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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Le délire de l'Education Nationale ... Brillante démonstration de Sophie Coignard

11 Juin 2014, 08:43am

Publié par Jacques Heurtault

C'est encore Le Point et Sophie Coignard qui retiennent mon attention aujourd'hui.

Dans un article brillant, très court et incisif, Sophie Coignard interpelle le lecteur. 

Jugez plutôt ...

Début de citation :

 

Mardi 10 juin, la démission surprise d'Alain Boissinot, président du Conseil Supérieur des Programmes (CSP), a éclipsé la publication par le ministère de l'Éducation nationale du "socle commun de connaissances, de compétences et de culture". C'est dommage, car ce document, qui pose les fondations de la nouvelle politique d'éducation, de l'école primaire à la fin du collège, a de quoi inquiéter.

Le "socle" est une sorte de "smic" de ce que doivent savoir les élèves en sortant de 3e. Il est né du grand débat sur l'école lancé par Jacques Chirac au début de son second mandat et a été instauré par la loi Fillon de 2005. Il évoque non seulement les connaissances, pierre angulaire de l'instruction, mais aussi les compétences, notion plus floue qui rappelle le catéchisme pédagogiste selon lequel les élèves doivent construire leurs propres savoirs. François Fillon et son équipe avaient alors réussi à limiter les dégâts, en maintenant l'apprentissage des contenus. Avec ce nouveau texte, il y a de quoi s'inquiéter, puisqu'il précède, donc inspire la rédaction des futurs programmes scolaires.

Ce document de 22 pages regorge de bons sentiments, de nobles intentions, de généralités et de langue de bois. Mais de la transmission des savoirs, il n'est guère question. "L'école obligatoire ne peut pas seulement apprendre aux élèves à lire, écrire et compter", prévient le communiqué du ministère qui l'accompagne. Étrange formulation ! Car il faudrait quand même commencer par savoir lire, écrire et compter. Et c'est loin d'être le cas. Un enfant sur sept se trouve en difficulté sérieuse de lecture en 6e.

 

Le nouveau "socle" fait pourtant fi du français comme discipline à part entière, préférant s'intéresser aux "langages", qui "sont à la fois des objets de savoir et des outils, toutes les disciplines contribuent à leur acquisition". On n'est pas loin du fameux "référentiel bondissant" ! Les maths ? Intégrées, désormais, dans "l'observation et la compréhension du monde". Ils ne sont pourtant pas nombreux, ceux qui ont découvert des théorèmes par eux-mêmes ! Mais avec le socle, l'enfant devient une sorte de chercheur en herbe : "Il a compris que les mathématiques se nourrissent des questions posées par les autres domaines de connaissances et les nourrissent en retour."

Selon ce nouveau "socle", l'élève est non seulement un futur Einstein, mais aussi un Picasso et un Rimbaud en devenir. Il "exprime ses sensations et ses émotions par des productions littéraires et artistiques, et pratique, sous des formes diverses, la fonction poétique du langage". Et, à l'arrivée, il "a construit de la sorte une citoyenneté critique et partagée, ouverte à l'altérité". Au bout des 22 pages de lecture, une question demeure : qui tient les clés de la maison qui a produit un tel texte ?

Fin de citation.

Je trouve, pour ma part, que la dernière question est particulièrement cinglante! Une vraie baffe dans la gueule ... Le pire, c'est que ces "enseignants-pédagogues" qui produisent 22 pages d'un texte complètement abscons ne sont probablement pas animés de mauvaises intentions. Tout indique - la formulation doucereuse des phrases elles-mêmes - que les rédacteurs sont tout simplement complètement déconnectés de la vie réelle ...

Essayons de résumer.

1. Ce sont des gens qui, de toute évidence, n'ont JAMAIS mis les pieds dans une entreprise pour y TRAVAILLER et produire des biens ou des services susceptibles d'intéresser ni ceux et celles à qui ils sont normalement destinés ni mêmes leurs parents responsables.

2. Ce sont des gens qui, comme tout un chacun, ont suivi la filière "normale" de l'éducation. Maternelle, primaire, secondaire (premier cycle), secondaire (deuxième cycle), "supérieur" (supérieur à quoi, au juste?) ... et qui, tout de suite après, sont rentrés dans la filière "en changeant de côté". D'enseignés, ils sont devenus enseignants ... sans JAMAIS s'être frottés à la vie réelle sauf peut-être pour se conforter dans leur choix : surtout ne pas entrer dans la vraie vie et, donc, pour éviter cela, devenir fonctionnaire par commodité familiale. Si l'écrasante majorité des enseignants sont des enseignantes, ce n'est évidemment pas pour satisfaire une aspiration "éducative" .. mais plus sûrement pour pouvoir, commodément, exercer une activité professionnelle compatible, du point de vue des horaires, avec la vie familiale et l'éducation des enfants (de LEURS enfants, devrais-je dire!).

3. Posons nous une question toute simple : combien y a -t-il d'enseigants qui quittent, définitivement, VOLONTAIREMENT, ce "bouillon de culture" pour faire autre chose? Quelle proportion? Je ne sais pas ...

Comment sortir de cette nasse infernale?

Car, au fond, c'est ça le vrai problème!

Je suggère deux idées fortes et un corrollaire :

- Pas de recrutement de personnels de l'Education Nationale (tous niveaux, toutes filières) avant l'âge de 35 ans. Obligation de prouver d'avoir travaillé au moins dix ans dans le secteur de l'économie concurrentielle pour pouvoir postuler.

- Interdiction ABSOLUE d'y rester plus de 15 ans; 10 ans étant une durée raisonnable. Enseigner, c'est transmettre des savoirs. Avant de les transmettre, il faut donc les avoir acquis. Rien de mieux qu'un raisonnable dosage entre les acquis "hors sol" et l'expérience professionnelle concrète. Comme le monde évolue en permanence, le renouvellement s'impose faute de quoi la matière enseignée ne peut se renouveler.

- Pour garantir une efficacité raisonnable à ce mode de fonctionnement, le recrutement sur dossier, sans concours d'aucune sorte, s'impose absolument.

Quand on a présent à l'esprit que, en 1981, les Socialistes avaient non seulement la majorité à l'Assemblée Nationale mais encore la majorité ABSOLUE à eux seuls ... et encore une majorité - même seulement relative - d'instituteurs et de professeurs, on comprend pourquoi on a pu en arriver là ...

Tragique! 

 

Commenter cet article

Piqure de Rappel 15/07/2014 11:06

Cet article, copié collé integralement té&moigne de l'incompétence totale:
de la "jour,aliste"
"de celui qui copie colle"
Quelle mauvaise publicité pour le point.

Jacques Heurtault 15/07/2014 11:18

1. La liberté d'expression n'est pas une affaire de "compétence" mais un principe constitutionnel.
2. Au moins la moitié du texte est le produit de MA rédaction personnelle.
3. Le "copié-collé" est complètement assumé puisqu'il commence par "Début de citation" et se termine par "Fin de citation"*
4. Si vous pensez que la journaliste est incompétente, autant le lui dire directement (plutôt que sur MON blog) en déposant un commentaire à la fin de son article.
5. Sophie Coignard a, au moins, les mérites 'assumer ses prises de positions et de signer ses articles de sa véritable identité (ou - ce qui revient au même pour un journaliste - de son nom de plume).

Jean Daumont 12/06/2014 10:31

Il va vous falloir sérieusement penser à devenir Ministre de l' Education (nationale ou pas) à la prochaine alternance...

Jacques Heurtault 12/06/2014 21:15

Ah! Ah! Ah!
Bonne suggestion mais je ne dispose d'aucun soutien ... je n'ai donc aucune chance!
Parmi mes idées de réforme :
- dans un premier temps, gel du "GVT"
- dans un second temps, DESTRUCTION JURIDIQUE du GVT afin que plus jamais aucun fonctionnaire ne bénéficie d'aucune progression indiciaire automatique.
- dans l'Education Nationale en particulier, instauration de la PARITE entre les femmes et les hommes. Donc, vote d'un loi pour procéder aux licenciements de femmes en surnombre (dans certaines filières, on atteint au moins 80% de femme là où il ne devrait y en avoir que 50% environ ...). On ne peut pas attendre le rééquilibrage par le jeu des départs naturels ... Beaucoup trop long!