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Monsieur le Président,
« Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps… »
J’apprécie au plus haut point la fidélité à vos engagements de candidat Président. Ainsi donc je devrai travailler 235 jours au lieu de
218 auparavant selon la loi qui vient d’être adoptée. Fort heureusement, je garde le bénéfice de mes week-ends et de mes jours de congés. L’affaire ne me coûte que mes jours fériés chômés payés
et mes jours de RTT, qui constituaient le maigre retour des 60 à 70 heures par semaine que j’effectue pour conserver mon job.
Certes, je ne suis pas encore aussi omniprésent dans mon entreprise que vous l’êtes vous-même au service de notre pays. Votre engagement
permanent sur l’événementiel aux quatre coins du monde est stupéfiant. J’apprécie personnellement, Français moyen il est vrai, le retour en famille et les heures que je consacre à mes enfants. Il
m’arrive d’aller encore à la campagne où mes parents se sont retirés frileusement ; petites retraites obligent ! Mais nous espaçons ces visites à notre corps défendant : l’essence
est devenue si chère ! le pouvoir d’achat si malheureusement stagnant… Grâce à vous, je vais travailler plus et gagner plus : 17 jours valorisés de 10%… Et pourquoi pas 25% ?
Pourquoi donc cette discrimination, Monsieur le Président ? En quoi est-elle justifiée. Serais-je un paria, possesseur de je ne sais quelle situation privilégiée qui mérite le laminage par
l’imposition et pour le reste à vivre la portion congrue ?
Monsieur le Président, il faut que je vous dise, combien je suis en désaccord avec ces nouvelles dispositions qui seront sans doute
acceptées dans mon entreprise par le seul syndicat encore présent après la loi sur la représentativité. Je gage que le dialogue aura été en l’occurrence plus facile que par le passé. Sera-t-il
aussi fructueux, aura-t-il meilleure consistance, dans l’avenir ?
Monsieur le Président, votre rythme des réformes me donne le tournis et il m’arrive de prioriser les thèmes alors qu’ils sont tous
importants. Mais cette loi sur le temps de travail m’interpelle particulièrement et me semble totalement inutile, inique et plus frappée du sceau de la revanche que de l’analyse
fondée.
Dans ces conditions, le senior que je serai dans quelque temps n’a qu’une hâte, c’est d’échapper à la pression et au stress des conditions
de travail.
Comment concilier cette envie avec une nécessité économique que je comprends bien par ailleurs, celle d’équilibrer nos régimes de retraite
par répartition ?
Même si je n’en suis pas à reprendre un slogan bien connu « À bas les cadences infernales », « je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps » pour exprimer à travers elle tout le malaise d’une population laborieuse qui souffre, fut-elle de l’encadrement.
Fin de citation.
S'il plait à Sarko de faire le choix d'aller droit dans le mur en klaxonnant, il est libre ... Mais, il faut qu'il y aille tout seul!
Le projet de révision de la Constitution aurait pu être plus convaincant. Fallait-il pour autant voter contre ? Opter pour le tout ou rien ? Certainement pas : mettre de l'huile dans les rouages de la démocratie n'a jamais été superflu. La gauche a pourtant choisi le non, au risque, sur un sujet majeur, de brouiller la frontière entre opposition et obstruction.
De principes proclamés en marchandages de coulisses, ce projet est le fruit de trois mois de travaux parlementaires, couvés avec une vigilance souvent maladroite par l'Elysée. La gauche a dénoncé à juste titre cet interventionnisme de "l'hyperprésident" et, surtout, les lacunes du projet. Un projet que, droite et gauche confondues, les élus considéraient au départ avec faveur, convaincus que la Constitution de la Ve République, vingt-trois fois révisée en un demi-siècle, méritait d'être une nouvelle fois revisitée.
Le résultat de ces délibérations - que les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles étaient appelés à approuver lundi 21 juillet - est loin d'être négatif. Le projet qui leur était soumis renforce les pouvoirs du Parlement, dont la faiblesse sinon l'impuissance est le principal défaut de la Ve République. Les congressistes avaient notamment à se prononcer sur une mesure permettant aux deux assemblées de maîtriser mieux qu'aujourd'hui leur ordre du jour.
Ce projet visait aussi à renforcer les droits des citoyens. En leur donnant par exemple la possibilité de saisir indirectement le Conseil constitutionnel pour contester une loi contraire à la Constitution. Cette réforme-là, l'un des adversaires les plus résolus du projet de révision, le sénateur socialiste Robert Badinter, avait vainement tenté de la "vendre" au président Mitterrand lorsqu'il était président du Conseil constitutionnel.
Désappointée par le résultat final, la gauche a mille fois raison d'incriminer le refus de la droite d'interdire le cumul des mandats. Et l'obstination du Sénat à pérenniser son mode d'élection, une anomalie démocratique.
Mais la gauche a eu tort de transformer le vote de lundi en scrutin pour ou contre Nicolas Sarkozy, au lieu de se prononcer pour la Constitution - pour sa modernisation, si imparfait que fût le projet qui lui était soumis.
L’Insee a publié ce jeudi les chiffres du chômage au 1er trimestre 2008. On comprendra aisément que la ministre de l’économie se réjouisse de cette nouvelle baisse…
Des chiffres à saluer
Excellente nouvelle pour Christine Lagarde, le taux de chômage a baissé, pour atteindre 7,2 % de la population active en France métropolitaine au premier trimestre, soit 0,2 point de moins qu’au précédent trimestre. En un an, nous sommes passés de 8,4 à 7,2 % de taux de chômage. On enregistre ainsi la 7ème baisse consécutive sur 7 trimestres. Ce résultat est d’autant plus précieux qu’on pouvait craindre une inversion, puisque la décrue du chômage a commencé en 2006 mais a butté sur un palier au tournant de l'année 2006-2007, avant de reprendre, il y a un an. Cette fois, elle se poursuit.
Un peu mieux pour les jeunes
En regardant les chiffres dans le détail, on constate que le taux de chômage a encore reculé pour les moins de 25 ans. La décrue les concerne donc aussi. Cela dit, ces niveaux demeurent deux fois supérieurs au taux de chômage des 25-49 ans. 17,2 % de chômeurs parmi les jeunes, c’est nettement moins qu’il y a un an, lorsque l’on dépassait les 20 %, mais ce chiffre reste très, trop élevé, évidemment.
Peut (encore) mieux faire
Si l’on se penche cette fois sur les 25-49 ans, nouveau progrès, on tombe à 6,6 % de chômage concernant cette population. Autant dire que l’on n’est plus si éloignés du plein emploi. Et au total, il faut tout de même retenir que le taux de chômage publié ce jeudi est le plus bas jamais observé en France depuis 1983, comme l’a rappelé Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi. Pourtant, il nous reste de gros progrès à faire, pour les jeunes, mais aussi pour la qualité de l’emploi : parmi les actifs, nombreux sont ceux qui sont à temps partiel et qui aimeraient travailler plus. La bataille n’est pas gagnée…
Du côté de la Suède
Des combats restent à mener, Laurent Wauquiez l’admet lui-même, et propose de regarder du côté de la Suède, pour faire en France les réformes structurelles. Excellente référence, puisque la Suède est partie du chômage de masse dans les années 90 pour atteindre 5 % seulement de chômage aujourd’hui. Ingrédients du succès suédois : la réforme de la formation professionnelle, la création d'une agence unique de service public de l'emploi avec des objectifs de résultats, et aussi des contrôles accrus pour que personne ne profite du système. Tout cela trouve d’ailleurs un écho dans les réformes qui sont en cours en France… Cela étant, un autre problème reste à régler, celui de la mesure, des chiffres et de leur transparence.
Plus de transparence
En effet, si l’on observe les chiffres exploités aujourd’hui, il y a de quoi être surpris ! Le taux de 7,2% de chômage publié ce jeudi matin correspond à 2 millions de chômeurs au sens du BIT, le Bureau International du Travail. Or, en France, on compte 2,6 millions de personnes, qui ne sont pas toutes des chômeurs au sens du BIT (parce qu’elles ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler ou parce qu’elles n'ont pas effectué de démarches actives de recherche d'emploi dans le mois précédent).
Pour afficher le taux d’emploi
Pour plus de clarté, nous proposons donc, à l’Institut Montaigne, de fixer les objectifs politiques en termes de hausse du taux d’emploi plutôt que de baisse du taux de chômage. Car le taux de chômage est discutable, variable dans ses définitions et permet pas mal de manipulations (contrats aidés, emploi public, radiation de chômeurs). Le taux d’emploi, en revanche, mesure le nombre de personnes qui travaillent en pourcentage de la population. Il chiffre donc la capacité d’un pays à faire participer, sans discrimination, l’ensemble de sa population active à la création de richesses.
Des progrès à relativiser
Ainsi donc, si l’on utilisait plutôt le taux d’emploi, on passerait d’une logique de mesure de la pénurie d’emplois (ce qu’indique le taux de chômage) à une logique d’accroissement du potentiel productif. On verrait aussi qu’il nous reste de gros progrès à faire, puisque notre taux d’emploi est passé de 64,7 % à 65,1 %, quand en Allemagne et même au Portugal, il est de 68 %. Sans compter qu’au Danemark il atteint même 77 % !
Ce projet de loi sur l’offre raisonnable d’emploi repose sur un engagement entre l’ANPE et le demandeur d’emploi afin de "ne pas basculer dans le chômage de longue durée", a indiqué Laurent Wauquiez. Il précise que "L’ANPE prendra des engagements pour mieux accompagner le demandeur d’emploi en contrepartie de quoi celui-ci s’engagera à accepter une offre d’emploi raisonnable."
Le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi définit une offre d’emploi raisonnable comme " une offre qui se situe dans un périmètre de 30 km autour du domicile du demandeur d’emploi, et qui correspond globalement à ses qualifications".
Le projet de loi participe à la volonté du Gouvernement de réduire, d’ici à 2012, le taux de chômage à 5 %.
L’offre raisonnable d’emploi a été élaborée après une concertation approfondie avec les partenaires sociaux.
Ce projet de loi institue les droits et les devoirs suivants pour le demandeur d’emploi :
Un engagement entre le service public et le demandeur d’emploi avec un équilibre entre des droits plus nombreux comme la simplification des
démarches, l’accompagnement personnalisé, une offre de service plus rénovée et des devoirs renforcés ;
Une approche personnalisée de recherche et d’accès à l’emploi : lors de son inscription au sein du futur organisme issu de la fusion de l’ANPE et de l’Assedic, le chômeur et son conseiller
devront définir un "projet personnalisé d’accès à l’emploi, précisant la nature et les caractéristiques des emplois recherchés. Celui-ci devra être actualisé périodiquement. L’ORE ainsi définie
tiendra "compte de la formation du demandeur d’emploi, de ses qualifications, son expérience professionnelle,sa situation personnelle et familiale ainsi que de la situation du marché du travail
local. Elle précisera aussi la zone géographique privilégiée pour la recherche d’emploi et le salaire attendu ;
Une évolution dans le temps du projet professionnel, pour augmenter les chances du demandeur d’emploi de retrouver un emploi en cas de persistance du chômage ;
Une plus grande équité, par une définition de l’offre raisonnable d’emploi sur la base de critères objectifs.
Le demandeur d’emploi, en contrepartie, s’engage à ne pas refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi, définies dans son projet professionnel à partir de critères dont certains prennent en compte la durée du chômage :
Le salaire de l’emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au
moins le montant de l’allocation perçue après un an. Il ne peut être inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et dans le domaine d’activité et ne peut contrevenir aux règles
législatives et réglementaires relatives au salaire minimum ; après un an sans emploi, le chômeur sera obligé d’accepter tout emploi rémunéré "à hauteur du revenu de remplacement " versé par
les Assedic, ou par l’Etat (Allocation spécifique de solidarité) s’il est en fin de droits.
Sur le plan géographique, après six mois de chômage, l’offre est valable si le lieu de travail est distant du domicile d’au plus 30 km ou une heure de transport en commun. L’existence de ces deux
critères alternatifs est adaptée au lieu de domiciliation du demandeur d’emploi, à savoir s’il habite en zone rurale ou en zone urbaine.
Un décret précisera que le refus de deux offres raisonnables d’emploi entraîne une radiation de deux mois, prononcée par le nouvel organisme
issu de la fusion ANPE- Assédic, qui donne lieu elle-même à la suspension provisoire de l’allocation perçue par le demandeur d’emploi. Le projet de loi est donc un dispositif organisé par paliers
de 3, 6 et 12 mois prévoyant une radiation des listes d’un chômeur ayant refusé une "offre raisonnable d'emploi" pour une des raisons suivantes :
- refus "sans motif légitime à deux reprises d’une offre raisonnable d’emploi ;
- refus "sans motif légitime de suivre une action de formation ou d’aide à la recherche d’emploi" ;
- refus "de répondre à une convocation ou de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux destinée à vérifier son aptitude" ;
- refus d’une proposition de contrat d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation ;
- refus d’une action d’insertion ou d’une offre de contrat aidé ;
- impossibilité de "justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés" en vue de retrouver un emploi ;
- fausses déclarations établies.
Les conditions et la durée de radiation des listes de demandeurs d’emploi doivent être précisées par un décret en Conseil d’Etat. Le texte sera débattu au Parlement le 23 juin.
Fin de citation.
C'est le quotidien Le Monde qui est visé ce soir. Ce n'est pas la première fois ni, probablement, la
dernière (quoique ... la fable de La Fontaine "Le lion et le rat" est très instructive).
C'est, plus précisément, Cécile Prieur, la cible ... Pas bien méchant! Mais un bonn coup d'étrille de temps
en temps, ça ne peut pas faire mal, ça fait circuler le sang ...
Mais, pour pouvoir vous faire une opinion, il faut d'abord, c'est la moindre des choses, que vous preniez
connaissance du texte que je mets en cause.
Le voici donc.
Début de citation :
LA POLÉMIQUE sur le décret réglementant le statut de psychothérapeute s'embrase à nouveau. Alors que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d'Etat un projet de décret débattu depuis près de cinq ans avec la communauté psy, c'est désormais un projet annexe d'arrêté qui met le feu aux poudres.
Ce « document de travail », signé des ministères de la santé et de la recherche, définit avec précision le contenu de l'enseignement théorique et pratique des futurs psychothérapeutes. La communauté psy dénonce une immixtion du gouvernement dans la définition du soin psychique et l'instauration d' « une psychothérapie d'Etat ».
Le 13 août 2004, le Parlement adoptait l'article 52 de la loi sur la santé publique reprenant un amendement de Bernard Accoyer, actuel président (UMP) de l'Assemblée nationale. M. Accoyer cherchait à réglementer l'usage du titre de psychothérapeute, utilisé actuellement par des psychiatres, psychanalystes, psychologues mais aussi des professionnels non médicaux, issus de dizaines de courants de pensée. Au nom de la lutte contre le charlatanisme, ce texte visait à réserver le titre de psychothérapeute aux professionnels inscrits sur un registre national et se soumettant à une formation universitaire.
Depuis l'adoption de la loi, trois ministres de la santé se sont efforcés, jusqu'ici en vain, de publier le décret issu de cet article de loi. Les querelles entre psys et gouvernement n'ont pas cessé. La dernière version du texte, élaborée par le cabinet de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, prévoit que les professionnels souhaitant user du titre se soumettent à une formation de 400 heures en psychopathologie clinique suivie d'un stage pratique de cinq mois. Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, le 16 juin, avant d'être transmis au Conseil d'Etat.
Alors que la communauté psy s'était résolue à accepter le compromis de la dernière version du décret, elle découvre aujourd'hui, avec stupeur, un projet d'arrêté, resté confidentiel, et déclinant le contenu de la formation. Selon ce texte, les futurs psychothérapeutes devront maîtriser « les principaux courants théoriques (psychanalytique, cognitivo-comportemental, systémique, socio-environnemental, biologique) » et avoir une « connaissance des outils d'évaluation (échelles cliniques, tests projectifs) suffisante ».
Pour les professionnels de la psyché, divisés entre courant psychanalytique et thérapies brèves d'inspiration anglo-saxonnes, le gouvernement prend parti dans une querelle épistémologique. « Il s'agit d'un hold-up cognitiviste sur le titre de psychothérapeute, dans le but explicite d'éliminer la pratique psychanalytique », dénonce Jacques-Alain Miller, chef de file de l'Ecole de la cause freudienne (courant lacanien de la psychanalyse). « On veut déposséder l'université de la définition du contenu de son enseignement, au profit du modèle psychiatrique américain, très minoritaire en France », s'insurge Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse.
La nature du texte incriminé - un simple arrêté - inquiète d'autant plus qu'il peut être pris sans aucune consultation. Le ministère de la santé explique que sa rédaction ne relève pas de sa responsabilité, mais de celle du ministère de la recherche. Dans l'entourage de Valérie Pécresse, on confirme que « l'arrêté vient compléter le décret et qu'il ne sera pas soumis à concertation ».
Cécile Prieur
Fin de citation
Et voici mes critiques!
1. Vous avez bien lu la première phrase : Cécile Prieur y parle du "décret" réglementant le statut de psychothérapeute.
Aucun doute n'est donc permis : ce décret est en vigueur.
Eh bien, non! Il ne s'agit que d'un projet de décret ... C'est beaucoup plus qu'une nuance. Un projet est un texte en préparation. Il est soumis à certaines règles et doit franchir certaine
étapes, pour avis (évidemment! c'est encore le Gouvernement qui gouverne ...).
2. D'ailleurs, Cécile Prieur ne s'y trompe pas. Elle emploie par la suite, à plusieurs reprises, la bonne expression : "projet de décret" ...
3. Sans toutefois éviter de retomber dans le même travers un peu plus loin : "Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ..." . Là, il y a
DEUX fautes! (tant qu'à fauter, autant "bien" fauter : deux couches, c'est mieux qu'une seule!).
Il y a la confusion (est-ce vraiment involontaire?) entre un "projet de décret" et un "décret". Il y a aussi le terme "approuvé" ...
Eh bien, non! Le fameux "Conseil ..." n'a pas approuvé! Cela n'entre pas dans ses prérogatives. Il a, par contre, certainement émis un avis circonstancié, comme c'est son droit ... et son devoir!
Le Gouvernement doit effectivement soumettre à cette instance tout projet de décret qui entre dans son champ d'action.
4. Soyons juste. Le reste de l'article est très honnête ... Elle cite des extraits tout à fait explicites des prises de positions des uns et des autres ... Raison de plus pour souhaiter, qu'à
l'avenir, Cécile prieur aille jusqu'au bout de son honnêteté.
5. Est-il nécessaire de rappeler que le Conseil d'Etat sera, lui aussi, saisi "pour avis" et que le gouvernement n'est nullement tenu de tenir ni de l'avis du Conseil national de l'enseignement
supérieur et de la recherche ni de celui du Conseil d'Etat, lesquels ne sauraient, en quoi que ce soit, s'ériger en je ne sais quel contre-pouvoir? Oui, peut-être ... Voilà qui est donc fait.
Et voici mes propositions, bien plus "raides" que celles du gouvernement :
1. Ne doivent pouvoir exercer la psychothérapie que des MEDECINS, à l'exclusion de tout autre. Ras le bol des charlatans qui vous expliquent que le paiement de l'acte (juteux pour ceux qui
encaissent!) fait partie de la thérapie.
2. Comme la psychothérapie est évidemment une spécialité, il convient donc de s'assurer que les medecins aient, avant de pouvoir prétendre exercer celle-ci, suivi un cycle complet d'études, au
choix :
- de psychiatrie
- de psychologie
- de psychanalyse (pour cette dernière, il faudra donc qu'elle soit enseignée comme telle à l'université, ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui!).
Fermez le ban!
(c'est normal, on est quand même le Quatorze Juillet!)
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Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
Je ne comprends pas la position du Parti Socialiste vis à vis de cette réforme de la Constitution.
Vous dites qu’elle accroit la présidentialisation du régime. Soit! Mais le quinquénat que, il me semble, vous avez voté, a bel et bien été l’amorce de cette présidentialisation.
L’inversion du calendrier de l’élection présidentielle et des élections législatives, que, non seulement, vous avez voté mais encore que vous avez promu (Lionel Jospin) allait bel et bien dans le même sens.
Jack Lang, sans le dire vraiment, est favorable à cette réforme. Sa lettre au Président en témoigne d’une façon qui n’est même pas voilée.
Je ressens votre prise de position non comme un rejet de la réforme mais plutôt comme une opération “politique” : faire subir, par tous les moyens, un échec politique à Sarko! C’est évidemment de bonne guerre … Mais, pour une réforme qui, quoi que l’on en dise, améliore le fonctionnement de nos institutions (par rapport à l’existant), il faut fixer les priorités.
Qu’allez vous gagner si elle ne passe pas?
J’ai même le net sentiment que le nécessaire sera fait pour que cette réforme passe … de justesse (60,02% des suffrages exprimés, par exemple! Avec l’apport d’un vote à bulletin secret demandé par la droite auquel les élus socialistes vont s’opposer tout en sachant bien qu’il ne pourront pas l’empêcher (parce qu’ils ne le veulent pas!), ce qui permettra à des socialistes de la voter dans le secret des bulletins …
Rendez-vous Lundi!