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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Vincent Lambert : ça ne finira donc jamais?

23 Juillet 2015, 23:26pm

Publié par Jacques Heurtault

La décision du collectif médical est on ne peut plus claire : puisque certaines personnes étrangères au service médical en charge des soins dispensés à Vincent Lambert ont décidé de requérir l'autorité judiciaire en allant jusqu'au bout de la procédure, soit! Allons jusqu'au bout ...

1. Vincent Lambert n'est pas en mesure de manifester sa volonté désormais. Or personne ne peut prouver qu'il l'a manifesté lorsqu'il était valide.

2. Seul son représentant légal peut donc prendre la décision à sa place. Or il n'a pas de représentant légal clairement et indiscutablement désigné. Il peut tout aussi bien s'agir de son épouse que de ses parents. Les médecins n'ont aucune compétence pour statuer judiciairement dans les circonstances de l'espèce.

3. Il faut donc qu'une juridiction fasse le travail qui lui incombe à savoir "dire le droit" ("juris"+"diction"). Les medecins ont donc demandé à la Justice de dire le droit dans les circonstances de l'espèce en répondant à la question : qui est le représentant LEGAL de Vincent Lambert?

Bien entendu, si la décision de justice désigne l'épouse de Vincent Lambert, les parents feront appel de cette décision comme ils en ont le droit. Que fera l'épouse de Vincent Lambert si ce sont les parents qui sont désignés "représentant légal"? Je souhaite, pour ma modeste part de citoyen, que ladite épouse ne fasse pas appel ... Une telle décision permettra alors aux parents d'assumer pleinement les conséquences de leur choix en décidant, au lieu et place de Vincent Lambert, incapable majeur (c'est la définition légale adéquate), de ce qu'il y a lieu de faire. J'espère qu'ils auront le courage de décider :

- de le retirer de l'hôpital où il est actuellement soigné (Reims),

- de le placer dans une clinique privée où lui seront dispensés les soins auxquels ils estiment qu'il a droit.

Il restera alors à résoudre la question de la prise en charge financière du coût des traitements, évidemment très onéreux et, actuellement, depuis plus de SEPT ans, pris en charge par la Sécurité Sociale c'est à dire par nous tous (donc par moi également ...).

On le savait déjà depuis au moins deux ans mais c'est désormais confirmé : la question est POLITIQUE!

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I-Cube 24/07/2015 08:19

Pas seulement : Elle est d'abord financière !
Vous le notez en ce qui concerne la prise en charge des soins, bien sûr.
Mais le sort de l'héritage l'est tout autant, notamment quant aux droits à recueillir de la succession des parents.
S'ils dilapident leur "fortune" dans les soins donnés à leur fils, c'est autant de moins pour leurs petits-enfants et autres collatéraux.
S'il Lambert a la bonne idée de décéder rapidement, c'est l'épouse qui hérite de la quote-part de ses droits de veuve, là tout de suite, c'est-à-dire qu'elle "gère" le patrimoine pour elle-même et pour ses enfants mineurs.
Les affaires d'héritage, si vous saviez comme ça peut détruire le neurone de bien des gens "bien-pensant" ... !

Jacques Heurtault 24/07/2015 10:59

je pense, comme vous, qu'il y a des problèmes d'héritage derrière tout ça mais que cet aspect du dossier est curieusement occulté. Je constate, une fois de plus, que les journaleux ne font pas leur travail!
Parmi les questions qu'il faut poser :
1. Régime matrimonial des époux Vincent Lambert et Madame?
2. Dispositions successorales qui seraient en vigueur si Vincent Lambert était déclaré cliniquement mort?
3. Que se passerait-il si Madame Vincent Lambert, faisant valoir la rupture de la vie commune depuis plus de deux ans, demandait et obtenait le divorce?
4. Etc. Il y a beaucoup de questions! Et je ne dis rien de la gestion éventuelle d'une indivision ("Nul ne peut être contraint de rester dans l'indivision" ... Toutefois, j'en ai fait moi-même l'expérience, pour en sortir, cela demande la mise en oeuvre d'une procédure complexe et un délai minimum de trois ans ... s'il n'y a pas appel!) ...