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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Petites réflexions sur "l'espace" ...

20 Février 2016, 16:08pm

Publié par Jacques Heurtault

Il se pourrait que vous n'aimiez pas ce qui va suivre ... Ce sont des réflexions que d'aucuns peuvent qualifier d'élucubrations dénuées du moindre intérêt.

Toutefois, la liberté d'expression n'ayant pas d'autres limites que la nuisance que peut provoquer son abus, j'ai envie, cet après midi, de développer quelques idées simples ...

L'espace au sein duquel nous nous mouvons est qualifié d'euclidien car, mathématiquement parlant, il n'a pas de limite si ce n'est l'infini ...

Sans que je puisse l'expliquer, cette idée me gêne. Aussi me suis-je amusé à tenter de décrire d'autres concepts. C'est mon droit ... et je le partage!

Imaginons que "un" espace soit défini par un segment. On a le droit de se déplacer sur ce segment mais pas le droit d'en sortir... Mon espace est donc fini en ce sens qu'il a un début (un des bouts du segment) et une fin (l'autre bout du segment). Il est admis que, entre ces deux extrêmités, il existe une infinité de points. 

Nous savons, c'est Einstein et Planck qui nous l'affirment (personne ne va soutenir que ces deux sommités scientifiques déblatèrent des conneries ...), que la matière est divisée en "petits grains" et qu'il en est de même de l'énergie. Cela veut dire que, dans une quantité de matière donnée, il y a un nombre fini de ces "petits grains". Autrefois - je crois que c'est Démocrite qui l'a affirmé le premier - on appelait ces petits grains de matière des atomes car on ne pouvait pas les diviser (par définition "a-tome", "a" étant le préfixe privatif...). Depuis, on a démontré que ces "a-tomes" étaient en réalité divisibles (électrons, protons, neutrons puis "quarks" puis - peut-être - autre chose de plus petit encore...

Revenons à "mon" espace (le segment). Si je le courbe afin que les deux bouts se rejoignent, j'ai alors un espace qui est "fini" bien qu'il n'ait "ni début ni fin" (puisque le début et la fin se confondent en un même point). Si j'imagine cet espace comme étant un cercle, j'ai besoin de "sortir" de cet espace pour parvenir à le définir simplement ("un ensemble de points également distants d'un autre point extérieur à l'espace qui n'est donc que la circonférence du cercle"). Je viens de définir un espace fini à une seule dimension qui n'a ni début ni fin ... Je fais remarquer que cet espace a une propriété particulière : il est "courbe"!

Si, maintenant, je défini mon espace comme étant la surface d'une sphère, je dispose d'un espace qui est "fini" (la surface d'une sphère de rayon défini est finie en ce sens qu'elle s'exprime par un nombre fini) qui n'a, lui aussi, ni début ni fin. La différence d'avec mon "segment" devenu "cercle", c'est que je suis passé d'un espace à une dimension (qui peut se décrire par sa longueur) à un espace à deux dimensions (qui peut se décrire par sa surface). Autre point commun : pour définir ma sphère, j'ai besoin de "sortir" de mon espace à deux dimensions car j'ai besoin d'un "centre". Je viens de définir un espace fini à deux dimensions qui n'a ni début ni fin... Tout comme le précédent, cet espace à deux dimensions a une propriété particulière : il est "courbe"!

Poursuivons l'analogie ... Voyons comment on peut "décrire" un espace fini à trois dimensions n'ayant ni début ni fin ... Jusqu'à présent, on pouvait visualiser un espace à une dimension n'ayant ni début ni fin (le cercle) ou bien un espace à deux dimensions n'ayant ni début ni fin (la sphère). Comment peut-on visualiser un espace fini à trois dimensions n'ayant ni début ni fin? Pour les deux premiers espaces, c'était facile : on sortait de l'espace en question. Autrement dit, on le "dépassait", on le "transcendait"... Pour définir cet espace à trois dimensions fini qui n'a cependant ni début ni fin, il me suffit de le "dépasser", de le "transcender"! Comment? Par exemple en sortant de cet espace avec une autre "dimension" : le temps! Puisque les deux premiers espaces étaient "courbes" (le cercle et la sphère), je peux dire, par analogie, que cet espace-là est, lui aussi, "courbe"... C'est la dimension "temps" qui me permet de visualiser cette courbure.

Si, bien que n'étant ni un physicien ni un astrophysicien, vous entendez parler ou si vous lisez quoi que ce soit où on vous parle de "la courbure de l'espace-temps", vous pourrez vous souvenir de ce que vous venez de lire."

Revenons maintenant à notre sphère (espace à deux dimensions n'ayant ni début ni fin)... Imaginez que vous êtes vous-même sur cette surface (donc dans cet espace!). Vous avez une lampe torche, allumée. Le rayon lumineux se déplace sur la surface (donc dans l'espace!). Il ne peut pas décoller de la surface sinon cela voudrait dire qu'il sort de l'espace, autrement dit qu'il n'est plus dans l'espace. Si vous êtes à l'équateur (ou sur un méridien!), le rayon lumineux va revenir dans votre dos ... Comme vous n'êtes vous même qu'un point sans épaisseur, il va vous traverser et partir pour un deuxième tour ... et ainsi de suite! Si votre rayon lumineux est "matérialisé" par un point lumineux, vous allez pouvoir le suivre ... puisque l'espace étant "courbe", votre regard ne peut pas faire autre chose que suivre lui-même la courbure de cet espace. Au deuxième tour, vous allez voir deux points lumineux : le premier qui aura déjà fait un tour complet et le second qui commence le premier tour ... et ainsi de suite!  Au "septième" tour vous "verrez" sept points lumineux alors qu'il n'y en a, en réalité, qu'un seul ... (en fait, il y a quelques chances pour que, ayant eu du mal à suivre mon propos - n'en soyez pas vexé! - vous voyez 36 chandelles!).

Si vous n'avez pas encore décroché de la lecture de cet article, je vous invite à imaginer que vous êtes dans un espace à trois dimensions (celui que vous connaissez bien!), à considérer qu'il est fini (et non pas "infini" comme on est naturellement porté à le croire) puisque "transcendé" par la "dimension" appelée "temps" (là, vous devez faire un effort d'imagination). Vous jouissez d'une vue perçante "absolue" et vous "voyez" des points lumineux (un nombre si grand que vous ne pouvez pas les compter, mais néanmoins "fini" car l'infini n'existe pas!) dont certains ne sont que "l'image" d'un autre qui a déjà fait plusieurs fois le "tour" de l'espace fini n'ayant ni début ni fin ... 

Vous décrochez? C'est un peu normal! N'allez pas en déduire que vous êtes idiot. Ce serait assurément complètement faux. Mais si vous n'avez pas tout compris, relisez ce que vous venez de lire, depuis le début ...

- un espace fini à une seule dimension n'ayant ni début ni fin

- un espace fini à deux dimensions n'ayant ni début ni fin

- un espace fini à trois dimensions n'ayant ni début ni fin

A chaque fois, vous avez besoin de transcender l'espace (c'est à dire d'en sortir) pour pouvoir concevoir qu'il peut être fini bien que n'ayant ni début ni fin ...

Et enfin, pour conclure en s'amusant ...

Imaginez que vous êtes installé à bord d'un grain de lumière que l'on appelle un photon. Il se déplace à la vitesse de la lumière (évidemment, puisqu'il est la lumière!). La théorie de la relativité développée par Einstein permet de démontrer que, à bord de ce photon, le temps ne s'écoule pas. Donc, le photon ne vieillit pas ... Et vous non plus ... puisque vous êtes dessus! Vous avez atteint "l'éternité" ... qu'il ne faut pas confondre avec la "perpétuité" (là, le temps s'écoule ... et, donc, vous vieillissez!). Réflexions amusantes, non?

J'ai conscience que je ne vous ai peut-être pas convaincu ... 

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I-Cube 21/02/2016 16:42

Mais si, mais si.

J'ai bien aimé mais ça mène où donc, SVP ?

Bien à vous !

I-Cube

Jacques Heurtault 21/02/2016 17:40

Ca peut mener, par exemple, à une vision moins angoissée de l'Univers! Il est fini et non plus infini. Il n'a cependant ni début ni fin. Il n'y a donc pas eu de big-bang ... et il n'y aura pas de big-crash (l'opération inverse qu'on appelle aussi l'effondrement gravifique)! Et puis, on peut comprendre certaines choses sans savoir résoudre une équation de Dirac (Schrödinger en mode relativiste) ... Je trouve ça marrant!
Il parait qu'il y aurait des milliards de galaxies (la Voie Lactée en est une, rien qu'une seule!). Avec cette approche, il pourrait y en avoir beaucoup moins finalement! Cf le rayon lumineux qui fait plusieurs fois le tour de "mon" espace à trois dimensions transcendées par le "temps"... (J'ai "inventé" ça tout seul!). Je suis plutôt adversaire du big-bang! Cette théorie n'en est d'ailleurs pas une ... Mais elle bien "commode" pour inculquer l'idée que Dieu existe ("la preuve, les scientifiques l'ont "démontré"!") alors que, selon moi, Dieu n'a rien à voir là-dedans! Je pense comme Niels Bohr ... Mais je crois en Dieu sans avoir la prétention de le comprendre attendu que je ne suis qu'une misérable miette de l'Univers!