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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

C'est le tour de Laurent Neumann ... dont je reproduis un excellent article.

25 Octobre 2014, 15:59pm

Publié par Jacques Heurtault

Quand un a rticle est bon (et même excellent!), pourquoi me priverais-je de lui faire de la publicité (et, par conséquent, faire de la publicité à son auteur)?

Je suis tout le contraire d'un égoïste qui entendrait tirer toute la couverture à lui ... Que les choses soient claires cependant : je ne couche pas avec Laurent Neumann!

 

Voici donc cet article publié dans Le Point.

 

Début de citation :

Aux Martiens et à tous les extra-terrestres qui, venus d'une autre planète, s'aviseraient ces jours-ci de passer quelques jours de vacances en France pour étudier d'un peu plus près nos moeurs politiques, il me faut d'urgence adresser cet avertissement : notre beau pays est actuellement dirigé par la gauche.

Au premier regard, ce n'est pas forcément évident. D'abord, parce que le gouvernement (de gauche) fait voter des réformes que la droite a longtemps prônées sans jamais les avoir mises en oeuvre (réduction des dépenses publiques, baisse des charges pour les entreprises) - ce qui n'empêche d'ailleurs pas la droite de les critiquer tous les jours.

Mais surtout parce qu'une partie non négligeable de la gauche ne cesse de savonner la planche de... la gauche au pouvoir. Au point même de passer par pertes et profits les "vraies" réformes de gauche qui ont aussi été votées : non-cumul des mandats, fiscalité du capital, réforme pénale, transition énergétique, mariage pour tous, modulation des allocations familiales...

Des gauches qui ne se supportent plus

Les plus anciens de notre peuplade, du moins ceux qui ont de la mémoire, vous diront qu'il s'agit là d'un invariant structurel. Qu'à chaque fois que la gauche a gouverné, elle s'est divisée ! Que cela fait même partie de son ADN. Que déjà, du temps de la SFIO... C'est l'exacte vérité historique et, pourtant, jamais les responsables de gauche - et singulièrement ceux du Parti socialiste - n'avaient atteint, entre eux, un tel degré de haine, un tel niveau de violence verbale. Il n'y a plus une ou deux gauches en France, mais des gauches qui ne se comprennent plus, ne s'aiment plus, ne se supportent plus. C'est tout juste si certains se saluent encore lorsqu'ils se croisent dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Ils pourraient s'enorgueillir de ce qui les rassemble, mais préfèrent jouir de ce qui les sépare. Jusqu'à offrir quotidiennement à des Français effarés, malgré la crise, malgré un chômage record, le spectacle pitoyable d'un grand suicide collectif, façon secte du Temple solaire.

Vous me direz : c'est pareil à droite. En privé, Nicolas Sarkozy traite, paraît-il, ses adversaires de droite de "connards". Ses amis prétendent même qu'il aurait rebaptisé Bruno Le Maire et Hervé Mariton, ses deux concurrents pour la présidence de l'UMP, "Ducon et Durien". Sauf que la droite, elle, ne gouverne pas.

L'hôpital qui se moque de la charité

Prenez Benoît Hamon. Voici moins de deux mois, il était encore ministre de l'Éducation. Le voilà qui prétend désormais que la politique économique du gouvernement auquel il appartenait encore à deux jours de la rentrée scolaire, "menace la République" et conduit le pays à "un désastre démocratique". Vu de la planète Mars, je conçois que cela paraisse bizarre. Il s'est même trouvé avec lui 39 députés PS (sur 289) - on les appelle les "frondeurs" - pour s'abstenir au moment de voter la partie "recettes" du budget 2015. Ne vous inquiétez pas, les Français ne comprennent pas non plus. Car, au fond, si la République est menacée, si un "désastre démocratique" nous pend au nez, si l'extrême droite est vraiment "aux portes du pouvoir" à cause de François Hollande et de Manuel Valls, ils auraient dû voter contre et non s'abstenir.

Prenez maintenant Cécile Duflot. La semaine où elle obtient le vote d'une loi de transition énergétique ambitieuse, la patronne des écologistes français, qui doit la plupart de ses députés Verts à un accord électoral avec Martine Aubry et, tout de même un peu, à la victoire de François Hollande en 2012 - refuse elle aussi, en guise de remerciements sans doute, de voter le budget. Et elle explique que, tout en ayant quitté le gouvernement, elle appartient bel et bien à la majorité. Là encore, je vous rassure, personne n'y comprend rien, pas même les Verts. Furieuse d'être assimilée par le Premier ministre Manuel Valls à la "gauche passéiste", Cécile Duflot a même cru bon de dénoncer chez lui une trajectoire "personnelle et égocentrique". Si vous connaissiez l'ambition politique dévorante de cette responsable écologiste, cette saillie vous ferait rire aux larmes. Un proverbe autochtone dit : c'est l'hôpital qui se moque de la charité.

Amis Martiens, un dernier conseil de Terrien : si, avant de regagner votre planète, de fins observateurs de la vie politique française vous expliquent qu'en réalité, tous ces responsables de gauche parient déjà sur la défaite de François Hollande en 2017, croyez-les sur parole. Mais vous saurez au moins qu'ils auront largement contribué à la façonner !

 

Fin de citation.

 

Comme je prends beaucoup de plaisir à commenter de nombreux articles de presse sur le site même où ils sont publiés, je ne résiste pas, cette fois-ci, à diffuser, ici même, ma propre contribution que l'on peut voir sous ma propre identité sur le site du Point.

"

Oui, il y a DEUX gauches ! (au moins... )

Le problème (majeur), c'est qu'une partie de la gauche (disons la "première" à cause de l'ancienneté ! ) pense que l'autre gauche (disons la "deuxième", toujours à cause de l'ancienneté !) n'est pas "de gauche"...
C'EST AINSI ! Après tout, pourquoi pas ?
Toutefois, si on compte les voix obtenues par la "première" gauche, on s'aperçoit qu'elle pèse, au grand maximum, 15% des électeurs et électrices, c'est à dire nettement moins que la "deuxième"... C'EST AINSI !

De même façon, on constate de réelles similitudes entre la "première" gauche et l'extrême droite... Pour s'en persuader, IL SUFFIT de comparer les programmes... Hormis la question de l'immigration, le taux de similitude est proche de 80%. C'EST AINSI !

Une analyse comparée des politiques conduites tantôt par la "deuxième" gauche, tantôt par Droite dite "républicaine" - par opposition à l'autre droite réputée ne pas être républicaine (serait-elle monarchiste ?) - nous apprend qu'il y a d'indéniables similitudes. C'est tellement vrai que aussi bien la "première" gauche que "l'autre" droite sont, une fois de plus, parfaitement d'accord pour le dire, chacun avec leur vocabulaire propre, haut et fort... C'EST AINSI !

Par conséquent, il suffit de poursuivre le raisonnement...
Il faut favoriser la construction ORGANIQUE d'un rassemblement entre, d'une part, la "deuxième" gauche et, d'autre part la droite "républicaine".
Tout autant, il faut favoriser la construction ORGANIQUE d'un rassemblement entre, d'une part, la "première" gauche et, d'autre part, la droite dite "extrême" ou "nationale"...

Puisque la réflexion conduit à constater que C'EST AINSI, alors, il convient de dire : "AINSI SOIT-IL ! "... De la sorte, la messe sera dite.

J'ai connu une époque où, précisément, c'est au sortir de la messe dominicale que de nombreux électeurs allaient voter !"

 

Depuis déjà plusieurs mois, je défends cette idée d'un bouleversement des logiques d'alliances. A l'ancienne logique "Gauche/Droite", je lui oppose la nécessité d'une autre logique "Modernité/ Nationalisme" ... L'appellation n'est peut-être pas la plus pertinente mais je n'en ai pas trouvé d'autre à ce jour. Le concours est ouvert ...

Aux deuxièmes tours des élections, nous aurions donc un affrontement entre deux alliances programmatiques :

1. Entre la Gauche social-démocrate, les Centristes et la Droite républicaine responsable (Juppé en est, à ce jour, le meilleur représentant) puisque, dans la pratique, ces mouvements politiques sont, finalement, proches les uns des autres.

2. Entre l'extrême Gauche et l'extrême Droite puisque, dans la pratique, leurs programmes respectifs présentent d'indéniables similitudes, en particulier sur le versant "National" radicalement opposé à la logique européenne et mondialiste défendu par la première alliance que je décris ici même.

 

D'une manière encore plus évidente, ces alliances doivent avoir un caractère construit, programmatique et cohérent. Les accords politiques doivent donc être construits plusieurs mois AVANT les premiers tours des élections et non pas, à la va vite, baclé entre les deux tours ... Car l'objectif de la politique, c'est bien de proposer des programmes dans le but de rassembler des majorité appelées à diriger, à décider et, au final, à GOUVERNER.

 

Si je constate que ces accords ne sont pas conclus dans les formes décrites ci dessus, je choisirai de voter Front National/Marine Le Pen AFIN DE FORCER la première alliance (Gauche social-démocrate/ Centristes/Droite républicaine) à se construire sur des bases saines.

Et qu'on ne vienne pas me bassiner avec je ne sais quel raisonnement foireux ... DANS L'ISOLOIR, JE SUIS LE SEUL A DECIDER DU BULLETIN DE VOTE QUE JE GLISSE DANS L'ENVELOPPE!

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Jean Daumont 26/10/2014 10:09

Personnellement, je ne crois ni aux partis, ni aux alliances, qui ne sont que des combinaisons opportunes d'intérêts ...Il y a seulement ceux qui veulent "conserver" et ceux qui veulent "évoluer" pour s'adapter à un monde changeant ...Et la distinction n'est pas entre les partis et les alliances ...Une droite "progressiste" peut valoir mieux qu'une gauche "conservatrice", et inversement...

Jacques Heurtault 26/10/2014 10:59

L'ennui, c'est que, en démocratie, il faut construire des majorités ... C'est à dire commencer par construire des rassemblements qui, au début, sont forcément minoritaires.
Sinon, il faut s'en remettre à "un homme providentiel" ... Tant qu'il s'agit d'un de Gaulle, ça va! Quand il s'agit d'un Franco, d'un Mussolini, d'un Primo de Rivera, d'un Salazar, d'un Hitler, d'un Staline et combien d'autres, ça va moins bien! Ca ne va même plus du tout!
A mes yeux, le conservatisme est plus néfaste - globalement - que le mouvement car, dans la vie réelle, tout bouge, tout fait mouvement ...
Autrefois, nous avions un parti monarchiste et un parti républicain ... Il n'y a plus de parti monarchiste parce que la question est réglée définitivement... Il faut passer à autre chose. Pourquoi ne passerait on pas à une autre répartition des légitimes différences?