J'ai désormais le sentiment qu'ils ne savent plus quoi dire, quoi faire pour développer des arguments cohérents ...
La presse du Parti Socialiste devient affligeante.
Que cherchent, exactement, les Socialistes? Je crois que l'on peut répondre qu'ils cherchent, avant tout, à ne pas reprendre le pouvoir. Leur stratégie se limite à rassembler les mécontents ... Ils ont oublié que c'est cette même stratégie qui a amené le Parti Communiste là où il en est actuellement ... C'est affligeant, voire même affolant car je continue de soutenir qu'une nation démocratique A BESOIN d'une opposition forte et structurée, capable de faire des propositions responsables, réalistes ... On est loin du compte!
Ce n'est pas le sujet de mon article ... J'ai mieux à faire de mon temps. Quand les socialistes seront en capacité de proposer une politique alternative, on y regardera de plus près.
Sarko a été très clair ... Ce qui, pour un responsable politque, est une sorte de performance.
Grace à lui, j'ai appris des choses interessantes ...
Par exemple, je SAIS désormais que le PDG du Service Public de l'Audiovisuel ne sera pas nommé par le "fait du Prince" ...
1. Le Conseil des Ministres propose un nom ... Certes, il s'agit d'une personne qui aura l'agrément du Président. Je ne vois pas là de quoi susciter les invraisemblables déblatérations auxquelles nous avons eu droit.
2. Le CSA donne son AVIS CONFORME ... L'avis conforme, ce n'est pas, contrairement à ce que le mot indique, un simple avis! C'est plutôt une sorte de motion de censure qui ne veut pas dire son nom. Un avis conforme refusé, cela veut dire que le Conseil des Ministres DOIT revoir sa copie! Il DOIT proposer un autre nom ... et repasser DEVANT le CSA!
3. La proposition arrive alors devant les Assemblées qui doivent APPROUVER à la majorité des trois cinquièmes la personne pressentie pour présider l'audiovisuel public. Il faut donc que cette personne obtienne l'assentiment de la majorité parlementaire ET de l'opposition. Ensuite, et seulement ensuite, le Président promulgue la nomination, comme il le ferait de n'importe quelle loi ou décret au bas duquel il doit apposer sa signature qu'il soit d'accord ou pas avec le contenu ...
4. Faut-il rappeler aux énervés anti-Sarko que, conformément à la Constitution de la République, c'est le Président de la République qui nomme aux emplois civils et militaires?
Autre exemple : je SAIS, désormais, que les banques qui auraient reçu des fonds publics par centaines de milliards d'euros n'ont , en réalité, reçu que des PRÊTS, remboursables par conséquent, productifs d'intérêts (1,4 milliards d'euros attendus en 2009), à hauteur de 10 milliards d'euros, probablement plus dans les semaines qui viennent ... Ce n'est pas du tout la même chose!
J'ai, par contre, attendu que le Président nous disent que les modalités de mise en oeuvre de ces soutiens seront examinés avec les SUCCESSEURS des actuels dirigeants (autrement dit, pas avec ceux qui ont failli ...). Le Président commet là une FAUTE politique! Il est necessaire, dans le contexte actuel, que des "têtes roulent dans la sciure" (au sens figuré, évidemment!) ... Cela aurait deux effets importants :
1. le peuple verrait ainsi que les coupables subissent effectivement, dans leur propre chair, le juste châtiment qu'ils méritent (la perte du pouvoir qu'ils exercent ... rien de plus; le reste relève des tribunaux répressifs)
2. les dirigeants qui succéderaient à ceux qui ont failli sauraient alors qu'ils ont intérêt "à faire dèche", "à faire gaffe" s'ils ne veulent que, à leur tour, "leur tête roule dans la sciure" (toujours au sens figuré, rappelons le!).
J'ai pu constater que le Président tient compte des propositions que je fais! (Oui, je sais : mes chevilles vont enfler! Mais si je ne fais pas ma pub moi-même, personne ne la fera à ma place!).
Il s'agit de la supression de la Taxe Professionnelle ... Enfin!
Rappelons la genèse de cette taxe ...
1. Pour un "politique", il est plus simple d'augmenter les impôts des entreprises que ceux des personnes physiques. Les entreprises, elles, ne votent pas! Elles ne peuvent donc pas protester par leurs bulletins de vote contre la mise en oeuvre de telle ou telle mesure.
2. Cette taxe est calculée, à l'origine, sur deux éléments :
- la masse salariale
- les investissements
Donc, lorsqu'une entreprise embauche, elle paye plus de taxe professionnelle ... Résultat, elle n'est pas vraiment incitée à embaucher.
Mais, comme ça ne suffit pas (sic!), si elle investit, c'est la même chose! Elle paye une taxe professionnelle accrue ...
Bien entendu, les conneries, c'est comme les trains. Une connerie peut en cacher une autre! Faut se méfier avant de franchir le pas ... sage! Aussi longtemps que le matériel acheté est inscrit au bilan de l'entreprise, même s'il est fiscalement (au sens de l'impot sur les bénéfices) amorti, il est taxable au sens de la taxe professionnelle pour la valeur "à neuf" ... Histoire de bien plomber les comptes!
Il arrive mêm qu'une connerie peut en cacher ... deux autres! celle que je vient de décrire et ... le décalage de deux ans! C'est à dire qu'une entreprise qui subit un retournement de conjoncture dans les deux ans va payer, au creux de la vague, plein pot sur les investissements réalisés deux ans plus tôt ... Ce qui a pour effet de contribuer fortement à la destructuion de l'entreprise notamment s'il s'agit d'une petite entreprise ...
Sauf erreur, c'est Chirac qui avait inventé ce machin ...
3. Depuis, les choses ont un peu changé ... Les Socialistes se sont rendus compte que la partie "masse salariale" était un véritable frein à l'embauche ... Ils ont donc décidé de faire prendre en charge cette partie de la taxe professionnelle par l'Etat. Les collectivités territoriales recevaient ainsi l'équivalent de la taxe perdue (par le fait que les entreprises n'avaient plus à la payer) afin de ne pas gréver leur budget. Ca leur arrive, parfois, d'être traversés par des fulgurances de lucidité! Ce ne sont, hélas!, que des fulgurances! Autrement dit, ça ne dure pas très longtemps.
Je n'ai pas entendu que le Président avait dans ses projets de supprimer, purement et simplement, le pouvoir donné aux collectivités territoriales de lever l'impôt ... C'est bien dommage! Cela empêcherait les fous dépensiers de se lancer dans des projets dispendieux pour ensuite agmenter les impôts afin de pouvoir boucher les trous ... ( les plus malins creusent d'abord le déficit et laissent ensuite à leurs successeurs le soin de prendre la seule décision que la réalité des comptes provoque : augmenter les impôts!).
Vous devriez me lire davantage, Monsieur le Président! Je sais, vous allez me dire que vous n'avez pas le temps ... C'est surement vrai! Qu'à cela ne tienne! Vous avez des collaborateurs qui vous entourent et qui peuvent lire les bonnes idées produites par des citoyens lucides pour vous en donner "la substantifique moelle" ...
Il FAUT, purement et simplement, interdire aux collectivités territoriales de lever l'impôt ... Elles ne doivent fonctionner qu'avec les seuls moyens qui leurs sont alloués par l'Etat.
1. Une dotation calculée sur la base, rigoureusement proportionnelle, de la population vivant sur le territoire de la collectivité territoriale concernée.
2. Une deuxième dotation calculée sur la base du nombre d'emplois (en équivalent temps plein) s'exerçant sur ledit territoire ...
3. Un pouvoir accru donné aux collectivités territoriales de conclure tous les contrats de mise en commun des moyens alloués en vue de réaliser un objectif commun, interessant les collectivités concernées. Dans le strict respect de la liberté contractuelle, évidemment ...
Il y a bien d'autres choses à dire ... Mais j'avais envie d'envoyer une pique à l'un de mes contradicteurs qui me tanne le cuir en disant qu'il n'y a plus de "propositions audacieuses" sur mon blog! Que ce ne sont que des billets ... Le voilà satisfait.
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