Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 19:23
Je viens de visionner la séquence Daily Motion qui relate l'incident ...

J'en arrive à cette conclusion limpide : on veut intenter un mauvais procès contre Sarko. Il n'y a pas de quoi faire un fromage ni de l'attitude prise par le technicien qui a très bien pu ne pas faire attention aux salutations du Président (il était très affairé, ce qui est normal avant une émission en direct car, plus qu'ailleurs, il ne faut pas qu'il y ait le moindre couac), ni des propos du Président qui n'ont rien de spécialement agressif, surtout si on connait un peu le personnage ..."légèrement" impulsif.

Je ne vois rien d'agressif ni de menaçant dans les propos qui suivent. Même pas dans le "ça va changer".

Que l'on ne compte pas sur moi pour marcher dans la combine!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 19:15
Tout ce qui est excessif est nul ... Ce proverbe est bien connu et a été vérifié de nombreuses fois.

Je le dis comme je le pense : la démission, acceptée par le Président de la République, du Chef d'Etat Major de l'Armée de Terre comme réplique au tragique accident de Carcassonne est EXCESSIVE ...

On ne voit pas en quoi la responsabilité personnelle de ce général est engagée dans cette affaire. Celle du sergent qui a commis cette imbécile imprudence est évidemment engagée. Celle du responsable de l'Armurerie également. Celle de l'officier ayant autorité hiérarchique sur le sergent aussi ... Eventuellement celle de son chef d'unité (le colonel) ... Mais l'hécatombe doit s'arrêter là!

Je n'aime pas cette méthode, dénuée de toute pondération, qui conduit à sanctionner à tout va. Ca sent le populisme ... C'est trop facile!

Je me demande si la vraie raison de la démission du Chef d'Etat Major n'est pas plus simplement une manière de désavouer le Livre Blanc sur la Défense Nationale ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /2008 18:00
Autant le dire tout de suite : je ne suis pas d'accord avec la proposition de Nicolas Sarkozy ... qui, si j'ai bien compris, veut que ce soit le Président de la République qui nomme le PDG de France Télévisions.

Il convient tout d'abord de rappeler quelques principes essentiels de nos institutions actuellement en vigueur :
1. C'est le Gouvernement qui détermine et qui conduit la politique de la Nation (article 20).
2. Lorsque la majorité de l'Assemblée Nationale n'est pas du même bord politique que le Président de la République, c'est la politque de la majorité de l'Assemblée Nationale qui prévaut car toute autre politique serait, sans coup férir, censurée par ladite Assemblée.
3. C'est le Président qui nomme aux emplois civils et militaires. Il le fait en Conseil des Ministres ... Autrement dit sur proposition dudit Conseil et notamment du Premier Ministre. Donc, retour au point N°1!

En ce qui concerne France Télévisions, il tombe sous le sens que cette entreprise n'est pas une entreprise comme les autres ... Elle a droit à quelques égards!
1. Son Conseil d'administration doit être à l'abri de toute pression émanant de tout pouvoir. A fortiori son PDG.
2. La meilleure méthode pour obtenir cette garantie, c'est une nomination dans la durée et, par conséquent, une irrévocabilité en cours de mandat sauf respect d'une procédure stricte de destitution pour manquement grave aux devoirs de sa charge. Si le PDG est nommé pour trois ans, il doit, a priori, pouvoir rester en place pendant trois ans, surtout s'il y a changement de majorité politique pendant la durée de son mandat.
3. Nicolas Sarkozy vient de commettre une faute politique ...  Surprenant .

Voici ce que je propose.
1. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel reçoit les candidatures et établit, à partir de celles-ci, une liste de postulant en prenant en considération des critères strictement professionnels (qualité de gestionnaire rigoureux, de personne au tempéramment consensuel et de connaissance du métier particulier d'informer ...).
2. Le Parlement, selon la procédure habituelle de discussion des textes, établit une liste restreinte, A LA MAJORITE QUALIFIEE des deux tiers, de trois noms de candidats "nominés".
3. Le Conseil des Ministres désigne le PDG parmi ces trois noms. Les deux autres candidats "malheureux" sont membres de droit du Conseil d'administration de France Télévisions.
4. Il est adjoint un Comité Consultatif des Journalistes qui est systèmatiquement consulté sur tout sujet relatif à l'éthique professionnelle.
5. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel est maintenu dans sa fonction de contrôle et de respect des équilibres.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /2008 19:35

Tout le monde connait le "Syndicat du Livre CGT".  "Défenseur" infatigable des ouvriers du secteur économique de l'imprimerie, donc de l'impression des quotidiens, il a été à l'origine des inadmissibles exactions tendant, par la violence, à priver les lecteurs de leurs quotidiens favoris ...


Non content de faire grève (c'est leur droit le plus strict et il n'est pas question, ici, de le remettre en cause), constatant que les journaux pouvaient quand même "sortir" car tous les ouvriers ne suivaient pas, mécaniquement, l'appel à la grève, le Syndicat du Livre CGT a souvent, par des méthodes "musclées", c'est à dire extrêmement violentes, empêché la distribution effective des quotidiens.

Voici un article paru dans Le Monde qui semble monter que le bon sens finit par l'emporter. C'est un signe de plus de l'évolution positive de toute la CGT, laquelle, sous la conduite de Bernard Thibault, prend peu à peu une orientation de dialogue social dont le monde ouvrier a tant besoin.


Début de citation :


Réformiste, Michel Muller, secrétaire général de la Filpac-CGT (Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication), livre son analyse sur le plan de modernisation des Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP), qui prévoit 350 suppressions de postes, et la crise de la presse.


Le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE), une des branches du Syndicat du livre, a empêché la parution des quotidiens le 12 juin, qu'en pensez-vous ?

Le blocage de la sortie des quotidiens ne s'imposait pas. Un accord a été trouvé vendredi 20 juin entre la SGLCE et la direction des NMPP. Mais il ne règle pas tout. La Filpac veut que les négociations avancent vite pour que l'on ne se retrouve pas en septembre dans une impasse alors que devraient s'ouvrir les états généraux de la presse (annoncés par Nicolas Sarkozy). Et, surtout, je ne voudrais pas que ces états généraux se préparent avec l'idée que tous les maux de la presse viennent du Livre. Ce qui ferait de nous les boucs émissaires rêvés.

Que pensez-vous du plan de modernisation des NMPP ?

La presse est arrivée à des échéances qui font que tout ce qui la régulait aux plans économique, social, industriel, ne suffit plus à répondre aux impératifs. Le système de distribution des NMPP, inhérent au statut de la presse d'après-guerre, n'a suivi ni les aménagements du territoire ni les nouvelles formes de distribution, comme le portage. Il faut le revoir. Tout le monde est d'accord.

Depuis 1989, les NMPP vont de plan social en plan social. Mais le plan 2007-2010 a du sens, c'est la première fois qu'on a une réforme qui ne vise pas seulement à détruire, mais à construire. Elle vise à améliorer la productivité et la qualité de la distribution.

Faut-il en finir avec les avantages du Syndicat du livre ?

Les qualifications issues de l'histoire ont disparu, il faudrait discuter de nouvelles qualifications. L'organisation et le temps de travail doivent évoluer. La structure sociale fondée sur les ouvriers, les journalistes, les employés, les cadres, devrait être revue. Nous sommes prêts à tout mettre sur la table, la contrepartie est de trouver des interlocuteurs. Nous avons un déficit d'interlocuteur, avec des structures patronales qui s'affaiblissent. Nous voulons nous associer avec les autres syndicats, notamment les syndicats de journalistes, pour faire front commun. Il faut raisonner en termes d'organisations syndicales d'entreprises, et non plus de métiers. Le congrès de la Filpac a approuvé cette position à 80 %. Le temps est compté. Tout le monde est conscient que c'est la fin d'une époque. Si nous ne sommes pas partie prenante à ces débats, nous risquons de disparaître. Il faut s'adapter.

Pensez-vous que le Livre a un avenir ?

Nous sommes arrivés au bout d'une histoire. C'est peut-être la fin du Syndicat du livre, mais là n'est pas la question. Ce qui importe, ce sont les statuts sociaux de demain, avec des droits pour tous les salariés adaptés à ce qu'ils font.

Que préconisez-vous pour les états généraux de la presse ?

Face à l'explosion numérique, la presse écrite doit trouver un nouveau modèle économique. De nombreuses questions se posent : les menaces de précarité qui pèsent sur les journalistes, la mutualisation des contenus, le travail pour différents supports, etc. Les aides à la presse devraient être différenciées. Dès la rentrée, la Filpac va lancer une grande campagne pour faire des propositions sur des sujets-clés tels que le statut des journalistes, la consolidation de leurs positions, un nouveau modèle économique lié à un nouveau réseau d'impression et de distribution. Le seul avenir d'un quotidien ne peut être d'appartenir à un grand groupe comme Lagardère ou Bolloré. Si le modèle de la concentration s'impose, quelle sera alors l'alternative pour le pluralisme incarné par la presse écrite ?
Propos recueillis par Pascale Santi
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /2008 12:30
Disons le clairement : cet article va traiter du cas d'une assistante sociale qui a dénoncé à la police le cas d'une personne vivant vraisemblablement en situation irrégulière sur le territoire de la République.

Je suis moi-même agent public puisque agent de l'Anpe et je suis donc susceptible d'être un jour ou l'autre confronté à une situation comparable soit comme acteur (hautement improbable) soit comme témoin ...

Voici ma vision personnelle des choses.

1. L'article 40 du Code de procédure pénale est formel. Dans son deuxième alinéa, il stipule "Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès verbaux et actes qui y sont relatifs."

Les mots ont leur importance, surtout en matière pénale.

Cet article parle d'autorité constituée, d'officier public ou fonctionnaire ... Il emploie aussi l'expression "dans l'exercice de ses fonctions" ... ainsi que les termes "crime" et "délit", juridiquement clairement définis ...

2. Les agents de l'Anpe sont des agents publics mais la plupart ne sont pas fonctionnaires. Je suis dans ce cas : je ne suis pas fonctionnaire. Mais mon statut ressemble à s'y méprendre à celui des fonctionnaires ... Suis-je "officier public"? Bonne question! Je dirai, à priori, plutôt pas car je n'ai aucun pouvoir de décision envers qui que ce soit. Je n'ai notamment pas celui de radier un demandeur d'emploi. ce pouvoir là, la loi ne l'accorde qu'au seul Directeur Général de l'Anpe qui ne peut le déléguer, "au mieux" qu'à des directeurs d'agence locale. La loi républicaine interdit expressement de "descendre" plus bas.

3. Vivre paisiblement, en situation irrégulière, sur le territoire de la République, n'est certainement pas un crime! A mon avis, ce n'est pas non plus un délit. Je me souviens très bien avoir entendu Lionel Jospin, Premier Ministre (1997 - 2002) le dire ... C'était, je crois me souvenir, à Bamako ou à Conakry.

4. Il résulte donc de l'addition des deux éléments qui précèdent que je n'ai pas obligation de signaler un tel fait (une personne vivant paisiblement en situation irrégulière sur le territoire de la République) au procureur, fusse-t-il magistrat.

5. Si la loi ne me fait pas obligation d'informer le procureur de la République de tels faits, cette même loi m'interdit-elle de le faire? La question mérite d'être posée. Entre l'obligation de faire ("est tenu" dit le texte de l'article) et la possiblilité de faire, il y a une marge! Surtout quand il s'agit du domaine pénal!
Confronté à une situation de ce genre, je peux me retrancher derrière ma situation de simple citoyen. Assurément, les simples citoyens ne sont nullement tenus de saisir le procureur de la République des infractions non criminelles (les délits et les contraventions). Dans quel monde vivrions nous si tous les citoyens étaient soumis à de pareilles obligations? Une horreur absolue, ni plus ni moins! Un régime quasi-nazi qui ne voudrait pas dire son nom ...

6. Lorsque je reçois des demandeurs d'emploi, c'est toujours la dimension "conseil" de mon activité qui dirige mes actes. Je n'en ai d'ailleurs pas d'autre! Je reçois donc, par la force des choses, des confidences et, pourquoi le cacherai-je, des informations qui relèvent parfois de l'intime, assez loin, très loin même, de mes actes professionnels. Par exemple (je cite là du vécu personnel, résultat de 15 ans de métier) : "Mon couple est en train d'exploser. Je n'en peux plus. Aidez-moi, je vous en prie.", et même  une conversation telle
  " - Je n'ai plus mes règles depuis 3 mois.
   - Avez-vous consulté votre médecin? Peut-être êtes-vous enceinte, tout simplement!
    - Non!  ...etc.
Nous sommes assez loin, c'est le moins que l'on puisse en dire, du métier de conseiller de l'emploi!
Il tombe sous le sens que, dans de telles situations, je suis tenu au strict respect du secret professionnel. Je suis muet comme une tombe.

7. Il y a une procédure de levée du secret professionnel. Elle émane toujours des autorités judiciaires. Et des autorités judiciaires seules ... Ce qui oblige le professionnel tenu au secret du même nom à se soumettre.

8. Et dans le cas de l'assistante sociale, qu'en est-il?
Ayant vu une tierce personne, vivant au foyer de l'une des familles dont elle assure le suivi, "bien habillée", elle était en droit de se poser deux questions (qu'elle ne semble pas s'être posée ...)
8.1. La personne faisant l'objet d'un suivi a -t-elle fait une fausse déclaration lui permettant de bénéficier d'un avantage auquel elle n'a normalement pas droit? Si tel est le cas, il s'agit, sans aucun doute possible, d'un délit ... commis par la personne faisant l'objet d'un suivi social. Dans un tel cas, il ne fait aucun doute que l'assistante sociale doit saisir le procureur. C'est parfaitement clair.
8.2. La personne "bien habillée" est-elle un proxénète? La question mérite d'être posée. Si la réponse est "Oui, j'en ai la conviction", l'assistante sociale a l'obligation (absolue, impérative même, cette fois) de saisir le procureur dans le souci de protéger la personne faisant l'objet d'un suivi social puisqu'elle est mère d'enfants mineurs ...

Sous un tel éclairage, on voit bien qu'il n'est pas si simple de vivre son métier et qu'il vaut mieux avoir deux qualités :
1. Une solide culture générale.
2. Un sens de l'humain particulièrement développé.
On peut se convaincre facilement que, dans cette situation, on est loin, très loin, de la "culture" du mouchard nazillon!
 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /2008 17:36
Veuillez trouver ci-dessous une brève interview de Christian Charpy, délégué génral de la future structure issue de la fusion de l'Anpe et des Assedic, parue dans Le Monde de ce soir

Début de citation :

La loi sur la modernisation du service public de l'emploi a organisé la fusion entre l'ANPE et les Assedic afin d'accélérer le retour à l'emploi. L'objectif du gouvernement est d'atteindre le plein emploi d'ici à 2012. Christian Charpy, directeur général de l'ANPE, a été chargé par le gouvernement de conduire le processus de fusion comme délégué général de l'instance provisoire.

Le nombre de chômeurs augmente en mai et l'intérim recule ces derniers mois. Est-ce la fin de la baisse du chômage ?

Depuis le début de l'année, la tendance à la baisse du chômage s'est ralentie. La réduction de l'intérim a un effet direct sur les chiffres du chômage. Si un chômeur fait moins de missions d'intérim, il rentre dans la catégorie de référence de l'ANPE. Mais la baisse du chômage, au sens du BIT, continue, et c'est un point positif.

Le doute ne porte plus tant sur la baisse du chômage que sur la qualité des emplois prévus…
70 % à 75 % des contrats signés actuellement sont de courte durée ou des missions d'intérim. En même temps, la part de l'emploi intérimaire ou de CDD n'a pas varié depuis des années. Il n'y a donc pas d'aggravation constatée de la précarité de l'emploi. Le retour à l'emploi passe parfois par une succession de contrats avant un poste durable. Notre rôle est de faciliter ce retour à l'emploi durable. Déjà, plus de 40% des offres d'emplois proposées par l'ANPE sont des CDD de plus de six mois ou des CDI, bien plus que ce que propose le marché.


Le gouvernement fait état de plus de 500 000 emplois vacants. Quelle est la réalité des offres non pourvues ?

L'ANPE estime à 300 000 le nombre d'offres d'emplois qu'elle n'arrive pas à pourvoir dans l'année. Mais l'agence ne représente qu'une partie du marché de l'emploi, quelque 40%. Notre rôle, c'est d'aider les entreprises à recruter, mais aussi à amener les demandeurs d'emploi à s'intéresser à des métiers auxquels ils n'avaient pas pensé au départ.


Le gouvernement amplifie la pression sur les chômeurs avec la définition de "l'offre raisonnable d'emploi". Est-ce la priorité ?

La loi sur les droits et devoirs du demandeur d'emploi met avant tout l'accent sur les engagements réciproques entre le chômeur et le service public de l'emploi. Il s'agit d'abord de notre responsabilité pour accompagner le chômeur vers le métier qui lui correspond.


Le demandeur d'emploi, sanctionné au bout de deux refus, peut-il se retourner contre l'agence si on ne lui propose pas d'"emploi raisonnable" ?

Non, il ne faut pas se tromper, l'ANPE et le nouvel opérateur sont là pour aider le demandeur dans sa recherche. Cela passe bien sûr par des propositions mais aussi par des conseils. L'ANPE n'a pas la totalité des offres. Il appartient aussi au demandeur d'emploi de prospecter par lui-même. 30% à 40% des emplois ne font pas l'objet de publicité.


Quelle est, selon vous, la proportion de chômeurs qui fraudent ?

Ce nombre est infime. Le chômage est un drame et ceux qui sont touchés souhaitent vraiment en sortir. Nous sommes là pour les aider, pas pour les sanctionner.


Le 16 juin, vous avez répondu aux inquiétudes de 2500 "managers" des Assedic et de l'ANPE sur leurs futures missions. Quelles sont-elles ?

En plus du placement fait par l'ANPE et de l'indemnisation réalisée par les Assedic, elles sont de trois ordres : avoir une meilleure connaissance du marché de l'emploi pour anticiper les besoins en main-d'œuvre; réaffirmer notre rôle en matière d'orientation professionnelle, en partenariat avec les autres acteurs et notamment l'AFPA; aider les entreprises dans la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en termes de politiques de recrutement, formation et mobilité interne.


Quels sont aujourd'hui les points difficiles pour mettre en œuvre la fusion ?

Il faut convaincre les personnels que cette fusion se fera sans qu'ils y perdent en terme de statut et de qualité de travail. La discussion sur la future convention collective démarrera à l'automne. Elle est déterminante et portera aussi bien sur le niveau de rémunération que sur la nature des tâches et les possibilités d'évolution, autant de points sur lesquels il faut rassurer et convaincre.
Propos recueillis par Rémi Barroux

Fin de citation.

Je vais revenir, dans un prochain article sur les chiffres du chômage.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /2008 10:00
C'est le titre provocateur que Stéphane Lauer, dans Le Monde du Mercredi 25 Juin, donne à son article...
J'y souscris sans la moindre réserve!

Stéphane Lauer nous explique que, si on se place sur une longue période, le prix du carburant à la pompe est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était ... en 1984! C'est à dire il ya 25 ans à peine!

Si on prend comme référence les années "60", il me parait évident que cette vérité cachée se révèle encore plus ... J'ai souvenir que, à cette époque, le prix à la pompe était de 1,20 franc le litre soit 0,18 euro ou encore un peu plus de 8 fois moins que le prix actuel. Il est évident que, depuis cette période, le coût de la vie a augmenté très nettement plus!

DONC, L'ESSENCE EST AUJOURD'HUI BIEN MOINS CHERE QU'EN 1960!
Et ceci indépendamment de l'évolution du niveau de vie ... Si on prend en considération ce paramètre essentiel (bien plus important que le coût de la vie!), c'est à une véritable chute du prix réellement subi (en pourcentage du revenu) que nous avons assisté.

Stéphane Lauer cite, à l'appui de son article, une étude réalisée par le Cabinet Arthur D. Little qu'il faudrait que l'essence atteigne le prix de 2,50 euros le litre pour retrouver le coût d'usage de 1984, soit un barril à 200 dollars!

Alors, d'où vient cette grogne?

Je suggère les deux explications suivantes :
1. Dans un passé plus ou moins proche .. ou lointain (c'est selon ...), on a accordé des dégrèvements divers et variés à des utilisateurs ... divers et variés. Notamment la suppression des taxes, principalement la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers). Cette politique de "mecs sans couilles" (appelez-là "politique de Gribouille" si vous préférez) a permis de gérer la siituation à courte vue, sans JAMAIS se préoccuper du long terme.
Le résultat est simple et limpide : toute hausse importante du prix du brut est violemment répercutée sur le prix détaxé dans la même proportion puisque les taxes (TIPP) ne sont plus là pour amortir les hausses ...
On en arrive donc à voir fleurir des "revendications" d'aides diverses aboutissant à ce que l'essence soit fourni aux pêcheurs à un prix inférieur à son coût industriel! Pareillement pour les agriculteurs ... C'est aussi vrai, mais dans une moindre proportion, pour les camionneurs.
2. Cette source de mécontentement est une véritable aubaine pour TOUS les opposants à la politique de Sarkozy, lesquels sont tous d'accord pour dire qu'ils ne sont pas d'accord mais qui sont tous en désaccord pour reconnaitre qu'ils ne sont pas d'accord sur une même politique substitutive ...
Ces opposants, trop contents, se ruent sur la "belle occase" ... et ça donne un concert IMBECILE!

Il faut sortir de ce shéma destructeur ... Il faut savoir econnaitre que l'on a fait des erreurs dans le passé ... Il faut avoir l'intelligence de ne pas dire que c'est la faute des prédecesseurs (même si c'est pourtant vrai!) ... Il faut s'atteler à mettre en oeuvre des mesures correctives ... qui vont être impopulaires!

Voici mes propositions :
1. La politique énergétique doit désormais être européenne.
Facile à dire. Pas facile à faire ...
2. Dans un premier temps, il faut harmoniser la fiscalité sur les produits pétroliers pour l'ensemble des pays et l'ensemble des produits afin qu'il n'y ait pas de concurrence fiscale entre les différents pays sur un même produit.
Je dis bien "harmoniser" et non pas "uniformiser". Ce n'est pas tout à fait la même chose!
3. Le produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers doit être affecté aux ressources européennes, non pas en supplément mais en SUBSTITUTION des actuelles ressources budgétaire ...
4. Une fois ce mécanisme mis en place, on peut alors augmenter, résolument, méthodiquement, inexorablement, la dite TIPP jusqu'à ce qu'elle atteigne un niveau  nettement coercitif et dissuasif d'un usage abusif.
5. Bien entendu, des mesures d'accompagnement, européennes elles aussi, doivent être prises, telles, par exemple, la fixation de normes drastiques anti-pollution des véhicules.
5.1. Installation de multiples points de contrôle anti-pollution sur l'ensemble du territoire européen.
5.2. Obligation de mise à la norme immédiate des véhicules polluants hors norme dans l'installation la plus proche du lieu de constation de l'infraction (avec conduite du véhicule sous escorte policière, quelle que soit le contenu de la cargaison)
5.3. Paiement intégral de la facture avant reprise du véhicule avec mise sous sequestre temporaire dans l'attente dudit paiement ....

QUAND ON VEUT, ON PEUT!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /2008 18:42
Si vous voulez constater, par vous même, que nos Sénateurs travaillent et si vous vous intéressez au devenir de "France Emploi", le futur objet résultant de la fusion de l'Anpe et des Assedic, vous pouvez suivre le lien suivant ....

http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57627


Vous en avez tout de même pour 90 minutes ...

petit rappel : ce soir, il y a un match de foot Russie Espagne. Je ne veux pas vous prendre en traitre et vous faire rater le match à cause de la fusion Anpe Assedic. Vous pourriez me le reprocher, et, ça, je ne pourrais pas le supporter!

Cette remarque étant faite, vous pourrez vous rendre compte que c'est intéressant et que nos sénateurs sont des gens sérieux, même si certains d'entre eux, tel Serge Dassault, apparaissent comme  d'invraisemblables réactionnaires ... (je dirai même dinosauriens ...).

Bonne écoute! Dites moi ce que vous en pensez ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 19:00
Comme c'est étrange! Jusqu'à il y a encore peu de temps, j'étais bien convaincu d'être exactement en phase avec ceux qui, croyais-je alors, voulaient supprimer la pub sur les chaines publiques ...

Erreur! Gràve erreur! Je découvre avec stupéfaction qu'il n'en est rien ... Les "anti-pub" de naguère ne sont  pas du tout "anti-pub" ... Pourquoi ce changement?

Je pense avoir trouvé une explication. Elle vaut ce qu'elle vaut. Je la crois, jusqu'à ce qu'on m'apporte la preuve du contraire, tout à fait fondée.

Les personnels de l'audiovisuel public, car il s'agit principalement d'eux, veulent, tout simplement, conserver leur statut ... Tout le reste les indiffère.

Quant à cette très faible fraction du public (les téléspectateurs et les auditeurs) qui ont, eux aussi, apparemment, tourné casaque, ils veulent que l'audiovisuel public, manifestement orienté "à gauche", le reste!

Eh bien, moi, je n'ai pas changé d'avis ... Je suis, depuis fort longtemps, hostile à toute présence de publicité sur les chaines de l'audiovisuel public.

Pourquoi?
Parce que ça risque de dévaloriser la qualité des programmes? Nenni!
Parce que ça rend l'audiovisuel public prisonnier du "business"? Nenni!

Non! Tout simplement parce que, contrairement à la publicité que l'on trouve dans un support "papier" (sur laquelle je peux "zapper" si je veux), lorsque vient la "pub", je n'ai, comme seule parade, que de couper le son et d'attendre... Autrement dit, je subis un attentat contre ma liberté de lire ou de ne pas lire! C'est ça que je ne supporte pas!

Télérama lance une sorte de campagne relative au devenir de l'audiovisuel public. Cette démarche peut sembler assez étrange de la part d'un hebdomadaire PRIVE, fortement lucratif pour ses heureux propriétaires, le groupe Le Monde, lequel, il faut bien le reconnaitre, en a bien besoin ...

Le délire étant à la mode, Télérama s'y vautre également. ne vont-ils pas jusqu'à proposer que le devenir de l'audiovisuel public soit inscrit dans le préambule de la Constitution ... Dans la foulée, ils pourraient y inclure le devenir de la presse écrite, le Code civil, le Code du travail, et puis tout le reste ... C'est vraiment du "n'importe quoi"!

Plutôt que de perdre mon temps à contrer les élucubrations de télérama (et d'autres ...) je vais rappeler MA vision des choses et MES propositions. On est jamais si bien servi que par soi-même.

1. Aucune publicité d'aucune sorte sur aucun média audiovisuel public.
2. Toute la publicité que ses propriétaires voudront sur les média audiovisuels privés, sans AUCUNE limitation, ni de volumétrie, de d'horaire, ni de coupure (possibilité de couper les films par exemple autant de fois que cela leur chantera).
3. Aucun cahier des charges pour les média audiovisuels privés hormis la stricte nécessité de respecter les bonnes moeurs (pas de porno à 20H00! Pas davantage à n'importe quelle heure, même pas la nuit).
4. Organisation de l'audiovisuel public autour de chaines principalement thématiques. La mission de l'audiovisuel public ne doit pas être de faire concurrence à l'audiovisuel privé mais d'offrir quelque chose de fondamentalement différent.
5. Suppression pure et simple de la redevance télé.
6. Remplacement de celle-ci par une taxe parafiscale sur le chiffre d'affaire des chaines privées, quelquesoit  l'origine de ce chiffre d'affaire (publicité ou abonnement).
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Réformer la France
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 22:15
Deux "beaux" exemples d'intoxication médiatiques ...

1. Le SMIC européen.
Quiconque suit, même de loin, l'évolution de ce dossier  sait bien qu'il y a derrière ce thème un vrai problème d'information convenable (je n'ose même pas dire "correcte"!).
Dans plusieurs Etats membres, il n'y a tout simplement pas de SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance venu se substituer au SMIG - salaire minimum interprofessionnel garanti).
Par conséquent, les Etats membres qui ne disposent pas de Smig ou de Smic ou de "salaire minimum" tout court dispose d'un véritable avantage concurrentiel sur les autres Etats membres, a fortiori sur ceux, comme en France, qui en ont un de niveau très élevé ...
Vouloir instaurer un "Smic européen" relève donc, à la fois, d'une volonté de rétablir des règles de concurrence entre les économies des Etats membres et d'un souci de justice sociale ...  Elémentaire, mon cher Watson!
Bien entendu, les Etats membres qui n'en ont pas ne vont pas accepter d'entrée de jeu que l'on en mette un en place au niveau de l'actuel smic français! Ils ne sont quand même pas complètement fous!
Il faut donc procéder par étape ... Elémentaire mon cher Watson! (Oui, je sais, je me répète; mais je ne suis pas du tout gâteux ...).
La première étape consiste donc à installer le principe même du Smic européen ... Et, par conséquent, d'accepter, en contrepartie, que celui-ci soit de niveau relativement faible (de l'ordre de la moitié de l'actuel smic français, ce qui, pour un pays comme la Grèce, est déjà énorme, voire quasi-impossible à accepter par elle, sauf à conduire les autres à consentir une aide  ... pour la Grèce mais pas pour les autres!
Eh bien! On trouve, en France, des gens qui protestent contre une telle perspective! Hallucinant ...
Motif invoqué : si le Smic européen est fixé à un niveau faible, cela va exercer une pression vers le bas sur l'évolution du Smic français!
Inutile de leur expliquer que, actuellement, il y a des pays européens, comme déjà dit plus haut, dont le Smic est fixé au niveau ... "zéro" puisqu'il n'y en a pas du tout! Vous perdriez votre temps ...
C'est toujours la même chanson : " je revendique 10% de hausse de salaire; le patron ne m'en propose que 3% ... à condition que je dise clairement que j'accepte en signant un accord; je ne veux pas signer car c'est 10% que je veux!; conséquence : je n'ai pas les 10% revendiqués ... mais je n'ai pas les 3% proposés! Que voulez vous : aucune loi, et c'est tant mieux, n'interdit à quiconque d'être con et ... de le rester!

2. Revalorisation du Smic français.
Ceux qui sont payés au Smic (c'est à dire au moins 20% des salariés!) s'en sont évidemment aperçus : le Smic a augmenté au premier Mai. Il est passé de 8,44 euros de l'heure à 8,63 euros .... Cette hausse est le résultat d'un mécanisme légal qui permet une revalorisation anticipée avant le premier Juillet de chaque année si la hausse du coût de la vie est supérieure à 3%. Dont acte!
Pour autant, chaque premier Juillet, on revisite le niveau du Smic en prenant en considération la hausse du coût de la vie intervenue depuis le précédent premier Juillet d'une part et la "croissance" de l'économie, mesurée, en la circonstance, par une prise en compte du taux de salaire (c'est à dire le salaire horaire) moyen des ouvriers ainsi que la croissance (à vérifier ...) économique générale.
C'est exactement ce que vient de faire le gouvernement, conformément à la loi.
Cela n'a pas l'heur de plaire à nos démagogues de service ... Il faudrait que le gouvernement en rajoute ...
Comment faire comprendre à de pauvres abrutis qu'il est déjà très anormal que plus de 20% des salariés soient payés au Smic? Que ce pourcentage anormalement élevé conduit, inexorablement, à tasser la hiérarchie des salaires ... des ouvriers en payant des ouvriers qualifiés au même niveau (ou presque ...) que des ouvriers non qualifiés? Comment faire comprendre qu'à force de "coup de pouce" successifs (c'est à dire une hausse au delà des mécanismes légaux pourtant très généreux), on va en venir à ce que 30% puis 35% des salariés seront payés au Smic?
J'avoue mon impuissance!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 19:15
Je me demande vraiment si nous auront droit, un jour, à des journalistes capables d'un peu d'honêteté intellectuelle! Je ne leur demande même plus de faire preuve d'une grande honêteté intellectuelle ... je suis convaincu qu'ils en sont tout simplement incapables! Non! Tout au plus de faire l'effort de faire preuve, une fois de temps en temps, d'un peu d'honêteté ... Ce n'est quand même pas une exigence démesurée!

L'affaire de la Directive relative au contrôle de l'immigration régulière et à la répression (l'un ne va pas sans l'autre!) vient, brillamment, illustrer mon propos.

Il se trouve, on peut le regretter mais c'est ainsi, que certains Etats membres ont une législation nationale relative à ce sujet extrêmement répressive ... En particulier, il est possible, dans ces pays, de "retenir" administrativement, pendant une durée illimitée, des étrangers en situation irrégulière. Le fondement juridique en est simple : ces personnes ne devant pas se trouver sur le territoire du pays puisqu'elles y sont entrées (ou restées) dans des conditions illégales, elles sont susceptibles d'être renvoyées chez elles, sans même qu'il soit nécessaire de "juger" l'affaire puisqu'elles n'ont pas d'existence légale ...

On pourrait même concevoir qu'elles soient immédiatement reconduites à la frontière par le premier avion en partance vers n'importe quelle destination.

Il y a là matière à discussion. C'est précisément ce que la Commission, qui dispose, seule, du pouvoir de lancer des projets de directive (conformément aux traités européens en vigueur!) avoulu faire : faire avancer une logique d'Etat de droit en fixant, notamment, une durée MAXIMUM de rétention administrative pour tous les Etats membres. Il s'agit d'un incontestable progrès puisque l'on passe, pour certains Etats, d'une durée illimitée à une durée maximum de 18 mois ...

Or qu'avons nous vu? Rien moins qu'un délire médiatique inadmissible et scandaleux!

Faut-il rappeler que ce texte a été, dans un premier temps, élaboré par la Commission, composée, à ce jour, de commissaires membres de tous les Etats de l'Union? Qu'il a ensuite, conformément aux traités en vigueur dont aucun n'a été imposé à aucun des Etats membres, été approuvé par le Conseil, c'est à dire par une instance représentant, es-qualité, les Etats membres? Qu'il a ensuite été voté, en l'état, par le Parlemenr Européen qui représente, lui, non pas les Etats membres mais les PEUPLES dans toute leur diversité politique?

Alors, on se pose la question : que faut-il de plus? Que l'on organise un référendum populaire pour ratifier chaque projet de directive? Faut-il rappeler que ce dispositif avait été prévu, sous forme d'une ébauche certes, par le projet de Traité Constitutionnel? Il faudrait tout de même un peu savoir ce que l'on veut!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 19:03
Vous vous souvenez de ce scandaleux jugement du Tribunal de Grande Instance de Lille qui a trouvé le moyen de dévoyer le sens de la législation relative aux annulations de mariage dans une direction manifestement contraire à nos valeurs les plus élémentaires de notre civilisation.

Le jugement avait non seulement décidé d'accéder à la demande d'annulation du mâle sur le fondement que l'épouse avait dissimulé sa perte de virginité mais avait AUSSI ordonné l'exécution provisoire ...

La Cour d'Appel de Douai (Ne cherchez pas à comprendre : la Cour d'Appel n'est pas installée dans la plus grande ville de la Région!) vient (Ouf! On respire!) de décider, sur la saisine en référé par le Ministère Public, de suspendre l'écriture sur l'Etat Civil de l'annulation du mariage ...

Nos valeurs l'ont, on peut le dire, échappé belle!

Du même coup, le mâle ne peut pas se remarier aussi longtemps que la Cour d'Appel, statuant au fond cette fois, n'aura pas rendu son arrêt.

Affaire à suivre! A suivre de très près, même!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 13:13
Coup de gueule d'un ingénieur responsable EDF concernant le 20 h sur TF1
 
  merci de faire suivre!
 
  Un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d'énergie.
 
  Nous prenant pour des débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, nous pouvions  économiser 15% de notre consommation.
  Faux, nous économiserions alors 2 à 3%  
 
  Le même nous a expliqué qu'en remplaçant nos lampes traditionnelles par des lampes à économie d'énergie, nous pouvions économiser 30 à 35% d'énergie.
  Faux c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser
 
  Il est évident que si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo, micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car par rapport à la consommation de tous ces équipements celle des lampes est "peanut".
 
  Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 ( quelle chaîne instructive) a pris le relais et fait le total des économies pouvant être réalisées selon ces critères éclairés :  15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes = 50% d'économie d'énergie !..
  .
  Elle n'est pas allé jusqu'à le dire, mais nous qui sommes particulièrement débiles, Avons deviné que demain, si nous suivions scrupuleusement ces instructions, on pouvait arrêter la moitié des centrales électriques !...
 
  Nous avons failli mourir idiots, mais pourquoi ne nous a-t-on pas expliqué tout ça avant !
 
  Pour continuer dans la débilité profonde, la TF1 girl's nous a ensuite précisé que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité 'verte', en illustrant son propos d'une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière.  Là, j'ai failli chercher une arme, car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale.
 
  En effet, pour produire ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement classique sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 E
  Calculez le retour sur investissement.
 
  Dans le chapitre 'c'est bon pour la planète', il convient d'ajouter que les panneaux solaires, on ne sait qu'en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants .
 
  Ne croyez surtout pas que je sois contre les économies d'énergies, Je suis à 100% pour, quand elles sont réalistes, mais de grâce pas d'intoxication de ce type en pleine heure d'écoute, ça frise l'indécence ou la malveillance.
 
  Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine-Maritime ?
  C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre.
  Six engins de dernière génération qui occupent 4 kms de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur.
  Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts... quand le vent souffle fort.
  Ce n'est pas grand'chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il fait très froid.
 
  Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de la racheter (et cher).
 
  Mais revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ? Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.
  Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ?
  La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, que de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu' il fait - 4 degrés
 
  Alors, tout simplement, on en fait tourner une ...en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant!).
  Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énergie.
 
  Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo 'c'est bon pour la planète', parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont, en plus d'être malhonnêtes ou incompétents, les plus dangereux.
 
  L'électricité 'dite propre' sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne pas notre confort, ça n'existe pas, mises à part les centrales hydro.
 
  Dans 20, 30 ou 50 ans peut être....
 
  Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, Ou qui met en route son lave vaisselle vide...
 
  Alors il est grand temps que les médias et leurs gilets à rayures servils qui nous desservent, arrêtent de nous prendre pour des demeurés, avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route.
 
  Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu  "l'innocente Evelyne Délias", nous dire, après sa page météo, "qu'il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et "c'est pas bon pour la planète".
 
  Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidissement du moteur et cette eau chaude, il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon c'est la mort du moteur !  
  Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en consommant de l'électricité pour tourner!
  Et ça ...'c'est pas bon pour la planète' par contre!
 
  On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants Verts alors que s'engager dans cette voie, est un désastre écologique et humain à brève échéance : flairant l'aubaine, de grands groupes Agro-alimentaires, défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures destinées à l'alimentation humaine par ces Plantations destinées à la production de carburant 'vert' (50% de la production de maïs des USA aura été détourné cette année pour cette production, d'ou la famine au Mexique, premier acheteur de ce maïs).  Vous doutiez vous de cet effet pervers du biocarburant?  Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations déjà rien que d'y penser...
 
   Surtout, surtout, je vous en prie ... INFORMEZ-VOUS !
 
   Et diffusez ceci si cela vous interpelle.

  Qu'on se le dise
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /2008 23:11
Trop, c'est trop ...
Je veux, j'exige la DEMISSION de Rachida Dati ...
Ras le bol de l'intégriste qui n'est même pas capable de s'assumer ...
Dati, dehors! Nous n'avons pas besoin de lavette au GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ...
Elle n'a même pas assez de sens politique pour se rendre compte que son attitude est de nature à compromettre l'excellent chantier de réforme de l'ensemble du système judiciaire dont le pays a tant besoin!
Dati, Démission!
Dati, DEMISSION!
DATI, DEMISSION!
DATI, DEMISSION!
DATI, DEMISSION!
DATI, DEMISSION!
DATI, DEMISSION!
DATI, DEMISSION!

Post-scriptum :  Le commentaire numéro 1 me conduit à retirer le terme "musulmane" et à le remplacer par "intégriste" ... En écrivant "musulmane", j'ai, clairement,  "dérapé"!  Toutes mes excuses à mes lecteurs!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 17:03
Je vais essayer de résumer mon point de vue sur ce sujet beaucoup plus complexe qu'il n'y parait .

1. C'est, évidemment, le demandeur d'emploi qui détermine, seul, ses axes de recherche d'emploi. Il ne fait appel à l'ANPE que pour obtenir de l'aide dans la définition de son projet. Pour moi, ça tombe sous le sens! Mais, ça ne tombe pas sous le sens de tous les agents de l'ANPE. Surtout pas chez ceux qui connaissent très bien les limites de leurs capacités professionnelles et qui savent bien qu'ils ne sont tout simplement pas CAPABLES de donner des conseils pertinents.

2. Il serait beaucoup mieux que l'on dise clairement à tous les acteurs que l'Etat n'est en aucune façon tenu à une obligation de résultat quant à la fourniture d'un emploi conforme aux souhaits des "demandeurs". L'Etat est tenu d'aider du mieux qu'il peut. Pas de "faire à la place" des intéressés eux-mêmes. En conséquence, le label de demandeur d'emploi est profondément vicieux et vicié. Il faut avoir le courage de parler "d'offreur de compétences".

3. Le problème du chômage étant une gràve question récurrente et lancinante, sa solution relève bien de la responsabilité des pouvoirs publics, aussi bien pour l'aide à la définition d'un projet professionnel que pour la fourniture d'un revenu d'attente ou de remplacement, lequel doit, évidemment, être limité dans le temps. J'ai déjà dit que le régime indemnitaire devrait être financé par les contribuables (tous!) sur la base d'une légère augmentation de la CSG (en contrepartie d'une suppression pure et simple des cotisations des salariés) d'une part, et par le paiement d'une pénalité par les entreprises qui licencient (et qui, ainsi, se defaussent du problème qu'elles créent à la société dans son ensemble). Clairement, donc, je dis : NON à l'ASSURANCE CHÔMAGE ... J'ai conscience que, aujourd'hui, cette solution n'est pas suffisamment mûre pour être prise en compte telle quelle. Qu'à cela ne tienne, je sais être patient quand il faut et je suis particulièrement tenace ...

4. Rien, absolument rien, ne justifie que les agents qui s'occupent de ces problèmes soient liés à la puissance publique par un contrat de droit public. Un contrat de droit privé suffit amplement.

5. Vouloir définir, par la loi et la réglementation, les règles qui régissent le contrôle de la recherche effective d'emploi relève de la chimère ... Si je suis inscrit comme "demandeur d'emploi", j'ai dix mille manières  de faire croire que je recherche effectivement un emploi alors même que je n'en recherche pas ... Si je suis conseiller de l'emploi, j'ai le devoir de prodiguer des conseils pertinents et de dire aussi au demandeur que ses allocations ne sont pas éternelles et que son intérêt bien compris, c'est évidemment de suivre ces conseils. Bien entendu, cela me crée une obligation envers lui : s'il fait ce que je lui dis et qu'il ne trouve pas d'emploi, c'est que mes conseils ne sont peut-être pas pertinents. Se repose alors la douloureuse question du professionnalisme des conseillers ANPE.


6. En codifiant à outrance, on crée potentiellement du conflit juridique qui débouche sur des procédures judiciaires contre "l'autorité qui sanctionne" qui se règle devant un tribunal administratif si l'autorité en question est "publique", ce qui demande du temps, beaucoup de temps ... Ce n'est quand même pas un hasard si l'Anpe perd la plupart de ses procès ... au point qu'elle préfère rapporter (c'est à dire annuler) une sanction plutôt que d'aller au procès. Les exemples sont légion. A tel point que les initiateurs des sanctions (les directeurs d'agence) font preuve, avec raison, de la plus grande circonspection dans leurs initiatives! Comment pourrait-il en être autrement lorsque, dans 95% des cas, les procédures de recours gracieux aboutissent "en faveur du demandeur"?

7. Messieurs les législateurs et les réglementeurs, lâchez nous les baskets! Laissez nous faire notre travail ... Cessez ne nous pondre des mesures qui s'empilent les unes sur les autres à tel point que même les spécialistes que nous sommes finissons par nous y perdre et nous y emmêler les crayons ... Ce n'est pas nous, agent de l'aide au placement des "demandeurs d'emploi", qui avons créé 38 contrats de travail différents! Ni nous qui avons créé toutes ces "mesures" si nombreuses que je ne me risquerai pas à en avancer le nombre exact. Regardez le Code du Travail que vous avez, au fil des ans, fabriqué! Il est devenu tellement complexe que même les meilleurs juristes finissent par douter du bien fondé de leurs interprétations! Comment s'étonner, après ça, que des "petits malins" s'emploient à manoeuvrer pour contrer la "volonté du législateur" puisque lui-même, le législateur, n'est pas capable d'avoir de la suite dans les idées, à tel point que, sans même qu'il il ait changement de majorité politique, il finit par produire des textes contradictoires ...

8.  Vous voulez faire oeuvre utile? Pas besoin de vous casser la tête. Réduisez de moitié, AU MOINS, en abrogeant purement et simplement les textes que vous avez produits, le nombre de lignes du Code du Travail! Pas n'importe lesquelles, évidemment! C'est difficile? Vous ne savez pas lesquelles? Quel dommage! Il ne fallait pas les "pondre"! Débrouillez vous, maintenant ... A la "gauche", je dis clairement : " Mollo, la critique! Vous avez votre part de responsabilité dans ce fouillis." A la "droite", je dis, tout aussi clairement : "Mollo également! Vous y avez tout autant contribué. N'est-ce pas, Monsieur Chirac?".
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Si vous voulez trouver ...

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

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Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Sarkozy Gauche UMP Parti socialiste Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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