ndr) est une vraie transparence, et la fin de l'anonymat. Dans un monde où les menaces sont asynchrones, il est trop dangereux qu'on ne puisse pas vous identifier d'une manière ou d'une autre. Nous avons besoin d'un service d'identification personnel. Les gouvernements le demanderont".

Fin de citation.

 

Voilà qui est fort intéressant!

Qu'en pensent l'impétueuse Société des Rédacteurs Anonymes? C'est à dire ceux qui écrivent délibérément sous un pseudonyme (dont ils peuvent changer 50 fois chaque jour!) dans le but de déblatérer n'importe quoi tout en rendant difficile la découverte de l'identité véritable de l'auteur ...

 

Voilà qui devrait relancer le débat!

 

Bonne réflexion!


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    
Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 00:00

Et voilà! La "décision" du Conseil Constitutionnel (le Conseil Constitutionnel prend des décisions; il ne rend pas des jugements ni des arrêts; cependant, c'est bien une juridiction, ce qui veut dire que ses décisons s'imposent impérativement, ce qui semble, pour le moins, hautement souhaitable ...), vient de "tomber" : le régime de garde à vue de "droit commun" (entendez : "ordinaire") est inconstitutionnel.

 

Mais, cela ne veut pas dire que l'on ne pourra plus procéder à aucune garde à vue de "droit commun" à l'avenir, ni que les personnes en garde à vue aujourd'hui doivent être libérées sur le champ ... Ouf! On respire un peu ...

 

Quand on sait que près de 500.000 gardes à vue ont été prononcées l'an dernier, alors que la population du pays n'est que de 62 millions d'habitants, on se dit que cette décision est plutôt bienvenue!

 

Il est profondément anormal que presque 1% de la population soit gardée à vue chaque année. Certes, il y a les "habitués", ceux qui sont gardés à vue deux fois voire plus chaque année. Mais, tout de même, ça fait beaucoup!

 

On assiste donc à ce paradoxe : la population, assurément, réclame un accroissement de la répression, sous toutes ses formes, parmi lesquelles il y a la garde à vue (cela ne m'est jamais arrivé mais j'imagine que ça ne doit pas être spécialement drôle!). On voit se dessiner un net raidissement allant dans le sens d'un accroissement de la répression ... et, paf! , déclaration d'inconstitutionnalité!

 

Comment en est-on arrivé là?

 

A n'en pas douter, la politique dite "du chiffre", qui a poussé la Police a mettre en garde à vue des tas de gens là où un simple passage en salle de dégrisement suffisait ou bien là où des mesures de contrôle simples n'impliquant pas la rigueur de la garde à vue suffisaient également, a conduit ladite Police à user  et donc à abuser de l'usage de cet outil ...

 

Deuxième paradoxe : si cette décision du Conseil Constitutionnel est devenue possible, c'est à cause de la réforme de la Constitution qui a rendue possible la "Question Prioritaire de Constitutionalité".

 

De quoi s'agit-il?

 

A chaque fois qu'une nouvelle loi est votée, le Président de la République, le Président du Sénat, le Président de l'Assemblée Nationale, 60 députés ou 60 sénateurs peuvent saisir le Conseil Constitutionnel afin de faire vérifier si ladite nouvelle loi est conforme à la Constitution. Fort bien! Il est heureux que l'on puisse s'assurer que des lois de l'Etat soient bien conformes à la Constitution.

 

Qu'advient-il si des lois en vigueur ont été promulguées sans que le Conseil Constitutionnel ait rendu la moindre des décisions à leurs sujets pour la bonne et simple traison que personne ne le lui a demandé, le Conseil Constitutionnel n'ayant pas le pouvoir de s'auto-saisir?

 

Avant la réforme de la Constitution, il ne se passait RIEN! Des lois pouvaient donc être appliquées tout en état potentiellement anticonstitutionnelles ... Un comble !

 

Désormais, lorsqu'une affaire est en cours de jugement, grâce à une procédure complexe, il est possible de demander au Conseil Constitutionnel de dire si oui ou non une loi susceptible d'intervenir dans l'affaire est conforme à la Constitution ... telle qu'elle est aujourd'hui (Et non pas telle qu'elle était au moment de la promulgation ... Ne pas confondre!).

 

Ainsi, par un lent processus de "conflictualité positive" (le mot est de moi), il est désormais possible de conformiser, petit à petit, notre législation à notre Constitution ...

 

Il n'y a pas lieu de s'en plaindre!

 

Il n'y a guère que les socialistes et toute la gauche qui pourraient le faire ... puisqu'ils ont voté CONTRE la réforme de la Constitution qui a rendu possible cette procédure ...

 

Chacun en tirera les conclusions qu'il voudra!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Partager    
Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 11:00

L'eussiez vous crû? "Elle" en a! J'en suis sûr!

 

Pourtant, je ne les ai pas vues ..."Elle" est bien trop pudique pour me les montrer ... D'ailleurs, je ne la connais pas du tout personnellemment. Pensez-donc ce qu'il peut en être dans l'intimité! Impensable, précisément!

 

Pourtant "elle" en a ... car elle a montré qu'elle en avait sans avoir besoin de "les" montrer ...

 

Assez de grivoiseries comme entrée en matière (et merde! voilà que ça me reprend!) ...

 

Il s'agit bien évidemment d'Angela Merkel (Vous savez : c'est la femme de Monsieur Merkel ... Rrrrhhhooo! Pas sûr que tout le monde comprenne!).

 

Figurez vous que cette chipie a OSE interdire les transactions "à découvert" à la Bourse de Francfort!

 

C'est à dire?

 

Voici le schéma de base :

1. Je pense que le cours de tel ou tel titre (actions, obligations) va baisser dans les semaines qui viennent ... Jusque là, rien de mal!

2. Mais, gros "hic"!, je ne possède pas un seul de ces titres. je ne peux donc pas en vendre! Logique, n'est-ce pas? Pur bon sens populaire ... On ne peut se déssaisir de ce que l'on ne possède pas.

3. Qu'à cela ne tienne! Les "boursiers" (ceux qui ont des bourses mais n'ont peut-être pas de tripes) vendent quand même à découvert, c'est à dire sans apporter la preuve préalable qu'ils détiennent effectivement les biens dont ils projettent de se déssaisir. ILS VENDENT A DECOUVERT ....

4. Vient le moment où il leur faut, impérativement, fournir la contrepartie ... C'est à dire livrer la "marchandise" vendue ....

5. Deux cas de figure se présentent alors ....

  5.1. Le cours du "produit" a baissé. Il leur est alors facile d'en racheter jusqu'à satisfaction de la couverture qui, elle, sera faite au prix initialement conclu, plus élevé. La différence de cours sera pour la poche du primo-vendeur (points 1 et 2).

  5.2. Le cours du produit a augmenté (le vendeur s'est donc trompé sur l'évolution prévisible du cours : ce sont des choses qui arrivent, parfois!). Le primo-vendeur en est "pour sa pomme". Il va devoir acheter plus cher des biens pour pouvoir répondre à la demande qu'il s'est engagé à satisfaire!

Dans ce cas, le premier réflexe qui vient à l'esprit des gens simples comme vous et moi, c'est de penser (et même de dire!) : "Bien fait pour sa gueule! Fallait pas qu'il y aille!"


Et là, nous avons presque tout faux!

Il ne faut quand même pas oublier que nous n'avons pas affaire à des enfants de coeur mais bien à des professionnels aguerris qui ont de puissants moyens pour TOUJOURS ou presque toujours tirer leurs épingles du jeu quand ça tourne au vinaigre ... Ils disposent de tout un système informatique d'une incroyable sophistication et ils ont tôt fait de revendre leurs "options" EN LES DILUANT dans toutes sortes de produits "dérivés", faisant ainsi perdre de l'argent à des tas de petites gens qui, elles, ne disposent pas des mêmes moyens de contrôle de la spéculation .... 

 

IL NE FAUT JAMAIS OUBLIER QUE LES SPECULATEURS JOUENT AVEC L'ARGENT DES AUTRES, JAMAIS AVEC LE LEUR! Ils sont parfois "un peu" cons mais quand même pas à ce point ...

 

Il est bien plus facile de jouer avec le bien des autres car, alors, ce sont les autres qui perdent (mais l'agent, lui, gagne quand même un peu car il se paye directement sur le montant de la transaction, même si elle n'est pas favorable à son client!).

 

Aussi, en interdisant la vente à découvert, Angela Merkel a-t-elle agi avec la sagesse qui caractérise les responsables allemands, dûrement échaudés par la crise économique et financière de la République de Weimar qui, en provoquant une hyper-inflation, a porter, de facto, Hitler au pouvoir ...

 

MERCI, Angela!

 

Mais, il faut rester sur nos gardes ... Il FAUT que les autorités françaises prennent une décision comparable pour donner plus de force réelle à cette mesure car les spéculateurs n'ont pas de frontières ... N'oublions pas que, jusqu'à hier, la vente à découvert sur la place de Frankfurt am Main était PARFAITEMENT LEGALE et qu'aucun reproche ne pouvait être adressé aux "spéculateurs" car ils agissaient dans le cadre strict de la loi!

 

Vous verrez ... Si cette mesure tient bien la distance, "on" dira que Angela est une crypto-communiste! N'a-t-elle pas été éduquée en Allemagne de l'Est?

 

Rajout en date du 26 Juillet 2010 .

Un (ou une) commentateur me fait observer que L'expression "avoir des couilles" est un tant soit peu machiste car Angela merkel étant une femme, elle ne peut avoir de couilles. Dont acte!

Cette personne me rappelle que les Anglos-saxons emploient le mot "tripes" pour décrire cette situation (= ne pas avoir peur). Elle a raison! 

J'ai donc décidé de modifier mon article en conséquence et remplacé le mot "couilles" par le mot "tripes" qui illustre suffisamment ce que je voulais dire ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Partager    
Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /2010 17:59

J'ai reçu de la part d'un ami, un texte intéressant ...

 

Je le soumets à votre réflexion.

 

Début de citation :

 

 

A l’aube d’une période d’austérité et d’un plan de rigueur pour la France, il peut être intéressant de connaître la liste (non exhaustive,  tirée du « Nouvel Observateur » n° 2359 du 21 Janvier 2010) des  personnalités qui ont fui fiscalement le pays pour s’installer en Suisse, ou dans un autre paradis fiscal.

S’ils l’ont fait en toute légalité (achat d’une résidence en Suisse,  séjour inférieur à 6 mois sur le sol français), il est par contre inadmissible que certains d’entre eux continuent à s’immiscer dans la vie politique française, en participant activement aux campagnes électorales, pour soutenir tel ou tel candidat, ou pire, en étant officiellement investi par l’Etat pour représenter la France à l’étranger, comme c’est le cas actuellement pour Alain Delon qui est le parrain officiel du pavillon français à l’exposition universelle de Shanghaï.

Parmi les plus actifs dans ce domaine, il y a donc Alain Delon, mais aussi Johnny Hallyday (le premier résidant à Genève depuis 1999 et le second à Gstaad depuis 2006), sans oublier Charles Aznavour (résidant à Genève), Patricia Kaas, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil, Marc Levy et Michel Houellebecq.

Parmi les sportifs on peut citer Alain Prost, Jean Alesi, Richard Virenque, et les tennismen Guy Forget, Richard Gasquet,Henri Leconte, Amelie Mauresmo, Gaël Monfils, Cédric Pioline, et Jo-Wilfried Tsonga qui payent tous leurs impôts en Suisse. 
Moins étonnant, mais encore plus scandaleux, des personnalités des affaires qui exercent actuellement(ou ont exercé récemment) unpouvoir politique économique ou financier en France, parmi eux :

Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1), Daniel Hechter (couturier) etJean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques).

Mais aussi des rentiers et des héritiers, dont les fortunes ont été créées en France,avec la participation de centaines de milliers d’ouvriers français : Eric Peugeot, Jean Taittinger (PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne), Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant), Corinne Bouyques (héritière de la fortune Bouygues), les familles Defforey (Carrefour), Mulliez (Auchan) et Halley (Promodès), tous résidant à Genève ou aux environs.

Si ces gens n’aiment pas (fiscalement) la France, qu’ils la quittent et qu’ils l’oublient,et surtout qu’ils n’en profitent pas quand ils en ont besoin (comme par exemple pour venir s’y faire soigner).
A tous les français qui vont se serrer la ceinture dans un proche avenir, nous proposons de boycotter les concerts, les disques et les livres de tous ceux qui ne participeront pas à l’effort de solidariténationale et aux médias, nous demandons de ne plus offrir de tribunes télévisées (pour la promotion de films et de disques) aux artistes concernés et de ne plus faire de sponsoring aux sportifs exilés.

Aux députés nous demandons d’instaurer une loi pour qu’il ne soit plus possible pour un évadé fiscalde venir se faire soigner en France (dans un hôpital public) ni de représenter officiellement la France à l’étranger.


Si vous pensez que ce message est légitime, faites–le circuler. Il aura peut-être le pouvoir de ramener certains de ces égarés fiscaux à revoir leur position.

 

Fin de citation.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Partager    
Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 19:59

 

Les incroyables passe-droits des élus parisiens en retraite !

 

Des pensions exonérées de CSG-CRDS et d'impôt sur le revenu, un régime deux fois plus avantageux que celui des fonctionnaires... Qui dit mieux ?

 

Votre retraite, vous n'en voyez jamais toute la couleur... D'emblée, avant même que vous l'ayez touchée, elle est amputée de 6,6 % de CSG, auquel il faut ajouter 0,5 % de CRDS et 1 % de cotisation maladie sur les complémentaires. Le hachoir des cotisations sociales fait mal, sans oublier, qu'après, il faut encore payer l'impôt sur le revenu.

 

Eh bien, au pays de "l'Egalité", certains retraités, totalement privilégiés, ont le bonheur d'échapper à cette curée. Et, il ne s'agit pas d'une poignée de rescapés partis se réfugier dans les derniers paradis fiscaux... Non ! Il s'agit d'élus, en l'occurrence les élus parisiens retraités, dont on attend, au minimum, qu'ils donnent l'exemple et, surtout, qu'ils ne se placent pas au-dessus des lois.

 

Ainsi, des retraités de la mairie de Paris aussi connus que Jacques Chirac (RPR), Lionel Jospin (PS), Jean-Yves Autexier (ex-PS), Didier Bariani (Parti radical) ou Jacques Toubon (RPR) ne paient pas un centime d'euro de CSG-CRDS, ni même d'impôt sur le revenu sur les droits à la retraite qu'ils ont acquis avant 1992/1995.

 

Ce passe-droit inouï est confirmé noir sur blanc par la Chambre Régionale des Comptes d'île-de-France, dans un rapport qui, à ce jour, est resté quasi confidentiel : "Les pensions versées aux élus locaux (...) ne sont pas déclarées aux services fiscaux et échappent de fait aux prélèvements fiscaux mais aussi sociaux. Cette pratique résulte d'échanges de courriers entre le Questeur et le Service de la législation fiscale (SLF) du ministère de l'Economie et des Finances (MINEFI) dans les années 1990". Pour l'ancien Maire de Paris, Jacques Chirac, le cadeau peut être estimé à 13 000 euros par an.

 

Pour nous, les impôts ne cessent d'augmenter (+ 20 %, en moyenne d'impôts locaux à Paris et dans bien d'autres régions de France) et au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : sommations, pénalités, amendes... Aucune pitié ! Eux, ils ne déclarent même pas leurs revenus et Bercy leur donne sa bénédiction. On croit rêver !

 

L'abus est d'autant plus injustifiable que ces élus bénéficient d'un régime spécial de retraite (encore un !) d'une générosité exceptionnelle. C'est bien simple, il est exactement deux fois meilleur que les régimes spéciaux du secteur public (il suffit de seulement 20 ans pour obtenir le taux plein : 75 % de la dernière indemnité).
Ajoutons à cela que ces retraites sont, aujourd'hui, entièrement financées par le contribuable. Coût de l'opération en 2009 : 3,9 millions d'euros.

 

Si comme moi, vous ne supportez plus les passe-droits en tout genre qui émaillent notre système de retraite et que vous pensez que les élus doivent montrer l'exemple, signez la pétition : "Pour la suppression des privilèges retraite des élus parisiens" et, surtout, faites circuler l'information !

Pour en finir avec la retraite très privilégiée des élus parisiens

 

Bien cordialement,

Marie-Laure Dufrêche
Déléguée Générale

 

Pour aller plus loin : L'étude de Sauvegarde Retraites

 

__________________________________________________
Sauvegarde Retraites, association Loi 1901 indépendante de toute
formation politique, syndicale ou professionnelle, rassemble
plus de 87 000 personnes qui veulent obtenir un système de retraite
plus efficace, plus juste et plus responsable.
L'association se refuse statutairement de recevoir des subventions.
Elle ne vit que des dons de ses membres donateurs.

Pour faire un don en ligne, c'est simple, rapide et sécurisé en cliquant ICI.

Pour connaître les dernières informations concernant les retraites, cliquez ici

Si vous souhaitez vous abonner ou modifier votre adresse e-mail, cliquez ici.

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 08:47

Suite à un différent lancinant avec l'un de mes lecteurs, j'ai pris la décision de censurer les commentaires de ce lecteur.

Comme il semble ne pas avoir compris et qu'il persiste dans sa volonté de publier sur MON blog, j'ai du prendre la décision de filtrer les commentaires de TOUS ...

J'en suis sincèrement désolé mais je n'ai pas le choix!

Vos commentaires n'apparaitront donc qu'après avoir été contrôlés par moi ...

 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Partager    
Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /2010 22:38

PROPOSITION DE LOI

tendant à faciliter l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels,

PRÉSENTÉE

Par M. Jean Louis MASSON,

Sénateur

(Envoyée à la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L'explosion du nombre de « blogs » et de sites internet édités par des non professionnels anonymes témoigne d'une mutation profonde de la communication en ligne : à travers cette évolution globalement très positive, un certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées.

Quantitativement, selon le rapport de Mme Danièle GIAZZI sur « les médias et le numérique », remis au Président de la République en septembre 2008, la France compte 9 millions de blogs dont 2,5 millions sont actifs. Notre pays se classe ainsi au quatrième rang mondial, après les États-Unis, la Chine et le Japon, et au premier rang mondial en nombre de blogs par internaute. Ces sources d'information sont désormais régulièrement consultées par les 34 millions d'internautes recensés en France au mois de décembre 2009.

Juridiquement, le droit qui s'applique aux « blogueurs » ainsi qu'aux éditeurs non professionnels de sites internet est issu de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique. À cette époque, les blogs ne représentaient qu'un phénomène marginal sur le réseau internet. Depuis lors, ils se sont multipliés de façon exponentielle.

À la lumière de l'expérience des dernières années, il parait opportun de procéder à quelques ajustements juridiques. En particulier, il convient de mieux protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile.

Pour l'essentiel, le blogueur, et plus généralement l'éditeur non professionnel d'un site, est responsable pénalement et civilement des propos qu'il tient sur son blog mais aussi de l'ensemble des éléments qu'il édite. Toutefois, son identification est beaucoup plus difficile que lorsqu'il s'agit de la diffusion de documents par voie de presse écrite. Qui plus est, pour les modalités de cette identification, le droit en vigueur n'impose pas les mêmes obligations aux blogueurs professionnels et aux blogueurs non professionnels.

En effet, l'article 6-III de la loi du 21 juin 2004 impose aux personnes dont l'activité est d'éditer un service de communication au public en ligne de mettre à disposition du public des éléments précis permettant de les identifier, à savoir, principalement :

- leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone s'il s'agit de personnes physiques ;

- leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de téléphone s'il s'agit de personnes morales ;

- le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction ;

- enfin le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse et le numéro de téléphone de l'hébergeur du blog.

En revanche, le même article permet aujourd'hui aux blogueurs non professionnels de préserver leur anonymat en se limitant à tenir à la disposition du public les éléments d'identification de l'hébergeur du blog à qui ils doivent, bien entendu, transmettre leurs coordonnées personnelles. Par ailleurs, chacun s'accorde à considérer qu'un particulier qui édite un blog est à la fois éditeur et directeur de la publication.

Cependant, la distinction entre le non professionnel et le professionnel est malaisée car une personne peut être considérée comme professionnelle ou pas selon la nature du sujet sur lequel elle s'exprime. En outre, compte tenu de la multiplication des sites et des propos litigieux qu'ils peuvent contenir, il apparait de plus en plus nécessaire de faciliter l'exercice concret du droit de réponse des personnes nommément mises en cause par des auteurs anonymes.

Dans cet esprit, au titre des « bonnes pratiques », la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) conseille à tout « blogueur » de prendre toutes les mesures permettant l'exercice du droit de réponse, ce qui se ramène, en pratique, à mettre à la disposition des lecteurs du blog une adresse électronique permettant de contacter la personne responsable du site.

Face aux nouveaux défis d'internet, ces recommandations de bon sens méritent aujourd'hui d'être prolongées en étendant aux éditeurs non professionnels de sites internet, et en particulier aux « blogueurs », les obligations d'identification requises des professionnels. L'article unique de la présente proposition met en oeuvre cette idée en prévoyant, par mesure de simplification, d'assimiler l'éditeur non professionnel au directeur de la publication.

Conformément aux recommandations de la CNIL, cet article prévoit également d'introduire explicitement l'obligation de fournir une adresse électronique pour faciliter le droit de réponse. Il met ainsi un terme à la distinction devenue, en pratique, largement inopérante entre éditeurs de sites professionnels et non professionnels.

Tel est l'objet de la présente proposition de loi qu'il vous est demandé d'adopter.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

L'article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique est ainsi modifié :

1° Au c) du 1 du III, après les mots : « Le nom », sont insérés les mots : « ainsi que l'adresse électronique » ;

2° Les deux alinéas du 2 du III sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« Les personnes éditant à titre non professionnel un service de communication au public en ligne sont soumises aux obligations d'identifications prévues au 1. Par mesure de simplification, elles sont cependant assimilées au directeur de la publication mentionné au c) du 1 du III. »


Personnellement, j'approuve cette proposition de loi ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 37 commentaires - Partager    
Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 11:15

Oui ou merde, ce Gouvernement va-t'il se décider à GOUVERNER? C'est à dire à s'engager, résolument, quelqu'en soit le prix électoral, à engager des réformes en s'assurant, à chaque fois, de leur caractère PROFOND, DURABLE ET IRREVERSIBLE?

 

On va finir pas se le demander!

 

Par exemple, va-t-on, enfin, se décider à SUPPRIMER le quotient familial de l'impôt sur le revenu qui permet aux familles de riches de bénéficier d'un avantage fiscal plus important pour chaque demi-part supplémentaire ? (Autrement dit un enfant de riche est plus avantagé fiscalement qu'un enfant de pauvre ... Un comble!)

 

Par exemple, va-t-on, enfin, se décider à supprimer les allocations familiales "sous conditions de ressources" qui provoquent une zizanie infernale chez les gens de conditions modestes (qui, tantôt y ont droit, tantôt n'y ont pas droit, ceci à quelques euros près, selon qu'ils sont au dessus du seuil ou en dessous)?

 

Par conséquent, va-t-on OSER supprimer la Caisse d'Allocations Familiales qui, si les deux réformes ci-dessus sont adoptées, devient INUTILE, les services fiscaux du Trésor Public se chargeant, sans qu'il soit besoin de créer des postes supplémentaires, de faire les versements correspondants grace au mécanisme du "crédit d'impôt". Il y a, cela parait à peine croyable, plus de 10.000 personnes qui travaillent dans ce "machin" qui s'appelle la CNAF!

 

J'en doute!

 

Ce Gouvernement, ce Président ne veulent pas engager vraiment de vraies réformes!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires - Partager    
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 19:31
Jean Ferrat, le chanteur à la voix si merveilleuse, le chanteur aux textes si travaillés, le chanteur "engagé" dans des chansons si politiques, le chanteur amoureux de l'amour ... Jean Ferrat est mort ...

C'est dur, très dur! Je pense avoir entendu plusieurs fois TOUTES ses chansons. Je crois que je suis capable de reconnaitre presque toutes les mélodies de celles-ci et connaitre l'essentiel des paroles de beaucoup d'entre elles ...

Ce soir est un jour de deuil pour moi ... Un vrai deuil ...

J'ai dans ma collection personnelle la quasi totalité de ses "33 tours" (Vous vous souvenez? C'était avant les "CD"!) . Et aussi la quasi totalité des "CD" ... Peut-être bien tous, d'ailleurs ... Je n'ai jamais fait de pointage précis ... A quoi cela servirait-il? J'étais et je reste sous le charme ...

La fin d'une époque ... La fin d'une relation quasi spirituelle particulière ...

Je vais écouter du Ferrat, par les temps qui courent ... Je vais chantonner du Ferrat ... sans prétention.

Adieu, Jean Ferrat! Merci pour tout le bonheur que tu m'as apporté ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Pour un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 22:51
Je reproduis ci dessous un article paru dans Le Monde ...
Mon contradicteur Jacques II va sûrement apprécier. Il bénéficie, évidemment, d'un droit de réponse!

Début de citation :

Mais y a-t-il un pilote à la direction générale de l'aviation civile (DGAC), l'une des huit directions d'administration centrale du ministère de Jean-Louis Borloo ? A lire le chapitre que la Cour des comptes consacre à cette question dans son rapport annuel, présenté mardi 9 février, on en douterait !


Alain Pichon, doyen des présidents de chambre faisant fonction de premier président, s'exprime lors de la publication du rapport annuel de la Cour des comptes.

Huit ans après avoir analysé les relations sociales dans la navigation aérienne, la haute juridiction financière passe au crible la gestion du personnel de ce secteur si sensible. Le résultat de cet examen est éloquent. Les magistrats financiers déplorent l'existence, à la direction des services de navigation aérienne (DSNA), d'une organisation du travail "opaque", qui "pose des problèmes de productivité et de sécurité", et la persistance de négociations sociales "déséquilibrées" - ce qui est rare - au profit du personnel.

Les 8 270 agents de la DGAC affectés à la navigation aérienne, dont 4 315 contrôleurs aériens, ont un statut à part dans l'administration. Leur temps de travail est "probablement inférieur à 100 jours" par an et leur déroulement de carrière est l'un des plus favorables de la fonction publique. Cette exception s'explique : une grève de ces agents ayant des incidences immédiates sur le trafic aérien et un coût important pour l'ensemble de l'économie du secteur, la politique des ressources humaines de la DGAC, observe la Cour des comptes, "a été, plus que dans d'autres administrations, conduite avec le souci de limiter les conflits avec ces personnels". Mais que n'a-t-elle justifié pour assurer la paix sociale !

Soumis à des contraintes professionnelles lourdes (le travail en continu, les horaires variables et partiellement nocturnes, etc.), les contrôleurs aériens présentent la particularité de travailler à la fois trop et trop peu. Leurs vacations journalières sont longues : onze heures au maximum, dont 2 h 45 de pause, contre huit heures au maximum, trente minutes de réunion et 25 % de temps de pause pour leurs collègues d'Eurocontrol (Benelux et nord de l'Allemagne).

Cette longueur excessive des vacations, potentiellement dangereuse dans un métier qui "exige une concentration et induit un stress parfois intense", est liée à l'organisation du cycle du travail sur la base d'un jour sur deux. Du fait de ces règles établies pour limiter le nombre de trajets domicile-travail des agents mais très contraignantes pour la DGAC, les contrôleurs français bénéficient de 97 jours de congés annuels, soit cinq semaines de plus que leurs collègues européens.

L'exception française ne s'arrête pas là. Le travail des contrôleurs est très largement géré par un chef d'équipe. A certaines périodes de l'année, lorsque le trafic est plus faible, celui-ci peut donner aux aiguilleurs du ciel des autorisations officieuses d'absence, ou "clairances", qui s'ajoutent aux jours de repos officiels.

En 2008, le temps annuel moyen de travail effectif par contrôleur était estimé à 483,84 heures, soit 84 vacations par an, relève la Cour des comptes. "Même en y ajoutant les jours de formation, observe-t-elle, les contrôleurs ne travailleraient que 99 jours par an, soit 20 semaines. Le phénomène de clairance paraît donc massif. Les contrôleurs bénéficieraient ainsi de 56 jours d'absence officieux (soit onze semaines), en plus des 97 jours de congés ou de repos officiels (soit 20 semaines)."

Le plus extravagant dans cette organisation du travail est que seuls le chef d'équipe et le chef de salle connaissent le nombre et l'identité des contrôleurs aériens réellement présents. En revanche, le responsable de l'organisme de contrôle et la direction de la sécurité de l'aviation civile (DSAC), qui est chargée de s'assurer de la conformité du système de navigation aérienne aux règles de sécurité, n'ont qu'"un accès limité à cette information". La DGAC a d'ailleurs reconnu, à l'été 2009, qu'elle avait des difficultés pour contrôler le phénomène de clairance "en l'absence de système de pointage des présences ou de surveillance contradictoire des registres de tenue de position établis par les chefs d'équipe".

Lors des négociations sociales menées à l'occasion de la transposition de la directive de 2006 sur la licence communautaire de contrôleur aérien, les organisations syndicales françaises ont réussi à préserver l'opacité du travail. L'accord signé précise que les aiguilleurs du ciel doivent avoir effectué 200 heures de contrôle pour que leur licence soit prorogée, mais le registre des heures de contrôle, créé pour vérifier le respect de cette règle, est rempli par les agents sans être visé par la hiérarchie, et rien ne permet de recouper les informations qu'ils donnent. C'est une des bizarreries du système français. Ailleurs, en Europe, la présence des contrôleurs à leur poste de travail peut être vérifiée : au Royaume-Uni, les contrôleurs doivent "badger" pour pouvoir travailler ; à Eurocontrol, un système comparable existe. En France, seul le centre de Reims avait, un temps, envisagé un système de contrôle informatisé. Il y a renoncé après consultation des instances représentatives du personnel...

Des protocoles triennaux encadrent, depuis 1988, les relations sociales de la DGAC (13 048 agents). Ils ont assuré "une augmentation continue des avantages statutaires et indemnitaires" aux agents de ladite direction, les mesures obtenues par les aiguilleurs du ciel étant progressivement étendues aux autres agents, notamment techniques, de l'aviation civile.

Signe de leur puissance, les organisations syndicales des contrôleurs aériens ont obtenu, en 2007, que ceux-ci accèdent à l'indice hors échelle A en fin de carrière, réservée aux corps d'encadrement supérieur issus de l'Ecole nationale d'administration (ENA) ou de l'Ecole polytechnique. Or, précise la Cour des comptes, "les contrôleurs aériens ne sont pas un corps d'encadrement supérieur et leur formation n'a jamais été reconnue par la commission des titres d'ingénieurs"...

Les années 2007-2009, pas vraiment fastes dans l'ensemble de la fonction publique, ont été excellentes pour les aiguilleurs du ciel : ils ont bénéficié de mesures catégorielles substantielles, les plus coûteuses qui leur aient été consenties depuis 1988. Par le jeu des primes, la rémunération d'un contrôleur aérien ayant dix ans d'ancienneté (6 552 euros par mois) est supérieure à celle d'un ingénieur des Ponts qui se trouve dans la même situation (6 201 euros)...

Au cours de ces trois années, qui ont vu le ministre de la fonction publique, Eric Woerth, imposer progressivement à l'administration la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les trois quarts des aiguilleurs du ciel cessant leur activité ont été remplacés. 223 emplois (équivalents temps plein) ont toutefois été supprimés. La Cour des comptes y voit une "rupture réelle" par rapport aux protocoles antérieurs qui prévoyaient des recrutements importants.

Faute de volonté suffisante de la part de la DGAC ou en raison des blocages syndicaux, les réorganisations des services prévues dans le dernier accord social triennal n'ont pas été menées à leur terme. Le projet "OPERA" de réforme du contrôle aérien en Ile-de-France, amorcé en 2004, reste entravé depuis l'origine par le jeu complexe des relations sociales à la DGAC, déplore aussi la haute juridiction financière.

Dans sa réponse, le ministre de l'écologie souligne que la DGAC est la moins chère de toutes les organisations comparables de navigation aérienne d'Europe. Il juge le temps de travail des contrôleurs aériens plus proche de 140 jours par an que de 100, et note que les aiguilleurs français sont nettement moins bien payés que leurs collègues européens. Enfin et surtout, il conteste l'analyse et le constat de la Cour relatifs aux risques que l'organisation actuelle du travail ferait courir à la sécurité. Moins affirmatif, le ministre de la fonction publique plaide pour un meilleur pointage de la présence réelle des contrôleurs sur leur lieu de travail et propose de lier davantage leurs primes à leur performance.

Hostile aux suppressions d'emplois et aux projets de réorganisation européens, l'intersyndicale de la DGAC a déposé un préavis de grève du 23 au 27 février.

Claire Guélaud
Article paru dans l'édition du 10.02.10
 

Fin de citation.

J'attends avec intérêt la réplique, sûrement cinglante, de Jacques II ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 75 commentaires - Partager    
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 18:59
Direction le COSTA RICA!
Je vous raconterai ...
Mon "compteur" m'indique que cet article est le 1.000 ème ... Je vous dois des excuses! Pour un tel "rang", j'aurais pu me commettre un peu mieux!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 116 commentaires - Partager    
Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 11:19
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du discours du Président de la  République prononcé à La Chapelle en Vercors. Ce discours reflète presque exactement ce que je pense sur le sujet ...
A quoi servirait-il que je le commente?
Je vous laisse ce soin ...

Début de citation :

Mes chers compatriotes,
Il y a quelques instants, en me recueillant devant le Mur des fusillés de la Chapelle en Vercors, j’ai pensé aux 16 otages exécutés par l’occupant.
J’ai pensé à la population du plateau du Vercors prenant fait et cause pour les maquis et s’exposant aux plus terribles représailles.
J’ai pensé aux villages bombardés, aux maisons brûlées au lance-flammes, aux maquisards massacrés, aux civils assassinés…
Le Vercors a payé cher son engagement dans la Résistance. En soutenant les maquis, ses habitants savaient qu’ils risquaient le pire. Mais pas un de ces hommes, pas une de ces femmes, durs à la peine, dont une nature rude avait trempé le caractère, n’hésita.
Pas un, pas une ne recula.
Retranchés dans leur montagne, ils défièrent pendant des mois la plus puissante armée du monde. Le Vercors devint le point de ralliement de ceux qui ne voulaient pas subir. Un instant le coeur de la France se mit à battre ici. Et dans ce paysage magnifique et austère se mit à renaître une fierté
française.
Alors, pourquoi tant d’hommes et de femmes se sont-ils engagés dans ce combat inégal dont l’issue tragique ne faisait à leurs yeux aucun doute ? La force étrange qui les poussait à risquer leur vie, s’imposait à eux comme une évidence. Ils se battaient pour une cause dont ils savaient seulement qu’elle était plus grande qu’eux et qu’elle les rattachait à une multitude d’autres hommes et d’autres femmes poussés par la même force et dévoués à la même cause. « Ils se battaient, disait Malraux à propos des Résistants, pour cette fierté mystérieuse dont ils ne savaient au fond qu’une chose c’est
qu’à leurs yeux la France l’avait perdue ».
Ils la lui rendirent.
Ils avaient tellement envie d’être fiers de leur pays. La France ? Elle était en eux. Chacun à sa façon, exprimait par ses actes ce sentiment profond que la France était leur bien commun, ce qu’ils avaient de plus précieux, ce qu’ils avaient de plus beau à transmettre à leurs enfants. Ils se sentaient comme les maillons d’une longue chaîne qui avait commencé bien avant eux et qui continuerait bien après eux, s’ils ne la laissaient pas mourir, non pas matériellement mais spirituellement.

Des chefs du maquis jusqu’au plus humble des maquisards qui mourut en chantant la Marseillaise, des infirmières déportées à Ravensbrück jusqu’aux blessés regardant le visage du bourreau qui allait les achever, tous avaient au fond d’eux-mêmes cette certitude qu’une nation est un principe spirituel qui se nourrit de la noblesse des coeurs, de la beauté des âmes, de la fermeté des caractères.
Ils aimaient leur patrie parce qu’ils aimaient ce qu’elle avait fait d’eux. Ils aimaient les hommes et les femmes qu’ils étaient devenus grâce à la France, grâce à leur patrie. Ce qu’ils appelaient la France c’était ces valeurs qui les unissaient, au fond, cette conception de l’honneur et de la dignité qui les portaient tous.
Ici, au moment où leur destin rejoignait celui des soldats de l’An II et de Bir Hakeim, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité avaient cessé pour eux d’exprimer une devise abstraite pour devenir la plus authentique et la plus profonde des expériences humaines.
Comme elle l’était pour tous les résistants, pour tous les Français libres, pour tous ceux qui avaient protégé des proscrits, pour toutes les mères qui avaient caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants, pour tous ceux, qui face à la barbarie, avaient compris tout à coup ce que pouvait bien signifier le mot civilisation, pour tous ceux qui avaient découvert que la France avait une âme au moment même où elle allait la perdre.
C’est toujours au moment où l’on va les perdre que l’on mesure la signification et l’importance de ces choses indéfinissables avec lesquelles on a tellement l’habitude de vivre que l’on a l’impression qu’elles sont aussi naturelles que l’air que l’on respire.
Nous vivons peut-être l’un de ces moments où les repères s’effacent, où l’identité devient incertaine, où nait le sentiment que quelque chose qui nous est essentiel pour vivre est en train de se perdre. Tout semble concourir à l’aplatissement du monde.
Je veux le dire parce que je le pense, à force de vouloir effacer les Nations par peur du nationalisme on a ressuscité les crispations identitaires. C’est dans la crise de l’identité nationale que renaît le nationalisme qui remplace l’amour de la patrie par la haine des autres.
A force d’abandon nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions.
A force de cultiver la haine de soi nous avons fermé les portes de l’avenir. On ne bâtit rien sur la haine de soi, sur la haine des siens et sur la détestation de son propre pays.
Voilà pourquoi, mes chers compatriotes, nous devons parler de notre identité nationale. Ce n’est pas dangereux, c’est nécessaire. Ce qui serait dangereux ce serait de ne pas en parler, de faire comme si tout allait bien en se disant « A quoi bon ? ». C’est avec cette politique de l’autruche qu’on laisse le champ libre à tous les extrémismes. C’est pourquoi j’ai voulu ce débat. C’est pourquoi j’ai voulu que nous discutions ensemble, que nous réfléchissions ensemble. L’identité nationale ça nous concerne tous, ça concerne tous les Français.
Notre conscience nationale, elle s’est forgée dans l’épreuve. Depuis la Guerre de Cent ans jusqu’aux acquis du Vercors, de Corrèze, ou des Glières, depuis Valmy jusqu’au Chemin des Dames, depuis Lazare Ponticelli le dernier poilu engagé à 16 ans en trichant sur son âge parce qu’il voulait dire merci à la France qui l’avait accueilli jusqu’à ceux que Malraux, encore lui, appelait « les clochards épiques de Leclerc », depuis les pêcheurs de l’Isle de Sein jusqu’aux Cadets de Saumur, la France a vécu d’abord dans l’esprit et dans le coeur de ceux qui avaient le sentiment de lui devoir tant qu’ils étaient prêts à se battre pour elle et peut-être à mourir.
Alors, qu’avaient-ils donc le sentiment de lui devoir ? Si on le leur avait demandé chacun aurait sans doute donné sa réponse qui eût été bien différente de celle des autres. Le pêcheur de l’Ile de Sein ou le paysan du Vercors n’aurait pas répondu la même chose que Jean Moulin ou d’Estienne D’orves.
Tous pour tout avaient le sentiment de se battre pour la même chose. Cela, c’est l’identité nationale.
Marc Bloch, le plus grand historien peut-être – en tout cas à mes yeux - du XXe siècle, assassiné par la Gestapo n’avait pas la même connaissance de l’histoire de France que le cheminot qui risque sa vie en se livrant au sabotage. Mais ils avaient conscience, Marc Bloch et le cheminot, d’appartenir à la même histoire, comme l’immigré italien, espagnol ou polonais qui entra en résistance et qui se sentait tellement Français qu’il interdisait à ses enfants de parler à la maison une autre langue que le Français.
Pour nous Français, l’identité nationale ne saurait être une chape de plomb intellectuelle et morale pesant sur les consciences. La France est diverse. Elle l’a toujours été. La France c’est une multitude de petites patries, de terroirs. C’est une multitude de coutumes, de traditions, de croyances. La France ce sont d’innombrables histoires, d’innombrables généalogies qui s’entremêlent. La France, c’est l’un des pays les plus divers au monde. Cette diversité est inscrite dans les coeurs et dans les esprits, un pays où aucun village ne ressemble à un autre et où chacun s’efforce d’être différent de son voisin.
Cette diversité française est une richesse. Chaque culture, chaque tradition, chaque langue a une valeur infinie. Les laisser disparaître serait une faute. Nous nous appauvririons. Nous ne serions pas ce que nous sommes sans que nous ont donné et continuent à nous donner les cultures provençale, bretonne ou alsacienne, sans l’Outre-mer, sans ce que nous ont apporté les Antilles, la Réunion ou Tahiti, l’ouverture qu’elles nous ont donné sur le monde, sans ce que nous ont apporté l’Afrique ou le Maghreb. Regardez ce que la langue française doit à Aimé Césaire ou à Léopold Sedar Senghor.
Songez aux trésors que la langue d’Oc a déposé dans notre culture nationale. Notre identité, et c’est le miracle français, est à la fois singulière et plurielle.
Rien n’est plus étranger au génie de notre peuple que l’uniformité, que l’embrigadement. L’identité nationale française, c’est une culture millénaire, par des voies mystérieuses, imprègne tout. Elle est dans la pensée, dans la langue, dans l’architecture, dans l’art de vivre, dans le paysage…
Si en France chacun a sa théorie, chacun a sa doctrine, si chaque ville a sa personnalité, si chaque commune est un monde en soi, si chaque région a son climat, son ambiance, ses traditions, un Français reconnaît d’instinct une pensée française, une région française et il s’y sent chez lui.
Dans ce vieux pays où depuis si longtemps « ceux qui croient au ciel » se disputent avec « ceux qui n’y croient pas », il n’y a pas un seul homme, pas une seule femme qui ne reconnaisse dans les Cathédrales une expression de ce génie français auquel il a le sentiment de participer. Le Français qui
ne croit pas en Dieu n’imagine pas la France sans le Mont Saint Michel, sans Notre Dame de Paris ou sans la Cathédrale de Reims, ni son village sans le clocher de son église qui le surplombe depuis dix siècles. C’est la France. Pas un libre-penseur, pas un Franc-maçon, pas un athée qui ne se sente au
fond de lui l’héritier de la Chrétienté qui a laissé tant de traces profondes dans la sensibilité française et dans la pensée.
Regardons ce que la morale laïque des instituteurs de jadis doit à la morale chrétienne qu’on enseignait au Catéchisme. Regardons ce que la République doit à l’Ancien Régime. Regardons comment la République a accompli le vieux rêve Capétien d’une France une et indivisible dans un Etat dominant les féodalités. Les rois l’ont rêvé, la République l’a réalisé. Discernons dans le débat sans cesse recommencé entre Jacobins et Girondins, entre les centralisateurs et les décentralisateurs, la tension multiséculaire qui depuis Hugues Capet oppose les Provinces au pouvoir central et autour de laquelle
s’est construite pas à pas l’unité française.
Derrière la diversité, derrière les oppositions, les contradictions, les conflits dans lesquels notre peuple a trop souvent épuisé ses forces, il y a l’unité profonde de notre culture, et, j’ose le dire, de notre civilisation.
Passant sans cesse de la désunion à l’union le peuple français sait au fond de lui-même que ce qui le rassemble est plus fort que ce qui le divise.
Et on comprend l’Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et d’être ému par le récit de la fête de la Fédération.
On est pleinement Français quand on prend conscience que la France Girondine et la France Jacobine sont les deux visages d’une même réalité nationale.
On est Français parce que l’on regarde la Chrétienté et les Lumières comme deux versants d’une même civilisation dont on se sent l’héritier.
Mais on est Français aussi parce que l’on ne se reconnaît pas dans une race, on est Français parce que l’on ne se laisse pas enfermer dans une origine, on est Français parce que l’on ne se laisse pas enfermer dans une religion.
Si l’on cherchait quelles sont les principales institutions, les principaux lieux où se fabrique depuis des siècles l’identité française, on verrait d’abord sans doute tous les lieux de la vie et du travail quotidiens où artisans, ouvriers, agriculteurs, ingénieurs, se transmettent de générations en générations des
cultures et des savoir-faire que la science et la technique modernes enrichissent chaque jour. Ce qui se joue dans l’industrie, dans l’agriculture, dans la ruralité, dans l’artisanat, ce n’est pas qu’économique, c’est aussi la disparition d’une forme de civilisation, d’un héritage de valeurs, d’une culture du travail.
Mais on trouverait aussi l’Ecole, le Louvre, l’Académie française, le Collège de France, la Comédie française… parce qu’être Français c’est croire que la raison, la science, l’art, la culture peuvent transcender les différences et, oserai-je le dire, parce que l’on croit plus ou moins consciemment à la toute puissance de la littérature. La littérature est un élément de l’identité nationale française. En ce sens, le prix unique du livre, pour sauver le livre et les libraires, exprime une part profonde de notre identité nationale au même titre que notre système si particulier d’aide à la création cinématographique ou l’aide qui est apportée à la chanson française ou à la création audiovisuelle. C’est de l’identité nationale française.
La France est une nation littéraire. Elle se parle à elle-même à travers la littérature. N’est-ce pas au fond en entendant un vers de Racine ou de Baudelaire ou en lisant une page des Misérables que nous nous sentons le plus Français ? Dans quel autre pays au monde un tel miracle serait-il possible ?
Nous conforterons l’identité française en apprenant à nos enfants à aimer la littérature, à aimer la poésie, à aimer et à respecter la langue française, en ce qu’elle est capable d’exprimer de beauté, d’intelligence, de profondeur de sentiment. Si nous voulons que demain la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons être fiers de notre histoire et faire de l’apprentissage de l’Histoire de France une priorité pour les enfants de nos écoles. C’est la raison pour laquelle, j’ai retenu l’idée de créer un Musée de l’Histoire de France que tous les enfants des écoles iront visiter, qui sera le Musée le plus moderne qui soit, qui ne sera pas figé dans le passé, qui sera vivant, qui apprendra l’Histoire au nom de l’avenir.
Si demain nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, il nous faut permettre à chacun d’accéder à la culture. Il nous faut réinventer, en les adaptant à notre époque, les Maisons de la culture, le concept ne doit pas être figé, le TNP de Jean Vilar qui voulait que le théâtre soit accessible à un public populaire, aux ouvriers des usines.
Nous avons besoin d’une politique culturelle qui soit à la hauteur de la place qu’occupe la culture française dans la culture universelle, de ce que dans son histoire la France a été capable d’accomplir dans le domaine des oeuvres de l’esprit. Nous avons besoin d’une politique culturelle à la hauteur des défis de l’ère de la globalisation. La culture aujourd’hui a deux ennemis redoutables : l’utilitarisme et la transformation en marchandises de tous les produits de l’intelligence et du travail humains. Une politique du patrimoine s’impose. Quand on a un patrimoine comme celui de la France, on n’a pas le droit de le laisser s’abîmer et on aide ceux qui en possèdent une parcelle à l’entretenir parce que c’est l’intérêt de tous, parce que c’est un investissement collectif. Avec Malraux nous avons été capables jadis d’inventer une politique du patrimoine. Il s’agit maintenant de la faire vivre. Notre culture ne vivra que si elle est encore capable d’étonner le monde.
Notre langue et la vision du monde qu’elle porte ne restera vivante que si elle est utilisée par des artistes, des savants, des ingénieurs, des entrepreneurs, que si nos lycées à l’étranger, nos universités, nos écoles attirent les meilleurs élèves du monde entier, si nos laboratoires attirent les meilleurs chercheurs. Si le meilleur de notre jeunesse part à l’étranger pour conquérir le monde, c’est très bien mais c’est très mal, si le meilleur de notre jeunesse part à l’étranger pour fuir un pays sclérosé qui ne leur laisse plus aucune chance de réaliser leurs rêves.
Si nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons travailler à ce qu’il y ait encore demain une pensée, une science, une création artistique, une littérature françaises.
En plaçant l’éducation et la culture au coeur de son identité, la France s’est forgée une prédisposition à l’universalisme et à l’ouverture. De siècles en siècles, la France n’a cessé de se mélanger, de se métisser, le mot ne me fait pas peur, d’assimiler et dans ce mélange, dans ce métissage, dans cette
assimilation de se transformer elle-même et de s’enrichir.
La France ne demande à personne d’oublier son histoire ou sa culture. Mais la France demande à ceux qui veulent lier leur sort au sien de prendre aussi son histoire et sa culture en partage. La France ne se pense pas comme une juxtaposition de communautés ou d’individus. La France n’est pas seulement
une communauté d’intérêts. Devenir Français, c’est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs et à des moeurs.
La France est une terre de liberté et d’égalité.
La France est un pays d’émancipation où chacun aspire à s’élever selon ses talents, ses mérites, son travail.
La France est un pays où la femme est libre.
La France est un pays où l’Eglise est séparée de l’État, où les croyances de chacun sont respectées.
Mais la France est un pays où il n’y a pas de place pour la burka, où il n’y a pas de place pour l’asservissement de la femme, sous aucun prétexte, dans aucune condition et dans aucune circonstance.
La France est un pays où il n’y a pas de place pour la confusion du spirituel et du temporel.
La France est un pays de tolérance et de respect. Mais la France demande aussi qu’on la respecte.
On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs.
On ne peut pas vouloir bénéficier de la sécurité sociale sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays.
On ne peut pas vouloir bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail parce que les allocations sont payées par le travail des autres.
On ne peut pas vouloir profiter de la gratuité des études qui est l’une des plus belles conquêtes de la République et ne pas être assidu aux cours, ne pas témoigner de la considération pour ses professeurs et ne pas respecter les bâtiments qui vous accueillent.
On ne peut pas vouloir tous les avantages de la République si l’on ne respecte aucune de ses lois, aucune de ses valeurs, aucun de ses principes.
Mais pour faire partager un idéal, mes chers compatriotes, encore faut-il y croire soi-même.
Pour s’ouvrir aux autres, il faut avoir suffisamment confiance en soi, être sûr de ses valeurs et de son modèle.
La France n’a jamais été plus ouverte que lorsqu’elle croyait en elle, en son universalité, en ce qu’elle avait à dire et à donner au monde. Jamais la France ne fut plus fraternelle que lorsqu’elle a cru à la force de ses principes, de sa pensée, de sa langue.
Le creuset français prenait ensemble des fils de paysans, d’ouvriers, d’immigrés et il en faisait un peuple libre de citoyens. Dès lors que la République donnait à chacun le sentiment qu’il avait sa chance, que la promotion sociale dépendait du mérite et du talent, la confiance nourrissait la confiance et la France pouvait s’ouvrir sans se dissoudre, conjuguer sans problème son universalisme et sa singularité.
C’était le temps d’une exception française évidente, assumée, qui ne procédait pas d’un sentiment de supériorité mais de la conscience d’avoir un message particulier à délivrer, un exemple à donner.
D’où vient donc, mes chers compatriotes, que la France qui avait triomphé de tant de difficultés au cours de son histoire se soit mise à douter à ce point d’elle-même qu’elle se mette à vivre l’ouverture non plus comme une chance mais comme une menace ?
D’où vient donc, mes chers compatriotes, que la République qui avait surmonté tant d’épreuves dont elle était sortie toujours plus forte se soit mise à ce point à ne plus tenir ses promesses ?
D’où vient donc que le sentiment d’injustice au lieu de se réduire n’ait cessé à ce point de croître ?
D’où vient ce sentiment de partager de moins en moins de culture commune, d’imaginaire commun, de morale commune ?
D’où vient ce sentiment au fond de désintégration civique et sociale?
Il vient d’une forme de renoncement. J’ose le mot.
En renonçant à la valeur du travail, nous avons renoncé au mérite républicain. C’est une erreur tragique.
En renonçant à demander à l’élève de travailler pour apprendre, en renonçant à lui faire découvrir la joie de la connaissance en récompense du long travail de la pensée.
En renonçant à exiger de l’assisté qu’il fasse tous les efforts qu’il peut pour trouver un emploi. En choisissant la voie des 35 heures, nous avons ouvert dans la méritocratie républicaine des brèches morales qui n’ont cessé de s’élargir. Ce fut une erreur totale. Que les choses soient claires, j’ai voulu
un débat, je ne veux pas imposer les conclusions avant qu’il y ait lieu, mais ces renoncements là, je ne les accepterai jamais. Et c’est parce que je ne les accepte pas, que j’ai voulu qu’à l’école primaire on revienne au savoir, que j’ai voulu instaurer le RSA plutôt que le RMI ou mettre fin aux effets délétères des 35 heures.
En renonçant à l’autorité, en renonçant même à employer le mot, nous avons pris un risque immense.
En sapant l’autorité du maître sur l’élève, nous n’avons pas rendu service à l’élève qui en se prenant pour l’égal du maître n’est même plus conscient de la nécessité absolue d’apprendre. On ne peut pas prétendre forger des âmes de citoyens avec de tels principes.
En sapant l’autorité de la Police républicaine, on n’a fait qu’encourager les voyous.
En sapant l’autorité de l’État, on n’a fait qu’ouvrir le champ libre à de nouvelles féodalités et donc à de nouvelles injustices.
En laissant croire que tout se vaut, que toutes les valeurs, que tous les comportements, que toutes les oeuvres se valent, on a porté un coup très rude à l’idée de civilisation et même à celle de société. Car dans une société civilisée, tous les comportements et tous les actes ne se valent pas.
Que reste-t-il de la République si l’on se met à considérer de la même manière le délinquant et la victime, celui qui fait son devoir et celui que ne le fait pas, celui qui fait son travail et celui qui ne fait rien ? Que reste-t-il de la République quand on place sur le même plan l’intérêt particulier et l’intérêt
général, le principe d’égalité et le droit à la différence ?
En confondant l’égalité avec l’égalitarisme, nous avons sapé l’égalité des chances, parce qu’en donnant la même chose à tout le monde, on a renoncé à corriger les inégalités les plus criantes liées à la naissance, à l’origine, au milieu social dans lequel on est né, au territoire ou au quartier dans lequel on habite. Au bout du compte, l’égalitarisme a renforcé l’injustice au lieu de la réduire.
Ces renoncements là, je ne les accepterai jamais !
Pour lutter contre l’injustice, il faut donner plus à ceux qui ont moins pour compenser les handicaps du départ. On ne répare pas l’injustice par le nivellement.
C’est pour cela que j’ai souhaité que 95% des Français puissent transmettre désormais à leurs enfants le fruit de leur travail sans droit de succession. J’ai supprimé les droits de succession parce que je crois au travail et parce que je crois à la famille. Ce sont les mêmes valeurs qui me font dire que nul ne doit pouvoir, sur le territoire de la République française, se voir prélever plus de la moitié de son revenu en impôts.
C’est pour cela aussi que j’ai voulu que les droits soient les mêmes que l’on ait plus ou moins 25 ans.
Il n’y a pas de raison que les jeunes de moins de 25 ans qui ont travaillé aient moins de droits que les autres simplement parce qu’ils sont jeunes.
En confondant trop souvent la laïcité avec le refus de toutes les religions on n’a pas non plus rendu service à la République. Car la laïcité, et je veux le dire pour être bien compris, ce n’est pas le refus de toutes les religions. C’est le respect de toutes les croyances et la neutralité de l’État. Il y a dans le
sentiment religieux qui vient du fond des âges quelque chose de profondément respectable. Et ce que nous avons aujourd’hui à construire c’est bien une société où chacun s’efforce de comprendre et de respecter l’autre.
C’est pour cette raison, mes chers compatriotes, que seront expulsés tous ceux qui viendront en France pour appeler à la violence et à la haine de l’autre. Ils n’ont rien à faire sur le territoire de la République française.
La République est au coeur de notre identité nationale. Elle est forcément un rêve inaccompli, un idéal inachevé.
La République, c’est la souveraineté de la Nation, c’est l’autorité, l’autorité de l’État, c’est l’égalité des chances, c’est le mérite, c’est le travail la République, c’est la laïcité, c’est la compréhension, le respect, la solidarité. C’est la primauté de l’intérêt général sur l’intérêt particulier.
Si l’on ne veut pas de la Nation, de l’autorité, de l’égalité des chances, du mérite, de la laïcité du travail, alors on ne veut pas non plus de la République.
La vérité c’est que depuis quelques décennies nous n’aimons plus assez la République et que nous en avons fait le bouc émissaire de tous nos échecs.
Si notre modèle d’intégration ne semblait plus fonctionner ce n’était pas parce qu’il y avait trop de République mais parce qu’il n’y en avait pas assez. Ce ne sont pas nos valeurs qui sont en cause, c’est leur oubli et, parfois même leur reniement.
On avait fini par nous faire croire que la République menaçait la démocratie. Mais quelle démocratie serions-nous si nous devenions une société où chacun serait enfermé dans sa communauté, dans sa bande ou dans sa tribu?
Rien n’est moins dangereux pour la démocratie et pour la liberté que la République fut-elle une et indivisible. Depuis deux siècles à part l’expérience sanglante de la Terreur nul totalitarisme n’a menacé nos libertés. C’est que la culture française est irréductible au totalitarisme.
Il y a 20 ans tombait le Mur de la Honte.
Les valeurs de la démocratie et de la République triomphaient.
Je vois bien depuis à quels excès peut conduire une démocratie d’opinion débridée. Je le vis tous les jours - où les nouveaux moyens de communication s’affichent comme des zones de non-droit. C’est vrai que c’est un problème que nous n’avons pas encore résolu et qui prend une ampleur croissante.
C’est un défi pour la démocratie, c’est un défi pour la République. Mais je veux prendre mes responsabilités. Je préfèrerai toujours ce genre d’excès à ce que fut le totalitarisme communiste qui de l’autre côté du rideau de fer faisait peser une chape de plomb sur toutes les consciences. Je préfère l’excès de la démocratie d’opinion à ce que l’on a vu au XXe siècle en Europe de l’Est.
Dois-je dire aussi que je persiste et je signe s’agissant du droit à la caricature? Je préfèrerai toujours les excès de la caricature à l’absence de droit à la caricature qui est la marque de tous les régimes totalitaires. Dans l’affaire des caricatures du Prophète j’ai choisi le camp de la liberté d’expression parce que pour moi c’est cela le coeur de l’identité nationale française. Au pays de Voltaire et de Victor Hugo chacun veut penser librement. Le besoin de liberté est en France dans l’air que l’on respire.
Trop de confiance accordée à la raison, trop d’héritage venu des Lumières et de la Chrétienté nous font un antidote absolument efficace au totalitarisme. Ce que nous appelons notre modèle républicain est-il condamné par l’économie, par la mondialisation ? Il est vrai que la République doit être réelle et pas seulement formelle. Quel que soit l’attachement aux grands principes, que valent-ils face à la montée du chômage et de l’exclusion ?
Comment parler de République si au lieu de continuer à trouver sa place dans la société si les études ne permettent pas de trouver un emploi décent, qu’est-ce qu’elle vaut la République si les sacrifices des parents et les efforts des enfants ne débouchent que sur le chômage ou la précarité ?
Quand le modèle individualiste semblait triompher partout, quand la Finance imposait partout sa logique spéculative, quand l’économie de rente prospérait, notre modèle républicain ancré dans notre histoire nationale pouvait paraître condamné. Il semblait bien que les marchés financiers auraient le dernier mot sur la politique.
La crise a fait, et c’est heureux, éclater le mythe, car c’est un mythe de l’uniformisation inéluctable et de l’avènement d’une civilisation comment l’appelait-il la civilisation des nomades connectés avec le monde entier mais sans ancrage national. Souvenez-vous, c’était il y a peu de temps que l’on nous servait ces balivernes.
Les grandes entreprises qui n’avaient plus de nationalité, elles étaient mondiales. Comme c’est curieux, mais quand il y a eu la crise, elles ont, ces mêmes entreprises mondiales, tout de suite trouvé à quel État elles devaient s’adresser pour être secourues. Fantastique ! On nous a expliqué pour nous
imposer cette idée folle, que les entreprises n’avaient pas de nationalité quand cela va bien mais quand cela va mal – j’en ai vu – elles étaient françaises, Monsieur ! Les grandes banques qui étaient internationales quand tout allait bien se sont retrouvées parfaitement nationales lorsqu’elles étaient au bord du gouffre. La catastrophe évitée de justesse, et c’est heureux, a fait ressurgir des vérités essentielles. Je l’affirme, les entreprises comme les personnes ont un ancrage national. Personne n’est de nulle part ou alors il n’est personne. On peut se sentir citoyen du monde, mais cela ne suffit pas
pour être un citoyen à part entière. Ceux qui cherchaient à théoriser l’oubli de la nationalité ne cherchaient pas tant à effacer les frontières qui séparent les peuples qu’à se libérer de toute exigence de solidarité.
La création de valeur pour l’actionnaire servait d’alibi à l’exonération de toute responsabilité morale et sociale. Alors, mes chers compatriotes, ne soyons pas naïfs, le but était d’abord d’échapper à ce premier devoir du citoyen qui s’appelle l’impôt. C’était cela la réalité.
La fin programmée des paradis fiscaux, la naissance d’une gouvernance mondiale pour lesquelles la France a tant oeuvré, le retour de l’État dans l’économie changent la donne. Mais surtout le citoyen revient sur le devant de la scène. Le citoyen exige des comptes. Il ne veut plus se sentir seul au monde face à la toute puissance supposée des marchés. Il exige le citoyen d’être protégé. Il veut davantage de solidarité, davantage de morale, davantage de démocratie, davantage de politique. Le moment est venu de redécouvrir que l’identité nationale n’est pas un repliement sur soi mais que l’identité nationale c’est un atout dans la compétition internationale. On n’est jamais concurrentiel en imitant les autres mais en tirant le meilleur parti de soi-même. Voila la clé.
Jouer la carte de notre identité nationale, c’est refuser que la France devienne une sorte de grand fond spéculatif cherchant sans cesse à saisir les opportunités du moment, allant et venant sans cesse d’une mode à une autre, n’inscrivant rien dans la durée.
Je ne veux pas d’une France sans usines, sans industries, sans agriculture, sans campagne et sans ruralité. La meilleure chance de la France est aux côtés de ses artistes, de ses entrepreneurs, de ses savants, de ses ouvriers, de ses agriculteurs, de ses artisans, de ses ingénieurs avec leur savoir-faire qui viennent de si loin. Ils vont ensemble enfanter le monde de demain. La France peut devenir le laboratoire de l’avenir.
Nous mettre au clair avec nous-mêmes sur ce que nous sommes, sur ce à quoi nous aspirons, sur ce qui nous fait vivre ensemble. Mes chers compatriotes, ce n’est pas regarder le passé mais préparer l’avenir que de faire ce travail et j’ai beaucoup de peine pour ceux qui pensent que l’identité nationale française est si faible qu’il ne faut même pas l’évoquer.
Demain comme hier nous n’accomplirons de grandes choses que si nous sommes fiers de notre pays, si nous sommes prêts, chacun d’entre nous, à voir en lui une cause qui nous dépasse.
Nous avons beaucoup de leçon à apprendre des autres, beaucoup de choses à changer. Notre pays a besoin de se réformer en profondeur. Je me suis attelé à cette tâche et que le message soit bien reçu, rien ne m’en détournera. Mais la France n’est pas une page blanche.
« Cher et vieux pays » disait le Général de Gaulle.
Oui, « cher et vieux pays » qui doit se transformer.
« Cher et vieux pays » qui doit accomplir une fois de plus tant de révolutions.
Que deviendrait la France si elle ratait la révolution écologique ?
Que deviendrait son identité si le traitement de toutes nos données numériques ou la numérisation de tous ses livres devaient entièrement nous échapper ?
Que deviendrait notre idéal hérité des Lumières si l’école devait échouer à donner à ses enfants les moyens intellectuels et moraux d’exercer librement leur jugement face aux médias de masse et à  Internet ?
Que deviendrait notre modèle d’intégration républicaine s’il ne retrouvait pas la compétitivité qui lui permettrait d’offrir un emploi à chacun ?
Quand je regarde le drapeau français qui s’est couvert de gloire au nom de la liberté sur tous les continents, mais quand j’entends la Marseillaise chantée avec ferveur, quand je lis les noms inscrits sur les monuments aux morts de nos villages, quand je vois dans l’armée française qui défile magnifiquement le 14 juillet le long travail des siècles, quand je rencontre des ouvriers dans les usines ou quand j’entre sous la coupole de l’Académie française, je vous le dis, je me sens honoré d’être Français. Etre Français est un honneur. Il nous appartient à tous de le mériter.
C’est de tout cela que je voudrais que nous parlions dans les mois qui viennent. Avec Eric Besson, j’ai voulu aujourd’hui vous livrer avec sincérité le fond de ma pensée non pas pour clore la discussion mais pour y apporter ma contribution.
Il vous appartient maintenant mes chers compatriotes de vous emparer de ce débat pour qu’il soit réellement le vôtre. La France, nous en avons hérité. La France nous la transmettrons à nos enfants. La seule question qui vaille : est-ce que nous serons à la hauteur des générations qui nous ont précédés ?
Est-ce qu’on leur laissera un pays à nul autre pareil ? Est-ce que l’on défendra nos valeurs, notre civilisation, nos idées ou est-ce que l’on se laissera emporter par des effets de mode successifs ? Ce débat est un débat noble. Il est fait pour les femmes et les hommes qui aiment leur pays. Ceux qui ne veulent pas de ce débat, c’est parce qu’ils en ont peur. S’ils ont peur de l’identité nationale française, c’est qu’ils ne la connaissent pas. Raison de plus pour ouvrir un débat qui va leur apprendre au fond ce que c’est que l’identité nationale française.
Vive la République! Vive la France !

Fin de citation.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Débats et interwiews lus ici ou là - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Partager    

Si vous voulez trouver ...

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

Des articles au hasard

  • Un tiers des maires contre le mariage homosexuel!
    Oui! Vous avez bien lu le titre. Un tiers des maires de France se prononcent contre le mariage entre deux personnes du même sexe. Soit 12.500 sur un total de 36.000 ... Vous en avez entendu parlé? Moi, pas! Du moins jusqu'à il y a quelques minutes ... Cette désinformation par la censure de fait opérée par les médias doit être dénoncée. Visitez le site  http://www.mairespourlenfance.com/  
  • Guadeloupe : Surtout ne pas céder!
    Monsieur le Président de la République, Dans le cadre du conflit soit-disant social, en réalité politique, je prends la liberté de vous dire qu'il ne faut, en aucun cas, céder sur quoi que ce soit qui soit de nature à être couteux por l'Etat! Si vous cédez en Guadeloupe, vous pouvez être certain que les autres DOM - TOM vont se lancer dans l'action ... Ensuite, ce sera le tour de la métropole! Il ne faut pas hésiter à proposer l'indépendance pure et simple...
  • Ne jamais négocier avec des terroristes ... La preuve par Uribe
    Il y a quelques mois, face la débauche de soutien indirect aux terroristes des Forces Armées "Révolutionnaires" de Colombie (c'est moi qui rajoute les guillements car je refuse d'assimiler révolution et narcotrafiquants), je prenais position, clairement, en faveur du Président Uribe ... Me jugeant incapable d'apprécier le bien fondé de telle ou telle attitude vis à vis des terroristes, je m'en suis remis à toutes les initiatives que pourraient prendre les autorités...
  • Banque centrale européenne : relèvement des taux longs.
    La rumeur court et enfle. Plus aucun doute n'est permis. La Banque Centrale Européenne, celle qui, loin de la turbulence politicienne, gère notre précieuse monnaie, a décidé de relever ses taux. C'est la deuxième fois en trois mois. Que n'a t-on pas entendu comme sottises pendant la campagne référendaire du 29 Mai 2005! Il ressortait que, si nous étions en diffulté, ce n'était pas de la faute de nos...
  • Renault Cléon ou le scandale des "petits chefs" ...
    Il s'en passe de drôles de choses chez Renault ...  On y trafique les statistiques ... Pourquoi se gêner? Dans notre droit pénal français, à la différence du droit pénal américain, trafiquer les statistiques n'est pas un délit! Reprenons l'affaire. 1. Les entreprises de taille moyenne ou grosse (plus de 300 salariés) paient des pénalités au régime "accidents du travail" de la Sécurité Sociale sur la base du réel constaté , à la différence des petites...
  • France Inter n'a pas de couilles!
    Je me suis remis à l'écoute de France Inter le matin ... J'en avais vraiment ras le bol de la pub de Radio Classique ... Déjà que la pub, ce n'est pas ma tasse de thé, la pub de Radio Classique, c'est une tasse imbuvable ... Excusivement tournée sur le fric ... Hier matin, Olivier Besancenot, solide comme un chêne (normal puisque c'est un olivier), ayant un sens de la répartie assez aiguisé, s'est plié au jeu du...
  • A bientôt, Nicolas!
    On le sait désormais, Nicolas ne sera pas candidat à la Présidence de la République. Hein? Sarkozy pas candidat? C'est pas possible! Non, ce n'est effectivement pas possible. Il ne s'agit que de Nicolas Dupont Aignan! Pas présent dans la compétition présidentielle mais certainement présent dans celle des Législatives .... Voici ce qu'il nous dit : Début de citation : Notre combat ne cesse pas en 2007 : il ne fait...
  • Kadhafi, islamisme et barbe de trois jours ...
    Le récent déplacement de Nicolas Sarkozy en Lybie fait décidément couler beaucoup d'encre ... Un peu trop, vraisemblablement ... Ainsi ai-je entendu, comme tout un chacun, que Kadhafi avait obtenu la signature d'accords économiques en contrepartie de la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien ... De même, il a reçu notre président avec une barbe de trois jours ... Sous-entendu, c'est un...
  • Supression du CDD (Contrat à durée déterminée)
    La combinaison de mes propositions relatives aux intérimaires et aux allocations conduit très logiquement à la supression des CDD. De la sorte, les entreprises n'auraient plus le choix qu'entre deux régimes d'utilisation de la main d'oeuvre : - embaucher des salariés en CDI - faire appel à la main d'oeuvre intérimaire, laquelle est protégée par le régime que j'ai décrit tout récemment. Pour que cette...
  • Au revoir pour quelques jours ...
    Je dois subir une intervention chirurgicale qui va m'empêcher de gérer mon blog pendant trois ou quatre jours ... A bientôt!
Liste complète

Navigation dans le temps

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Bretagne Europe Ile de France
  • France Europe Politique Economie Emploi
  • J'ai 60 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Sarkozy Gauche UMP Parti socialiste Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Faites-moi de la pub!

Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

overblog

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés