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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Le lancinant pseudo-problème des taxis ...

10 Juillet 2014, 13:08pm

Publié par Jacques Heurtault

On peut se demander si ce gouvernement a la réelle volonté de résoudre SIMPLEMENT les problèmes. L'affaire des taxis en est une preuve éclatante.

1. Comment est né le problème?

Pour pouvoir exercer leur profession, les "chauffeurs de taxi" doivent non seulement être titulaire du permis de conduire mais aussi d'une "capacité professionnelle" qui est une sorte de diplôme. Comme cela ne suffit évidemment pas, ils leur faut également une licence d'exploitation.

Cette dernière licence se matérialise par une plaque qui est apposée sur le véhicule, sur l'aile avant droite et dotée d'un numéro (différent, évidemment, du numéro de la plaque minéralogique du véhicule). Depuis l'origine, cette plaque est distribuée GRATUITEMENT (ce n'est plus tout à fait vrai) au compte-goutte par l'administration préfectorale.

En contrepartie, les tarifs sont réglementés et uniformes pour un secteur donné. Et, bien entendu, vous ne pouvez pas choisir votre taxi! Qu'il s'agisse d'une voiture neuve, haut de gamme, ou d'un machin pourri, ce sera le même prix!

Pour l'essentiel, ces différentes contraintes administratives sont devenues obsolètes.

Ainsi, on demande aux chauffeurs de taxis "parisiens" de bien connaitre la géographie des rues de Paris et de la petite couronne. C'est aujourd'hui encore vrai alors même qu'existe depuis plusieurs années le fameux GPS (Global Positionning System) qui dispense d'avoir à connaitre cette géographie puisque les sattellites s'en chargent (pour n'importe quel particulier!).

Si les licences sont distribuées "au compte-gouttes", dans une proportion très inférieure à la demande, il s'ensuit, inévitablement, un marché noir de la revente de ces licences ... qui atteignent, parfois, des "prix" de plusieurs centaines de milliers d'euros! Comment peut-on autoriser quiconque à revendre sa licence alors même que, à l'origine, elles étaient mises en service gratuitement?

2. Comment le marché, distordu par l'impéritie de l'Administration, fait il face à une pénurie?

Les prix montent! La concurrence arrive et cherche à satisfaire la demande ... Mais tout cela est INTERDIT! L'idée même de lever l'interdiction de vendre la prestation selon la "loi" de l'offre et de la demande n'est pas venue à l'esprit de nos chers "fonctionnaires qui ne fonctionnent décidément pas"! 

Une concurrence marginale se fait jour et, ainsi, naissent les "véhicules de tourisme avec chauffeur" ...  Et, bien évidemment, les pouvoirs publics, toujours par manque de courage politique, laissent le problème gonfler d'une façon démesurée avant de commencer à s'y intéresser. "On" nous a déjà fait le coup un nombre incalculable de fois!

3. Que peut-on faire?

Je ne surprendrais personne si je dis que "Quand il y a une volonté, il y a un chemin!".

Dans un tout premier temps, il convient d'abroger purement et simplement toutes les contraintes administratives imbéciles actuellement en vigueur et qui n'ont plus de raison d'être compte tenu des nouvelles réalités nées des progrès techniques. Attention! Seulement les contraintes administratives imbéciles! Il faut bien avouer que cela fait déjà pas mal de boulot en perspective ... Quand on veut, on peut!

3.1. Augmenter méthodiquement le nombre des licences d'exploitation en circulation afin de provoquer un effondrement progressif (et méthodique!) des prix de "marché noir" de la revente de ces licences, attendu que cette revente est, dans son principe même,  illégale.

3.2. Augmenter réglementairement les prix maximum des prestations fournies. Chacun doit pouvoir trouver facilement un taxi quitte à en payer le prix ... Cette solution est quand même plus satisfaisante que de devoir attendre un quart d'heure ou plus qu'un taxi veuille prendre en charge le client. Si les chauffeurs de taxi gagnent correctement leur vie en travaillant normalement 8 heures par jour, il n'y a aucune raison pour que le problème perdure.

3.3. Mettre en place une taxe parafiscale sur le prix de la course afin de permettre la collecte des fonds nécessaires au rachat des licences. On peut, évidemment, décider de mettre sur le marché une quantité invraisemblable (mais bien réelle!) de licences d'exploitation nouvelles de façon à saturer le déficit de demande actuel. Cela aurait pour principal effet de perturber gravement le service public des taxis alors que le but est exactement inverse : en permettre le fonctionnement dans des conditions normalement acceptables par les professionnels et les clients.

Je tiens, hélas!, pour certain que jamais le Gouvernement n'aura le courage de mettre en oeuvre ces quelques propositions pourtant limpides et simples.

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tanderic 22/07/2014 18:36

Pourquoi ne pas fixer un prix d'achat raisonnable des licences de taxi pour une durée limitée, acheter toutes les licence en une fois. Tout propriétaire d'une licence qui dépasserait la date prévue perdrait d'office la licence puis, cette fois ci vente officielle d'une licence a qui la demande, sans restriction avec une obligation de rouler dans un véhicule obligatoirement de type "TAXI" comme en Angleterre, avec tout le confort d'une limousine et fabriqué par un constructeur Français et dont l'usine serait en France. Une couleur très visible serait spécifique aux véhicules taxi. Avec le droit de prendre quelqu'un là ou il veut, d'avoir des commandes par smartphone etc. Libération complète du service avec contrôle de l'état pour garantir un véhicule correct et une prestation de service minimum.

Jacques Heurtault 23/07/2014 00:56

Excellente proposition! Je la fais mienne.