Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ...

Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 14:35
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Cet article est la suite promise du précédent ...

J'en étais au point 6 du recensement des différents participants ... car ce n'est pas terminé! Ce serait presque trop simple ...

6. Vient ensuite le RMI qui, lui, est géré par  chaque Conseil Général (département).
Au début de la mise en place de ce dispositif, c'était l'Etat qui finançait l'allocation, les Caisses d'Allocations Familiales qui faisaient les chèques (même pour les personnes n'ayant pas d'enfant!) et le Conseil Général qui DEVAIT consacrer, sur son budget propre, 20% du montant annuel de ces allocations pour financer l'aide à l'insertion ... Je vous laisse le soin d'imaginer le cirque!
Depuis la mise en place de la dernière mouture de la décentralisation, ce sont les Conseils Généraux qui financent tout ... mais ce sont toujours les Caisses d'Allocations Familiales qui font les chèques ...
Selon que les personnes sont isolées (c'est à dire vivant seules) ou bien en famille (la plupart du temps avec des enfants, elles ne seront pas traitées par le même service. Dans le premier cas, ce sont les Centres Communaux d'action sociale (CCAS. Attention : rien à voir avec le comité d'entreprise d'EDF qui porte cependant le même nom!) qui dépendent des Communes qui prennent en charge ... Dans le deuxième cas, ce sont les Circonscriptions des Services d'Action Sociale (CSAS!) qui, elles, dépendent du Conseil Général, c'est à dire du département!
Vous ne comprenez pas? Je n'aurai pas la cruauté de vous dire que vous êtes nul ... car, moi même, bien qu'impliqué professionnellement et donc au courant, j'ai mis un peu de temps à comprendre ... Vous voilà rassuré!

7. Eh oui! un septième volet ... car ce n'est pas fini! Déçu? Allez, encore un effort ... On est presque au bout! Si, si! Je vous jure que c'est vrai.
Il s'agit des Maisons de l'Emploi ... C'est une idée de Jean Louis Borloo quand il était ministre de la cohésion sociale, sous de Villepin et Chirac.
Au départ, l'idée était excellente car il s'agissait de rassembler tout ça (en gros!) sous la même bannière ... Principalement l'Anpe, l'Assedic et les communes qui voulaient bien s'y lancer à leur risque et péril. Manque de bol, comme il faut réunir certains critères de convergence, c'est beaucoup plus difficile que prévu ...  Il n'y a guère que quelques centaines de Maisons de l'Emploi qui parsèment le territoire! Souvent plus ou moins en doublon partiel des structures déjà existantes!

Ai-je oublié quelque chose? Ou quelque structure? C'est bien possible ... C'est comme les trains, ces trucs-là! Un train peut en cacher un autre ...
Il me semble, cependant, avoir fait à peu près le tour.

Vient alors la question :"Comment réformer tout ça?" . Pas simple!
Vous avez envie de savoir ce que j'en pense, hein? Eh bien! Vous le saurez en lisant le prochain numéro ... Ne vous privez pas! C'est gratuit. 

Oubli IMPARDONNABLE! L'AFPA ... L'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes ... C'est pourtant un monument! Même qu'il a fallu en virer un Directeur Général car il ne voulait pas obéir!  Si la haute hiérarchie se met en travers, elle aussi, où va t-on?     

Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 15:42
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Service Public de l'Emploi, alias SPE? Quesako? C'est tout simplement l'ensemble des structures qui ont, plus ou moins, maille à partir avec le traitement du chômage ... Ca fait beaucoup de structures! Et, bien évidemment, beaucoup de monde ... dispersé dans tout cet ensemble qui mérite, à bien des égards, le titre de bazar, tellement c'est compliqué.

Vaste sujet! Surtout pour quelqu'un comme moi qui suis agent de l'Anpe ...

Je suis dedans, depuis déjà plus de 13 ans ....

Pour apréhender la situation et prendre la mesure exacte du problème, il convient de faire, dans un premier temps, le recensement du schmilblic ...

1. A tout seigneur, tout honneur (ouille! ouille! ouille!, mes chevilles!) ...
Quand on parle emploi, et surtout chômage, on pense tout de suite à l'ANPE, l'Agence Nationale Pour l'Emploi, l'Agence pour ceux qui, comme moi, sont dedans ....
C'est un établissement public administratif (EPA) qui a une mission strictement définie par la loi et les décrets qui s'y rapportent et qui est largement consignée dans le Code du Travail. Si, si! Vous avez bien lu : les personnes qui recherchent un emploi sont, avant même d'en avoir trouvé un, régies par le Code du TRAVAIL dont on aurait pu penser, a priori, qu'il avait vocation à structurer les relations individuelles et, surtout, collectives entre les employeurs et leurs salariés ... Eh bien, c'est faux!
Il s'en suit que les relations qui régissent les personnes inscrites à l'Anpe avec l'Anpe elle même relèvent du Droit Administratif et pas du tout des Conseils de prud'hommes (par exemple) ... Il en va ainsi de l'inscription et donc des radiations sur la fameuse "liste des demandeurs d'emploi" ... En cas de différent, ce sont les Tribunaux Administratifs qui sont compétents.

2. Vient ensuite l'Unedic (Union Nationale pour l'Emploi Dans l'Industrie et le Commerce) qui fédère les Assedic (Associations pour l'Emploi dans le Commerce et l'Industrie) dont les structures ne coincident pas forcément avec les limites territoriales des départements. Chacune a son conseil d'administration et ses règles propres pour autant qu'elles ne contreviennent pas avec les règles de l'Unedic ni, bien sûr, avec la loi ...
Vous avez tout de suite compris que l'Unedic et les Assedic sont des structures de droit privé. Le système fonctionne comme s'il s'agissait d'une énorme Convention Collective Nationale conclue entre les patrons et les syndicats, ni plus ni moins.
Il s'agit aussi d'une sorte de compagnie d'assurance de droit privé (comme le sont toutes les compagnies d'assurance ... si je veux pousser le bouchon un peu loin).
Vous êtes salarié. Vous devez adhérer, content ou pas, à cette sorte de mutuelle qui est alimentée par vos cotisations et par celles que votre employeur paie parce qu'un contrat de travail vous lie à lui. Si vous êtes au chômage, vous vous retournez vers la compagnie d'assurance et vous lui demandez de prendre en charge le sinistre que constitue votre perte d'emploi (pas seulement le revenu qui va avec! c'est beaucoup plus qu'un détail!). Vous avez évidemment compris que ces deux structurent travaillent ensemble (en tout cas devraient travailler ensemble mais, tout le monde le sait, "tous ceux qui doivent ne paient pas").

3. Vient ensuite l'Etat. Forcément! Puisqu'il est partout ... C'est la Direction Générale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle qui représente l'Etat, au sommet. Dans les régions, ce sont les Directions Régionales etc ... et dans les départements, ce sont les Directions Départementales etc ... Heureusement, on arrête là! Il n'y a pas de Direction Locale etc ... Manquerait plus que ça!

4. Mais, ce n'est pas tout! Trop simple ...
Il y a aussi l'Apec ... C'est l'Association pour l'Emploi des Cadres ... Ce n'est pas une sorte de filiale (mot tabou, en ce moment, à l'Anpe!) de l'Anpe pour les cadres!
C'est une structure de même nature juridique que l'Unedic, c'est à dire issue du paritarisme qui est financée par une cotisation prélevée sur les salaires, à condition que les personnes concernées soient affiliées à une Caisse de Retraite de Cadres affiliée à l'Agirc (Association Générale des Institutions de Retraites de Cadres). En quelque sorte, le régime de retraite des cadres du secteur privé gère, non seulement les retraites mais aussi l'emploi ouù, plus précisément, les cadres qui ont perdu leur emploi. Ces mêmes cadres ne sont pas, pour autant, dispensés de s'inscrire à l'Anpe! Car c'est une condition sine qua non pour percevoir des allocations de chômage ... Simple, je vous disais! Très simple, même! Il suffit de comprendre ...

5. Mais ce n'est pas tout! Allez, allez! Un peu de courage ... non mais, sans blague!
Il y a aussi les "Missions Locales" qui ont, elles, pour mission (normal puisque ce sont des "Missions"),  de s'occuper des jeunes. Qu'est-ce qu'un jeune? Ca, c'est facile : c'est un adulte ou adolescent qui a moins de 26 ans révolus ... Elles s'occupent de l'emploi des jeunes mais aussi de plusieurs autres problèmes tel le logement ... Ce sont surtout  les communes qui sont impliquées dans le fonctionnement de ces Missions locales ... Pas très loin il y a les PAIO (Point d'accueil, d'Information et d'Orientation), qui, eux aussi, quand ils existent, s'occupent des jeunes .... Le droit des Missions locales répond à la logique du droit des associations mais, dans les faits, les mairies (droit public!) exercent une tutelle assez jalouse sur ces "associations".

6. Vous aurez la suite ... demain!    

Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 00:05
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Christine Lagarde, grande spécialiste du commerce international qui a exercé l'essentiel de sa vie professionnelle dans le business, je trouve ça plutôt bien! Pourvu qu'elle soit bien notre ministre de tutelle! 

Je ne développe pas plus ... Dans une certaine mesure, Nicolas m'a écouté! Je veux que l'on réforme de fond en comble le Service public de l'emploi! Sans faire dans la dentelle!

Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 21:55
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Jean Paul Montois, le Directeur Régional Anpe Ile de France quitte, "à sa demande", son poste ...

"Oui, et alors?", allez-vous me dire ... "Pas de quoi en faire un article!"

Ben si, justement!

On nous explique que c'est "à sa demande" ... Peut être. Pas sûr, d'après moi ...

Ou bien alors, on nous dit qu'il était en désaccord avec so Directeur Général, auquel cas celui-ci l'aura prié de choisir entre "se mettre au diapason du patron ou bien partir ... Possible également!

J'ai une autre explication.

Jean Paul Montois, à qui je n'ai strictement rien à reprocher, contrairement à son prédécesseur, Charles Haas (ce dernier ayant pris la facheuse habitude de laisser falsifier les statistiques en tout genre, voire, je le pense, de pousser discrètement à cette falsification), a travaillé, dans une vie antérieure, au cabinet de Martine Aubry quand celle-ci était ministre du travail ...

Je pense que Jean Paul Montois, constatant que son camp avait été politiquement battu (je rappelle que Christian Charpy est l'ancien conseiller technique en affaires sociales du Premier Ministre Jean Pierre Raffarin, donc de l'autre bord), a choisi d'aller voir d'autres cieux ... Ca peut se comprendre. 

Voici la lettre d'adieu de Jean Paul Montois.

Début de citation :

Noisy le Grand, le 15 Juin 2007

 

 Mesdames, Messieurs et Chers Collègues,

 Lundi prochain, vous allez poursuivre votre mission de service public de placement sous la responsabilité d'un nouveau Directeur Régional.
 Armé de la confiance du Directeur Général et fort de ses expériences précédentes dans de grandes métropoles régionales, je sais qu'il s'attachera à poursuivre avec vous le déploiement des missions que les pouvoirs publics nous confient et nous confieront.
 Je sais, pour vous avoir cotoyés pendant plus de trois ans, que vous êtes des professionnels de l'intermédiation passionnés par vos métiers et par le service public.
Je sais aussi que vous avez su partager ma passion pour l'investissement nécessairement simultané et équilibré entre le travail sur les ressources offres et demandes d'emploi sans jamais oublier que derrière le mot "demande", il y a des souffrances et de l'espoir, et que derrière le mot "offre", il y a des besoins et souvent une réponse à ces souffrances.
Tant que la création ou la re-création du lien social se réalisera pour l'essentiel par le travail, le métier de conseiller à l'emploi restera une nécessité économique et sociale et ce, indépendamment du niveau de chômage.
Je tiens par ces quelques lignes à vous remercier pour le travail accompli et pour le chemin que nous avons parcouru ensemble.
Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous l'accomplissement le plus complet dans votre vie professionnelle et tout le bonheur possible dans votre vie personnelle.

Très cordialement.

Jean-Paul MONTOIS

Fin de citation

J'ai surligné les deux paragraphes qui m'intéresse le plus, desquels il ressort, pour qui sait lire un peu entre les lignes, que :
1. Le métier de conseiller de l'emploi relève fondamentalement de la sphère économique et non de la sphère sociale ou administrative.
2. Pour peu que les agents de l'Anpe veuillent bien se remettre en question et accepter le système économique dans lequel ils évoluent, il y aura toujours du boulot pour eux même si le chômage diminue fortement. Autrement dit, il faut développer la relation commerciale avec les entreprises et se mettre en situation de pouvoir facturer nos services à celles-ci ...
Sur ce dernier point, il y a du pain sur la planche! Je suis particulièrement bien placé pour m'en rendre compte tous les jours ou presque ... 

Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 20:40
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Monsieur Christian Charpy, Directeur Général de l'Anpe, interrogé par Alice (celle de l'Anpe, pas l'autre!), répond sans la moindre ambiguité que l'Anpe est placée sous l'autorité de Jean Louis Borloo, ministre de l'économie et non pas sous celle de Xavier Bertrand, homme certainement très estimable, ministre du Travail.

Début de citation :

18 mois après la mise en place du suivi mensuel personnalisé, peut-on considérer que les organisations des agences locales sont stabilisées ?

 

Christian Charpy : Aujourd’hui, tous les demandeurs d’emploi inscrits à l’Agence bénéficient de la relation personnalisée avec leur conseiller. Comme cela avait été fixé avec la mise en place du SMP, cette relation personnalisée passe par un entretien physique mensuel avec le même conseiller. Le respect de ces règles et des échéances est fondamental pour la réussite du suivi et le placement dans l’emploi, réussi et durable. Les équipes de l’encadrement et les conseillers ont adapté leur organisation de travail de manière remarquable afin de réussir cette évolution majeure du métier. Bien sûr, quelques unités peuvent rencontrer des difficultés d’adaptation, liées aux spécificités des bassins d’emploi. A l’écoute de ces difficultés, j’ai demandé aux managers d’intervenir pour aider ces agences locales à élaborer une meilleure organisation qui permettra d’absorber la charge de travail dans sa totalité. Je pense que nous aurons traité et réglé l’ensemble des problèmes dans les 3 mois.
 

 

Le découpage des attributions des nouveaux membres du gouvernement laisse à penser que nous pourrions avoir plusieurs tutelles, qu’en est-il exactement ?

 

Christian Charpy : Les décrets d’attribution qui ont été présentés au Conseil des ministres, le 30 mai, fixent très clairement la répartition des compétences : l’ANPE est placée sous l’autorité de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, tout comme la DGEFP et l’AFPA. C’est également M. Borloo qui assure la tutelle de l’assurance chômage, et qui sera chargé du dossier de la sécurisation des parcours professionnels. Bien sûr, nous devrons travailler avec d’autres ministres : M. Bertrand concernant l’évolution du contrat de travail ; Mme Boutin pour nos actions dans les quartiers dans le cadre de la politique de la Ville , et Martin Hirsch pour la lutte contre la pauvreté. Mais le pilotage est bien dans le grand ensemble composé de l’Économie et de l’Emploi. C’est une bonne chose pour nous, car nous avons beaucoup travaillé avec Jean-Louis Borloo lors de la la mise en place du plan de cohésion sociale. Et puis réconcilier l’Économie et l’Emploi, c’est plutôt bien !
 

 

Le rapprochement entre l’Agence et l’Unedic progresse. Quel est le calendrier des prochaines étapes ?

 

Christian Charpy : De nombreuses étapes ont été franchies depuis la signature de la convention tripartite en 2006 : mise en place des guichets uniques, coordination des offres de services des deux institutions, lancement du GIE informatique qui doit permettre de créer un système informatique unique. Sans oublier le démarrage du Dossier unique du demandeur d’emploi (DUDE)… Le plus important, je crois, c’est que les équipes des deux maisons se connaissent et ont appris à travailler ensemble, tant au niveau national que dans les DRA, les DDA et les ALE. Bien sûr, il reste encore des incompréhensions, parfois des méfiances réciproques, mais elles se lèvent peu à peu. Ira-t-on plus loin dans le rapprochement ? Sûrement, ses modalités vont d’ailleurs faire l’objet de discussions entre l’État et les partenaires sociaux jusqu’à la fin de l’année. N’anticipons pas sur les résultats ! Quant à moi, j’ai deux convictions fortes : le rapprochement entre nos deux maisons doit être profitable aux demandeurs dont il faut absolument simplifier et accélérer le retour à l’emploi. Il doit être également profitable à tous les agents de l’ANPE dont les missions et les métiers seront confortés et enrichis, grâce au rapprochement des fonctions d’indemnisation du chômage, de placement et d’orientation professionnelle.

 

Fin de citation.

Je note tout de même au passage qu'il ne peut s'empêcher d'employer le mot "tutelle" pour désigner l'autorité gouvernementale compétente ... Il y a, comme ça, des mots qui trahissent le fond d'une pensée.

Pourra -t-on me dire au nom de quoi l'Anpe aurait besoin d'une tutelle? N'est-elle pas capable de fonctionner seule, comme le ferait n'importe quelle entreprise, en charge ou non d'une mission de service public? On finirait presque par le penser ...

Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 15:15
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Je reproduis ci-dessous un article paru dans Les Echos où l'on traite du sujet qui fait parler au sein de l'Agence (dont je suis l'un des salariés) ... La céation de filiales!

En voilà une affaire ... On va pouvoir - enfin - se frotter aus réalités du marché! On va enfin pouvoir ne plus travailler gratuitement pour les employeurs ... C'est du moins ce que j'en attends.

Confrontée au réalités du marché, l'Anpe va devoir se moderniser, sans état barguigner ... Cela fait presque treize ans que j'ai pris, à mes risques et périls, l'initiative d'écrire à Michel Bon, alors Directeur général de l'Anpe, un courrier lui suggérant quelques réformes simples. Il s'agissait de faire en sorte que le Service Public de l'Emploi se mette, enfin, au service du public ...

A mes risques et périls ... L'expression ne peut être plus précise. J'ai subi des revers ... Mais je ne doute pas de la victoire finale. Il me reste environ huit ans d'activité avant de "faire valoir mes droits à la retraite" selon l'expression consacrée ... J'ai désormais bon espoir de voir, au sein même de l'Anpe, ces réformes indispensables se réaliser.

Voici l'article.

Début de citation :

(article de Les Echos du 1er mars)
L'ANPE va pouvoir facturer ses services aux entreprises

Le gouvernement s'apprête à publier « très prochainement » un décret autorisant l'ANPE à créer des filiales commerciales. Les syndicats préparent une journée de mobilisation pour protester contre le « démantèlement du service public ».

L'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) s'apprête à vivre la petite révolution qu'ont connue, quelques années auparavant, La Poste et France Télécom. Le ministère de l'Emploi est en effet sur le point de l'autoriser à facturer certains services aux entreprises, via la création de filiales commerciales. Soumis mardi au Conseil d'Etat, le décret d'application doit être publié « très prochainement », indique-t-on au ministère du Travail, où l'on rappelle que le projet était déjà inscrit dans la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005.

Le dépôt d'offres d'emploi restera évidemment gratuit. Les filiales commerciales ne prendront en charge que les prestations les plus onéreuses, telles que le reclassement des salariés licenciés et le recrutement par simulation (mise à l'épreuve sur le terrain). Celui-ci est plébiscité par les groupes industriels, notamment automobiles, qui y voient un moyen de détecter de bons candidats ne disposant pas forcément de diplôme.

Un contexte social déjà tendu

L'agence devra veiller à ce que la facturation soit faite en tenant compte des coûts directs et indirects et à ce que la filiale « ne bénéficie pas, pour déterminer ces prix, d'un avantage attribué par l'Agence nationale pour l'emploi ». Outre les entreprises, l'ANPE pourra aussi facturer ses services aux collectivités locales : « Les filiales peuvent fournir des services payants sauf pour les demandeurs d'emploi », précise le ministère.

Si la création de filiales n'est « pas encore d'actualité », assure la direction, les syndicats de l'ANPE ne cachent pas leur inquiétude face à ce qu'ils considèrent comme un « démantèlement du service public de l'emploi ». « Les exemples de La Poste et de France Télécom prouvent que le service public ne résiste pas aux intérêts commerciaux lorsqu'il commence à mettre en place des filiales », ont indiqué les huit syndicats (SNU, CGT, FO, CFDT, CFTC, CGC, SUD, Unsa) dans un communiqué.

Le projet de décret intervient dans un contexte déjà particulièrement tendu. En prenant une part croissante dans le reclassement des chômeurs, les cabinets privés infligent une concurrence directe à l'ANPE. Et la proposition du candidat Nicolas Sarkozy de fusionner l'ANPE (suivi des chômeurs) et l'Unedic (indemnisation des chômeurs) n'est pas propre à les rassurer sur l'avenir de leur entreprise. « Nous sommes en train de vivre les derniers jours de l'ANPE telle qu'elle avait été créée en 1967 », estime Thérèse Hergott, secrétaire nationale de FO-ANPE. Leurs inquiétudes portent aussi sur la rationalisation des services administratifs au sein de grandes plates-formes interrégionales, qui « risque de provoquer de lourdes suppressions d'emplois ». Le décret prévoit, enfin, une décentralisation de certaines compétences (opérations immobilières, formation, etc.) au niveau des directions régionales, ce qui, selon les syndicats, met en péril l'égalité de traitement entre les demandeurs d'emploi.

Fin de citation.

J'ai vraiment envie que l'on ne me parle plus de "l'Ane Péheut" et pas davantage de "la Haine Péheut" ... 

Lundi 26 février 2007 1 26 /02 /Fév /2007 22:30
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Je viens de recevoir de la part de mon syndicat (la CGC-Anpe), un appel à la grève pour le 29 Mars prochain pour dire non à la réforme du statut de l'Anpe ( dont vous savez que je suis un des agents).

Cet appel s'appui sur un projet de décret actuellement en préparation qui prévoit, est-il dit (mais on ne fournit pas la copie du projet de décret et pas davantage de moyens de s'informer à la source ...) dont il est dit qu'il prévoit que l'Anpe soit autoriser à créer des filiales commerciales de droit privé d'une part et le transfert aux Directions Régionales de l'Anpe (une par région adminsitrative - Ile de france, Alsace, Bretagne, etc ...- soit 22) d'une partie des compétences attribuées actuellement à la Direction Générale de l'Anpe.

Eh, bien, moi, je suis pour ces deux réformes !

Voilà, c'est dit !

Donc, je ne participerai pas à cette grève ... Quand bien mêm tous les syndicats de l'Anpe y appellent-ils!

Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 18:43
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Bien qu'ayant consacré un peu de temps à chercher la teneur exacte des propos du Président de la République relatifs à la fusion Anpe/Unedic, je dois reconnaitre que je n'y suis pas parvenu.

Oh, miracle! Ils sont venus, tous seuls, dans ma boite aux lettres électonique ... (manifestation des ondes positives sans doute ...).

Je vous les livre donc sans retenue!

Début de citation :

Dans le même temps, et les deux sont liés, il nous faut créer une sécurité sociale professionnelle. Face au chômage, il ne suffit pas d'être indemnisé; il faut disposer de compétences actualisées en permanence ; il faut être mis sans délais en relation avec la bonne entreprise. la création des Maisons de l'Emploi a marqué une étape importante. Nous devons maintenant dépasser les intérêts particuliers et les conservatismes qui ont ralenti les évolutions nécessaires. Il faut bâtir un nouvel instrument de combat contre le chômage et pour l'emploi à partir, disons le clairement, de la fusion de l'Anpe et de l'Unedic.

La sécurité sociale professionnelle aura quatre missions : le versement des allocations chômage, l'accompagnement personnalisé pour la recherche d'emploi, l'aide à la mobilité professionnelle, et la formation tout au long de la vie : elle devra porter les droits individuels à la formation des salariés, majorés pour ceux qui ont un faible bagage initial ou qui ont besoin de se reconvertir. Dans l'esprit du contrat de transition professionnelle, un véritable lien contractuel, fait de droits et d'obligations, unira les salariés sans emploi et la sécurité sociale professionnelle. Dans la ligne de la réforme du dialogue social, il reviendra aux partenaires sociaux, aux côtés de l'État, de gérer ce nouvel ensemble.

Fin de citation.

Grand bien m'en a pris de lire le dernier paragraphe! C'est le plus important des deux! Il s'agit, ni plus ni moins que de fusionner non seulement l'Anpe et l'Unedic mais encore la Direction Générale du travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle et ... l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes).

Et le President de la République veut confier ce gigantesque outil (80.000 salariés au moins!) aux partenaires sociaux? Un outil aussi sensible sur le plan politique (beaucoup plus que la "sécu", à mon avis) ne pourra pas fonctionner avant que le syndicalisme français ne soit complètement refondu sur la base d'un mouvement de masse, tel que j'en préconise la construction (15 millions de syndiqués volontaires pour alimenter le fonctionnement de l'outil moderne dont la France moderne a besoin).

Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 09:37
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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Le Président de la République vient de rendre public son point de vue sur le rapprochement entre l'Anpe et l'Unedic.

L'Unedic (Union Nationale pour l'Emploi Dans l'Industrie et le Commerce), rappelons-le, c'est l'organisme paritaire de droit privé qui fédère l'ensemble des Assedics (Associations pour l'Emploi Dans l'Industrie et le Commerce) dont la fonction et la raison d'être est le paiement des allocations de chômage aux personnes qui répondent aux conditions posées.

Paritaire, c'est à dire gérée par les partenaires sociaux à parité (une moitié représentant la partie patronale, l'autre moitié représentant la partie salariale, l'ensemble par le moyen de leurs organisations syndicales dites "représentatives" ...

Outre le fait que l'on peut s'interroger sur la représentativité réelle de ces organisations syndicales (aussi bien patronales que salariales), l'idée même d'envisager la FUSION (c'est le terme employé par le Président) entre un tel organisme ( l'Unedic) et un autre, l'Anpe, dont le statut est fondamentalement différent (Etablissement Public Administratif) pose un problème de fond.

La nouvelle entité ne pourra pas être "de droit privé" et "de droit public" pour cause d'incompatibilité juridique ...

Alors? Quel régime juridique? Le plus facile à concevoir est un régime intermédiaire : l'Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC) qui fonctionne selon les règles du droit privé mais dont la nature juridique est de droit public. EDF, avant de devenir une Société Anonyme, était un EPIC.

Pourquoi n'appliquerait-on pas ce dispositif? Rien ne semble s'y opposer.

Jusqu'à présent, on parlait plus volontiers de "rapprochement" entre les Assedics et les Anpe ... C'est à dire d'un rapprochement opérationnel sur le terrain entre les antennes Assedics et les agences locales de l'Anpe.

Parler, aujourd'hui, de fusion, témoigne du franchissement d'une étape ... importante! Quand on sait que l'Anpe va se régionaliser, c'est à dire qu'une plus grande autonomie va être accordée aux Directiions régionales de l'Anpe, lesquelles vont pouvoir travailler davantage en symbiose avec les Conseils régionaux ... on se dit que de la fusion des instances nationales de l'Anpe et de l'Unedic, il résulterait un organisme chapeau dont la mission serait de piloter toute la politique de l'emploi au niveau national. A l'instar de se qui se fait avec de nombreuses autres agences spécialisées chacune dans leur domaine. C'est, au fond, la correcte transposition du principe européen dit de "subsidiarité".

Du côté des agents de l'Anpe, dont, rappelons-le, je suis, je ne sens pas un quelconque vent de révolte ... Cela se comprend d'autant plus facilement que, dans les Assedics, les salaires semblent être au moins 20% plus élevés ...

Il va bien falloir que l'on sache si, oui ou non, les pouvoirs publics vont opter pour une logique "assurancielle" (shéma actuellement en vigueur) ou bien pour une logique de "solidarité" régalienne et fiscale. Je penche, résolument, vers cette seconde hypothèse. J'ai émis plusieurs propositions audacieuses allant dans ce sens. Notamment une réforme drastique du régime des prélèvements qui doivent devenir fiscaux et concernerTOUS les contribuables d'une part et les entreprises d'autre part (à proportion de leur contribution au volume du chômage et de la précarité ...) assortie d'une réforme du régime des indemnisations (orientée ver un retour à la durée  en vigueur avant 1997, à savoir un an, pas plus!.

Professionnellement, je ne me vois pas jouant le rôle ambigü de conseiller, attentif et à l'écoute des demandeurs d'emploi (notez que l'on ne dit toujours pas "chercheur d'emploi"!) et d'agent de répression prenant la décision de suspendre les allocations d'un demandeur ... Je ne pourrais l'accepter que si je disposais du pouvoir de graduer la sanction financière en fonction du comportement responsable ou "je m'en foutiste" de l'allocataire. Aujourd'hui, cette gradation de la sanction commence tout juste à balbutier ... C'est, administrativement, très difficile à mettre en oeuvre quand on doit gérer un fichier de plusieurs millions de personnes car l'aveuglement administratif prend le pas sur l'humanité naturelle dont on fait preuve face à une personne de bonne foi.

L'avenir nous dira comment la société civile entend gérer ce délicat problème. 

Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 21:55
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Extrait de La Tribune, quotidien nettement orienté "économie et finances", cet article.

Début de citation :

Un rapport parlementaire souligne que la facilité à créer une entreprise peut alimenter de nombreuses fraudes à l'assurance-chômage. Le phénomène prend de l'ampleur et a coûté 140 millions d'euros à l'Unedic cette année.

La simplication des formalités de création d'entreprise et la dématérialisation des procédures ont ouvert "des brèches" aux escroqueries à l'assurance- chômage, selon un rapport parlementaire présenté ce mercredi. Cette simplicité "et l'absence de vérification ont conduit certains membres de la mission à se demander si aujourd'hui il n'était pas plus facile de créer une société que de prendre l'avion!", souligne le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale présidée par le député UMP, Dominique Tian.

L'Unedic (régime d'assurance chômage qui fédère toutes les Assedic) évalue désormais à 140 millions d'euros, contre 80 millions dans ses dernières estimations, le montant des fraudes détectées, indique le rapport, soit moins de 1 % des quelque 23 milliards d'euros d'allocations chômage servies par les Assedic en 2006. Mais le phénomène a pris récemment "un caractère industriel" et "de telles pratiques, qui relèvent de l'escroquerie et s'ajoutent à la fraude résultant de pratiques individuelles, ne font qu'accroître le risque de discrédit qui pèse sur l'ensemble du système", souligne le rapport.

Les escroqueries les plus importantes, détectées à Paris, Créteil et Marseille, reposent généralement sur la création de sociétés fictives, censées avoir employé des faux salariés venant ensuite réclamer indûment leurs allocations de chômage. Le rapport met en cause le boulevard ouvert aux escrocs par la multi-gérance et les sociétés de domiciliation. Certains réseaux impliquant des "ressortissants d'origine turque et pakistanaise", la mission s'est demandée s'il y avait des liens avec le banditisme voire la mouvance terroriste, pour finalement conclure "qu'elle n'est pas à même de faire la part des choses sur cette question".

Au final, la mission parlementaire préconise de "renforcer les contrôles lors de l'immatriculation des sociétés". Elle recommande la création de trois fichiers nationaux répertoriant "les gérants et dirigeants d'entreprise", ceux qui ont été "condamnés à des interdictions de gérer", et enfin "les entreprises faisant l'objet d'une procédure collective" (licenciements). Ces fichiers tenus par les tribunaux de commerce seraient consultables par les agents assermentés des Urssaf et des Assedic.

Le rapport suggère aussi que les employeurs du bâtiment et de la confection, "secteurs d'activité à risque", passent "de façon prioritaire" à la Déclaration nominative des assurés, prévue au demeurant depuis 2004 pour tous. Actuellement, les employeurs ne déclarant qu'une masse salariale globale, l'Unedic ne peut pas vérifier si l'employeur a bien cotisé pour le salarié venant s'inscrire, souligne le rapport.

Les parlementaires appellent enfin à une meilleure coordination des organismes sociaux invités à "mettre en place rapidement un répertoire commun (...) sans que l'avis conforme de la CNIL soit requis pour son application".

Fin de citation.

J'ai des propositions audacieuses bien plus inovantes en matière d'indemnisation du chômage.

1. Suppression pure et simple du système en place qui fait que plus une entreprise embauche, plus elle paie de cotisations à l'Unedic alors que plus elle licencie, moins elle paie ... L'inverse de ce qu'il faudrait faire.

2. Création d'un établissement public de droit privé au lieu et place de l'actuelle Unedic gérée par un paritarisme dont tout le monde sait qu'il conduit inexorablement à la faillite parce que le paritarisme lui-même a fait faillite.

3. Supression du système actuel de cotisations et, donc, augmentation nette du pouvoir d'achat des salariés cotisants.

4. Mise à contribution fiscale par une augmentation de la CSG. appliquée sur tous les revenus, y compris les revenus non-salariaux dont le taux sera fixé de telle sorte que le produit des corisations restera au niveau actuel voire baissera.

5. Mise à contribution des entreprises par une taxe payée à chaque rupture de contrat de travail (tous les contrats, sans exeption ... CDD, CDI, Intérim , etc ...)

6. Racourcissement progressif de la durée d'indemnisation jusqu'au retour à la durée en vigueur en 1996, c'est à dire un an.

7. Mise en place d'un dispositif contraignant de retour à l'emploi sous peine de suspension du paiement des allocations ...Cette mesure est rendue possible par le fait que la cotisation n'a plus le caractère d'une "assurance" mais celui d'un prélèvement fiscal.

Quand on veut, on peut. Il suffit d'avoir le courage de dire ce qu'il faut faire et de faire ce que l'on dit.
 

 

Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 21:00
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
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En parcourant la blogosphère, je suis tombé sur un article critique vis à vis de l'Anpe. Il s'agit d'une usagère (je ne suis pas certain de la validité de ce néologisme) qui raconte son vécu personnel dans ses relations avec les services de l'Anpe.

Etant professionnellement impliqué (puisque je suis agent de l'Anpe), j'ai décidé de reproduire cet article afin d'engager un débat constructif.

Début de citation :

ASSEDIC-ANPE : les 2 mamelles du chômage et de l’exclusion...

Par Cécile Guilhaume


Par amour, voici deux fois que je démissionne de mes fonctions pour suivre mon conjoint qui a accepté une mission de deux ans à la Réunion. A l’aller, ce fut simple : l’île de la Réunion manque de personnel qualifié et expérimenté en Ressources Humaines (RH) et en moins d’un mois, j’avais 3 propositions. Tel ne fut pas le cas à notre retour sur Paris, début juin 2005.


Disciplinée, je suis allée m’inscrire aux ASSEDIC : une première fois, j’attendis 2 heures pour m’entendre dire qu’il manquait une pièce à mon dossier, la seconde fut un triomphe, puisque après 3 heures d’attente, j’étais inscrite et sensée toucher mes allocations chômages 22 jours plus tard.

Dans la foulée, je rendis une petite visite à l’agence ANPE ........., et après dix minutes d’attente dans un hall vide (pas même une chaise pour s’asseoir), une consultante me reçut, mit vaguement à jour mon dossier et me conseilla de reprendre un RDV pour bénéficier d’un bilan de compétences, car elle n’avait pas le temps de s’en occuper.
Je pris donc RDV et fus convoquée le 21 juin, à un "BCA" (Bilan de Compétences Approfondi). Une consultante survoltée m’expliqua qu’elle ne pouvait me faire faire un BCA à midi, qu’elle n’avait pas déjeuné et qu’elle était débordée. Je lui répondis que je n’avais pas demandé à être convoquée à midi. Elle m’expliqua ensuite que l’APEC (Association pour l’emploi des cadres) faisait également des bilans de compétence mais que je ne pouvais pas être suivie par cet organisme, car je n’en avais pas fait la demande lors du premier entretien. Perdant patience, je rétorquai que je n’avais pas été mise au courant de cette formalité indispensable. Devant tant de bonne volonté, je demandai qu’on transfère mon dossier vers l’APEC, ce qu’elle fit après avoir obtenu l’accord de l’APEC.
Rassurée, je partis 2 petites semaines en vacances et à mon retour, un courrier de l’ANPE me convoquait à un nouvel entretien. Bizarre ! ? ! Je m’y rendis, expliquai mon histoire à une troisième consultante qui, après avoir consulté son informatique, m’apprit que l’APEC avait retourné mon dossier vers l’ANPE. Elle refit la manipulation dans l’autre sens et m’assura que tout était réglé.
En date du 26 juillet, toujours sans nouvelle de l’APEC, je m’y rendis, mais l’hôtesse ne trouva nulle part trace de mon existence dans son informatique et m’apprit que l’ANPE n’avait pas transféré mon dossier. Je l’assurai du contraire, elle ne voulut rien entendre et me renvoya vers l’ANPE. J’y retournai, telle la balle de ping-pong, expliquai mes déboires avec l’APEC et implorai la consultante de bien vouloir enfin transférer mon dossier à l’APEC. Quand elle m’indiqua que le transfert avait été demandé en date du 21 juin, je lui répondis qu’il avait manifestement échoué, le ton monta rapidement et elle alla chercher le Directeur de l’Agence précisant qu’il "réussirait peut-être à me faire comprendre le français". Pendant quelques instants, j’eus l’impression d’être prise pour une demeurée...
A son retour, elle me signifia d’un petit ton sec que j’étais convoquée chez ce Monsieur, le lendemain matin, munie de mes justificatifs d’emploi. Je sortis, ulcérée, avec le sentiment d’être convoquée comme une vulgaire "mauvaise élève" parce que j’avais commis une mauvaise action...

Le fameux Directeur de l’ANPE me reçut avec 20 minutes de retard et fut des plus désagréables. Sur ma demande pressante, il appela l’APEC et insista avec sarcasme sur le fait que mon dossier ne semblait pas passionner l’APEC. Quand je lui demandai ce que j’étais sensée faire ensuite, il me rétorqua que je n’avais plus qu’à attendre et que l’ANPE  me tiendrait informée de la suite.
Puis, il me réclama mes justificatifs de recherche d’emploi, sur un petit ton péremptoire. Je lui expliquai que toutes mes recherches s’effectuaient sur Internet et que je n’avais donc pas de justificatifs sous forme "papier" à produire. Je lui proposai d’aller vérifier depuis sa connexion mais il ne voulut pas en entendre parler, indiqua que "ça ne se faisait pas" et qu’il voulait des documents papier.
J’argumentai que les employeurs susceptibles de recruter une DRH, disposaient maintenant de sites dédiés au recrutement, ce qui évitait toute la lourdeur de la paperasse. Il ne voulut rien savoir et menaça d’inscrire dans mon dossier, "n’est pas en mesure de justifier ses recherches d’emploi". Je me défendis tant bien que mal, ajoutai que je voyais bien qu’il me prenait pour une "emmerdeuse", mais que je n’avais pas les moyens de me payer une imprimante pour faire plaisir à l’ANPE.
A ces mots, je vis qu’il jubilait, il se leva et aller chercher un classeur, dans lequel il consigna mes derniers mots avec soin. Je lui demandai s’il s’agissait du " livre d’or " de l’ANPE, il ne prit pas la peine de me répondre et me mit dehors avec la même amabilité et le même sens du service qu’à mon arrivée. Je rentrai chez moi, humiliée, mortifiée de ne pas avoir pu m’exprimer.

Les bonnes nouvelles s’enchaînant, je reçus, le 18 août, une notification "annulant et remplaçant la précédente", précisant qu’au motif d’un "changement du droit", mes allocations avaient été revues à la baisse, soit 300 euros de moins chaque mois et que j’étais également redevable de la somme de 389 euros, correspondant au trop perçu en juin et juillet.
Suivaient ensuite les formules classiques sur la manière dont je pouvais m’acquitter de ma dette et les poursuites auxquelles je m’exposais si je ne réagissais pas avant le 11 septembre 2005. Ils avaient tout simplement supprimé une prime contractuelle perçue en décembre 2004 ! Je passai un après-midi à rédiger une réponse circonstanciée, dans laquelle je leur détaillai comment mes droits auraient dû être calculés, quels éléments de salaire entraient dans la base de calcul, leur demandant enfin, comme précisé dans leur seconde notification, une "remise gracieuse de dette" et un réexamen de mes droits, au regard des éléments nouveaux fournis dans mon courrier.

Entre temps, je déclarai en ligne, ma situation mensuelle aux ASSEDIC et scrutai attentivement l’évolution de mon dossier. Le 9 septembre, je pus constater sur internet que mes allocations avaient été amputées de 700 euros par rapport au mois précédent. Non seulement, le calcul est faux et me lèse de 300 euros tous les mois, mais en outre, les ASSEDIC se "servent" sur les allocations du mois suivant, sans recours possible pour l’allocataire...

Je reçus le même jour, un appel de l’APEC, me convoquant à un entretien appelé le PAP (Plan d’Action Personnalisé), le 13 septembre. Après 3 mois et demi, il était temps ! Le fruit de mes recherches d’emploi estivales n’ayant pas été probant, je me réjouissais de pouvoir recueillir quelques conseils et bénéficier enfin du suivi d’un professionnel, mais la veille, l’APEC me rappela pour m’annoncer que l’ANPE n’avait pas transféré mon dossier et que le RDV ne pourrait donc pas avoir lieu ! J’eus l’impression de revenir 2 mois en arrière... Je rappelai l’APEC, mon interlocutrice fut compréhensive et m’expliqua le fin mot de l’histoire : l’ANPE ayant fait une erreur dans sa codification au moment du transfert et inscrit que j’étais "un demandeur d’emploi depuis plus de 6 mois", l’APEC a refusé mon dossier et l’a retourné vers l’ANPE. Celle-ci n’a jamais daigné vérifier si l’erreur ne provenait pas d’un de ses agents et a systématiquement remis ma parole en cause ainsi que la compétence de l’APEC. La consultante APEC me fixa finalement un RDV pour la fin du mois de septembre. A cette date, je totaliserai 4 mois de chômage et bénéficierai peut-être enfin, d’un suivi personnalisé dans des recherches d’emploi qui s’avèrent ardues ?

Que penser de cette succession d’infortunes ? Suis-je un cas particulièrement complexe ? Ai-je fait preuve de mauvaise volonté et de laxisme dans mes recherches ? Que faire à part remercier l’ANPE et les ASSEDICS pour leur professionnalisme et leurs précieux encouragements. Au cours d’une période que les chômeurs n’ont généralement pas choisie, et pendant laquelle leur confiance en eux est particulièrement fragile, les sarcasmes du Directeur de l’ANPE de l'agence de ........ sont autant d’atteintes à l’intégrité morale des demandeurs d’emploi qui n’ont nul besoin qu’on les enfonce encore un peu plus, alors que la conjoncture est déjà si morose ! Quant aux calculs savants des ASSEDIC, il conviendrait de s’interroger sur les conséquences d’une baisse de revenus de 33%... Serait-ce le pas à franchir pour basculer dans la précarité et la marginalité ?

Fin de citation.

Dans le texte initial, le nom de l'agence locale figurait d'une manière très explicite. Connaissant et l'agence locale en question et son directeur et le personnel qui y travaille, j'ai délibérément effacé les signes de reconnaissance.

J'ai tout lieu de penser que les faits rapportés sont exacts.
A charge, je dirai qu'il y a, dans les Anpe, des collègues qui manquent de la plus élémentaires courtoisie. Ils sont en nette diminution depuis les vagues succssives de recrutement qui ont apportés du "sang neuf"
A décharge, je dirai que l'avalanche de "nouveautés" (qui ressemblent étrangement à des dispositions ou dispositifs que l'on a connu) font que certains collègues, en toute bonne foi, ne savent plus où donner de la tête. 

 

 

Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 03:00
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Je reçois une brève du service juridique de l'Anpe qui nous informe que l'on doitêtre très vigilant sur les discriminations à l'embauche. C'est effectivement ce que l'on est en droit d'attendre de la part d'un service de l'Etat : être vigilant dans le respect de la législation et de la réglementation.

Voici donc les extraits les plus significatifs du texte que nous avons reçu et dont je suis particulièrement fier.

Début de citation :

 
"Sont particulièrement visées les offres pour des emplois d’hôte/hôtesse d’accueil. Ainsi, les critères de sélection ci-après énumérés sont constitutifs d’une discrimination et ne doivent en aucun cas figurer dans une offre d’emploi : « taille en hauteur, taille de confection, mensurations », « photo de plein pied » (discrimination sur l’apparence physique) ; « date de naissance » (discrimination par l’âge) ; « lieu de naissance » (discrimination sur l’origine) ; « souriantes et conviviales » (discrimination sur le sexe).
 
A titre de rappel, la description de l’apparence physique des candidats est également prohibée pour les offres relatives aux métiers du spectacle...."

Fin de citation.

J'en arrive même à me demander si on n'a pas poussé le bouchon un peu loin.
 

Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /Nov /2006 01:00
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Je rebondis sur ce que je viens de voir, au JT de France 2. David Pujadas nous pose la question : Faut-il ouvrir l'Anpe à la concurrence? Et de citer les exemples des cabinets privés qui ont entrepris, contre (coquette) rémunération de faire le travail que doit faire l'Anpe (et qu'elle ne fait pas bien).
Ces cabinets non seulement n'obtiennent pas des résultats mirobolants mais encore "pompent" à l'Assedic des moyens financiers que l'Anpe pourrait rêver d'obtenir si on veut bien faire l'effort de comparer ce qui est comparable (la quantité d'argent rapportée au nombre de "cas" traités).

Je dis donc, CLAIREMENT : CHICHE!

Cela suppose, ainsi que je l'ai déjà développé précédemment, que l'Anpe puisse, au strict minimum, dans ce même cas de figure, créer une filiale de droit privé (elle en a, actuellement, juridiquement le droit mais elle ne le fait pas).
Cette filiale soumissionnerait, dans les mêmes conditions que ces cabinets privés, aux demandes de l'Assedic (le client, qui paie en échange d'un service) et serait payée de ses services dans les mêmes conditions (c'est à dire aux résultats, en l'occurrence le placement dans l'emploi stable -qu'il faudra définir d'une manière explicite : un CDD de six mois est-il un emploi stable? Actuellement, c'est considéré comme tel dans les statistiques et ce n'est pas l'Anpe qui l'a décidé.

Bien entendu, David Pujadas, diffuse alors une interwiew d'un militant de la CGT. Dommage qu'il ne m'ait pas intervievewé, moi! Je n'aurai pas fourni les mêmes réponses ...
Ce militant nous explique que l'Anpe doit recevoir tout le monde. Exact! Et, précisons-le tout de suite, je n'ai jamais imaginé qu'il en soit autrement ... Ne pas confondre ce que pourrait faire une filiale (dans les conditions précitées) et le rôle que doit tenir la maison-mère, laquelle a, présentement, le statut d'une institution qui ignore ce que sont un bilan et un compte de résultat.

Alors? Banco? 5.000 euros le "placé"? CHICHE!  

Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /Juin /2006 16:22
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Jean Daumont et moi-même venons d'échanger des arguments sur le devenir de l'Anpe. Je vous invite à lire son article sur le sujet qui résulte de la lecture du livre de Fabienne Brutus. J'y apporte mes commentaires. Il y répond ...

Instructif pour ceux que cela intéresse et ils sont, sans aucun doute, assez nombreux, l'Anpe ayant été, à tort ou à raison, mise en cause ces derniers temps.

Pour y accéder, vous cliquez sur "Convergences, le blog de Jean Daumont" dans la colonne de gauche  au chapître "Allez-y".

Ayant moi-même écrit à plusieurs reprises sur le thème du chômage, une visite des articles s'impose ... si vous le voulez bien.

Bonne lecture et ... ne vous privez pas de commenter (après avoir lu ceux qui ont déjà été publié) sur un blog ou sur l'autre.

Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 17:44
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Avertissement : Pour comprendre ce message, il est souhaitable de lire, en premier lieu, les deux précédents qui traitent du même sujet.

Il résulte de la synthèse des deux précédents messages que :

1. L'Anpe n'a plus aucune responsabilité dans la "gestion de la liste". Elle ne convoque plus avec menace de radiation en cas d'absence.
2. Elle ne sanctionne plus les demandeurs : elle se contente de faire connaitre à l'Assedic ceux qui n'utilisent pas ses services si l'Assedic le lui demande dans le cadre de l'exécution d'un contrat préalablement négocié avec elle.
3. Elle répond aux demandes des inscrits en les informant, le cas échéant, de leur non-prise en charge par l'Anpe si elle pense qu'elle ne peut pas y donner une suite valable.
4. Elle facture ses prestations à tous ceux qui, ayant passé un contrat avec elle, en bénéficient (empoyeurs, Etat, Assedic pour le compte des chômeurs qu'elle indemnise, Conseils régionaux, Conseils généraux, etc ...)
5. L'Assedic gère la liste de ses allocataires et, éventuellement, des allocataires de l'Etat ou des employeurs publics ..., prenant les sanctions qu'elle juge utile d'infliger aux chômeurs qui ne respectent pas leurs engagements (entreprendre toutes les démarches utiles à leur retour à l'emploi ... dans les délais les plus brefs possibles).
6. L'Anpe a des concurrents tant pour le volet employeurs (demandeurs de compétences sur le marché) que pour le volet demandeurs (offreurs de compétences sur ce même marché) qui sont traités de la même façon afin que n'existe aucune distorsion de concurrence entre elles et eux.
7. L'Assedic n'a aucun concurrent : l'Etat (et les empoyeurs publics en général) confient la gestion de leurs chômeurs à l'Assedic, laquelle peut financer les prestataires les plus performants dans le placement.
8. L'Anpe est donc placée dans l'obligation d'être, elle même, très performante. Elle en a les capacités pour peu que l'on veuille bien libérer les énergies et lui "lâcher les baskets". C'est ma conviction.

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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