Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 19:01
Eh, oui! Ce sont des choses qui arrivent ...
Je rentre le 19 Mai prochain.
Au prix de ... 6 jours de congés! Pourquoi me priverai-je des dispositifs légaux puisque j'ai dit que je souhaitais leur abolition. Réduire le nombre de jours fériés à 4 (Noël, Premier de l'an, 14 Juillet et 1er Novembre). A condition de payer le travail supplémentaire ainsi fourni ... C'est à dire gagner plus en travaillant plus! N'est-ce pas ce que souhaite notre Président de la République? Qu'attend-il pour le faire? Vraiment, je me le demande!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 19:23
Polonais de France! L'ancien maire de la ville de Rybnik, en Silésie, a besoin de votre soutien! Leader de Solidarnosc dans sa région de Silésie, ce professeur de français cherche des contacts en France pour soutenir son action.
Comme dans tous les pays nouvellement acquis à la démocratie, cette dernière a quelquefois un peu de mal à entrer dans les moeurs ...
Ce billet a pour objet, Polonais de France ou sympatisants de la Pologne moderne vivant en France de vous inviter à rejoindre une association en voie de création dont l'objet est le soutien à l'action réformatrice de l'ancien maire de la ville de Rybnik ...
Si vous croyez aux valeurs de la Pologne telles que les a défendue en son temps Solidarnosc, prenez contact avec Pascal Barut à l'adresse e-mail barut@tele2.fr . Il vous recontactera. Ce blog est là pour vous aider!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 15:32
Jean Daumont me demande d'apporter des précisions sur les statistiques du chômage dont on parle plus ou moins abondamment.
Je vais bien volontiers m'y employer ci-après ...

1. Il y a 8 catégories officielles de demandeurs d'emploi, numérotées de 1 à 8 ... Il y en a, en réalité, 12! Voire même 13 ... (Aïe!, aïe! aïe!, ce nombre porte malheur!).
Aux 8 catégories que vous connaissez plus ou moins (plutôt moins, voire très moins, que plus!), il convient d'en ajouter 5 autres qui apparaissent de plus en plus souvent dans les chiffres fournis sans êtres péalablement définies réglementairement.

2. A chaque fois que de nouvelles catégories apparaissent, c'est TOUJOURS dans le seul but de minorer une "catégorie" bien précise : la catégorie 1. C'est à dire la catégorie des personnes à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée, sans emploi au moment de leur inscription, et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures le mois précédent ... Vous n'avez pas tout compris? N'allez surtout pas en déduire que vous êtes idiot! Vous vous dévaloriseriez inutilement ...

3. La nouvelle mouture de la catégorie 1, c'est la catégorie 1 "dure de chez dur". D'après le Bureau International du Travail, organisme qui est rattaché à l'ONU, si on a travaillé ne serait-ce que une heure le mois précédent, on n'est pas chômeur! C'est comme ça ... ce n'est pas moi qui le dit, c'est le BIT (la BITE sans "E" et avec un seul "T", histoire ne mieux nous baiser?). Passons ... c'est trop affigeant pour s'y étendre. Les journaleux de merde s'y emploient, eux. C'est bien suffisant!

4. Bien entendu, dans la rubrique "dure de chez dur", il y a la même chose pour la catégorie 2 (recherche exclusive d'un temps partiel) et pour la catégorie 3 (recherche exclusive  de contrat saisonnier, CDD ...). En voilà donc trois de plus que les huit habituelles.

5. Mais, vous devez ajouter aussi la "catégorie" des dispensés de recherche d'emploi ... Si vous lisez mon blog (et ne me dites pas que ce n'est pas vrai  puisque c'est exactement ce que vous êtes en train de faire en ce moment!), vous lisez aussi d'autres médias. On parle de plus en plus souvent de cette "catégorie" de dispensés de recherche d'emploi ... Elle n'apparait pas au stade des définitions statistiques mais elle est belle et bien réelle dans les chiffres fournis dans la littérature spécialisée (seulement spécialisée!). Vous en enetendez de plus en plus souvent parler car il est question de la supprimer ... Mais oui! Si on supprime la dispense de recherche d'emploi, on supprime aussi la "catégorie" ...

6. PROBLEME! Gross problèm! Ach so! Ils sont tout de même plusieurs dizaines de milliers! Si on supprime la catégorie, on réintègre de fait ces dizaines de milliers de "dispensés" dans les statistiques! Ca "augmente" le chômage! Merde, alors! C'est pas ça qu'on veut! On veut qu'il diminue ce maudit chômage ... pas qu'il augmente!
Ben, oui, mais ... Faut quand même qu'on s'occuppe des "seniors" ... or, tous les seniors ne sont pas des dispensés de recherche d'emploi mais tous les dispensés de recherche d'emploi sont des seniors!  Or, quand on est dispensé de recherche d'emploi, on n'est pas tenu de pointer (c'est le but de la manip!), on est pas convoqué (c'est techniquement impossible pour nous, ah gent de l'Anpe) et, patatras, on intègre pas le suivi mensuel ... De fait, l'Anpe ne s'occupe plus de ces dispensés, ce qui est tout de même la moindre des choses, il faut bien le reconnaitre (on a déjà assez à faire avec ceux qui recherchent vraiment, on ne va tout de même pas s'occuper, en plus, de ceux qui déclarent qu'ils ne recherche pas d'emploi!)!

7. Vient aussi la "catégorie" des emplois "aidés" (les CIE, les CAE, les CA ... Ne vous attardez pas à assimiler tout ça!). Ils travaillent plus de 78 heures par mois ... Selon le principe énoncé au tout début de l'article, ils devraient apparaitre dans les catégories 6, 7 et 8 ...  Sauf que, quand on a créé ces emplois "aidés", il n'y avait pas de catégories 6, 7 et 8! Elles sont venues après ... c'est Titine Aubry, la socialiste qui veut, elle aussi, devenir Prédidente (c'est une manie chez les socialistes : dès qu'ils ont du galon, des étoiles ou des barettes, ils veulent devenir Président!) qui les a créées, ces catégories-là !  Pour les faire sortir de cette maudite catégorie 1 dans laquelle ils étaient, à l'époque, presque tous, on les a mis en catégorie 5 ... et on les y a laissé! 

8. C'est vraiment, vraiment compliqué ... Tout ça pour camoufler, d'une manière ou d'une autre , le volume, bien réel, de cette cent mille maudite catégorie 1! Et qu'on ne viennent pas me dire que c'est Sarko qui est responsable de ça! Parce qu'alors, pour le coup, je me fâche tout rouge! Les socialistes, dans le genre "tenue de camoufflage", sont champions toutes catégories. Du temps de Bérégovoy, celui qui s'est flingué d'une balle dans la tête, (Un Premier Mai, s'il vous plait! C'est plus chic quand on est de gauche!), ils n'avaient rien trouvé de mieux que de les faire entrer dans des stages de formation, par CENTAINES DE MILLIERS, afin, toujours la même lubie, de les faire sortir de cette même maudite catégorie 1!

9. Et si on osait, enfin, regarder la réalité en face? Si on avait, enfin, le courage, de cesser de mettre en oeuvre tous ces trucs et ces machins pour ne pas voir ce qu'il faudra pourtant bien voir ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 23:15
On va sans doute me dire que je radote, que je n'en finis pas de vider "ma" querelle avec un certain "journalisme" ...

On va me reprocher un vocabulaire grossier, ne correspondant pas à la teneur générale du blog, etc ...

J'en suis désolé : je vais ENCORE hurler!

Ce matin, sur France Inter, j'ai "appris" que c'était le premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy ...

De quoi en tomber sur le cul!

Moi qui croyais qu'il avait été élu le 7 Mai 2007, je découvre qu'il l'a été le 22 Avril ... soit 15 jours plus tôt. J'en étais même resté au fait qu'il avait pris ses fonctions le 17 Mai ... Du coup, tellement troublé par ces dates, je ne suis même plus sûr de cette dernière!

Mais, sacré mille nom de Dieu de putain de merde! Pendant encore combien de temps vais-je devoir supporter ces journaleux de merde qui ne savent rien faire d'autre que de se comporter en perroquets imbéciles? C'est VRAIMENT insupportable!

Mais d'où donc cela vient-il, ce comportement de taré? Pourquoi font-ils ça? Pourquoi se lancent-ils dans cette logorhée pisseuse? Ils n'ont pas de travail? Ils ne savent pas quoi faire? Ils se demandent comment vont-ils pouvoir tuer le temps?

Ou bien sont-ils de misérables valets? Des lécheurs de bottes? Des carriéristes angoissés par leur misérable avenir?

Je ne sais pas répondre ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 14:02
Jacques Lamauragne, désormais fidèle contradicteur, me demande d'être plus précis dans mon appréciation sur le nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi ...

C'est donc bien volontiers que je l'être.

Cela fait plus de 14 ans que j'exerce dans cette établissement public qui s'appelle "Agence Nationale Pour l'Emploi (ANPE)". Je commence, on voudra bien me croire sans trop barguigner, à en connaitre pas mal de ficelles ... mais aussi quelques cordes, de quoi en remplir un sac!

Que savons nous du dispositif actuellement en vigueur relatif aux obligations des demandeurs d'emploi? Cela tient en quelques idées simples ...

1. N'importe qui peut s'inscrire comme demandeur d'emploi. Il n'est pas nécessaire de ne pas avoir d'emploi. Il suffit d'en rechercher un. C'est tout ... ou presque!
2. Il faut, par contre, être engagé, tous les jours, dans des démarches actives de recherche de l'emploi souhaité. Cela me parait parfaitement normal. En clair, il faut être "dedans" ou "dehors" mais sûrement pas "dedans" (administrativement) tout en étant "dehors" (intellectuellement), autrement dit "avoir l'esprit ailleurs qu'à la recherche de l'emploi pour lequel on s'est inscrit".

Tout ce que j'ai pu vivre professionnellement peut se résumer à deux idées simples. Tout d'abord, quand on cherche un boulot, on finit par trouver quelque chose! Pas forcément aussi bien payé que celui que l'on vient de perdre ... C'est là que le bât blesse! Ensuite, toute coercition du style "Vous prenez cet emploi sinon vous allez être radié" ne fonctionne pas. Tout simplement parce que cette démarche n'a aucun sens. A chaque fois que l'on a tenté de la mettre en oeuvre, ça a capoté ...  Il est en effet extrèmement facile d'obtenir que l'employeur ne concrètise pas la période d'essai, ou, même si c'est un peu plus long, obtenir du tribunal administratif qu'il annule la décision  de radiation ...

Ce qui est, par contre, plus facile à mettre en oeuvre, c'est la radiation sanction pour actes manifestement insuffisants de recherche d'emploi. Il s'agit alors d'un faisceau d'éléments qui conduisent à penser raisonnablement que le demandeur inscrit n'entreprend manifestement pas de démarche susceptible d'aboutir à la reprise d'emploi.

Quels sont les obstacles?

J'en vois au moins cinq.

1. La trop longue durée de l'indemnisation. Elle atteint, dans bons nombres de cas TROIS ans, voire CINQ ans ... Ce n'est pas avec de tels "pansements" que l'on a  de sérieuses chances de résoudre le problème!
2. L'ANPE n'est toujours pas, collectivement, capable de prendre en charge les demandeurs d'emploi d'une manière authentiquement dynamique. Aujourd'hui encore, une nette majorité d'agents ne vient pas à l'Anpe pour aider les demandeurs d'emploi à trouver un emploi satisfaisant mais pour devenir fonctionnaire (ou quasiment tel). Je pourrais citer une kyrielle d'exemples personnellement vécus. Dont certains proprement MONSTRUEUX, IGNOBLES, ABJECTS ... Un très long article serait nécessaire pour en faire une liste sommaire. Je n'envisage même pas la longueur de la liste exhaustive ...
3. Le concept même de contractualisation des rapports entre le conseiller de l'emploi et le demandeur ne pénètre pas, loin s'en faut, l'esprit des premiers, dont c'est pourtant la fonction que de faire le premier pas.
4. L'invraisemblable lourdeur administrative du fonctionnement de la "machine" ... A l'Anpe, c'est simple : quand on a le choix entre deux solutions, la "simple" et la "complexe", on choisit toujours la complexe! Jamais la simple! Par exemple, 150 positions de définition de métier (le ROME) suffisent amplement ... Nous en avons plus de 450! Avant 1990, il y en avait plus de 900 ... Notamment celle, ne riez pas!, de "caporal chel spécialiste de l'Armée de Terre", itou pour l'Armée de l'Air ... Par contre, nous étions incapables de discriminer les différents spécialistes (alors que c'est sans doute le seul vrai critère qu'il faut retenir!). Comme un malheur n'arrive jamais seul, il a fallu au moins quatre longues années pour changer l'ancien ROME par le nouveau : on n'arrivait pas à le faire rentrer dans l'informatique! En vertu de la loi dite "des emmerdements maximums", maintenant que nous en avons 450 environ, on s'apprète à nous en rajouter près de 150 supplémentaires sans envisager le moins du monde d'en supprimer au moins autant ...
5. La culture interne n'étant pas à l'aide et donc, primitivement, à l'écoute du demandeur, il s'ensuit une relation "administrative" débouchant sur un laisser aller ou sur le conflit ... Autrement dit sur deux écueils également dangereux ...

A chaque fois que l'Anpe a voulu s'orienter, sur injonction extérieure le plus souvent, vers une logique de coercition, à CHAQUE FOIS, elle s'est plantée! Je vois mal au nom de quelle "règle" non écrite, il en irait différemment cette fois-ci ...
Prenons l'exemple qui va, à mon avis, entrer dans les annales.
On nous a récemment (environ deux ans en arrière) demandé de "romer" (définir le métier du demandeur) sur la base de l'emploi perdu ... En première analyse, c'est la solution "évidente" car il semble raisonnable d'estimer que le demandeur d'emploi aura plus de chance d'être reclassé dans son métier perdu plutôt que dans un autre ....
On oublie juste deux ou trois petites choses ...
1. Juridiquement, c'est le demandeur d'emploi qui sollicite le concours du Service Public de l'Emploi pour l'aider à retrouver UN emploi. Ce n'est donc pas le Service Public de l'Emploi qui impose quoique ce soit à qui que ce soit hormis l'obligation "primaire" d'entreprendre des recherches d'emploi.
2. Si on impose à un demandeur d'emploi de se lancer sur telle piste plutôt que sur une autre, ce dernier est en droit d'exiger que l'ANPE s'engage à fond sur la piste en question en y mettant les moyens adéquat (ce n'est pas une affaire de quantité mais plutôt une affaire de qualité). Disons le clairement, l'Anpe n'est pas capable ni de prendre de tels engagements (ça ne fait pas partie de sa culture) et encore moins de les respecter (elle n'a pas, collectivement, les compétences appropriées et encore moins les moyens financiers de s'engager en assumant les conséquences de l'échec possible de la démarche ...
3. Par définition, le "marché du travail" est un marché, c'est à dire un "lieu" où se rencontrent non pas des "offres d'emplois" et des "demandes d'emplois" mais plus simplement des offres de compétences (les "demandes" d'emploi) et des demandes de compétences (les "offres" d'emploi). Confier à une structure administrative, profondément pénétrée de sa culture de fonctionnaires et imbue de son "autorité", la mission de faire se rencontrer ces offres et ces demandes de compétences est tout simplement absurde voire franchement ridicule ... Aussi absurde que de vouloir demander à l'Administration des Impôts de réguler l'économie générale du pays! Elle s'y risquera mais elle échouera ...C'est une certitude!
On régulera pas des relations économiques par des méthodes administratives. Autrement dit, pas avec des kilomètres de lois et de décrets ... On sait que ça ne marche pas!

Bien plus sage est la méthode que j'emploie quotidiennement.
1. J'enregistre la demande d'emploi telle que l'exprime le demandeur en m'assurant que nous nous comprenons bien, lui et moi (afin de "codifier" correctement).
2. Je lui fais part de ma connaissance du marché ...
3. Je lui dit clairement que lorsque l'on est demandeur d'emploi, depuis l'origine, l'accès à la formation n'a jamais été un droit. Le demandeur d'emploi est libre d'exprimer ses SOUHAITS de formation. La puissance publique qui finance est libre, elle, parce c'est elle qui paie, de donner suite  ... ou pas!
4. Sur cette base, le dialogue s'engage. La NEGOCIATION commence!
Pour cela, il faut être rompu à la discussion, et avant ça, à l'analyse objective d'une situation ... Les "oukazes" ne servent à rien! C'est en ce sens que toutes les contraintes "administratives", les menaces de radiations entre autres sont, par nature inéfficaces!
 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 13:30
Voici ce que j'ai trouvé dans ma boite aux lettres électronique ...
Ca mérite d'être lu!

Début de citation :

La semaine qui a chamboulé le paysage syndical

Par Mathieu Magnaudeix

Créé 17/04/2008 - 17:38

Mathieu Magnaudeix [1]

Article

Quelques jours auront suffi pour rebattre les cartes du syndicalisme français. A cause d'un sujet tabou : la représentativité des syndicats. Lire aussi : le texte sur la représentativité, machine à broyer les petits syndicats? [2]

C'est dans la nuit du 9 au 10 avril que tout a basculé. Ce soir-là, réunis pour une ultime séance de négociations sur la représentativité, syndicats et Medef dégagent un consensus sur lequel peu de monde aurait parié quelques jours avant. Le texte, habilement dénommé « position commune », n’est pas un accord : il faut bien sauver les apparences de la conflictualité entre syndicats et patronat. Mais en réalité, il s’agit bien plus que d’un compromis. La philosophie de ce texte tient en une phrase, ou presque : désormais, les syndicats représentatifs le seront parce que les salariés l’auront voulu. Fini, la représentativité de droit, accordée à seulement 5 syndicats en 1966 (la CFDT, la CGT, la CGE-CGC, FO et la CFTC). Si le gouvernement reprend le texte à son compte, si le Parlement le vote en l’état, il s’agira d’une révolution : au contraire d’aujourd’hui, il ne suffira pas d’être représentatif aux yeux de la loi pour s’implanter dans une entreprise et avoir le droit de s’opposer à un accord. Pour être entendu, un syndicat devra dépasser 10% des voix aux élections du comité d’entreprise et, à défaut, aux élections de délégués du personnel. Les autres n’auront pas droit à la parole. Le séisme est réel. Sur ce seul critère d’audience, certaines centrales syndicales aujourd’hui représentatives, comme la CFTC ou la CFE-CGC, risquent tout simplement de disparaître. Une fois la position commune édictée, on s’attendait donc à des déflagrations d’ampleur. La suite des événements a confirmé la magnitude élevée du séisme.

 

 

Acte I : la CGT se rallie au Medef et à la CFDT.

Un « oui » franc et massif. Un « oui » à l'unanimité. Mercredi 16 avril, la CGT annonce qu’elle est d’accord pour apposer sa signature au bas de la « position commune » sur la représentativité. Dans les centrales concurrentes, comme FO et l’Unsa, la surprise est réelle. Depuis 1970, la CGT n’a signé aucun accord national, mis à part celui sur la formation professionnelle en 2003 et des accords sociétaux sur la diversité ou l’égalité hommes-femmes. Les jours précédents, le négociateur de FO, René Valladon, ne voulait pas y croire. « Ce n’est pas dans leur tradition, ils vont devoir faire face à une grosse opposition interne. » « Ce sera un bordel général chez eux », prédisait même un des pontes de l’Unsa. C’était oublier que, depuis des années, la CGT plaide pour que l’audience soit le critère essentiel de la représentativité et appelle de ses vœux une « démocratie sociale » aussi réelle que la démocratie parlementaire. C’était aussi omettre un peu vite le penchant de plus en plus réformiste de la centrale de Bernard Thibault, et son ambition, à peine voilée, de se partager avec la CFDT l’essentiel du gâteau syndical. « Que la CGT ait signé ne m’étonne guère, indique Guy Groux [3], politologue au Cevipof, spécialiste des syndicats. Elle se reconnaît de plus en plus dans un syndicalisme de proposition. On oublie d’ailleurs trop souvent qu’elle signe de nombreux accords dans les entreprises.» En apposant son paraphe, la CGT rejoint dans le clan des signataires le Medef, la CGPME (petites et moyennes entreprises) et la CFDT, qui donnera son aval la semaine prochaine.

Demain, des syndicats jaugés à leur audience [2]

 

Acte II : les réprouvés rejettent la position commune.

Chez les petits syndicats, la révolte gronde. Dès lundi 14 avril, Force ouvrière, la première, dit non. Pour l’organisation de Jean-Claude Mailly, il n’est pas question de valider un tel accord. « Sur la forme, il oblige à désigner un délégué syndical parmi les seuls élus. Sur le fond, il condamne probablement d’ici à 2015 des syndicats comme l’Unsa, Solidaires ou la CGC », affirme René Valladon. Le négociateur FO ne mentionne pas que sa propre organisation est elle aussi menacée par le « Yalta » imposé par la CGT et la CFDT, dit un syndicaliste de l'Unsa. Troisième organisation au niveau national, derrière la CGT et la CFDT, FO est loin de passer partout les 10% des voix dans les entreprises, le seuil défini par les nouvelles règles de représentativité. « Je ne comprends pas leur position, s’étonne Guy Groux. Je croyais que Jean-Claude Mailly essayait de renouer avec le réformisme de FO de la fin des années 80, cette ligne que Blondel avait remis en cause avec un syndicalisme plus contestataire, destiné à concurrencer la CGT. » Le chercheur s’avoue sceptique sur l’avenir de Force ouvrière, à terme. « Je crois que FO est confronté à une marginalisation durable par rapport au jeu contractuel.»


Jeudi 17 avril, c’est au tour de la CGC, de l’Unsa et de la CFTC d’abattre leurs cartes. Première de la journée à dégainer, la CFTC rejette la proposition commune au terme d’une courte réunion de ses principaux dirigeants. Motif : elle dénonce un texte « syndicaticide », mortifère pour les plus petites organisations. A commencer par elle. Car le syndicat chrétien est aux abois. « Cette proposition commune, c’est notre Solution Finale », affirme sans crainte d'exagérer un responsable de la CFTC dans l’est de la France, un des plus gros bastions de la CFTC avec le Nord. Terrible dilemme : « Ou l’on ne bouge pas et l’on se retrouve complètement isolé, ou on fusionne et l’on perd notre identité. » La veille, le Figaro a affirmé que la CFTC discuterait avec l’Unsa d’un rapprochement, à terme. Interrogé par Mediapart, le président de la CFTC, dément vigoureusement. Il confirme avoir rencontré le responsable de l’Unsa, Alain Olive, à deux reprises à l’automne 2007, sans pour autant avoir parlé avec lui de publication de bans. « Il n’a jamais été question de fusion. Nous voulons rester nous-mêmes. Mais cela n’empêche pas des coopérations à l'avenir, sur certains dossiers. » Pour le président de la CFTC, le débat tombe de toute façon très mal. Jacques Voisin remet son poste en jeu cet automne. Campagne oblige, son adversaire, le métallo Joseph Crespo, s’oppose à toute remise en cause de l’indépendance maison.

La CFE-CGC (la centrale des cadres) et l’Unsa (les autonomes, très présents dans le secteur public), elles aussi, se prononcent contre. Le bureau national de l’Unsa y très opposé : créé en 1993, le syndicat n’a jamais réussi, en dépit de ses efforts, à être admis dans le cénacle très fermé des cinq organisations représentatives. Le comité directeur de la CFE-CGC est plus nuancé. Il rejette finalement le texte par 25 voix contre, 18 pour et une abstention. Mais si les débats traînent en longueur, ce n’est pas tant à cause des tergiversations sur la position commune. Car, dans les deux instances, il y a un autre point à l’ordre du jour qui est loin de faire l’unanimité parmi les troupes : la possibilité d’un rapprochement entre les organisations.

Acte III : l’Unsa et la CGC officialisent leur flirt

Entre l'Unsa et la CGC, les premiers contacts ont longtemps été tenus secrets. « Des syndicalistes qui se rencontrent, c’est honteux », raconte un dirigeant de l’Unsa. Alors, pour éviter les fuites, les dirigeants de l’Unsa et ceux de la CGC jouent profil bas depuis février. Selon nos informations, tout a commencé le 19 février, dans un restaurant parisien, à l’écart des regards indiscrets. Au départ, ils sont six : les trois premiers dirigeants de l’Unsa, dont le secrétaire général Alain Olive et le numéro deux Jean Grosset, et leurs trois homologues de la CGC. Huit jours plus tard, les dirigeants se rencontrent à nouveau. La discussion avance bien. Les responsables des deux syndicats décident de se voir toutes les semaines. Ils partagent le même constat : à terme, leurs deux organisations auront du mal à surnager avec les nouvelles régles de représentativité. L’Unsa, forte dans le secteur public, en particulier dans l’éducation et la police, peine à s’implanter dans le secteur privé. La CGC, elle, a du mal à élargir son audience au-delà des métiers de l’encadrement. Et qui sait ? ce nouveau syndicat pourrait même représenter une nouvelle force, capable, à terme, de réunir un large spectre de réformistes et de gêner la CFDT, si sûre de sa puissance.

La belle construction théorique se heurte pourtant à de nombreux obstacles. À commencer par les inclinations politiques des deux organisations. Tandis que l’Unsa ne masque pas sa proximité avec le parti socialiste, les dirigeants de la CGC, eux, se réfèrent volontiers à la tradition du gaullisme social. Lundi 14 avril, une indiscrétion dans L’Express révèle l’existence de contacts, alors que Bernard Van Craeynest et Alain Olive avaient décidé de garder la primeur de la nouvelle à leurs troupes. A l’Unsa, où les fédérations sont d’un naturel remuant, revers de l’autonomie inscrite dans les statuts du syndicat, c’est la levée de boucliers. « On nous met devant le fait accompli », se plaignent, sous couvert de l’anonymat, de grandes figures du syndicat, fort marries de n’avoir été que très tardivement mises dans la confidence. « Ils nous vendent à la droite », hurle une figure de l’organisation. Les cheminots ? Ils préféreraient un mariage avec la CFTC. L’éducation ? La plus grande organisation, qui revendique 80.000 adhérents (un cinquième des effectifs officiels de l’Unsa) est dubitative. Patrick Gonthier, secrétaire général de l'éducation, se dit à la fois « lucide et sceptique ». Et demande très officiellement à être « plus associé à l’avenir, dans la plus totale transparence, avec plus de dialogue interne». Les syndicats affiliés, comme le Spaen (Areva), trouvent la CGC trop « catégorielle ». Mais c’est surtout dans la police que l’incompatibilité entre la CGC et l’Unsa est la plus évidente : entre l’Unsa-Police et les syndicats affiliés à la CGC (Synergie pour les officiers, Alliance pour les gradés et gardiens de la paix), la rivalité est incessante, aiguisée par de profondes divergences politiques…
A la CGC aussi, le débat fait rage. Les grandes fédérations, celles qui siègent au comité directeur, sont très partagées. « Y avait-il une telle urgence ? se demande à haute voix un des membres du comté directeur qui refuse d’être cité. On risque de prendre les militants de court. Cette affaire est en fait assez symptomatique de la crise actuelle du syndicalisme : l’appareil a un coup d’avance parce qu’il veut continuer à fonctionner. Mais les adhérents, eux, ont plus de mal à suivre. »

 

Finalement, l’Unsa et la CGC donnent, dans l’après-midi de jeudi, un mandat à leurs dirigeants pour continuer la discussion. Mais à condition que les négociations ne soient pas exclusives. La conférence de presse commune prévue ce vendredi 18 avril au Cercle républicain, une salle près de l’Opéra, est annulée. Les fiançailles sont repoussées, pour l’instant. Place, désormais, aux discussions. Elles promettent d'être longues, et tumultueuses. En tout état de cause, les congrès de l’Unsa et de la CGC, qui pourraient entériner une union éventuelle, ne sont pas prévus avant l’an prochain.

Des organisations syndicales qui risquent la disparition, d'autres qui crient déjà victoire... La négociation sur la représentativité, qui a abouti la semaine dernière, vire presque au psychodrame. Tandis que les petits syndicats hurlent contre la CFDT et la CGT, les deux grandes centrales, elles, pensent déjà à leurs lendemains qui chantent. Rêvant, sans le dire, à dévorer tous leurs petits collègues dans la grande recomposition syndicale qui s'annonce.

 

Il nous paraissait important de raconter cette semaine où tout a basculé, en interrogeant directement les acteurs, pris dans un tourbillon dont ils n'avaient pas tous décelé l'ampleur. Certains ont accepté de parler micros ouverts, d'autres ont réclamé l'anonymat. Quand il s'agit de contester la ligne officielle, beaucoup de syndicalistes préfèrent en effet faire profil bas. Surtout quand l'orage gronde.

Un coup d'oeil rapide sur les 5 syndicats représentatifs [4], sur le site des Echos.

 

« Les syndiqués en France 1990-2006 ». Une étude des chercheurs Dominique Andolfatto et Dominique Labbé
sur les syndicats, leur évolution récente... et une estimation du nombre de leurs adhérents. Bien loin des chiffres annoncés par les centrales syndicales.

Pour télécharger l'étude, c'est ici. [5]

Une étude très récente de la Dares (ministère du Travail et de l'Economie) sur les syndicats en France qui montre bien la faiblesse des troupes des syndicats (8% des salariés) mais aussi leur forte implantation.

Pour télécharger l'étude, c'est ici. [6]

 


LIENS

[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix
[2] http://www.mediapart.fr/journal/economie/170408/demain-des-syndicats-jauges-a-leur-audience
[3] http://www.cevipof.msh-paris.fr/chercheurs/chercheurs_fiches/groux.html
[4] http://www.lesechos.fr/info/france/4676488.htm
[5] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/SyndiquésFrance.pdf
[6] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/DaresEtudesSyndicats.pdf

Publié sur Mediapart (http://www.mediapart.fr)


Demain, des syndicats jaugés à leur audience

Par Mathieu Magnaudeix

Créé 17/04/2008 - 20:13

Mathieu Magnaudeix [1]

Article

Pour la CGT, la CFDT et le Medef, la « position commune » négociée dans la nuit du 9 au 10 avril constitue une réelle avancée de la démocratie sociale. Pour les plus petits syndicats, et la fédération patronale de l'artisanat, c'est une menace. Décryptage d'un texte controversé, qui pourrait précipiter la recomposition syndicale.

Pour consulter le texte de la « position commune » sur la représentativité, c'est par ici. [2]

Dans la nuit du 9 au 10 avril fut négociée la «position commune» sur la représentativité syndicale. Si pour la CGT, la CFDT et le Medef, ce texte constitue une réelle avancée de la démocratie sociale, pour les plus petits syndicats, et la fédération patronale de l'artisanat, il est une menace.

La fin de la « présomption irréfragable de représentativité »

Depuis 1966, seuls cinq syndicats (CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC) sont considérés automatiquement représentatifs. A ce titre, ils ont le droit de constituer des sections syndicales dans les entreprises, de conclure un accord, de proposer leurs candidats aux élections de délégués du personnel et aux comités d'entreprise. Voilà par exemple pourquoi l'Unsa (autonomes), créée en 1993 et qui ne bénéficie pas de cette représentativité automatique, est souvent attaquée par des organisations représentatives comme la CFDT ou la CGC, qui lui contestent le droit de signer des accords. Dans le projet sur la représentativité, la «présomption irréfragable » ( = incontestable) disparaît purement et simplement.

L'audience pour juger la représentativité

La représentativité d'un syndicat sera désormais évaluée selon sept critères. Une déclaration des effectifs d'adhérents et des cotisations (les syndicats rechignent encore à faire toute la transparence en la matière), la transparence financière, l'indépendance, le respect des valeurs républicaines, l'influence (un syndicat est-il très actif ou pas? bien implanté ou pas?... ). Une ancienneté de deux ans minimum sera nécessaire.

 

Le changement majeur induit par ce texte est cependant le septième critère : l'audience, c'est-à-dire le nombre de voix obtenues lors des élections professionnelles. A terme, un syndicat ne pourra négocier et signer un accord que s'il a obtenu 10% au niveau de l'entreprise et 8% au niveau de sa branche professionnelle ou à l'échelon national. Pour l'instant, un syndicat qui représente 5% des suffrages dans une entreprise mais qui faisait partie du « club des 5 » dont la représentativité était jugée automatique, pouvait signer un accord minoritaire avec la direction. Si les autres syndicats ne s'y opposent pas, l'accord peut s'appliquer. Et ce, même si les autres syndicats sont majoritaires...

Les élections, un critère contesté

Les petits syndicats comme l'Unsa, la CFTC ou la FO n'acceptent pas que les élections des délégués du personnel ou des comités d'entreprise constituent le test principal de leur représentativité. Tout comme l'UPA, le syndicat qui représente les petits artisans. « Par définition, les élections au comité d'entreprise n'ont lieu que dans les entreprises de plus de 50 salariés, rappelle Jean Grosset, numéro deux de l'Unsa. Et au-dessous de 11 salariés, il n'y a pas de délégué du personnel. »

 

Pour la plupart d'entre elles, ces organisations préféreraient voir prises en compte les élections aux prud'hommes, qui auront lieu en décembre. Un avis que ne partage pas Guy Groux, politologue du Cevipof, le centre de recherche politique de Sciences Po. « Aux prud'hommales, rappelle-t-il, le taux d'abstention est colossal, de l'ordre de 65%! Et les élus ne le sont pas directement par les salariés. Il semble difficile de prendre cette élection comme jauge de la représentativité. » Aux élections de délégués du personnel ou de comité d'entreprise, la participation est en général bien plus élevée.

 

De nouvelles règles pour les accords majoritaires

Pour la première fois, un critère d'audience est nécessaire pour constituer des accords majoritaires. Un accord ne pourra être valide que si les syndicats qui le signent représentent au moins 30% des suffrages exprimés, et s'il n'est pas contesté par les syndicats ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés. Dans les entreprises, cette disposition serait valable dès le 1er janvier 2009.

 


LIENS

[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix
[2] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/Accord_0.doc
[3] http://www.mediapart.fr/journal/economie/170408/la-semaine-qui-a-chamboule-le-paysage-syndical

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 09:33
Depuis le temps qu'on en parlait ... Depuis le temps qu'il se disait, que tout le monde disait, que les syndicats n'étaient plus, depuis longtemps, réellement représentatifs ... Il fallait bien que ça finisse par venir!

On en parle! Est-ce à dire que l'on a trouvé la solution?

Soyons net! Sûrement pas! On en est même loin, très loin!

J'ai, sur ce sujet comme sur d'autres, quelques idées bien arrêtées qui, à ce jour, dérangent tellement qu'elles n'ont pas encore trouvé de véritables contradicteurs.

Je les livre, en vrac, comme elles me viennent à l'esprit ...

1. Un syndicat, et, par conséquent, une fédération syndicale de branche ou une confédération syndicale interprofessionnelle, ce n'est pas un parti politique.
Un parti politique a pour mission de promouvoir des idées, des propositions, afin de faire progresser la conscience collective dans un sens qu'il juge souhaitable. Ce faisant, il est amener à soutenir des candidats aux élections politiques. je dis bien "soutenir" et non "présenter". On ne doit pas, JAMAIS, voter pour un parti politique mais toujours pour des personnes qui sont et doivent rester indépendantes et libres d'agir comme bon leur semblent, à charge pour les électerurs de s'en souvenir la fois prochaine! Un parti politique n'a pas vocation à compter des millions d'adhérents. Quelques centaines de mille suffisent. C'est le nombre de voix que les candidats qui ont obtenu le soutien de ce parti qui fonde la représentativité du parti en tant que courant d'opinion.
Un syndicat, c'est un rassemblement de défense des intérêts de plusieurs personnes qui ont partie liée car leurs intérêts sont convergents. Ce qui fonde la représentativité d'un syndicat, c'est donc le nombre de ses adhérents, non pas le nombre de voix qu'il obtient aux élections professionnelles. Pour ce qui me concerne, je suis syndiqué depuis que je suis étudiant, c'est à dire depuis 1967. Il y a juste eu un intermède de quelques deux ans lorsque, étant devenu créateur d'entreprise (sans succès!), je n'ai pu rester membre d'un syndicat de salarié. Simple question de logique!

2. On ne peut pas être à la fois juge et partie. Par voie de conséquence, les "syndicats" n'ont pas à négocier les critères de leur représentativité! D'une manière générale, je récuse formellement la méthode qui consiste à faire négocier des accords entre des syndicats pour ensuite les "bétonner" par un loi afin de les rendre opérationnels sur l'ensemble du territoire de la République. La LOI ne doit JAMAIS se négocier avec qui que ce soit! Elle doit être débattue avant d'être votée par la Représentation Nationale puis mise en ouver par le Gouvernement. Un point, c'est tout! Ce n'est qu'ensuite que les modalités spécifiques de la mise en oeuvre d'une loi peuvent être négociées entre les parties intéréssées. C'est notamment le cas dans le domaine économique et social, toujours, inévitablement, très complexe et, par conséquent impossible à traduire précisément dans des textes de lois qui deviendraient parfaitement illisibles et donc, de facto, inapplicables et ... inappliqués.

3. Les partis politiques peuvent donc recevoir de l'argent public distribué sur la base des résultats obtenus par les candidats qui s'en réclament ou qui ont obtenus leur soutien au moment, déterminant en démocratie, des élections libres.

4. Les syndicats ne peuvent, selon moi, obtenir de l'argent public que sur la base des adhérents qu'ils ont effectivement, non sur la base des résultats qu'ils ont obtenus aux élections professionnelles, lesquelles sont sujettes à de larges incertitudes quant à leur processus démocratique réel.

5. Je propose donc que :
5.1. Le dégrèvement fiscal dont bénéficie chaque personne qui adhère à un syndicat (ou une fédération ou une condfédération) soit porté de 60% à 90%.
5.2. Corrélativement, toutes les aides publiques autres que celle décrites ci dessus soit purement et simplement supprimées.
5.3. Qu'aucune obligation ne soit faite aux entreprises de devoir financer des heures de "délégation" mais que, par contre, obligation soit maintenue de payer les heures consacrées à des rencontres faites à l'initiative de l'employeur ou des fédérations patronales, à fortiori s'il s'agit de réunions légalement prévues et obligatoires (délégués du personnel, comité d'entreprise, CHSCT, etc ...).
5.4. Si la réunion a lieu à l'initiative de la Fédération patronale, c'est évidemment à celle-ci de payer les salaires des négociateurs salariés et non à l'entreprise qui emploie ces négociateurs. Il devrait s'ensuivre que le tissu économique des petites et moyennes entreprises serait mieux représenté dans lesdites négociations. ... Autrement dit, ce ne serait plus obligatoirement le Medef qui ferait la pluie et le beau temps ...
5.5. Si un syndicat veut réunir ses syndiqués, cela doit pouvoir se faire dans l'entreprise mais les heures ne doivent pas être payées par l'employeur ... Question de logique!

6. Il doit s'en suivre que tout syndicat n'ayant pas d'adhérent ou trop peu, ne pouvant plus vivre et fonctionner faute de disponibilités financières suffisantes, disparait par la force des choses. A moins qu'il ne fusionne avec d'autres syndicats "compatibles".

7. Bien entendu, la mise en oeuvre d'une telle démarche ne doit faire l'objet d'aucune négociation préalable avec quelques syndicats que ce soient sinon, on peut être sûr que ça va capoter! Il faut les mettre devant le fait légal accompli puis passer à la phase active de mise en oeuvre financière (couper les vivres, progressivement, soit sur deux à trois ans environ). Puis attendre, tranquillement ... Le résultat est INELUCTABLE!

8. Evidemment, pour cela, il y a une condition préalable à remplir : que le Gouvernement et la Représentation Nationale aient des couilles! En ont-ils? Je ne sais pas répondre ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /2008 19:17
Nicolas Mauduit, fidèle lecteur et aussi commentateur de mon blog me fournit le lien qui permet de prendre connaissance de la lettre de protestation que le Sénateur Le Grand adresse au Président de son groupe (l'UMP) au Sénat ...

Elle mérite une large diffusion ...

Je me suis donc autorisé à la reproduire dans son intégralité.

Début de citation :

Lettre de Jean-François Le Grand à Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat, le 4 avril 2008

JPG - 10.9 ko

« Monsieur le Président,

Je vous exprime mon indignation et ma révolte devant la déformation honteuse qui a été faite de mes propos.. !

"Actionner quelqu’un" n’est pas l’acheter et les lobbies - c’est leur rôle - cherchent en toute circonstance à actionner les décideurs, notamment législateurs dans le cadre des projets de loi quel qu’ils soient. Je n’ai jamais dit "achetés" mais "activés. le texte OGM présenté par le gouvernement reflétait très exactement la réflexion menée pendant le Grenelle par le Groupe de travail que j’ai présidé sur ce sujet. Les conclusions de ce groupe de travail ont été unanimes. Or, le texte voté par le Sénat, à l’issue de la première lecture, a modifié le projet de loi dans un sens plus favorable aux céréaliers et aux semenciers. Cette modification est le résultat de ce que j’appelle l’activation et rien d’autre.

Le Parlement est souverain en matière de vote de la loi, mais il n’est pas interdit à l’un de ses membres d’émettre des observations de l’ordre de celles que j’ai émises.

Il y a déformation de mes propos lorsque j’entends que l’on me qualifie d’anti-OGM. Je vous redis ce que je n’ai jamais cessé de dire sur les OGM et ma position est claire : "oui à la recherche dans toutes les directions quand elle permet d’améliorer la santé humaine, donc oui à la recherche sur les organismes génétiquement modifiés. Par contre, avant d’envisager toute mise en culture de ces organismes, il est crucial de vérifier que la santé humaine comme la biodiversité ne sont pas mises en danger et nécessaire de s’interroger sur le supposé intérêt économique, si souvent avancé par certains. Cet intérêt économique est-il valable pour tous ou pour quelques-uns ? La question mérite d’être posée.

De même, je n’ai de cesse de faire accepter par le Groupe de travail, puis transposer dans la loi, un processus en trois étapes :

 1ère étape : la parole est confisquée, soit par le tenants des OGM, soit par les opposants et c’est la raison pour laquelle j’ai tout fait pour que la connaissance reprenne toute sa force, notamment en la nourrissant, cette connaissance, d’une réflexion scientifique pluridisciplinaire.

 2ème étape : organiser la gouvernance de cette connaissance : ce fut ma proposition de création d’une haute autorité permettant aux deux collèges, scientifique et sociétal, de se parler, de se comprendre et de sortir de leurs enfermements réciproques.

 3ème étape : elle consistait à édicter, par la loi, les principes de cette gouvernance, principes qui ont été intégralement repris par le texte du gouvernement. Mon seul souci a été de redonner à un sujet éminemment passionnel la sérénité et l’objectivité qui me paraissaient être les seules valeurs capables de pacifier la société sur ce sujet.

Il vous est donc facile de comprendre que la position a été largement déformée. Que dire encore du reportage de la chaîne Public Sénat intitulé "les dessous du la loi OGM" ?, présenté encore dimanche matin à 10h00 et dans lequel le rapporteur Jean Bizet dit, en parlant de moi et du fameux amendement que vous avez vous-même présenté, organisant une "présidence de la haute autorité" destinée à m’interdire toutes responsabilités dans ce domaine : "Il a été exécuté à 2h38 du matin… mais il bouge encore".

Lorsque la haine et la méchanceté s’associent ainsi, j’éprouve un sentiment de mépris total du ou des auteurs pour lequels je ressens encore, malgré tout, plus de pitié que de mépris.

Je dois d’ailleurs vous signaler, à cet égard, que de très nombreux collègues de notre groupe UMP m’ont fait savoir qu’ils n’avaient pas vraiment saisi la portée de l’amendement sus-mentionné et qu’ils se désolidarisaient de la démarche. Certains d’entre eux m’ont même précisé qu’ils m’autorisaient, si besoin était, à faire connaître leur nom. Je remercie les uns et les autres de cette attitude.

Je pensais que ces techniques de caricature et de désinformation appartenaient à des temps révolus ou à des régimes politiques disparus.. ! Leur utilisation est sans doute en rapport avec des sentiments de rejet nourris à mon égard ; J’ignore les raisons profondes de ce rejet. Peut-être viennent-elles, pour l’essentiel, du fait que je me suis investi très fortement dans le processus du Grenelle et qu’aucuns en aient éprouvé du ressentiment.

Enfin, vous-même avez annoncé sur Publics Sénat que si je devais déposer des amendements en deuxième lecture, aucun d’entre eux ne serait retenu… ! Est-il nécessaire d’ajouter un commentaire ?

Quoi qu’il en soit, tout ceci enferme le Groupe UMP dans une incompréhension de plus en plus grande pour l’opinion publique. En me victimisant, vous vous écartez de l’essentiel et vous mettez à mal la crédibilité du groupe majoritaire. Au cas où vous auriez des doutes à cet égard, sachez que ce sont de nombreuses centaines de message de soutien que je reçois chaque jour. Mes messages viennent de tous horizons, milieux universitaires, scientifique, monde de l’entreprise et, ben sûr, de très nombreux citoyens.

Dans Public Sénat encore, j’ai cru comprendre, au cours de votre interview, que vous vouliez me faire "comparaître" devant vous-même, ou/et le bureau de l’UMP. Je vous éviterai d’en "rajouter" inutilement et ce comparaîtrai devant personne… ! En 26 ans de Sénat, au RPR d’abord, puis à l’UMP, je n’ai jamais vu un groupe agir de la sorte à l’égard d’un des membres. N’ajoutez pas de curieux effets de menton à une posture politique déjà tellement mal jugée !

Je continue d’espérer que mon parti saura redresser la situation, même si l’exercice paraît de plus en plus difficile.

Vous pourrez toujours prononcer mon exclusion si cela vous convient, mais sachez que je suis un homme libre et le resterai envers et contre tout. Ma conviction politique repose sur les valeurs gaullistes :

 le seul combat qui vaille est le combat pour l’homme et, dans cet esprit, poru moi, c’est l’économie qui est au service de l’homme et non l’inverse, d’où mon regard extrêmement critique à l’égard du libéralisme, "solution à tus nos problèmes".

 une autre valeur gaulliste est ce refus passionné de ne jamais céder aux fatalités et notamment, dans le cas présent, à celle d’un monde selon Monsanto… !

 l’exigence gaulliste oblige, lorsqu’il a difficultés, à s’élever au-dessus de la mêlée : je pense que notre société, aujourd’hui, a plus besoin que jamais de vérité, de transparence, de franchise, éléments indispensables, pour retrouver la sérénité et une société pacifiée notamment eu égard aux espoirs suscités par la réflexion du Grenelle… !

"On l’a exécuté, mais il bouge encore"… ! Ma liberté de pensée, ma liberté de parole et, tout simplement la liberté qui est le fondement de la démocrate, continueront de "bouger encore", tout le temps que j’en aurai la force.

Je suis profondément blessé de voir tant de haine, de rancoeur, de jalousie se focaliser contre moi, mais sachez que j’y puise plus de force, encore plus de détermination.

Je vous prie néanmoins, Monsieur le Président, d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.

Jean-François Le Grand, sénateur de la Manche


Fin de citation.

C'est bien la preuve que les sénateurs de l'UMP sont capables de s'indigner!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 22:57
S'agit-il du "marronnier" journalistique de printemps (un évènement dont on reparle inlassablement, chaque année, tel le fleurissement des maronniers ...) ou bien d'une chataigne électrisée au milieu de sa bogue couverte d'épines?

Toujours est-il que l'on parle à nouveau du contrôle de la recherche d'emploi des chômeurs ...

Voici ce qu'on lit dans Les Echos ...

Début de citation :

Ménagés pendant les six premiers mois d'inactivité, les demandeurs d'emploi verront la pression s'accroître s'ils s'installent trop durablement dans le chômage. C'est, en tout cas, l'esprit du projet devant être discuté, à partir de jeudi, entre le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux, à l'occasion de rencontres bilatérales sur la réforme de l'assurance-chômage.

Très sensible, le texte va certainement évoluer jusqu'à sa présentation officielle, prévue pour la conférence tripartite du 6 mai sur l'assurance-chômage. D'autant qu'une réunion interministérielle a lieu mercredi. Mais la logique d'ensemble est donnée. Le dispositif s'inspire beaucoup de ce qui existe ailleurs en Europe, notamment en Allemagne. Comme annoncé par Nicolas Sarkozy, il prévoit que les chômeurs voient leurs allocations suspendues (quinze jours ou plus) ou réduites (de 20 % et au-delà) dès lors qu'ils refusent au moins deux offres « valables » d'emploi (OVE). Aujourd'hui, des sanctions peuvent être légalement prononcées dès le premier refus. Mais cela n'est jamais le cas, les agents étant réticents à supprimer les allocations de publics déjà en difficulté.

Appliquer la loi

Tout l'enjeu réside dans ce que le gouvernement entend mettre derrière le concept d'OVE et c'est en cela que le texte est le plus instructif : pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés. C'est, à peu de choses près, ce qui existe déjà aujourd'hui.

Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70 % de son salaire antérieur. Ces données objectives encourageront les agents de l'emploi à appliquer la loi, espère le gouvernement, ce qui est rarement le cas aujourd'hui : « seuls » 1.500 chômeurs sont radiés des listes de l'ANPE, chaque mois, pour refus d'emploi, a indiqué jeudi Christian Charpy, directeur général de l'agence.

Ces obligations seraient formalisées sous la forme d'un contrat entre le chômeur et le nouvel opérateur issu de la fusion ANPE- Assedic. Il ressemble, à s'y méprendre, à la convention d'aide au retour à l'emploi (Care) qui avait été négociée en 2000 par les partenaires sociaux, sans jamais être appliquée. Il supposerait que le demandeur d'emploi n'ayant pas obtenu les droits prévus dans son contrat (formation, entretiens renforcés...) dispose d'un droit de recours. En clair, un chômeur qui n'aurait pas reçu le suivi promis au début de son parcours ne pourra pas se voir priver de ses allocations.

Le dispositif pourrait être rattaché au projet de loi de modernisation de l'économie ou, plus probable encore, faire l'objet d'un projet de loi à part entière, en commun avec l'emploi des seniors.

LUCIE ROBEQUAIN

Fin de citation. 

Pour ce qui me concerne, tout ce qui ressemble à une relation contractualisée entre l'Anpe (et donc ses agents dont je suis) et les personnes à la recherche d'un emploi obtiendra mon soutien inconditionnel. A condition que le contrat ne soit pas léonin, évidemment.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 22:48
Veuillez trouver ci dessous une dépêche d'agence qui apporte quelques éclairages ...

Début de citation :

Christian Charpy, actuel directeur général de l'ANPE, sera le directeur général de la nouvelle institution résultant de la fusion ANPE-Assédic (dénommée pour l'heure "France Emploi") , selon les informations de l'AEF. Dans un premier temps, un décret du président de la République, pris après avis du conseil de l'instance nationale provisoire chargée de préparer la mise en place de la nouvelle institution, va nommer Christian Charpy délégué général de cette instance dite "de préfiguration". La CFDT et le Medef ont "levé leur veto" à cette nomination, indique-t-on.

Initialement annoncée pour la mi-mars, la mise en place du conseil de cette instance va maintenant s'accélérer après avoir été retardée par le conflit entre le Medef et l'UIMM sur la question des mandats patronaux et la démission du président de l'Unédic, Michel de Virville, en raison de "l'affaire UIMM". Pour débloquer la situation, la partie patronale pourrait constituer une délégation provisoire.

Le conseil exécutif du Medef réuni ce lundi 14 avril 2008 doit choisir les représentants patronaux à l'Unédic et également à l'Agirc.

Le délégué général de l'instance nationale provisoire doit notamment négocier la convention collective applicable aux agents du nouvel opérateur, les conditions de reclassement des personnels des services de recouvrement de l'Unédic et, avant le 31 décembre 2008, la convention fixant les modalités de mise à disposition des biens de l'Unédic vers la nouvelle institution. Le délégué général de cette instance provisoire sera directeur général de l'opérateur unique par la suite.

Par ailleurs, Bercy a lancé le 11 mars dernier un appel d'offres "pour la création du nom et la conception de l'identité visuelle" du nouvel opérateur unique.

Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, a également chargé Jean-Marc Boulanger, Igas (inspecteur général des affaires sociales) et ancien délégué adjoint à l'emploi et à la formation professionnelle, d'une mission d'appui à la mise en oeuvre du futur opérateur du SPE (service public de l'emploi) issu de la fusion ANPE-Assédic. Cette mission s'appuie sur un groupe de travail composé de personnalités qualifiées, d'élus et de représentants du monde économique et du monde associatif.

LE PARCOURS DE CHRISTIAN CHARPY

Christian Charpy, 48 ans, conseiller référendaire de première classe à la Cour des comptes, a été nommé directeur général de l'ANPE en avril 2005. Il était auparavant, depuis octobre 2003, conseiller social au cabinet du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.

Ancien élève de l'ENA (École nationale d'administration), il était auparavant et, depuis juillet 1998, président de l'Agence française du sang, devenue EFS (Établissement français du sang) en juillet 2000. De juillet 1995 à juillet 1998, Christian Charpy a dirigé RFI (Radio France International). De 1993 à 1995, il a été successivement conseiller budgétaire de Simone Veil, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville puis directeur de cabinet de Philippe Douste-Blazy, ministre délégué à la Santé.

Fin de citation.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 19:52
Christian Charpy, actuel Directeur Général de l'Anpe, sera, selon toute vraisemblance, nommé à la tête de l'Instance de Préfiguration qui est appelée à devenir le future organisme unifié résultat de la fusion de l'Anpe et des Assedic ...

Je m'en réjouis!

J'ai clairement marqué ma totale approbation de ce processus de fusion. A dire vrai, je ne suis pas encore rassuré. Je crains une sorte de machin hybride incapable de fonctionner correctement.

Christian Charpy est, à l'opposé de son prédécesseur, un homme de l'Etat, un "politique".
Dans le contexte actuel, il est hautement souhaitable que le personnel de l'Anpe soit rassuré quant à son avenir ... La nomination de Christian Charpy à la tête de l'instance dite de préfiguration a plusieurs significations convergentes :
1. C'est l'Anpe qui absorbe le réseau opérationnel des Assedics et non les Assedics, organisme de droit privé, qui absorbent l'Anpe ...
2. Le nouvel organisme fonctionnera bien, cependant, selon les règles COMPTABLES du droit privé et non selon celles, ingérables (cf la "réforme de l'Etat!), voire imbittables, du droit public.
3. Les pouvoirs publics envoient un signal fort à ... tout le monde! C'est la puissance publique qui va mener le bal de la fusion. Pas les "partenaires sociaux" qui ne représentent guère plus qu'eux mêmes.
4. Les règles futures étant celles du droit privé, c'est l'efficacité dans la gestion qui va gagner. Finie l'invraisemblalble gabegie de l'argent public ... Je reste lucide : ce résultat ne sera atteint que beaucoup plus tard. La "bête" bouge encore ... mais je n'irai pas jusqu'à écrire que "le ventre est encore fécond d'où peut sortir la bête immonde" (Bertold Brecht). Il ne faut quand même pas exagérer ...
5. La puissance publique conservant le contrôle du nouvel ensemble, c'est bien la logique du service public qui primera, loin, très loin de l'esprit de lucre qui a, malheureusement, commencé à pervertir les Assedics ...

Bref! Pour l'heure, que du beau, du bon, du bonheur!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 19:32
Enfin! Le banditisme international a été, momentanément, trop brièvement certes, maintenu en respect.

Je n'ai rien à redire aux forces armées et donc au gouvernement pour ce qui a été entrepris sur les côtes de Somalie.

Du grand art!

Ce qui est important, c'est que les terroristes de tous poils comprennent bien qu'ils ne vont pas pouvoir continuer à faire chier les gens sans risque pour eux-mêmes ... Il faut terroriser les terroristes! Ne jamais négocier sérieusement ... Tous les stratagèmes sont à priori bons! Pas de scrupules mal placés ... Les terroristes n'en ont pas!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 19:19
Ca va en faire hurler quelques uns  ... Mais ça démange!

Je viens tout simplement d'apprendre que des professeurs de lycées (pas tous, très loin s'en faut!) protestent lorsque des lycéens viennent en cours!

Si! Si! Incroyable mais vrai ...

Incapables de faire grève eux-mêmes (ça finit par coûter cher ... quand les retenues sur salaires sont effectives!), les voilà (encore une fois, pas tous très loin s'en faut!)  qui incitent les lycéens à faire "grève" ... à leur place!

On aura vraiment tout vu!

J'ai juste une question. Rien qu'une (mais de taille, j'en conviens!) : Quand va-t-on se décider à révoquer purement et simplement ce "genre" de profs qui ne sont mêmes pas capables de s'assumer?

En fait, j'en ai une deuxième : Quand va-t-on faire évacuer tous les lieux publics occupés au delà du simple sit-in d'une heure pour marquer une protestation? A commencer par les lycées bloqués ... Je bien TOUS! Sans aucune exclusive ... avec le recours correctement calibré des forces de police nécessaires, la capture manu militari des  "bloqueurs" et leur traduction en comparution immédiate devant le Tribunal Correctionnel territorialement compétent?

Ce Gouvernement a-t-il des couilles?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 13:05
Sur ce sujet qui semble embraser l'opinion publique, jusqu'à présent, je me suis tû ... Cela m'a valu une chute de fréquentation assez significative ... que j'assume!

Par tempérament, je ne hurle pas "avec les loups" ... même si je hurle parfois! Question de principe.

Maintenant que la flamme est partie respirer le bon air à Buenos Aires, sans toutefois monter jusqu'au ciel en passant par Asuncion et sans avoir oser franchir la Porte d'Or (Golden Gate), il est peut-être temps de reprendre les choses sereinement ...

1. Les Jeux Olympiques, c'est complètement évident, sont pourris par le fric ...
2. La Chine est un pays de 1, 4 milliard d'habitants (soit plus que 20 fois la France) qui fait peur mais avec lequel il va falloir désormais compter, que cela plaise ou non §
3. Les valeurs essentielles que nous défendons ici ne sont pas, semble-t-il, autant en odeur de sainteté là-bas ... On y exécute je ne sais combien de milliers de condamnés d'une balle dans la nuque, la famille devant payer le prix de la balle.
4. Le Thibet représente bel et bien environ un quart du territoire de la Chine. Autant dire que cet Etat ne va pas être disposé à lâcher le morceau facilement ...
5. La vision de Dalaï Lama est d'inspiration théocratique, comme les régimes islamistes ou encore comme Israël. La violence en moins cependant (ce qui est TRES LOIN d'être négligeable!).
6. Le régime chinois, comme tous les régimes dictatoriaux, notamment staliniens (la Chine n'a JAMAIS déstalinisé!), est PROFONDEMENT pervers ... donc naturellement monstrueux.
7. La puissance industrielle montante de la Chine inquiète le reste du globe, surtout nos démocraties occidentales qui ont du mal à se mettre au diapason de la nouvelle réalité du monde.
8. Si les forces démocratiques, en Chine, ne parviennent pas à prendre le contrôle de la situation (on est loin du compte!), je préfère que ce soit encore le Parti Communiste Chinois qui contrôle "le schmilblick" parce que je me demande bien ce que pourrait donner une situation non maitrisée là-bas ...

Partant, j'ai retenu une contribution que je ne partage pas dans sa totalité mais qui a le mérite d'être claire et très informative ...
C'est celle de Jean Luc Mélenchon, avec lequel je suis, presque toujours en désaccord ...
La voici, reproduite à partir de son blog, sans son autorisation mais je doute qu'il y voye un inconvénient ...

Début de citation :

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d’accord avec l’opération de Robert Ménard contre les jeux olympiques de Pékin. Je ne suis pas d’accord avec la réécriture de l’histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu. Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l’on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait  pas permettre à la Chine d’être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmitte !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n’est pas celui du sport qui est un moment d’ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ?  Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n’entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l’on devait vraiment se facher avec le gouvernement chinois,  pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s’appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -t-on demandé quelque chose ? Quoi ? Qu’a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L’ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s’en soucie ? Avec une morgue ressemblant à du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s’il n’existait pas. Pourquoi sinon parce qu’on pense par devers soi qu’il n’en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu’au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cent millions de personnes que l’on croit assez veules pour être maîtrisé par une simple police politique ! D’une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l’écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l’obligation pour les chinois de faire le commerce de l’opium ! Si la volonté est d’affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n’est de nature à modifier quoi que ce soit d’autre que l’opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet. 
Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l’usage d’un public conditionné par la répétition d’images qui visent à créé de l’évidence davantage que de la réflexion. Exemple :  seule l’enquête « d’arrêt sur image » rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d’un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l’assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l’amitié pour les tibétains n’est qu’une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l’ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l’apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du « gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j’ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu’il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n’importe quelles circonstances ont essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l’enchainement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l’époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu’il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n’oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n’excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison. 
 
UN PERSONNAGE SUSPECT

J’exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d’administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l’on m’interrogeait sur le sujet du Tibet et des jeux olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j’en suis venu au rôle de monsieur Ménard.  Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire… Hors micro, les deux exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoiqu’il en soit, il semble qu’il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l’association internationale des droits de l’homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux ce que ne fait pas le Dalaï lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un   défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats unis d’Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d’avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action. 

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

 A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes. Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le  droit de vie, de mort et de tortures sur eux.  On n’évoque pas le satut des femmes sous ce régime là. Mais il est possible de se renseigner si l’on a le coeur bien accroché. L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu’il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l’horrible « invasion » qui y a mis fin.  Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d’entre eux là où il n’y en avait que 2% au temps bénis des traditions. Et l’espérance de vie dans l’enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi l’anéantissement des tibétain se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d’un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet. A l’heure actuelle je n’éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu’il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut et à ses partisans de même. Mais je m’accorde le droit d’être en désaccord total avec l’idée de leur régime théocratique. Je suis également hostile à l’embrigadement d’enfants dans les monastères. Je suis opposé à l’existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique.  Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives cecessionistes que je condamne.  Je demande: pourquoi  pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu’à Lhassa ? Bien sur, aucun de ceux qui s’agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n’indique mieux le paternalisme néo colonial ni le racisme sous jacent à l’enthousiasme pro tibétain que l’indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d’histoire et de culture chinoise. 
J’ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l’inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là bas qu’ici. Mais elle sera certainement vécue par les chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro dalai lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d’europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu’il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit: "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ?  Bien sûr que non ! Puisque le but c’est justement que le Tibet soit au chinois ce que le Kosovo a été aux serbes.  Mais comme cela n’a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l’ennemi et la mise en scène médiatique,  il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite. Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l’intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l’on voudrait les entrainer.

Fin de citation.

Notons, au passage, que presque 1.000 commentaires (!) viennent la compléter ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 09:57
Je suis, comme beaucoup de blogueurs, abonné à plusieurs autres sites ou sources d'informations plus ou moins partisans ... Je suis bien critique, moi. Au nom de quoi les autres n'auraient-ils pas le droit de l'être?

C'est notamment le cas de Bellacio, clairement situé à l'extrème gauche (à tout le moins "à la gauche de la gauche") qui, très logiquement, à milité en faveur du NON à la Constitution Européenne alors que j'étais (et suis toujours!) en faveur du OUI.

Les animateurs de ce site me font parvenir (ainsi qu'à beaucoup d'autres, j'imagine) le texte d'une pétition que je reproduis ci-dessous. Je ne l'ai pas encore signée mais il se pourrait bien que je le fasse à très bref délais, tant les questions posées sont pertinentes et doivent donc être promues et défendues.

Début de citation :

Pétition citoyenne : Jouer avec nos vies, ça suffit ! Pas touche à nos retraites !
Pétition citoyenne pour réclamer une gestion scrupuleuse et conforme
du Fonds de Réserve pour les Retraites

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.

Une note, dont un extrait est publié dans l’hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l’avenir et explique que "les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement" . En d’autres termes, les placements réalisés avec l’argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s’alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s’amplifier.

Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n’a pas été réellement démentie par le FRR, qui s’est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n’a pas investi dans des "produits de titrisation" (c’est à dire, n’a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).

Nous, salariés, chômeurs, retraités, nous rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu’à l’Etat français que son devoir est avant tout d’assurer la pérennité et la viabilité de cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent et cotisent en France, et non d’enrichir les banques ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.

Personne ne comprend que l’on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n’augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d’être profondément modifiés, en défaveur des salariés !

Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000 maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons également que les organisations syndicales de salariés représentées au FRR remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés, présents et à venir, et ne s’improvisent pas "analystes financiers" ni "traders à la petite semaine".

Nous exigeons donc que la CDC et l’Etat trouvent immédiatement une solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la rentabilité financière de cette somme d’argent, sans penser à l’utiliser comme une "simple ressource financière".

Nous exigeons aussi par la même occasion, que l’Etat tienne sa promesse d’abonder ce Fonds avec les recettes provenant des privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d’euros si le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne comptabilise aujourd’hui que 30 milliards d’euros !

Enfin, nous interdisons formellement à l’Etat de toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu’il ne saurait servir à autre chose qu’à financer nos pensions.

Cet argent est NOTRE argent.

Nous l’avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !

ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES !
PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

Fin de citation.

J'ai la conviction que bon nombre de gestionnaires de divers fonds jouent à "Jérôme Kerviel", ce nouveau jeu qui consiste à se croire libre d'agir avec l'argent des autres!
Il faut trouver une parade ...
J'ai un problème : je ne vois pas bien laquelle!
J'ai des doutes sérieux sur la capacité de mobilisation massive des premiers intéressés : les cotisants et, principalement, les salariés.
J'ai des craintes réelles sur les risques de dérapage d'une telle mobilisation avec la récupération puis le fourvoiement dans des impasses telles le rejet de la mondialisation, voire de l'économie de marché (alors que ce mode d'organisation des rapports économiques existe depuis la nuit des temps et pas seulement depuis l'avènement du capitalisme marchand!).

Quoiqu'il en soit, il convient d'abord d'ouvrir le débat sur l'épineux problème qui est posé. En commençant par poser quelques questions pertinentes mais aussi en commettant quelques réflexions impertinentes.

Les questions pertinentes tout d'abord :

1. Oui ou non, la Caisse des Dépôts et Consignations a t-elle spéculé avec le fond de réserve des retraites?
2. Si oui, comment la Caisse des Dépôts et Consignation va-t-elle rembourser la perte ainsi enregistrée?
3. Quels dispositifs, valables pour l'avenir, va-t-on mettre en place pour empêcher les "gestionnaires" de continuer à jouer avec nos sous?

Les réflexions impertinentes ensuite :

Je commence à en avoir vraiment marre de tous ces financiers inconscients qui, la cervelle chauffée à blanc, prennent des risques insensés! La gestion publique (et le Fonds de Réserve des retraites en fait partie), ce n'est pas une partie de Monopoly! Quand on se retrouve ruiné, c'est "pour de vrai", pas "pour du beurre".

J'ai souvent été frappé par certaines convergences "colorées".  Par exemple, la cervelle est souvent blanche mais elle peut passer au rouge en cas d'accident cérébral vasculaire! Tandis que le fer, chauffé, passe d'abord au rouge avant de passé au blanc. Le rouge, c'est la couleur de l'extrème gauche tandis que le blanc, c'est la couleur d'une certaine droite très réactionnaire. Selon les circonstances, on peut passer du "rouge au blanc" ou bien du "blanc au rouge"! Certains, vraiment très impertinents, soutiennent que les extrèmes se rejoignent ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Retraites - Communauté : Réformer la France
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
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5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

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  • : 09/12/1949
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  • : France Europe Politique Economie Emploi
  • : J'ai 58 ans. Je suis agent de l'ANPE. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • : Marié/Pacsé/Union libre

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 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

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La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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