Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 20:13
La CFTC, syndicat dont je ne suis pas membre mais, selon une paraphrase ... audacieuse (normale sur ce blog!), que je ne hais point (A moi, comptes! Deux maux!), ne me jettera pas la pierre (venant d'eux, ça serait même carrément scandaleux!) si je reproduis ici même le moyen de visionner la video qu'il vient de lancer, crûment ... (mais la vérité, même crue, ne ment pas!) ...

http://www.tousuniquestousunis.com/spip.php?article84

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Réformer la France
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 13:07
Quoique l'on puisse penser de celui qui devint, probablement malgré lui, un "leader" politique, il faut, c'est l'évidence même, rendre un hommage appuyé à ce romancier qui a eu le courage, au péril de sa vie, de dénoncer le système carcéral soviétique, ce fameux Goulag, système concentrationnaire prétendument "humain" (puisque la "prison", c'était, paraît-il, bien pire).

Je me souviens avoir lu, outre le fameux "archipel", Le Premier Cercle, Une Journée d'Ivan Denissovitch, Le Pavillon des Cancéreux ... Excellents romans, crûs de vérité!

Soljénitsyne fut aussi un penseur ....

Un de mes lecteurs régulier m'a fait parvenir des textes de cet auteur ...
Je vous les livre.

Début de citation :

 Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

  La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant....
 
  Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Ca méritait d'être rappelé!
N'est-ce pas une excellente façon de lui rendre hommage?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 08:35
Le 28 Août 2007, c'est à dire il y a onze mois environ, j'ai publié un article intitulé "Euthanasie obligatoire de tous les chiens susceptibles d'être dangereux".

A l'époque, il n'avait, tout au plus, suscité que quelques commentaires desquels il ressortait que mon point de vue apparaissait comme un peu excessif. Appréciation qui n'était peut-être pas fausse ...

Mais il s'agissait d'un billet d'humeur, donc nécessairement "tranché" voire provoquant! C'est le genre qui veut ça.

Depuis une dizaine de jours, il est revenu sur le devant de la scène, sans que j'en sois pour quoi que ce soit . Pas moins de 250 commentaires! Du jamais vu sur mon blog!

Je me suis efforcé de répondre à la quasi totalité des commentaires reçus, y compris les propos insultants ... (j'ai été comparé à Hitler!).

J'annonce clairement que, désormais, je ne répondrais à aucun autre commentaire. Je ne peux pas consacrer la quasi totalité de mon temps libre à cette question!

J'ai, tout aussi clairement, annoncé que j'offrais mon blog aux défenseurs des chiens "catégorisés" qui sont, semble-t-il, dans le collimateur des pouvoirs publics, ce qui les a amené à réagir avec la vigueur que l'on pourra constater.

Toute personne qui souhaiterait publier un article raisonné sur le sujet tendant à établir des propositions (audacieuses, évidemment!) permettant d'apporter des solutions au problème posé est la bienvenue ... Je pense, là, tout particulièrement, à des commentateurs sérieux qui ont bien voulu comprendre que l'on pouvait être en désaccord et engager un débat serein ...

J'espère qu'ils sauront saisir l'opportunité que je leur offre d'accéder à un lectorat qui n'est pas leur lectorat habituel, sur les blogs que la plupart d'entre eux gèrent, tout comme je le fais avec mon propre blog.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 20:15
On nous en donnera acte : la CGC n'est pas une habituée des cortèges et des manifs! Nous sommes plutôt dans le genre "responsable", même si on ne déteste pas dire des choses avec des mots parfois appuyés ... Cela ne leur en donne que plus de poids!

Cette loi sur le temps de travail et sur l'extension du "forfait jour" est scandaleuse! Je l'ai déjà écrit! Je le ré-écris!

Mais voici ce qu'en dit la CGC, très officiellement, par la plume de Gérard Labrune.

Début de citation :

Monsieur le Président,
 

« Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps… »

J’apprécie au plus haut point la fidélité à vos engagements de candidat Président. Ainsi donc je devrai travailler 235 jours au lieu de 218 auparavant selon la loi qui vient d’être adoptée. Fort heureusement, je garde le bénéfice de mes week-ends et de mes jours de congés. L’affaire ne me coûte que mes jours fériés chômés payés et mes jours de RTT, qui constituaient le maigre retour des 60 à 70 heures par semaine que j’effectue pour conserver mon job.

Certes, je ne suis pas encore aussi omniprésent dans mon entreprise que vous l’êtes vous-même au service de notre pays. Votre engagement permanent sur l’événementiel aux quatre coins du monde est stupéfiant. J’apprécie personnellement, Français moyen il est vrai, le retour en famille et les heures que je consacre à mes enfants. Il m’arrive d’aller encore à la campagne où mes parents se sont retirés frileusement ; petites retraites obligent ! Mais nous espaçons ces visites à notre corps défendant : l’essence est devenue si chère ! le pouvoir d’achat si malheureusement stagnant… Grâce à vous, je vais travailler plus et gagner plus : 17 jours valorisés de 10%… Et pourquoi pas 25% ? Pourquoi donc cette discrimination, Monsieur le Président ? En quoi est-elle justifiée. Serais-je un paria, possesseur de je ne sais quelle situation privilégiée qui mérite le laminage par l’imposition et pour le reste à vivre la portion congrue ?

Monsieur le Président, il faut que je vous dise, combien je suis en désaccord avec ces nouvelles dispositions qui seront sans doute acceptées dans mon entreprise par le seul syndicat encore présent après la loi sur la représentativité. Je gage que le dialogue aura été en l’occurrence plus facile que par le passé. Sera-t-il aussi fructueux, aura-t-il meilleure consistance, dans l’avenir ?

Monsieur le Président, votre rythme des réformes me donne le tournis et il m’arrive de prioriser les thèmes alors qu’ils sont tous importants. Mais cette loi sur le temps de travail m’interpelle particulièrement et me semble totalement inutile, inique et plus frappée du sceau de la revanche que de l’analyse fondée.

Dans ces conditions, le senior que je serai dans quelque temps n’a qu’une hâte, c’est d’échapper à la pression et au stress des conditions de travail.

Comment concilier cette envie avec une nécessité économique que je comprends bien par ailleurs, celle d’équilibrer nos régimes de retraite par répartition ?

Même si je n’en suis pas à reprendre un slogan bien connu « À bas les cadences infernales », « je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps » pour exprimer à travers elle tout le malaise d’une population laborieuse qui souffre, fut-elle de l’encadrement.

Fin de citation.

S'il plait à Sarko de faire le choix d'aller droit dans le mur en klaxonnant, il est libre ... Mais, il faut qu'il y aille tout seul!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Réformer la France
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 07:50
Ca y est! Enfin! Karadzic est sous les verrous ... C'est pas trop tôt!

13 ans de cavale soigneusement orchestrée par un pouvoir nationaliste fauteur de guerre...

Il aura fallu que le pouvoir serbe change de mains et passe dans celles des partisans de l'entrée dans l'Union Européenne pour que les protections évidentes dont bénéficiait cette crapule tombent...

C'était la condition d'une éventuelle adhésion de la Serbie à l'Union Européenne.

Il reste maintenant à régler un autre problème : la ratification irlandaise du traité de Lisbonne sans quoi pas de nouvelles adhésions possibles, pour personne!
C'est déjà quasiment ingouvernable à 27 avec les structures actuelles, on ne va pas en rajouter une couche de plus sans procéder au préalable à une bonne et solide préparation du fond! Tous les peintres vous le diront : une nouvelle couche sans préparation du fond et vous allez au devant des problèmes dans l'année qui suit!

Karadzic en taule! Karadzic en taule!
Karadzic en taule!
Karadzic en taule!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Europe - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 20:45
La lecture de l'éditorial, en page "deux" du quotidien, esr, tristement, révélatrice des méthodes merdiquement journaleusiques!

Certes, le fond me convient puisqu'il défend l'approbation du texte de révision constitutionnelle.

Pour autant, alors qu'il a été nécessairement imprimé en début d'après midi et, donc, AVANT le vote du Congrès, il donne très exactement l'impression d'avoir été REDIGE APRES!
On y emploi l'imparfait et fait tout comme si le résultat du vote avait été connu avant la mise sous presse ...

C'est, clairement, SCANDALEUX! Une révélation de l'esprit de manipulation qui habite les journalistes ...

Début de citation :

Le projet de révision de la Constitution aurait pu être plus convaincant. Fallait-il pour autant voter contre ? Opter pour le tout ou rien ? Certainement pas : mettre de l'huile dans les rouages de la démocratie n'a jamais été superflu. La gauche a pourtant choisi le non, au risque, sur un sujet majeur, de brouiller la frontière entre opposition et obstruction.


François Fillon s'exprimant devant le congrès réuni à Versailles avant le vote de la réforme des institutions, le 21 juillet 2008.

De principes proclamés en marchandages de coulisses, ce projet est le fruit de trois mois de travaux parlementaires, couvés avec une vigilance souvent maladroite par l'Elysée. La gauche a dénoncé à juste titre cet interventionnisme de "l'hyperprésident" et, surtout, les lacunes du projet. Un projet que, droite et gauche confondues, les élus considéraient au départ avec faveur, convaincus que la Constitution de la Ve République, vingt-trois fois révisée en un demi-siècle, méritait d'être une nouvelle fois revisitée.

Le résultat de ces délibérations - que les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles étaient appelés à approuver lundi 21 juillet - est loin d'être négatif. Le projet qui leur était soumis renforce les pouvoirs du Parlement, dont la faiblesse sinon l'impuissance est le principal défaut de la Ve République. Les congressistes avaient notamment à se prononcer sur une mesure permettant aux deux assemblées de maîtriser mieux qu'aujourd'hui leur ordre du jour.

Ce projet visait aussi à renforcer les droits des citoyens. En leur donnant par exemple la possibilité de saisir indirectement le Conseil constitutionnel pour contester une loi contraire à la Constitution. Cette réforme-là, l'un des adversaires les plus résolus du projet de révision, le sénateur socialiste Robert Badinter, avait vainement tenté de la "vendre" au président Mitterrand lorsqu'il était président du Conseil constitutionnel.

Désappointée par le résultat final, la gauche a mille fois raison d'incriminer le refus de la droite d'interdire le cumul des mandats. Et l'obstination du Sénat à pérenniser son mode d'élection, une anomalie démocratique.

Mais la gauche a eu tort de transformer le vote de lundi en scrutin pour ou contre Nicolas Sarkozy, au lieu de se prononcer pour la Constitution - pour sa modernisation, si imparfait que fût le projet qui lui était soumis.

 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 19:05
Et voilà le travail! Du grand art ...

Avaient juridiquement le droit de voter     : 906
Ont effectivement voté                             : 905
Se sont exprimés en faveur du texte        : 539
Se sont exprimés contre le texte              : 357
Suffrages réputés valablement exprimés : 896
Majorité requise des trois cinquième        : 538

Mes suppositions exprimées sur le blog de François Hollande se sont donc avérées justes!
Je disais en substance que tout serait fait pour que le texte passe de justesse afin que les citoyens soient bien convaincus que la gauche a fait tout ce qu'elle a pu pour combattre ce texte. J'évoquais même une majorité de 60,2%! Elle aura été de 60,15%!

Reprise de commentaire sur le blog de François Hollande:

  • Je ne comprends pas la position du Parti Socialiste vis à vis de cette réforme de la Constitution.
    Vous dites qu’elle accroit la présidentialisation du régime. Soit! Mais le quinquénat que, il me semble, vous avez voté, a bel et bien été l’amorce de cette présidentialisation.
    L’inversion du calendrier de l’élection présidentielle et des élections législatives, que, non seulement, vous avez voté mais encore que vous avez promu (Lionel Jospin) allait bel et bien dans le même sens.
    Jack Lang, sans le dire vraiment, est favorable à cette réforme. Sa lettre au Président en témoigne d’une façon qui n’est même pas voilée.
    Je ressens votre prise de position non comme un rejet de la réforme mais plutôt comme une opération “politique” : faire subir, par tous les moyens, un échec politique à Sarko! C’est évidemment de bonne guerre … Mais, pour une réforme qui, quoi que l’on en dise, améliore le fonctionnement de nos institutions (par rapport à l’existant), il faut fixer les priorités.
    Qu’allez vous gagner si elle ne passe pas?
    J’ai même le net sentiment que le nécessaire sera fait pour que cette réforme passe … de justesse (60,02% des suffrages exprimés, par exemple! Avec l’apport d’un vote à bulletin secret demandé par la droite auquel les élus socialistes vont s’opposer tout en sachant bien qu’il ne pourront pas l’empêcher (parce qu’ils ne le veulent pas!), ce qui permettra à des socialistes de la voter dans le secret des bulletins …
    Rendez-vous Lundi!

    Commentaire par Jacques Heurtault — 19 juillet 2008 @ 14:52


C'est Jack Lang qui a fait basculer le vote ...

Bravo Jack Lang!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 16:48
Une personne que j'aime beaucoup (c'est mon épouse!) me transmet un article, traitant du chômage et de l'emploi, paru dans les publications de l'Institut Montaigne... Intéressant!

Début de citation :

L’Insee a publié ce jeudi les chiffres du chômage au 1er trimestre 2008. On comprendra aisément que la ministre de l’économie se réjouisse de cette nouvelle baisse…

Des chiffres à saluer

Excellente nouvelle pour Christine Lagarde, le taux de chômage a baissé, pour atteindre 7,2 % de la population active en France métropolitaine au premier trimestre, soit 0,2 point de moins qu’au précédent trimestre. En un an, nous sommes passés de 8,4 à 7,2 % de taux de chômage. On enregistre ainsi la 7ème baisse consécutive sur 7 trimestres. Ce résultat est d’autant plus précieux qu’on pouvait craindre une inversion, puisque la décrue du chômage a commencé en 2006 mais a butté sur un palier au tournant de l'année 2006-2007, avant de reprendre, il y a un an. Cette fois, elle se poursuit.

Un peu mieux pour les jeunes

En regardant les chiffres dans le détail, on constate que le taux de chômage a encore reculé pour les moins de 25 ans. La décrue les concerne donc aussi. Cela dit, ces niveaux demeurent deux fois supérieurs au taux de chômage des 25-49 ans. 17,2 % de chômeurs parmi les jeunes, c’est nettement moins qu’il y a un an, lorsque l’on dépassait les 20 %, mais ce chiffre reste très, trop élevé, évidemment.

Peut (encore) mieux faire

Si l’on se penche cette fois sur les 25-49 ans, nouveau progrès, on tombe à 6,6 % de chômage concernant cette population. Autant dire que l’on n’est plus si éloignés du plein emploi. Et au total, il faut tout de même retenir que le taux de chômage publié ce jeudi est le plus bas jamais observé en France depuis 1983, comme l’a rappelé Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi. Pourtant, il nous reste de gros progrès à faire, pour les jeunes, mais aussi pour la qualité de l’emploi : parmi les actifs, nombreux sont ceux qui sont à temps partiel et qui aimeraient travailler plus. La bataille n’est pas gagnée…

Du côté de la Suède

Des combats restent à mener, Laurent Wauquiez l’admet lui-même, et propose de regarder du côté de la Suède, pour faire en France les réformes structurelles. Excellente référence, puisque la Suède est partie du chômage de masse dans les années 90 pour atteindre 5 % seulement de chômage aujourd’hui. Ingrédients du succès suédois : la réforme de la formation professionnelle, la création d'une agence unique de service public de l'emploi avec des objectifs de résultats, et aussi des contrôles accrus pour que personne ne profite du système. Tout cela trouve d’ailleurs un écho dans les réformes qui sont en cours en France… Cela étant, un autre problème reste à régler, celui de la mesure, des chiffres et de leur transparence.

Plus de transparence

En effet, si l’on observe les chiffres exploités aujourd’hui, il y a de quoi être surpris ! Le taux de 7,2% de chômage publié ce jeudi matin correspond à 2 millions de chômeurs au sens du BIT, le Bureau International du Travail. Or, en France, on compte 2,6 millions de personnes, qui ne sont pas toutes des chômeurs au sens du BIT (parce qu’elles ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler ou parce qu’elles n'ont pas effectué de démarches actives de recherche d'emploi dans le mois précédent).

Pour afficher le taux d’emploi

Pour plus de clarté, nous proposons donc, à l’Institut Montaigne, de fixer les objectifs politiques en termes de hausse du taux d’emploi plutôt que de baisse du taux de chômage. Car le taux de chômage est discutable, variable dans ses définitions et permet pas mal de manipulations (contrats aidés, emploi public, radiation de chômeurs). Le taux d’emploi, en revanche, mesure le nombre de personnes qui travaillent en pourcentage de la population. Il chiffre donc la capacité d’un pays à faire participer, sans discrimination, l’ensemble de sa population active à la création de richesses.

Des progrès à relativiser

Ainsi donc, si l’on utilisait plutôt le taux d’emploi, on passerait d’une logique de mesure de la pénurie d’emplois (ce qu’indique le taux de chômage) à une logique d’accroissement du potentiel productif. On verrait aussi qu’il nous reste de gros progrès à faire, puisque notre taux d’emploi est passé de 64,7 % à 65,1 %, quand en Allemagne et même au Portugal, il est de 68 %. Sans compter qu’au Danemark il atteint même 77 % !

Fin de citation.

Cela fait déjà un moment que je propose de retenir non pas le taux de chômage mais le taux d'emploi! Je souscris donc à la proposition de l'Institut Montaigne! Ils ont peut-être copié sur moi ... C'est sans importance! J'ai dit que je ne demandais jamais de droits d'auteur!

Ca va poser un gros problème puisqu'on va passer à un taux de chômage de 7,2% à un taux d'emploi de ... 65,1%! Les deux chiffres sont cohérents! Sauf que, pour faire comprendre au quidam qu'un taux d'emploi de 65,1% ne signifie pas un taux de chômage de ...34,9%, ça risque d'être un peu dur!

Patience et longueur de temps!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 21:25
Comme on entend et qu'on lit tout et n'importe quoi sur ce sujet, étant moi même agent de l'Anpe, j'ai choisi de publier les explications données par Laurent Wauquiez, sécrétaire d'Etat en charge de l'emploi auprès du ministre de l'économie et des finances.

Début de citation :

Le Gouvernement définit l’offre raisonnable d’emploi

Laurent Wauquiez a présenté, le 11 juin, le projet de loi relatif aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi.

Ce projet de loi sur l’offre raisonnable d’emploi repose sur un engagement entre l’ANPE et le demandeur d’emploi afin de "ne pas basculer dans le chômage de longue durée", a indiqué Laurent Wauquiez. Il précise que "L’ANPE prendra des engagements pour mieux accompagner le demandeur d’emploi en contrepartie de quoi celui-ci s’engagera à accepter une offre d’emploi raisonnable."

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi définit une offre d’emploi raisonnable comme " une offre qui se situe dans un périmètre de 30 km autour du domicile du demandeur d’emploi, et qui correspond globalement à ses qualifications".

Le projet de loi participe à la volonté du Gouvernement de réduire, d’ici à 2012, le taux de chômage à 5 %.

L’offre raisonnable d’emploi a été élaborée après une concertation approfondie avec les partenaires sociaux.

Ce projet de loi institue les droits et les devoirs suivants pour le demandeur d’emploi :

Un engagement entre le service public et le demandeur d’emploi avec un équilibre entre des droits plus nombreux comme la simplification des démarches, l’accompagnement personnalisé, une offre de service plus rénovée et des devoirs renforcés ;
Une approche personnalisée de recherche et d’accès à l’emploi : lors de son inscription au sein du futur organisme issu de la fusion de l’ANPE et de l’Assedic, le chômeur et son conseiller devront définir un "projet personnalisé d’accès à l’emploi, précisant la nature et les caractéristiques des emplois recherchés. Celui-ci devra être actualisé périodiquement. L’ORE ainsi définie tiendra "compte de la formation du demandeur d’emploi, de ses qualifications, son expérience professionnelle,sa situation personnelle et familiale ainsi que de la situation du marché du travail local. Elle précisera aussi la zone géographique privilégiée pour la recherche d’emploi et le salaire attendu ;
Une évolution dans le temps du projet professionnel, pour augmenter les chances du demandeur d’emploi de retrouver un emploi en cas de persistance du chômage ;
Une plus grande équité, par une définition de l’offre raisonnable d’emploi sur la base de critères objectifs.

Le demandeur d’emploi, en contrepartie, s’engage à ne pas refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi, définies dans son projet professionnel à partir de critères dont certains prennent en compte la durée du chômage :

Le salaire de l’emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de l’allocation perçue après un an. Il ne peut être inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et dans le domaine d’activité et ne peut contrevenir aux règles législatives et réglementaires relatives au salaire minimum ; après un an sans emploi, le chômeur sera obligé d’accepter tout emploi rémunéré "à hauteur du revenu de remplacement " versé par les Assedic, ou par l’Etat (Allocation spécifique de solidarité) s’il est en fin de droits.
Sur le plan géographique, après six mois de chômage, l’offre est valable si le lieu de travail est distant du domicile d’au plus 30 km ou une heure de transport en commun. L’existence de ces deux critères alternatifs est adaptée au lieu de domiciliation du demandeur d’emploi, à savoir s’il habite en zone rurale ou en zone urbaine.

Un décret précisera que le refus de deux offres raisonnables d’emploi entraîne une radiation de deux mois, prononcée par le nouvel organisme issu de la fusion ANPE- Assédic, qui donne lieu elle-même à la suspension provisoire de l’allocation perçue par le demandeur d’emploi. Le projet de loi est donc un dispositif organisé par paliers de 3, 6 et 12 mois prévoyant une radiation des listes d’un chômeur ayant refusé une "offre raisonnable d'emploi" pour une des raisons suivantes :
- refus "sans motif légitime à deux reprises d’une offre raisonnable d’emploi ;
- refus "sans motif légitime de suivre une action de formation ou d’aide à la recherche d’emploi" ;
- refus "de répondre à une convocation ou de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux destinée à vérifier son aptitude" ;
- refus d’une proposition de contrat d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation ;
- refus d’une action d’insertion ou d’une offre de contrat aidé ;
- impossibilité de "justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés" en vue de retrouver un emploi ;
- fausses déclarations établies.

Les conditions et la durée de radiation des listes de demandeurs d’emploi doivent être précisées par un décret en Conseil d’Etat. Le texte sera débattu au Parlement le 23 juin.

Fin de citation.

Voici les brefs commentaires que je peux faire en tant que praticien de ces questions.
1. En quinze années de métier, j'ai rencontré des milliers de gens différents et j'ai conduit, au bas mot, au moins 20.000 entretiens. Je peux compter sur les doigts des deux mains le nombre de personnes qui ont clairement refusé une offre d'emploi faite par un employeur - qui voulait  embaucher le demandeur - et que celui-ci a clairement refusé d'accepter sans en fournir des motifs sérieux.
2. J'ai, par contre, établi des dizaines de milliers de "mises en relation" d'un demandeur avec un employeur sur une offre précise et je ne suis pas en mesure d'évaluer le nombre de fois où l'employeur n'a même pas daigné répondre (je parle de l'absence de réponse et non d'une réponse négative ...).
3. Il sera extrêmement aisé à un demandeur soucieux de ne prendre aucun risque d'accepter la proposition quitte à faire capoter l'embauche par la suite. Il ne faut pas oublier que la période d'essai joue dans les deux sens! Un nouvel embauché a parfaitement le droit de démissionner en cours de période d'essai sans avoir à fournir de motif. Au demeurant, quoi de plus facile que de dire que le contenu réel de l'emploi ne correspond pas au libellé de l'offre?
4. Le principe retenu d'une gradation des obligations d'acceptation est bon ... sur le papier! Dans la réalité, il en va tout autrement. On sait ce qu'il est advenu de l'allocation dégressive ... Elle a été sans effet sérieux, à tel point que le gouvernement de l'époque a "rétabli" (plus précisément, à fait en sorte que les "partenaires sociaux" rétablissent) l'ancien dispositif en supprimant l'allocation dégressive, CE QUI A EU POUR EFFET CONCRET D'ALLONGER LA DUREE D'INDEMNISATION ,LA FAISANT PASSER DE 12 MOIS A 3 ANS!
5. Il me semblerait beaucoup plus judicieux que :
5.1. les tribunaux compétents pour trancher les litiges qui vont naitre soient clairement définis non comme les tribunaux administratifs (ce qui est actuellement le cas) mais comme les tribunaux judiciaires (voire, peut-être, les conseils de prud'hommes, mais il s'agit là d'une toute autre approche).
5.2. les cas de radiations possibles soient ramenés à DEUX, à savoir :
- l'insuffisance d'actes positifs de recherche d'emploi,
- la fraude ou la TENTATIVE de fraude aux allocations,
un point, c'est tout!
Cela supposerait l'institutionalisation du renversement de la charge de la preuve. Cela mérite un arrêt sur "image" ...
Actuellement, c'est à l'Anpe de prouver ses dires. Elle s'appuie pour cela sur les déclarations de ses agents et notamment sur les affirmations du directeur de l'agence locale ANPE, lesquels sont TOUS "agents publics", ce qui veut dire que leur parole pèse ...lourd.
On ne doit pas perdre de vue que, à terme, les agents de la nouvelle institution seront des agents de droit privé, même en étant investis d'une mission de service public.
Il s'ensuit que leur parole pèsera nécessairement moins lourd ...
En renversant la charge de la preuve, il serait alors exigé du demandeur qu'il PROUVE la réalité de ses démarches et de ses actes positifs de recherche d'emploi ... (en faisant, par exemple, une relation précise des dites démarches, ce qui l'obligerait à tenir un "journal", méthode de discipline personnelle excellente que je préconise car elle permet au conseiller de comprendre les difficultés que rencontre le demandeur d'emploi).

Je rappelle mes propositions visant à réformer l'ensemble du dispositif :

1. Savoir précisément qui fait quoi. Vouloir que le conseiller qui s'occupe du demandeur soit aussi, personnellement, le "flic" qui traque le "fraudeur en puissance" n'est pa humainement supportable pour le conseiller dont l'efficacité s'en trouverait considérablement réduite. Il faut donc mettre en place, au sein de la nouvelle institution, un véritable "service du contrôle de la recherche d'emploi" qui est, actuellement, éclaté entre au moins trois structures différentes dont les Directions Départementales du travail ...

2. Limiter la durée d'indemnisation à 12 mois et supprimer l'allocation de solidarité spécifique (donc, passage direct au RMI, impliquant l'obligation pour les bénéficiaires du RMI en âge et en capacité de travailler, de s'inscrire comme demandeurs d'emploi sous peine, en cas de non inscription, de ne plus percevoir leur RMI. Ceci a pour effet immédiat de faire exploser les chiffres des statistiques du chômage réel, chose que TOUS les gouvernements, droite et gauche confondus, ont  toujours soigneusement évité).

3. Passer un authentique contrat (juridiquement acté) entre le demandeur et la nouvelle institution en gestation. Cette perspective était rien moins que ridicule du temps de l'Anpe qui n'a JAMAIS eu les moyens de mettre en oeuvre une telle orientation. Elle devient, à terme assez rapproché, parfaitement réaliste, et même plausible, avec la nouvelle institution, 15 fois plus riche ...

4. Réformer la logique du financement en supprimant les cotisations "Assedic" tant pour les demandeurs que pour les entreprises, remplacées pour les uns par une uniformisation de la CSG puis une éventuelle augmentation de celle-ci, pour les autres, la taxation forfaitaire du licenciement, quelque soit la forme et la durée du contrat de travail antérieur.

Il y a là matière à débattre, n'est-ce pas?  
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 18:40
Ca y est! C'est désormais certain! Le Pen est bien le parrain du gamin de Dieudonné ...

Après les sorties sulfureuses de cet "humoriste", notamment contre les juifs, on se disait qu'il y avait quelque chose de pas clair. Il a eu beau s'en défendre ... Il a remis ça une ou deux autres fois!

Maintenant, on sait!

Quand on pense qu'il a été catalogué "à gauche" ... Il y a, comme ça, des accointances bizarres!

Tout aussi bizarre le fait que cette affaire n'a pas fait la "une" des journaux ... Un peu comme si on cherchait à minimiser l'évènement.

Qu'en pense l'intelligentsia du show biz? J'ai hâte de savoir!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Pour un monde meilleur
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 10:00
Le Tour de France ne mourra pas ... Il ne faut pas qu'il meure! C'est, et de loin!, l'épreuve cycliste reine dans le monde entier, auréolée du prestige de ses plus grands champions : Louison Bobet (un Breton!), Fausto Coppi, Raphaelo Geminiani,  Raymond Poulidor (le brave parmi les braves!), Bernard Hinault (encore un Breton, d'Yffiniac, à même pas 15 km de ma ville natale, Lamballe), Jacques Anquetil (pour lequel je me suis toujours demandé si sa mort prématurée, à 51 ans, n'était pas due à l'usage massif des produits dopants) et combien d'autres dont les noms me viennent moins facilement à l'esprit (Charly Gaul, Eddy Merckx, ...).

Il a été , ces dernières années, très gràvement entaché dans sa réputation à cause de l'usage de produits dopants ... C'est très triste et même franchement lamentable! Le sport cycliste est un sport éminement populaire ... On peut regarder le Tour de France sans bourse déliée, aussi bien à la télévision que sur le site même. Le cyclisme est un sport dont les victoires ne s'obtiennent qu'à l'issue d'un long effort de plusieurs heures, tout comme le tennis. Voilà deux ingrédients qui font la popularité du cyclisme ... Le tennis, lui, est devenu populaire depuis que ses pratiquants ont décidé d'être "dans le monde", abandonnant les tenues "BCBG" ...

Il s'en suit que la répression très ferme contre les usages de produits dopants doit être engagée, maintenue, accrue, sans aucune faiblesse, avec une grande ténacité, jusqu'à ce que le cancer du dopage soit éradiqué ...

En prison les pourris qui déshonorent le Tour de France!
En prison les minables qui blessent la conscience populaire et qui détruisent l'espoir que les gens de condition modeste placent dans leurs champions!

Il faut mener un combat impitoyable, quitte à procéder aux contrôles systèmatiques de tous les participants, tous les jours!

J'ai beaucoup apprécié l'attitude des responsables de l'équipe Saunier Duval qui ont choisi de se retiter de la course parce que l'un des coureurs s'était dopé ... Il se pourrait bien que je fasse attention, lors de mes achats, à cette marque et à ses produits!

A bon entendeur, salut!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 19:55
Quand on a du sang sur les mains ou quand on a participé, même indirectement, à des actions aboutissant à des assassinats politiques, a fortiori quand ces actions ont été conduites dans un Etat de droit démocratique comme l'Italie, encore plus a fortiori lorsque ces actions ont été conduites contre des démocrates ou des républicains dont le seul "crime" aura été, précisément, d'être démocrate et républicain, on doit s'attendre, un jour ou l'autre, à devoir rendre des comptes à la Justice du pays où ces actions criminelles ont été conduites!

Ce n'est que pure justice, que pur bon sens!

Ils ont bonne mine, ces Français "de gauche" qui, contre l'avis même des Italiens de gauche, soutiennent que la France étant une terre d'asile, il faut accorder l'asile politique à des criminels au motif que ceux-ci se disent également de gauche!

Ils ont bonne mine ces Français "de gauche" qui prennent appui sur une "décision" parfaitement monarchique prise, illégalement, par un Président de la République de gauche dont personne ne peut ignorer qu'il l'a fait par pur calcul politique (pour ne pas dire politicien!), art dans lequel il a été, toute sa vie politique durant, un "maître", à tel point qu'on a volontiers dit de lui qu'il était un "florentin"!

Quoi? De quoi a-t-elle peur, Madame Petrella? De quoi a-t-il peur, Monsieur Batisti? De devoir rendre - enfin - des comptes, l'un et l'autre, à la Justice de leur pays? Ni l'un ni l'autre ne sont condamnés à mort ... Il n'y a pas, c'est la même chose dans tous les pays de l'Union Européenne, de peine capitale en Italie ...Le droit pénal italien est, grosso modo, de même nature que le droit pénal français. Là-bas, aussi, il y a des remises de peines; là-bas, aussi, si on fait preuve d'une réelle volonté de réinsertion sociale et professionnelle, on peut "racheter" ses fautes!

Alors, de grâce, qu'ils ne s'abritent pas derrière leurs petits doigts! Ils ont d'autant moins de raisons de le faire que la décision d'extradition, décision de pure justice, a été assortie d'une demande de grâce ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 23:55
Les paris sont ouverts...

Il s'agit presque de cela, en effet.

La lettre ouverte de Jack Lang, ce politique hors pair, au Président de la République permet de supposer que les parlementaires du Parti Socialistes, réunis, avec les autres parlementaires, en congrès à Versailles, Lundi prochain ouvre beaucoup de perspectives ...

Personnellement, je penche pour un ralliement pur et simple de Jack Lang au vote EN FAVEUR du projet de loi de révision constitutionnelle.

L'Assemblée Nationale et le Sénat, vont-ils voter, en termes identiques, à la virgule près, ce texte. Sera-t-il examinable par le Congrès de Versailles?

Personnellement, je trouve ce texte beaucoup plus que satisfaisant. Il représente une avancée INDISCUTABLE de notre démocratie parlementaire. Jack Lang lui-même, ne s'y trompe pas. Dans sa lettre au Président de la République, il liste toutes les avancées que comporte le texte pour noter qu'elles vont TOUTES dans le sens du renforcement de la démocratie ...!

Le Parti Socialiste est donc devant un dilemne sérieux.
1. Comme il en fait l'annonce, il ne vote pas le texte et il bétonne le plus qu'il peut pour empêcher, coûte que coûte, que le texte passe. Il se déconsidère sur le long terme et il perd toute crédibilité dans toute initiative qu'il prendrait ultérieurement traitant d'une réforme des institutions.
2. Coup de théatre! Il vote, in fine, le texte. Il prend alors le risque de se mettre à dos toute l'opposition disparâtre aux réformes de Sarko  ...
Comme on le voit, ça n'est pas simple!

Personnellement, je parie qu'un nombre suffisamment grand de parlementaires socialistes vont voter ce texte, à la faveur d'une demande exprimée par la majorité de droite pour un vote à bulletins secrets ... Cette procédure est possible.
Il s'ensuivrait le scénario suivant :
1. Tous les parlementaires socialistes refusent, par un vote public,que l'on puisse voter à bulletins secrets. De la sorte, le PS sauve la face. Il sait qu'il va perdre ce vote car il n'a pas la majorité tout en espérant pouvoir, ainsi, dissimuler l'apport souhaitable des voix qui risquent de manquer pour obtenir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
2. Un fois le vote secret obtenu, un nombre suffisant de parlementaires socialistes vote le texte de révision constitutionnelle afin de permettre à celui-ci de passer avec la majorité requise.
3. En cas d'échec sur le vote, donc de "victoire" du PS, ce sera alors à cause des "villepinistes" et des "gaulistes historiques" ... Pas la faute au PS!
4. En cas d'obtention de la majorité requise, ce sera encore la faute aux "villepinistes" et aux "gaullistes historiques" qui n'auront pas eu le courage de voter contre le texte, "trahissant" ainsi leurs déclarations antérieures. Ce ne sera donc pas la faute au PS!

Allez, Camarades! A la soupe!

(Amis lecteurs, vous ne comprenez pas tout? Attendez un peu ... Ca va s'éclaircir ...).
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 23:54

C'est le quotidien Le Monde qui est visé ce soir. Ce n'est pas la première fois ni, probablement, la dernière (quoique ... la fable de La Fontaine "Le lion et le rat" est très instructive).

C'est, plus précisément, Cécile Prieur, la cible ... Pas bien méchant! Mais un bonn coup d'étrille de temps en temps, ça ne peut pas faire mal, ça fait circuler le sang ...

Mais, pour pouvoir vous faire une opinion, il faut d'abord, c'est la moindre des choses, que vous preniez connaissance du texte que je mets en cause.
Le voici donc.

Début de citation : 

LA POLÉMIQUE sur le décret réglementant le statut de psychothérapeute s'embrase à nouveau. Alors que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d'Etat un projet de décret débattu depuis près de cinq ans avec la communauté psy, c'est désormais un projet annexe d'arrêté qui met le feu aux poudres.

Ce « document de travail », signé des ministères de la santé et de la recherche, définit avec précision le contenu de l'enseignement théorique et pratique des futurs psychothérapeutes. La communauté psy dénonce une immixtion du gouvernement dans la définition du soin psychique et l'instauration d' « une psychothérapie d'Etat ».

Le 13 août 2004, le Parlement adoptait l'article 52 de la loi sur la santé publique reprenant un amendement de Bernard Accoyer, actuel président (UMP) de l'Assemblée nationale. M. Accoyer cherchait à réglementer l'usage du titre de psychothérapeute, utilisé actuellement par des psychiatres, psychanalystes, psychologues mais aussi des professionnels non médicaux, issus de dizaines de courants de pensée. Au nom de la lutte contre le charlatanisme, ce texte visait à réserver le titre de psychothérapeute aux professionnels inscrits sur un registre national et se soumettant à une formation universitaire.

Depuis l'adoption de la loi, trois ministres de la santé se sont efforcés, jusqu'ici en vain, de publier le décret issu de cet article de loi. Les querelles entre psys et gouvernement n'ont pas cessé. La dernière version du texte, élaborée par le cabinet de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, prévoit que les professionnels souhaitant user du titre se soumettent à une formation de 400 heures en psychopathologie clinique suivie d'un stage pratique de cinq mois. Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, le 16 juin, avant d'être transmis au Conseil d'Etat.

Alors que la communauté psy s'était résolue à accepter le compromis de la dernière version du décret, elle découvre aujourd'hui, avec stupeur, un projet d'arrêté, resté confidentiel, et déclinant le contenu de la formation. Selon ce texte, les futurs psychothérapeutes devront maîtriser « les principaux courants théoriques (psychanalytique, cognitivo-comportemental, systémique, socio-environnemental, biologique) » et avoir une « connaissance des outils d'évaluation (échelles cliniques, tests projectifs) suffisante ».

Pour les professionnels de la psyché, divisés entre courant psychanalytique et thérapies brèves d'inspiration anglo-saxonnes, le gouvernement prend parti dans une querelle épistémologique. « Il s'agit d'un hold-up cognitiviste sur le titre de psychothérapeute, dans le but explicite d'éliminer la pratique psychanalytique », dénonce Jacques-Alain Miller, chef de file de l'Ecole de la cause freudienne (courant lacanien de la psychanalyse). « On veut déposséder l'université de la définition du contenu de son enseignement, au profit du modèle psychiatrique américain, très minoritaire en France », s'insurge Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse.

La nature du texte incriminé - un simple arrêté - inquiète d'autant plus qu'il peut être pris sans aucune consultation. Le ministère de la santé explique que sa rédaction ne relève pas de sa responsabilité, mais de celle du ministère de la recherche. Dans l'entourage de Valérie Pécresse, on confirme que « l'arrêté vient compléter le décret et qu'il ne sera pas soumis à concertation ».

Cécile Prieur


Fin de citation

Et voici mes critiques!

1. Vous avez bien lu la première phrase : Cécile Prieur y parle du "décret" réglementant le statut de psychothérapeute.
Aucun doute n'est donc permis : ce décret est en vigueur.
Eh bien, non! Il ne s'agit que d'un projet de décret ... C'est beaucoup plus qu'une nuance. Un projet est un texte en préparation. Il est soumis à certaines règles et doit franchir certaine étapes, pour avis (évidemment! c'est encore le Gouvernement qui gouverne ...).

2. D'ailleurs, Cécile Prieur ne s'y trompe pas. Elle emploie par la suite, à plusieurs reprises, la bonne expression : "projet de décret" ...

3. Sans toutefois éviter de retomber dans le même travers un peu plus loin : "Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ..." . Là, il y a DEUX fautes! (tant qu'à fauter, autant "bien" fauter : deux couches, c'est mieux qu'une seule!).
Il y a la confusion (est-ce vraiment involontaire?) entre un "projet de décret" et un "décret". Il y a aussi le terme "approuvé" ...
Eh bien, non! Le fameux "Conseil ..." n'a pas approuvé! Cela n'entre pas dans ses prérogatives. Il a, par contre, certainement émis un avis circonstancié, comme c'est son droit ... et son devoir! Le Gouvernement doit effectivement soumettre à cette instance tout projet de décret qui entre dans son champ d'action.

4. Soyons juste. Le reste de l'article est très honnête ... Elle cite des extraits tout à fait explicites des prises de positions des uns et des autres ... Raison de plus pour souhaiter, qu'à l'avenir, Cécile prieur aille jusqu'au bout de son honnêteté.

5. Est-il nécessaire de rappeler que le Conseil d'Etat sera, lui aussi, saisi "pour avis" et que le gouvernement n'est nullement tenu de tenir ni de l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ni de celui du Conseil d'Etat, lesquels ne sauraient, en quoi que ce soit, s'ériger en je ne sais quel contre-pouvoir? Oui, peut-être ... Voilà qui est donc fait.

Et voici mes propositions, bien plus "raides" que celles du gouvernement :

1. Ne doivent pouvoir exercer la psychothérapie que des MEDECINS, à l'exclusion de tout autre. Ras le bol des charlatans qui vous expliquent que le paiement de l'acte (juteux pour ceux qui encaissent!) fait partie de la thérapie.

2. Comme la psychothérapie est évidemment une spécialité, il convient donc de s'assurer que les medecins aient, avant de pouvoir prétendre exercer celle-ci, suivi un cycle complet d'études, au choix :
 - de psychiatrie
 - de psychologie
- de psychanalyse (pour cette dernière, il faudra donc qu'elle soit enseignée comme telle à l'université, ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui!).

Fermez le ban!
(c'est normal, on est quand même le Quatorze Juillet!)

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /Juil /2008 12:25
Mon fils, Amaury, après avoir franchi toutes les étapes du scoutisme, au sein de la Fédération des Eclaireurs et Eclaireuses, organisation laïque de scouts, a voulu s'essayer au ... parachutisme!

Il y a des gens, comme ça, d'un tempérament volontaire, qui n'ont pas peur de se jeter dans le vide! Je dois avouer que ce n'est pas trop mon truc! J'ai une préférence pour le plancher des vaches...

Toujours est-il que, saut inaugural oblige, j'ai décidé de lui offrir la vidéo. Soyons francs : je me suis offert la video de son saut!

Je n'ai pas la moindre idée de l'effet que ça fait et, je persiste, je n'ai pas trop envie d'essayer.

Si j'en crois ce que me dit mon fils, c'est fantastique et il le recommande vivement. J'ai noté, sitôt qu'il avait touché le sol, lui ayant posé la question rituelle "Alors?" qu'il m'a répondu : "Je suis prêt à y retourner, là, tout de suite!".

Voici donc la vidéo de ce saut :




Toujours dans l'action, mon fils part, aujourd'hui même, 14 Juillet 2008, rejoindre son camp de scout à la direction duquel il va participer ce qui va lui permettre de valider définitivement son Brevet d'Aptitude aux Fonctions d'Animateur, spécialité "Scoutisme". Plusieurs dizaines de jeunes , à partir de 7 ans, se retrouvent ainsi, dans la nature, mais solidement encadrés, dans un esprit d'ouverture aux autres!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

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  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
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  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

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  • : 30/09/2005
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 (Pénélope)

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 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

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 (François Mitterrand)

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L'amour n'est qu'un plaisir,
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 voilà déjà longtemps
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(Victor Hugo)

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 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

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 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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