Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Au 36 Quai des Orfèvres, des valseuses et des vaseux ...

29 Avril 2014, 15:04pm

Publié par Jacques Heurtault

Beurk!

Dans le précédent article, j'ai visé le fonctionnement de la Justice ...

Dans celui-ci, ce sera le fonctionnement de la Police ... J'aurais tout aussi bien pu prendre en charge le fonctionnement des armées ... tant il y a matière, dans TOUTE la Fonction Publique, à appuyer là où ça fait mal!

 

Des policiers, pas très policés semble-t-il, se sont permis quelques écarts de comportement avec une dame. Ecarts suffisamment significatifs pour que ladite dame ait jugé bon de porter plainte. Il convient, à ce stade, de laisser les juges d'instruction faire leur travail.

 

Le ministre de l'Intérieur, lui, n'a pas tardé à réagir : suspension de trois policiers de la Brigade de recherche et d'Intervention (BRI) qui a succédé à la célèbre "anti-gang" qui fut dirigée, un temps, par un certain Commissaire Broussard dont l'efficacité professionnelle fut, en son temps, particulièrement redoutable. Je pense, en particulier, à la neutralisation définitive de Mesrine.

 

Des fonctionnaires de police, apparemment en état d'imprégnation alcoolique, ont cru devoir faire une visite guidée de leur lieu de travail à la dame de 34 ans, Chacun peut en penser ce qu'il veut mais il est permis de penser que si la dame avait eu deux fois 34 ans (soit 68 ans), la visite n'aurait pris la même tournure ...

 

Il y a quelques mois (peut-être bien nettement plus!), j'ai eu a évoquer le cas de Sihem Souid qui fut, avant d'en être "débarquée", elle aussi fonctionnaire de police.

Voici ce qu'elle écrit dans Le Point et qui s'inscrit dans la droite ligne de sa dénonciation de certains comportements au sein de la Police Nationale.

 

Début de citation :

 

Ayant exercé au sein de cette institution durant plusieurs années, ce "fait divers" ne m'a malheureusement pas surprise. Bien que ces comportements répréhensibles demeurent des cas isolés, il n'en reste pas moins qu'il est temps de remettre de l'ordre dans une profession missionnée en principe pour en garantir le maintien. Loin de moi l'idée de passer outre la présomption d'innocence ; toutefois, ces faits, s'ils sont avérés, posent plusieurs questions.

En effet, lorsqu'on représente les couleurs de la République, on se doit d'appliquer les préceptes du métier dans tous les domaines de la vie et à tout moment, que l'on soit ou non en service. Dès lors, lorsqu'on est policier, faire visiter, après avoir consommé de l'alcool, en dehors des heures de service, des locaux professionnels dans lesquels s'exerce une mission de service public à une personne civile elle-même en état d'ébriété apparaît contraire à l'éthique et à la déontologie de la profession. Il reviendra ici à la justice de trancher. Il sera en outre du ressort de cette même justice de qualifier ou non les comportements décrits précédemment d'abus de faiblesse.

Par ailleurs, j'ai été interpellée par certains faits laissant penser qu'il y aurait eu une disparition des éléments de preuve, ainsi que par la négation de relations sexuelles dans ces locaux, laquelle a, par la suite, été démentie. Là encore, il reviendra à la justice de prendre position.

Exemplarité

Quoi qu'il en soit, si cette femme avait été française, et non canadienne, la plainte de celle-ci aurait-elle été enregistrée ? Car, en France, en matière de viol, de véritables tabous demeurent encore : très souvent, la victime est stigmatisée, voire traitée comme responsable des sévices qu'elle a subis.

Selon le magistrat de l'administration centrale de la justice Arnaud Le Brishoual : "Que ces policiers soient coupables ou non des faits qui leur sont reprochés, leurs comportements n'en restent pas moins contraires à la déontologie policière, et ceux-ci devraient dès lors être radiés. Sur le plan pénal, il faut laisser travailler l'instruction, à charge et à décharge. Il conviendra de qualifier pénalement les circonstances exactes de la commission des faits, mais également celles qui ont conduit la victime à accepter de suivre ces policiers au 36, quai des Orfèvres."

Ce qui est sûr, c'est que ce séisme médiatique aura permis de lever une certaine "omerta" qui existait déjà dans cette profession, phénomène exacerbé par un sentiment d'impunité que ressentent certains policiers. Cela aura également confirmé que notre ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a suspendu trois policiers, a pris la mesure de l'importance pour l'État français d'être doté d'une police nationale irréprochable.

Ainsi, tous les membres de la profession contactés par mes soins ont affirmé que Bernard Cazeneuve avait bien géré ce scandale, et qu'il privilégiait, à n'en pas douter, un travail en profondeur et une action de terrain à un spectacle circonstanciel purement politique, voire démagogique. Enfin, à ceux qui sous-estimeraient ces faits - qu'il y ait eu viol ou non - au motif que les policiers sont des hommes comme les autres, moi, je pense qu'au contraire le policier n'est pas un justiciable comme les autres et que, donc, la sanction doit être exemplaire, à l'image de l'institution !

 

Sihem Souid

 

Fin de citation.

 

Est-il besoin de préciser que, comme je l'avais fait naguère, j'approuve sans la moindre réserve les dénonciations et remarques faites ci-dessus par cette ancienne fonctionnaire de police qui, forcément, sait très bien de quoi elle parle?

 

 

Commenter cet article

Jean Daumont 01/05/2014 15:50

Ces faits sont effectivement inadmissibles et doivent être sanctionnés dans le respect des règles charge et décharge ...Mais ils n'en traduisent pas moins un malaise : problème de recrutement ? de discipline interne ? de découragement devant des libérations anticipées, voire même des non-emprisonnements ?...

Jacques Heurtault 01/05/2014 16:44

Je crains fort, hélas!, qu'il s'agisse plutôt d'habitude de "cow boy" prises par certains policiers qui se croient à la fois investis de je ne sais quelle mission "rédemptrice" et d'une impunité hiérarchique. Ils en arrivent à oublier que, dans l'exercice de leur fonction, ils représentent l'ETAT ...

LOUBOMYR 30/04/2014 16:02

Décidemment, tout fout le camp avec les socialos! C'est pas au temps du flic auvergnat ou de son prédécesseur de Neuilly qu'on aurrait vu çà : des flics inculpés pour une trop grande galanterie au sein des murs où rodent encore les ombres de Maigret et du commissaire Moulin!!!!

Jacques Heurtault 01/05/2014 01:03

C'est qui le flic auvergnat? Hortefeux?
J'adore l'expression "galanterie au sein ..."! Dans les circonstances de l'espèce, c'est parti-cul-hier-ment savoureux!

GM 29/04/2014 17:59

J'ai franchement du mal avec votre fond d'écran et l'encre orange...
Pas pu tout lire.

Mais bon, j'ai moi-même visité les 36 un jour de beuverie, jusque sur les toits (et grand-vent) : On était vraiment bourré.
Mais personne n'a été abusé pour autant... De toute façon, on ne pouvait pas, ça tanguait trop !

Jacques Heurtault 02/05/2014 10:52

Merci! Pour autant, je ne suis pas satisfait des outils fourni par Overblog, probablement parce que je ne les maitrise pas vraiment.
Ce n'est pas mon "home" mais je l'ai choisi car il y a des similitudes, notamment la modernité de l'ensemble que vous pouvez voir ... Le mien a aussi un hall d'accueil, un escalier plutôt design, un immense volume au rez de chaussée, sans cloison ou presque ... etc. Une maison d'architecte, quoi!

GM 02/05/2014 10:41

Là, la présentation de votre blog est nettement mieux !
Bravo...
Un vrai plaisir de découvrir aussi votre "home" à vous : Magnifique !
Il est où le casier à glaçons pour "boissons fortes" ?

Jacques Heurtault 30/04/2014 00:58

Le plus simple, c'est de déménager le "36" dans des locaux dignes de ce nom! C'est en cours mais l'opération n'est pas achevée ...
Dans des locaux tout neuf, avec caméras, vidéo et tout le tremblement, il sera plus difficile de trafiquer les scènes de crime (si crime il y a eu ...).