Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 19:50
L'autre Jacques, celui-qui intervient régulièrement sur mon blog par ses commentaires toujours argumentés, m'invite à prendre position sur l'Affaire du journaleux de Libé ... celui qui se plaint d'avoir été malmené par la Police et dont pour lequel tout le monde semble compatir ... sauf moi (au moins, mais je ne suis ne suis sûrement pas le seul!

Rappelons quelques faits d'évidence.

1. Il y a des lois et des décrets, en vigueur, qui organisent le mandat d'amener, la garde à vue et quelques autres gracieusetés que personne n'apprécie vraiment surtout lorsque l'on est directement concerné.

2. Toutes les lois et tous les décrets doivent être appliqués même si ce sont de mauvaises, voire de très mauvaises lois, de mauvais décrets, voire de très mauvais décrets ... Tout simplement parce qu'ils sont ... EN VIGUEUR!

3. Il n'est pas interdit d'envisager de modifier les lois et les décrets. Lorsqu'ils sont mauvais, c'est même vivement recommandé! Rien de plus normal à cela!

4. Il en va des journaleux (de merde ou pas, c'est pareil!) comme de n'importe quels autres personnes vivant sur le Territoire de la République ... Ils sont soumis aux lois et décrets de la République! Même si ça ne leur plait pas! C'est comme ça! C'est pareil pour eux comme pour les autres!

5. Un journaleux, Directeur de la Publication de sa feuille de chou (en faillite ou presque et, ce, d'une manière récurrente), responsable par conséquent du contenu de tout le site Internet de sa feuille de betterave, laisse passer un commentaire qui conduit un lecteur de ce blog (pas le mien!) à porter plainte ... ce qui est son droit le plus strict, à charge pour le plaignant de subir, éventuellement, les rigueurs de la loi s'il abuse des facilités offertes par ladite.

6. Le Procureur de la République, à moins que ce ne soit le Doyen des Juges d'Instruction, transmet le dossier à un Juge d'Instruction, lequel instruit, conformément à la loi, à charge et à décharge ... C'est une obligation professionnelle à laquelle il ne peut échapper saut à commettre le délit de forfaiture, sévèrement puni ... par la loi!

7. Pour cela, il doit, notamment, auditionner les parties en présence. A commencer par le plaignant bien sûr mais aussi le Directeur de la Publication de la feuille de navet.

8. Que fait-il? Rien de plus et rien de moins que convoquer lesdites parties et donc ledit Directeur de la Publication de la feuille de salade ...

9. Que dit la loi, en pareille circonstance, c'est à dire lorsque l'on reçoit, en bonne et dûe forme, une convocation d'un Juge d'Instruction, Magistrat de son état? Une chose toute simple qui figure dans le texte même de la convocation, à savoir qu'il faut s'y rendre! C'est une obligation! Nul ne peut s'y soustraire! Même pas les journaleux, de merde ou pas!

10. Que fait le journaleux (est-ce bien nécessaire de retenir son nom?)? Il n'obtempère pas ...

11. Qu'à cela ne tienne, pense le Juge, dans son infinie patience et dans sa non moins infinie mansuétude! Je vais le reconvoquer. Après tout, il est peut-être tellement désordonné (ce qui expliquerait les défaillances de gestion de sa feuille de carotte ...) qu'il n'a pas noté la date ni le lieu sur son agenda (C'est fou que ça peut faire comme connerie les secrétaires ...)

12. Re-convocation, donc! Même lieu, autre date ... Que dalle! Rien n'y fait! Personne ne vient ... Etrange! Ce doit être un sacré bordel dans ce canard ... Faut qu'ils changent leurs méthodes ou leurs personnels ... ou les deux!

13. Troisième convocation ... Il doit être Breton ce Juge! Aussi opiniâtre que moi (autant dire que ça n'est pas rien!) ... Toujours rien! Toujours pas de journaleux à l'horizon. Même pas un mot d'excuse, rien! Que dalle!

14 Aucun doute n'est permis ... Ce journaleux a DECIDE de ne pas venir et de ranger les convocations du Juge dans les chiottes (Ce en quoi il a grandement tort! Il devrait essayer Lotus ou Moltonel ... C'est bien! C'est soyeux! Beaucoup plus soyeux que le papier administratif ... Moins dangereux pour les hémoroïdes!)

15. Reste donc la dernière solution, en vertu du principe que la loi a raison! Cela s'appelle un MANDAT D'AMENER ... Ordre est donné à la Police, en pareilles circonstances placée sous l'autorité du Juge (qui, selon la formule consacrée, "mande et ordonne"), de se rendre au domicile du journaleux, de lui mettre la main dessus et de l'amener devant le Juge, par la force si nécessaire ...

16. La suite, c'est, encore, la stricte application des règles de procédure EN VIGUEUR ... Ni plus ni moins!

La Loi est dure mais c'est la Loi !
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 18:35

Eh bien, c'est du propre!


Voici une copie du document de protestation adressé par Ségo et ses amis à la Commission de recollement des votes ...


Début de citation :


"Best of" des irrégularités que la commission ne juge pour le moment pas opportunes à l'annulation du scrutin (à l'inverse de n'importe quel juge dans la vie "réelle") :


1. Cas de la Nouvelle Calédonie :

« La section PS de Nouvelle-Calédonie s'inquiète de voir ses votes non pris en compte, mais fait confiance à l'impartialité des commissions de récolement, qui se réuniront lundi», a déclaré dans un communiqué Michel Jorda, responsable du PS dans l'archipel. Dans cette petite section, selon lui, il y a eu 16 votants, dont 13 se sont prononcés pour Ségolène Royal et 3 pour Martine Aubry. Cela nous rappelle aussi que lors de l'auto-proclamation de Martine Aubry, ces résultats n'étaient pas pris en considération (comme ceux des Antilles), beau respect des militants de l'outre-mer...


2. Cas de la section Lille Fives :


Le scrutateur (motion C) a appris par la presse qu'il aurait signé le Procès-verbal avalisant le fait qu'il y avait eu 88  voix pour Martine Aubry contre 8 pour Ségolène Royal. Or le scrutateur Thierry Collin n'a jamais signé ce document. Pour lui « il s'agit soit d'un faux pur et simple soit d'une falsification du document initial ». Les résultats étaient 58 pour Martine Aubry – 8 pour Ségolène Royal. Or le résultat annoncé est de 88 voix pour Martine Aubry. Le chiffre "58" a sous doute été transformé en "88"...


3. Cas de la section de Lille Ville :


Un SMS d'un camarade" aubryste" a été envoyé à 16h40 aux secrétaires de section précisant : "Attention ce soir. Ne donnez bien entendu aucune copie du procès-verbal du vote et apportez le nous au comité de ville des la fin. Merci pour tout et courage !".

Cette consigne est contraire aux instructions de la circulaire 1365 qui mettaient en place un système de centralisation fédérale à l'exception de tout autre. Les consignes de ce sms sont contraires aux statuts et doivent entraîner l'annulation du scrutin de toutes les sections de Lille.


Il s'avère qu'une abstention a été transformée en bulletin en faveur de Martine Aubry...


4. Cas de la Seine Maritime (fédération de Laurent Fabius) :

Le Docteur Yvon Graic, mandataire de Ségolène Royal a adressé un  communiqué valant protestation. Il n'y a carrément pas eu de réunion de la Commission de récolement, la seule signature d'Yvon Graic apparaissant sur un document à caractère provisoire. Une réunion de vérification informelle s'est tenue au siège de la fédération de la Seine Maritime. Aucun document n'a été proposé à la signature du mandataire.


Dans cette même fédération, ont été examinés les 69 procès verbaux et listes d'émargements parvenus à la fédération. Manquaient les documents originaux dans les sections suivantes : Barentin (20 votes), Gournay (21) Le Trait (10)  Londinières  (3), les résultats ayant simplement été transmis par mails par les secrétaires de  section . D'autre part, l'étude des documents transmis a pu faire apparaître de nombreuses irrégularités, ainsi : Dans la section de Bolbec, des militants (37) ont été transférés qui n'étaient pas à jour des cotisations selon le secrétaire de section. Dans la section de Montivilliers, des militants n'ont pas été autorisés à voter. Dans la section de Caudebec les elbeuf  (63 votes exprimés) : 2 signatures identiques ont été constatées en face de noms différents. Dans la section de Canteleu (420 votes exprimés) constat de la même signature en quatre endroits différents, puis de la même en trois, puis en deux, deux fois et enfin en trois endroits, soit au moins 14 votants sans signature spécifique. Dans la section de Eu-le-Tréport  il a été constaté qu'il n'y avait pas de cadenas pour l'urne et surtout l'isoloir « de fortune » a été installé bien après le début du vote. 


Les statuts du Parti Socialistes et la circulaire 1365 concernant le Congrès de Reims précisent que les adhérents et les élus doivent être à jour de leurs cotisations au moment du vote. Concernant les élus de la Seine Maritime, ce contrôle n'a pas pu être exécuté car la Fédération ne disposait pas de comptabilités fiables. Par ailleurs de nombreux conseillers municipaux et conseillers municipaux délégués sont dispensés du paiement de leur cotisation sans décisions officielles. Cette situation, si elle se vérifiait, consacrerait une rupture d'égalité parmi les électeurs.


5. Cas de la section de l'Isle sur la Sorgue :

Les élections du 20 novembre avaient déjà été annulées par la Commission de contrôle de la Fédération du Vaucluse. Lors du vote du 21, une personne qui a dépouillé le scrutin a carrément sorti des bulletins de son sac à main pour le vote du 21 novembre 2008. Pourquoi se gêner ?

Le résultat (41 voix pour Aubry, 5 pour Royal) a donné une progression pour Martine Aubry de 26 voix de plus qu'au 1er tour tandis que Ségolène Royal perdrait 16 voix par rapport au premier tour. Depuis ce vote, au moins dix adhérents ont certifié avoir voté pour Ségolène Royal... Ségolène Royal passe donc de 21 à 5 et Martine Aubry de 15 à 41, le tout à l'aide du sac à main !


6. Cas de la section d'Anse Bertrand :

Là encore, on pourrait presque en rire. Il est prétendu 48 inscrits, 37 votants, 37 exprimés et 36 voix pour Martine Aubry et 1 pour Ségolène Royal. Par exploit d'huissier, il a été constaté que le local du bureau de vote était fermé, qu'il n'y avait pas de scrutin organisé dans cette commune et qu'une première fausse adresse du local avait été donnée. Il semblerait qu'aucun vote n'ait eu lieu dans cette section entre 17 heures et 22 heures. Le secrétaire de la section se serait trouvé à 70 kilomètres de distance du lieu de vote et une signature apparaît pourtant au bas du Procès-verbal...


Fin de citation.


Titine aux tinettes! Faut-il lui décoller les oreilles ou bien la tête? Ca n'a pas le même effet!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 19:20

Loufoque! Tout simplement loufoque ...


Première étape :  Contre toute attente, la motion de Ségo arrive en tête lors du vote des militants ... Problème au PS. Ce n'est pas ce que Hollande avait prévu. Problème : Comment faire pour lui barrer la route?


Deuxième étape : La Commission des Résolutions au Congrès de Reims. En temps ordinaire, c'est là que tout se joue ... Les magouilles, les tractations, les turpitudes, tout ... Y compris une tentative, de la part du Premier Secrétaire sortant, Hollande soi-même, une tentative de vote à l'arraché visant à acter que la synthèse n'a pu se faire sur la motion de Ségo et que, par conséquent, le poste de premier secrétaire ne pouvait lui revenir. Il aura fallu un rappel aux statuts, pas moins! pour faire observé que cette procédure n'est pas régulière. C'est l'actuel N° 2 du PS, Rebsamen, Maire de Dijon, ségolèniste, qui doit faire ce rappel à l'ordre au ... Premier Secrétaire! Problème : Comment faire pour barrer la route à Ségo?


Troisième étape : Le vote des militants, malgré la concentration des appels à voter Aubry ou Hamon (autrement dit à voter contre Ségo!), place Ségo nettement en tête avec 42% alors que normalement, Hamon aurait dû s'effondrer et que Aubry aurait dû être élue dès le premier tour (25% en provenance de Aubry + 25% en provenance de Delanoë + au moins 10% en provenance de Hamon) ... Problème : Comment faire pour Barrer la route à Ségo? ...


Quatrième étape : hamon appelle avec enthousiasme à voter Aubry. Pas surprenant ... Mais pourquoi donc s'est-il maintenu dans la course à l'élection du Premier secrétaire? Mystère! Pas si mystèrieux que ça, tout compte fait quand on sait de quoi sont capables les apparatchicks ...


Cinquième étape : Le vote décisif ... Donnée gagnante à 23h00, Ségo est déclarée perdante à 5h00 ... C'est le temps nécessaire pour trafiquer les votes et les procès vebaux ... ! Pas besoin de chercher plus longtemps...


Constat : Elle arrive en tête pour les "motions". Elle progresse de 13 points au premier tour. Elle progresse encore de 7 points au deuxième tour. Rien n'y fait! Pas moyen de la démolir ... Mais l'appareil est là! Il va achever le travail ... faire le "job". Les trotskystes qui pullulent au PS savent comment on manipule un congrès, savent comment on manipule des votes et des procès verbaux ... On peut leur faire confiance : ils vont achever le travail! Ils vont achever Ségo!


Pendant ce temps-là, courageusement, le Premier Secrétaire qui, ne pouvant ignorer que les résultats seraient au minimum serrés, voire nettement en faveur de Ségo, et dont la place, dans un tel contexte était, devait être au siège, à Solférino, se réfugie ... en Corrèze! Impayable ce Hollande!

Il y a une autre explication. Il était au courant de tout. Il savait ce qui se tramait. Mais, il n'est pas trotzkyste, lui .. Il n'a donc pas voulu cautionner! Il s'est donc, prudemment, éloigné ... du champ de bataille!


Rappel : Soférino est le nom d'une bataille rendue célèbre par le fait que Henri Dunant, ultérieurement Prix Nobel de la Paix, y a créé la Croix Rouge. Ce jour là, il y a eu 10.000 morts à Solférino!

Et hier? Combien y a-t-il eu de morts ... politiques, à Solférino? Certainement beaucoup plus que 10.000!


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 22:30
Nul besoin de se livrer à je ne sais quelles exégèses tortueuses ... La "manip", là aussi, est claire...
1. Il serait on ne peut plus hasardeux de croire qu'il s'agit d'une lutte de personnes. Il s'agit, bel et bien, d'une lutte d'orientation.
Le Parti Socialiste est confronté à un choix historique : que faire pour retrouver le pouvoir?
Il a le choix entre deux stratégies et seulement deux.

1. S'ancrer désormais au CENTRE-GAUCHE et devenir, à terme le Parti Démocrate dont la France a tant besoin comme facteur d'équilibre de sa démocratie.
Pour cela, il faut qu'il dise clairement qu'il va D'ABORD chercher ses alliances au CENTRE, à charge aux électeurs très à gauche de choisir entre un maintien de la Droite au pouvoir (en refusant de soutenir cette construction politique) et un retour de la Gauche aux responsabilités (en accordant leur soutien à une équipe, certes pas très à gauche mais à gauche tout de même). Normalement un électeur très à gauche doit faire le deuxième choix. Faire le choix inverse, c'est, strictement, faire ce que l'on appelle la politique du pire (quitte à avoir une politique pas très à gauche, choississons la Droite très réactionnaire, comme cela, au prochain coup, les électeurs auront compris qu'il faut voter très très à gauche ...)

2. S'ancrer, comme d'habitude, à gauche avant l'élection pour faire ensuite, après l'élection, une politique de centre gauche puisque, de toute façon, il est IMPOSSIBLE de faire autrement ... On sait ce que donne ce genre de stratègie : beaucoup de désillusions puisque les promesses électorales ne peuvent alors être tenues. Cela se traduit par une montée du populisme, c'est à dire de l'extrème droite. Pour ce qui me concerne, ce sera : "Non, merci! Après tout, il me reste alors le choix de voter pour le CENTRE DROIT qui n'est quand même pas si éloigné que cela du CENTRE GAUCHE. Il est exclu que mon vote serve de force d'appoint à des aventuriers manipulés par l'extrème gauche! C'est à prendre ou à laisser! Avis "to whom it may concern"!

Or, l'élection du prochain Premier Secrétaire du Parti Socialiste a une incidence directe sur le choix de la stratègie ...

Si c'est Ségo, pas de problème! Elle a dit clairement que ce doit être aux militants de décider du choix des alliances. Il ne fait aucun doute que, confrontés à une telle demande, ils choisiront le CENTRE et non l'extrème gauche ...

Les trois autres (Hamon, Aubry et Delanoë) ne veulent évidemment pas que la parole soit donnée aux seuls militants! C'est l'appareil qui doit décider. Les militants, eux, ils sont là pour coller les affiches, pas pour décider des orientations ... (Non mais, sans blague! Et puis quoi, encore? Pourquoi pas un socialisme à visage humain tant qu'on y est!).

Il faut donc que Ségo soit, coûte que coûte, battue Jeudi prochain!

Or ce con de Delanoë, vexé ne n'avoir pas été placé en tête (malgrè le soutien de Hollande!) à cause de Aubry, n'a voulu, dans un premier temps, qu'en faire à sa tête. Ne voilà t-il pas qu'il refuse de se porter candidat au poste de Premier Secrétaire!
Ce faisant il prend le risque de faire en sorte que se soit Hamon qui arrive au second tour pour faire face à Ségo ... Laquelle Ségo serait alors élue, sans AUCUN problème! Du coup, la vieille garde du PS s'en trouverait liquidée, purement et simplement ... (grand bien nous fasse, à nous, Peuple de France!).
Pas folle la guèpe Delanoë ... Elle a compris! Changement de fusil d'épaule ... Machine arrière toute! Le même qui disait "Plus JAMAIS Fabius" se retrouve aujourd'hui à faire exactement le contraire puisque Fabius soutien Aubry depuis le début... On en est pas à une contradiction près!

Aussi le plus sage est-il d'attendre que les militants du PS se prononcent eux-mêmes sur le choix de leur futur premier secrétaire ...

Rappelons que, avant le vote des motions, Celle de Ségo était promise à une petite troisième place, derrière Delanoë et Aubry (c'est précisément pour cela que Aubry s'était risquée dans la bataille n'imaginant pas une seconde qu'elle arriverait troisième!).
Manque de bol pour les caciques, Ségo, à la suprise générale, est arrivée en tête!

Rappelons que, lors de la désignation du candidat PS pour la Présidentielle, Ségo était donnée, au mieux en ballotage au premier tour ... les deux autres se chargeant de faire alliance au deuxième tour pour lui faire la peau, une bonne fois pour toute ...
Manque de bol pour les caciques, Ségo, à la suprise générale, a été désignée dès le premier tour, mettant fin aux espoirs de règlement de compte à O.K. Corral ...

Les militants du PS auront-ils, cette fois encore, assez de lucidité pour se rendre compte qu'il est temps de tourner la page? Sauront-il élire Ségo dès le premier tour comme Premier Responsable de leur parti? Jamais deux sans trois dit-on!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 19:55
Ca y est! Ca vient de tomber ... Le scandaleux jugement du Tribunal de Grande Instance de Lille annulant un mariage pour je ne sais quelle cause de soi-disant non-virginité de l'épouse est ... ANNULE à son tour!

Youpii!

Je respire ... J'ai désormais moins honte de la Justice de mon pays!

Les époux qui avaient tenté, de concert, une "manip" visant à faire entrer une certaine jurisprudence dans notre droit laïc en sont quitte pour se SOUMETTRE à la LOI FRANCAISE ...

S'ils ne veulent pas vivre ensemble, ils devront faire comme tout le monde : demander le DIVORCE! Chose qu'ils auraient du faire depuis le début en introduisant une requète conjointe par consentement mutuel qui, soit dit en passant, les dispensait de faire état des raisons qui les poussaient à demander le divorce ...

Mais pourquoi donc ne l'ont-ils pas fait?

La raison en est toute simple : c'est un coup monté des islamistes pour faire évoluer notre jurisprudence dans le sens de leurs "valeurs"!

A bon entendeur, salut!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 20:00
Décidément, ces socialistes sont absolument impayables ...

Mais, au moins, leur congrès de Reims m'aura permis de me convaincre que La Chaine Parlementaire est vraiment une excellente chaine de télévision.

J'ai suivi depuis 15h30, en direct sur LCP, les débats des socialistes ... Trois heures et demi de débats. Chapeau la LCP!

Enfin, aucun filtre de la part des journaleux de merde!

Je ne me risquerai pas à faire un pronostic ... Chez les socialistes, il faut s'attendre à tout! Surtout au pire!

Le pire, ce serait une soit-disant synthèse entre Delanoë, Aubry et Hamon contre Royal, pourtant arrivée en tête du vote des militants ...

Ce que je comprends des enjeux, c'est la question centrale, pour eux, de ce que doit être le P.S.
1. Ou bien un parti ayant assez peu d'adhérents dont chacun  paierait une cotisation élevée, fermant ainsi la porte aux adhésions de masse, par centaines de milliers, de gens de gauche ou de centre gauche, représentants plus ou moins bien  une large fraction de la population.
2. Ou bien, un parti ayant beaucoup d'adhérents, payant une cotisation très raisonnable, ouvrant la porte à des adhésions en masse ...

De cela découle en effet la stratègie électorale ... Alliance avec le Modem ou pas? Ce serait non dans la première hypothèse et oui dans la seconde!

A suivre ...  
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Elections - Communauté : Réformer la France
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 07:30
Alleluia!

Alleluia!

Barack Obama est là!!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 07:15
America!

America!

Le monde entier te regarde!

Americans!

Americans!

Barack Obama est là!

America! America!
Pitié! Ne nous déçois pas!

Alleluia?

Alleluia?

Barack Obama ... sera?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 21:05
Je m'en doutais un peu! Il y avait anguille sous roche ...

Les journaleux de merde ont encore frappé!

Cela faisait plusieurs mois qu'ils nous bassinaient avec ça ...

"Le nombre de taulards qui se suicide est anormalement élevé..."
"On se suicide sept fois plus en prison que dans la société civile..."
"On se suicide 7 fois plus au mitard qu'en prison ..." (donc 49 fois plus au mitard que dans la société civile ...)
etc. etc.

L'émission que je viens d'entendre sur France Inter m'a apporté les réponses que j'attendais!
1. Le nombre de suicides en prison est EN DIMINUTION par rapport aux années précédentes, notamment par rapport aux trois dernières!
2. Le nombre de taulards suicidés cette année va se trouver dans la moyenne des 12 dernières années ...

Dans le même temps, la répression de la délinquance s'est accrue et le nombre de taulards est en augmentation ... pour l'instant (car à force de réprimer convenablement, il y en a bien un certain nombre de délinquants à venir (généralement des multirécidivistes!) vont bien finir par comprendre qu'il devient dangereux pour eux-mêmes de faire les cons!).

Pourquoi, dans ces conditions, cette campagne insidieuse sur les suicides en prison? On finirait par croire que ses promoteurs ont des membres de leur famille en taule ... Bizarre!

Je crois avoir trouvé la solution ... En tout cas, c'est une explication qui tient la route.
1. Sarko a compris que les braves gens de ce pays commençaient à en avoir vraiment marre d'être emmerdés par quelques dizaines de milliers de délinquants.
2. Il a donc inscrit dans son programme qu'on allait, enfin, penser aux VICTIMES avant de penser à dorloter les taulards.
3. Les victimes souhaitent que les dommages qu'elles ont subi soient réparés mais, SURTOUT, souhaitent que les délinquants soient EN TAULE. Là, au moins, ils ne font chier personne (sauf, peut-être, les gardiens, mais c'est leur boulot!).
4. Finies les libérations massives pour un oui ou pour un non. Finies les peines plancher pas ou mal appliquées et les remises de peine généreuses qui faisait qu'un détenu peut espérer sortir en ayant purgé même pas la moitié de sa peine.
5. Voilà qui ne plait pas du tout aux gauchistes-laxistes qui cherchent, chez Sarko, le défaut de la cuirasse pour tenter de le déstabiliser dans un premier temps puis de le déboulonner ensuite.
6. Il faut donc mener une campagne en faisant vibrer la corde sensible de la compassion. Ca marche souvent! Faut pas se gêner ...
7. D'où, un thème parmi d'autre : les suicides en prison.

Hélas pour eux! Les faits sont les faits et les faits sont têtus! Plus têtus que les Bretons, même! J'en sais quelque chose : je suis Breton! Et je peux affirmer que les Bretons ne sont pas têtus, seulement un peu opiniâtres ...

Monsieur le Président! Ne cédez pas! Ne faiblissez pas! Ne reculez pas!
Si vous faiblissez, vous reculerez! Si vous reculez, vous céderez! Si vous cédez, vous capitulerez ...

En taule les délinquants au casier judiciaire plus que surchargé!  
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 12:50
Pendant presque 15 jours, je ne me suis pas du tout exprimé sur "le" sujet dont tout le monde parle ... traduisant ainsi, par leur expression, la phénoménale angoisse qui les taraude.

C'était, bien sûr, volontaire ... A qoi bon s'exprimer d'une manière réfléchie au milieu d'un concert de klaxons? A coup sûr, on ne peut pas être audible. Autrement dit, on parle dans le vide ...

Aujourd'hui, on y voit plus clair ... même si l'avenir est sombre. Et, sans risque d'erreur, on peut prévoir une véritable récession.

L'objectif ne peut pas être d'anihiler cette récession. Elle est d'ores et déjà suffisamment prévisible dans son ampleur pour devoir renoncer à en juguler les effets dévastateurs ... On peut, par contre, en AMORTIR les effets et, pourquoi s'en priver?, profiter de ce grave accident pour rebondir vers le positif. Autrement dit, appliquer le vieil adage "d'un mal peut sortir un bien".

1. Sur le court terme :
Je l'ai déjà exprimé mais je vais le réaffirmer, avec la même force, voire avec la fougue excessive qui m'anime parfois : si les autorités légales prennent les mesures qu'elles jugeront appropriées pour organiser le combat sans concession contre cet ennemi invisible qui a pénétré dans l'ensemble du système économique (comme peut le faire un virus informatique), elles disposeront de mon soutien INCONDITIONNEL ...

Je ne suis, en effet, pas capable d'apprécier si telle ou telle mesure est bonne ou mauvaise (dès lors qu'elle respecte les grands principes de pur bon sens) ... Je n'ai pas les éléments suffisants d'appréciation.

J'ai par contre une grande confiance dans certaines personnes. Je pense tout spécialement à Jean Claude Trichet, à François Fillon, à Eric Woertz ... Je pense aussi à ... Nicolas Sarkozy qui vient de faire la démonstration qu'il avait un sens politque particulièrement aiguisé le conduisant à faire preuve d'un pragmatisme époustouflant (au point que les socialistes (allemands, il est vrai ...) ont considéré qu'il était devenu ... socialiste!).

Je ressents moi-même une claire volonté de règlements de compte personnels. Ce sentiment est partagé par une très forte proportion de la population. En un mot comme en cent, je VEUX des têtes! Je veux, sans barguigner, la tête de ces "traders" qui ont joué et qui ... n'ont pas perdu, mais qui ont fait perdre beaucoup à un grand nombre. Peu m'importe les moyens employés. Je ne les connais d'ailleurs pas ... Je veux du résultat! C'est à dire la mise à l'écart de ces inconscients et le développement de moyens visant à entraver, coûte que coûte, leur retour "aux affaires". Cela vise non seulement les "grands" mais aussi les "moins grands" et les "petits" ... Il y a Bouton (Société Générale), mais aussi Kerviel (5 milliards!) et de nombreux autres!
 

2. Sur le long terme :
Pour pouvoir transformer un mal en bien, il faut, c'est l'évidence, entreprendre une réflexion sur les objectifs d'une part, sur les voies et moyens d'atteindre ces objectifs d'autres part.

Je vois, parmi les axes de réflexion, la nécessité impérieuse de repenser un nouveau système financier international. On a parlé d'un nouveau Bretton Wood. Pourquoi pas? A condition qu'il soit construit autour d'un panier de monnaies à proportion de leur poids respectif dans l'économie mondiale et non pas autour du seul dollar ... Nous avons un précédent, en Europe. C'est la mise en place du Système Monétaire Européen (SME), tel qu'il a été, avant la mise en place de la monnaie unique, l'Euro. Rétrospectivement,  c'est, incontestablement, une belle réussite ... Dans la tempête, voire l'ouragan et même le cyclone, que nous vivons, on constate que l'Euro adopte, comme par hasard, la parité adéquate avec le Dollar. Il est, actuellement, à 1,25 dollar contre 1,60 il y a à peine trois mois. Cette parité va développer la force de percussion de nos économies européennes face à l'économie américaine et, donc, mondiale. Que cela plaise ou non aux Etats Unis, ce grand pays qu'il ne faut surtout pas laisser sombrer, vont devoir "mettre de l'eau dans leur vin".

Au niveau français, je crois nécessaire de s'atteler, enfin, à la mise en place d'un authentique impôt sur le patrimoine tel que je l'ai maintes et maintes fois décrit, ici même, dans ce blog.
J'en rappelle les grands principes :
1. Rejet de toute idée confiscatoire du style "faire payer les 'riches" pour donner aux "pauvres", attendu que l'on ne sait pas définir ce qu'est un "riche" et pas davantage ce qu'est un "pauvre".
2. Toute "personne", qu'elle soit physique comme vous et moi, ou "morale" comme les entreprises, les associations, les "trucs de ceci" ou les "trucs de cela", du seul fait qu'elle a une existence avérée (légale ou "de fait") et qu'elle est propriétaire (peu importe de quoi et pour quel montant!), elle paie, sans barguigner, un impôt de 0,1% du montant déclaré de ce qu'elle possède.
Bien entendu, pour éviter les tentations fortes de sous évaluation des biens (matériels et immatériels!), la puissance publique dispose du pouvoir d'acquérir, pour la valeur déclarée par le propriétaire lui-même, le bien objet de l'assiette de taxation ... Je vous assure que c'est d'une efficacité rien moins que redoutable! Il ne s'agit nullement d'une réévaluation de l'assiette de calcul (sans acquisition par la puissance publique ...) mais bel et bien d'une vraie acquisition pour la valeur que le propriétaire a, lui-même, hors de toute contrainte, déclaré.
3. Tout mouvement d'argent, avec ou sans transaction commerciale, matérielle ou non, fait l'objet d'un prélèvement de 1 pour ... 1 million! C'est à dire mille fois moins que le précédent impôt ... Que l'on ne vienne pas me dire que ceprélèvement à un caractère confiscatoire! Affirmer cela serait prendre ses interlocuteurs pour des billes!
Ainsi, une somme de 1 million d'euros qui change de compte (et non de mains!) 10 fois dans la même journée (c'est beaucoup plus fréquent que l'on croit) paie 10 fois la somme, au combien modique, de 1 euro, soit 10 euros au total ... N'importe quelle personne éprise de bon sens populaire vous dira que "les petits ruisseaux font les grandes rivières" ...
Autant le premier impôt concerne les stocks, autant le deuxième concerne les fluxs (les mouvements) ...

Voilà de quoi réfléchir un bon moment ... et, par conséquent, de débattre!  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 19:20
La dernière ligne droite est engagée désormais ... Logiquement, Barrack Obama peut légitimement espérer être élu comme prochain Président des Etats Unis d'Amérique.

Il va hériter d'une situation véritablement explosive! La crise financière et ses retombées sur les classes moyennes qui, par centaines de milliers, vont devoir vendre leurs logements dans les pires conditions financières appellent une prise en main que seul un héritier de Franklin Delanoe Roosevelt et de son "New Deal" peut mettre en oeuvre et conduire ...

Il va lui en falloir du sens politique à Barrack Obama si les destinées du pays lui sont confiées! Ca tombe bien. Il semble avoir démontré, sa campagne en témoigne, qu'il en a. Cet homme comprend les choses et est apparemment capable d'apporter les réponses qu'il faut et que les gens attendent ...

La tempête s'annonce particulièrement grave. Il ne sert à rien de se voiler la face! Aux Etats unis, les conditions politiques vont peut-être être créées pour réaliser des avancées décisives sur le terrain de la protection sociale dont ... 45 millions d'américains sont dépourvus (15% de la population!).

Les Etats Unis, enfermés dans leur idéologie traditionnelle (c'est au marché de "faire" ... Il faut donc le laisser faire ...), ont pris un retard considérable sur l'Europe (la "vieille Europe" de Donald Rumfeld).

Faut-il rappeler que la première protection sociale sérieuse a été mise en place en Allemagne par ... le comte von Bismarck, dont personne ne se risquerait à soutenir qu'il était de ... gauche?

Il faut espérer que les Etats Unis trouveront la force de se remettre en question. Ce n'est pas certain! Ce n'est pas gagné!

Déjà, le soutien que cet excellent Colin Powell a accordé à Barrack Obama contribue à la construction de cette dynamique de la dernière ligne droite, celle qui compte!

Il faut souhaiter que d'autres Républicains modérés apportent leur soutien à Obama afin que ce Président (s'il le devient!) soit l'incarnation de tout un peuple. Il faudra fédérer toutes les énergies pour entreprendre les indispensables réformes dont ce grand pays a un urgentissime besoin!

Dans une certaine mesure, Il y a, la nervosité en moins (mais qui s'en plaindra?), du Sarkozy dans Obama : un sens politique particulièrement affuté! Souhaitons lui de réussir ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 10:35
Comme prévu, répondant à l'invitation de Gisèle Santucci, une des animatrices de l'association "Aidons nos molosses", je me suis rendu, place de la République, à la démonstration de dressage de chiens au gabarit impressionnant (16 mois et déjà 52 kg, par exemple, ...).

J'ai vu un chien, mâle, obéissant parfaitement à sa maitresse.
"Couché, pas bouger; Assis, etc ...". Pas de langage mièvre mais des ordres, clairs, secs mais non brutaux ...

Aucun doute, ça marche!

Respectant les consignes, je me suis bien gardé de "jouer" avec l'animal, ni même de le caresser ... Il est venu tourner autour de moi, moi restant parfaitement neutre voire indifférent. Pas un seul grognement, aucune expression hostile, pas un seul aboiement ... Les faits parlent d'eux-mêmes : quand on sait s'y prendre avec un chien, pèserait-il 52 kg et même 98, on parvient à s'imposer! Affaire d'éducation du chien mais aussi du maitre ...

Moi qui me suis exprimé d'une manière que d'aucuns ont trouvé, non sans quelques raisons, excessive ("euthanasie de tous les chiens susceptibles d'être dangereux ..."), je suis en mesure de dire, aujourd'hui, que j'ai changé d'avis. Il existe d'autres méthodes susceptibles de garantir la sécurité publique et de permettre à tous de vivre dans la tranquilité ...

Ces méthodes s'appellent "éducation des chiens par leurs maitres" mais aussi, et sans doute d'abord, "éducation des maitres de chiens" dans l'intérêt même des chiens et donc des maitres ...

Que puis-je dire maintenant pour contribuer à développer ces comportements salutaires et civilisés?

Le mieux, c'est encore de reproduire quelques conseils pertinents en matière de relation avec un chien dont on n'est pas le maitre ....

En voici quelques uns.

1. "Appelle le chien pour que ce soit lui qui vienne à toi s'il a envie d'une caresse ...
2. Ne dérange pas un chien lorsqu'il dort ou se repose. Ne le surprends pas.
3. Laisse le manger seul. Attends qu'il ait fini pour pour entrer dans la pièce où il prend son repas.
4. Si tu rencontre un chien que tu voudrais caresser, demande à son maitre si tu peux le faire.
5. Ne caresse pas un chien que tu ne connais pas. S'il est seul, ne t'approche pas de lui.
6. Montre la paume de ta main pour que le chien te sente et, s'il veut bien, caresse-le sous le menton et dans le cou.
7. Ne le fixe pas dans les yeux. Ne lui caresse pas le dessus de la tête.
8. Sois calme. Si un chien court derrière toi, arrête-toi, baisse la tête et ne le regarde pas.
9. Ne crie pas. Ne cours pas et ne fais pas grands gestes en présence du chien.

Bon nombre de ces conseils ne sont pas évidents, ne semblent pas naturels, tant on est persuadé qu'un chien ne peut faire de mal si on ne lui fait pas, d'abord, du mal.
Il faut juste penser à une chose, simple, basique même :

Le chien peut tout simplement avoir PEUR et réagir en conséquence avec les moyens de défense dont il dispose : ses crocs.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 12:00
Et si il y a conflit? Par exemple si aucun des candidats ne réunit la majorité des grands électeurs? C'est déjà arrivé! Trois fois...

Début de citation :

Le fonctionnement du collège électoral

 

 
La Constitution des États-Unis d'Amérique

La Constitution prévoit la création du collège électoral, mais donne peu d'indications sur la désignation des grands électeurs.

Le fondement constitutionnel.

Extraits de l’article II, section 1, de la Constitution des Etats-Unis :

"Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d'Amérique. Il restera en fonction pendant une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-président choisi pour la même période, élu comme suit :

Chaque État nommera, de la manière prescrite par sa législature, un nombre d'électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès, mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit, ne pourra être nommé électeur."


• Le collège électoral n’est pas un lieu. C’est une institution aussi ancienne que la Constitution des États-Unis dans sa forme initiale. Le collège électoral a été créé par les pères fondateurs des États-Unis afin de trouver une solution intermédiaire entre l'élection du président par le Congrès ou son élection au suffrage populaire direct. Le peuple américain vote donc pour désigner des grands électeurs, qui élisent ensuite le président. Les Archives nationales des États-Unis sont chargées de veiller au bon fonctionnement du collège électoral.

• Chaque État désigne des grands électeurs en nombre égal au nombre total de ses sénateurs (toujours deux) et de ses représentants au Congrès, en fonction de l’importance de sa population, telle qu’elle ressort d’un recensement effectué tous les dix ans. L'État fortement peuplé de la Californie dispose actuellement de 55 grands électeurs, alors que les États les moins peuplés, par exemple le Dakota du Nord, peuvent n'en n'avoir que 3 ou 4.

• Le collège électoral regroupe actuellement 538 grands électeurs, dont 535 font exactement écho aux 535 membres du Congrès (100 sénateurs et 435 représentants). Trois grands électeurs sont également attribués au district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). La majorité requise pour élire le président et le vice-président est de 270 voix.

• La Constitution des États-Unis est très concise en ce qui concerne les qualifications requises pour occuper les fonctions de grand électeur. L’article II indique simplement qu'aucun membre du Congrès « ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit » ne pourront être nommés grand électeur.

 
Cérémonie de prestation de grands électeurs au Massassuchussetts

Les grands électeurs du Massachusetts prêtent serment en décembre 2000, à la Chambre des représentants de cet État à Boston.

• Le mode de désignation des grands électeurs varie d’un État à l’autre. Ce sont en général les dirigeants des partis politiques de chaque État qui sélectionnent les grands électeurs lors de la convention de leur parti local ; ce choix peut également être effectué par vote du comité central du parti, toujours au niveau de chaque État. Les grands électeurs sont souvent choisis en remerciement de leurs services et de leur fidélité à leur parti. Ils sont souvent choisis parmi les élus locaux, les dirigeants du parti et des personnes proches du candidat à la présidence.

• Le jour de l'élection présidentielle, c'est-à-dire le premier mardi après le premier lundi du mois de novembre (donc le 4 novembre en 2008), le peuple américain vote afin de désigner au niveau de chaque État les grands électeurs soutenant les différents candidats aux fonctions de président des États-Unis. Les noms des grands électeurs apparaissent parfois en dessous du nom des candidats sur le bulletin de vote conformément aux modalités prévues par les divers États.

• Les grands électeurs représentant chaque État se réunissent le premier lundi suivant le deuxième mercredi de décembre (donc le 15 décembre en 2008) afin de choisir le président et le vice-président des États-Unis.

• Aucune disposition de la Constitution ou aucune loi fédérale n’exige que les grands électeurs votent de manière conforme aux résultats du scrutin organisé dans l'État dont ils relèvent. Toutefois, les lois de certains États imposent des amendes aux grands électeurs renégats ou les disqualifient s’ils expriment un suffrage invalide. Ils sont alors remplacés par un suppléant. La Cour suprême des États-Unis n’a jamais eu à décider si la Constitution exige que les grands électeurs tiennent leur engagement de voter en faveur d’un candidat donné, ni à se prononcer sur la validité des amendes en cas de transgression. Aucun grand électeur n’a jamais été poursuivi pour avoir voté de manière contraire à son engagement.

• Il est rare aujourd’hui que des grands électeurs fassent fi des suffrages exprimés par les électeurs en exerçant leur droit de vote en faveur d’un candidat autre que celui désigné par leur parti. Les grands électeurs occupent en général des postes de responsabilité au sein de leur parti, ou sont choisis en remerciement de nombreuses années de bons et loyaux services. Depuis la création des États-Unis, plus de 99 % des grands électeurs ont voté conformément à leur engagement.

• Le choix du président et du vice-président des États-Unis est déterminé par les suffrages exprimés par les grands électeurs, et non par la majorité relative ou absolue obtenue par tel ou tel candidat lors du scrutin national. Ceci étant, le candidat arrivé en tête du scrutin au niveau national a toujours obtenu la majorité des suffrages des grands électeurs depuis la création des États-Unis, sauf à quatre reprises : en 1824, en 1876, en 1888 et en 2000.

• En 2008, 48 des 50 États fédérés attribueront au candidat arrivé en tête dans leur État la totalité des voix dont ils disposent au sein du collège électoral. Le district de Colombie fera de même. À titre d’exemple, les 55 voix dont dispose la Californie seront attribuées en totalité au candidat arrivé en tête dans cet État lors du vote populaire, même si le vainqueur ne l’emporte qu’avec 50,1 % des suffrages contre 49,9 %. Seuls deux États, le Maine et le Nebraska, n'ont pas adopté ce système. Dans ces deux États, les voix des grands électeurs pourront être partagées entre les candidats en fonction d’une règle de répartition proportionnelle.

• Les deux chambres du Congrès se réunissent en assemblée plénière au cours du mois de janvier suivant l’année de l’élection présidentielle, afin de procéder au décompte des voix des grands électeurs.

• Le XXIIe amendement de la Constitution accorde à la Chambre des représentants le privilège de désigner le président des États-Unis lorsqu’aucun candidat n’a obtenu la majorité des voix des grands électeurs. La Chambre des représentants choisit le président par un vote à la majorité parmi les trois candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de voix.

Le scrutin se déroule État par État, la délégation de chaque État disposant d'une seule voix.

Le Sénat choisit le vice-président par un vote à la majorité lorsqu’aucun candidat à ce poste n’a obtenu la majorité des suffrages des grands électeurs. Chaque sénateur se prononce alors pour l'un des deux candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de voix.

• La Chambre des représentants a choisi le président à deux occasions, en 1800 et en 1824. Le Sénat n’a choisi le vice-président qu’une seule fois, en 1836.

• Selon diverses sources de référence, 700 propositions d'amendement visant à modifier ou à supprimer le collège électoral ont été soumises au Congrès au cours des deux cents dernières années. En fait, les propositions sur ce sujet ont été plus nombreuses que celles portant sur tout autre sujet d'amendement de la Constitution.

• Les opinions sur la logique du système du collège électoral peuvent varier selon l'intérêt que l’on porte aux partis tiers, c'est-à-dire les partis autres que le parti démocrate et le parti républicain. Le système du collège électoral leur est incontestablement défavorable. Des candidats d'autres partis bien implantés dans certaines régions du Sud ont obtenu suffisamment de suffrages en 1948 et 1968 pour être représentés au collège électoral. Leur réussite a pu affecter le résultat, sans pour autant constituer une menace sérieuse pour le vainqueur, issu à nouveau d'un grand parti.

Le dernier candidat d'un parti tiers à obtenir un résultat satisfaisant aura été le président républicain Théodore Roosevelt en 1912. Il s'est classé en deuxième place, assez loin derrière le vainqueur pour ce qui est des suffrages populaires comme des voix des grands électeurs, en obtenant 88 des 266 voix nécessaires à l’époque pour l'emporter lors du vote du collège électoral.

En 1992, Ross Perot n’a obtenu aucun grand électeur alors que 19 % des suffrages populaires s'étaient portés sur son nom au niveau national. Il n’avait pas en effet réussi de manière suffisamment nette dans aucun État en particulier.

Fin de citation.

Il faut préciser que Théodore Roosevelt (grand oncle de Frankilin Delanoe Roosevelt, le président du New Deal) avait des conceptions pas très en harmonie avec la base de son parti ... Il avait commencé sa première mandature à la suite du décès de son président dont il était le vice président. C'était, disons, une très forte personnalité!





Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 11:25
Contrairement aux idées reçues, les "Grands Electeurs" ne se déplacent pas à Washington!

Début de citation :

Une journée dans la vie d’un grand électeur

 
Le capitole de l'État du Delaware à Dover
Timothy Willard a passé son unique journée en qualité de grand électeur au Capitole de l'État du Delaware, qui est situé à Dover.

Timothy Willard est l’un des grands électeurs qui ont participé à l’élection présidentielle de 2004. Il raconte son expérience. Le candidat qu’il soutenait a été battu.

Bruce Odessey est directeur de la rédaction du présent numéro de la revue eJournal USA.

Le présent article fait partie de la prochaine revue "eJournal USA" consacrée au collège électoral.

Bruce Odessey :

"Un beau jour de décembre 2004, Timothy Willard s’est absenté quelques heures de son cabinet d’avocats de Georgetown, au Delaware, pour prendre part à l'élection du président des États-Unis dans la capitale de cet État, Dover.

La plupart des gens pensaient sans doute que le président avait été élu un mois plus tôt, lorsqu'ils s’étaient rendus aux urnes. En fait, ils avaient simplement choisi 3 grands électeurs du collège électoral, qui s'étaient engagés à voter pour le candidat républicain George W. Bush ou pour le candidat démocrate John Kerry.

Pilier du parti démocrate, M. Willard occupait les fonctions de dirigeant du parti au niveau de l’un des comtés du Delaware. Il a participé en 2000 à la convention nationale chargée de choisir un candidat pour représenter le parti démocrate à l'élection présidentielle. Il a également participé à l'élaboration du programme politique de son parti en 2004.

Le Delaware est l’un des plus petits États des États-Unis. En 2004, il ne disposait que de 3 grands électeurs (le plus grand État du pays, la Californie, en avait 55 à elle seule). Le Delaware n'est formé que de 3 comtés. Le président du parti démocrate de l'État avait d'ailleurs décidé de désigner un grand électeur au sein de chaque comté dans l'hypothèse où John Kerry aurait remporté les suffrages populaires au Delaware. M. Willard était la personne choisie dans le comté de Sussex.

Une journée à Dover

Avec 53 % des suffrages exprimés, c’est effectivement John Kerry qui a été vainqueur au Delaware. En fait, depuis 1988, les candidats à la présidence des États-Unis présentés par le parti démocrate ont remporté toutes les élections au niveau de l’État. C’est ainsi que M. Willard a pu se rendre à Dover afin de prendre part au vote du collège électoral, qui s'est déroulé le 13 décembre. La Constitution des États-Unis prévoit en effet que les grands électeurs de l’ensemble des États et du district de Colombie (c'est-à-dire de Washington, la capitale des États-Unis) votent le premier lundi suivant le deuxième mercredi du mois de décembre.


 

John Kerry et George Bush en 2004
John Kerry (à droite) l'a emporté dans le Delaware en 2004, mais a été battu au niveau national par George W. Bush.

À dix heures du matin, M. Willard et les 2 autres grands électeurs ont pris place dans la salle richement décorée où siège habituellement la Chambre des représentants du Delaware. Après avoir choisi un président de séance en leur sein, les 3 grands électeurs se sont mis au travail.

Ils ont tout d’abord examiné les résultats officiels communiqués par l'administration chargée des élections dans l'État, avant de signer divers documents d’homologation. Ils ont ensuite envoyé ces documents au secrétaire d'État du Delaware, qui devait les transmettre aux Archives nationales à Washington. Quelques semaines plus tard, le Congrès des États-Unis a fait le compte officiel des suffrages exprimés par le collège électoral en faveur des candidats aux fonctions de président et de vice-président, y compris le suffrage exprimé par M. Willard.

À ce stade, le monde entier savait déjà que George Bush l'avait emporté sur John Kerry par 286 voix contre 252.

Un rôle essentiellement cérémoniel.

Les grands électeurs ne disposent pas de la liberté de manœuvre que les fondateurs des États-Unis avaient sans doute imaginée lorsqu’ils ont rédigé la Constitution en 1787. Dès 1796, la montée en puissance des partis politiques a commencé à avoir une influence sur le fonctionnement du collège électoral.

M. Willard a donc joué un rôle essentiellement cérémoniel. Il ne lui serait pas venu à l’idée de voter pour un candidat autre que John Kerry. En fait, la loi du Delaware lui aurait interdit de voter pour qui que ce soit d’autre (personne ne sait si cette interdiction est conforme à la Constitution, mais les grands électeurs renégats sont extrêmement rares).

« La presse, les médias et le public ne se sont pas vraiment intéressés à notre vote, a-t-il indiqué. Il n’y a avait pas grand monde sur le balcon réservé aux visiteurs lorsque nous nous sommes réunis à la Chambre des représentants. »

Quoi qu’il en soit, M. Willard est fier d’avoir pris part à cette formalité incontournable. « Même si ce scrutin est mal connu, le fait d'y avoir participé fut un grand honneur pour moi », a-t-il dit.  

Il pense toutefois que les États-Unis devraient envisager un système différent pour l'élection présidentielle, afin d’éviter qu’un candidat ayant reçu moins de voix populaires qu’un autre au niveau national ne soit élu président, comme cela arrive parfois avec le système du collège électoral.

« Je pense que nous devons réfléchir à des solutions plus logiques et plus simples, car à mon avis il n’est pas souhaitable que la population ne comprenne pas le système ou qu'elle fasse preuve de cynisme à son égard. »

Fin de citation.

On est très respectueux des règles aux Etats Unis ... Du moins de certaines d'entre elles!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 11:00
Pour y voir plus clair, laissons parler le Professeur Lublin, de l'American University de Washington.

Début de citation :

"Il n’est pas difficile de trouver des raisons d’abolir le collège électoral chargé d’élire le président des États-Unis, particulièrement si l’on considère que ce système produit parfois l’élection d’un candidat qui a reçu au niveau national moins de suffrages populaires que le candidat battu, mais remplacer le système actuel n’est pas si simple !

Le collège électoral n’est pas prêt de disparaître.

En effet, il est très difficile de modifier la Constitution des États-Unis. Sa modification exige que le Congrès adopte un amendement nécessitant la majorité des deux tiers à la Chambre des représentants comme au Sénat. Cet amendement doit ensuite être ratifié par les trois quarts des États fédérés.

La Constitution n’a donc été modifiée que 27 fois depuis son adoption en 1787. Encore ces 27 amendements comprennent-ils les 10 amendements constituant la Déclaration des droits qui ont été adoptés peu après la ratification de la Constitution d’origine.

Un très large soutien, pour ne pas dire un consensus, est indispensable pour obtenir la ratification d’un amendement constitutionnel. Or, l’idée de l’abolition du collège électoral ne bénéficie pas d’un tel consensus pour l’instant. De nombreux démocrates estiment que la défaite de leur candidat en 2000 confirme l’urgence d'une réforme, mais certains républicains considèrent que les efforts visant à modifier le régime actuel ont pour objet de jeter le discrédit sur la victoire de leur candidat cette année-là. Il n’y a donc pas consensus sur la nécessité d'une réforme, même si cette idée a des sympathisants au sein des partis aussi bien démocrate que républicain.

Plusieurs États auraient en outre des raisons de s’opposer à une telle ratification. Les petits États sont avantagés lors de la répartition des grands électeurs. En effet, chaque État reçoit au sein du collège électoral un nombre de voix correspondant au total du nombre de ses sénateurs (toujours deux) et du nombre de ses représentants à la Chambre des représentants (un au minimum). Certains États où la compétition est particulièrement serrée, notamment la Floride et l’Ohio en 2000, en 2004 et en 2008, bénéficient d’une sollicitude accrue de la part des candidats à la présidence. En effet, sauf au Maine et au Nebraska, le vainqueur dans un État donné reçoit la totalité des suffrages des grands électeurs de cet État. Les opposants au système du collège électoral dénoncent cet aspect, mais les petits États ne sont pas prêts à renoncer aux égards que les candidats leur accordent. Enfin, de nombreux Américains sont attachés au fait que le collège électoral reflète le caractère fédéral des États-Unis et ne souhaitent pas son abolition. Ils voient dans les tentatives de réforme une attaque contre le régime fédéral et les prérogatives des États fédérés.

L'hypothèse d'un pacte entre États.

Certains partisans d'une réforme du collège électoral proposent de trouver une alternative à la méthode d'amendement de la Constitution en adoptant un pacte entre États (le National Popular Vote Compact). Ce pacte garantirait que le candidat ayant reçu le plus grand nombre de voix populaires lors de l’élection au niveau national sera élu président. Ses partisans souhaitent que des États détenant la majorité des voix au sein du collège électoral s’engagent à voter en faveur du candidat à la présidence qui aura remporté le vote populaire au niveau national, que ce candidat soit arrivé en tête ou non dans tel ou tel des États adhérant à ce pacte. Il est vrai qu’il serait beaucoup plus facile de réformer le système du collège électoral au moyen d’un pacte entre États que dans le cadre d'un amendement de la Constitution. En effet, il suffirait que les 11 États fédérés les plus peuplés s’accordent pour que le pacte s’applique, alors qu'un amendement constitutionnel ne peut entrer en vigueur qu’après ratification par 38 États.

 
La solution apparemment astucieuse du pacte risquerait toutefois d’être source de nouvelles difficultés, car l’élection présidentielle américaine ne se déroule pas dans le cadre d’un scrutin national unique. En fait, 51 élections distinctes ont lieu dans les 50 États et dans le district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). Chaque État décide du nom des candidats aux fonctions de président et de vice président figurant sur ses bulletins de vote. Des noms différents sont donc inscrits sur les bulletins des différents États. Un pacte ne serait pas suffisant pour créer aux États-Unis un vrai scrutin national permettant aux électeurs de disposer d’un choix uniforme de candidats.

En théorie, un candidat à la présidence peut même se présenter avec des colistiers différents selon les États. Le pacte envisagé prévoit que les suffrages exprimés dans tout État en faveur d’un candidat à la présidence et de son colistier comptent en faveur du tandem, quel que soit le candidat à la vice-présidence dont le nom figure sur le bulletin. Pour prendre un exemple, le nom du colistier du candidat indépendant Ralph Nader n’apparaissait pas sur les bulletins de vote de la Californie en 2004. Dans notre exemple, tous les suffrages exprimés en faveur de Ralph Nader en Californie auraient été totalisés au niveau national, non seulement à son nom, mais aussi en faveur du colistier dont le nom ne figurait pas sur le bulletin. Le caractère insatisfaisant d'une telle solution est évident.

Nouvelles questions.

La nécessité d’une réforme du collège électoral a été illustrée lors de l’élection présidentielle serré qui a opposé le républicain George W. Bush au démocrate Al Gore en Floride en 2000. Paradoxalement, un scrutin populaire national serait de nature à accentuer les difficultés en cas de résultats particulièrement serrés.

Aucun mécanisme ne permet actuellement de trancher dans ce cas-là. Et le National Popular Vote Compact proposé ne règle pas la question. Les lois actuelles relatives à un nouveau compte des suffrages en cas de scrutin indécis ne s'appliquent qu'au niveau des États pris individuellement et non au niveau national. Par ailleurs, contrairement à ce qui s'est passé en 2000 lorsqu'un nouveau compte s'est révélé nécessaire en Floride, les médias et les partis démocrate et républicain auraient beaucoup de mal à veiller au bon déroulement du nouveau compte au niveau national. La définition de résultats serrés serait en outre beaucoup moins stricte dans le cadre d'une élection nationale, même s’il est certain qu'une telle éventualité est moins vraisemblable.

On peut également se poser la question de la force juridique d’un pacte qui imposerait aux États contractants de voter d'une manière donnée au sein du collège électoral. La Constitution américaine accorde au corps législatif de chaque État le droit de décider de la répartition des suffrages de leurs grands électeurs. Le pacte interdirait à tout État de se retirer dans les six mois précédant une élection, mais la force juridique de cette disposition est loin d'être établie. Il ne prévoit aucune mesure de sauvegarde si les tribunaux refusent d'interdire à certains États de se retirer du pacte alors même qu’ils le souhaitent.

Ces considérations peuvent sembler marginales et excessivement techniques, mais l'élection présidentielle de 2000 a montré l’importance des subtilités juridiques et la nécessité d’être prêt lorsqu'un scrutin produit des résultats particulièrement serrés. Il sera peut-être un jour possible d'élire au suffrage universel direct le Président des États-Unis, mais cela n'est envisageable qu'au prix d'importants efforts de préparation au niveau fédéral et sous réserve que se dégage un consensus nettement plus large que ce n'est le cas aujourd'hui.

Fin de citation.

On peut rappeler, à propos du "fédéralisme" que la lutte politique se situe entre les "fédéralistes" et les "anti-fédéralistes" (vu de France, ceux-ci pourraient être confondus avec les jacobins alors qu'ils sont, en réalité, les partisans de plus de pouvoirs aux Etats fédérés, c'est à dire les plus anti-jacobins) ... La Civil War (vu de france, c'est la guerre de sécession) a été gagnée par les fédéralistes contre les "confédérés". Ce n'est pas pour rien que les Américains citent volontiers le nom de l'Etat dont ils sont originaires. Chacun d'eux a une histoire propre.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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    J'ai parfois du mal à en croire mes oreilles! Encore un nouveau truc ... Des fonctionnaires qui prétendent avoir le droit de ne pas exécuter les instructions de leurs ministres ... On aura décidément tout vu! Je vois d'ici le tollé que va soulever cette remarque ... "Et le droit de grève, alors?" . Autant dire les choses clairement. Il n'est absolument pas question de toucher, si peu que ce soit, au droit de grève! ce n'est pas ce que je réclame ......
  • Joyeux Noël à tous!
    Joyeux Noël à tous mes lecteurs ... Et aussi à mes futurs lecteurs ... Joyeux Noël aux militants de la Gauche anti-libérale! Le débat reprendra très bientôt. Joyeux Noël aux ségolénistes! J'ai des tas de désirs d'avenir ... Joyeux Noël aux partisans de François Bayrou! Rien n'est joué ... Joyeux Noël aux sarkozystes! Pour l'instant, votre programme est le plus structuré ......
  • ANPE : échanges d'arguments par blogs interposés.
    Jean Daumont et moi-même venons d'échanger des arguments sur le devenir de l'Anpe. Je vous invite à lire son article sur le sujet qui résulte de la lecture du livre de Fabienne Brutus. J'y apporte mes commentaires. Il y répond ... Instructif pour ceux que cela intéresse et ils sont, sans aucun doute, assez nombreux, l'Anpe ayant été, à tort ou à raison, mise en cause ces derniers temps. Pour y accéder, vous cliquez...
  • Premier des blogs, toutes catégories confondues
    Pour la quatrième fois en quelques mois, mon "blog rank" (note indiciaire attribuée par le gestionnaire de la plateforme "Over-Blog" au gestionnaire du blog) est, ce matin de 91 et je suis classé "Premier" des 560.000 blogs gérés par cette plateforme.Je ne vais pas bouder mon plaisir.  
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    Dimanche prochain, les enjeux sont clairement posés. D'un côté un candidat qui, mois après mois, semaines après semaines, jours après jours, a fait la démonstration de sa capacité personnelle à rassembler autour de lui. Il est parti de rien en terme d'appareil mais il a bien évidemment, en homme avisé, conservé les relais dont il disposait quand il était Premier Secrétaire du P.S.   De l'autre un pur produit de congrès dont la seule mission...
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    Sages décisions en perspectives, si on en croit les journaux ... Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre!   1. Suppression des panneaux annonçant les radars. Très bien! 2. Augmentation conséquente du nombre de radars. Très bien! Combien? Au moins 10.000 de plus, j'espère! 3. Interdiction absolue d'utiliser les téléphones en conduisant. Très bien! Mais comment la faire respecter? Je suggère la confiscation immédiate, à titre...
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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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