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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Chômage : tous les records sont écrabouillés! 6.141.600 en Septembre!

24 Octobre 2014, 17:50pm

Publié par Jacques Heurtault

C'est l'automne et les feuilles tombent! Les chômeurs aussi ...

Comme chaque mois (sauf quand les circonstances m'en empêchent ...), je publie quelques chiffres du chômage qui déchire, qui lacère notre pays.

A la fin du mois de septembre, il y avait 6.141.600 personnes inscrites à Pôle Emploi soit 214.000 de plus qu'à la fin du mois d'Août.

Ces chiffres sont ceux fournis par la Darès, organisme placé sous la tutelle du Ministère du Travail qui les obtient, directement, de la part de Pôle Emploi.

Je rappelle que ces chiffres sont toujours et exclusivement donnés :

- France entière (et non pas limités à la seule métropole

- Toutes catégories confondues (et non pas ceux répondant à la définition très restrictive du Bureau International du Travail)

- Brutes, c'est à dire sans aucune corrections saisonnières ni de jours ouvrés d'aucune sorte afin de ne préter le flan à aucune critique de manipulation

L'année dernière, à la même époque, ce nombre était de 5.809.300 soit, en un an, une augmentation de 332.300 (c'est à dire une hausse de 5,72%).

 

Est-il besoin de commenter? Je pense que non.

De toutes les façons, je n'en ai vraiment pas envie!

Commenter cet article

Jean Rivaud 25/10/2014 09:58

Difficile de faire des commentaires sans ressasser et trouver du nouveau !
Bien sûr qu’une croissance significative améliorerait la situation de ce point de vue, mais jusqu’où peut-on aller dans le « développement durable » des productions industrielles polluantes et gourmandes d’énergie et du BTP dévoreur de terrains nourriciers et de ressources naturelles (le sable…) ???
On peut aussi parler de l’immigration qui n’est pas sans effets même si elle permet des emplois dont ne veulent ni les « souchiens » ni les générations qui en sont issues.
D’autres causes sont bien connues : pour un certain nombre de chômeurs l’absence de recherche sérieuse - emplois proposés et non pourvus – réticences des employeurs des PME à embaucher (carnets de commandes mais pas seulement : effets de seuil, licenciements…)
A propos des difficultés pour licencier quelque soient la conjoncture dans l’entreprise, lorsque j’ai débuté comme salarié, j’étais rattaché au bâtiment et il existait une caisse de congé créée justement pour faciliter les embauchages/débauchages, courants pour l’exécution d’un chantier, la main d’œuvre étant très nomade. Il n’y a pas que dans le bâtiment que le travail est cyclique, en tant que salarié j’ai toujours trouvé normal, cela m’est arrivé plusieurs fois, d’être licencié pour le motif de « suppression d’emploi dans sa catégorie professionnelle » sans autre forme de procès.
Il en est de même que pour les locataires, à force de décourager les propriétaire, cela se retourne contre eux.

Jean Rivaud 25/10/2014 09:58

Difficile de faire des commentaires sans ressasser et trouver du nouveau !
Bien sûr qu’une croissance significative améliorerait la situation de ce point de vue, mais jusqu’où peut-on aller dans le « développement durable » des productions industrielles polluantes et gourmandes d’énergie et du BTP dévoreur de terrains nourriciers et de ressources naturelles (le sable…) ???
On peut aussi parler de l’immigration qui n’est pas sans effets même si elle permet des emplois dont ne veulent ni les « souchiens » ni les générations qui en sont issues.
D’autres causes sont bien connues : pour un certain nombre de chômeurs l’absence de recherche sérieuse - emplois proposés et non pourvus – réticences des employeurs des PME à embaucher (carnets de commandes mais pas seulement : effets de seuil, licenciements…)
A propos des difficultés pour licencier quelque soient la conjoncture dans l’entreprise, lorsque j’ai débuté comme salarié, j’étais rattaché au bâtiment et il existait une caisse de congé créée justement pour faciliter les embauchages/débauchages, courants pour l’exécution d’un chantier, la main d’œuvre étant très nomade. Il n’y a pas que dans le bâtiment que le travail est cyclique, en tant que salarié j’ai toujours trouvé normal, cela m’est arrivé plusieurs fois, d’être licencié pour le motif de « suppression d’emploi dans sa catégorie professionnelle » sans autre forme de procès.
Il en est de même que pour les locataires, à force de décourager les propriétaire, cela se retourne contre eux.

Jacques Heurtault 29/10/2014 18:27

Je crains qu'il nous faille constater un point persistant de désaccord : celui des garanties offertes par la législation contre les licenciements abusifs. Je tiens pour absolument certain que, aujourd'hui, des employeurs inventent des motifs fallacieux de licenciement, dénués de toute cause réelle ou sérieuse (et, par conséquent, dénués de toute cause réelle ET sérieuse), en invoquant la faute grave précisément pour ne pas avoir à payer le préavis! Pour preuve le fait que les licenciements pour "faute grave" ont considérablement augmenté depuis ces 20 dernières années ... Les salariés sont-ils devenus plus "fautifs"? Si oui, pour quelles raisons? On voit bien que ce raisonnement ne tient pas ...
Nous serons probablement d'accord - du moins je l'espère - sur la nécessité de revoir la législation du travail, en particulier en matière de licenciement.
1. Un employeur doit pouvoir licencier un salarié sans avoir à demander la permission à qui que ce soit.
2. Il doit fournir, au moment même de la notification du licenciement, sans que la salarié ait à la demander, la cause réelle et sérieuse du licenciement. Cette notification doit être définitive et irrévocable. On ne saurait admettre qu'un employeur puisse changer d'argumentaire en cours de procédure ...
3. Puisque le maintien de la présence du salarié dans l'entreprise est impossible, l'employeur doit, d'une façon ou d'une autre, garantir sa solvabilité y compris, le cas échéant, sur des propres deniers.

site licenciement pour faute grave 29/10/2014 11:47

Bonjour,
Là je suis largement d'accord avec vous.
Il y a cependant un point sur lequel je ne vous suivrai pas, c'est lorsque vous indiquez qu'on pourrait concevoir que l'employeur ait l'obligation de consigner le montant du préavis et des indemnités de licenciement, afin d'être en mesure de les payer si le tribunal en décide ainsi. En effet, si l'employeur effectue un licenciement pour faute grave ou pour faute lourde justifié, il ne serait pas juste de l'obliger à bloquer les sommes correspondant au préavis et aux indemnités de licenciements.
Et, sur le plan économique, pour les TPE et petites PME ce serait très lourd et cela pourrait même, dans certains cas, être impossible dans le contexte actuel. La preuve en est qu'il y a des TPE qui déposent leur bilan à cause de coûts de licenciement exorbitants et parfois injustifiés en terme d'équité, parce que faute de preuves suffisantes ou pouvant légalement être produites elles sont condamnées aux prud'hommes.
Quant aux grandes entreprises, il n'est pas nécessaire qu'elles bloquent l'argent pour être solvables.
Par ailleurs, comptablement une entreprise peut, ou même doit, provisionner le risque (s'il existe).
Bien cordialement

Jacques Heurtault 28/10/2014 19:23

C'est un peu une affaire de principe ... Je refuse catégoriquement l'existence d'une justice privée, d'une police privée, d'une armée privée, de guerres privées ...
Donc, si un salarié agit de façon telle que l'employeur estime qu'il ne peut le garder, il faut alors qu'il le licencie.
Si cet employeur estime que son salarié doit partir tout de suite, il faut que cela soit possible. On pourrait concevoir que, dans ces conditions, l'employeur ait l'obligation de consigner le montant du préavis et des indemnités de licenciement afin de pouvoir être en mesure de les payer si un TRIBUNAL en décide ainsi.
Bien entendu, si le salarié a porté un préjudice à son employeur, il doit être condamné à indemniser ce dernier, même si le préjudice ne résulte pas d'une volonté de nuire à l'employeur.
A fortiori, si il y a eu volonté de nuire, le dédommagement doit être encore plus important. On peut même concevoir des poursuites pénales contre le salarié indélicat.
Il faut garder présent à l'esprit que la législation du travail est une invraisemblable succession de mesures empilées les unes sur les autres alors même que les situations économiques se sont profondément modifiées depuis. Qu'y a-t-il de commun entre la France de 1936 et la France de 2014? Bien peu de choses! Aussi le moment est venu d'avoir le courage de mettre à plat tout ce bazar étant entendu que c'est à la Puissance publique de fixer les règles essentielles et aux partenaires sociaux d'en négocier les modalités d'application concrète. or, sur ce dernier point, que constatons nous : les partenaires sociaux qui ne sont pas réellement représentatifs négocient des accords ... qui deviennent des lois! C'est le monde à l'envers ...

site licenciement pour faute grave 28/10/2014 18:18

Cher Jacques,
J'avoue que je ne comprends pas pourquoi vous voudriez interdire aux employeurs la possibilité de procéder à des licenciements pour faute grave ou pour faute lourde. Il y a malheureusement dans les entreprises des salariés qui commettent des fautes vraiment très graves et dont il n'est pas envisageable de leur laisser faire un préavis. Il serait inéquitable de les faire payer par les entreprises. Je pense particulièrement aux TPE et petites PME, dont les patrons dans des situations difficiles et parfois plus que leurs propres salariés.
La jurisprudence limite fortement la possibilité de recourir à des licenciements pour faute grave et encore beaucoup plus pour faute lourde.
S'il y a bien sûr des employeurs qui peuvent les utiliser de manière injustifiée, la justice régule cela. Ce n'est pas une raison pour pénaliser toutes les entreprises qui subissent beaucoup du fait de certains salariés, lesquels ne peuvent être sanctionnés que lorsqu'ils ont laissé des preuves de leur méfaits. L'existence du licenciement pour faute grave ou lourde est peut-être aujourd'hui la seule chose que craignent certains salariés, qui sans elle se permettraient n'importe quoi. Un licenciement avec indemnités de licenciement et préavis payé souvent accompagné d'une dispense de l'effectuer est parfois perçu comme une opportunité par ces salariés.

Jean Rivaud 26/10/2014 15:05

J'ai débuté à 48h et 15 jours de congé.

Jacques Heurtault 25/10/2014 10:54

Eh oui! Difficile de faire des commentaires tellement la situation apparait comme tragique ...
Convenons cependant que bon nombre de rigidités, pour être relativement "récentes", n'en sont pas moins déjà anciennes car elles ont "déjà" 20 ans et plus! Comment expliquer, dans ces conditions, cette montée continue du chômage depuis 2008?
Le travail est-il un plaisir? Si c'est le cas, il faut supprimer les rémunérations! Imagine-t-on que l'on puisse payer quelqu'un pour aller au cinéma ou au théâtre? Evidemment non!
Il se trouve que le travail, naturellement pénible, devient de plus en plus productif et de moins en moins pénible. Qui peut s'en plaindre?
Dans ces conditions, réduisons le temps de travail et profitons en pour modifier des règles d'organisation dudit travail qui, pour l'essentiel, ont été conçues à une époque où travailler 48 heures par semaine (voire 54!) avec 3 semaines de congés payés seulement étaient chose assez courante ...
Au lieu de ça, qu'avons nous fait?
1. Première erreur : 35 heures payées 39 et, avant ça, 39 heures payées 40 et avant ça, 40 heures payées 48 ...
2. Deuxième erreur : bien que nous soyons "en République", on permet à des personnes privées de prendre des justice de justice telles rompre un contrat de travail sans respecter les règles de droit commun (préavis) en invoquant je ne sais quelle "faute, faute grave ou faute lourde", à charge pour le salarié de contester cette décision avec l'espoir d'avoir une réponse ... dans deux ans voire trois ou quatre!
Troisième erreur : les salariés étant occupés, jusque là, 48 heures par semaine, bénéficiaient d'heure de délégation payées par l'employeur. Passant à seulement 1.600 heures par an, on a continué à accorder ces mêmes heures de délégation, tout autant payées! Pourtant, les conditions d'exercice des fonctions de représentants du personnel s'étaient radicalement modifiées ...
Etc ... Etc ...