13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 23:28

Il y a, comme ça, des gens qui ne veulent pas voir les réalités ... alors même qu'elle saute aux yeux!

 

1. L'Ukraine est une structure administrative qui comprend, historiquement, trois zones bien distinctes. Il y en avait quatre lorsque la République de Crimée faisait partie de l'Ukraine. ce n'est plus le cas désormais.

2. A l'Ouest, il y a une zone clairement polonaise car elle l'était encore avant 1940, Ces personnes, pour l'essentiel, sont  de culture polonaise et n'ont donc jamais porté les Russes dans leur coeur. Et ceci depuis PLUSIEURS SIECLES! Et non pas depuis l'instauration du régime soviétique ...

3. Au centre, il y a une zone ukrainienne depuis déjà plusieurs siècles. on y parle une langue qui n'est évidemment pas le russe (ce n'est même pas le même alphabet!). Un Ukrainien n'ayant pas appris le russe aura du mal à comprendre un Russe. Pareil pour le Russe n'ayant pas appris l'ukrainien. Cette zone est, d'une part, le berceau de la culture RUSSE en ce sens que les premiers tsars étaient installés à Kiev, pas à Moscou. C'était au moyen âge et un peu après. D'autre part, cette même zone a rejoint l'Union soviétique dès 1922 mais a toujours fait partie de l'empire russe. Autrement dit, c'est une zone politiquement instable. L'inverse eut été préférable mais l'histoire en a décidé autrement.

4. A l'Est, il s'agit d'une zone peuplée majoritairement de Russophones.

Globalement, en Ukraine, 30% de l'économie APPARTIENT à des Russes et 60% de la population travaillent avec la Russie. Ce n'est pas moi qui le dit : c'est Vladimir Fedorowski, homme qui n'a rien d'un extrêmiste! faire le choix de la stratégie de conflit avec le voisin russe ne peut donc que conduire à l'éclatement du pays.

Comment des gens qui ont pris le pouvoir par la violence, dont bon nombre de parlementaires ont été "gentiment" contraints d'opter pour ces violents pour garantir leur sécurité, peuvent-ils, aujourd'hui, parler d'agression de la part de la Russie et qualifier les Russophones de voyous et de terroristes alors même que leurs méthodes n'ont, à ce jour, provoqué pratiquement aucun mort? Ils ne font rien d'autre que d'utiliser les mêmes méthodes que ceux de Maïdan! Si, à Maïdan, ils n'étaient pas violents, alors, à Donetzk, Kharkov et au moins sept ou huit autres villes, ils ne le sont pas non plus! Simple question de logique!

 

Le "Président" de Kiev propose un référendum NATIONAL ... La ficelle est un peu grosse! Il en connait le résultat ... Par contre, il ne reconnait pas le résultat du référendum de Crimée!

 

Tout démontre que la solution raisonnable consiste à FEDERALISER l'Ukraine afin que chacune des trois zones précédemment décrite puisse s'administrer par des élus LOCAUX! Actuellement les responsables des administrations de la zone russophone sont nommés par ... Kiev!

 

S'il doit y avoir des discussions à Genève au sujet de l'Ukraine, il tombe sous le sens que les Russophones doivent y être représentés es-qualité! Poser comme condition que les discussions doivent avoir lieu entre d'une part l'Ukraine, l'Union Européenne et les Etats Unis et d'autre part la Russie ne peut que conduire à l'accroissement des tensions ...

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 14:58

Ca vient de tomber! Rarement un mot "tombe" avec autant d'à propos!

Tomber est le mot qui convient en effet ... Habituellement, en langage journalistique, on l'emploie lorsqu'une information arrive, toute chaude, sur les "téléscripteurs" devenus désormais "ordinateurs" et bientôt simples "terminaux"...

Un sondage traitant de la popularité du Président de la République vient d'être diffusé par le Journal du Dimanche (JDD) ... Le chiffre tombe avec une force redoublée puisque c'est la popularité même du Président qui tombe encore ... et encore!

Nous en sommes à ... 18%! Nous? Non, "il" ... Justement NON! C'est bien de "nous" dont il s'agit désormais. Et pas de "nous", ceux et celles qui ont voté pour lui en Mai 2012 (j'en suis!). Mais de "nous", les Français et les Françaises ...

Car, enfin, forcément, ce chiffre va bientôt faire le tour du monde ... Déjà qu'à 23%, nous en étions au score de popularité le plus bas jamais atteint par un Président sous la Cinquième République ... Ca ne suffisait apparemment pas! 18%, c'est "mieux" ...

 

Puisque nous en sommes aux records "toutes catégories", j'ai deux suggestions à faire à François Hollande pour qu'il tombe encore plus bas. Des fois que ça pourrait l'intéresser ...

1. Faire adopter rapidement la loi laxiste sur la contrainte pénale. Vous savez, ce projet de loi qui vise à ne pas mettre "en taule" les délinquants qui ne sont condamnés qu'à cinq ans de prison ferme ou moins. Pensez donc! Cinq ans, c'est rien du tout ... A quoi bon se fatiguer à "gérer" tous ces emmerdeurs? D'ailleurs, s'ils ont commis ces délits, ce n'est pas vraiment de leur faute. C'est la faute de la société! Et puis, le but, ce n'est pas de rassurer la population en lui disant : "Soyez tranquille, Braves gens! On vous protège ..." Non! Il s'agit de les réinsérer ... Le plus simple, c'est donc de ...les laisser en liberté! N'étant pas "serrés" dans une taule, il ne sera pas nécessaire de deserrer l'étreinte ...

2. Faire adopter aussi, très vite, une loi "famille" donnant des DROITS" au compagnon de la mère de vos enfants dont vous avez eu la (mauvaise!) idée de vous séparer ...

Il s'agit bien de ça, en effet! Le bon sens voudrait que si le père n'a pas été déchu de ses droits sur ses enfants mineurs même s'il n'en a pas la garde, il ait son mot à dire quant à autoriser une tierce personne dont il se peut qu'il ne la connaisse même pas pour autoriser ou pas ladite personne à effectuer telle ou telle démarche au bénéfice de vos enfants!

Il ne fait aucun doute que nous avons là une nouvelle illustration de la méthode "suppositoire" ... Le projet de loi ne parle pas de faire naitre des "devoirs" au beau-parent mais bien des "droits"! Avoir des devoirs sans droit, ce n'est pas du tout pareil que d'avoir des droits...

Nous aurons sûrement l'occasion d'en reparler ...

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:52

J'ai trouvé cet article signé de Franz Olivier Giesbert dans Le Point de cette semaine.

Je le trouve excellent! Il correspond assez bien à mes vues personnelles.

 

Début de citation :

 

 

Avec l'arrivée de Manuel Valls, homme raisonnable, à Matignon, on allait enfin pouvoir respirer. D'autant que sa nomination coïncidait, entre autres, avec le départ du gouvernement de Mme Duflot du ministère du Logement, où, avec la loi absurde qui porte son nom, elle avait réussi à ruiner pour longtemps la politique de l'habitat en France.

Un Valls ne fait pas le printemps. Certes, le Premier ministre parle vrai, comme son maître Rocard, et il a tout ou presque pour lui : le cran, une tête bien faite, des priorités carrées et la confiance du chef de l'État. Mais il n'a apparemment pas de majorité pour sa politique.

Telle est la désolante nouvelle des derniers jours : la gauche socialiste s'est réveillée ; avec ses jobardises économiques à la Diafoirus, elle entend désormais mettre sous surveillance le président et son Premier ministre, coupables, les apostats, de vouloir stopper la dérive des finances publiques. Là serait la cause de tous les maux, et en particulier de la déroute des municipales.

La gauche du PS a bonne conscience. C'est normal : elle est de gauche, c'est un métier et, en plus, un brevet moral. Donc, même quand tout va mal, elle dort bien la nuit, ce qui ne l'empêchera pas de troubler, dans les prochaines semaines, le sommeil de MM. Hollande et Valls.

Si la politique du président n'a pas donné les résultats escomptés, c'est qu'il n'est pas assez à gauche. Emmanuel Maurel, l'un des chefs de file de l'aile dure, a trouvé depuis longtemps l'explication à l'abyssale impopularité du pouvoir : il ne serait pas assez socialiste, figurez-vous ! Il suffisait d'y penser.

Défense de rire. Une centaine de députés socialistes sont sur cette ligne stupide, et le mot est faible. Gageons qu'on trouvera bientôt parmi eux quelques cruches pour déclarer que tout ira mieux avec de nouveaux impôts et quelques nationalisations supplémentaires. Sans oublier une vague d'embauches dans la fonction publique.

La gauche tribunicienne, comme on dit à Sciences po, prétend rester fidèle à de grands principes généreux qu'elle étale comme du miel sur la tartine, la bouche en coeur et la fleur au fusil. Son programme : moins d'Europe et plus de dépenses. Telles sont, selon elle, les conditions du redémarrage de l'économie, qui pourtant, les faits nous l'ont appris, ne peut repartir que sur des bases saines.

Même s'il lui arrive de se dire marxiste, cette gauche soi-disant populaire est, comme la noria souverainiste, l'héritière intellectuelle du bon pharmacien Émile Coué de la Châtaigneraie (1857-1926), initiateur de la fameuse méthode Coué et inventeur avant l'heure de la prophétie autoréalisatrice. Il avait mis au point une sorte de culte et distribuait à ses patients des cordons à vingt noeuds, comme des chapelets, afin qu'ils récitent continuellement la même phrase : "Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux."

Les récitants socialistes du catéchisme néo-con répètent en boucle : "Dépensons et empruntons plus, ça ira mieux." Ne faisant jamais dans la nuance, la gauche de la gauche est convaincue que le monde est divisé en deux. Les gentils et les méchants. Les bons travailleurs et les horribles patrons, suceurs de sang des pauvres. La réjouissante dictature cubaine et l'atroce démocratie américaine. Le dévoué secteur public et le secteur privé.

Si l'économie française décline, qu'à cela ne tienne, Le Monde diplomatique, porte-parole de cette gauche neuneu, a la solution : il faut taxer les riches et relancer la dépense, quitte à creuser les déficits et augmenter la dette. Qu'importe si cette politique débile plomberait davantage les comptes publics et nous éloignerait davantage des perspectives de croissance.

La capacité d'aveuglement de la gauche de la gauche est sans limite. Elle ne tire jamais les leçons du passé. Elle refuse de voir les réalités les plus évidentes : ainsi, les centaines de millions de personnes que la mondialisation a permis de sortir de l'extrême pauvreté au cours des vingt dernières années. C'est un tabou au même titre que le début de "miracle" africain, qui semble gêner nos idéologues antédiluviens, encore dans le déni. Ces phénomènes ne correspondent pas à leurs codes mentaux. Dans les deux cas, c'est en effet le libéralisme économique qui tire vers le haut des populations qui, il n'y a pas si longtemps, figuraient parmi les damnés de la terre.

Mme Aubry peut savourer sa revanche "posthume". Après son échec à la primaire, elle a au moins réussi à pourrir le quinquennat de M. Hollande : lui laissant en héritage un groupe parlementaire Vert, elle a également parachuté dans les circonscriptions une escouade de jeunes invertébrés archéo-socialistes qui, depuis peu, lèvent l'étendard de la révolte contre une politique qualifiée, oh ! le gros mot, de "sociale-démocrate". Des bombes à retardement. Elles peuvent désormais exploser à tout moment, rendant possible le scénario de la dissolution.

 

Fin de citation.

 

Maintenant, je reste quand même ancré sur un paradigme : un gouvernement, une majorité se jugent à leurs actes! Pas sur leurs intentions ...

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:56

Qu'est-ce qu'ils ont du avoir peur! "Ils" se sont dit "Il faut qu'on vote la confiance sinon, on perd notre siège" ... Et ça a marché ... Comme sur des roulettes!

Bande de pauvres "nases" ... Minables ils sont, minables ils resteront!

Jusqu'à ce qu'on finisse par s'en débarrasser une bonne fois pour toute.

Il s'agit, bien sûr, des quelques 90 (environ) tellement "socialistes" qu'ils ne pouvaient pas envisager de soutenir un social-démocrate!

 

Chapeau bas, Manuelito!

45 minutes de discours de politique générale... Personne ne l'a encore relevé mais je crois bien que c'est le plus court de tous les discours d'investiture de toute la Cinquième République ... On trouvera bien quelques journaleux pour nous le confirmer.

 

Je ne suis pas d'accord avec tout son programme mais, au moins, il faut le reconnaitre, Manuel Valls a montré qu'il était un homme tourné vers l'action et non pas vers la parlotte! C'est déjà un grand progrès. Qu'est-ce qu'ils peuvent être assommant avec tous leurs discours creux qui n'en finnissent pas!

 

On va y revenir mais pas ce soir ... 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 09:45

Si la Mère Denis était encore parmi nous, elle nous dirait encore : "C'est bien vrai, ça!" ... La Mère Denis, c'était cette brave femme qui lavait son linge (c'est, du moins, ce que nous disait la publicité qui la mettait en exergue) au bord de la rivière ... Elle a représenté, pour des millions de Français (mais beaucoup moins de Françaises!), ce qu'il est convenu d'appeler "le bon sens populaire" ...

Manuel Valls va présenter son discours d'intronisation dans ses nouvelles fonctions de Premier Ministre cet après midi et il va engager la responsabilité de son gouvernement conformément à l'autorisation qu'il lui a été donnée par le Conseil des Ministres de vendredi dernier, en application de l'article 49-1 de la Constitution.

Cet article appelle, obligatoirement, un débat au sein de l'Assemblée Nationale, lequel débat est obligatoirement suivi d'un vote... On va compter le nombre de voix "pour" et le nombre de voix "contre". Les abstentions, les "ne participe pas au vote" (les "NPPV", "pure" expression du courage politique phénoménal de certains "députés") ne seront pas pris en compte pour définir le seuil de majorité nécessaire.

Il ne doit pas être confondu avec l'article 49-3 qui, lui, s'applique sur un projet de loi qui est considéré comme adopté ... sauf si une motion de censure est déposée par 10% des députés au moins, auquel cas il y a alors débat sur le texte de la motion de censure et non pas sur le texte du projet de loi. dans ce cas, chaque député qui vote la censure (et seulement ceux-là!) doit monter à la tribune pour déposer dans l'urne son bulletin de censure. Il faut alors que la majorité des députés, c'est à dire 289 au moins, votent la censure pour que celle-ci soit considérée comme adoptée...

Il parait que des députés socialistes vont s'abstenir tandis que tous les députés du Front de Gauche vont voter "contre"... Autrement dit, le résultat final ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices sauf ...

Sauf si, la Droite, dans un sursaut de bon sens, décide de voter "pour" ou bien, à défaut, de s'abstenir ...

Si on est d'accord avec un texte d'orientation général, pourquoi ne pas voter "pour"? Voter "contre" signifie, clairement, que l'on est hostile au projet...

Dans la mesure où j'appelle de mes voeux la construction d'un gouvernement d'Union Nationale allant de la gauche responsable à la droite responsable, on ne sera pas étonné si je dis que je souhaite que la Droite vote la confiance ...

 

Je rêve... Remarquez que j'ai quand même bien le droit de rêver!

 

Il y a une autre solution :

1. la Droite annonce qu'elle va voter la confiance

2. la centaine de députés socialistes qui n'ont pas vraiment envie de voter la confiance annoncent alors qu'ils ne la voteront pas

3. au dernier moment, la Droite ne vote pas la confiance et vote aussi "contre".

Cela a pour conséquence que la confiance est refusée au gouvernement Valls

Le Président de la République, constatant la crise ministérielle, dissout l'Assemblée National

Compte tenu des délais constitutionnels, les nouvelles élections générales des députés coincident presque avec les élections de députés au Parlement Européen ...

 

 

Je rêve encore...

L'heure est venue d'aller écouter ce que Manuelito a à nous dire!

 

 

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:49

Je reçois, à l'instant, dans ma boite à "courriels pourris" (des "pourriels"), un document qui est tout sauf ... pourri, justement! C'est bien la preuve que les ordinateurs sont bêtes comme leurs pieds... Ils ne savent pas faire les bons tris et retenir les bons critères de sélection! Heureusement que les ordinateurs coûtent de moins en moins cher. Au moins, comme ça, on a de moins en moins de regret d'en avoir acheté un!

 

C'est l'Express, cet hebdomadaire créé, jadis, par Jean-Jacques Servan-Schreiber, en pleine guerre d'Algérie, pour, notamment, lutter contre la torture, qui me l'envoie...

 

Il traite du bon usage des courriels, essentiellement en entreprise mais ces règles sont facilement extensibles à la vie courante ...

 

Jugez vous même.

 

Début de citation :

 

A l'oral, alors que la voix - ton, débit, accent, timbre - pèse pour 38% et le corps - gestes, mimiques, regard, postures - pour 55% dans la compréhension des messages, les mots ne comptent que pour 7% ! Or, par mail, vous n'avez que ces derniers pour vous exprimer. Le manager doit rester vigilant quant aux contenus pour éviter les mauvaises interprétations.

 

Piège n°1 : confier une tâche de manière floue

"Peux-tu prendre rendez-vous avec Dupont? ". L'ingénieur ou l'adjoint qui reçoit de tels e-billets laconiques sur son PC a plusieurs réactions. 1/ il risque de n'en saisir ni le contexte, ni la portée, ni l'urgence. 2/ il repousse la question à plus tard. 3/ il comprend de travers et dérange Dupont pour une mauvaise raison. En outre, votre collaborateur perd du temps et risque de vous en faire perdre à vous aussi en vous demandant sans arrêt des précisions.

A faire : Etre précis dans ses demandes. Se relire en se mettant à la place du destinataire...

 

Piège n°2 : écrire des remontrances

"Cela ne va pas ! Tu aurais dû faire comme ceci !". On ne recadre pas par e-mail ! Dépourvu de marge de manoeuvre, le lecteur du message va vouloir se justifier, ce qui conduira à une escalade de mails. Par ailleurs, il n'y a aucun apprentissage puisque le manager donne "sa" solution.

A faire : privilégier un tête à tête : en 3 ou 4 minutes on peut dire ce qu'on attend ; laisser la personne faire à sa façon.

 

Piège n°3 : écrire sa colère

"A REFAIRE", écrit en lettres capitales et en rouge... Celui qui reçoit en boomerang sur sa messagerie son dossier corrigé avec des mots barrés, des commentaires ornés de dix points de d'exclamation vit cela comme une agression. Il se croit à nouveau à l'école. En plus, il lit parfois le texte à un mauvais moment pour lui. Ce qui ajoute à son stress.

A faire : utiliser une couleur plus douce (bleu, violet) et mettre les formes en spécifiant que vous émettez des suggestions ; aller lui parler.

 

Piège n°4 : faire de l'humour

"Et roule ma poule !", c'est ainsi que ce directeur marketing d'une société de crédit terminait tous ses mails à l'équipe. Certains riaient, d'autres jugeaient cela vulgaire, déplacé, péjoratif, paternaliste... L'humour divise. Attention aussi aux phrases pince-sans-rire qu'on peut prendre pour de l'ironie ou du cynisme : "Un type intelligent comme toi devrait y arriver!" Utiliser les émoticônes ou les smileys-ponctuation suffit rarement à déminer le terrain.

A faire : éviter de rédiger les calembours ou des expressions "clin d'oeil" trop allusives.

 

Piège n°5 : faire de l'équipe un e-parapluie

"Je rappelle à tous que les réunions démarrent à 9h et non à 9h15 !". Un seul est dans le viseur mais tout le monde a droit à une e-piqûre de rappel sur la règle. Le manager se cache derrière son ordinateur pour sermonner indirectement le fautif via un mail collectif. Ce qui déresponsabilise ce dernier et démotive ses collègues toujours à l'heure. Le résultat sera nul et vous passez pour un lâche.

A faire : recadrer le retardataire chronique dans votre bureau

 

Piège n°6 : diffuser d'un clic une annonce majeure

"A partir du 15 du mois, Michel aura en charge les départements 75, le 92 et le 93... ; Zoé aura le 62, le 80, le 60, etc." C'est par ce mail informatif "à tous" que les quatre collaborateurs de ce directeur commercial d'une PME du BTP apprirent la réorganisation géographique de leur activité. Le redécoupage était inévitable avant l'intégration de deux vendeurs de plus, mais le procédé tua de facto dans l'oeuf toute discussion, notamment sur le calcul futur des primes. Dégoûté, le quatuor leva le pied.

A faire : réunir l'équipe pour l'informer des changements, entendre les questions, les inquiétudes, les propositions

 

Piège n°7 : ne pas répondre à certains mails

Dans cette entreprise, une commerciale a adressé un mail à son manager lui demandant de lui expliquer pourquoi elle n'avait pas eu d'augmentation alors qu'elle avait d'excellents résultats (+ 30% de CA en un an). Le manager n'y a prêté aucune importance. Conséquence : la commerciale a transmis ce même mail plus tard aux RH en s'étonnant du manque de considération de son n+1, le mettant en porte à faux.

A faire : ne pas laisser ce genre de demandes en friche. Le mail laissant des traces, renvoyer un message en proposant un entretien avec un choix de dates (pourrais-tu venir à mon bureau demain à 10 h pour parler de [sujet].

(1) d'après les travaux du chercheur américain Albert Mehrabian en 1967

 

Fin de citation ...

 

Je le prends pour moi. J'ai des progrès à faire ... Nul n'est parfait en ce bas monde. Pour ce qui me concerne, je me situe, modestement, au trente sixième dessous de l'Enfer ...

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Published by Jacques Heurtault - dans Humeurs
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:00

J'ai déjà eu l'occasion de vanter les exceptionnels qualités de Jean Marc Vittori, du quotidien Les Echos ...

Je n'en démords pas! Il a sa place en "One man show" à l'Olympia! Ca nous changerait de Dieudonné ...

Jean Marc a une caractéristique : il porte un noeud papillon! Il faut le reconnaitre : un humoriste en noeud papillon, ça vaut son pesant de cacahuettes. C'est presque de l'or en barre ou du liquide en barre puisqu'on parle souvent "pognon". Paysage arboré garanti! Normal puisque c'est un liquidembar ...

 

Je vous laisse le soin d'apprécier! C'est vraiment savoureux ...

 

Début de citation :

 

 

 

Décidément, ils n’y comprennent rien. A Bruxelles, à Berlin, à Francfort, des hommes et une femme persistent dans leur projet absurde : empêcher la France de sauver l’Europe en sacrifiant son propre avenir. Il est encore temps de leur expliquer l’héroïsme secret de Paris. Merci, à ceux qui le peuvent, de traduire ce qui suit en allemand et en jargon eurocratique !

Depuis maintenant plus de trente ans, les gouvernants français de gauche et de droite mènent une politique d’une rare constance. Ils ont posé un diagnostic simple : l’Europe souffre d’une demande trop faible qu’il faut soutenir par du déficit budgétaire. Réussissant trop rarement à convaincre leurs partenaires, ils ont décidé d’agir secrètement avec un plan diabolique. La France relance sa propre demande par le déficit public. Comme ses industries ne sont pas en mesure de produire l’offre répondant à cette demande, le reste de l’Europe en profite au détriment de la balance commerciale française. Les dirigeants français gardent la tâche d’imaginer les prétextes les plus divers pour justifier cette relance, présentée à l’opinion comme une preuve de leur volontarisme. François Mitterrand ouvre le feu en 1981, avec son magnifique plan de relance. Succès magistral. Le déficit public explose, la croissance repart à peine. Et le déficit extérieur plonge, ce qui constitue la preuve indéniable de l’altruisme français. Jacques Chirac, devenu Premier ministre de cohabitation en 1986, poursuit en agissant cette fois-ci au nom de la lutte contre l’impôt, dans les pas de Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

Au début des années 1990, un autre grand pays européen prend le relais : l’Allemagne. L’intégration des Länder de l’Est, qui formèrent la RDA durant quarante ans, se traduit par un effort gigantesque d’investissements et de redistribution. La première puissance de l’Union en soutient alors la demande européenne. Ses échanges extérieurs finissent même par devenir déficitaires. Mais l’effort s’amenuise au fil du temps. La France de Lionel Jospin invente alors un nouveau stratagème : une augmentation de salaire financée par du déficit public. La mesure est habilement enrobée dans une vieille lune, la réduction du temps de travail (la baisse du temps de travail n’étant pas compensée par des baisses de salaires, les entreprises ont droit à des allégements de charges non financées par ailleurs). Les échanges extérieurs, excédentaires à la fin des années 1990, replongent dans le rouge. Puis la France de Nicolas Sarkozy réussit un exploit sans précédent. Elle poursuit l’effort de la même manière au nom d’une logique exactement inverse, créant des allégements de charges et d’impôts pour encourager les Français à travailler davantage !

A ce moment-là, l’Europe est en croissance plutôt soutenue, car d’autres pays ont rejoint le club des relanceurs. Depuis la création de l’euro, en 1999, on se raconte une bien belle histoire : les comptes extérieurs n’ont plus d’importance. Les pays du Sud s’en donnent à cœur joie. En 2007, plus de la moitié des pays qui composent la zone euro sont en déficit extérieur, avec des trous conséquents – 17 milliards d’euros pour le Portugal, 20 milliards pour l’Italie, 25 pour la France, 39 pour la Grèce et 105 pour l’Espagne. L’Allemagne et les Pays-Bas, eux, accumulent des excédents sans précédent qui tirent leur croissance.

Mais la belle histoire s’effondre à partir de 2010. Les prêteurs cessent brutalement de prêter aux pays périphériques, contraints de se serrer brutalement la ceinture. La récession est brutale. En quatre ans, le paysage change radicalement. A en croire les projections de la Commission européenne, seuls quatre des dix-huit pays de la zone euro seront en déficit cette année : l’Estonie et la Lettonie (un demi-milliard chacun), la Grèce (3 milliards) et la France avec… 43 milliards ! La zone euro, qui était à l’équilibre en 2007, dégage, désormais, près de 300 milliards d’euros d’excédent dans ses échanges avec le reste du monde, ce qui entraîne une forte demande d’euros. En retardant son ajustement budgétaire encore et encore, la France est devenue l’importateur de dernier ressort, le sauveur de la zone euro (tout comme l’Amérique avait sauvé la croissance mondiale dans les années 2000 en devenant le consommateur de dernier ressort). Sans sa résistance, la récession aurait été encore plus dure. Et la monnaie unique vaudrait aujourd’hui 1,50 ou 1,80 dollar, renforçant les pressions déflationnistes et le freinage des exportations vers le reste du monde.

Certains Français veulent continuer dans cette voie. Le gouvernement entend à nouveau baisser l’impôt en demandant un nouveau délai aux instances européennes pour réduire le déficit public. Plusieurs dizaines de députés socialistes réclament même un « choc de demande » ! Ce dévouement sans limite confirme la générosité de la France, prête à faire « ce qu’il faudra » pour sauver la zone euro. A condition bien sûr que les autres pays européens acceptent. Et que les investisseurs continuent de se ruer sur les obligations d’Etat françaises, comme ils l’ont fait la semaine dernière encore, les considérant comme des titres presque aussi sûrs que les obligations allemandes. A condition aussi que la Banque centrale européenne soit prête à prendre le relais, le jour où ces investisseurs seront tentés d’acheter d’autres obligations, italiennes ou espagnoles par exemple. A condition enfin que les Français se réjouissent de voir leur dette publique gonfler pour soutenir la croissance des autres. Le retour à la réalité risque d’être un choc pour la démocratie française.

Par Jean-Marc VITTORI

 

Fin de citation.

 

Merci, Monsieur Vittori, de nous éclairer avec autant de talent! J'aimerais bien en avoir autant!

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Published by Jacques Heurtault - dans Economie et budget
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:39

Je vous livre l'article paru dans Le Point au sujet du Rwanda. C'est la meilleure synthèse que je connaisse sur le sujet. Il nous apprend que tout n'est pas "blanc" ou "noir" ... Excusez moi pour ce jeu de mots!

 

Début de citation :

 

La France doit "regarder la vérité en face" sur le génocide rwandais. Ces mots d'une rare sévérité sont de Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères. Vingt ans après le génocide, qui a fait 800 000 morts, les plaies sont toujours vives au Rwanda. En témoigne la sortie peu diplomatique du président Paul Kagame, qui a accusé vendredi les soldats français d'avoir été "complices certes", mais aussi "acteurs" du massacre des populations tutsi entre avril et juillet 1994, provoquant une grave crise entre les deux pays.

Qu'est-il arrivé le 6 avril 1994 ? Pourquoi les Tutsi ont-ils été visés ? Et pourquoi la France se retrouve-t-elle sur le banc des accusés ? Retour sur l'histoire mouvementée du Rwanda.

La genèse d'un génocide :

Depuis son indépendance en 1962, le Rwanda vit au rythme des violences entre ses communautés hutu et tutsi. Bien que les deux parlent la même langue et cultivent les mêmes croyances, elles n'ont pas été traitées de la même manière par le colon allemand. Au début du XXe siècle, les Allemands considèrent les Tutsi comme supérieurs génétiquement aux Hutu. Des considérations reprises à leur compte par les Belges qui, lorsqu'ils héritent de la colonie après la Seconde Guerre mondiale, privilégient les Tutsi dans l'accès à l'école et à l'administration. Pourtant majoritaires, les Hutu se retrouvent relégués aux activités subalternes.

La donne change après l'indépendance. Composant 85 % de la population rwandaise, les Hutu s'emparent de fait du pouvoir et entament l'élimination de leurs compatriotes tutsi. Des milliers d'entre eux sont envoyés dans des camps tandis que les autres fuient dans les pays limitrophes. C'est en Ouganda qu'est créé en 1987 le Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion tutsi armée par Kampala. À sa tête, le futur président Paul Kagame. Trois ans plus tard, le FPR lance l'offensive sur Kigali.

Un scénario que la France, alliée du régime hutu du président Juvénal Habyarimana, voit d'un très mauvais oeil. Hors de question, à Paris, de laisser son espace d'influence francophone tomber entre les mains d'"étrangers" ougandais, qui plus est anglophones (la France n'hésitera d'ailleurs pas à évoquer un "complot anglo-saxon"). Peu importe si le président rwandais Habyarimana, à la tête du pays depuis 1973, dirige le pays d'une main de fer avec un parti unique basé sur une idéologie promouvant la supériorité hutu. Face à l'offensive rebelle tutsi, la France lance en 1990 l'opération Noroît, rappelle Le Nouvel Observateur. Paris envoie près de 4 000 de ses militaires au pays des Mille-Collines pour protéger les ressortissants européens. Il s'agit, en réalité, d'aider l'armée rwandaise dans sa lutte contre le FPR.

En parallèle, la France pousse le président Habyarimana à l'ouverture politique et à la réconciliation nationale. Ce dernier signe en août 1993 les accords d'Abusha, en Tanzanie, prévoyant un partage du pouvoir avec les Tutsi ainsi que le départ des troupes françaises. Une trahison aux yeux des extrémistes hutu, nombreux au sein de l'appareil d'État.

L'assassinat du président Habyarimana : l'étincelle

Le 6 avril 1994, le président rwandais Habyarimana rentre d'un sommet régional en Tanzanie, où il a accepté la mise en place des institutions de transition prévues par l'accord d'Abusha. Pour regagner le Rwanda, il utilise son jet personnel, un Falcon 50 offert par la France et piloté par un équipage français. À sa descente en direction de l'aéroport de Kigali, l'appareil est touché par deux missiles. Le Falcon présidentiel s'écrase, ne laissant aucun survivant.

Pour le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, saisi après une plainte déposée par la fille d'un des pilotes français, les tirs sont l'oeuvre de membres du FPR. En novembre 2006, il recommande des poursuites contre Kagame devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda pour sa "participation présumée" à l'attentat contre Habyarimana. Une théorie remise en cause en 2012 par son successeur, le juge Marc Trévidic, qui affirme que les missiles n'ont pu être tirés que de la colline de Kanombe, alors occupée par les Forces armées rwandaises. Toutefois, le magistrat se garde bien de déterminer l'identité des coupables.

Une chose est sûre, dès la nouvelle de l'accident, l'armée rwandaise et les redoutables milices hutu Interahamwe, proches du pouvoir, se déploient à Kigali. En un temps record, la capitale rwandaise est quadrillée. Le massacre peut commencer. Officiellement, il s'agit de venger le président disparu. Mais il apparaît par la suite que les violences ont été soigneusement préparées, des listes de victimes ayant même été établies au préalable par les autorités.

Méthodiquement, chaque maison, église ou école est fouillée de fond en comble. Sans distinction, des civils tutsi - y compris les femmes et les enfants - ainsi que des hutu modérés, favorables aux accords d'Abusha, sont déchiquetés à la machette. Des exactions favorisées par le discours de haine diffusé pendant des mois sur les ondes de la radio Milles-Collines, surnommée "Radio machette". Pendant ce temps, près de 90 % des soldats de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar) quittent le pays.

La France intervient

Le 8 avril, les forces françaises lancent l'opération Amaryllis : 500 parachutistes français sont déployés pour évacuer les ressortissants occidentaux, réfugiés dans l'ambassade de France de Kigali. La représentation française abrite également Agathe Habyarimana, la veuve du président assassiné, ainsi que des dignitaires extrémistes hutu, tous du voyage pour Paris. Étrangement, c'est dans cette même ambassade que se tiennent les premières rencontres du gouvernement intérimaire, dont les membres adhèrent tous au courant suprématiste Hutu Power. Trois semaines plus tard, affirme le Nouvel Observateur, deux des dirigeants les plus influents, Jérôme Bicamumpaka et Jean-Bosco Barayagwiza, sont reçus à Paris par le président Mitterrand en personne.

À l'époque, la France refuse de parler de "génocide", estimant que des massacres ont été commis des deux côtés. Il faudra attendre le 18 mai pour qu'Alain Juppé, alors chef de la diplomatie française, prononce pour la première fois le mot tabou. Cela n'empêche pas le gouvernement français d'accueillir à nouveau des responsables rwandais, cette fois des officiers en quête d'armes, en dépit de l'embargo décidé par l'ONU. Premier ministre à l'époque, Édouard Balladur assure aux journalistes Benoît Collombat et David Servenay* qu'aucune livraison "officielle" n'a été effectuée, mais n'écarte pas, en revanche, l'idée que d'autres canaux aient été utilisés.

Sous mandat de l'ONU, la France lance le 22 juin 1994 l'opération Turquoise, une mission officiellement à but humanitaire. Si l'intervention de quelque 2 500 soldats français permet de sauver des milliers de vies tutsi, elle n'empêche pas pour autant la poursuite des massacres. Avertie du risque de nouvelles tueries dans les collines de Bisesero, l'armée française attend trois jours avant d'agir. Il est déjà trop tard : près d'un millier de Tutsi sont déjà morts. Pour les rebelles du FPR, l'opération Turquoise a avant tout servi à exfiltrer vers le Zaïre voisin nombre de coupables hutu face à l'avancée des troupes rebelles. Le génocide rwandais prend officiellement fin le 5 juillet 1994, à la faveur de la prise de Kigali par les forces du FRP de Paul Kagame. En trois mois, 800 000 personnes, essentiellement des Tutsi, ont été massacrées.

Les résultats de l'enquête

En Belgique, l'ex-puissance coloniale, qui disposait au Rwanda d'un contingent de Casques bleus, la commission d'enquête du Sénat ne se défile pas. Elle établit en 1997 des responsabilités au sein de l'ONU, de la communauté internationale, des autorités et de l'armée rwandaises ainsi que des autorités politiques et militaires belges dans le génocide. D'après le rapport, les massacres ont été planifiés par des personnes proches des dirigeants rwandais de l'époque. Surtout, Bruxelles présente ses excuses à Kigali.

Ce n'est pas le cas de la France, qui, en 1998, est exonérée par une mission d'information parlementaire. Le rapport souligne en revanche "une erreur globale de stratégie" sur le Rwanda ainsi que des "dysfonctionnements institutionnels". Cela n'empêche pas, en 2005, des rescapés rwandais de porter plainte contre l'armée française pour "complicité de génocide", provoquant l'ouverture d'une information judiciaire à Paris. En outre, la France refuse toujours de déclassifier les documents "secret-défense" relatifs à la présence française au Rwanda.

Le premier procès lié au génocide s'est tenu en février à Paris et a abouti à la condamnation à 25 ans de prison de l'ancien capitaine rwandais Pascal Simbikangwa. Un verdict salué par le président Paul Kagame.

Les langues se délient

Vingt ans après le génocide, Guillaume Ancel, un ancien officier français engagé en 1994 au Rwanda, conteste le caractère officiellement "humanitaire", au moins à ses débuts, de l'opération Turquoise. "Je suis parti avec l'ordre d'opération de préparer un raid sur Kigali. Quand on fait un raid sur Kigali, c'est pour remettre au pouvoir le gouvernement qu'on soutient, pas pour aller créer une radio libre", affirme l'ancien officier de l'armée de terre sur la radio France Culture.

L'ex-militaire affirme avoir ensuite reçu, entre le 29 juin et le 1er juillet, un autre ordre, qui "était d'arrêter par la force l'avancée des soldats du FPR". Selon lui, la France aurait ensuite continué à soutenir le gouvernement génocidaire rwandais et son armée en rendant, vers la mi-juillet, "à ce qui restait des forces armées rwandaises les dizaines de milliers d'armes" que les militaires français avaient confisquées dans la zone humanitaire. "On a clairement été à l'origine d'une continuation des combats qui a duré pendant des années, qui a fait de nouveau des centaines de milliers de morts", souligne-t-il.

De son côté, l'ancien ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner refuse de croire que des "troupes françaises ont elles-mêmes assassiné à la main quelques Tutsi". Il se dit toutefois "sûr" que tout a été préparé avec le consentement "illicite, implicite" de l'armée française. Quant à Paul Quilès, qui a dirigé la mission d'information parlementaire sur le Rwanda, il qualifie d'"ignominieuses" les accusations portées par Paul Kagame contre la France. "Il faut revenir à l'histoire, souligne-t-il dans une interview à la radio RTL. La France a été le seul pays à cette époque à demander une intervention internationale." "De l'avis de l'Union africaine", l'opération française Turquoise "a sauvé au moins 15 000 Tutsi". Pour Paul Quilés, qui dénonce le "régime autoritaire" de Kigali, "Paul Kagame est actuellement en difficulté au plan international et il essaie de détourner l'attention".

En effet, le président rwandais est accusé, y compris par son proche allié américain, de profiter du sentiment de culpabilité de la communauté internationale sur le génocide pour déstabiliser l'est de la République démocratique du Congo ou d'assassiner des dissidents rwandais réfugiés en Afrique du Sud sans être véritablement inquiété.

* Benoît Collombat et David Servenay, auteurs de Au nom de la France. Guerres secrètes au Rwanda (éditions la Découverte, 2014).

 

Fin de citation.

 

L'article n'est pas signé nominativement. c'est dommage. Je pense que cela lui enlève de la crédibilité ...

La vraie vérité (sic!) sortira un jour ...

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Published by Jacques Heurtault - dans Politique extérieure
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:31

L'article que François Lenglet publie dans Le Point reflète si bien mon point de vue personnel que je ne vois guère d'autres solutions que de le publier dans son intégralité.

 

Début de citation :

 

 

Le redressement du pays n'est pas fini, a expliqué François Hollande au lendemain de la sanction électorale. Le président a raison. Le redressement n'est pas terminé, puisqu'il n'a tout simplement pas commencé. Lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir, les socialistes ont trouvé une France en croissance zéro, une dette qui galopait et un chômage au plus haut. Deux ans plus tard, la France est en croissance zéro, la dette galope et le chômage est à un niveau record. Les deux seules choses qui ont changé sont le niveau des impôts et la crédibilité de la parole politique. Le premier a sensiblement monté, la seconde a sensiblement baissé, avec la promesse d'inversion de la courbe du chômage démentie par les indicateurs qui s'égrènent mois après mois. Ça n'était d'ailleurs pas si facile de faire bouger l'un et l'autre, car la majorité précédente avait déjà bien travaillé sur les deux sujets.

Pour éviter ces travers, le président et son nouveau Premier ministre pourraient être tentés d'accélérer le rythme sans changer de politique. Ce serait se méprendre. Une mauvaise politique mise en place rapidement n'en devient pas bonne pour autant. Au contraire. C'est bien l'orientation initiale qu'il faut mettre en cause : le choc fiscal. D'ailleurs, pour augmenter les impôts, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a été rapide et efficace. La fiscalité est le seul domaine sur lequel les Français ont pu mesurer concrètement les résultats de l'action gouvernementale.

Et c'est le choix d'augmenter les impôts que paie aujourd'hui le gouvernement. Les millions de ménages qui ont subi le coup d'assommoir lui en veulent. Et personne ne comprend exactement où sont partis les 32 milliards de la plus forte hausse d'impôt depuis la guerre. Car elle n'est pas visible dans la réduction du trou budgétaire : le déficit 2013, après avoir été annoncé à 3 % du PIB, puis à 3,7 %, puis à 4,1 %, s'établit finalement à 4,3 %. On a rarement vu une telle glissade, alors que la conjoncture ne s'est pas détériorée.

Où est donc passé tout cet argent, alors que la situation économique du pays ne s'est pas améliorée ? Tout d'abord, dans les dépenses supplémentaires. Elles ont augmenté de 2 % en 2013, après un 3 % en 2012. Et le ralentissement de la hausse entre ces deux années n'est pas dû à la vertu soudaine, mais à la météo financière : les taux d'intérêt ont baissé, et la charge de la dette publique en a été réduite de près de 10 %. La dépense publique n'est donc en rien "stabilisée".

L'argent s'est ensuite volatilisé conformément aux prédictions d'Arthur Laffer, un économiste américain. Ce spécialiste de la fiscalité a expliqué naguère que le rendement de l'impôt décroît avec l'augmentation du taux de prélèvement. En clair, l'animal fiscal n'est pas plus bête qu'un autre. Lorsqu'il est malmené, il développe des comportements d'évitement. Travailler moins pour payer moins, ou travailler plus, mais au noir. Ou encore s'exiler à l'étranger. C'est exactement ce qui s'est passé chez nous. Laffer ne dit pas autre chose que les paysans et leur bon sens proverbial.

Si le choc fiscal n'a pas eu d'effet sur les comptes, il a en revanche fait chuter l'investissement et les perspectives du pays. La seule inversion de courbe réussie à ce jour est celle de la confiance des agents économiques, au plus bas. Alors, comment remettre le quinquennat d'équerre ? Il va falloir admettre s'être trompé. Baisser les impôts. Baisser en parallèle les dépenses publiques. Le tout dans une conjoncture hostile. Avec une légitimité politique fragile. Et zéro marge de manoeuvre.

Comment le nouveau Premier ministre pourra-t-il se tirer de cette tâche ardue, dans le calendrier serré qui lui est imposé ? La seule option est la confrontation européenne, pour réaménager une nouvelle fois la trajectoire budgétaire promise à Bruxelles. François Hollande l'a annoncé en filigrane lors de son intervention de lundi soir. Il va faire levier de la montée des populismes en Europe, à l'occasion des toutes prochaines élections, pour remettre en question la politique économique de la zone euro.

Il y a bien sûr quelque chose de désolant à voir tout nouveau gouvernement français depuis vingt ans prendre le Thalys de l'humiliation pour aller demander à Bruxelles l'éternel sursis des procrastinateurs. Cette fois-ci, pourtant, c'est différent. L'exaspération des Français dont témoignent les municipales, et dont témoigneront bientôt les européennes, exige des résultats concrets, après sept ans de crise et d'incurie gouvernementale. Nous sommes au dernier arrêt avant la catastrophe sociale. Si le sursis était pour une fois bien utilisé, pour préparer l'avenir, pour réformer, en somme, le jeu en vaudrait la chandelle. Si, en revanche, nous cédions à nouveau à la tentation de la ferblanterie habituelle - contrats aidés et subventions diverses -, ce nouveau gouvernement sera emporté par la prochaine secousse, et le président avec lui. Bonne chance, monsieur le Premier ministre.

 

Fin de citation.

 

Il tombe évidemment sous le sens qu'il ne faut surtout pas demander quelque report d'échéance que ce soit. Les déficits publics doivent, impérativement, être maitrisés quelqu'en soit le prix politique à payer ...

La toute première des mesures budgétaires à prendre, c'est le BLOCAGE, pur et simple de toutes les lignes de dépense à l'euro près comparativement à l'exercce budgétaire de 2013.

Nous savons, en effet, que, d'une manière purement mécanique, alors que l'on a prévu de maitriser les dépenses, celles-ci augmentent malgré tout d'environ ...5% par an! C'est complètement ahurissant mais c'est ainsi. Ce sont de telles dérives qui ont conduit le gouvernement Ayrault à affirmer que 15 milliards d'économies avaient été programmées pour 2014 comparativement à 2013 alors qu'il s'agissait, en fait, d'une limitation des hausses  de 5 milliards comparativement aux 20 milliards de hausses automatiques (soit 20 - 15 = 5!).

Bien entendu, là où de véritables baisses des dépenses ont été programmées, il faut qu'elles soient MAINTENUES (maintenu = "tenu en mains"!), strictement ...

Une telle politique doit être, ensuite, appliquée plusieurs années de suite, STRICTEMENT, quelle que soit la longueur des cortèges (selon la célèbre formule de Raymond Barre).

 

Pour Manuel Valls et son gouvernement, le choix de la stratégie est clair : ne rien céder sur rien! Ne témoigner d'aucune faiblesse d'aucune sorte vis à vis de qui que ce soit pour quelques raisons que ce soit ...

S'il faiblit, inexorablement, il reculera ...

S'il recule, inévitablement, il cédera ...

S'il cède, inévitablement, il capitulera ...

Et s'il capitule, il y aura dissolution et la "majorité" deviendra "minorité" avec un maximum de cinquante députés ... Je ne ferai rien pour contribuer, si peu que ce soit, à l'évitement d'une telle catastrophe!

 

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Published by Jacques Heurtault - dans Economie et budget
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:23

 

J'ai dit, j'ai écrit, j'ai redit, j'ai réécrit que, POUR PROTESTER contre la situation politique que, à l'instar de millions d'autres personnes en France, je subis à mon corps défendant, désormais, je voterai Front National ou Rassemblement Bleu Marine ...

 

A l'évidence, cette prise de position soulève, parmi mes lecteurs, parmi mes amis - y compris des amis de très longue date (45 ans!) - , voire au sein même de ma famille (au sens large comme au sens restreint ...) une TOTALE incompréhension ...

 

Comme les échanges, aussi bien sur le blog qu'à l'extérieur de celui-ci, prennent souvent un caractère houleux voire franchement désagréable pour ne pas dire agressif, j'en déduis qu'une mise au point s'impose naturellement ...

 

Ceux et celles qui me connaissent bien, soit au travers de mes écrits, soit dans la "vraie vie" (curieuse expression que cette "vraie vie", comme si ma vie sur Internet en général et sur mon blog en particulier ne faisait pas partie de ma vie; comme si il y avait ma vraie vie d'une part et une "fausse vie" d'autre part ...) ne peuvent douter un seul instant que je ne me suis jamais reconnu dans les prises de positions émanant de personnes ou de groupes fascisants et folâtrant avec les idées dites "d'extrême-droite" ...

 

Depuis toujours, je combats le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, l'homophobie et quantité d'autres "idées" répugnantes dont la liste serait bien trop longue à établir ici.

 

Je n'ai pas changé! Notez bien que je ne dis pas que je ne changerai pas ...

 

Il se trouve simplement que je suis, ainsi que déjà dit, confronté à une situation pour le moins peu banale : j'ai soutenu, par mon expression publique et par mes votes, l'actuelle équipe politique qui gouverne le pays. C'est un fait et, comme l'ont écrit plusieurs personnages illustres qui ont laissé quelques traces dans l'Histoire, "un fait est un fait et les faits sont têtus" ...

Je pense - peut-être ai-je tort de le penser mais je le pense quand même - avoir été trahi par cette équipe qui, selon moi, n'est, de toute évidence, pas du tout en adéquation avec les attentes du pays.

 

Parmi les reproches que je peux leur faire, j'en vois principalement deux sur lesquels je veux m'arrêter quelques instants.

1. Ils ne connaissent pas la tragique réalité du pays et n'ont pas conscience de la gravité de la situation REELLE.

2. Ils ont des idées fixes dans la tête et ont un projet pour le pays qui, en réalité, n'est pas le mien.

Il convient de noter que sur le premier grief, je suis plutôt sympa avec eux car je dis qu'ils ne voient pas clair ce qui suppose qu'ils sont de bonne foi et qu'il suffit donc, dans un premier temps, de leur ouvrir les yeux.

Pareillement, sur le second grief, je suis encore plus sympa car je m'attribue les torts ... Après tout, ils n'ont pas menti et ils font ce qu'ils ont dit qu'ils feraient!

 

Les choses ont sérieusement commencé à se gâter avec cette vraie saloperie que l'on a appelé "Mariage pour tous" ...

 

Au début, à l'ouverture du débat public, je me suis clairement exprimé CONTRE les prises de position des hiérarchies religieuses du pays, lesquelles étaient toutes hostiles à ce mariage pour les personnes de même sexe. La lecture de mon blog peut témoigner de cela. Je ne comprenais pas que les religions puissent se mêler de ce sujet sociétal n'ayant aucune incidence sur la pratique religieuse de tout un chacun.

On ne va pas refaire tout le débat ...

 

Il y a, par contre, une incidente qui est venu bouleverser la "donne" ...

Des centaines de milliers de personnes ont dit, redit, lors de manifestations de masse nombreuses et puissantes, qu'elles étaient hostiles à ce projet.

Dans le même temps, des parlementaires ont proposé une sorte de "compromis historique" qui disait, en substance, que l'on pouvait envisager une évolution transitoire : le contrat d'union civile, c'est à dire un PACS amélioré notamment sur la transmission patrimoniale.

Nos dirigeants ont, SCIEMMENT, refusé toute idée de compromis.

 

C'est à ce moment précis que j'ai pris conscience que nos dirigeants n'avaient de "social-démocrates" que l'habillage extérieur mais qu'ils étaient, en réalité, à l'intérieur, les incorrigibles dogmatiques que les Socialistes français ont toujours été (bien plus que leurs alliés de naguère, les Communistes français!).

 

Là, j'ai dit "Stop! ... Il va falloir se montrer vigilant. On ne peut laisser des dogmatiques gouverner un pays. C'est beaucoup trop dangereux!"

 

Nos dogmatiques ont fait, dans un autre domaine particulièrement sensible - le chômage - la preuve de la pemanence de ce comportement dogmatique.

Clairement, nos Socialistes français pensent que l'emploi est une variable d'ajustement ... Ils nous répètent, à l'envi, qu'il faut faire redémarrer l'économie et que, par conséquent, le chômage diminuera. De toute évidence, "l'emploi pour tous" ne les taraude pas autant que "le mariage pour tous". Pourtant, le mariage pour tous n'intéresse que quelques milliers voire quelques dizaines de milliers de personnes alors que l'emploi intéresse, lui, des dizaines de millions de personnes.

 

Et le Front national dans tout ça? Quel rapport? On ne voit pas ...

 

Il y en a pourtant un!

 

C'est la thématique de la PROTESTATION!

 

Avec ceux qui nous dirigent, nous avons affaire à des "autistes", c'est à dire à des gens qui, bien que de bonne foi, n'entendent pas le Peuple. La raison en est simple : ils ne sont pas, eux-mêmes, issus du Vrai Peuple! Combien d'entre eux ont, par exemple, connu, pour eux-mêmes ou pour leur très proche famille, le chômage? AUCUN! ABSOLUMENT AUCUN!

Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, qu'ils ne comprennent pas le drame du chômage!

Moi, j'ai, personnellement, connu le chômage, pendant de très nombreux mois. Et, professionnellement, en tant que salarié de Pôle Emploi, j'en ai fait mon métier ... JE SAIS DE QUOI JE PARLE!

 

Jadis, il y a de cela 40 ans et plus, la France avait à sa disposition un parti politique dont la vraie mission historique était de capter la protestation populaire. D'un côté, la droite plus ou moins conservatrice, plus ou moins libérale, plus ou moins ouverte sur le monde, gérait le pays. De l'autre, le Parti Communiste gérait le mouvement populaire et son inévitable protestation ... Le système fonctionnait. Les maires, notamment, étaient la caisse de résonnance de cette protestation. Ils n'avaient, de droite comme de gauche, que très peu de vrais pouvoirs. Mais le vrai pouvoir savait entendre les grondements et "lâchait du mou" en conséquence...

 

Aujourd'hui, la protestation n'a plus le Parti Communiste mais elle a le Front National...

 

JE VAIS, DESORMAIS, ME SERVIR DE MON BULLETIN DE VOTE POUR EMETTRE MA PROTESTATION!

ET, DONC, JE VAIS VOTER EN CONSEQUENCE JUSQU'A CE QUE JE SOIS ENTENDU PAR CEUX QUE J'AI, NAGUERE, SOUTENU!

 

JE ME DIS QU'ILS FINIRONT BIEN PAR M'ENTENDRE!

 

BIEN EVIDEMMENT, SI CA NE SUFFIT PAS ET QU'IL FAUT DESCENDRE DANS LA RUE ET PRENDRE UN MEGAPHONE, EH BIEN!, JE LE FERAI ...

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Published by Jacques Heurtault - dans Cohésion sociale
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Profil

  • Jacques Heurtault
  • J'ai 64 ans. J'étais agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • J'ai 64 ans. J'étais agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.

Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

 

Comme vous, j'ai besoin d'air!

Comme vous, j'ai des choses à dire.


Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.


Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

 

Recherche

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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