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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Heureusement, l'humour nous sauve! Aujourd'hui, c'est Marianne qui s'y colle...

30 Mai 2014, 05:35am

Publié par Jacques Heurtault

Grace au concours de certaines bonnes âmes, je suis arrivé sur cette page de Marianne daté d'hier Jeudi 29 Mai ...

Début de citation :

Le ministre du Travail François Rebsamen a accordé hier une interview au quotidien régional Le Bien Public  dans laquelle il confie vouloir tenter une petite « expérience » sur les Français transformés, pour l'occasion, en rats de laboratoire. En cas de résultats concluants, cette « expérience » pourrait agir comme le viagra sur une croissance molle. Il s'agit de suspendre pendant trois ans les seuils sociaux qui sont imposés aux entreprises. En effet, toute structure de 11 salariés doit avoir un délégué du personnel élu et toute entreprise de 50 salariés doit avoir un Comité d’entreprise. Et ça, voyez-vous, ça l’excite moyen la croissance…
 
L’objectif est donc de créer de l’emploi et, accessoirement, de faire taire les patrons : « Si cela crée de l’emploi, tant mieux. Sinon, on remettra les seuils en vigueur, et on n’entendra plus l’argument patronal. » Traduction : «  Si on s’assied sur les droits des employés et que ça crée de l’emploi, tant mieux ! Sinon, dans trois ans, on fait marche arrière… » Dans trois ans ? On ne sait pas bien qui sera ministre du Travail dans trois ans mais si l’on en croit le sondage grandeur réelle des municipales et des européennes, ou si l'on s'arrête sur les derniers chiffres du chômage, pas sûr que François Rebsamen occupe toujours le poste...
 
On pourrait, en outre, objecter la célèbre loi de Lavoisier à ce petit calcul des patrons : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme », et donc que ce qui sera peut-être gagné d’un côté avec la suppression de ces seuils, risque fort de se payer ailleurs. Les dépressions à répétition ont des coût directs : consultations chez les généralistes et spécialistes, médicaments, hospitalisations, analyses) et indirects (pertes de production liées aux arrêts de travail et parfois aux suicides). Parce que les salariés, tu leur supprimes leurs droits, ils n’iront pas bien, c’est certain.
 
Mais bon, cessons d’être négatifs et essayons, à la place, de se montrer constructif. Puisque les patrons demandent un petit test de trois ans sur une frange non négligeable de la population, et que le ministre du Travail, en bon Docteur Folamour, semble enclin à satisfaire ce caprice (on aimerait que les revendications des salariés trouvent également oreille aussi attentive), aidons-les à trouver d’autres propositions afin de — tous ensembles, allez — « créer de l’emploi et redresser la croissance ! »
 
 

 

Nos propositions d’ « expériences » pour booster l’emploi :
 
- Placer le code du travail, comme Jean-François Copé l'a fait avec les comptes de l'UMP, sous scellés. Difficile de dire si ça marche, mais puisque la droite l'a fait, autant tenter le coup.

- Envoyer pendant trois ans les inspecteurs du travail au Club Med Djerba la Douce. Selon les calculs des services de Bercy, un séjour prolongé sous le soleil de nos fonctionnaires sera largement compensé par l'activité gagnée grâce à leur absence sur le terrain.

- Demander aux employés de fournir leur propre matériel : le salarié d'une boulangerie apporte sa propre farine, le maçon sa truelle et son béton… C'est certain, voilà qui permettra aux entreprises de réaliser des économies substantielles.

- Tester le CDI renouvelable toutes les deux heures, parce qu’on n’est jamais sûrs de la qualité et de la motivation de ces salauds de salariés !

- Essayer le SMIC à 200 euros. Selon une note secrète de Bercy, divulguée par un proche du ministre, « cela permettrait de créer des milliers d’emplois ». C'est pas idiot. Ils ont bien fait de plancher sur ce scénario nos technos !

- Rallonger la période d’essai jusqu’à deux ans, ce qui permettrait de battre la droite sur son propre terrain car… Ah mince, on nous signale que la droite a déjà tenté le coup avec le CNE...

- Remplacer les nouvelles « activité périscolaires » induites par la réforme des rythmes scolaires par des « activités péritravail » le mercredi après-midi. En somme, nos charmantes petites têtes blondes seront appelées à participer à l'effort national de redressement productif. L’expérience pourra être étendue à d’autres jours de la semaine en cas de succès et en plus, hey, « on n’entendra plus l’argument patronal » !
 

 

 
 

Fin de citation.

Cette fois-ci, c'est sûr, on va nous sortir de la merde!

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