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Début de citation :
Comment doubler sa retraite en dix leçons ?
Le cas des aiguilleurs du ciel
Pour beaucoup de Français, la baisse du niveau des retraites est devenue une réalité concrète.
La réforme Balladur de 1993 a modifié de manière très défavorable le mode de calcul des pensions des retraités du privé et, depuis plusieurs années, les pensions sont à peine revalorisées au niveau de l’inflation, alors qu’elles subissent une amputation de plus en plus importante du fait de l’augmentation continue de la CSG et de la pérennisation de la CRDS.
En moyenne, le pouvoir d’achat des retraités du régime général a ainsi été réduit de 10 à 15 % en une décennie.
Dans certains régimes, cette chute du pouvoir d’achat s’avère même encore plus brutale. Par exemple, les retraités de la banque, dont les régimes complémentaires ont été intégrés à l’AGIRC et à l’ARRCO, n’ont, depuis 1994, quasiment jamais eu de revalorisation de leur pension. Les rares années où ce fut le cas, ces revalorisations ont toujours été bien inférieures à l’inflation.
La valeur du point des retraites complémentaires des employés d’huissiers (CARCO) a été baissée de 20 % le 1er janvier 2004 et va subir une nouvelle dévaluation. À partir de l’année 2007, la retraite complémentaire (ASV) des chirurgiens dentistes connaît également des coupes sombres : – 4,8 % en 2008, – 6,8 % en 2009, – 8 % en 2010, etc.
Ceci dit, Monsieur Jacques Heurtault, mon conseiller spécial et omnipotent a récemment relayé un « hoax » relatif au régime des « cheminots du ciel », autrement dit les « ingénieurs » aiguilleurs aériens de contrôle des vols IFR et autres (hors les vols militaires) du pays…
En tenant compte des revalorisations annuelles induites par l’évolution de la valeur du point de rémunération dans la fonction publique, alors même que le choc démographique est à peine amorcé, la liste des régimes de retraite qui révisent leurs engagements à la baisse est déjà longue…
Pour autant, dans cette période de dépression tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il y a ceux qui subissent les réformes mais il y a également ceux qui y échappent.
C’est le cas, notamment, de la plupart des régimes spéciaux : EDF, GDF, SNCF, RATP… qui n’ont connu que de simples aménagements sans conséquences.
Mais, il y a mieux. Il y a ceux qui, dans la plus grande discrétion, tirent carrément leur épingle du jeu. Le cas des aiguilleurs du ciel est exemplaire : en vingt ans, et à contre courant des réformes, ils ont plus que doublé le montant de leur retraite !
De 1.875 € mensuels en 1971, leur retraite atteint aujourd’hui plus de 4.000 € !
En 2009, elle s’élèvera sans doute à 4.500 €.
Faux lui a-t-on répliqué, copie de feuille d’imposition à la main !
Admettons : c’est sans doute vrai que ce soit faux…
Mais notez que pour les petits employés, les artisans, les commerçants, les agriculteurs qui ont de faibles retraites et qui, demain, craignent de n’avoir plus rien, la leçon que nous donnent les aiguilleurs du ciel s’avère magistrale ; même à un niveau maintenu à 2.800 € net (imposable, soit 3.100 réellement encaissé), mais hors ce qui n’est pas imposable, donc non déclarable à l’IR, on arrive bien à 4.000 euros voire plus.
La France compte autant de régimes de retraite que de fromages mais tous ne dispensent pas les mêmes prestations…
Les chiffres parlent d’eux-mêmes… devenir fonctionnaire constitue la première condition pour bénéficier d’une retraite rondelette.
Mais si cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Dans la fonction publique, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il faut donc opter pour un statut particulier qui vous permettra de cumuler tous les avantages.
Chargés de gérer le trafic aérien, du décollage jusqu’à l’atterrissage des avions, les aiguilleurs de ciel ont su faire fructifier avec talent cette position stratégique pour se concocter un statut aux petits oignons.
Ils travaillent moins : une semaine de 32 heures, dont 8 heures de repos et de récupération, soit 24 heures de travail effectif, ce qui permet de se préparer à mieux « œuvrer utile » avec 54 jours de congés par an.
Ils travaillent moins longtemps : la possibilité de liquider sa retraite dès 50 ans – et jamais après 57 ans – permet de partir à la retraite dans la pleine force de l’âge.
Ils bénéficient d’un traitement privilégié : un traitement classé « hors catégorie », supérieur à celui des autres fonctionnaires de même niveau (on rappelle qu’un Préfet gagnait 6.207 €/mois brut au maximum des échelons en fin de carrière en 2007, le « must » des « hors cadre »), donne droit à une meilleure retraite.
Ils cumulent les trimestres gratuits : une bonification du cinquième – 4 trimestres gratuits attribués tous les 5 ans – permet de toucher une retraite à taux plein, même avec une carrière courte.
Régis par la loi n° 89-100 du 31 décembre 1989 relative au corps des « ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne », la comparaison est facile :
Catégorie Retraite mensuelle moyenne :
Fonctionnaires (tous corps confondus) : 2.363 €, Salariés du secteur privé : 1.871 €, Commerçants : 725 €, Agriculteurs : 695 €…
Ce n’est pas moi qui l’invente mais la DREES en novembre 2006… pour des hommes après une carrière complète, naturellement ! Donc :
Leçon n° 1 :
Une fois le statut acquis, il convient de le sauvegarder, et même de le faire fructifier. Pour cela, l’obtention du droit de grève est indispensable.
À l’origine, les aiguilleurs du ciel n’avaient pas le droit de faire grève, en raison de l’importance particulière de leur mission. En contrepartie, le généreux statut que nous connaissons leur avait été concédé.
Mais, sans droit de grève, les moyens de pression sont très insuffisants pour qui souhaite pousser ses revendications au maximum. Or, la meilleure manière d’obtenir ce droit reste encore de… faire la grève.
Les premières grèves illégales des aiguilleurs du ciel datent du début des années 1970. En 1973, au plus fort d’une grève très dure, une collision entre deux appareils est survenue au-dessus de Nantes. L’affaire a fait grand bruit, l’émotion était à son comble.
Loin d’être calmés par la catastrophe, les aiguilleurs ont persévéré dans leur stratégie frontale. Cette persévérance n’a pas tardé à être récompensée…
En 1984, « Mythe-errant » aux affaires, souvenez-vous, le droit de grève leur a été concédé sans bien sûr que le statut en soit affecté.
Une exigence de service minimum a théoriquement été prévue mais, rien d’inquiétant, elle s’avère aisément contournable…
Leçon n° 2 :
Le précieux droit de grève en poche, vous possédez la clé de toutes les négociations syndicales à venir. Surtout, n’hésitez pas : usez et abusez de la grève, comme on s’acharnerait sur la manette d’un jackpot toujours gagnant.
C’est ce qu’ont réalisé sans complexe les aiguilleurs du ciel. En novembre 2002, la Cour des comptes dénonçait « un climat de surenchère permanente en faveur de revalorisations de situations » et soulignait que, pour cela, « la grève ou la menace de grève a été utilisée à toute occasion. »
Je n’invente rien. D’ailleurs chacun aura pu vérifier :
Juillet 1994 : grève pour le maintien du départ en retraite à 50 ans et l’obtention d’effectifs supplémentaires.
Juin 2000 : grève nationale contre les projets de réglementation européens. La quasi-totalité du transport aérien français est paralysé.
Décembre 2001 : nouvelle grève contre le projet de « ciel unique européen ». 90 % des vols sont annulés.
Mai 2003 : grève pour la préservation des régimes spéciaux de retraite. 70 % des vols sont annulés.
Avril 2007 : grève contre les modalités de regroupement des trois centres de contrôle aérien de la région parisienne. Près de 50 % des vols sont annulés au départ d’Orly.
La méthode est d’autant plus efficace qu’une poignée de grévistes suffit pour tout bloquer : en février 2006, dans le cadre des grèves contre le CNE, douze contrôleurs aériens, dans une équipe de quinze, ont provoqué en quelques minutes l’annulation de 322 vols, entraînant des perturbations immédiates pour 32.000 passagers et stoppant ainsi l’activité économique de milliers d’entreprises.
Leçon n° 3 :
Renégociez votre statut tous les trois ans !
Il existe deux manières principales d’augmenter son pouvoir d’achat : travailler plus pour gagner plus ; et revendiquer toujours plus pour… gagner toujours plus.
Optez plus sûrement pour la deuxième méthode. Pour cela, il convient de renégocier (à la hausse) périodiquement, et le plus souvent possible, son statut et ses conditions.
L’usage immodéré de la grève a permis aux aiguilleurs d’obtenir la mise en place de protocoles triennaux qui consistent à renégocier tous les trois ans les conditions statutaires et financières.
Pour la Cour des comptes, ces rendez-vous obligés, institués en 1987, constituent « une accumulation de mesures tout à fait impressionnante sans équivalent dans la fonction publique ».
En vingt ans, pas moins de sept protocoles ont offert aux aiguilleurs des conditions toujours plus avantageuses :
1987 : reclassement de la catégorie B à la catégorie A, statut d’ingénieurs, hausse des rémunérations...
1991 : revalorisation des traitements, nombreuses mesures indemnitaires...
1994 : avantages de fin de carrière, revalorisations statutaires et indemnitaires...
1997 : 90 mesures, dont la diminution du temps de travail à 32 heures et une nouvelle revalorisation des traitements et des indemnités...
2000 : encore une revalorisation statutaire et indemnitaire...
2004 : compensation « des effets pervers de la loi Fillon »...
2007 : passage en catégorie « A+ », série de mesures visant à revaloriser le montant des pensions de retraite...
On attend avec impatience 2010…
Tous ces privilèges se cumulent de protocole en protocole, sans compter les « petits » accords négociés entre les protocoles triennaux. Car pour les aiguilleurs, trois ans, c’est parfois trop long...
Leçon n° 4 :
La clé d’une bonne retraite, c’est la base de calcul de la pension, à savoir la rémunération de fin de carrière, particulièrement dans la fonction publique où les six derniers mois de traitement font référence.
C’est ce qu’ont bien compris les aiguilleurs du ciel, qui ont su mettre à profit leurs sept protocoles triennaux pour revendiquer un relèvement constant de leur indice terminal.
Retraite de base des aiguilleurs du ciel de 1987 à 2007 :
De 668 points en 1987, l’indice terminal est passé à 1.015 points en 1998, puis à l’indice hors échelle à partir de 2007.
L’augmentation est fulgurante : les pensions de base des aiguilleurs du ciel ont ainsi progressé, en euros constants, de près de 60 % !
Et ce n’est pas fini ! Les perspectives sont encore excellentes. Pour les deux années à venir, le protocole de 2007 a prévu une nouvelle augmentation du traitement de fin de carrière de près de 10 %.
La valeur du point est réévaluée, chaque année, en fonction du coût de la vie.
Avant le 1/08/1987 Indice terminal 668, pension de base : 1.875 €
Après le 1/08/1987 : Indice terminal 749, pension de base 2.085 €
Le 12/11/1990 : Indice terminal 759, pension de base 2.108 €
Le 1/01/1992 : Indice terminal 799, pension de base 2.210 €
La 1/08/1994 : Indice terminal : 962, pension de base 2.628 €.
Le 1/08/1998 : Indice terminal : 1015, pension de base 2.766 €
Le 1/07/2007 : Indice terminal Hors échelle A1, pension de base 2.968 €
Le 1/07/2008 : Indice terminal HEA2, pension de base 3.086 € (ce qui est cohérent avec les informations apportées à Jacques Heurtault par son contradicteur « Jacques II »)
Le 1/07/2009, il est prévu d’atteindre, pour l’indice terminal le niveau hors échelle HEA3, soit une pension
de base de 3.245 €.
Ça, c’est seulement pour la pension de base, celle qui est imposable
Leçon n° 5 :
Après avoir copieusement dopé votre retraite de base, ne vous arrêtez pas en aussi bon chemin et travailler la retraite complémentaire !
Surtout que, là encore, le système peut s’avérer particulièrement généreux pour ceux qui en connaissent les ressorts et les petites ficelles.
Cependant, si vous êtes fonctionnaire, comme les aiguilleurs du ciel, ne vous précipitez pas et ménagez votre peine car, depuis le 1er janvier 2005, en vertu de la loi Fillon, tous les agents de la fonction publique sont affiliés, automatiquement, à un régime additionnel : le « RAFP ».
Chasse gardée de la fonction publique, ce régime est une aubaine : il fonctionne par capitalisation et la moitié de votre cotisation est directement prise en charge par les contribuables. Autrement dit, pour 75 € versés vous serez crédité de 150 € et, une fois à la retraite, vous toucherez au moins le triple ou le quadruple si les emprunts d’État perdurent.
Car les trois-quarts des placements de ce fond de pension sont investis dans la dette publique… Ainsi, lorsque les Français s’échineront à rembourser les multiples emprunts publics censés combler le gouffre abyssal de notre dette nationale, l’aiguilleur du ciel récupère tranquillement les intérêts pour arrondir ses fins de mois de retraité.
Leçon n° 6 :
Une fois affilié à ce nouveau régime spécial de retraite, il ne faut pas s’arrêter là. Mais se mettre en quête d’une retraite « sur-complémentaire ».
L’idéal c’est la « Nouvelle bonification indiciaire spécifique » (NBI). Les aiguilleurs du ciel l’ont obtenue en 1995 et ils en sont très satisfaits.
Également réservée à la fonction publique, la NBI est une retraite « deux en un » qui ne coûte pas un centime de cotisation sociale : quoi de mieux ?
L’État-employeur, vous donne une indemnité : environ 250 € par mois.
Ce « petit » coup de pouce est destiné à permettre de cotiser gratuitement à la Préfon – un autre fonds de capitalisation réservé à… la fonction publique. C’est le « premier effet NBI ».
Au surplus et en plus de la Préfon, cette nouvelle indemnité ouvre elle-même des droits à la retraite. C’est le « deuxième effet NBI ».
En fonction du nombre d’années cotisées, la pension sur-complémentaire sera plus ou moins importante. Mais quoi qu’il en soit, cela ne vous coûtera pas un centime et mettra pas mal de beurre dans vos épinards, d’autant mieux qu’elle n’apparaît pas dans la feuille d’impôt, puisqu’elle est « capitalisée » sur des supports exonérés.
Leçon n° 7 :
Après avoir additionné sans complexe retraite de base, retraite complémentaire par capitalisation et NBI, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
Ne pas perdre l’appétit, surtout…
Il suffit de demander un avantage totalement exclusif : par exemple, une rallonge pour les premières années de retraite.
Avec la NBI, il n’a fallu que trois ans de plus aux aiguilleurs du ciel pour obtenir un bonus aussi remarquable qu’exceptionnel : l’allocation temporaire complémentaire (ATC).
L’ATC consiste en un complément de retraite dégressif, perçu pendant 13 ans, à compter du départ en retraite.
Pour un contrôleur liste 1 (poste généralement occupé en fin de carrière), l’ATC représente la bagatelle de 1.137 € par mois pour les huit premières années et 617 € par mois pour les cinq années suivantes.
En comparaison, la NBI fait figure d’amuse-gueule.
Evolution du montant de l’ATC de 1998 à 2007
Avant le 01/01/1998 : 0 ! Ça n’existait pas !
Après le 01/01/1998 : 723 € par mois pendant 8 ans.
Après le 01/01/2004 : 1.041 € par mois pendant les 8 premières années et 520 € par mois pour les 5 années suivantes.
Après le 01/01/2007 : 1.137 €/mois pendant 8 ans et 617 €/mois pendant les 5 années suivantes !
Leçon n° 8 :
Il ne sert à rien de cumuler tous ces nouveaux privilèges s’ils conduisent à une augmentation systématique de vos cotisations…
Si la NBI est totalement gratuite, ce n’est pas forcément le cas des autres prestations…
Elles sont d’un rendement exceptionnel mais on peut, parfois, demander de mettre un petit quelque chose au pot (Aïe !). Dans ce cas, pas de panique… En grand seigneur, versez l’obole. Il sera toujours temps de vous la faire rembourser.
Les aiguilleurs se sont débrouillés pour négocier, dans chaque protocole, la compensation des cotisations induites par les nouveaux compléments de retraite.
L’ATC est, sur ce point, exemplaire. La cotisation est assise sur une prime d’activité importante, nommée « indemnité spéciale de qualification (ISQ) ».
Toute hausse du taux est systématiquement compensée par une augmentation au moins équivalente de ladite indemnité. La hausse se transforme ainsi en opération blanche.
Mieux, le système permet parfois de gagner plus !
Ce fut le cas lors de la dernière augmentation du taux : alors qu’il passait de 13 % à 24,6 %, soit 11,6 points de plus, l’ISQ a été revalorisée d’au moins 16,8 %, voire 38,9 % pour certaines catégories d’aiguilleurs !
Au bout du compte, leur retraite s’améliore à vue d’œil et c’est l’État – donc le contribuable – qui paie la facture.
Leçon n° 9 :
Une fois tous ces avantages bien acquis, la tentation pourrait être forte de se faire tout petit pour éviter les regards indiscrets et réprobateurs ? Bé voyons : Faut pas être mesquin dans la vie !
Quand on est tout seul à profiter de tels privilèges, ils ne vont pas faire long feu !
Plus vous êtes nombreux, plus votre situation sera difficile à remettre en cause.
L’union fait la force : faut en faire profiter les plus agités parmi les camarades syndiqués, pour qu’ils défendent à la fois vos intérêts à vos côtés en même temps que les leurs.
Les aiguilleurs du ciel se sont efforcés d’organiser la distribution d’une partie de leurs nouveaux acquis aux autres catégories de personnels de l’aviation civile (personnel administratif, techniciens de l’aviation civile, ingénieurs électroniciens ou ingénieurs d’exploitation), c’est-à-dire 12.000 personnes au total.
Ainsi tous les agents ont-ils bénéficié du relèvement de l’indice terminal de la rémunération en fin de carrière et de l’instauration de la NBI. En outre, depuis le 1er janvier 2004, tous ces fonctionnaires bénéficient, en compensation de la loi Fillon, d’une revalorisation de la NBI, de nouveau augmentée au
1er janvier 2007.
Initialement fonctionnaires de catégorie B, les techniciens de l’aviation civile sont passés en catégorie A en 2002, non sans avoir obtenu entre temps une revalorisation conséquente de leur indice de fin de carrière.
Seule l’ATC demeure une exclusivité des aiguilleurs du ciel. La générosité a ses limites...
Leçon n° 10 :
Avoir du souffle ! 20 ans de cadeaux sociaux c’est :
1er août 1987 : Le Relèvement de la rémunération de fin de carrière. L’indice terminal passe de 668 à 749.
12 novembre 1990 : Accès à la catégorie A de la fonction publique et c’est un indice terminal qui passe de 749 à 759.
1er janvier 1992 : L’indice terminal passe de 759 à 799.
1er août 1994 : L’indice terminal passe de 799 à 962.
3 novembre 1994 : Instauration de la Nouvelle bonification indiciaire pour les agents en fin de carrière - NBI = 50 points d’indice de rémunération.
1er janvier 1998 : Relèvement de l’indice de rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passe de 962 à 1015 et à l’indice hors échelle, HEA, pour certains agents.
1er août 1998 : Instauration de l’allocation temporaire complémentaire (ATC), perceptible durant les huit premières années de retraite. ATC = 75 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ)
1er janvier 2001 : Allocation de la nouvelle bonification indiciaire de « fin de carrière » (exonérée sur le plan fiscal) à… 35 ans et revalorisation de son montant. NBI = 55 points d’indice de rémunération
1er janvier 2004 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) et prolongement de sa perception de huit à treize ans. ATC = 108 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes
1er janvier 2005 : Affiliation au régime de retraite additionnel de la fonction publique (RAFP), avec effet de levier fiscal, bien sûr.
1er janvier 2007 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) ATC = 118 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes
1er juillet 2007 : Accès à la catégorie « A+ » de la fonction publique, relèvement de la rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passera de 1015 à HEA1.
1er juillet 2008 : L’indice terminal passe de HEA1 à HEA2
1er juillet 2009 : L’indice terminal passera de HEA2 à HEA3.
Pas mal, non ?
Fin de citation.
A vos plumes pour la contradiction vivifiante et démocratique ...!
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