Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 23:07
Non contente d'avoir confondu deux notions majeures, l'annulation d'un mariage, prononcée pour raison d'ordre public d'une part, le divorce, prononcé, lui, pour constat de l'impossibilité de maintenir les liens du mariage du fait de désaccords importants, par exemple l'indispensable confiance entre époux, d'autre part, Rachida Dati remet ça!

Elle vient de déclarer lors d'une interview télévisée que la cause de la décision était légitime puisque que son fondement n'était pas une histoire de virginité mais une affaire de mensonge ...oubliant du même coup que si le fondement possible d'une annulation peut être le mensonge, il s'agit en l'occurrence du mensonge SUR UNE QUALITE ESSENTIELLE ...

Dans le cas d'espèce, le juge a bel et bien décidé de faire droit à la demande de l'époux, lequel considère que la virginité est une qualité essentielle A SES YEUX et qu'il y a eu mensonge. Là est le scandale! Il s'agit pas d'annuler un mariage religieux ... mais un mariage civil devant les autorités constituées de la République. Il ne faut quand même pas oublier que lorsqu'un maire procède à un mariage, il le fait non pas en tant qu'élu mais en tant que mandataire du Procureur de la République ...

Que l'époux veuille faire annuler son mariage religieux ne pose aucun problème ... en tout cas pas à moi.

Que la Garde des Sceaux de la République persiste dans sa position devient carrément inquiétant. Son maintien à la tête du Ministère de la Justice est désormais posé!

Dati, ça suffit!

Au rythme où vont les choses, faut-il annuler un mariage au motif que l'un des époux à menti sur la quantité de morceaux de sucre qu'il met dans son café, cette quantité étant jugée comme "qualité essentielle" au yeux de l'autre époux?
Ne riez pas! J'ai lu une thèse de cette nature dans un forum de Marianne2.fr sous la plume de Elie Arié ... Il temps d'arrêter les conneries!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 11:15
A ceux qui douteraient encore de la nécessité d'institutions stabilisatrices de nature à empêcher les changements radicaux d'orientation, l'exemple de la Turquie vient démontrer que ces mécanismes stabilisateurs sont heureusement là, protecteurs de revirements fondamentaux et par conséquent des dérives fondamentalistes, religieuses notamment.

Rappelons les faits. La Turquie est un état strictement laïc. Quiconque veut pratiquer la religion de son choix peut le faire librement (pour les musulmans, c'est certain; pour les autres, c'est moins sûr mais, contre mauvaise fortune choisissons d'être de "bon coeur"; je précise que, pour ma part, je n'ai AUCUNE pratique religieuse d'aucune sorte mais que j'entends bien que l'on permette à tous d'en avoir une).

A moins de faire preuve d'une cécité politique coupable, force est de reconnaitre que, sur l'ensemble de la planète, nous assistons, en cette période, à une montée de tous les fondamentalismes, notamment les fondamentalismes religieux (aussi bien islamistes que évangélistes ou israélites et j'en oublie sûrement quelques uns ...). Il faut y mettre un terme! En employant, si nécessaire, les moyens appropriés. Je n'ai nulle envie que quiconque vienne me dicter ce que je dois faire ou pas en matière de religion ni que quiconque vienne m'importuner, chez moi, en sonnant à ma porte, plusieurs fois par mois quand ce n'est pas plusieurs fois par semaine pour tenter de me convaincre du bien fondé de leurs idées.

Or donc, le 22 Juillet 2007, en Turquie, un certain parti, l'AKP, a obtenu 47% des voix ... Un score dont n'ose même pas rêver le parti actuellement majoritaire en France, l'UMP, surtout pas à l'issue du premier tour!
Ce parti se trouve être fortement inspiré par des idées religieuses bien précises, en l'occurrence musulmanes, dit-il mais islamistes, je pense.
Pour s'en convaincre, il suffit de constater que moins de 7 mois plus tard, le Parlement, certes légitime et démocratique, vote une réforme de la Constitution permettant, de fait, aux femmes de porter le voile islamique à l'université ...

La Cour Constitutionnelle de la République Turque vient de juger cette modification nulle et non avenue. J'en suis, personnellement, satisfait! Très satisfait, même! D'autant plus que, pendant sa campagne électorale, ce parti n'a pas développé ce thème de réforme mais que, sitôt, élu, la nouvelle majorité parlementaire a relancé, à l'initiative de son leader, la question pour finir par statuer dans un sens manifestement non explicitement développé pendant la campagne. Une sorte de suppositoire glissé en "lousdoc" ...

D'autant plus satisfait que, paralèllement, un des procureurs exerçant auprès de la dite juridiction suprême a déposé des réquisitions tendant à obtenir l'interdiction pure et simple de l'AKP ... Ca se corse!
71 responsables de l'AKP, dont Monsieur Erdogan, Premier Ministre, sont menacés d'une peine d'inéligibilité de cinq ans. Excellente nouvelle!

Essayons de voir les choses avec sérennité.

1. Qu'il s'agisse de la religion juive, de la chrétienne ou de la musulmane, il ne faut tout de même pas perdre de vue qu'il s'agit, à l'origine, du même Dieu, celui d'Abraham ...
2. Comment se fait-il qu'un seul et même Dieu, évidemment unique pour chacun des protagonistes ("C'est le mien, le vrai Dieu! le tien est un faux Dieu! etc ...) puisse tenir des discours aussi divergents à autant de monde, tous de bonne foi? On aura du mal à me faire admettre qu'Il puisse manquer de suite dans les idées ... Je suis enclin à penser, tout au contraire, qu'il est très cohérent, que sa pensée l'est tout autant MAIS QUE PERSONNE NE PEUT PRETENDRE PARLER EN SON NOM ...
3. La sagesse recommande donc de permettre à chacun de pratiquer la religion de son choix et commande donc à la République de prendre toutes les dispositions nécessaires pour en permetttre le libre exercice effectif. Notamment en organisant cette libre pratique des cultes par la mise à disposition de locaux et de personnels appropriés d'une part et en réprimant, d'où qu'elles viennent, les atteintes à cette liberté. Traiter un chrétien de "cul béni" est une insulte et doit être réprimée comme telle. C'est aussi un comportement de nature à provoquer un trouble de l'ordre public et doit donc faire l'objet, de ce deuxième chef, d'une autre action répressive ... Ce même raisonnement vaut également pour des israélites qui seraient traités de "sales youpins" ou de musulmans que l'on voudrait contraindre à manger du porc ...

Pour répondre à cet objectif, je ne vois qu'une solution : la mise en place généralisée d'un régime concordataire entre les autorités civiles d'une part et les autorités religieuses diverses d'autre part ...
J'ai conscience que le Peuple de France n'est pas, aujourd'hui, prêt à accepter cette réforme pourtant salutaire ...
Mais j'ai une foi (si,si!) inébranlable dans les valeurs de la démocratie tolérante!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 07:00
Le titre du Monde est très évocateur : "Le taux de chômage a encore baissé au premier trimestre". Vous avez sûrement remarqué le "encore" ... Personnellement, j'y décèle une pointe de déception. Pas vous?

Pourtant la suite nous éclaire un peu plus ... "Enfin une bonne nouvelle pour le gouvernement ...etc." . Ah, bon! Parce que ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'ensemble du pays, pour tout le monde? Moi, je trouve que si!

Toutefois, des lecteurs avertis auront peut-être remarqué une bizarrerie. Et même plusieurs. Ca mérite un arrêt sur image .

1. On parle, là, des statistiques de l'Insee et non pas des chiffres de l'ANPE ... Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. J'ai déjà dit que je souhaitais que l'ANPE ne soit plus, en quoi que ce soit, responsable d'études statistiques sur le chômage. Etant en charge du  traitement dudit chômage, l'ANPE (puis son futur proche successeur) ne saurait être, à la fois, juge et partie. Son rôle doit se limiter à produire des chiffres bruts absolument incontestables, dépourvu de toute analyse particulière de nature macro-économique. Je verrais bien que, à l'avenir, elle ne soit autorisée qu'à produire le nombre de personnes inscrites dans son fichier, en faisant, à la rigueur, une unique distinction entre ceux qui sont immédiatement disponibles et tous les autres. On y viendra, un jour ou l'autre ...

2. L'étude de l'Insee résulte d'une enquête conduite selon des méthodes statistiques éprouvées et incontestables faisant l'objet d'un examen préalable et d'une validation d'un organisme indépendant dont on ne parle pratiquement jamais : le Conseil National de l'Information Statistique. Je tiens, personnellement, pour scientifiquement établis les résultats ainsi produits par l'Insee. Le chiffre de chômeurs, AU SENS DU BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL (BIT), organisme international rattaché à l'ONU, est bien de 2 millions.  C'est à dire au moins 100.000 de plus que le chiffre de la "catégorie 1"  produit le mois dernier par l'ANPE et sur lequel j'ai eu à m'exprimer dans un tout récent article.

3. D'où vient cette différence?  C'est, en réalité, tout simple à comprendre ... A condition d'être, comme je le suis, au coeur du système ...
La définition du Bureau International du Travail est, conformément à une norme internationale que l'on peut discuter mais qui est cependant universelle (afin de produire des résultats cohérents pour l'ensemble des pays et donc permettre des comparaisons entre eux). Cette norme est très restrictive. Quiconque a travaillé ne serait-ce que quelques heures dans la semaine qui précède l'étude (effectuée par un vaste sondage très approfondi, conduit avec une rigueur scientifique indiscutable, à 100 lieues des "sondages" dont on nous abreuve quasi quotidiennement) est réputé NE PAS ÊTRE AU CHÔMAGE. C'est ainsi. je trouve cela très sévère mais il faut bien que la règle soit la même pour tout le monde faute de quoi, c'est le crédit même des études et, par contre-coup des organismes qui les conduisent, qui se trouve remis en cause.

4. Il s'en suit que les chiffres produits par l'Anpe devraient être nettement supérieurs à ceux de l'Insee puisque les définitions, toujours légales, retenues par l'Anpe sont "plus lâches", "moins  sévères" ... Il y a donc un "couac" ...

5. J'ai déjà soulevé le problème. Il fut un temps où la quasi totalité des demandeurs d'emploi inscrits à l'Anpe étaient inscrits en "catégorie 1". la proportion était supérieure à 90% ... Aujourd'hui, elle est de l'ordre de 70% ... Cherchez l'erreur!
Ne cherchez pas trop longtemps! Lorsque Lionel Jospin (et Martine Aubry, sa ministre du travail) arrivèrent au pouvoir, en 1997, "ordre"  fut donné à l'Anpe de faire baisser le chômage ... Yoyo en avait besoin! Ce fut chose faite en transférant de la catégorie 1 vers les catégories 2 et 3 des centaines de milliers de demandeurs d'emploi ... De la part d'un homme qui n'a même pas été capable d'assumer le fait qu'il a été membre d'une organisation trotskiste tout en étant AUSSI membre des instances dirigeantes du Parti Socialiste, il ne faut s'étonner de rien!

6. Pour appréhender, au plus près, la réalité statistique du chômage, défini comme le fait le Bureau International du Travail, il faut additionner les catégories 1, 2 et 3, réduites à cette partie "n'ayant pas travaillé dans le mois écoulé". ce n'est pas exactement la définition du BIT mais c'est celle qui s'en rapproche le plus ... Il va falloir faire avec!

7. C'est d'autant plus nécessaire que les études "chômage" de l'Insee ne sont conduites que tous les trimestres. Or, la soif d'informations est plus difficile à étancher. Les chiffres de l'Anpe sont mensuels.

A la prochaine fin du mois de Juin, donc. Nous aurons alors les chiffres Anpe du mois de Mai ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /2008 10:09
Un titre étrange, n'est-ce pas ? Qui fleure "bon" l'extrême-droite, n'est-ce pas? C'est, à peu de chose près, ce que plusieurs lecteurs vont penser. Et ils auront vraiment tort! J'ai mis des guillemets à "bon" car l'extrême-droite et moi, nous ne sommes vraiment pas copains ... Encore moins, beaucoup moins, même qu'avec l'extrême-gauche!

Au delà d'un vocabulaire parfois un peu musclé, j'en conviens, que j'emploie de temps à autre (peut-être un peu plus fréquemment depuis quelques semaines, je veux bien en convenir également), je suis, personne ne peut ni ne doit en douter, viscéralement attaché aux valeurs de la République et de la démocratie ...

Je vais à nouveau vous parler, aujourd'hui, de Lille et du "jugement" si controversé (virginité des femmes avant mariage)... à partir d'un article signé Caroline Fourest, paru dans Le Monde du 6 Juin, en page 33 et intitulé "Les trinunaux sous pression du religieux".

Je ne reviendrai pas sur l'argumentaire aboutissant à une condamnation explicite de ce jugement. J'y souscris complètement et j'ai amplement développé ma vision des choses.

Cette excellente Caroline Fourest (puisse-t-il y en avoir beaucoup comme elle!) nous apprend que ce même tribunal, en 2005, a eu à connaitre d'un autre cas aboutissant à une décision au moins aussi étrange (et même inadmissible!) sur un fondement religieux musulman (en réalité, à mon sens, islamiste) ...

Début de citation (extraits) :

"En 2005, déjà, à Lille, le Tribunal a empêché l'incinération du corps d'un Français d'origine algérienne au motif qu'il était de culture musulmane et devait donc être enterré selon le rite musulman, dans un carré musulman. La demande émanait de sa seconde épouse, pourtant séparée de corps. Elle s'opposait à la volonté des enfants du premier mariage, et du défunt ATHEE (souligné par moi, J.Heurtault) qui avait explicitement demandé à être incinéré. C'était compter sans l'intervention de la "Ligue islamique du Nord" d'Amar Lasfar, membre de l'Union des Organisations Islamiques de France - UOIF - et du Conseil Français du Culte Musulman. Ce dernier a expliqué que "seule une autorité judiciaire musulmane dans un pays musulman doit définir et vérifier les causes de l'apostasie d'une personne" (Note de J. Heurtault : l'apostasie, c'est le fait de renier sa foi; dans la religion musulmane, elle peut se traduire par une "fatwa" de mise à mort telle que celle qui frappe toujours Salman Rushdie; tout musulman peut et doit assassiner Salman Rushdie du fait de son apostasie; cet assassin gagnera alors les faveurs d'Allah). Le tribunal a ordonné l'inhumation, conformémént au souhait religieux de la seconde épouse. Incidemment, cette dernière était défendue PAR LE MÊME AVOCAT QUE LE MARI SOUHAITANT FAIRE ANNULER SON MARIAGE POUR "NON-VIRGINITE". (Les gros caractères sont de moi, J. Heurtault, pour en souligner l'importance.).

Fin de citation.

Vous avez bien lu! Si ce n'est pas le cas, prenez le temps de bien lire et relire ... Ca en vaut la peine. L'affaire se résume à deux choses :
1. Un tribunal, le même que celui qui vient de se faire chauffer les oreilles, celui de Lille, transgresse la volonté d'un défunt appuyée par ses enfants héritiers au nom de considérations religieuses complètement étrangères aux lois de la République ...
2. L'affaire est "défendue", pour la partie gagnante, par le même avocat qui vient, à nouveau, de s'illustrer dans une affaire particulièrement révoltante!

Ca suffit! Tous les moyens doivent être mis en oeuvre, sans s'embarasser de mièvreries formalistes, pour mâter cette véritable subversion politique manifestement abritée derrière de prétendues considérations "religieuses" qui sont, en réalité, de véritables attentats à nos valeurs républicaines.

Prenons garde! Les temps ne sont pas encore venus pour qu'ils nous parlent de la "charia", cette "loi" immonde, insupportablement régressive qu'ils veulent, j'en ai l'intime conviction, nous imposer "en suppositoire" (c'est à dire petit à petit, en "douceur" ...).

Je demande donc que les Autorités de la République, c'est à dire le Gouvernement et notamment son Premier Ministre, François Fillon, mais aussi le Président de la République , Nicolas Sarkozy, cela va de soi, prennent les mesures qui s'imposent, à savoir :
1. Dissolution de l'Union des Organisations Islamiques de France et, par voie de conséquence, de toutes les "associations" qui lui sont affiliées, sur le fondement du décret de 1936 se rapportant à la dissolution des ligues factieuses.
2. L'interdiction de la consultation "démocratique" visant à "élire" les membres du Conseil Français du Culte Musulman. A défaut, l'invalidation administrative des "élus" islamistes se réclamant de l'UOIF et de ses satellites. Notons, au passage, que Dalil Boubakeur, représentant de la movance modérée du culte musulman, ne participe pas à ces "élections" afin de marquer sa protestation contre les débordements extrêmistes pilotés par l'UOIF.
3. L'incarcération préventive des militants les plus en vue de cette "organisation" au fins de prévenir les désordres ...
4. La répression  SANS FAILLE de tous les désordres, notamment de rue, qui pourraient naitre dans les zones, connues et parfaitement identifiées, du fait de la mise en oeuvre des mesures répressives précédentes.
5. Pour faire bon poids, une action vigoureuse, répressive également, doit être conduite contre les mouvances d'extrême-droite qui pourraient être tentées de "se lâcher" un peu trop facilement et de se croire autorisées à jouer les supplétifs des forces de l'ordre de la République.
6. Pareillement, une action contre les mouvances d'extrême-gauche ("Père, gardez-vous à (l'extrême-)droite! Père, gardez vous à (l'extrême-)gauche!), correctement calibrée, "avec souplesse et fermeté, sans brutalité ni faiblesse" doit être, elle aussi, conduite.

Je sais bien que mes propos vont susciter des réactions ... J'assume! Je sais bien que l'on va être tenté de protester contre des "propos excessifs" ... Je réponds d'avance : "Attention! C'est très sérieux ... La plus grande fermeté s'impose. Il n'est plus temps d'appeler à la vigilance républicaine. Il faut AGIR!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur
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Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /2008 15:55
Incroyable! Et pourtant vrai ...

Un tribunal de la République, réputée laïque, a osé rendre un jugement proprement révoltant!

Il faut que l'opinion publique se mobilise afin que l'on n'en reste pas là!

Cette affaire, en effet, soulève plusieurs questions.

Tout d'abord, force est de constater, ce que nos éternels journaleux de merde ne nous disent pas, qu'il y a déjà eu au moins un cas faisant jurisprudence ...
Il s'agit du jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Basse Terre (Guadeloupe) le 25 Octobre 1973. Je cite le résumé qu'en fait le Litec (un concurrent du Dalloz, moins connu) : " A été considéré comme une erreur sur une qualité essentielle entrainant le nullité du mariage, le fait pour un époux nourrissant des sentiments religieux profonds d'ignorer que son conjoint se trouvait précédemment dans les liens d'un mariage religieux".

Il convient ensuite de dire, ce que nos journaleux de merde ne nous disent pas, que  l'article servant de fondement à la décision de justice (très précisément de second alinéa de l'article 180 du Code Civil) est en vigueur depuis la loi du 11 Juillet 1975 ... Autrement dit, sous la Présidence de Valéry Giscard d'Estaing d'une part et après la décision que je viens de rapporter plus haut et, somme toute, il n'y a pas très longtemps, d'autre part! Cela pose quelques questions! Notamment sur le bien fondé de la décision guadeloupéenne de 1973 ... et sur les motivations des parlementaires qui ont voté ce texte en 1975, année du vote de la loi Veil sur l'avortement.

Parmi les autres cas de jurisprudence, on cite l'impuissance de l'époux, la maladie mentale pré-existante au mariage.

Notons également que l'audience était publique, contrairement à une audience de divorce ... et, enfin, que, à ce jour, malgré une certaine ancienneté du jugement (Avril 2008), le Ministère public n'a pas cru devoir faire appel!  Nous sommes à Lille, c'est à dire pas très loin de Saint Omer et de Douai, juridictions qui se sont mal illustrées avec l'affaire d'Outreau. On est donc forcément amené à se poser de sérieuses questions sur le fonctionnement des juridictions dans cette région de France.

Parallèlement à ça, je me pose au moins une autre question. Je constate que Madame Dati, Rachida de son prénom, Ministre de la Justice et, donc, concernée au premier chef par la décision, n'a, semble-t-il, toujours pas ordonné au Procureur de la République, comme elle en a pourtant le droit et le pouvoir, du moins me semble-t-il, de faire appel. Pourquoi? Vient alors une autre question, fondée par la réponse fournie par la dite Rachida Dati aux parlementaires (elle semble trouver normale la décision rendue, au regard de notre droit et des valeurs de la République) : quelles idées a véritablement dans la tête Madame Rachida Dati? Ne pense -t-elle pas, qu'au fond, une jeune femme candidate au mariage doit être effectivement vierge?

J'en viens maintenant à d'autres questions ...

1. Dans l'esprit de certains musulmans, les femmes sont-elles des marchandises dont on acquiert le contrôle, sinon la propriété, par le mariage et pour lesquelles, par conséquent, on aurait alors le droit, en application des dispositions généralement admises en matière commerciale, d'en vérifier l'intégrité conduisant à la réclamation de la nullité de la transaction au motif du non respect des qualités attendues de la dite "marchandise"?
2. Est-il bien judicieux, dans un tel contexte, de tenter, ici ou là, de remettre en cause le fondement laïc de notre République? Il va falloir trancher! Et vite!
3. Pourquoi l'époux n'a t-il pas jugé préférable de demander le divorce mais bien la nullité du mariage? Ce ne sont pas les mêmes notions! Les effets n'en sont pas les mêmes!
4. Comment une Juridiction de la République Française a-t-elle pu rendre un tel jugement qui SCANDALISE, d'une manière tout à fait légitime, la quasi totalité de l'opinion publique? La prise en compte d'un tel argument n'a, apparemment, pas effleuré le sens critique du juge ... Mais peut-être suis-je mal informé? Auquel cas, je retirerai mes propos.


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 17:08
Traduite dans mon langage coloré, c'est, à peu de chose près, la tonalité du commentaire de Nicolas Demorand sur France Inter ce matin ...
Vous vous souvenez, le mois dernier, j'avais, chiffres à l'appui, démontré que le chômage était EN BAISSE et non en hausse comme dit sur France Inter à cette époque ... L'astuce, maintes fois utilisée, y compris et même surtout par les "politiques", consistait à parler du chifrre le plus "intéressant" politiquement, selon l'adhésion de coeur du commentateur. Un commentateur de gauche utilisant volontiers, comme ça l'arrangeait, le chiffre "corrigé des variations saisonnières" s'il est à la hausse, sous un gouvernement de droite, ou bien brut s'il est à la baisse sous un gouvernement de gauche (je vous laisse le soin de construire les autres scénarios "brut/cvs" et "droite/gauche") ...

Manque de bol, cette fois-ci, même les chiffres "corrigés des variations saisonnières" sont à la baisse! Or, le commentateur reste de gauche (il n'a pas changé en un mois : c'est trop court) et le gouvernement reste de droite (forcément, ça doit durer au moins jusqu'en 2012 si ça se déroule normalement).

Patatras! Ca va pas du tout, ça! Faut me trouver un truc, vite! N'importe quoi, mais vite!

Mais, bon Dieu, c'est bien sûr ... aurait dit ce cher et regretté Raymond Souplex dans son excellent personnage de l'inspecteur Bourrel dans les "Cinq dernières minutes"!

Quoi?

Tout simplement de rappeler que les chifrres de la catégorie 1 ne sont pas représentatifs de la réalité du chômage!

Et, c'est vrai! Je l'ai maintes fois dénoncé, sur ce blog notamment mais aussi ailleurs ... J'ai même pris de méchants coups dans la tronche, de la part de ma hiérarchie notamment, pour avoir ramené ma gueule à un moment et dans des conditions jugées par elle "inopportunes" ...

Le même Nicolas Demorand aurait pu, pour être complet, rappelé que, à partir d'Août 1997, quelques mois après l'arrivée de Yoyo Jospin et de Titine Aubry, le chiffre de la catégorie 1 DIMINUAIT aussi ... mais que, corrélativement, les chiffres des catégories 2 et 3 AUGMENTAIENT dans la même proportion!
Forcément! A l'époque des milliers d'agents Anpe, agissant sur instructions (verbales, évidemment!) avaient commencé à transférer des milliers de demandeurs inscrits dans la catégorie 1 vers les catégories 2 et 3! Et ça a duré, comme ça, des mois et des mois ... sans vergogne, dénués de toute morale!

Alors disons le tout net : Toutes catégories confondues (c'est à dire 1,2,3,4,5,6,7 et 8 mais on "pourrait" rajouter 1 bis, 2 bis et 3 bis) comme ça, ça évite les contestations en tout genre et ça anihile les "manips"!) le chiffre est, ce mois-ci, de 3.460.770 (données brutes). Il était, le mois dernier, de  3.637.558! Au passage, admirez la précision ..; Dans ce pays, "on" est capable de vous donner, à une unité près, le nombre de chômeurs! Ca fait donc (à une unité près!) 176.788 chômeurs de moins! Ce n'est pas rien ...

Les voulez-vous "corrigés des variations saisonnières"? Qu'à cela ne tienne!
Ca fait 3.476.700 en Avril 2008 contre 3.500.022 en Mars! La tendance est la même, en moins accentué, certes, mais cela tient au mode de calcul des "variations saisonnères".

C'est très simple à comprendre : la méthode consiste à imputer au mois "M" d'une année la moyenne des douze mois de l'année puis à "glisser" d'un mois sur l'autre ... Donc, dans une tendance "à la baisse", les données CVS sont moins "baissières" que les données brutes ... Le phénomène est inverse dans une tendance "haussière" ... Je prends, aujourd'hui, les paris : si la tendance  se retourne et si, donc, les chiffres CVS deviennent moins "bons" pour Nicolas Demorand, il prendra, sans aucune retenue, les chiffres bruts qui iront alors dans son sens!  Sauf, bien entendu, si, par je ne sais quel mystère, la majorité et le gouvernement basculait à gauche! Auquel cas, le même Nicolas Demorand conserverait les anciennes bases!

Maudits JOURNALEUX DE MERDE! Quand donc, Dieu du ciel, allez vous, enfin, faire preuve d'honnêteté intellectuelle? Il serait quand même temps de vous y mettre!

Le pompon est atteint lorsque l'on découvre que certains songent, dans la plus grande serénité, à augmenter la redevance ... Pour pérenniser le "système", peut-être? Et puis quoi, encore?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 20:59
Je reproduis ci-dessous un discours de François Fillon relatif à l'insertion sociale et professionnelle.
J'y adhère sans réserve.

Début de citation :

Après six mois de travaux et de réflexion, le Grenelle de l'insertion se conclut aujourd'hui.
Le Premier ministre a ouvert cette journée par le discours suivant.


Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les présidents,
Mesdames et messieurs,

Pour redresser notre pays, pour aller à la conquête de la croissance, pour tendre vers le plein emploi, pour garantir la pérennité de notre pacte social, pour rehausser les valeurs de la République, nous croyons au courage, à la responsabilité et à la dignité qui existent en chaque citoyen.
Nous croyons qu’en chacun d’entre eux, il y a une force et un talent qui ne demandent qu’à s’exprimer. Et tout notre enjeu est de créer les conditions pour libérer ce potentiel et lui permettre de s’épanouir.

Mesdames et messieurs,

Avec Martin Hirsch, nous voulons gagner cette bataille de la dignité et de la responsabilité.
Et pour la gagner, il nous est apparu nécessaire de dépasser les clivages droite / gauche dans lesquels les plus fragiles se trouvaient pris en étau.

Trop longtemps, trop souvent, l’alternative offerte, c’était le capitalisme ou le socialisme.
Le mépris par l’exploitation ou le mépris par la compassion.
L’exclusion par l’argent ou l’exclusion par l’assistanat.
D’un côté, on faisait craindre un système cynique, qui écarterait sans pitié les moins productifs.
De l’autre, on jouait la vieille rengaine du partage des ressources, qui appauvrissait tout le monde sans remettre personne en selle : partage du temps de travail, partage des aides, des allocations, des subsides, sans la moindre notion d’efficacité réelle.
Comme si diviser, c’était créer !

Avec le Gouvernement, avec Martin Hirsch, nous tentons de sortir par le haut de ces faux débats.
D’abord parce que l’accord se fait sur les grands principes d’une économie de marché qui n’est pas idéale en soi, ni immorale en soi, mais tout simplement la moins mauvaise possible pour créer des richesses, des emplois, des possibilités et des libertés nouvelles pour l’homme.

Ensuite, parce que la question sociale n’est ni de droite, ni de gauche. Elle est efficace ou elle ne l’est pas !
Pour la première fois, avec Martin Hirsch, nous avons dit aux Français : fixons nous des objectifs chiffrés en matière de réduction de la pauvreté ! Remettons à plat notre politique de l’insertion ! Faisons clairement la liste de nos droits et de nos devoirs réciproques au sein d’une société solidaire.

Participants au Grenelle de l’insertion, vous incarnez ce dépassement des anciennes oppositions. Vous incarnez l’espoir né de la concertation, du pragmatisme, du courage et du souci de l’autre.

La sauvegarde de notre pacte social est une des exigences les plus largement partagées par les Français.
Elle passe par la réforme d’un système qui doit devenir moins dispendieux, tout en corrigeant mieux les inégalités.
Vous en avez ouvert les voies.

Mesdames et messieurs
Ce Grenelle de l’insertion est un appel à l’action. Vous y avez mis l’écho de vos colères et de vos impatiences : j’y retrouve l’écho de la volonté du président de la République et du Gouvernement qui ne se satisfont pas du statu quo.
Comme vous, je récuse la complexité des contrats aidés.
Comme vous, je condamne l’implication trop timide des entreprises contre la mise à l’écart abusive des travailleurs âgés.
Comme vous, je ne me résous pas à la logique défaitiste de l’assistanat, et c’est pourquoi nous voulons mettre en place le RSA.

En octobre dernier, le président de la République prenait l’engagement de lancer un Grenelle de l’insertion. En le lançant, il répondait à la demande d’un grand nombre d’entre vous.

Mais nous avons aussi accepté, avec vous, de faire un vrai pari.

-  Le pari d’asseoir ensemble, à la même table, des intervenants qui ne se parlaient plus, ou seulement pour répéter entre eux des discours figés.
Un Grenelle, c’est justement une méthode pour faire fléchir les rigidités ; c’est la mobilisation de toutes parties prenantes, pour évacuer les mauvais débats, éviter les faux consensus, pour construire des accords et engager l’énergie de chacun dans leur réalisation.

-  Le pari, c’était aussi de remettre à plat des dispositifs nombreux et complexes.
Au sein de l’Etat, l’insertion concerne un nombre considérable de départements ministériels : Éducation, Santé, Transports, Agriculture, organisation des relations de travail, Emploi évidemment...
Avec cette initiative et le rôle du Haut commissaire pour l’assurer, c’est toute la problématique de l’insertion qui reprend une cohérence.
Derrière lui, comme depuis le début de ce processus, c’est l’intégralité du Gouvernement et le président de la République qui s’engagent.

-  Tous ensemble, nous faisons enfin le pari politique de replacer le soutien des plus fragiles au premier plan de l’action publique.
L’insertion ça n’est pas une question parmi d’autres.
Elle au cœur de nos priorités, parce qu’elle est au cœur de la société.
Une personne qui ne parvient pas à s’insérer, c’est un échec collectif.
C’est une expérience qui se tait, une force qui se démobilise.
Nous ne voulons plus de cet échec.
Nous voulons qu’aux yeux de la société, les personnes en insertion cessent d’apparaître comme des "fardeaux" ; qu’elles deviennent au contraire les acteurs d’un succès partagé ; qu’elles prennent part, activement, à la valorisation de leurs propres compétences.
Une personne qui s’insère, c’est une richesse qui se révèle, un talent qui trouve à s’exprimer.
Nous en avons depuis longtemps tiré des conclusions élémentaires.
La première, c’était que nous devions construire nos solutions en partant des besoins des personnes - pas des clivages des professionnels.
La seconde, c’était que nous devions donner la parole à ceux qui vivaient une situation d’insertion, parce qu’ils en étaient les meilleurs experts.

Tous ces paris, Mesdames et messieurs, étaient ambitieux, mais je crois que six mois plus tard, cette journée de clôture nous récompense.
Permettez-moi de vous remercier d’une certaine façon pour la qualité de votre travail.

Faire un Grenelle imposait de dépasser les idées reçues. Un préjugé, en particulier, stérilise souvent les projets en matière d’insertion : c’est celui qui consiste à penser que l’emploi est définitivement fermé à une partie de la population ; qu’il y aurait, de façon irrémédiable et définitive, d’un côté, des gens employables, et de l’autre, des gens dont l’emploi est une chimère, un vœu pieu.
Vous avez décidé de ne fermer à personne la porte de l’emploi, c’est-à-dire la porte de la société.

Un Grenelle, c’est un processus de dialogue qui doit éviter à tout prix les concepts un peu vides, les déclarations passe-partout.
Souvent, les grands mots arrangent tout le monde, parce qu’ils permettent de créer des consensus sur la nécessité de faire davantage.
Personne parmi vous ne niera qu’il faille "plus d’accompagnement", "plus de pilotage", "plus de cohérence", de "synergies", de "partenariats".
Restait à mettre derrière ces mots autre chose que du consensus flou.
Tout au long de vos travaux, vous avez fait l’effort de dégager l’essentiel de l’accessoire, de construire de vrais accords. Vos travaux ont permis de projeter sur les choses une lumière claire et parfois même un peu crue.

Je veux vous en féliciter. C’était un préalable essentiel.

Je voudrais, à travers cette journée, rendre hommage à ceux dont l’insertion est le combat, et qui ont défendu ses impératifs et ses exigences aux cours des dernières décennies.
Je voudrais rendre hommage aux acteurs économiques et sociaux qui ont montré leur engagement au cours de ce processus ; à l’ensemble des collectivités territoriales, qui portent une grande part des politiques d’insertion, à commencer par les départements ; aux usagers qui, tout au long de ces travaux, ont pris la parole pour présenter leurs problèmes et pour rappeler leur désir de progrès. La participation aux groupes de travail, aux groupes techniques, aux journées thématiques du Grenelle a constitué, de la part de chacun de vous et du Gouvernement, un investissement sans précédent et je salue la tâche de votre rapporteur général Julien Damon et des six présidents de groupe, Laurent Hénart, Christophe Sirugue, Jean-Luc Vergne, Annie Thomas, Nicole Maestracci et Agnès Naton.
Rien n’est plus légitime que d’en attendre des résultats pour le quotidien de nos concitoyens.
Pour cela, il faudra mettre en œuvre les réformes qui recueillent votre accord ; mais aussi faire souffler l’esprit du Grenelle dans les pratiques de tous les acteurs concernés.
C’est pourquoi la feuille de route qui vous est proposée prévoit, pour chacun, des orientations et des pistes aussi utiles que possible sur les suites à donner au Grenelle.

Les consensus qui se dessinent et qui sont retracés dans cette feuille de route, comme les orientations que vous vous apprêtez à prendre en commun, sont sans précédent. Aucun dialogue véritablement organisé n’existe entre les partenaires sociaux, les acteurs spécifiques de l’insertion, les collectivités locales et l’Etat.
Il est pourtant essentiel que tout le monde aille dans le même sens.
Je considère la feuille de route que vous discuterez aujourd’hui comme une avancée considérable.

Elle fixe en effet des constats partagés, des priorités pour décloisonner l’insertion.

Vos travaux établissent un cap clair, celui du retour à l’emploi.
Ce cap s’applique à tous les actifs.
Il n’y a pas, je l’ai dit, de frontière étanche entre employables et inemployables.
Rendre l’emploi possible, c’est simplement faire coïncider les aptitudes et les capacités au travail d’une personne avec une situation professionnelle.
Cette coïncidence doit devenir l’objectif réaliste de tous, même s’il faut parfois adapter le chemin pour y parvenir.
Vos travaux apportent ici une conclusion tout à fait structurante pour définir les parcours des personnes en insertion.
En France, désormais, nous ne séparerons plus l’accompagnement professionnel de l’accompagnement à visée sociale..

Dans vos documents, je lis cet acquis simple, qui s’y trouve désormais scellé.
L’insertion, ce n’est pas un secteur cloisonné, c’est une politique !
L’insertion, ce n’est pas un contour, un périmètre, ce sont des principes d’action.
On pourrait dire que "poser des principes", cela ne change pas le monde. Moi, je ne suis pas d’accord. Je crois que les principes que vous posez sont l’antidote aux dispositifs qui enferment les usagers et leurs accompagnateurs dans l’impasse.
Aujourd’hui l’insertion est un secteur où l’on ne fait rien sans partenariats.
Poser des principes clairs, c’est se donner les moyens de donner un coup d’accélérateur à ces partenariats ; d’avancer sans s’arrêter constamment pour faire un tour de table et s’interroger sur le rôle des uns et des autres.
C’est définir durablement les devoirs, les objectifs et les tâches de chacun.
Les partenariats, c’est bien. Avec des responsabilités claires, c’est mieux.

Parmi ces principes, le premier qui s’impose, c’est de construire les parcours autour d’un référent unique dans le service public de l’emploi.

L’accompagnement professionnel des personnes en insertion est l’épine dorsale des réformes que vos travaux appellent.
J’en ai parfaitement conscience, le Grenelle ne peut réussir si rien ne change en la matière.
C’est tout le sens de la création du nouvel opérateur fusionnant l’ANPE et l’UNEDIC. Il s’agit de construire une offre de services qui sache s’adapter aux situations individuelles ; qui sache répondre aux besoins qui s’expriment dans la recherche d’emploi ; qui sache mettre en place et faire jouer une véritable logique de droits et de devoirs !
Dans ces conditions, flécher les prestations du nouvel opérateur pour tel ou tel statut aurait peu de sens. On risquerait au contraire de reproduire la situation ancienne, dans laquelle ce sont les personnes qui ont le plus de besoins qui sont le moins aidées.
La conclusion est claire : nous ne devons plus traiter les demandeurs d’emploi de façon différente suivant leur statut.
Ce sera la position de l’Etat dans la négociation de la convention tripartite qui s’annonce, et je me réjouis de voir que ce sera également la position de ses partenaires.

Je sais que vos travaux ont conclu dans le sens d’une intervention forte du service public de l’emploi en direction des allocations de minima sociaux et je vous le dis tout de suite : j’y suis favorable sur le principe. C’est à cette condition que l’on redonnera du sens et une véritable portée concrète à la logique de droits et de devoirs dans l’insertion - et nous en avons grandement besoin !

Je n’ignore rien des difficultés que cela comporte.

Il faudra articuler cette évolution avec les interventions des acteurs locaux en matière d’insertion, qui ont mis l’accent sur l’insertion professionnelle au cours de ces dernières années.
Ces questions sont au cœur de vos travaux. Je crois que nous sommes tous résolus à les affronter.

Un deuxième principe posé, c’est la création d’un contrat unique d’insertion qui s’adapte aux réalités des bassins d’emploi

La mise en route du Contrat Unique était réclamée depuis de nombreuses années par les acteurs de l’insertion, pour solliciter davantage de souplesse, mais aussi pour que responsables et décideurs, au plus près du terrain, puissent adapter l’offre en fonction des besoins et de la réalité des bassins d’emploi.
Eh bien le contrat unique est sur l’établi ! Notamment sur l’établi du Haut Commissaire.
Une négociation avec les partenaires locaux - et notamment les conseils généraux - est sur le point de s’engager.
L’orientation forte que vous avez posée est la bonne.
Elle consiste, lorsqu’un contrat est signé, à définir de véritables contreparties en termes de pérennisation de l’emploi ou de qualification.
Nous savons que les modalités de cette évolution doivent encore être précisées ; mais nous pouvons déjà affirmer qu’elle sera un levier essentiel pour améliorer l’impact final des contrats aidés sur l’emploi.
Aujourd’hui, les contrats aidés courent trop souvent plusieurs lièvres à la fois.
Conçus pour ouvrir des perspectives professionnelles aux personnes éloignées de l’emploi, ils jouent aussi, malgré eux, le rôle de subvention déguisée à certains acteurs du secteur non marchand.
Le contrat unique, en clarifiant nos objectifs, facilitera leur recentrage.

Il sera d’autant plus efficace qu’il saura s’adapter aux réalités des bassins d’emploi.

Cela implique de donner de la souplesse aux acteurs locaux dans l’application de ses règles d’horaires et de durée.
Notre mode de régulation des enveloppes budgétaires allouées aux contrats aidés doit évoluer en ce sens ; elle doit porter moins sur une répartition des volumes de contrats, et davantage sur une répartition des enveloppes financières.
Cela engendrera de la redistribution entre les territoires, en faveur des zones qui ont les besoins les plus forts ; mais cela permettra aussi de répondre aux nombreux projets qui émergent des acteurs locaux et qui ne correspondent pas à la réglementation ou au profil actuel des contrats.

Le complément indispensable à cette évolution, c’est de déverrouiller les blocages qui empêchent d’imbriquer contrat aidé et formation.
C’est pourquoi il faut privilégier une montée en charge des contrats de professionnalisation auprès des adultes et des jeunes sans qualification. Cet outil créé par l’accord national de 2003 doit être, en effet, davantage utilisé.

De ce point de vue, nul besoin d’un nouvel outil.
L’enjeu est de faire fonctionner plus largement ce qui marche déjà.
Les demandeurs d’emploi adultes et les jeunes sans qualification n’ont pas un accès suffisant au contrat de professionnalisation : il faut le leur ouvrir.
Pas de schéma tout ficelé, prêt à l’emploi, pour y parvenir.
Au contraire, les constructions locales entre organismes paritaires, organismes de formation et service public de l’emploi sont multiples. Cette souplesse est une bonne chose et nous la respecterons.
Ce dont nous pouvons tous bénéficier, c’est de l’aiguillon que constitue la fixation d’un objectif ambitieux.

Pour toucher les publics auprès desquels le dispositif ne décolle pas aujourd’hui, nous ferons confiance aux acteurs de terrain.
Une manière intelligente d’accompagner leur effort, c’est peut-être de confier une mission de bons offices à une personnalité connaissant bien les questions d’insertion professionnelle, à l’instar de la mission sur l’apprentissage qu’avait conduite Henri Lachmann il y a deux ans.

Mesdames et messieurs,
La réforme, longtemps attendue, des règles de financement de l’insertion par l’activité économique doit être programmée.
Sur ce sujet, l’orientation à laquelle aboutissent les travaux du Grenelle est claire : les acteurs de l’insertion par l’activité économique ne doivent plus être financés par des contrats aidés mais par des aides aux postes.
Il faut substituer celles-ci à ceux-là.
Autant préciser qu’avant d’envisager cette évolution, nous gagnerons à tester concrètement différents schémas d’aide au poste.
La logique à laquelle nous voulons satisfaire est double : donner de la visibilité aux acteurs, mais aussi permettre le développement du chiffre d’affaires des structures, en leur assurant un meilleur suivi et une meilleure évaluation

C’est entre autres pour cette raison que la question de la mobilisation des entreprises doit désormais être abordée.

La matinée va nous permettre de continuer à progresser sur ce point. Mais ce qui est certain, c’est qu’à défaut d’accords entre vous, le Gouvernement ne laissera pas cette question sans réponse !
Renforcer l’implication de tous les acteurs dans l’insertion professionnelle resterait un vœu pieu si les principaux acteurs concernés, en l’occurrence les entreprises, ne s’engageaient pas réellement dans des démarches nouvelles.

Je suis venu vous garantir, pour y veiller, l’implication entière du Gouvernement, de Martin Hirsch, de Xavier Bertrand, de Laurent Wauquiez dans le suivi de la mise en œuvre de toutes les préconisations du Grenelle.

Les acteurs du Grenelle ont particulièrement insisté, vendredi, sur la nécessité de suivre ces préconisations sur la durée.
J’ai demandé à Martin Hirsch de les mettre en œuvre, avec la collaboration de Carine Camby magristrat de la cour des Comptes.
Toutes les parties prenantes du Grenelle y seront associées.

Quant aux sujets sur lesquels des dispositions législatives sont nécessaires, nous les proposerons au Parlement dans un projet de loi portant généralisation du Revenu de Solidarité active et réforme des politiques d’insertion.
Je souhaite que ce texte soit examiné en Conseil
des ministres dans les meilleurs délais, pour que le Parlement puisse en débattre dès cet automne.

Mesdames et messieurs, Avant d’engager des moyens nouveaux - et je conclurai sur ce point - il faudra consolider le financement de notre politique d’insertion ; saisir les marges qui existent pour être plus efficaces ; éviter les à-coups des financements

J’entends le discours développé dans le cadre du Grenelle, qui met en avant l’existence de marges importantes dans les interventions des acteurs de l’insertion.
La Revue Générale des Politiques Publiques en a mis un certain nombre en évidence. Elles peuvent et doivent être mobilisées.

J’entends également la demande de moyens supplémentaires. Avant de les engager, il me semble de bonne politique de garantir l’utilisation correcte des moyens actuels.
Chacun conviendra cependant que, si ce principe de responsabilité doit nous guider, il ne doit pas bloquer le lancement immédiat d’un certain nombre de chantiers du Grenelle.
En ce qui concerne les crédits de l’insertion, nous devons être, comme le prévoir la feuille de route, transparents avec vous, et éviter, autant que possible, les coups d’accordéon dans les financements. Nous devons également confirmer dans les faits les engagements que nous prenons collectivement pour favoriser l’insertion et lutter contre le chômage. C’est en fonction de ces principes que seront fixés, le moment venu, les arbitrages budgétaires ;

Mesdames et messieurs,
Avec le président de la République, le Gouvernement s’est engagé à réduire la pauvreté d’au moins un tiers en cinq ans.
Il en a fait un des critères de la prospérité et de l’unité de notre pays, l’un des critères de sa réussite. Cet objectif est crucial, il se travaille avec vous, et il ne s’atteindra qu’avec vous.
Tous ici vous représentez la complexité des problématiques de l’exclusion.
Mais vous en représentez aussi les espoirs. Vous représentez cette diversité d’approches, de solutions, d’intuitions, d’imaginations qui, en six mois, a commencé à faire bouger le système.
Dans vos domaines, vous avez souvent été des pionniers, des inventeurs.
Vous avez souvent ouvert vos itinéraires en solitaires.
Le Grenelle de l’insertion vous a demandé quelque chose de très différent, et d’un peu paradoxal.
Inventer plus de simplicité.
Inventer plus d’unité.
Inventer plus de cohérence.
Je vous le dis au nom du Gouvernement et de tous les Français, le résultat de vos travaux vaut d’ores et déjà programme pour l’action publique.
Les mesures ponctuelles, les coups de projecteurs épisodiques ont fait leur temps.
Il faut maintenant faire place à la volonté politique, place aux approches d’ensemble, place à la ténacité !

Avec vous et avec Martin Hirsch, le combat national pour l’insertion est engagé et je pense qu’on se souviendra du Grenelle de l’insertion comme ayant été le point de départ.


Fin de citation.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 19:29
On en parle ... depuis 1958, date d'une modification substantielle du mode d'élection des sénateurs, date de l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution dite de la Cinquième République, force est de constater que le Sénat est INVARIABLEMENT de droite ...
Certes, au fil de l'histoire, la succession des majorités politiques démontre que la gauche au pouvoir a un caractère presque accidentel ... Il n'empêche que, désormais, il y a bel et bien un problème.

De par la Constitution, le Sénat représente les collectivités territoriales, c'est à dire les régions, les départements et les communes. Il semblerait, du même coup, assez logique que, la quasi totalité de régions étant dirigées par la gauche, une nette majorité des départements itou, et, enfin, les citoyens vivant dans des communes de plus de 3.500 habitants étant eux aussi administrés majoritairement par la gauche, le Sénat, lors de son prochain renouvellement, bascule à gauche. Une fois ne serait pas coutume ...

Comme il est absolument exclu que je me mette à magouiller des trucs et des machins pour satisfaire tel camp plutôt que tel autre, j'ai décidé de dépasser tout ça!

Je propose donc que le Sénat soit renouvelé par tiers comme c'est le cas actuellement mais surtout élu par une émanation des collectivités territoriales qu'il représente.

On aurait donc un tiers des sénateurs qui seraient élus par les conseillers régionaux, un autre tiers par les conseillers généraux que j'ai appelé, naguère, conseillers départementaux afin de faire coller l'appellation avec la réalité, le troisième tiers par les conseillers municipaux.
Pour le quatrième tiers, on verra un peu plus tard! C'est déjà un sacré pastis. Pas besoin d'y méler Marcel Pagnol et Raimu.

Il convient tout de même d'apporter quelques précisions.

Dans notre droit électoral, le vote plural n'est pas admis. C'est une réforme qu'il faudra peut-être faire mais il y a plus urgent. Quid, alors des "grands électeurs" qui sont, à la fois, conseillers régionaux, conseillers généraux et conseillers municipaux? Il y en a! Très simple : ils devront choisir dans quel collège électoral ils veulent voter ...

On procèderait donc au renouvellement de la totalité des Sénateurs, en une seule fois.

Le mandat des Sénateurs est désormais de 6 ans. C'est bien! Celui des Conseillers régionaux itou. C'est bien! Celui des conseillers généraux aussi. De même celui des conseillers municipaux ... Tout est donc pour le mieux!

Plus tard, il fdaudra harmoniser la durée du mandat du Président de la République et celle de l'Assemblée nationale à 6 ans également. Ce n'est pas urgent.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Elections - Communauté : Social-démocratie
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 10:38
Pendant toute la période de la récente campagne des élections municipales, mon blog a abondamment été nourri d'articles évidemment partisans, généralement hostile au maire sortant lequel a néanmoins été réélu, sans contestation possible des résultats il faut bien le reconnaitre.

Mes opinions sur Jacques J.P. Martin n'ont pas changé pour autant ... Il a beau être "sarkozyste" et j'ai beau être plutôt favorable aux chantiers de réformes lancées par le Président, je n'en reste pas moins hostile aux méthodes employées par Monsieur Martin et je reste convaincu que, en cours de mandature, il va devoir augmenter à nouveau les impôts. Et pas qu'un peu!

Pour y parvenir, il y a fort à parier qu'il utilisera une méthode assez peu usitée mais néanmoins très efficace : la révision des bases d'impositions locales INDIVIDUELLES. Il s'est engagée à ne pas augmenter les taux. Il n'a pas le pouvoir d'augmenter toutes les bases d'un taux uniforme. Ce rôle est dévolu au Gouvernement. Il lui reste deux moyens :
1. la génèse de matière fiscale par le développement naturel de l'activité tels l'accroissement de la population, le développement de l'activité économique, l'accroissement des surfaces construites, etc ...
2. la révision des bases INDIVIDUELLES. La méthode consiste à réexaminer chacun des rôles d'imposition et à considerer que la base antérieure a évolué et qu'il faut donc la réévaluer, ce qui provoque une hausse des rentrées fiscales sans faire varier les taux!

Alerte à tous les Nogentais! Soyez vigilants! Vous avez un pouvoir de contestation des décisions prises par l'administration fiscale!

Pour l'heure, je dois bien reconnaitre que beaucoup de mes lecteurs, davantage intéressés par mes commentaires et propositions de portée nationale, m'ont fait savoir qu'ils étaient un peu lassés par les querelles "nogentaises". Dans le même temps, m'étant engagé auprès de militants locaux pendant cette campagne, il est exclu que je les "lâche" au motif que nous avons été battus et que moi-même, je n'ai pas été élu (pour cause de nécessaire compromis lié à la fusion de deux listes précédemment concurrentes.

J'ai donc décidé d'adopter le "régime suivant" :
1. Mon blog reste ouvert à toutes les personnes qui me demanderont de publier tel ou tel communiqué ou article en rapport avec Nogent sur Marne.
2. Je continuerai de parler de l'action des élus municipaux d'opposition, notamment des élus "Nogent avec vous" ayant pour chef de file Marianne Montchamp, députée de la circonscription.
3. A fortiori, je continuerai de parler de l'action d'Estelle Debaecker, élue municipale qui reste active au sein du Conseil. Et, bien entendu, mon blog reste à la disposition de l'Alliance de pour Nogent qui poursuit son action pour la suite! Car il y aura, à un moment ou à un autre, une suite ... Personne ne peut en douter! Surtout pas Monsieur Martin!

Voici le dernier communiqué de la liste "Nogent avec vous".

La Lettre d'information de 
 Nogent, avec Vous !


Nogent le: Dimanche 04 Mai 2008


Lettre d'information numéro : 1

Vous trouverez ci-dessous les principales nouvelles de la période récente.

Le bilan du mois d'avril :

1, le rêve démocratique parti en fumée

Après les annonces et les promesses électorales qui laissaient espérer plus de transparence et d'ouverture, le principal groupe d'opposition qu'est "Nogent, avec Vous" - 6 élus aux conseil municipal représentant 4000 électeurs, soit le tiers ds suffrages exprimés - pouvaient s'attendre à être traiter avec respect.. Aussi nous étions disposés à faire preuve d'opposition constructive et à accepter toutes les propositions réelles d'ouverture qui auraient pu nous être faites.

Mais très vite, le Maire a donné le ton :le samedi 29 mars 2008 de 16H à 17H (une heure ? quelle largesse !)., le Maire invite l'ensemble des têtes de listes présentes au premier tour de l'élection municipale à une audience groupée (avec Marc Arazi bien sur dans le rôle de l'opposant modèle). De qui se moque t'on !?!
Nous avons aussitôt réagi à ce simulacre de concertation en écrivant au Maire ce qui suit : "Nous tenons à vous faire savoir qu'aucun des conseillers municipaux d'opposition de la liste Nogent, avec Vous ! ne prendra part à cette réunion. Nous nous référons en revanche aux engagements que vous avez pris publiquement au soir du second tour des élections municipales pour vous demander de recevoir, comme cela se pratique dans l'ensemble des assemblées républicaines, chaque tête de liste de votre opposition démocratiquement élue."

Inutile de préciser que l'invitation pour une vraie rencontre n'est jamais venue.

Par la suite, les deux conseils municipaux des 1er et 10 avril étaient consacrés à la répartition des places au sein des nombreuses instances municipales ou intercommunales.

    Les deux groupes d'opposition sont venus à ces deux conseils municipaux avec la volonté de répondre positivement aux appels vers plus de démocratie locale. Prêts à jouer le jeu, dans un esprit constructif au service des Nogentais, les deux groupes ont adressé une lettre au Maire qui se terminait par une proposition d'ouverture claire :

     

    « Afin de concrétiser votre volonté d'ouverture, nous vous demandons, pour chacune de ces instances - et indépendamment du mode de désignation - de réserver systématiquement une place à un représentant de chaque groupe d'opposition. »
     

    A l'issue du deuxième conseil municipal, la volonté de verrouillage systématique était clairement affichée. De nombreuses nominations dans différentes instances ont été décidé lors de ce conseil : 24 instances, 67 nominations. La place réservée à l'opposition se limite à 4 strapontins dans des instances sans véritable enjeu. En revanche, toutes les instances où se joue l'avenir politique, urbanistique et financier de Nogent sont interdites à l'opposition.

     

    Il en va ainsi de la Société anonyme d'économie mixte (la célèbre SAEIM, très utile dans certaines circonstances...) 7 places, aucune pour l'opposition qui ne doit pas voir ce qui s'y fait. Même verrouillage pour la Conservatoire - 4 places, aucune pour l'opposition - et la Maison des jeunes et de la culture - 5 places, aucune pour l'opposition.
     

    Après trois conseils municipaux, la seule "ouverture" est la vice-présidence de la commission des finances confiée à William Geib. Espérons que ce rôle aura un véritable contenu et ne sera pas noyé comme le reste dans un fonctionnement souterrain ! Quant au groupe "Nogent avec Vous", qui représente tout de même un tiers des électeurs, il est soigneusement tenu à l'écart.

    2, Les finances locales continuent d'être gérées dans l'opacité

     

    Le conseil municipal a voté les taux d'imposition 2008. Le vote des taux aurait du logiquement s'accompagner d'un ré-examen du budget primitif 2008. Une nouvelle équipe municipale et des engagements électoraux devaient se traduire par un recalage des finances locales pour l'année 2008.
    Le choix fait par le Maire a été de reconduire à l'identique le budget primitif 2008 voté par l'ancienne équipe. 

    Dans ce contexte, le vote des taux a été présenté comme une mesure technique d'ajustement.
    Le débat sur le niveau excessif de la fiscalité à Nogent et les moyens de le réduire n'est pas ouvert!


    3, la gestion quotidienne par le Maire se fait dans l'ombre et met la commune en situation de risques.
     

    A chaque conseil, conformément aux obligations règlementaires, une liste - en apparence anodine - des décisions du Maire prises au titre de ses attributions exercées au nom de la commune est remise aux conseillers municipaux (vous pouvez les consulter sur ce lien). Ces décisions sont prises par délégation par le maire mais sous le contrôle du conseil municipal. L'expérience récente montre que ce contrôle par le conseil municipal n'est pas dans les mœurs locales. Ainsi, lorsque nous avons demandé des explications sur une décision de préemption pour un montant de 970 000 euros , nous avons obtenu une réponse dilatoire.

    Le motif officiel serait de créer un pôle gériatrique...dans une maison étroite à plusieurs niveaux !

    Nous ne saurons donc rien des vraies raisons des revirements sur ce dossier
    .

    Toutefois, l'affichage d'un motif manifestement inapproprié fait courir un risque juridique à la commune : les intéressés peuvent aisément obtenir l'annulation de la préemption avec d'éventuelles pénalités pour la commune.
    Dans un autre domaine, la mise en œuvre du réseau à très haut débit confié à un opérateur placé en position de monopole, constitue également un risque potentiel au regard des règles
    de la concurrence. Nous avons demandé communication des pièces de ce dossier obscur. A suivre...

    Le programme du mois de mai :

    1. la ZPPAUP

    Une réunion (publique ?) de la commission de l'urbanisme le mercredi 7 mai est consacrée à l'examen de ce projet

    2. le projet d'aménagement du pôle Leclerc ou pôle RER A

    Une réunion (publique ?) de la commission de l'urbanisme le mardi13 mai est programmée pour examiner les projets en concurrence

    3. le compte administratif 2007

    Le conseil municipal du 22 mai devra examiner ce compte administratif 2007.
    Ces trois sujets sont majeurs, et nous vous tiendrons informés dans notre lettre d'information n°2
     

    Merci d'avoir consulté ces informations

    Cordialement,

     


    Par Jacques Heurtault - Publié dans : Conseil Municipal de Nogent sur Marne. - Communauté : Social-démocratie
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    Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 09:08
    C'est inadmissible et scandaleux! Mêmes les vacances ont une fin!
    Ca me rend triste ...
    Je me console en me disant que je vais pouvoir asticoter les uns ET les autres ou bien les uns OU les autres, au gré de mon humeur ... plutôt bien orientée en ce moment, je dois dire.

    Je constate que, une fois de plus, Sarko a profité de mon absence pour lancer des réformes ou prendre des initiatives ...
    Il savait que je ne serais pas là pour les examiner et les commenter! Quel salaud, quand même! Me faire ça, à moi ...

    Le projet de fusion opérationnelle de l'Anpe et des Assedic avance. Tant mieux! Qu'on en finisse de ce chancre infernal ...  Il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat ... Je suis parfaitement serein!

    La réforme institutionnelle avance ... Qui plus est, dans le bon sens : celui d'un renforcement des pouvoirs du Parlement! Et le plus cocasse, c'est de voir les socialistes s'y opposer (plus ou moins ...; ils ne semblent pas savoir exactement ce qu'ils veulent; ça va se décanter bientôt.).
    Va-t-on nous refaire le coup du Traité Constitutionnel Européen? Ce projet prévoyait, explicitement, un renforcement des pouvoirs du Parlement Européen d'une part, et une plus grande lisibilité des traités antérieurs. Aucun des sujets de polémiques (la fameuse partie III) n'était nouveau. Il n'y avait que des dispositions déjà en vigueur, simplement récrites d'une manière cohérente. Il s'est trouvé une bande de pauvres types pour dire que ce n'était pas bien et qu'on cherchait à les entuber ...
    Eh bien! Il se pourrait qu'on nous refasse le même coup avec cette réforme extrèmement importante! Incroyable ...
    Ca me rappelle des situations de type "conflit du travail". Un syndicat revendique, à bon droit, 5% d'augmentation de salaire. Le patron ne veut en accorder que 4% (ultime proposition), à conditon que les syndicats signent un accord. Que fait le syndicat, seul contre tous? Il REFUSE de signer car il veut TOUT ou RIEN. Le patron n'accorde alors rien du tout ... Que voulez vous! On a encore le droit d'être con! Et c'est tant mieux!
    Les socialistes sont en train de prendre une tangente comparable ... Ils veulent le droit de vote des étrangers aux élections locales (hors UNion Européenne car ceux-ci l'ont déjà) sinon, nous dit la Guigou (la copine de la Titine Aubry), ils ne voteront pas, en Congrès, le texte de la modification constitutionnelle! Plus con que ça, on meurt ... Il TOMBE SOUS LE SENS qu'il est évidemment complètement exclu que les étrangers hors Union Européenne puisent voter aux élections, mêmes locales. Personnellement, je n'en veux pas! Ce truc est encore une de ces machines infernales destinées à pousser une partie significative de l'électorat dans les bras d'un Front National moribond! Mitterrand n'est pas vraiment mort!
    La réforme constitutionnelle engagée me plait bien ... Je la soutiens sans réserve!

    Et tant d'autres choses à commenter! Je me sens en pleine forme!
    Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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    Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 23:15
    Eh, oui! En Mars 2008, quoiqu'en disent les journaleux de merde, le chômage A DIMINUE! J'insiste : DIMINUE!!

    Pour s'en convaincre, il suffit de prendre connaissance des chiffres publiés ... Des chiffres BRUT, bien évidemment. Pas des chiffres "corrigés des variations saisonnières".

    Combien y a t-il de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE, toutes catégories confondues?
    En Mars : 3.511.595
    En Février : 3.571.452 ...
    Soit 59.857 inscrits de moins ...

    Et dans la seule catégorie 1?
    En Mars : 1.905.264
    En Février : 1.964.381
    Soit 59.117 inscrits de moins ...

    Et dans le total "catégorie 1+2+3"?
    En Mars : 2.461.649
    En Février : 2.546.468
    Soit 84.819 de moins ...

    Et dans les seules "catégories 6+7+8" (activité réduite de plus de 78 heures dans le mois)?
    En Mars : 611.752 inscrits
    En février : 593.802
    Soit 17.950 de plus ...

    Très schématiquement, on peut donc dire qu'une faible partie (21%) a retrouvé un emploi "en activité réduite" tandis que le reste a retrouvé un emploi "en activité pleine" ...

    Ces chiffres, bruts,  sont corroborés par l'examen du nombre de demandeurs d'emploi de longue durée, en diminution nette, lui aussi, en Mars comparativement à Février ...
    Le constat est le même si on compare le volume des entrées, en catégorie 1, dans le courant du mois de Mars (317.251) comparativement au mois de Février (322.652).

    Depuis le temps que je vous dis, que je vous répète, que je vous martèle que nous avons, en France, des journaleux de merde et non pas d'authentiques journalistes, vous allez bien finir par me croire ...
    Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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    Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 19:01
    Eh, oui! Ce sont des choses qui arrivent ...
    Je rentre le 19 Mai prochain.
    Au prix de ... 6 jours de congés! Pourquoi me priverai-je des dispositifs légaux puisque j'ai dit que je souhaitais leur abolition. Réduire le nombre de jours fériés à 4 (Noël, Premier de l'an, 14 Juillet et 1er Novembre). A condition de payer le travail supplémentaire ainsi fourni ... C'est à dire gagner plus en travaillant plus! N'est-ce pas ce que souhaite notre Président de la République? Qu'attend-il pour le faire? Vraiment, je me le demande!
    Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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    Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 19:23
    Polonais de France! L'ancien maire de la ville de Rybnik, en Silésie, a besoin de votre soutien! Leader de Solidarnosc dans sa région de Silésie, ce professeur de français cherche des contacts en France pour soutenir son action.
    Comme dans tous les pays nouvellement acquis à la démocratie, cette dernière a quelquefois un peu de mal à entrer dans les moeurs ...
    Ce billet a pour objet, Polonais de France ou sympatisants de la Pologne moderne vivant en France de vous inviter à rejoindre une association en voie de création dont l'objet est le soutien à l'action réformatrice de l'ancien maire de la ville de Rybnik ...
    Si vous croyez aux valeurs de la Pologne telles que les a défendue en son temps Solidarnosc, prenez contact avec Pascal Barut à l'adresse e-mail barut@tele2.fr . Il vous recontactera. Ce blog est là pour vous aider!
    Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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    Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 15:32
    Jean Daumont me demande d'apporter des précisions sur les statistiques du chômage dont on parle plus ou moins abondamment.
    Je vais bien volontiers m'y employer ci-après ...

    1. Il y a 8 catégories officielles de demandeurs d'emploi, numérotées de 1 à 8 ... Il y en a, en réalité, 12! Voire même 13 ... (Aïe!, aïe! aïe!, ce nombre porte malheur!).
    Aux 8 catégories que vous connaissez plus ou moins (plutôt moins, voire très moins, que plus!), il convient d'en ajouter 5 autres qui apparaissent de plus en plus souvent dans les chiffres fournis sans êtres péalablement définies réglementairement.

    2. A chaque fois que de nouvelles catégories apparaissent, c'est TOUJOURS dans le seul but de minorer une "catégorie" bien précise : la catégorie 1. C'est à dire la catégorie des personnes à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée, sans emploi au moment de leur inscription, et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures le mois précédent ... Vous n'avez pas tout compris? N'allez surtout pas en déduire que vous êtes idiot! Vous vous dévaloriseriez inutilement ...

    3. La nouvelle mouture de la catégorie 1, c'est la catégorie 1 "dure de chez dur". D'après le Bureau International du Travail, organisme qui est rattaché à l'ONU, si on a travaillé ne serait-ce que une heure le mois précédent, on n'est pas chômeur! C'est comme ça ... ce n'est pas moi qui le dit, c'est le BIT (la BITE sans "E" et avec un seul "T", histoire ne mieux nous baiser?). Passons ... c'est trop affigeant pour s'y étendre. Les journaleux de merde s'y emploient, eux. C'est bien suffisant!

    4. Bien entendu, dans la rubrique "dure de chez dur", il y a la même chose pour la catégorie 2 (recherche exclusive d'un temps partiel) et pour la catégorie 3 (recherche exclusive  de contrat saisonnier, CDD ...). En voilà donc trois de plus que les huit habituelles.

    5. Mais, vous devez ajouter aussi la "catégorie" des dispensés de recherche d'emploi ... Si vous lisez mon blog (et ne me dites pas que ce n'est pas vrai  puisque c'est exactement ce que vous êtes en train de faire en ce moment!), vous lisez aussi d'autres médias. On parle de plus en plus souvent de cette "catégorie" de dispensés de recherche d'emploi ... Elle n'apparait pas au stade des définitions statistiques mais elle est belle et bien réelle dans les chiffres fournis dans la littérature spécialisée (seulement spécialisée!). Vous en enetendez de plus en plus souvent parler car il est question de la supprimer ... Mais oui! Si on supprime la dispense de recherche d'emploi, on supprime aussi la "catégorie" ...

    6. PROBLEME! Gross problèm! Ach so! Ils sont tout de même plusieurs dizaines de milliers! Si on supprime la catégorie, on réintègre de fait ces dizaines de milliers de "dispensés" dans les statistiques! Ca "augmente" le chômage! Merde, alors! C'est pas ça qu'on veut! On veut qu'il diminue ce maudit chômage ... pas qu'il augmente!
    Ben, oui, mais ... Faut quand même qu'on s'occuppe des "seniors" ... or, tous les seniors ne sont pas des dispensés de recherche d'emploi mais tous les dispensés de recherche d'emploi sont des seniors!  Or, quand on est dispensé de recherche d'emploi, on n'est pas tenu de pointer (c'est le but de la manip!), on est pas convoqué (c'est techniquement impossible pour nous, ah gent de l'Anpe) et, patatras, on intègre pas le suivi mensuel ... De fait, l'Anpe ne s'occupe plus de ces dispensés, ce qui est tout de même la moindre des choses, il faut bien le reconnaitre (on a déjà assez à faire avec ceux qui recherchent vraiment, on ne va tout de même pas s'occuper, en plus, de ceux qui déclarent qu'ils ne recherche pas d'emploi!)!

    7. Vient aussi la "catégorie" des emplois "aidés" (les CIE, les CAE, les CA ... Ne vous attardez pas à assimiler tout ça!). Ils travaillent plus de 78 heures par mois ... Selon le principe énoncé au tout début de l'article, ils devraient apparaitre dans les catégories 6, 7 et 8 ...  Sauf que, quand on a créé ces emplois "aidés", il n'y avait pas de catégories 6, 7 et 8! Elles sont venues après ... c'est Titine Aubry, la socialiste qui veut, elle aussi, devenir Prédidente (c'est une manie chez les socialistes : dès qu'ils ont du galon, des étoiles ou des barettes, ils veulent devenir Président!) qui les a créées, ces catégories-là !  Pour les faire sortir de cette maudite catégorie 1 dans laquelle ils étaient, à l'époque, presque tous, on les a mis en catégorie 5 ... et on les y a laissé! 

    8. C'est vraiment, vraiment compliqué ... Tout ça pour camoufler, d'une manière ou d'une autre , le volume, bien réel, de cette cent mille maudite catégorie 1! Et qu'on ne viennent pas me dire que c'est Sarko qui est responsable de ça! Parce qu'alors, pour le coup, je me fâche tout rouge! Les socialistes, dans le genre "tenue de camoufflage", sont champions toutes catégories. Du temps de Bérégovoy, celui qui s'est flingué d'une balle dans la tête, (Un Premier Mai, s'il vous plait! C'est plus chic quand on est de gauche!), ils n'avaient rien trouvé de mieux que de les faire entrer dans des stages de formation, par CENTAINES DE MILLIERS, afin, toujours la même lubie, de les faire sortir de cette même maudite catégorie 1!

    9. Et si on osait, enfin, regarder la réalité en face? Si on avait, enfin, le courage, de cesser de mettre en oeuvre tous ces trucs et ces machins pour ne pas voir ce qu'il faudra pourtant bien voir ...
    Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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    Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 23:15
    On va sans doute me dire que je radote, que je n'en finis pas de vider "ma" querelle avec un certain "journalisme" ...

    On va me reprocher un vocabulaire grossier, ne correspondant pas à la teneur générale du blog, etc ...

    J'en suis désolé : je vais ENCORE hurler!

    Ce matin, sur France Inter, j'ai "appris" que c'était le premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy ...

    De quoi en tomber sur le cul!

    Moi qui croyais qu'il avait été élu le 7 Mai 2007, je découvre qu'il l'a été le 22 Avril ... soit 15 jours plus tôt. J'en étais même resté au fait qu'il avait pris ses fonctions le 17 Mai ... Du coup, tellement troublé par ces dates, je ne suis même plus sûr de cette dernière!

    Mais, sacré mille nom de Dieu de putain de merde! Pendant encore combien de temps vais-je devoir supporter ces journaleux de merde qui ne savent rien faire d'autre que de se comporter en perroquets imbéciles? C'est VRAIMENT insupportable!

    Mais d'où donc cela vient-il, ce comportement de taré? Pourquoi font-ils ça? Pourquoi se lancent-ils dans cette logorhée pisseuse? Ils n'ont pas de travail? Ils ne savent pas quoi faire? Ils se demandent comment vont-ils pouvoir tuer le temps?

    Ou bien sont-ils de misérables valets? Des lécheurs de bottes? Des carriéristes angoissés par leur misérable avenir?

    Je ne sais pas répondre ...
    Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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    Si vous voulez trouver ...

    Vive le débat!

    Débattre! Règles d'éthique ..

    Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
    Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
    1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
    2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
    3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
    4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
    5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
    Bonne lecture! Bon débat!

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    Les fondements de ce blog

    Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

    Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
    Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
    Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
    Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
    Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

    Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

    Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

    Jacques Heurtault

    Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

    "Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

     

    Qui suis-je?

    • Jacques Heurtault
    • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
    • Homme
    • 09/12/1949
    • Bretagne Europe Ile de France
    • France Europe Politique Economie Emploi
    • J'ai 60 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
    • En couple

    Voici mon blog!

    • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
    • : Politique Sarkozy Gauche UMP Parti socialiste Politique
    • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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    • : 30/09/2005
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     La France est un pays extrêmement fertile.
     On y plante des fonctionnaires
     et il y pousse des impôts.
     (Georges Clemenceau)

     Selon que vous serez
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     L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
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    (Adolphe Thiers)

     Le journalisme est une grande catapulte
     mise en mouvement par de petites haines.
    (Honoré de Balzac)

     La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
     et l'extrême justice est une injure.
     (Montesquieu)


     Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
     (Michel de Montaigne)

     Dans ces meubles laqués,
    Rideaux et dais moroses,
     Danse, aime, bleu laquais,
    Ris d'oser des mots roses.
     (Charles Cros)

     Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
     (Marie-Joseph Chénier)

     O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
     (Madame Roland)
    (Dernières paroles sur l'échafaud)

     Caesar pontem fecit.
     (Jules César)
    (La guerre des Gaules)

     Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
     jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

     (Jules Renard)
     (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
    J'aime le bon vin!
     Je préfère boire beaucoup de bon vin
     plutôt que peu de mauvais).


     Mon Dieu, le plus souvent
     l'apparence déçoit.
     Il ne faut pas toujours
     juger sur ce qu'on voit.
     (Molière)
    (Le Tartuffe)

     L'Angleterre,
     cette colonie française
     qui a mal tourné.

     (Georges Clemenceau)

     Il faut aimer les gens,
     non pour soi, mais pour eux.

     (Colin d'Harleville)
    (L'Optimiste)

     Une société d'athées
     inventerait aussitôt une religion.

     (Honoré de Balzac)

     Sans la liberté de blâmer,
     il n'est point d'éloge flatteur.
     (Beaumarchais)

     Si on batissait la maison du bonheur,
     la plus grande pièce serait la salle d'attente.

     (Jules Renard)

     Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
     (François Rabelais)

    Être contesté, c'est être constaté.
     (Victor Hugo)

     Dieu bénit l'homme,
     non pour avoir trouvé
     mais pour avoir cherché.

     (Victor Hugo)

     Le courage, c'est l'art d'avoir peur
     sans que cela paraisse.

     (Pierre Véron)

     La critique est aisée,
    mais l'art est difficile.
     (Destouches)
    (Le Glorieux)

     L'univers m'embarrasse
    et je ne puis songer
     Que cette horloge existe
    et n'ait pas d'horloger.
     (Voltaire)

     Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
     Votre Excellence connaît-elle
     beaucoup de maîtres qui fussent dignes
     d'être valets?

     (Beaumarchais)
    (Le Barbier de Séville)

     C'est le devoir qui crée le droit
     et non le droit qui crée le devoir.

     (Chateaubriant)
    (Mémoires d'outre-tombe)

     Les fous sont aux échecs
     les plus proches des rois.
     (Mathurin Régnier)

     Combien l'éducation durera-t-elle?
     Juste autant que la vie.
    Quelle est la première partie de la politique?
     L'éducation.
    La seconde?
     L'éducation.
    Et la troisième?
     L'éducation.
    (Jules Michelet)
    (Le Peuple)

     Trop de bonté dans les parents
     cause la perte des enfants.

     (Charles Perrault)

     Il ne faut pas mépriser l'homme
     si l'on veut obtenir des autres et de soi
     de grands efforts.

     (Alexis de Tocqueville)

     C'est toujours par là
     que commencent les partisans de l'égalité :
    ils établissent les catégories
     et se mettent dans la première.

     (Boucher de Perthes)

     Les Français vont instinctivement au pouvoir;
    ils n'aiment point la liberté;
    l'égalité seule est leur idole.
    Or l'égalité et le despotisme
    ont des liaisons secrètes.
     (Chateaubriand)
    (Mémoires d'outre-tombe)

     L'égalité entre les hommes est une règle
     qui ne compte que des exceptions.

     (Ernest Jaubert)

     Entre tous les ennemis,
     le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

     (Alphonse Karr)

     Si vous voulez vous faire des ennemis,
     surpassez vos amis;
     mais si vous voulez vous faire des alliés,
     laissez vos amis vous surpasser.

     (La Rochefoucauld)

     Quand on a le droit de se tromper impunément,
     on est toujours sûr de réussir.

     (Ernest Renan)

     La raison d'Etat est une raison mystérieuse
     inventée par la politique
     pour autoriser ce qui se fait sans raison.

     (Charles de Saint-Evremond)

     Les événements sont plus grands
     que ne le savent les hommes.

     (François Guizot)
    (Essai sur l'Histoire de France)

     C'est faire le plus grand des excès
     que de n'en faire aucun.

     (Joseph Léonard)

     Le mot ne manque jamais
     quand on possède l'idée.
     (Gustave Flaubert)

     Les financiers ne font bien leurs affaires
     que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

     (Talleyrand)

     Les fonctionnaires sont un peu
    comme les livres d'une bibliothèque.
     Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

     (Georges Clemenceau)

     La France compte trente-six millions de sujets
     sans compter les sujets de mécontentement.

     (Henri Rochefort).

     C'est une grande habileté
     que de savoir cacher son habileté.

    (La Rochefoucauld)

     La haine, c'est la colère des faibles.
     (Alphonse Daudet)
    (Lettres de mon moulin)

     Le trop de promptitude
    à l'erreur nous expose.
     (Pierre Corneille)

     On ne ment jamais autant
    qu'avant les élections,
    pendant la guerre
     et après la chasse.
    (Georges Clemenceau)

     Il est difficile de vaincre ses passions,
     et impossible de les satisfaire.

     (Mme de la Sablière)

     J'aime les paysans,
     ils ne sont pas assez savants
     pour raisonner de travers.
    (Montesquieu)


     Un poème est un mystère
     dont le lecteur doit chercher la clef.

     (Stéphane Mallarmé)

     Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
     (Pierre Santucci)
    (Commentaires sur le Consulat)

     Le silence des peuples
    est la leçon des rois.
     (Mirabeau)

     Le capital, c'est du travail accumulé.
     Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
     ce sont les uns qui travaillent
    et les autres qui accumulent.

     (L. Barenton)

     La sagesse est le contrepoids nécessaire
     de la liberté.

     (Talleyrand)

     La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
     (Louis Latzarus)

     Pour violer une règle,
    il faut la connaître.
     (Paul Eluard)

     Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
     Judas avait des amis très corrects.

     (Ernest Hemingway)

     Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
     il veut prendre.
     (Henri de Montherlant)

     C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
     (Disraëli)

     Les hommes sont toujours sincères ;
    ils changent de vérité, voilà tout.

     (Tristan Bernard)

     Il faut une bonne mémoire
     après qu'on a menti.
     (Pierre Corneille)

     Si le monde progresse par les extrêmes,
     il ne survit que par les centres.

     (Paul Valéry)

     Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
     (Hervé Bazin)

     L'Histoire est le produit le plus dangereux
     que l'intellect ait élaboré;
     elle justifie ce qu'on veut.

     (Jean-Marc Paulhan)

     Plus l'Etat se corrompt,
     plus les lois se multiplient.

     (Tacite)

     Il n'appartient qu'aux grands hommes
     d'avoir de grands défauts.

    (La Rochefoucault)

     De tous les signes de la puissance,
     c'est la retenue qui impressionne le plus.
    (Thucidide)


     On voit que de tout temps,
     les petits ont pâti
     des sottises des grands.
     (Jean Racine)
    (La Thébaïde)

     Le monde est un théatre, la vie une comédie.
     Tu entres, tu vois, tu sors.

     (Démocrite)

     L'espace est la forme de notre puissance ...
     le temps celle de notre impuissance.

     (Jean d'Ormesson)

     Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
     (Montesquieu)

     La grande aventure et le grand risque,
     en ces temps désordonnés,
     c'est un jugement sain et qui s'exprime.

     (Henry de Montherlant)

     Triste époque que celle où il est plus difficile
     de briser un préjugé que l'atome.

     ( Albert Einstein)

     La France compte 36 millions de sujets ...
    sans compter les sujets de mécontentement.
     (Henri Rochefort)


     Il est des temps
     où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
     à cause du grand nombre de nécessiteux.

     (Chateaubriand)
    (Mémoires d'outre-tombe)

     La chose la plus importante
     à toute vie est le choix du métier.
     Le hasard en dispose.
     (Blaise Pascal)

    (Pensées)

     Un ministère qu'on soutient
     est un ministère qui tombe.

     (Talleyrand)

     La modestie est au mérite
     ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
     Elle lui donne de la force et du relief.

     (La Rochefoucauld)
    (Maximes)

     La fausse modestie consiste
     à se mettre sur le même rang que les autres
     pour mieux montrer qu'on les dépasse.

     (Sully Prud'homme)
    (Pensées)

     La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
     (Vauvenargues)
    (Réflexions et Maximes)

     Oui et Non sont les mots les plus courts
     et les plus faciles à prononcer
     et ceux qui demandent le plus d'examen.

     (Talleyrand)

     C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
     que de savoir prendre l'offensive.
    L'homme attaqué transige toujours.

     (Benjamin Constant)

     C'est mon opinion et je la partage.
     (Henri Monnier)
    (Mémoires de Monsieur
     Joseph Prud'homme)

     L'opinion est si bien la reine du monde
     que quand la raison veut la combattre,
     la raison est condamnée à mort.

     (Voltaire)

     Si j'avance, suivez-moi;
     si je meurs, vengez-moi;
     si je recule, tuez-moi.
     (Henri de La Rochejaquelein)

     Il est difficile de vaincre ses passions,
     et impossible de les satisfaire.

     (Mme de la Sablière)

     La patience est le courage de la vertu.
     (Bernardin de Saint-Pierre)

     Ceux qui pieusement
    sont morts pour la patrie
     Ont droit qu'à leur cercueil
     la foule vienne et prie.
     (Victor Hugo)
    (Les Chants du crépuscule)

     La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
     Mais cet éclair est tout.

     (Henri Poincaré)

     Te voilà donc redevenu homme
     puisque tu pleures.

     (Jules Verne)
    (L'Ile mystérieuse)

     Il n'y a que deux puissances dans le monde.
     Le sabre et l'esprit.
     J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
    A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

    (Napoléon)
    (Le Mémorial de Sainte-Hélène)

     L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
     c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

     (Michel de Montaigne)
    (Essais)

     Il ne peut pas y avoir de science immorale
     pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

     (Henri Poincaré)

     La science a fait de nous des dieux
     avant même que nous méritions d'être des hommes.
     (Jean Rostand)


     Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
     (Félix Arvers)
    (Mes heures perdues)

     La séduction suprême n'est pas
     d'exprimer ses sentiments,
     c'est de les faire soupçonner.

     (Barbey d'Aurevilly)

      Ndr : Vous voyez bien que je suis
     tout le contraire d'un séducteur!

     L'art de plaire est l'art de tromper.
     (Vauvenargues)
    (Réflexions et Maximes)

     Servir! C'est la devise
     de ceux qui aiment commander.

     (Jean Giraudoux).

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