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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Accord parfait avec François ... Lenglet (Le Point).

7 Avril 2014, 10:31am

Publié par Jacques Heurtault

L'article que François Lenglet publie dans Le Point reflète si bien mon point de vue personnel que je ne vois guère d'autres solutions que de le publier dans son intégralité.

 

Début de citation :

 

 

Le redressement du pays n'est pas fini, a expliqué François Hollande au lendemain de la sanction électorale. Le président a raison. Le redressement n'est pas terminé, puisqu'il n'a tout simplement pas commencé. Lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir, les socialistes ont trouvé une France en croissance zéro, une dette qui galopait et un chômage au plus haut. Deux ans plus tard, la France est en croissance zéro, la dette galope et le chômage est à un niveau record. Les deux seules choses qui ont changé sont le niveau des impôts et la crédibilité de la parole politique. Le premier a sensiblement monté, la seconde a sensiblement baissé, avec la promesse d'inversion de la courbe du chômage démentie par les indicateurs qui s'égrènent mois après mois. Ça n'était d'ailleurs pas si facile de faire bouger l'un et l'autre, car la majorité précédente avait déjà bien travaillé sur les deux sujets.

Pour éviter ces travers, le président et son nouveau Premier ministre pourraient être tentés d'accélérer le rythme sans changer de politique. Ce serait se méprendre. Une mauvaise politique mise en place rapidement n'en devient pas bonne pour autant. Au contraire. C'est bien l'orientation initiale qu'il faut mettre en cause : le choc fiscal. D'ailleurs, pour augmenter les impôts, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a été rapide et efficace. La fiscalité est le seul domaine sur lequel les Français ont pu mesurer concrètement les résultats de l'action gouvernementale.

Et c'est le choix d'augmenter les impôts que paie aujourd'hui le gouvernement. Les millions de ménages qui ont subi le coup d'assommoir lui en veulent. Et personne ne comprend exactement où sont partis les 32 milliards de la plus forte hausse d'impôt depuis la guerre. Car elle n'est pas visible dans la réduction du trou budgétaire : le déficit 2013, après avoir été annoncé à 3 % du PIB, puis à 3,7 %, puis à 4,1 %, s'établit finalement à 4,3 %. On a rarement vu une telle glissade, alors que la conjoncture ne s'est pas détériorée.

Où est donc passé tout cet argent, alors que la situation économique du pays ne s'est pas améliorée ? Tout d'abord, dans les dépenses supplémentaires. Elles ont augmenté de 2 % en 2013, après un 3 % en 2012. Et le ralentissement de la hausse entre ces deux années n'est pas dû à la vertu soudaine, mais à la météo financière : les taux d'intérêt ont baissé, et la charge de la dette publique en a été réduite de près de 10 %. La dépense publique n'est donc en rien "stabilisée".

L'argent s'est ensuite volatilisé conformément aux prédictions d'Arthur Laffer, un économiste américain. Ce spécialiste de la fiscalité a expliqué naguère que le rendement de l'impôt décroît avec l'augmentation du taux de prélèvement. En clair, l'animal fiscal n'est pas plus bête qu'un autre. Lorsqu'il est malmené, il développe des comportements d'évitement. Travailler moins pour payer moins, ou travailler plus, mais au noir. Ou encore s'exiler à l'étranger. C'est exactement ce qui s'est passé chez nous. Laffer ne dit pas autre chose que les paysans et leur bon sens proverbial.

Si le choc fiscal n'a pas eu d'effet sur les comptes, il a en revanche fait chuter l'investissement et les perspectives du pays. La seule inversion de courbe réussie à ce jour est celle de la confiance des agents économiques, au plus bas. Alors, comment remettre le quinquennat d'équerre ? Il va falloir admettre s'être trompé. Baisser les impôts. Baisser en parallèle les dépenses publiques. Le tout dans une conjoncture hostile. Avec une légitimité politique fragile. Et zéro marge de manoeuvre.

Comment le nouveau Premier ministre pourra-t-il se tirer de cette tâche ardue, dans le calendrier serré qui lui est imposé ? La seule option est la confrontation européenne, pour réaménager une nouvelle fois la trajectoire budgétaire promise à Bruxelles. François Hollande l'a annoncé en filigrane lors de son intervention de lundi soir. Il va faire levier de la montée des populismes en Europe, à l'occasion des toutes prochaines élections, pour remettre en question la politique économique de la zone euro.

Il y a bien sûr quelque chose de désolant à voir tout nouveau gouvernement français depuis vingt ans prendre le Thalys de l'humiliation pour aller demander à Bruxelles l'éternel sursis des procrastinateurs. Cette fois-ci, pourtant, c'est différent. L'exaspération des Français dont témoignent les municipales, et dont témoigneront bientôt les européennes, exige des résultats concrets, après sept ans de crise et d'incurie gouvernementale. Nous sommes au dernier arrêt avant la catastrophe sociale. Si le sursis était pour une fois bien utilisé, pour préparer l'avenir, pour réformer, en somme, le jeu en vaudrait la chandelle. Si, en revanche, nous cédions à nouveau à la tentation de la ferblanterie habituelle - contrats aidés et subventions diverses -, ce nouveau gouvernement sera emporté par la prochaine secousse, et le président avec lui. Bonne chance, monsieur le Premier ministre.

 

Fin de citation.

 

Il tombe évidemment sous le sens qu'il ne faut surtout pas demander quelque report d'échéance que ce soit. Les déficits publics doivent, impérativement, être maitrisés quelqu'en soit le prix politique à payer ...

La toute première des mesures budgétaires à prendre, c'est le BLOCAGE, pur et simple de toutes les lignes de dépense à l'euro près comparativement à l'exercce budgétaire de 2013.

Nous savons, en effet, que, d'une manière purement mécanique, alors que l'on a prévu de maitriser les dépenses, celles-ci augmentent malgré tout d'environ ...5% par an! C'est complètement ahurissant mais c'est ainsi. Ce sont de telles dérives qui ont conduit le gouvernement Ayrault à affirmer que 15 milliards d'économies avaient été programmées pour 2014 comparativement à 2013 alors qu'il s'agissait, en fait, d'une limitation des hausses  de 5 milliards comparativement aux 20 milliards de hausses automatiques (soit 20 - 15 = 5!).

Bien entendu, là où de véritables baisses des dépenses ont été programmées, il faut qu'elles soient MAINTENUES (maintenu = "tenu en mains"!), strictement ...

Une telle politique doit être, ensuite, appliquée plusieurs années de suite, STRICTEMENT, quelle que soit la longueur des cortèges (selon la célèbre formule de Raymond Barre).

 

Pour Manuel Valls et son gouvernement, le choix de la stratégie est clair : ne rien céder sur rien! Ne témoigner d'aucune faiblesse d'aucune sorte vis à vis de qui que ce soit pour quelques raisons que ce soit ...

S'il faiblit, inexorablement, il reculera ...

S'il recule, inévitablement, il cédera ...

S'il cède, inévitablement, il capitulera ...

Et s'il capitule, il y aura dissolution et la "majorité" deviendra "minorité" avec un maximum de cinquante députés ... Je ne ferai rien pour contribuer, si peu que ce soit, à l'évitement d'une telle catastrophe!

 

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Alain 07/04/2014 14:11

Rien de nouveau sous le soleil!on connait les idées de F Lenglet qui est de tous les débats télévisés,idées que vous partagez.pensez-vous que le "peuple"protestataire(vote fn)veut de cette politique?est-ce cela qu'il a voulu dire?se serrer la ceinture pendant encore des ANNEES?Réduire la dépense publique!certes ,mais selon quelle méthode et calendrier?Vous ne parlez pas d'autres réformes structurelles qui réduiraient la dépense sans mettre le peuple dans la désolation.AUSTERITE!rien d'autre,et là pas question de protestation;il ne faudra pas ECOUTER le peuple.En fait le peuple vous intéresse peu,vous voulez surtout qu'on applique VOS idées!pourriez-vous nous donner queques exemples de mesures à prendre selon vous?

Jacques Heurtault 07/04/2014 15:34

Oui! Mille fois OUI! Je veux que l'on applique mes idées ... Ca tombe sous le sens! Sinon, à quoi bon les exposer et les défendre?
Un vote protestataire n'a évidemment pas pour objet de porter au pouvoir le parti qui les rassemble! Il a pour OBJET d'émettre une PROTESTATION! Point barre ...
Quand un parti protestataire arrive au pouvoir, seul ou, le plus souvent, dans une coalition, très très vite, il s'effondre électoralement car il n'y a pas consensus sur les mesures positives ... Les électeurs ne retrouvent pas le sens de leur vote!
Vous me demandez de vous donner quelques exemples de mesures à prendre. C'est bien volontiers que je vais vous en fournir en prenant la précaution de vous rappeler que je ne suis ni Président de la République, ni Premier Ministre ni même simple ministre ...

1. Par la voie législative avec engagement de responsabilité (49-3), le fais voter un blocage immédiat du mécanisme appelé GVT (Glissement Vieillesse Technicité) en vigueur dans toutes les fonctions publiques.
2. Ultérieurement, je fais voter, par la même voie, la DESTRUCTION définitive de ce mécanisme. J'obtiens de la sorte une éradication de la dérive budgétaire provoquée par l'automatisme de ce mécanisme pervers.
3. Ultérieurement, je mets en place un dispositif, basé sur le VOLONTARIAT, d'abandon du statut du fonctionnaire en contrepartie d'une hausse conséquente du salaire pour tous les fonctionnaires non-régaliens. Sont donc concernés, notamment, tous les agents de l'Education Nationale, tous les agents de la fonction publique territoriale et tous les agents de la fonction publique hospitalière, etc ... Au bas mot, 4 millions de personnes! Ne sont pas concernés, notamment et principalement, les policiers, les militaires, les collecteurs d'impôts et les magistrats, lesquels doivent impérativement être couverts par un statut de fonctionnaire afin qu'ils restent sous leur statut d'obéissance stricte ou d'indépendance stricte (magistrats).
Il y en a évidemment beaucoup d'autres! Notamment en matière de fiscalité ... Je peux vous parler d'un "mécano" fiscal que j'ai mis au point se traduisant par une remise en ordre générale de la fiscalité avantageant le travail et mettant à forte contribution le patrimoine ...
Seriez vous intéressé par la publication, SUR MON BLOG, d'un article dont vous seriez l'auteur sur un sujet qui pourrait faire apparaitre des différences sensibles entre nous? Si tel est le cas, JE VOUS L'OFFRE!