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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Libération des otages : avec ou sans rançon?

20 Avril 2014, 09:02am

Publié par Jacques Heurtault

Oui, je sais, ça fait "tache" de poser cette question! L'heure est aux réjouissances ...

Pourtant, il est assez facile de conclure que, selon toute vraisemblance, il y a eu paiement d'une rançon ou, ce qui revient au même, fourniture de contreparties. Lesquelles? Pour l'instant, ce n'est pas la question prioritaire.

 

Oui, comme tout le monde, j'ai un coeur et, donc, je me réjouis que quatre de mes compatriotes soient de nouveau libres.

 

Je constate que, pour l'instant, on ne parle pas des deux autres ... Il me vient une question : Sont-ils journalistes? Auquel cas, il serait "normal" qu'on n'en parle pas ... Pensez donc! Deux "quidam" qui ne sont pas journalistes! Et pourquoi ne parlerait-on pas des ouvriers qui, chaque jour, meurent au travail, en France, tant qu'on y est? Vous vous rendez compte : parler des ouvriers qui meurent au travail! Et puis quoi, encore ...

Mais je fais peut-être fausse route!

 

Cers journalistes nous racontent qu'ils ont du subir des conditions de détention parfois très dures. Ils ont été enchainés tous les quatre, ensemble, pendant un mois et demi. Ils sont restés dans un sous-sol, sans voir le jour, pendant toute la durée de leur détention soit pendant plus de 10 mois! Etc.

Disons-le clairement : ils ont été torturés. Et le mot n'est pas trop fort.

 

On sait aussi que leurs kidnappeurs-geoliers sont des adversaires acharnés de ... Bachar El Assad! Apparemment, ses pires adversaires.

En vertu du vieil adage "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis", Bachar El assad doit, désormais, au moins pour un temps, devenir notre "ami" ... Logique, non?  Ou bien, ce sont les "ravisseurs" qui doivent devenir nos amis puisque Bachar El Assad est notre ennemi ...

 

On sait aussi que le Quatar est intervenu dans la libération et, avant celle-ci, dans le processus de négociation. Or le Quatar est le principal soutien financier des adversaires de Bachar El Assad. Le Quatar est aussi devenu, depuis quelques années déjà, l'ami de la France ... Ca commence à devenir compliqué, là!

 

Et maintenant, quelle va être la suite? Va-t-on continuer à considérer que Bachar El Assad est notre ennemi juré et que tout doit être fait pour détruire son régime politique (dont je ne voudrais à aucun prix pour mon pays!) et qu'il faut le remplacer ... par n'importe quoi d'autre? Ou bien va-t-on considérer qu'il est prudent de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier et qu'il est bien plus convenable de se montrer, à l'avenir, beaucoup plus circonspect en hiérarchisant les problèmes et donc en hiérarchisant les solutions?

 

Une dernière question : nos quatre compatriotes vont-ils "y retourner" lorsqu'ils auront été remis sur pied? Parce que les problèmes sont loin d'être résolus! Ou bien vont-ils se montrer, enfin, plus sages et, non seulement, ne plus jamais exposer leurs vies (ou, pire encore, celle des fonctionnaires qui interviennent, sur ordre, pour négocier leur libération!) mais encore convaincre leurs collègues qu'il est vraiment dangereux de se rendre sur des zones de guerre où les belligérants ne respectent pas les règles internationales (Convention de Genève)?

 

Personnellement, j'attends la réponse!

 

Je ne crains pas de dire que je n'ai signé aucun appel pour exiger leur libération et que j'ai toujours pensé que ces personnes se rendaient sur ces zones, sans que je sois personnellement demandeur de quoi que ce soit, à leurs risques et périls ...  

 

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GM 22/04/2014 10:52

Plein de question et aucune réponse ?
Vous m'étonnez, là !

Jacques Heurtault 22/04/2014 11:33

Ben, je n'ai pas réponse à tout, contrairement à ce que certains pensent!