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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

C'est la crise! Ca recommence, comme en 2008 ...

12 Février 2016, 00:01am

Publié par Jacques Heurtault

Le texte ci dessous est extrait de Boursorama et semble avoir été rédigé par l'AFP (Agence France Presse, agence de presse publique).

Début de citation :

La dépression s'est de nouveau abattue jeudi sur les marchés mondiaux qui ont nettement décroché, surtout en Europe, terrassés par un cocktail d'inquiétudes et de doutes à l'égard du pétrole, des banques et de la croissance mondiale.

 

L'embellie de la veille a donc été étouffée dans l'oeuf par des places financières qui n'en finissent plus de broyer du noir depuis le début de l'année.

La sinistrose, générale en Europe, a également touché Wall Street qui a terminé en recul même si elle a réduit ses pertes en fin de journée. Le Dow Jones a perdu en clôture 1,6% et le Nasdaq 0,39%.

Les dégâts ont été plus prononcés en Europe: Paris a perdu 4,05%, Francfort 2,93%, Londres 2,39%, Milan 5,63% et Madrid 4,88%.

Ailleurs dans le monde, Buenos Aires a chuté de 2,96%, Sao Paulo de 2,56% mais Toronto a limité son recul à 0,81%.

Les marchés asiatiques avaient aussi vu rouge et clôturé massivement en baisse dans la matinée.

"Les deux facteurs qui pèsent sur les marchés restent en place, à savoir les banques et le pétrole", souligne Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

La présidente de la banque centrale américaine, Janet Yellen, qui a témoigné mercredi et jeudi devant les parlementaires à Washington, n'a rien fait non plus pour rassurer les places financières.

Les banques, qui cristallisent les peurs depuis quelques jours, étaient en première ligne du décrochage, au point que plusieurs journaux allemands parlaient de "tremblement de terre bancaire".

La française Société Générale a reculé à la clôture de 12,57%, l'italienne BMPS de 9,88%, l'espagnole Santander de 6,87%. En Allemagne, Deutsche Bank, première banque allemande, qui avait été contrainte de publier un communiqué pour rassurer sur sa solvabilité s'est enfoncée de nouveau, de 6,14%. A Londres, Barclays a perdu 6,23%.

"Pourtant les banques ne sont pas du tout dans une situation similaire à celle de 2007, avec du stress en termes de liquidité et de solvabilité", souligne M. Robin.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, est d'ailleurs monté au créneau en début d'après-midi en affirmant que la zone euro et ses banques étaient structurellement dans une "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années.

Juste avant, le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a fait la même chose en assurant que les turbulences subies par les valeurs bancaires s'expliquaient par une "surréaction" des marchés boursiers.

Les cours du pétrole, autre sujet majeur de préoccupation des marchés, continuaient de se rapprocher de leurs plus bas niveaux depuis 2003, alourdissant encore l'ambiance générale.

Corollaire logique de l'aversion totale des investisseurs pour le risque, les valeurs refuges étaient très recherchées.

L'or passait ainsi au-dessus des 1.200 dollars l'once (environ 33 grammes).

Le taux d'emprunt à 10 ans de l'Allemagne, le fameux "Bund", s'est fortement détendu et évoluait désormais sous les 0,2%. A l'inverse, les dettes des pays du sud de l'Europe étaient sous pression, Grèce et Portugal en tête.

Pour Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque, "le coeur du problème, c'est le décalage entre les attentes des marchés en début d'année et la réalité des chiffres. Tout le monde croyait que l'année 2016 serait celle de la reprise mais, dès les premiers jours de janvier, la Banque mondiale, puis le FMI, ont revu nettement à la baisse leurs prévisions de croissance pour l'année en cours".

"Fondamentalement, le contexte n'est pas très différent" avec un "ralentissement chinois connu depuis 2009, une incurie du système bancaire italien et la nécessité d'une +bad bank+ (entité regroupant les actifs à risque) pour le purger depuis 2012", développe-t-il.

Selon lui, "désormais la panique est auto-entretenue et les marchés ne font plus guère attention aux fondamentaux".

Si les marchés sont aussi désorientés depuis le début de l'année, c'est aussi parce que les banques centrales peinent de plus en plus à rassurer.

"Seule une action des banques centrales pourrait encore rassurer, mais elles disposent de moins en moins d'instruments pour surprendre les investisseurs", analyse M. Dembik.

La Réserve fédérale américaine est en position de statu quo, poursuit-il, faisant reposer la pression sur la Banque centrale européenne. Or son président, "Mario Draghi, n'a plus de lapin à sortir de son chapeau afin de rassurer, donc la baisse actuelle pourrait encore durer longtemps et potentiellement se transformer en nouvelle crise".

Fin de citation.

Une question, une seule : Pendant encore combien de temps les banques et ce maudit système va-t-il encore nous faire caguer?

C'est Marx qui doit rigoler comme un bossu dans sa tombe! Si ça n'est pas le début de la crise générale du capitalisme, ça y ressemble - pour l'instant - un peu ...

Les banques centrales vont évidemment devoir envoyer des liquidités pour éviter coûte que coûte que les banques ne s'effondrent. D'ores et déjà, la Banque Centrale Européenne, après avoir décidé de racheter de la dette souveraine des pays de la zone euro à raison de 60 milliards par mois à concurrence de 1.100 milliards, a décidé qu'elle rachèterait désormais sans limite de plafond. Pour cela, elle crée de la monnaie sans contrepartie véritable. Cela veut dire que, à terme, si ça continue à ce rythme, un processus d'hyper-inflation peut se déclencher. Les Etats, si le chômage continue d'augmenter (et tout indique qu'il va continuer, pas seulement en France d'ailleurs!), vont ouvrir le robinet pour soulager la douleur sociale selon une bonne vieille recette largement éprouvée ... La suite, on la connait! On relira avec profit la presse de fin 2008 à fin 2011 ... Pour l'instant, l'indice CAC 40 est à 3.900 points. Il ya donc encore de la marge ... Mais cette marge-là fond vite et cet indice peut perdre, sans difficulté, 10% par séance ... En une semaine, il peut se trouver à 3.000 points et, en une deuxième semaine, chuter à 2.200 points... Au delà, c'est potentiellement l'abîme! Pour l'instant, on n'y est pas!

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I-Cube 12/02/2016 11:44

Belle synthèse et les chiffres de la "déroute" sont encore plus alarmants quand vous ne prenez que 4 à 6 semaines de recul !!!

Pour la suite, on attend la réouverture des bourses chinoises, en vacances cette semaine pour cause de nouvel an-chinois, l'année du "singe-de-feu"...
Tout est dit.

Perso, je pense qu'il faut bien "détruire de la valeur" jusqu'à revenir à des indices "normaux", soit 3.600/3.400 points pour le "Caca40".
En deçà, on casse le joujou et là, c'est "la vraie crise" : On manquera de pognon (des moyens) pour faire face, parce que les financements par l'impôt seront asséchés et que le recours à la dette sera une forme de fuite en avant désastreuse.

Ceci dit en réponse à "Julienjulien", on était encore assez nombreux à prévoir de tels mouvements.
Et depuis plusieurs années parfois : J'en suis !
Mais on n'avait pas "d'écoute" des "médias-aux-ordres". D'ailleurs on n'en cherche plus depuis belle lurette.

Après, c'est l'inconnu : Des taux négatifs - qui est une forme de vol pernicieuse du "bon peuple" - la planche à billets devenue folles - qui est une autre forme de vol, plus directe - des "bail-in" en pagaille - qui est du vol légal voté cet été en "Gauloisie-démocratique" - et les gens n'auront plus qu'à descendre dans la rue se livrer au pillage !
La solution d'ailleurs : Petites guerres civiles ici et là, guerres "globales" ailleurs, c'est toujours de cette façon que "le système" s'en sort pour survivre...

On n'aura plus qu'à "rebâtir" sur les ruines fumantes, une sorte de modèle que j'espère s'inspirera du modèle islandais...

Bien à vous !

I-Cube

Jacques Heurtault 12/02/2016 12:05

J'ai une solution plus radicale mais qui présente l'inconvénient de ne pas être en harmonie avec le Code Pénal ... On met la main sur un de ces salauds de spéculateurs forcenés et on lui fait subir le même sort qu'à un certain premier dirigeant de la République batave, dans les années 1700 et quelques (plus très sûr de la période). Les manifestants l'ont capturé, l'on accroché à une planche par les pieds et l'ont ... éviscéré, comme on le fait avec un cochon que l'on vient d'égorger. Au Rijk Museum d'Amsterdam, il y a un petit tableau qui décrit le résultat de cette scène (environ 50 cm x 50 cm). C'est très impressionnant! J'en suis resté stupéfait pendant au moins une très grosse minute. Au début, je ne comprenais pas. Puis, j'ai pris le temps d'écouter le commentaire sur l'audioguide ... A force d'ulcérer le peuple, il peut devenir très méchant, au delà de toute raison!

Julienjulien 12/02/2016 09:19

Oui et vous verrez alors 'nos' economistes ,"specialistes" bavasser pendant des heures sur les plateaux tele ,dire ce qu,il faut faire et ne pas faire ,tous d'accord pour un tour de vis social supplementaire,alors qu'ils ne maitrisent rien.Puis on repartira avec le meme systeme qui donnera les memes effets dans les annees suivantes.

Jacques Heurtault 12/02/2016 10:20

Ils diront même que personne n'a rien vu venir! Tous ces gens qui bavassent comme vous dites très bien sont des gens qui n'ont pas connu les difficultés ou, pire, qui les ont connues mais qui pensent, à leur échelle nombriliste, que, pour que eux-mêmes continuent de se maintenir dans leur rôle de valets, il faut faire du lèche-botte. On voit aujourd'hui la "gauche" proposer (et faire!) ce que la droite la plus réactionnaire n'aurait même pas osé suggérer! Bientôt, ils reparleront du travail des enfants, nécessaire pour permettre la progression du niveau de vie des familles ... C'est ce que leurs "pères" disaient au milieu du 19ème siècle!