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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Jean Luc Mélenchon futur probable opposant d'Emmanuel Macron, nouveau Président de la République ...

3 Mai 2017, 07:59am

Publié par Jacques Heurtault

Qui peut sérieusement croire que Marine Le Pen puisse être élue Dimanche soir? Personne, évidemment. Même pas ceux qui souhaitent sa victoire.

Tous les sondages le montrent : le rapport de force s'établit à 60% en faveur de Macron contre 40% en faveur de Le Pen. Certes, ce ne sont que des sondages. Certes, ils doivent être lus avec les précautions que ne prennent jamais, en temps ordinaire, nos chers "commentateurs-journalistes" qui ne cessent de répéter que le risque existe que Le Pen soit élue Dimanche soir ...

Non! On ne va pas nous faire le coup ... Marine Le Pen n'a strictement AUCUNE chance d'être élue Présidente de la République. Pour qu'elle puisse espérer le devenir, il faudrait qu'elle procède à la liquidation du parti créé par son père qui se montre encore, rarement certes, et qui rappelle, par sa seule présence physique,  toutes les horreurs et toutes les provocations imbéciles et délibérées qu'il a proférées.

Il faut bien constater qu'elle a un certain sens politique puisqu'elle est capable de renoncer aux aspects les plus "emblématiques" de son programme en passant un accord avec Nicolas Dupont Aignan.

On attend encore ne serait-ce qu'un signe - un seul! - de la part de Macron pour rallier à lui, sans hésitation, tous les hommes et toutes les femmes de raison qui n'en peuvent plus de souffrir chaque jour et de vivre dans la crainte de perdre leur emploi (quand ils en ont un!). RIEN! Monsieur Macron ne veut rien céder ... Dont acte! Il n'aura donc pas ma voix ce Dimanche ...

L'autre non plus ne l'aura pas! C'est encore plus évident ... Comment envisager, ne serait-ce qu'une seconde, de confier le pouvoir d'Etat à quelqu'un qui n'est même pas en mesure de chiffrer les propositions de son programme (combien ça coûte, tout ça, Madame?) parce qu'elle sait très bien que ce programme n'a qu'une seule raison d'être : fédérer autant que faire se peut les mécontentements, O combien légitimes!, mais pour l'essentiel incompatibles entre eux?

Dimanche, je voterai "blanc"! Blanc pour dire que je ne veux pas que se développe un climat de xénophobie dans mon pays. Blanc pour dire que je ne veux pas que les "patrons" pèsent sur la vie politique plus que leur propre voix individuelle de citoyen, c'est à dire ni plus ni moins que la mienne propre. Blanc pour dire "Une femme = un homme = une voix". Blanc pour dire que Monsieur Gattaz, dans les urnes, ne doit pas peser plus que moi, simple citoyen ...

La suite, on la verra au moment d'élire nos députés ... Un Président de la République sans une majorité de députés pour soutenir son action ne peut strictement rien faire ... C'est le 11 Juin puis le 18 Juin que tout va vraiment se jouer ... Le 18 Juin! Ce n'est pas une date banale dans notre Histoire! Combien étaient-ils, avec le général de Gaulle, à Londres pour dire : "La France a perdu une bataille, elle n'a pas perdu la guerre!". Guère plus de 3.000 sur au moins trente millions d'adultes ... Un sur 10.000! 

Je propose à votre sagacité le texte ci-dessous extrait de Marianne.

Début de citation :

Face au FN, Jean-Luc Mélenchon (aussi) a raison

Marianne, le 02/05/2017 par Thomas Vampouille

La culpabilisation n'aura donc pas fonctionné. Les "fachos" qui fusent depuis huit jours, non plus. Au terme de leur consultation interne, les militants de la France insoumise (la moitié, en réalité) se sont prononcés à 65% pour le vote blanc, nul ou l'abstention au second tour de la présidentielle le 7 mai, à 34% pour un vote Macron. Et le coupable sera tout désigné ce dimanche soir en cas d'abstention forte, de gros score pour le FN, voire de victoire de Marine Le Pen : ce sera la faute à Jean-Luc.

Car c'est l'antienne répétée partout et par tous depuis le soir du 23 avril : le tribun a trébuché. Mélenchon s'est montré grincheux comme un perdant, voire mauvais joueur quand il espérait encore que les résultats officiels le placeraient in fine en troisième position devant François Fillon. Mais surtout, il n'EN a pas parlé. Pas de FN dans son discours, pas de "No Pasaran" brandi face à Marine Le Pen. Quoi, lui dont l'engagement anti-extrême droite n'a jamais fait défaut durant sa longue carrière politique, lui dont les talents lyriques sont loués même par ses adversaires, n'avait-il donc rien à déclamer gravement en ce soir de retour du péril FN ?

Qu'importe si dans le camp des vainqueurs, Emmanuel Macron n'a pas non plus, ce soir-là, affiché de gravité spéciale. Qu'importe aussi qu'il y a quinze ans, alors que l'arrivée du père Le Pen au second tour avait plongé le pays dans la stupéfaction, Lionel Jospin n'ait pas fait mieux (de fait, le Premier ministre de l'époque a fait pire, attendant le vendredi soir pour pondre un communiqué n'appelant pas à voter Chirac). Qu'importe si depuis, Mélenchon a clarifié sa position anti-FN. En n'étant pas plus prompt, ni plus explicite, il a commis le pire des péchés républicains. C'eût pourtant été une vision de court terme…

C'eût été en effet négliger un fait notable du premier tour de cette présidentielle, dont nous aurions dû nous féliciter : pour la première fois depuis le 21 avril 2002, un candidat a repris du terrain sur le FN, sans se perdre comme la droite Buisson dans ses thèses nauséabondes. Ayant redirigé une partie du vote des déclassés et, au-delà, du vote contestataire vers son nom, Mélenchon aurait-il dû aussitôt prendre le risque de le braquer ? S'il l'avait fait, la presse unanime aurait applaudi sa noblesse. Mais il aurait lâché la proie pour l'ombre. Car la seule progression du FN entre un fameux 21 avril et un certain 23 avril (quinze ans !) prouve bien une chose, dont personne ne semble tirer les conséquences depuis 2002 : le drapeau de l'antifascisme ne fait plus reculer le FN. Il ne convainc que les convaincus.

C'est un fait : dans une partie de la France déclassée, les valeurs républicaines ne sont plus l'alpha et l'omega du vote. Face à la perspective de perdre son emploi, les leçons d'histoire pèsent bien peu, qui plus est face à un FN largement dédiabolisé sous "Marine". Alors, les partis de tradition républicaine ont raison de rappeler d'où vient le Front national, et surtout où il veut aller. De souligner qui compose l'entourage de sa candidate. De rappeler les mécanismes historiques qui peuvent mener à la catastrophe quand les populismes prennent les rênes du pouvoir. Mais pour que 2022 ne soit pas le troisième épisode de la menace Le Pen, Mélenchon a aussi raison de vouloir continuer à s'attaquer aux racines profondes du vote FN, d'essayer de détourner son électorat de cette chimère. De les conserver donc, précieusement, dans son sillon. Il suit d'ailleurs en cela un principe composant le succès d'Emmanuel Macron, qui le revendique sur le plan économique : regarder la France telle qu'elle est, et non telle qu'on voudrait qu'elle soit. C'est aussi valable au plan électoral.

Fin de citation.

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En passant 04/05/2017 18:21

Oui votre hypothèse se tient.
De mon côté je suis un piètre joueur de billard. Je ne maîtrise pas tous ces effets, les billes, les bandes... trop compliqué !
Ceci dit je sais que gagner les élections, et surtout les présidentielles, exige une sacrée (satanée) stratégie. Et puis aussi, et peut-être surtout... beaucoup de chance.
D'ailleurs au billard, quand je mets la bille dans le trou, c'est généralement un coup de pot.

Jacques Heurtault 04/05/2017 18:39

Au billard, je suis à peu près aussi doué que vous!

En passant 04/05/2017 17:28

Bof… à quoi bon lui en vouloir ? Je pense que notre pauvre petit Hamon est plus à plaindre qu’à blâmer. Rien ne sert de vouloir réécrire l’histoire, il faut tourner la page.
Maintenant on peut toujours se faire du bien en imaginant Hamon jeter les cartes. Au cœur de cette campagne passionnante, c’est le moins qu’on puisse dire… ça aurait eu de la gueule !

Au moment où tous les Judas le lâchaient, au moment où il dégringolait dans ces satanés sondages (qui soit-dit en passant, nous influencent tous d’une manière ou d’une autre)… imaginons-le à ce moment-là déclarant qu’il ne veut plus être le candidat de ce parti en pleine déconfiture, et que donc il rejoint Mélenchon ! Et imaginons les réactions ... Là j'aurais dit "chapeau l'artiste ! "

Mais non… il ne l'a pas fait, il ne pouvait pas ! Investi par je ne sais quel devoir, quelle mission… peut-être celle de faire renaÎtre Jaurès au sein de ce PS…
Et maintenant il a belle gueule leur PS, il a belle gueule notre brave Hamon !

Mélenchon n’a certes pas remporté le Grand Chelem mais il a remporté de belles victoires. Dont celle de dégommer ce misérable PS.

Jacques Heurtault 04/05/2017 17:57

J'ai émis l'hypothèse que cette élection était un coup de billard à trois bandes ... Je m'explique :
1. Hollande a, depuis longtemps, décidé qu'il ne se représenterait pas (au moment de la remise de la Légion d'honneur à Valls)
2. Il pousse Macron à se présenter
3. Il provoque des primaires auxquelles il ne se présente évidemment pas
4. Il sait que Valls et Hamon seront face à face
5. Il envoie un missile nommé Peillon pour torpiller Valls car il ne faut pas que Valls gagne la primaire puisqu'il viendrait concurrencer Macron!
6. Hamon gagne les primaires (mais Hollande sait bien que Hamon ne peut être élu) avec pour mission de torpiller Mélenchon
7. Mélenchon résiste ... mais Hamon se maintien ce qui empêche Mélenchon d'être présent au second tour
8. Macron se retrouve devant Le Pen car, parallèlement, Fillon est torpillé par "les affaires"
9. Macron est élu haut la main mais, pour donner le change, on dramatise la présence de Le Pen au second tour ...
Ce n'est qu'une hypothèse mais elle se tient!

En passant 04/05/2017 13:19

Ben oui , pour moi c'est très clair.
On croyait jusque là que le vote protestataire était concentré sur le FN , et Mélenchon a apporté la preuve de l'existence d'un front anti-système à Gauche.
1) C'est une bonne nouvelle pour ceux qui ont le coeur réellement à gauche.
2) Pour tous les "désespérés", il existe aujourd'hui une alternative sérieuse au FN.
Et sur ce point, tous ces donneurs de leçons pourraient au moins lui en être reconnaissant.
3) Mélenchon a récolté 7,06 millions de voix. Ce n'est pas rien tout de même !
Et n'oublions pas ce qu'une alliance Hamon-Mélenchon-Jadot aurait pu donner... Et n'oublions pas non plus l'abstention !
4) Mélenchon est aujourd'hui plus porteur d'espoir que MLP ... tout de même !

Bref, il aurait commis une grave erreur en faisant comme tous ces "républicains" (hi han hi-han !), à appeler à voter pour l' "extrême finance" pour faire "barrage" à une candidate qui n'a aucune chance de l'emporter (du moins cette fois).

Jacques Heurtault 04/05/2017 14:19

Entièrement d'accord avec vous sur tout! J'ajouterai que j'en veux à Hamon qui, voyant le résultat pitoyable qu'il allait obtenir, aurait du se retirer "politiquement" en appelant à voter Mélenchon ... Il aurait ainsi permis à ce dernier de doubler Le Pen et de faire face à Macron au deuxième tour! Le débat d'hier soir aurait alors eu une autre "gueule"! Mélenchon aurait probablement perdu mais tant "Les Républicains" que le P.S. auraient alors littéralement explosé.
Il va falloir bien réfléchir à la stratégie politique pour les temps à venir! Mélenchon est le seul qui soit capable de faire durablement reculer le F.N.

En passant 04/05/2017 11:09

L'idée de rendre le vote obligatoire reste pertinente et légitime.
Dans le cadre de sa VI ème République, Mélenchon souhaitait en effet rendre le vote obligatoire dès 16 ans.
MAIS il prévoyait aussi de prendre en compte les votes blancs.

Selon moi, la reconnaissance des votes blancs ferait considérablement chuter le taux d'abstention (politique).
Quant à ceux qui préfèrent la pêche à la politique... que pourrions-nous en attendre de positif ?

Le slogan "élections pièges à cons" est lui aussi pertinent, légitime. Tout comme l'idée d'un permis de voter.
Bref tout ça est un vaste sujet politique. Il n'empêche que le cirque continue, "the show must go on" comme on dit, et il n'empêche qu'on est très mal barrés, et que dimanche soir ce sera pareil, et qu'après les législatives aussi.

Jacques Heurtault 04/05/2017 11:48

Pour ce qui est des "législatives", on verra bien ... Mélenchon a voulu, AUSSI préserver l'unité du mouvement "France Insoumise". Et il a annoncé la couleur : "le vote F.N., dimanche, n'est pas une option". J'ai pu constater moi-même que, effectivement, il n'y avait pas de case "F.N. - Le Pen" que l'on pouvait cocher! Je reste persuadé qu'une proportion significative des votes F.N. sont purement protestataires. On le voit en analysant les résultats électoraux. En 1984, les votes F.N. étaient des votes de droite (rupins pétés de tunes) qui étaient allergiques à la Gauche. Aujourd'hui, ce sont des votes de gens désespérés qui sont écoeurés par la "gauche". Il faut amener ces gens à voter "France insoumise" sur une base politique claire ...

En passant 04/05/2017 09:34

Bonjour Jacques
J'ai en effet un problème avec cette "protection par reCAPATCHA". Je ne suis pas un super-geek...
Ce truc (en bas à droite) est bien gênant, ne serait-ce que pour écrire dans la zone du commentaire, que je ne peux même pas agrandir vers le bas.

Quant à tout ce cirque et notamment ce numéro qui dure maintenant depuis une semaine, je dois dire déjà que je m'y attendais. On peut dire que la propagande du "front républicain" , c'est de bonne guerre.
Mais alors , qu'elle mauvaise foi envers Mélenchon !
Mélenchon a pourtant été très clair, très honnête, lui au moins nous laisse devant nos véritables responsabilités de citoyens (dignes de ce nom), alors que les autres nous prennent pour des petits enfants, ils passent leur temps à nous faire peur avec le loup.
S'ils cherchent à nous persuader que les élections ne sont que des pièges à cons, ils ne peuvent pas mieux s'y prendre.

Jacques Heurtault 04/05/2017 10:07

Ah! Sur le problème technique, je ne vois pas bien comment vous aider. Au tout début de ce blog (il y a bientôt 12 ans!), il n'y avait pas de filtrage des commentaires. J'ai du le mettre car un vrai "emmerdeur" venait régulièrement polluer mon blog avec ses "commentaires" stupides. J'ai eu beau lui expliquer qu'il était systématiquement censuré, rien n'y a fait. De temps à autre, il revient. Sa critique principale est tournée contre le fait que je ferai, selon lui, du journalisme sans avoir la carte de journaliste. Il y a des gens, comme ça, qui croient qu'ils sont les seuls à avoir le droit de s'exprimer ...

Sur le fond de votre commentaire, je vous rejoins sur la profonde honnêteté de Mélenchon : chacun, dans l'isoloir, fera ce que sa conscience lui dictera. Moi, ce sera vote "blanc" parce qu'une militante a fait, très justement, observer que "La France Insoumise" préconisait le vote obligatoire ... Par conséquent, l'abstention "dure" n'est pas vraiment souhaitée. Aller voter pour dire "je vote blanc" témoigne d'une conscience politique à mon sens supérieure à la simple abstention qui ne permet pas de faire la différence entre "l'abstentionniste qui s'en moque" et "l'abstentionniste politisé" qui veut signifier sa pensée personnelle.
Les élections, selon moi, ne sont jamais "un piège à cons". Pour ma part, aussi loin que je remonte dans mon passé, j'ai toujours combattu cette idée qui rejoint, indirectement, une autre idée qui s'est toujours retournée contre le Peuple : "Le pouvoir est au bout du fusil!" ... L'expérience montre que les fusils (l'Armée) sont presque toujours CONTRE le Peuple.

En passant 03/05/2017 19:48

Je crois avoir compris le truc pour que le commentaire puisse partir...

Jacques Heurtault 03/05/2017 20:58

Vous aviez donc un problème? Lequel, précisément?

En passant 03/05/2017 19:46

Entièrement d'accord avec votre position Jacques, personnellement je ne me déplacerais même pas.
J'adhère aussi à 100% au contenu de l'article de Marianne.

Jacques Heurtault 03/05/2017 20:57

Merci! C'est une position un peu "tendue" qui demande des explications et qui exige un haut niveau de conscience politique.