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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Après Valls, à qui le tour? Macron ou direct Hamon?

30 Janvier 2017, 16:35pm

Publié par Jacques Heurtault

Valls ? Fait ! Au suivant !

Par François Cocq, le 29 janvier 2017

Sarkozy ? Fait ! Juppé ? Fait ! Hollande ? Fait ! Valls ? Fait aussi !

Que ce soit dans la lumière médiatique de la primaire de droite ou dans le crépuscule blafard du PS, tous ceux que le système avait érigés en porte-étendard passent l’un après l’autre à la moulinette. Et le mouvement n’est pas fini : Fillon va suivre, et Macron après lui.

Voilà bien la seule leçon qu’il faille tirer de la primaire du PS et de la semaine écoulée.

Car une fois encore, au second tour comme au premier, la primaire du PS n’a pas rencontré d’audience populaire sinon pour gifler électoralement Manuel Valls.

Les commentateurs peuvent bien essayer de nous vendre un regain de participation lors de ce second tour, les chiffres sont têtus : l’encéphalogramme électoral du parti socialiste reste désespérément plat. Avec 1,8 millions de votants supposés lors de ce second tour de la primaire, le PS peut bien légèrement augmenter la participation d’une semaine sur l’autre (comme ce fût le cas à chacune des primaires précédentes), il n’en reste pas moins qu’un million de moins de votants seront venus mettre leur bulletin dans l’urne qu’en 2011 (2,8 millions de votants à l’époque) et plus de moitié moins que pour la primaire de la droite (4,4 millions de votants ) !

Ce fut suffisant pour éjecter Manuel Valls. En apparence du moins. Car comme un symptôme plutôt que comme un symbole, le premier geste de Benoît Hamon candidat du PS est d’associer Manuel Valls sur la photo de famille à Solférino. Preuve s’il en était besoin le PS recomposé entend se reconstruire sur les fondements de l’ancien, celui du quinquennat Hollande. Le seul sens qui pouvait être trouvé à la primaire, celui de rejeter Hollande d’abord, par un « empeachment » d’alcôves à la socialiste, puis Valls, par un désaveu cinglant dans les urnes, s’en voit nié le scrutin tout juste clos. A défaut de costume présidentiel, Benoît Hamon investi entre définitivement dans les habits du candidat du PS.

Le paysage de la présidentielle se précise un peu plus : les inamovibles sont vaincus, restent les vieilles maisons. Elles changent de locataire à défaut de se rénover. Ne boudons pas pour autant notre plaisir. Désormais du moins on se comprend, puisque chacun adopte le langage de l’insoumission ce qui en renforce le sens commun. C’est paradoxalement cette force propulsive nouvelle qui est le meilleur gage contre ceux qui voudraient se servir des vieux cadres pour essayer de la ré-enfermer.

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I-Cube 30/01/2017 18:42

Notez que l'échec avait commencé dès mai 2012.
Ce ne fut qu'une interminable agonie...

Bien à vous !

I-Cube