Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 15:36
J'ai trouvé cette contribution, très synthétique, sur le forum du quotidien "Les Echos". Je vous la livre ainsi que ma réponse, brève (à quoi bon redire quand les choses sont bien dites).
 
Début de citation :
"Faut-il sauver "le modèle social français "?

Un modèle social ne peut subsister que sur une zone économique délimitée. L'importance des échanges européens conduit naturellement à aller vers une certaine harmonisation... qui a été évitée par les Etats comme par la Commission. Les Etats défenseurs des "avantages acquis" et la Commission uniquement préoccupée de déréglementation et de libre-échangisme mondialiste.

La construction européenne était l'occasion de mettre sur pied un modèle social européen. Occasion manquée. Il est de plus en plus difficile, avec de plus en plus de pays dans des situations économiques très différentes les uns des autres de faire une telle mise en place.

Etant donné le peu de réalité des frontières autour de l'Europe (de moins en moins de droits de douane, de quotas, et pas de taxes de compensation sociale), c'est plutôt le cadre du mondialisme qui fixe, de fait, le modèle qui se répand : le moins-disant social.

Si "sauver le modèle social français" est le perpétuer, c'est passéiste et illusoire. Si "sauver ce modèle" est le faire évoluer pour éviter qu'il ne s'écroule de lui-même, c'est déjà bien tard pour agir". Fin de citation.

Voici ma réponse :

"Oui, c'est déjà bien tard ... mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour même et il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais ...
Toute une philosophie à laquelle je crois comprendre que vous pourriez adhérer si les conditions politiques étaient réunies!". Fin de citation.

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 15:19

Je ne vais pas me poser en donneur de leçon. Juste un réglage de base!

1. La relation qui lie le client (notez bien : le client, pas l'usager!) est une relation entre lui et une entreprise. Laquelle entreprise a reçu (ou aurait du recevoir ...) une délégation de service public de la part des ... pouvoirs publics.

2. Si le délégataire n'est pas capable, quelle qu'en soit la cause, d'exécuter son contrat de délégation, il incombe à l'autre partie contractante (les pouvoirs publics) de faire appliquer les pénalités prévues au contrat de délégation (ce qui suppose que lesdits pouvoirs publics aient eu la jugeote de les prévoir, ce qui n'est pas sûr).

3. Prévoir une loi réglementant le fonctionnement des "services publics", c'est vouloir s'immiscer dans la relation, au sein de l'entreprise ayant reçu délégation, entre la Direction (autrement dit "l'employeur" ou son "représentant") et le personnel (éventuellement représenté par des syndicats, des élus, siègeant de plein droit au sein de structures qu'il serait inutilement suicidaire de vouloir remettre en cause : un problème à la fois).

4. Si l'entreprise délégataire n'est pas capable de respecter son contrat de délégation de service public qui la lie aux pouvoirs publics, il convient d'en tirer les conséquences : paiement des pénalités prévues.

5. Si ladite entreprise n'a pas les moyens de payer les pénalités prévues, on procède à la mise en vente de l'entreprise (au plus offrant, avec reprise des contrats existants) et les pouvoirs publics se font payer les pénalités avec le produit de la vente.

6. L'entreprise se trouve donc, de facto, PRIVATISEE car elle n'a pas été capable d'assurer l'exécution de son contrat.
Vous retrouverez cet article sur le forum des Echos, journal que je vous invite à lire aussi souvent que possible : il coûte plus cher que "Métro", il faut plus de "20 minutes" pour le lire mais ça vaut le coup!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Transports
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 10:40
J'ai trouvé ce "post" sur le forum des Echos. Je vous le livre ainsi que ma réponse.
Début de citation :
"Faut-il contrôler les chômeurs ?

A propos de votre article du 19 avril : « le tabou de la réforme du contrôle des chômeurs » …

Il en est du chômage comme, peut-être, de la prison, on ne devrait en parler que quand on l’a vécu.

J’étais cadre dirigeant et salarié dans une entreprise de services. La société qui était en parfaite santé a été vendue par son actionnaire fin 2003, et toute l’équipe de direction a été remerciée dans les 15 jours (classique du genre…)

Agé de 50 ans, reconnu par mes pairs, et ayant fait jusque là une brillante carrière (sans exagérer…) le ciel m’est tombé sur la tête.

Le ciel et le reste : toutes les charges qui continuent à courir, le divorce et toutes ses conséquences…

Bref, atterrissage dans la case ASSEDIC dans un état totalement groggy. Alors ce jour là, moi qui voyais cet organisme comme un réservoir à fainéants professionnels, j’ai béni les dieux qu’il veuille bien me recueillir et m’aider à me réanimer.

Ici commence donc la quête d’un nouvelle occupation : le réseau d’abord qui bizarrement ne vous connaît presque plus, et puis la courses aux annonces.

Je ne sais quantifier le nombre d’offres auxquelles j’ai répondu, j’ai tout essayé, mais je n’ai jamais reçu une seule proposition d’entretien.

J’ai pourtant postulé dans des secteurs différents du mien dès lors que mes compétences correspondaient à la recherche, j’ai postulé dans plusieurs régions françaises et aussi à l’étranger, j’ai postulé pour des salaires quatre fois inférieurs au mien, je ne me suis jamais accroché à mes ex prérogatives, mais pas la moindre réaction.

Je me suis bien sûr aussi inscrit sur tous les sites internet possibles, pas plus de résultat, aucun contact, refus de tout commentaire au téléphone.

Et à ce jour j’en suis toujours au même point. Alors bien sûr j’ai voulu savoir pourquoi. J’ai fini par « faire parler » quelques DRH à propos de mon cas, leur réponse, même dite à voix basse est claire et unanime : à 50 ans oubliez tout espoir de retrouver un job salarié.

Alors voilà . Je me reconnais dans les 10% de votre article qui coûtent 30% des ressources ASSEDIC, et croyez moi bien cela ne me complexe en aucun cas. Personne ne s’est posé de questions lorsque je cotisais, lorsque je réglais mes « primes d’assurance ». Alors, que l’assurance m’indemnise aujourd’hui selon les termes du contrat passé me semble tout à fait légitime.

Un point positif dans tout cela : je ne parlerai plus bêtement et idiotement de la condition de chômeur comme je le faisais auparavant, comme le font ceux qui n’y sont pas passés, car je l’aurai vécue.

Si les caisses des ASSEDIC sont mal en point ce n'est parce que les chômeurs coûtent individuellement trop cher, c'est tout bêtement parcequ'il y en a trop. S'il y en a trop c'est parce que les carcans règlementaires concernant le travail sont hallucinants dans ce pays . Je sais de quoi je parle, j'ai entre autres choses dirigé un établissement de production de 700 personnes, et durant cette aventure je passais le plus clair de mon temps à gérer des problèmes RH plutôt qu'à améliorer mes résultats opérationnels.
De grâce n'accablez pas davantage les victimes. Il y a sûrement quelques tricheurs, mais sûrement pas beaucoup.
Et puis, lorsqu'on découvre dans la presse d'aujourd'hui, que Monsieur Daniel BERNARD, ex pdg de Carrefour, va percevoir 34 millions d'euros après s'être fait débarquer pour insuffisance de résultats, je vous pose la question : qui sont les vrais pilleurs dans cette société ?" Fin de citation.

Voici ma réponse sur le même forum.

"La description de votre parcours professionnel me conduit à réagir dans le sens que vous dites.
Oui, il y a trop de chômeurs dans ce pays!
Oui, le pays étouffe sous une invraisemblable chappe administrative qui provoque une authentique dilapidation de ressources qui seraient mieux employées ailleurs, dans l'investissement industriel notamment.
Oui, quand on occupe un poste de responsabilité comme cela a été votre cas, il faut se faire à l'idée que l'on a bien peu de chances de retrouver un emploi équivalent, voire même simplement salarié (l'employeur a bien trop peur que vous lui preniez, à terme, sa place).
Oui, il faut donc se prémunir contre ce risque avec un "golden parachute".
Oui, dès que l'on entre dans une entreprise, il faut songer, à la signature, au contenu du contrat et à la perspective d'un départ non-souhaité, tout comme on doit songer au divorce quand on signe son contrat de mariage.
Dites-le à vos enfants, petits enfants ...
C'est un agent de l'Anpe qui vous donne ces conseils ..."

 Fin de citation.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 09:13

Oui, évidemment! Le travail est en cours au niveau gouvernemental.Cela devenait urgent : il a tout simplement (quasiment)TRIPLE de volume en 25 ans! Incroyable, Non? C'est pourtant vrai.
Pour faire les choses correctement, il faut, dans un premier temps, recodifier tous les textes qui ne le sont pas encore ou qui le sont mal. Une telle opération ne peut se faire qu'à DROIT CONSTANT (on ne profite pas d'un nécéssaire travail de remise en ordre pour, subrepticement, changer les règles).
Ensuite, il faut expurger de ce code tout ce qui n'a strictement rien à y faire. Cela touche, essentiellement, la partie règlementaire; mais aussi la partie législative. Un exemple : c'est le code du travail qui définit les HUIT catégories de demandeurs d'emploi (vous avez bien lu : HUIT!). Est-ce bien le travail du législateur que de s'occuper de ça? Idem pour des sanctions PENALES qui s'y trouvent (mais, oui!) alors que nous avons un CODE PENAL ...Une vraie pagaille!
Enfin, et c'est là que le problème devient très politique, il faut apporter des modifications en changeant la règle, ce qui suppose une intervention du Parlement, lequel, imperturbable, doit faire son TRAVAIL sans s'occuper de la longueur des cortèges dans les rues. Nous sommes en démocratie; il y a souvent des élections : c'est à ce moment là que les citoyens (c'est à dire ceux qui ont le droit de voter)doivent se prononcer.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Jeudi 5 janvier 2006 4 05 /01 /Jan /2006 21:59

Jacques Chirac lit-il mon blog?

Il faut croire que oui ...

Il vient de proposer la mise en chantier d'une réforme de la méthode de calcul des charges patronales  pour la part de celles-ci qui finance la protection sociale (hors retraites).

On parle désormais, dans les très hautes sphères de l'Exécutif et du Gouvernement, de moduler les charges patronales selon la valeur ajoutée.

Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre : vous trouverez, sur ce blog, deux contributions en date du 30 Octobre et du 1er Novembre intitulées "TVA sociale et CSG-entreprises" qui tentent de décortiquer le problème. Dès le mois de Décembre 1992, j'ai rédigé une étude portant, notamment, sur le sujet. Je ne vais quand même pas bouder mon plaisir!

Je me permettrai juste deux ou trois petites observations.

Le Président de la République souligne avec raison que "Dès les années 1990, notre pays a franchi une étape capitale de la réforme de la protection sociale avec la CSG." En effet, Michel Rocard en est le père, contre la volonté des "archéo" de son propre parti. A l'époque, un certain Jacques Chirac vitupérait contre cet "impôt nouveau". Jacques Chirac nous prouve qu'il n'est pas un imbécile car tout le monde sait qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis. On ne va pas lui jeter la pierre ...

Le Président nous propose d'explorer la piste de la "TVA sociale". Dont acte. A mon avis, l'exploration va être vite terminée car diminuer les charges patronales et compenser la perte par une hausse de la TVA est politiquement intenable, surtout dans le contexte pré-électoral actuel.

Le plus sage serait sans doute de mettre au point un système pour se prémunir des dérapages ultérieurs, tellement tentant qu'ils seront inévitables, du moins sans ces "crampons anti-dérapage".

Pourquoi pas une disposition prévoyant que la future "CSG-entreprise" ne puisse en aucun cas avoir un taux supérieur au taux de la "CSG-personnes physiques" (que, soit dit en passant, il va falloir, un jour ou l'autre uniformiser)? Ou bien une disposition prévoyant que la "CSG-entreprise" ne puisse en aucun cas être supérieure à l'actuel application "charges sociales patronales en vigueur (hors retraites)?

Affaire à suivre ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 22:19

Il s'agit des dépenses effectuées par les grandes entreprises dans la recherche industrielle. Ces données sont extraites des Echos du 4 Janvier et données en millions d'Euros.

Etats Unis                123 595

Japon                         71 655

Europe                     113 497

dont Allemagne          38 589

        France               19 645

        Royaume Uni     15 613

        Suisse                11 149

        Pays Bas             8 272

        Suède                 5 844 

        Finlande              4 627

        Italie                   4 388

        Danemark           1 685

        Belgique              1 259 

        Espagne                 912

Ces chiffres "parlent", d'eux mêmes ...

Le Danemark (4 milliond d'habitants) fait le double de l'Espagne (40 millions d'habitants).

L'Italie (60 millions d'habitants) fait jeu égal avec la Finlande (5 millions d'habitants).

La France a des ressources à venir car l'investisement industriel est porteur de développement futur.

Comparativement aux Etats Unis et au Japon, l'Europe est à la traine avec ses 500 millions d'habitants (1,5 fois les Etats Unis, 4 fois le Japon) avec, seulement le 1/3 du total.

Je rapporte volontairement à la population car la recherche industrielle a son origine dans le potentiel "intellectuel" de la zone concernée.   

            

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Données chiffrées utiles
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 20:32

Le Conseil Constitutionnel vient de rendre deux décisons relatives à l'impôt qui font l'objet d'un commentaire avisé de la part de Michel Taly, ancien directeur de la législation fiscale au Ministère des Finances et actuel co-président de la commission "Modernisation fiscale" de l'Institut de l'entreprise dans Les Echos de ce jour.

Il en ressort que

1. Les lois à visée rétroactive dont l'objet est de contrer une décision de justice sont anticonstitutionnelles. En clair, les routiers, bénéficiaires d'une décision de justice favorable sur la question de la TVA sur les péages d'autoroute ont gagné. Ils pourront obtenir que l'Etat leur rembourse la TVA qu'ils ont payé. Ce n'est que justice : c'est à l'Etat de mettre de l'ordre dans ses papiers et il doit cesser de vouloir se rattraper par je ne sais quelle loi tordue conçue pour lui éviter d'avoir à rembourser une somme rondelette (1 milliard d'euros, si je ne m'abuse; à vérifier).

2. Les lois inintelligibles au commun des citoyens, lorsqu'elles traitent de l'impôt sont anticonstitutionnelles. Ce n'est que justice. Si les citoyens ne comprennent pas comment est calculé leur impôt, comment peut-on espérer qu'ils adhèrent à la nécessité de cet impôt?

3. L'impôt ne peut avoir un caractère confiscatoire. Tant pis pour le fisc. Le bouclier fiscal visant à plafonner le prélèvement au regard des revenus est donc constitutionnel. J'y vois un pas vers la logique de la "flat tax" à laquelle j'adhère personnellement.

Là encore, il faudra y revenir! 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /Jan /2006 21:47

Chers lecteurs,

N'étant pas parvenu à supprimer le surlignage parasite qui affectait cet article,je l'ai purement et simplement réécrit avec le même intitulé.

Toutefois, cet article étant accompagné de plusieurs commentaires que je ne veux en aucun cas faire disparaitre, je maintiens ceux-ci. ci-dessous.

Vous ferez sans trop de peine le rapprochement.

Veuillez accepter mes excuses. 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 21:26

Philanthrope, je n'imagine pas même une seconde de pouvoir souhaiter une mauvaise année à qui que ce soit.

Même pas aux personnages politiques qui me font vomir (Le Pen, Mégret ...); pas davantage à ceux qui me font sourire (Besancenot, Laguiller ...) ...

La raison en est toute simple : je suis intimement convaincu que ces voeux de bonne et heureuse année ne servent tout simplement à RIEN. Ils n'ont pas la plus petite influence sur le cours des évênements.

Pour autant, il y a des gens, apparemment très nombreux, qui pensent le contraire. Cela ne fera jamais qu'une fois de plus que je suis "politiquement minoritaire" ... A la longue, on s'y fait!

Mais charité bien ordonnée commence toujours par soi-même, dit le proverbe.

Je vais donc avoir l'incroyable outrecuidance de souhaiter que quelques unes de mes idées soient partagées aussi bien par la Droite républicaine que par la Gauche de gouvernement. Autrement dit, la synthèse des synthèses. Plus fort qu'au Mans!

L'année prochaine, je souhaiterai que le débat du second tour de la présidentielle se fasse entre deux partisans du OUI à la Constitution européenne, l'un de la Droite républicaine, l'autre de la Gauche de gouvernement. Je me sentirai rassuré.

D'autant plus rassuré que je sens poindre des calculs infects :

1. Pourvu que Le Pen soit présent au second tour face à Sarkosy ou de Villepin comme ça, c'est dans la poche pour la Droite républicaine.

2. Pourvu que Le Pen soit présent au second tour face à Jospin, Fabius ou Ségolène Royal comme ça, c'est dans la poche pour la Gauche de gouvernement.

Eh bien, NON! Si je n'ai droit qu'à un seul voeu, que ce soit celui-là : Une vraie confrontation entre deux grands courants de pensée, également raisonnables, soucieux du BIEN COMMUN ... 

Mais, pour cela, il faut que j'attende 2007 et que je continue à travailler mes Propositions Audacieuses afin de leur donner une cohérence d'ensemble "visible".

Allez! Au boulot ...  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
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Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /Déc /2005 18:39

Les décrets viennent de paraitre : la Caisse de retraite de la RATP va voir le jour. Bonne nouvelle! Il n'y en avait donc pas ...

N'allez surtout pas en conclure que les agents de la RATP n'avaient aucun système de retraite. Non! Pour eux, la situation était la même que pour nos fonctionnaires d'Etat. Pas de caisse de retraite, pas d'organisme encaissant des cotisations et versant des pensions. Donc, pas de comptabilité propre permettant de gérer, de faire apparaitre d'éventuels déficits, d'éventuelles nécessités d'ajuster les cotisations en regard des perspectives de paiement à venir des pensions etc ...

Comment cela pouvait-il fonctionner? Tout simplement par la garantie de versement de cotisations représentant un certain pourcentage du salaire pendant la carrière avec, à l'issue, la garantie d'un versement d'un certain pourcentage du dernier salaire ...

Et arrive, évidemment, ce qui doit arriver. L'espérance de vie augmentant chez les agents de la RATP comme chez tout le monde, les effectifs n'évoluant pas obligatoirement dans la même proportion, le déséquilibre s'installe.

Au début, rien de grave, surtout si la pyramide des ages propre à l'entreprise (la RATP EST une entreprise, qu'on se le dise!) permet de trouver, au jour le jour (là, j'exagère un peu ... disons, au mois le mois) l'argent nécessaire au paiement des pensions, quitte à emprunter sur le long terme pour faire face à des échéances à court terme (ce qu'il ne faut JAMAIS faire quand il s'agit de dépenses courantes).

Qu'en pensent les syndicats de l'entreprise RATP? La CGT est contre. Normal, direz-vous. La CGT est toujours contre! Ce en quoi vous faites une grossière erreur d'analyse. A la RATP, la CGT co-gère l'entreprise, main dans la main avec les Présidents successifs (aujourd'hui Anne-Marie Idrac). Rien d'étonnant quand, aux élections professionnelles, la CGT fait environ 48% des voix.

Le système ancien était, il faut le dire et le reconnaître, AVANTAGEUX pour le personnel. Il reposait sur une règle simple : cotisations garanties ET pensions garanties. C'est ce que tout le monde veut ...mais ce n'est, hélas, pas possible si, conjointement, on réduit la durée de cotisations (donc le volume des rentrées) et si l'espérance de vie augmente (et avec elle, le volume des sorties d'argent). Si nous étions le Premier Avril, on pourrait suggérer de tuer les retraités de la RATP ... trêve de très mauvaise plaisanterie.

Pour le coup, il faut donc mettre en place un Conseil d'Administration de la Caisse. La CGT étant contre, elle doit refuser de siéger ... Vous avez évidemment tout faux (faut-il faire un dessin?). On peut nommer les membres représentant le personnel. La CGT est "contre". Les autres syndicats sont "pour". Normal, la CGT "pèse" 48%, elle veut donc 48% des sièges. Il y aura donc des élections, à la proportionnelle avec la règle de la plus forte moyenne (car ce système avantage les listes majoritaires).

Ce Conseil d'Administration sera paritaire (50% d'élus du personnel, 50% nommés par la Direction pour la représenter). Le Président sera nommé en Conseil des Ministres et aura voix prépondérante en cas de partage.

Tout bien pesé, ce compromis est un bon compromis. La CGT peut être satisfaite. Les citoyens de ce pays qui suivent de près ces questions peuvent aussi être satisfaits : on va enfin commencer à mettre en oeuvre, concrètement, les réformes qui s'imposent depuis si longtemps et dont Michel Rocard disait qu'il y avait de quoi faire sauter plusieurs gouvernements.

Affaire à suivre ...        

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Retraites
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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /Déc /2005 16:12

Interessant, le numéro de ce jour du quotidien "Les Echos"!

On y apprend que FO ne signe pas parce que, nous dit le secrétaire général de cette organisation, "les engagements pris par le Médef n'ont pas été tenus". Il est vrai que FO a demandé, au cours de la négociation, que l'outrageante précarité du travail dont abusent les entreprises soit légitimement sanctionnée par une majoration des cotisations "employeurs". FO n'a pas, semble-t-il, obtenu satisfaction.

C'est tout à fait regrettable et la décision de ce syndicat est donc logique.

Dans le même numéro, Jean-François Roubaud, Président de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises, nous explique pourquoi son organisation signe, malgré la légère hausse de cotisation (0,04%). Il n'y va pas par quatre chemins : ne pas signer, c'était créer les conditions d'une étatisation du régime en attendant la fusion de l'Anpe et de l'Unedic. Voilà une affirmation qui a le mérite de la clarté et, selon toute vraisemblance, celui de la vérité.

Et s'il s'agissait d'autre chose? Pourquoi pas? 

Ce n'est qu'une hypothèse mais mon flair me conduit à émettre une autre hypothèse.

FO voulait reconquérir la Présidence de l'Unedic mais le Medef n'en voyait pas l'intérêt. Donc FO menace de ne pas signer. Il est bien établi que cette organisation n'est pas spécialement implantée dans le secteur privé mais, plus que d'autres, dans le secteur public, lequel n'est pas concerné par le chômage. Comme un tel argument n'est évidemment pas dicible sur la place publique, "on" invente une autre explication, c'est à dire celle de la majoration des cotisations pour le travail précaire.

J'ai une assez grande habitude des tractations de coulisse pour croire à la validité de mon hypothèse.

Maintenant, la balle, comme on dit, est dans le camp du Gouvernement. Aucun texte légal ne l'oblige à prendre les décrets et arrêtés nécessaire à "l'extension" de cette "convention collective".

Vous pourrez lire (ou relire) ce que j'ai déjà écrit sur ce sujet. Voyez, pour cela, les rubriques "Allocations", "Cohésion sociale", "Droit du travail" notamment.

Affaire à suivre, car les négociations vont reprendre en Janvier 2006, libérées des contraintes du calendrier.

Vous verrez donc d'autres "post" sur le sujet...    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Allocations
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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /Déc /2005 11:35

Alain Lambert, sur son blog (voyez le lien dans la rubrique "Allez-y", colonne de droite) a rappelé qu'il était parfaitement possible de maitriser les dépenses publiques. Il a cité l'exemple de la ville d'Alençon dont il a entrepris et réussi le redressement financier. Ceci m'a amené à faire un commentaire se rapportant à la ville de Nogent sur Marne dont je suis élu municipal. Je vous en livre, ci-dessous, la teneur.

Par Jacques Heurtault, le mercredi 28 décembre 2005 à 23:44

Hélas!
Dans ma bonne ville de Nogent sur Marne (Val de Marne), le maire, élu en 2001, n'a rien de trouvé de mieux à faire que
1. vider la réserve (modeste mais néanmoins réelle) qu'il a trouvé en arrivant
2. augmenter les impôts locaux de 17% en disant qu'il ne fallait pas avoir peur de l'avenir
3. embaucher plusieurs dizaines de personnes dont l'ancien candidat socialiste aux cantonnales (Edouard Staïano) qui avait, en sous-main, appelé à voter pour lui pour régler des comptes avec sa famille politique qui lui avait refusé la tête de la liste de gauche
4. augmenter une DEUXIEME FOIS les impôts locaux de 25%
5. doubler l'endettement courant de la ville
6. engager 40 000 euros de frais pour une étude auprès de Ernst et Young dont on attend encore les résultats pourtant disponibles depuis Mars 2004 (je dis bien 2004!), impubliables tellement ils sont calamiteux (Ernst et Young est un cabinet particulièrement sérieux)
Et, comme il faut bien expliquer tout ça aux nogentais qui ne sont quand même pas stupides, il n'a rien trouvé de mieux que de répéter, aux frais des contribuables, que ... c'était la faute de l'ancien maire, Estelle Debaecker, qui avait laissé derrière elle des contentieux ...
En fait de contentieux, à ce jour, AUCUN n'a été réglé! Ce qui veut dire que les impôts peuvent à nouveau augmenter ...
Quand vous saurez que le plus important des contentieux a été provoqué par le maire ... en place, vous en concluerez, comme moi, que nous avons affaire à un ... mégalomane comme il en existe beaucoup parmi les élus, notamment locaux.
Tout cela mériterait de plus amples développements mais la philosophie générale est là, pour le malheur des nogentais.
Alain Lambert a raison de dire que ce genre de dérapage n'a rien à voir avec l'appartenance à tel ou tel parti. L'actuel maire de Nogent est membre de l'UMP!
Pour ma part, je suis élu sur la liste d'Estelle Debaecker.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /Déc /2005 10:02

J'ai sous les yeux un tract syndical diffusé sur mon lieu de travail. J'en suis tout simplement "baba"! Il m'en faut, heureusement, un peu plus pour tomber à la renverse... Mais, tout de même!

Lisez plutôt.

Début de citation.

"Nous soutenons les revendications des associations de chômeurs :

- Libre choix de son emploi et de sa formation

- Abrogation des lois et décrets organisant le travail obligatoire à n'importe quel prix et à n'importe quelles conditions, ainsi que le contrôle/sanction des chômeurs

- Indemnisation inconditionnelle de toutes les formes de chômage et de précarité par la garantie d'une allocation individuelle au minimum égale au SMIC mensuel

- Revalorisation immédiate de toutes les allocations

- Présence des chômeurs et précaires partout où se décide leur sort

- Egalité et continuité des droits quel que soit l'organisme payeur"

Fin de citation

De deux choses l'une : ou bien c'est moi qui suis complètement à côté de la plaque ou bien c'est eux!

Pour dire les choses franchement, la dernière revendication me paraît légitime.

Cela me permet, du même coup, d'enfoncer le clou sur une proposition audacieuse que j'ai déjà formulée :

Que tous les salariés, du privé comme du public, y compris les fonctionnaires, que tous les employeurs, y compris les employeurs publics, y compris l'Etat quand il est employeur, cotisent à une seule et même caisse d'assurance chômage, laquelle pourrait devenir du même coup un établissement public.

Mieux, même :

Que ce soit la CSG qui serve désormais à financer le régime d'assurance chômage. Cela permettrait de mettre à contribution TOUS les revenus, y compris les revenus non salariaux.

Ah! Une dernière précision. Les auteurs de ce tract sont, de toute évidence selon moi, complètement déboussolés; ils ont perdu le Nord!

Lecture faite, il ne faut pas s'en étonner : il s'agit du syndicat SUD!

C'est donc bien ce que je disais : ils ont perdu le Nord ...   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Mardi 27 décembre 2005 2 27 /12 /Déc /2005 20:01

Encore du bruit pour pas grand chose avec cette nouvelle affaire du croisement des fichiers "fiscaux" en vue du contrôle des chômeurs!

D'aucuns trouvent scandaleux que les agents du Ministère du Travail puissent procéder à la consultation des déclarations fiscales en vue de s'assurer que personne ne puisse cumuler, INDÛMENT, des allocations de chômage et des revenus du travail.

Moi, pas!

Les textes déjà en vigueur depuis longtemps stipulent avec la plus grande netteté qu'il est interdit de cumuler en dehors des cas prévus par la loi des revenus du travail et des allocations de chômage.

Pourquoi ce tintamarre? Surtout pour dire que "tout le monde combat la fraude" ainsi qu'a pu le dire tel ou tel syndicaliste ...

Oui, des chômeurs travaillent au "noir"! Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls! Non, ce n'est pas normal!

Oui, les Pouvoirs Publics ont la mission naturelle de faire respecter la loi de la République! Oui les Pouvoirs Publics doivent pouvoir disposer des moyens techniques nécessaires à l'exercice de leurs missions!

Oui, nous payons des impôts pour financer les activités qui doivent être gratuites (enseignement), à fortiori si ces activités ne peuvent et ne doivent en aucun être exercées par quiconque autre que les Pouvoirs Publics (justice, police, armée, etc.).

Oui, tout le monde doit payer ses impôts et la fraude ne saurait être, encore et toujours, un grand sport national!

Allons-nous, enfin, SIMPLIFIER l'invraisemblable fouillis législatif et réglementaire et OSER faire les réformes qui s'imposent désormais de toute évidence? 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /Déc /2005 19:33

Peut-on copier gratuitement les résultats du travail des personnes qui produisent "de la création intellectuelle"?

Autrement dit, peut-on télécharger de la musique à partir d'Internet et peut-on copier les logiciels mis au point par des ingénieurs et des techniciens de l'informatique afin de les "retravailler" pour rn faire des logiciels "libres"?

Vaste question! J'ai bien peur de ne pas avoir de propositions audacieuses à faire, cette fois-ci.

J'écris au fil de la plume, comme ça me vient, parce que c'est la méthode la plus intuitive qui s'avère la plus réaliste ...

1. Tout travail mérite salaire ou rémunération.

Il s'agit là d'un principe qui est pour moi intangible. Les créateurs ont donc le droit d'être rémunérés du produit de leur travail, comme tout un chacun.

S'ils sont salariés, pas de problème : ils perçoivent un salaire et peuvent recevoir un complément de rémunération à proportion des ventes réalisées (comme en percevrait un chercheur ayant mis au point un procédé qui s'avère être une source de profit pour son propriétaire, généralement l'entreprise qui a financé les recherches ou qui en a acquis le droit d'usage, par contrat).

S'ils ne sont pas salariés, il leur appartient de négocier correctement les contrats qui les lient à leurs diffuseurs ...

En sont-ils capables? Sont-ils suffisamment organisés, collectivement, pour promouvoir la défense de leurs intérêts?

J'en doute ...

Je constate, bizarrement, que les artistes, bien qu'étant très souvent "de gauche" (avec un syndicat CGT extrêmement puissant) sont assez prompts à s'entendre avec les entreprises , pourtant "capitalistes", qui diffusent leurs oeuvres et prennent le risque économique de cette diffusion (il est facile de démontrer que les frais fixes de fabrication sont tout de même assez conséquents et qu'il faut atteindre un volume d'impression significatif avant de commencer à rentrer dans les frais).

Ils sont d'autant plus solidaires de leur diffuseurs qu'ils sont déjà bien implantés sur le marché ... même si, généralement, ils ne sont plus syndiqués.

Comme le dit excellement Alain Lambert, sur son blog, un artiste a tout intérêt à être connu. Les salles de ses concerts ne s'empliront que mieux ...

Pour l'heure, et cela depuis déjà plusieurs années, je m'interdit deux choses :

 - Copier illégalement de la musique (c'est du vol ...)

 - Acheter des CD plus de dix euros, sauf de très rares cas (par exemple, ayant été invité, gratuitement, à un concert, j'ai tenu à payer ma place en achetant le CD vingt cinq euros).

2. Comment empêcher la copie "illégale" sans mettre des "flics" partout?

C'est évidemment difficile. Trop difficile. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. C'est, du moins, mon point de vue. Ils convient donc de permettre que chaque support puisse être copié, légalement, un certain nombre raisonnable de fois afin de ne pas porter atteinte au droit à la copie privée. (une copie, sur mon ordinateur, une autre sur mon "PDA" ou sur mon balladeur, plus "l'original" du CD acheté ...etc.).

Des moyens techniques adaptés existent. Il faut les utiliser!

3. Et les logiciels?

Pas de pitié pour les voleurs qui en font des copies pour les revendre à bas prix; donc pas de pitié pour les receleurs qui les achètent en ne pouvant ignorer le caractère illégal de l'origine!

Pas de pitié, non plus, pour les personnes morales (principalement les entreprises, quelle que soit leur forme juridique) qui copient, illégalement, ces logiciels alors même qu'elles se servent de ces outils pour en faire, indirectement, un profit!

4. Et les logiciels dits "libres"?

Soyons clairs : la plupart du temps, ces logiciels ne sont qu'une réédition de logiciels déjà existants, plus ou moins aménagés plus ou moins illégalement ... Il faut avoir le courage de le dire!

Dans un tel contexte, le vol étant extrêmement difficile à prouver, voici la réponse que j'ai imaginée.

5. Ma réponse.

Que les logiciels, produits naturellement soumis à une forte obsolescence, tombent dans le domaine public cinq ans après leur diffusion.

Cette proposition est-elle audacieuse? Je n'en suis pas sûr ...

Elle a, au moins, un mérite : elle existe et elle est réaliste! 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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