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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Le Parti "socialiste" prend l'eau!

19 Février 2016, 11:51am

Publié par Jacques Heurtault

Je reproduis ci apprès la prise de position de Cristina, militante du P.S depuis 10 ans et élue conseillère municipale sous cette étiquette qui décide que, n'en pouvant plus de la dérive que je qualifie de réactionnaire du Parti "socialiste", le moment est venu de rejoindre Jean Luc Mélenchon pour 2017. Le texte ci dessous est extrait de son blog sur Médiapart, repris sur un autre blog de gauche (Exergue).

Début de citation :

 

Après plus de 10 ans de militantisme au sein du Parti socialiste, des responsabilités internes et des mandats électifs comme conseillère municipale, je fais le choix de partir, de quitter le PS. Si je souhaite le meilleur des possibles aux camarades qui restent, à celles et ceux qui pensent encore pouvoir faire barrage aux choix du gouvernement et au changement sociologique de la base du parti, je ne peux qu’encourager celles et ceux qui n’en peuvent plus d’en faire de même ! Les primaires de la gauche pour se retrouver au final avec François Hollande ou un autre qui portera la même politique que l’on subit depuis le début du quinquennat : non merci ! Jean Luc Mélenchon est candidat, tant mieux, c’est une chance pour 2017 !


Je crois toujours en la Politique, à la force des idées. Je pense aux magnifiques rencontres en Italie chez les Démocrates de Gauche, qui ont vu le début de mon engagement politique, et en France, aux actions réalisées dans le 92, département de Sarkozy, quand il y avait encore des villes socialistes. Je crois aussi à l'importance des Partis politiques, à la nécessité de "structures cohérentes et organisées" à conjuguer avec la nécessité de faire vivre la rencontre avec celles et ceux qui ont choisi d'autres formes d'engagement dans la société civile. Le PS aujourd'hui m'apparaît de plus en plus une coquille vide et inutile, on peut élargir ses alliances, dans mon autre patrie, l'Italie "l'Olivier" fut une alliance porteuse d'espoir, mais sans perdre de vue projets et principes ce qui arrive à Renzi et son Parti Démocrate qui a vraiment très peu d'un parti de gauche.

Avec le pessimisme de la raison pour l'avenir du gouvernement actuel et avec l'optimisme de la volonté pour la Gauche en France le chemin continue. Pour moi et pour d'autres camarades qui se disent déjà favorables à cette démarche le chemin continuera en apportant collaboration et soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et, en rejoignant les combats du Parti de Gauche.


Aujourd’hui, nous sommes confrontés en Europe, à une gauche qui de Socialiste n'a plus que le nom (nom qui m'est cher) qui ne respecte pas sa vocation et se cache derrière un triste « les autres sont pire que moi » ce qui peut paraître vrai mais qui n’est plus suffisant. Il y a des alternatives mais il faut du courage, il faut repartir du projet, des idées, des programmes, gouverner en coalition sur le plan national et local est bien plus facile quand la feuille de route tracée est respectée. C’est avec énorme tristesse que je partage l’idée que nous avons voté pour un gouvernement de gauche et qu'aujourd’hui nous nous retrouvons avec des mesures dignes de la pire droite. Reformer n’est pas être moderne en soit, les reformes doivent être des avancés et pas des punitions pour le plus grand nombre et pour les plus faibles en particulier. Reformer pour qui et pourquoi doit être dans le contrat qui lie les élus aux citoyens.

Oui je suis pour l’unité, celle de tous les progressistes mais pas pour les artifices qui nous obligeraient à "voter utile" sans faire de bruit car ça dérange le capitaine.
Lors de la primaire socialiste pour 2012 je n'avais pas voté pour François Hollande, mais, esprit de la primaire oblige : après le choix de la majorité, nous nous sommes tous rassemblés derrière le candidat. Voilà pourquoi, tout en respectant et comprenant l'appel à une large primaire de toute la gauche, ce choix est un piège : En aucun cas je ne voterai pour François Hollande ou Valls, l'esprit de la primaire n'est plus là.


L'idée que les primaires donneraient un nouvel élan aux forces de gauche est malheureusement difficile à suivre à partir du moment où le PS s'approprie la démarche et la lie dangereusement aux investitures pour les élections législatives. Triste spectacle.


Notre pays a un système électoral à deux tours qui est mal utilisé, les états d'où viennent les primaires ont un scrutin avec un seul tour. Nous pouvons donc nous passer de primaires qui seraient tout sauf démocratiques.


Le parcours, la cohérence, le courage et les capacités pédagogiques de Jean-Luc Mélenchon font pour moi la différence, et le rendent le plus à même de porter les valeurs et les idées que je ne retrouve plus ailleurs. Nous avons besoin de renouer avec la force de la parole, pour redonner la voix à celles et ceux qui ont choisi le silence de l'abstention, pour redonner espoir aux militantes et aux militants de tant de campagnes qui crient leur malheur sur les réseaux sociaux, ils ne trouvent plus leur place au PS et n'osent pas encore s'en éloigner définitivement.

Le premier jour sans PS commence avec la conviction profonde que celles et ceux qui veulent maintenant changer les choses se retrouveront sur un projet et dans la dynamique que Jean-Luc Mélenchon a déjà démontré pouvoir incarner. "Nous pouvons" en France aussi comme en Espagne et au Portugal ouvrir les portes à une Gauche qui n'a pas peur de ses racines et sait penser l'avenir, capable de proposer une alternative concrète pour notre Pays.

Fin de citation.

Pour ce qui me concerne, j'ai fait, pour le moment, un autre choix :

1. Empêcher, par tous les moyens, - "je dis bien par tous les moyens (dixit Charles de Gaulle)" - Hollande (ou un quelconque substitut) d'être présent au second tour de la présidentielle de 2017. Cela veut dire concentrer, en Avril 2017, les votes sur Marine Le Pen et favoriser l'émergence de la candidature Juppé en votant pour lui lors des "primaires de la droite" afin de favoriser un combat politique entre Juppé et Marine Le Pen (seul combat réellement politique). C'est Juppé qui gagnera.

2. Selon les espérances de report de voix, voter de nouveau Marine Le Pen au second tour si elle n'a aucune chance d'être élue ou bien Juppé si elle avait une chance d'être élue. Mon vote Le Pen est un vote protestataire, rien de plus (pour le moment!). Il y a des risques que je ne suis pas prêt à prendre.

3. Par voie de conséquence, oeuvrer à favoriser le report des voix Mélenchon sur Marine Le Pen car les différences programmatiques sont assez faibles. En tout état de cause, oeuvrer à ce que les voix Mélenchon ne se reportent EN AUCUN CAS sur Hollande si par malheur il devait être présent au second tour.

4. Ne pas oublier que le vrai pouvoir dépend de la majorité qui se dégagera aux législatives de juin 2017 ... Là, on ne sait pas encore comment les choses peuvent se conclurent! Pour être présent au second tour des législatives, il faut franchir la barre des 12,5% des inscrits ou bien, à défaut, arriver deuxième au premier tour de ces mêmes législatives : il est donc possible d'oeuvrer à l'élimination pure et simple du maximum de candidats "socialistes" soit au profit du candidat "frontiste" (pas très difficile vu le niveau très élevé des résultats obtenus jusqu'à présent), soit au profit du candidat "mélenchoniste" (ce qui n'a rien d'évident car 12,5% des inscrits, c'est, grosso modo, 20% des exprimés).

 

Tout doit désormais être fait pour oeuvrer au dynamitage politique du boulevard sur lequel le "libéralisme" (celui du renard dans le poulailler!) fonce déjà à toute allure et sur lequel il continuera de foncer - détruisant tout sur son passage - si rien n'est fait pour lui barrer la route. Il ne faut donc pas se disperser, le plus difficile étant de faire comprendre au plus grand nombre qu'on a le droit de se montrer intelligent et d'inviter chacun à faire preuve de calcul politique très fin.

 

Commenter cet article

I-Cube 19/02/2016 18:57

Vous savez... le programme de "Marinella-tchi-tchi" et de "J-L-Mélangeons" sont les mêmes à une exception près : La première veut sortir de l'UE, le second veut donner une impulsion "sociale" à l'UE mais pas en sortir.

Pour le reste, j'avoue que le "vote à quatre tour" (voulu sous d'autres formes par Incognitoto), deux à des primaires et deux aux "vraies" élections finales, j'ai toujours trouvé ça débile et pour des tas de raisons dont l'une évoquée ci-dessus : Heureux de constater que même chez les militants "soces", on s'en aperçoive enfin !

Bien à vous !

I-Cube

Jacques Heurtault 19/02/2016 23:40

Il y a un moyen encore plus simple de régler le problème : un seul tour et point barre! Au bout de deux ou trois élections, la situation se décante toute seule ...
Quant aux convergences entre les programmes de Marinella-Tchi-Tchi et de Méluche ... Il suffit que l'un appelle à voter pour l'autre pour le deuxième tour! Et, là, ça devient VACHEMENT intéressant...
Il faut maintenant réfléchir à une chose qui, à mon avis, n'est pas dû au hasard : la convergence de plus en plus évidente entre le "programme" (réel) de Hollande et le programme (vraisemblable) de Juppé! Sarko essaie de démarrer en allant sur les plates-bandes de Marinella-tchi-tchi. Erreur stratégique et tragique (pour lui) qui va le conduire dans le mur! Les électeurs préfèrent toujours l'original à la copie. Juppé va donc gagner car il est NEUF tout en étant connu ... Pour cela, IL FAUT que Hollande soit éliminé dès le premier tour ... J'ai suivi l'interview de Pierre Laurent sur Canal+. Intéressant : il dit que Hollande va se faire étendre dès le premier tour et qu'il faut donc trouver ensemble (toute la Gôôôôôche!) le candidat capable de rassembler la Gôôôôôôôôôôôôôôche! Il ne veut pas de "primaires" à gauche ... Il veut (il ne l'a pas dit mais il le pense si fort que je l'ai entendu!) un candidat COMMUN de la Gauche dès le premier tour! Comme en 1974 ... Ce candidat ne peut pas être Hollande ... Laurent n'a pas compris qu'on a changé d'époque!