Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 12:04
Eric Raoult, maire du Raincy (c'est à 10 km de chez moi ...), vient de s'illustrer d'une façon assez étrange ...

Il veut que les romanciers primés au Goncourt soient astreint à un devoir de réserve!
On croit rêver!

Non seulement le devoir de réserve ne s'applique que dans des cas limitativement désignés par la loi à des personnes elles mêmes limitativement désignées mais encore, les propos de l'impétrante ont été tenu plusieurs mois AVANT que ne lui soit octroyé le prix Goncourt ...

Depuis quand applique t-on des sanctions avec effet rétroactif, en France?

Et quand bien même? Il est hors de question que les écrivains soient astreints à un quelconque devoir de réserve! Et pourquoi pas les lecteurs des écrivains, tant qu'on y est?

Eric Raoult était-il en état d'ébriété quand il a prononcé ces mots malheureux? On serait tenté de le croire ... Monsieur le Député Raoult serait bien inspiré de se rétracter ... Fissa!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 11:47
Oui, bien sûr! Il faut que cette commission d'enquête soit créée afin que l'Assemblée Nationale puisse conduire ses investigations comme elle l'entend, exerçant ainsi sa mission de contrôle de l'exécutif, l'une de ses prérogatives les plus importantes et, à ce jour, si mal utilisée par toutes les majorités successives ...

Il tombe sous le sens que la Présidence de la République fait complètement partie de l'exécutif! Qui pourrait décemment soutenir le contraire?

Pareillement, si des sondages ont été commandés par l'Elysée et que seuls les sondages favorables ont été rendus publics dans des journaux convenablement triés, cela doit être dévoilé. Pareillement, si des surfacturations (des majorations anormales de prix de prestations pouvant être interprétées comme des subventions indirectes à certaines entreprises par exemple) ont été faites, il faut que les commanditaires, c'est à dire les conseillers du Président, soient sanctionnés et que l'argent trop perçu soit remboursé par la ou les entreprises bénéficiaires et qu'une pénalité égale au montant du trop perçu soit infligée, conformément aux usages ...

Attendons de voir si Sarko va comprendre qu'un nouveau piège lui est tendu ... Espérons qu'il va donner, sans la moindre hésitation, son entière approbation à la constitution de cette commission d'enquête.

Juste une remarque : si cette procédure est lancée, c'est grâce à la révision de la Constitution qui donne des pouvoirs nouveaux au Parlement. Ce sont les Socialistes qui la lancent, mettant en oeuvre leurs droits (nouveaux!) de parlementaires. Petit détail : les Socialistes ont voté CONTRE la révision constitutionnelle! Ca la fout un peu mal ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration - Communauté : Réformer la France
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 17:34
Ce n'est pas trop tôt ... Mais, mieux vaut tard que jamais!
Ce Tchèque aura enfin fini de nous emmerder!
Cet "incident", qui aurait pu finir en véritable drame si le traité n'avait pas été ratifié devrait servir de leçon aux contestataires de gauche ... Celui qui aura mis le plus de frein à la ratification est connu pour ses positions ultra-libérales.

C'est la thèse que j'ai, pour ma part, toujours défendue : seuls les ultra-libéraux d'une part et les souverainistes d'autres part avaient un véritable intérêt à la non-ratification de ce traité.
1. les ultra-libéraux parce qu'ils ne supportent aucune règle, choisissant de laisser libre cours aux forces indomptables du seul "marché".
2. les souverainistes car ce traité est bien une sérieuse entorse à la "souveraineté" nationale. Désormais, une bien plus grand nombre de décisions pourront être prises, au sein du Conseil Européen, à la majorité qualifiée et non plus à l'unanimité ...

Reste maintenant à choisir un Président "permanent", élu pour deux ans et demi et non plus en fonction pour seulement 6 mois par la Présidence tournante. 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Europe - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 14:35
Je dois subir une intervention chirurgicale qui va m'empêcher de gérer mon blog pendant trois ou quatre jours ...
A bientôt!
Par Jacques Heurtault - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 17:47
Jacques Chirac, pour qui j'ai voté en 2002 afin d'exprimer ma révolte contre Le Pen, va donc être traduit en correctionnelle ...
Il le dit lui-même : il assume complètement ce qu'il a fait et qui ne concerne qu'un petit nombre, semble-t-il, de contrats ...

Je dis : Bravo Chirac! Vous avez raison, Monsieur le Président. Il faut non seulement accepter que tous les citoyens se voient appliquer la même loi mais encore il faut promouvoir cette démarche!

Plus étrange est le comportement de certains socialistes ... Ils semblent regretter cette situation!
Pourtant, lorsque Chirac était Président de la République en exercice, c'était il n'y a pas si longtemps, ces mêmes socialistes voulaient coûte que coûte que Chirac démissionne de sa fonction présidentielle du seul fait qu'il était "impliqué" dans cette affaire!
Etrange! Voilà que maintenant les mêmes veulent que l'on enterre l'affaire!

De là à en conclure que cette bande de macaques avaient, en réalité, dans la tête, non pas que justice soit faite mais de se servir de cette affaire à des fins politiciennes, il n'y a qu'un pas ... que je franchis allègrement!

Beurk! Pouah!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 19:09
De mieux en mieux!
Il y en a, semble-t-il, qui protestent parce que les Afghans retournent ... en Afghanistan!
On aura, décidément, tout vu!

On lit des tas de conneries (ça en devient fatigant!) ... Du style : c'est un pays en guerre ...
Donc, si je comprends bien, il y a des Afghans, tous ou presque hommes jeunes et valides, en état de porter des armes, qui FUIENT LEUR PAYS parce que celui-ci est en guerre ... C'est bien ça?
Comment appelle-t-on des gens en état de combattre qui fuient leur pays? Des déserteurs, tout simplement!

En Afghanistan, il y a DEUX camps (et seulement DEUX!).
1. Les pro-talibans
2. Les autres ... tous les autres!
Quiconque ne se range pas dans le camp des talibans se range dans l'autre ...
Quiconque se range du côté des barbares (les talibans) doit être traduit devant un tribunal militaire ...
Quiconque ne veut pas se ranger (pas bien difficile de se ranger passivement ...) dans le camp hostile aux talibans doit DONC être considéré comme un DESERTEUR ...

Où est le problème?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 21:21
Comment peut-on commettre une aussi grosse balourdise?
Qui peut, sérieusement, accepter qu'un jeune homme de 23 ans, qui ne doit son élection qu'à la seule éminente fonction de son père, puisse devenir Président du Conseil d'Administration de l'Etablissement Public d'Administration de La Défense (EPAD)? Il n'en est même pas encore membre du Conseil d'Administration ...

Une FAUTE politique, certainement!

Etonnant de la part du père ...

Il n'est pas encore trop tard pour corriger!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 16:10
Nos sénateurs, filant un train désormais légendaire, sont décidément impayables! Ils viennent, courageusement, d'interdire les téléphones portables ... dans les écoles et dans les collèges, donc dans les écoles maternelles!

Motif : c'est dangereux pour les jeunes élèves car leur boite crânienne n'est pas compètement formée et est donc, potentiellement au moins, davantage perméable aux champs électriques.

Bien vu!

Question : pourquoi ont-ils oublié les crèches et les ... maternités?

Réponse : serait-ce parce que, en séance, ils sont plus ou moins endormis?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 10:16
Va t-on, oui ou non, dans ce pays qui se prend pour le nombril du monde et qui ne voit les choses qu'à coups "d'exceptions françaises", se mettre une bonne fois pour toutes dans la tête que la loi est la MÊME pour tous?

1. Polanski, même cinéaste renommé et au talent incontestable, est soumis aux mêmes règles que tout le monde.
2. Il semble établi qu'il a eu des relations sexuelles avec une mineure de 13 ans, lauqelle a dit qu'elle n'avait pas donné son consentement. C'est, au minimum, un délit, plus vraisemblablement un CRIME. Dans presque tous les pays du monde, en tous cas dans tous les pays de culture occidentale, notamment les Etats Unis.
3. Il importe peu que la victime ait ou non porté plainte, ait ou non retiré sa plainte, ait ou non été indemnisée du préjudice qu'elle aurait subi! Le délit ou le CRIME n'a pas été jugé. La sanction pénale n'a pas été prononcée car le PROCES n'a pas encore eu lieu ...
4. DONC, Polanski, tout cinéaste qu'il est, même de talent, doit RENDRE DES COMPTES à la justice du pays où il a commis le délit ou le CRIME!

Voilà un premier point.

Ce n'est pas fini pour autant!

1. Les personnes "en vue", dont la position sociale est susceptible de servir d'exemple pour le commun des mortels, ont, de fait, des obligations particulières vis à vis de l'obligation de respecter les lois. Pour elles, tout un chacun considère, avec raison, qu'elles doivent être encore plus respectueuses que les autres (le commun des mortels) des lois, précisément à cause de leur position sociale particulière.
2. Le commun des mortels n'est même pas loin de penser que, dans les cas d'espèce de ce type (position sociale élevée), la sanction doit être plus lourde car ces gens-là exercent une influence sur le comportement des autres. Beaucoup de jeunes, notamment, se disent, de bonne foi, "Puisque que "lui" le fait, pourquoi pas moi?".
3. Il s'en suit un risque de généralisation des comportements délictueux ou criminels ... d'où l'impérieuse nécessité de réprimer plus sévèrement les personnes "en vue" lorsqu'elles commettent des délits ou des CRIMES!

PAR CONSEQUENT, IL EST BON, IL EST SAIN QUE POLANSKI, TOUT CINEASTE QU'IL EST, DE TALENT QUI PLUS EST, SUBISSE, PLUS QUE LES AUTRES, LES RIGUEURS, TOUTES LES RIGUEURS DE LA LOI...

C'est mon point de vue et ... je (suis disposé à) le partage(r)!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 09:27
Fidèles lecteurs,

Vous avez rema
rqué que je n'ai publié AUCUN nouvel article depuis maintenant 6 bonnes semaines ...
Que s'est-il donc passé? Pourquoi ce silence?
Certes, il m'est arrivé, c'est heureux!, de ralentir un peu le rythme des publications, de ne pas vouloir ou, plus simplement, de ne pas pouvoir "tenir" le rythme d'un article par jour!
Mais pourquoi si longtemps? Pourquoi plus de six semaines?

Le respect que je vous dois me conduit à vous dire la raison.

Successivement, j'ai perdu ma belle-mère (fin décembre 2008) qui habitait juste à côté de chez moi et avec laquelle nous étions, par la force des choses, très liés ...puis ma propre mère, début Mars 2009 ... Forcément, ça porte un coup au moral!

En outre, je suis, par la force des choses, impliqué dans DEUX successions ... Pas simple!

Je pars en vacances pour quinze jours ... Je vais à Londres puis en Bretagne!

Il va donc vous falloir attendre un peu ... Mais je pense qu'à mon retour, je serai vraisemblablement en capacité de réécrire quelques articles "pas piqués de hannetons" ...

A bientôt donc! Vers la fin du mois de Mai ou le début du mois de Juin!
 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /2009 18:25
Il n'y a plus que sept catégories de chômeurs au lieu de ...huit!
Grand progrès!
L'élève Pôle Emploi peut cependant mieux faire ...

Pour essayer de comprendre, je livre à votre réflexion l'article des Echos ...

Début de citation :

Demandeurs d'emploi : une nouvelle classification statistique

[Les Echos 25/03/09  - 15H28   - actualisé à 15:28:00  ]


La nouvelle classification des demandeurs d'emploi veut mettre en exergue le fait que les demandeurs d'emplois aient ou non travaillé au cours du mois, plutôt que les classer en fonction du "type d'emploi recherché" comme cela était fait depuis 1995.

  

Les demandeurs d'emploi sont des personnes qui sont inscrites à Pôle emploi, les statistiques sur les demandeurs d'emploi étant construites à partir des fichiers administratifs de gestion de Pôle emploi. Mise en oeuvre en mars 2009, la nouvelle classification des demandeurs d'emploi veut mettre en exergue le fait que les demandeurs d'emplois aient ou non travaillé au cours du mois, plutôt que les classer en fonction du "type d'emploi recherché" comme cela était fait depuis 1995.

(Rectification : depuis beaucoup plus longtemps ... En 1995, on a créé les catégories 6, 7 et 8 ... Jacques Heurtault).


Les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi version 1995.


Dans ce cadre, les demandeurs d'emplois étaient répartis, jusqu'en février 2009 et depuis 1995, selon le type d'emploi recherché.


La catégorie 1 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée,

- et ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d'au plus 78 heures par mois.


La catégorie 2 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps partiel et à durée indéterminée,

- et ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d'au plus 78 heures par mois.


La catégorie 3 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à durée déterminée temporaire ou saisonnier,

- et ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d'au plus 78 heures par mois.


La catégorie 4 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi sans emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi,

- et indisponibles pour diverses raisons (stage, formation, maladie...).


La catégorie 5 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi pourvues d'un emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un autre emploi.


La catégorie 6 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée,

- et ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois.


La catégorie 7 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps partiel et à durée indéterminée,

- et ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois.


La catégorie 8 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à durée déterminée temporaire ou saisonnier,

- et ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois.


Depuis mars 2009, ces catégories administratives sont transposées dans des catégories statistiques qui ne s'attachent plus au type d'emploi recherché.



Les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi version 2009


La catégorie A regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et sans emploi.

Elle correspond aux anciennes catégories 1, 2, 3, hors activité réduite.


La catégorie B regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures au plus au cours du mois),

Elle correspond aux anciennes catégories 1, 2, 3, en activité réduite.


La catégorie C regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois),

Elle correspond aux anciennes catégories 6, 7, 8.


La catégorie D regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi pour diverses raisons (stage, formation, maladie, etc.),

- et sans emploi.

Elle correspond à l'ancienne catégorie 4.


La catégorie E regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Elle correspond à l'ancienne catégorie 5.


La catégorie ABC regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi.

Elle correspond aux anciennes catégories 1,2,3,6,7,8.


La catégorie ABCDE regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi.

Elle correspond aux anciennes catégories 1,2,3,4,5,6,7,8.



Le chômage au sens du BIT


La notion de demandeurs d'emploi inscrits à "Pôle emploi" - organisme issu de la fusion récente entre l'ANPE et le réseau des Assédic - est une notion différente de celle du chômage au sens du BIT : certains demandeurs d'emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et, inversement, certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à Pôle emploi.

Le chômage au sens du BIT constitue un indicateur de référence pour l'analyse comparative du marché du travail dans différents pays. Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler, c'est-à-dire ayant 15 ans ou plus, qui :

- n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence,

- et est disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours,

- et a cherché activement un emploi dans le mois précédent, ou en a trouvé un qui commence dans les 3 mois.

Seule une enquête statistique peut vérifier si ces critères sont remplis. En France, il s'agit de l'enquête Emploi de l'Insee.

Fin de citation.

Ces définitions sont un peu rébarbatives ... Elles sont néanmoins essentielles.

Pour ma part, je me réjouis de cette évolution... Certes, ce n'est pas parfait! Mais c'est un peu mieux qu'avant!

Avec ce nouveau système, on peut espérer que certains agents de Pôle emploi, peu scrupuleux (mais néanmoins fort nombreux, hélas!), cesseront de ranger en catégorie 2 ou 3 des demandeurs inscriptibles en catégorie 1! L'intérêt (faire baisser à n'importe quel prix le volume de la catégorie 1 ... pour complaire à une hiérarchie vénale et tremblante devant le pouvoir politique) d'un tel transfert devient nul ... Ils restent dans la catégorie A ...!

Pour le reste, on va, hélas! continuer à classer en catégorie E (anciennement 5) les contrats aidés, c'est à dire des personnes qui n'ont pas, par principe, vocation à rester dans ce type d'emploi puisque ceux-ci sont faits, toujours en principe, non pas pour dégonfler la catégorei 1 mais pour préparer ces personnes à affronter le marché du travail réel ...

Affaire à suivre!



Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 23:13

Avec l'aimable autorisation d'un de mes lecteurs les plus assidus ...

Le temps me manque pour alimenter mon blog, en ce moment ...

Début de citation :


Comment doubler sa retraite en dix leçons ?

 

Le cas des aiguilleurs du ciel

 

Pour beaucoup de Français, la baisse du niveau des retraites est devenue une réalité concrète.

La réforme Balladur de 1993 a modifié de manière très défavorable le mode de calcul des pensions des retraités du privé et, depuis plusieurs années, les pensions sont à peine revalorisées au niveau de l’inflation, alors qu’elles subissent une amputation de plus en plus importante du fait de l’augmentation continue de la CSG et de la pérennisation de la CRDS.

 

En moyenne, le pouvoir d’achat des retraités du régime général a ainsi été réduit de 10 à 15 % en une décennie.

Dans certains régimes, cette chute du pouvoir d’achat s’avère même encore plus brutale. Par exemple, les retraités de la banque, dont les régimes complémentaires ont été intégrés à l’AGIRC et à l’ARRCO, n’ont, depuis 1994, quasiment jamais eu de revalorisation de leur pension. Les rares années où ce fut le cas, ces revalorisations ont toujours été bien inférieures à l’inflation.

 

La valeur du point des retraites complémentaires des employés d’huissiers (CARCO) a été baissée de 20 % le 1er janvier 2004 et va subir une nouvelle dévaluation. À partir de l’année 2007, la retraite complémentaire (ASV) des chirurgiens dentistes connaît également des coupes sombres : – 4,8 % en 2008, – 6,8 % en 2009, – 8 % en 2010, etc.

 

Ceci dit, Monsieur Jacques Heurtault, mon conseiller spécial et omnipotent a récemment relayé un « hoax » relatif au régime des « cheminots du ciel », autrement dit les « ingénieurs » aiguilleurs aériens de contrôle des vols IFR et autres (hors les vols militaires) du pays…

 

En tenant compte des revalorisations annuelles induites par l’évolution de la valeur du point de rémunération dans la fonction publique, alors même que le choc démographique est à peine amorcé, la liste des régimes de retraite qui révisent leurs engagements à la baisse est déjà longue…

 

Pour autant, dans cette période de dépression tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il y a ceux qui subissent les réformes mais il y a également ceux qui y échappent.

C’est le cas, notamment, de la plupart des régimes spéciaux : EDF, GDF, SNCF, RATP… qui n’ont connu que de simples aménagements sans conséquences.

 

Mais, il y a mieux. Il y a ceux qui, dans la plus grande discrétion, tirent carrément leur épingle du jeu. Le cas des aiguilleurs du ciel est exemplaire : en vingt ans, et à contre courant des réformes, ils ont plus que doublé le montant de leur retraite !

 

De 1.875 € mensuels en 1971, leur retraite atteint aujourd’hui plus de 4.000 € !

En 2009, elle s’élèvera sans doute à 4.500 €.

Faux lui a-t-on répliqué, copie de feuille d’imposition à la main !

Admettons : c’est sans doute vrai que ce soit faux…

 

Mais notez que pour les petits employés, les artisans, les commerçants, les agriculteurs qui ont de faibles retraites et qui, demain, craignent de n’avoir plus rien, la leçon que nous donnent les aiguilleurs du ciel s’avère magistrale ; même à un niveau maintenu à 2.800 € net (imposable, soit 3.100 réellement encaissé), mais hors ce qui n’est pas imposable, donc non déclarable à l’IR, on arrive bien à 4.000 euros voire plus.

 

La France compte autant de régimes de retraite que de fromages mais tous ne dispensent pas les mêmes prestations…

Les chiffres parlent d’eux-mêmes… devenir fonctionnaire constitue la première condition pour bénéficier d’une retraite rondelette.

Mais si cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Dans la fonction publique, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il faut donc opter pour un statut particulier qui vous permettra de cumuler tous les avantages.

 

Chargés de gérer le trafic aérien, du décollage jusqu’à l’atterrissage des avions, les aiguilleurs de ciel ont su faire fructifier avec talent cette position stratégique pour se concocter un statut aux petits oignons.

 

Ils travaillent moins : une semaine de 32 heures, dont 8 heures de repos et de récupération, soit 24 heures de travail effectif, ce qui permet de se préparer à mieux « œuvrer utile » avec 54 jours de congés par an.

 

Ils travaillent moins longtemps : la possibilité de liquider sa retraite dès 50 ans – et jamais après 57 ans – permet de partir à la retraite dans la pleine force de l’âge.

 

Ils bénéficient d’un traitement privilégié : un traitement classé « hors catégorie », supérieur à celui des autres fonctionnaires de même niveau (on rappelle qu’un Préfet gagnait 6.207 €/mois brut au maximum des échelons en fin de carrière en 2007, le « must » des « hors cadre »), donne droit à une meilleure retraite.

 

Ils cumulent les trimestres gratuits : une bonification du cinquième – 4 trimestres gratuits attribués tous les 5 ans – permet de toucher une retraite à taux plein, même avec une carrière courte.

 

Régis par la loi n° 89-100 du 31 décembre 1989 relative au corps des « ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne », la comparaison est facile :

Catégorie Retraite mensuelle moyenne :

Fonctionnaires (tous corps confondus) : 2.363 €, Salariés du secteur privé : 1.871 €, Commerçants : 725 €, Agriculteurs : 695 €…

 

Ce n’est pas moi qui l’invente mais la DREES en novembre 2006… pour des hommes après une carrière complète, naturellement ! Donc :

 

Leçon n° 1 :

Une fois le statut acquis, il convient de le sauvegarder, et même de le faire fructifier. Pour cela, l’obtention du droit de grève est indispensable.

À l’origine, les aiguilleurs du ciel n’avaient pas le droit de faire grève, en raison de l’importance particulière de leur mission. En contrepartie, le généreux statut que nous connaissons leur avait été concédé.

Mais, sans droit de grève, les moyens de pression sont très insuffisants pour qui souhaite pousser ses revendications au maximum. Or, la meilleure manière d’obtenir ce droit reste encore de… faire la grève.

 

Les premières grèves illégales des aiguilleurs du ciel datent du début des années 1970. En 1973, au plus fort d’une grève très dure, une collision entre deux appareils est survenue au-dessus de Nantes. L’affaire a fait grand bruit, l’émotion était à son comble.

Loin d’être calmés par la catastrophe, les aiguilleurs ont persévéré dans leur stratégie frontale. Cette persévérance n’a pas tardé à être récompensée…

 

En 1984, « Mythe-errant » aux affaires, souvenez-vous, le droit de grève leur a été concédé sans bien sûr que le statut en soit affecté.

Une exigence de service minimum a théoriquement été prévue mais, rien d’inquiétant, elle s’avère aisément contournable…

 

Leçon n° 2 :

Le précieux droit de grève en poche, vous possédez la clé de toutes les négociations syndicales à venir. Surtout, n’hésitez pas : usez et abusez de la grève, comme on s’acharnerait sur la manette d’un jackpot toujours gagnant.

 

C’est ce qu’ont réalisé sans complexe les aiguilleurs du ciel. En novembre 2002, la Cour des comptes dénonçait « un climat de surenchère permanente en faveur de revalorisations de situations » et soulignait que, pour cela, « la grève ou la menace de grève a été utilisée à toute occasion. »

 

Je n’invente rien. D’ailleurs chacun aura pu vérifier :

Juillet 1994 : grève pour le maintien du départ en retraite à 50 ans et l’obtention d’effectifs supplémentaires.

Juin 2000 : grève nationale contre les projets de réglementation européens. La quasi-totalité du transport aérien français est paralysé.

Décembre 2001 : nouvelle grève contre le projet de « ciel unique européen ». 90 % des vols sont annulés.

Mai 2003 : grève pour la préservation des régimes spéciaux de retraite. 70 % des vols sont annulés.

Avril 2007 : grève contre les modalités de regroupement des trois centres de contrôle aérien de la région parisienne. Près de 50 % des vols sont annulés au départ d’Orly.

 

La méthode est d’autant plus efficace qu’une poignée de grévistes suffit pour tout bloquer : en février 2006, dans le cadre des grèves contre le CNE, douze contrôleurs aériens, dans une équipe de quinze, ont provoqué en quelques minutes l’annulation de 322 vols, entraînant des perturbations immédiates pour 32.000 passagers et stoppant ainsi l’activité économique de milliers d’entreprises.

 

Leçon n° 3 :

Renégociez votre statut tous les trois ans !

Il existe deux manières principales d’augmenter son pouvoir d’achat : travailler plus pour gagner plus ; et revendiquer toujours plus pour… gagner toujours plus.

Optez plus sûrement pour la deuxième méthode. Pour cela, il convient de renégocier (à la hausse) périodiquement, et le plus souvent possible, son statut et ses conditions.

L’usage immodéré de la grève a permis aux aiguilleurs d’obtenir la mise en place de protocoles triennaux qui consistent à renégocier tous les trois ans les conditions statutaires et financières.

 

Pour la Cour des comptes, ces rendez-vous obligés, institués en 1987, constituent « une accumulation de mesures tout à fait impressionnante sans équivalent dans la fonction publique ».

 

En vingt ans, pas moins de sept protocoles ont offert aux aiguilleurs des conditions toujours plus avantageuses :

1987 : reclassement de la catégorie B à la catégorie A, statut d’ingénieurs, hausse des rémunérations...

1991 : revalorisation des traitements, nombreuses mesures indemnitaires...

1994 : avantages de fin de carrière, revalorisations statutaires et indemnitaires...

1997 : 90 mesures, dont la diminution du temps de travail à 32 heures et une nouvelle revalorisation des traitements et des indemnités...

2000 : encore une revalorisation statutaire et indemnitaire...

2004 : compensation « des effets pervers de la loi Fillon »...

2007 : passage en catégorie « A+ », série de mesures visant à revaloriser le montant des pensions de retraite...

On attend avec impatience 2010…

 

Tous ces privilèges se cumulent de protocole en protocole, sans compter les « petits » accords négociés entre les protocoles triennaux. Car pour les aiguilleurs, trois ans, c’est parfois trop long...

 

Leçon n° 4 :

La clé d’une bonne retraite, c’est la base de calcul de la pension, à savoir la rémunération de fin de carrière, particulièrement dans la fonction publique où les six derniers mois de traitement font référence.

 

C’est ce qu’ont bien compris les aiguilleurs du ciel, qui ont su mettre à profit leurs sept protocoles triennaux pour revendiquer un relèvement constant de leur indice terminal.

 

Retraite de base des aiguilleurs du ciel de 1987 à 2007 :

De 668 points en 1987, l’indice terminal est passé à 1.015 points en 1998, puis à l’indice hors échelle à partir de 2007.

L’augmentation est fulgurante : les pensions de base des aiguilleurs du ciel ont ainsi progressé, en euros constants, de près de 60 % !

 

Et ce n’est pas fini ! Les perspectives sont encore excellentes. Pour les deux années à venir, le protocole de 2007 a prévu une nouvelle augmentation du traitement de fin de carrière de près de 10 %.

La valeur du point est réévaluée, chaque année, en fonction du coût de la vie.

Avant le 1/08/1987 Indice terminal 668, pension de base : 1.875 €

Après le 1/08/1987 : Indice terminal 749, pension de base 2.085 €

Le 12/11/1990 : Indice terminal 759, pension de base 2.108 €

Le 1/01/1992 : Indice terminal 799, pension de base 2.210 €

La 1/08/1994 : Indice terminal : 962, pension de base 2.628 €.

Le 1/08/1998 : Indice terminal : 1015, pension de base 2.766 €

Le 1/07/2007 : Indice terminal Hors échelle A1, pension de base 2.968 €

Le 1/07/2008 : Indice terminal HEA2, pension de base 3.086 € (ce qui est cohérent avec les informations apportées à Jacques Heurtault par son contradicteur « Jacques II »)

Le 1/07/2009, il est prévu d’atteindre, pour l’indice terminal le niveau hors échelle HEA3, soit une pension de base de 3.245 €.
Ça, c’est seulement pour la pension de base, celle qui est imposable

 

Leçon n° 5 :

Après avoir copieusement dopé votre retraite de base, ne vous arrêtez pas en aussi bon chemin et travailler la retraite complémentaire !

 

Surtout que, là encore, le système peut s’avérer particulièrement généreux pour ceux qui en connaissent les ressorts et les petites ficelles.

Cependant, si vous êtes fonctionnaire, comme les aiguilleurs du ciel, ne vous précipitez pas et ménagez votre peine car, depuis le 1er janvier 2005, en vertu de la loi Fillon, tous les agents de la fonction publique sont affiliés, automatiquement, à un régime additionnel : le « RAFP ».

 

Chasse gardée de la fonction publique, ce régime est une aubaine : il fonctionne par capitalisation et la moitié de votre cotisation est directement prise en charge par les contribuables. Autrement dit, pour 75 € versés vous serez crédité de 150 € et, une fois à la retraite, vous toucherez au moins le triple ou le quadruple si les emprunts d’État perdurent.

 

Car les trois-quarts des placements de ce fond de pension sont investis dans la dette publique… Ainsi, lorsque les Français s’échineront à rembourser les multiples emprunts publics censés combler le gouffre abyssal de notre dette nationale, l’aiguilleur du ciel récupère tranquillement les intérêts pour arrondir ses fins de mois de retraité.

 

Leçon n° 6 :

Une fois affilié à ce nouveau régime spécial de retraite, il ne faut pas s’arrêter là. Mais se mettre en quête d’une retraite « sur-complémentaire ».

 

L’idéal c’est la « Nouvelle bonification indiciaire spécifique » (NBI). Les aiguilleurs du ciel l’ont obtenue en 1995 et ils en sont très satisfaits.

Également réservée à la fonction publique, la NBI est une retraite « deux en un » qui ne coûte pas un centime de cotisation sociale : quoi de mieux ?

L’État-employeur, vous donne une indemnité : environ 250 € par mois.

Ce « petit » coup de pouce est destiné à permettre de cotiser gratuitement à la Préfon – un autre fonds de capitalisation réservé à… la fonction publique. C’est le « premier effet NBI ».

 

Au surplus et en plus de la Préfon, cette nouvelle indemnité ouvre elle-même des droits à la retraite. C’est le « deuxième effet NBI ».

 

En fonction du nombre d’années cotisées, la pension sur-complémentaire sera plus ou moins importante. Mais quoi qu’il en soit, cela ne vous coûtera pas un centime et mettra pas mal de beurre dans vos épinards, d’autant mieux qu’elle n’apparaît pas dans la feuille d’impôt, puisqu’elle est « capitalisée » sur des supports exonérés.

 

Leçon n° 7 :

Après avoir additionné sans complexe retraite de base, retraite complémentaire par capitalisation et NBI, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Ne pas perdre l’appétit, surtout…

Il suffit de demander un avantage totalement exclusif : par exemple, une rallonge pour les premières années de retraite.

Avec la NBI, il n’a fallu que trois ans de plus aux aiguilleurs du ciel pour obtenir un bonus aussi remarquable qu’exceptionnel : l’allocation temporaire complémentaire (ATC).

L’ATC consiste en un complément de retraite dégressif, perçu pendant 13 ans, à compter du départ en retraite.

Pour un contrôleur liste 1 (poste généralement occupé en fin de carrière), l’ATC représente la bagatelle de 1.137 € par mois pour les huit premières années et 617 € par mois pour les cinq années suivantes.

 

En comparaison, la NBI fait figure d’amuse-gueule.

Evolution du montant de l’ATC de 1998 à 2007

Avant le 01/01/1998 : 0 ! Ça n’existait pas !

Après le 01/01/1998 : 723 € par mois pendant 8 ans.

Après le 01/01/2004 : 1.041 € par mois pendant les 8 premières années et 520 € par mois pour les 5 années suivantes.

Après le 01/01/2007 : 1.137 €/mois pendant 8 ans et 617 €/mois pendant les 5 années suivantes !

 

Leçon n° 8 :

Il ne sert à rien de cumuler tous ces nouveaux privilèges s’ils conduisent à une augmentation systématique de vos cotisations…

Si la NBI est totalement gratuite, ce n’est pas forcément le cas des autres prestations…

Elles sont d’un rendement exceptionnel mais on peut, parfois, demander de mettre un petit quelque chose au pot (Aïe !). Dans ce cas, pas de panique… En grand seigneur, versez l’obole. Il sera toujours temps de vous la faire rembourser.

 

Les aiguilleurs se sont débrouillés pour négocier, dans chaque protocole, la compensation des cotisations induites par les nouveaux compléments de retraite.

L’ATC est, sur ce point, exemplaire. La cotisation est assise sur une prime d’activité importante, nommée « indemnité spéciale de qualification (ISQ) ».

Toute hausse du taux est systématiquement compensée par une augmentation au moins équivalente de ladite indemnité. La hausse se transforme ainsi en opération blanche.

 

Mieux, le système permet parfois de gagner plus !

Ce fut le cas lors de la dernière augmentation du taux : alors qu’il passait de 13 % à 24,6 %, soit 11,6 points de plus, l’ISQ a été revalorisée d’au moins 16,8 %, voire 38,9 % pour certaines catégories d’aiguilleurs !

Au bout du compte, leur retraite s’améliore à vue d’œil et c’est l’État – donc le contribuable – qui paie la facture.

 

Leçon n° 9 :

Une fois tous ces avantages bien acquis, la tentation pourrait être forte de se faire tout petit pour éviter les regards indiscrets et réprobateurs ? Bé voyons : Faut pas être mesquin dans la vie !

 

Quand on est tout seul à profiter de tels privilèges, ils ne vont pas faire long feu !

Plus vous êtes nombreux, plus votre situation sera difficile à remettre en cause.

L’union fait la force : faut en faire profiter les plus agités parmi les camarades syndiqués, pour qu’ils défendent à la fois vos intérêts à vos côtés en même temps que les leurs.

 

Les aiguilleurs du ciel se sont efforcés d’organiser la distribution d’une partie de leurs nouveaux acquis aux autres catégories de personnels de l’aviation civile (personnel administratif, techniciens de l’aviation civile, ingénieurs électroniciens ou ingénieurs d’exploitation), c’est-à-dire 12.000 personnes au total.

 

Ainsi tous les agents ont-ils bénéficié du relèvement de l’indice terminal de la rémunération en fin de carrière et de l’instauration de la NBI. En outre, depuis le 1er janvier 2004, tous ces fonctionnaires bénéficient, en compensation de la loi Fillon, d’une revalorisation de la NBI, de nouveau augmentée au

1er janvier 2007.

 

Initialement fonctionnaires de catégorie B, les techniciens de l’aviation civile sont passés en catégorie A en 2002, non sans avoir obtenu entre temps une revalorisation conséquente de leur indice de fin de carrière.

Seule l’ATC demeure une exclusivité des aiguilleurs du ciel. La générosité a ses limites...

 

Leçon n° 10 :

Avoir du souffle ! 20 ans de cadeaux sociaux c’est :

1er août 1987 : Le Relèvement de la rémunération de fin de carrière. L’indice terminal passe de 668 à 749.

12 novembre 1990 : Accès à la catégorie A de la fonction publique et c’est un indice terminal qui passe de 749 à 759.

1er janvier 1992 : L’indice terminal passe de 759 à 799.

1er août 1994 : L’indice terminal passe de 799 à 962.

3 novembre 1994 : Instauration de la Nouvelle bonification indiciaire pour les agents en fin de carrière - NBI = 50 points d’indice de rémunération.

1er janvier 1998 : Relèvement de l’indice de rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passe de 962 à 1015 et à l’indice hors échelle, HEA, pour certains agents.

1er août 1998 : Instauration de l’allocation temporaire complémentaire (ATC), perceptible durant les huit premières années de retraite. ATC = 75 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ)

1er janvier 2001 : Allocation de la nouvelle bonification indiciaire de « fin de carrière » (exonérée sur le plan fiscal) à… 35 ans et revalorisation de son montant. NBI = 55 points d’indice de rémunération

1er janvier 2004 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) et prolongement de sa perception de huit à treize ans. ATC = 108 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes

1er janvier 2005 : Affiliation au régime de retraite additionnel de la fonction publique (RAFP), avec effet de levier fiscal, bien sûr.

1er janvier 2007 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) ATC = 118 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes

1er juillet 2007 : Accès à la catégorie « A+ » de la fonction publique, relèvement de la rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passera de 1015 à HEA1.

1er juillet 2008 : L’indice terminal passe de HEA1 à HEA2

1er juillet 2009 : L’indice terminal passera de HEA2 à HEA3.

 

Pas mal, non ?

Fin de citation.

A vos plumes pour la contradiction vivifiante et démocratique ...!


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Retraites - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 19:08

Rajout du 11 Mars 2009 :


Depuis, le débat, qui s'est déroulé dans un esprit de franche camaraderie, a révélé que c'était faux ... Je présente donc mes excuses à Jacques II et exprime ma satisfaction que ce débat ait pu avoir lieu ... C'est une importante contribution à la nécessité de crever les abcès qui gangrène le pays et qui pourissent les fondements de notre République à laquelle nous sommes tous attachés.


Fin du rajout.


Mon ami Jean Pierre, fidèle lecteur, m'a permis de prendre connaissance d'un billet rédigé en Octobre 2007 ... par je ne sais trop qui (mais c'est sans importance).


J'en suis resté sur le flanc ... Et même sur le cul!


A vous de juger ...


Début de citation :


"Et pourtant, l’ont-ils vraiment mérité, je vous laisse juge :

ils travaillent seulement 24 heures par semaine (32 h dont 8 heures de repos…) ;
ils prennent deux fois plus de vacances que les autres Français (54 jours par an) ;
ils peuvent partir à la retraite, comme à la RATP ou à la SNCF, dès 50 ans.
Et, une fois à la retraite, ils touchent 4 000 euros par mois !

4 000 euros, c’est 500 euros de plus qu’en 2003, comme quoi la réforme Fillon n’a pas été douloureuse pour tout le monde… Mais c’est aussi 500 euros de moins que la retraite que toucheront les collègues qui partiront en 2009, comme l’a prévu le dernier accord syndical*.

Des retraites revalorisées de 1 000 euros en six ans, qui dit mieux ?

La recette miracle, c’est bien sûr la grève et sa menace répétée. Une poignée d’aiguilleurs syndiqués peut paralyser tout le trafic aérien.

Mais le pire, c’est que l’Administration ne veut pas faire de jaloux… Alors si les aiguilleurs du ciel bénéficient d’un super régime, les autres fonctionnaires de l’aviation civile** ne sont pas en reste - c’est ce que la Cour des comptes appelle “l’effet contagion”. Ces derniers temps, tous ont obtenu de nouvelles bonifications pour améliorer leur retraite, histoire, comme ils le disent, de corriger “les effets pervers de la loi Fillon” !

Période électorale oblige, c’est une fois de plus avec notre argent que le gouvernement achète la paix sociale.

Agissez, dès maintenant : faites circuler ce billet, adressez-le à vos amis.

* En 20 ans, et en tenant compte de la revalorisation des rémunérations dans la fonction publique, la retraite de l’aiguilleur du ciel, qui vient de cesser son activité, sera passée de 1 875 euros à 4 500 euros par mois, ce qui représente une multiplication par 2,4 !
** Les fonctionnaires sont 12 292 au sein de l’aviation civile, dont 4 356 aiguilleurs du ciel."

Fin de citation.

Le débat est ouvert!

Nouveau rajout : le débat a eu lieu et a révélé que c'était FAUX. La bonne foi de quiconque ne saurait être mise en doute ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 23:00
Je crois bien que, désormais, je vais mettre dans le même sac, non seulement les journaleux de merde qui sont toujours aussi cons et incapables d'expliquer les mécanismes de la crise, mais aussi les fonctionnaires de merde qui s'imaginent que l'Etat va continuer de payer à fonds perdus pour du travail qui ne se fait pas (ou si mal!) ...

Si je comprends bien les "enseignants-chercheurs", ils veulent :
1. Être fonctionnaires, à n'importe quel prix ... coûte que coûte!
2. Que celui qui les paie (l'Etat, c'est à dire NOUS) se contente de payer sans jamais poser aucune question ...
3. Ne rendre de comptes à personne et surtout pas à celui qui les paie
4. Dépenser les crédits de recherche qu'on leur alloue sans que le fournisseur de crédits ne dise quoi que ce soit sur les choix opérés!

Nom de Dieu! Cette chienlit va-t-elle durer encore longtemps?

Moi, je veux :
1. Que plus un seul chercheur ne soit fonctionnaire. Les deux "statuts" sont foncièrement incompatibles.
2. Que les crédits alloués soient négociés avec une structure équivalent à National Science Foundation des Etats Unis qui décidera de l'opportunité des programmes de recherche scientifique. Cette structure pourrait être l'actuel CNRS.
3. Que les chercheurs qui ne trouvent rien soient purement et simplement virés à l'issue de leur période contractuelle. On a besoin de "trouveurs", pas de "trouvères" ni de "troubadours".
4. Que la structure allouant les crédits ne puisse le faire qu'à la seule condition que les unités de recherche trouvent aussi l'équivalent d'au moins un tiers de leurs crédits auprès des entreprises.
5. Que les présidents d'universités soient les aussi les présidents des structures de recherche, à charge pour eux de déléguer leurs pouvoirs à un patron de la spécialité (une délégation, ça se retire sans avoir à le justifier).

Ils peuvent manifester autant qu'ils veulent ... ça ne m'empêchera pas de dormir!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 14:15

Monsieur le Président de la République,

Dans le cadre du conflit soit-disant social, en réalité politique, je prends la liberté de vous dire qu'il ne faut, en aucun cas, céder sur quoi que ce soit qui soit de nature à être couteux por l'Etat!

Si vous cédez en Guadeloupe, vous pouvez être certain que les autres DOM - TOM vont se lancer dans l'action ... Ensuite, ce sera le tour de la métropole!

Il ne faut pas hésiter à proposer l'indépendance pure et simple de la Guadeloupe en cas de nécessité ...

Aux premières violences physiques constatées, il va falloir, malheureusement, réprimer ... à proportion du niveau des violences ... C'est bien triste mais il n'y a pas d'autres solutions!

Les chantiers de réformes doivent impérativement se poursuivre, tous, sans aucune faiblesse, sans aucun relachement, avec la même détermination qu'au tout début de votre mandat ...

Si vous lâchez du mou, vous pouvez dire adieu à votre programme de modernisation du pays et, du même coup, adieu à votre fonction dans les 6 mois qui suivent!

Attention! Danger! L'article du Code du Travail qui autorise un salarié à se retirer en cas de danger grave et imminent ne s'applique pas à vous!
Il faut rester! Il faut y aller ...

La victoire est au bout de la fermeté tranquille ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Si vous voulez trouver ...

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Bretagne Europe Ile de France
  • France Europe Politique Economie Emploi
  • J'ai 60 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Sarkozy Gauche UMP Parti socialiste Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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