Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 19:20

Il était une fois un homme, plutôt pas très sympa avec les "petites gens". Genre plein de morgue et de suffisance ... du moins était-ce ce que pensait un plus que "bon peu" du petit personnel d'un hôtel de grande classe où les piaules se louaient à 3.000 dollars la nuit. Voire du moins petit ... Les pourboires doivent être à la mesure non du service rendu mais de ce qu'en attent le personnel sachant les moyens conséquents dont dispose le client. 

 

A tort ou à raison, là n'est pas le sujet ...

 

Il est midi (environ) ...

 

Le client est dans sa salle de bain. A 3.000 dollars la nuitée, on a quand même le droit d'en profiter pleinement, merde alors!

 

Bien évidemment, il est "à poil". Pour prendre une douche, c'est généralement comme ça que l'on s'y prend ... Bien sur, il y a toujours des excentriques qui font différemment ... Par exemple des "gribouilles" qui se protègent de la pluie en plongeant dans un étang ... Tous les goûts sont dans la nature et c'est très bien comme ça.

 

Le "check out" de la chambre n'est pas fait ... Personne ne peut entrer dans la chambre sans respecter les règles : on frappe et on demande la permission d'entrer. Si on n'obtient pas de réponse, on insiste ... Si on fait partie du service, on peut, à la rigueur, entrer mais en prenant des précautions ... Après tout, le client est chez lui! Il a payé (cher!) pour ça!

 

Les précautions d'usage n'ont pas été respectées. Faute grave du personnel. Même s'il n'y a pas faute intentionnelle.

 

Le client, entendant du bruit, sort de sa salle de bain, en tenue d'Adam pour voir ce qui se passe. Sait-on jamais? Il occupe une position sociale élevée, il a, avec lui, dans sa malette ou sur sa table, des papiers importants, des notes diverses qui ont un caractère confidentiel.

 

Il tombe nez à nez avec l'employée d'étage qui n'avait rien à faire là ... laquelle prend peur devant cet homme, nu ... Elle croit, en toute bonne foi, qu'il a des intentions de nature sexuelle à son égard. Après tout, elle n'est pas si mal foutue que ça, belle poitrine, beau cul, bien moulée ...

 

Elle prend peur ... face à ce vieux schnock, gras, replet qui pèse nettement plus d'un quintal ... Déjà que, il y a un mois, elle a été suivie dans le métro par un type bizarre ... Elle crie ... Le vieux snock s'affole, oubliant qu'il est à poil, s'approche d'elle pour la rassurer ... "Ne craignez rien. Vous êtes en faute mais je ne dirai rien à la Direction. Vous êtes de bonne foi".

 

La peur redouble ... "Il va me violer, ce gros lard" ... Elle se débat, se cogne en cherchant à s'enfuir ... Parvient à quitter les lieux, paniquée ...

 

Elle raconte, à sa façon, ce qui s'est passé à ses collègues ...

 

"Hein? Ce gros porc du 2028? Celui qui ne file jamais de pourliche alors qu'il a de la tune à ne plus savoir quoi en faire? Le salaud! Attend! On va s'occuper de lui! On n'est, peut-être, que des employés mais on est quand même des êtres humains, merde alors! Il faut qu'on le chope!"

 

Le client, lui, un peu troublé par ce qui vient de se passer, fait ses bagages, en oublie quelques effets personnels et même son téléphone qu'il croyait avoir mis là où il le met toujours, dans la poche de poitrine de son veston. Manque de bol ... il est resté sur la table de nuit, couché ... Etant très plat, il n'a pas fait gaffe.

 

Il fait son check out, comme d'hab ... Il a l'habitude. On le connait bien dans cet hôtel. Personne ne lui fait aucune remarque ... Il s'en va.

 

Côté jardin, les choses enflent un peu puis beaucoup ...

 

"Tu sais qui c'est, le mec qui t'a agressée? C'est le big boss d'un machin hyper important ... C'est un chaud lapin, il parait ..." Nom de Dieu! Il faut qu'on chope ... Il y a , peut-être de la tune à raffler ... L'argent, l'argent, tout s'achète et tout se vend ..."

 

La suite, on la connait ...

 

Tout ça, bien sûr, n'est qu'un roman ... On n'a plus le droit d'écrire des romans, maintenant? C'est quoi ce bordel? Ca devient pas possible!

 

Pour le deuxième scénario, va falloir attendre un peu! Je n'écris pas n'importe quoi, moi! Je ne trempe pas  mes outils n'importe où ... J'ai besoin de temps pour imaginer mon story-board!


 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 20:37

Voilà encore un sujet qui demande quelques éclaircissements.

 

Nous sommes aux Etats Unis. Là-bas, le droit pénal n'est pas le même qu'en France ...


Autant, en France, le tribunal peut et fait souvent ce que l'on appelle "la confusion des peines", autant aux Etats Unis, les peines s'ajoutent (volontiers!) ... car, "on" aime la répression dans ce pays à un point tel que ce que je propose de temps à autre sur ce blog, c'est de la petite bière, à côté.

 

Donc, aux Etats Unis, si on est reconnu coupable de, par exemple, cinq chefs d'inculpation, on est est condamné pour chacun d'eux et  les peines s'ajoutent ...

 

Par exemple 15 ans pour tentattive de viol, 5 ans pour agression sexuelle, et 5 ans pour sequestration ... ça fait 25 ans , même si la tentative de viol est, en soit, une évidente agression sexuelle. Même si, pour exécuter la tentative de viol, il aura fallu sequestrer la victime ...

 

Comment arrive-t-on à 70 ans? Je n'en sais rien ... Mais je suis certain du mécanisme.


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 5 commentaires
Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 14:50

Quand on regarde des films américains, tout spécialement des films ou des séries policières ou judiciaires, ce sont des propos que l'on entend souvent ...

 

Tout d'abord la lecture des droits de la personne mise en garde à vue, arrêtée, incarcérée, etc ... mais aussi cette question à l'audience (mais en réalité elle est posée dès l'inculpation, à savoir :

"Vous plaidez coupable ou non coupable?" En anglais c'est "Guilty or not guilty?"

 

Cette démarche est assez particulière aux Etats Unis et n'est pas très bien comprise en France.

 

Pourtant, le même type de procédure est en train de se mettre en place sous une forme différente...

 

Aux Etats Unis, selon que l'on choisit de plaider "coupable" ou non-coupable", les conséquences ne sont pas les mêmes sur le plan de la procédure.

 

Si la personne mise en cause plaide coupable, c'est qu'elle reconnait au moins une partie des faits qui lui sont reprochés et qu'elle accepte d'avance d'être condamnée. Le but est d'accélerer la procédure tout en cherchant à obtenir la mansuétude du juge et du jury ainsi que celle de l'accusation.

 

Dans un procès pénal, aux Etats Unis, il y a bien une confrontation entre l'Etat (généralement l'Etat fédéré - par exemple, l'Etat de New York - ) qui demande au juge de condamner Untel, et ce même Untel qui demande à ne pas être condamner ou à l'être peu.

 

Dans le prétoire (la salle d'audience), les deux "parties" (l'accusation et l'inculpé) sont côte à côte, face au juge, afin de bien marquer que, à ce stade, les parties sont traitées d'égal à égal. Il y a une différence sensible par rapport à ce que l'on voit en France où l'accusation est plutôt avantagée car le prévenu est supposé être plus ou moins déjà coupable, même si on ne le dit pas (le procureur est au même niveau que le juge; le prévenu est en bas, à côté de la partie civile).

 

Si un inculpé plaide "coupable",  l'accusation, qui aura préalablement "négocié" avec l'inculpé, va "charger modérément" ... Obtenir une condamnation "raisonnable" ...si elle en a envie! L'inculpé peut espérer obtenir la clémence du juge et du jury ... Il sera moins lourdement condamné.

 

Si l'inculpé plaide "non-coupable", l'accusation va s'attacher à démontrer que l'inculpé ment et va chercher à convaincre le jury que l'inculpé ment. Car le jury examine l'affaire hors la présence du juge... (ce qui ne se fait pas en France).

 

Dans ce cas, si le juge et le jury sont convaincus du mensonge de l'inculpé, ce dernier risque de se ramasser une vraie tannée ...

 

Et c'est là que les choses peuvent devenir rien moins que tragique ... Cette procédure du "coupable"/" non-coupable" peut amener l'inculpé à plaider "coupable" alors qu'il ne l'est pas! C'est ahurissant mais c'est ainsi!

 

L'affaire DSK méritait que l'on s'arrête sur cet aspect de procédure très particulier.

 

A

 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 2 commentaires
Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 08:15

Nous avons maintenant un léger recul ... Certes insuffisant.

 

Nous apprenons , ce matin, que DSK est sorti du commissariat de Harlem menotté dans le dos, conformément à la loi américaine selon toutes vraisemblances.

 

Je m'imagine moi-même, impliqué dans n'importe quelle affaire, être emmené par la Police, menotté ... Rien que ça, j'en défaille presque! Dur, dur, très dur, très très dur ...

 

Pourtant, c'est la loi. Et il n'y a aucune raison pour que la loi ne s'applique pas, de la même manière, aux petites gens, fussent-elles peu recommandables, qu'aux puissants de ce monde... Absolument aucune. C'est bien qu'il en soit ainsi. Il n'empêche ...Gulp! Gasp! Ce sont les onomatopées que l'on trouve dans les bandes dessinées pour signifier les difficultés à déglutir, c'est à dire à avaler.

 

Les Américains sont hyper sensibles sur ces questions de moeurs à connotation sexuelle. Hyper sensibles! J'en ai déjà parler hier.

 

Je pense un peu comme tout le monde : DSK était partant pour la présidentielle de 2012. Or, il y a seulement quelques jours, voilà que lui tombe sur la tête une histoire de Porsche ... Bien réelle! Indiscutable!

 

Et alors, diront certains, on n'a plus le droit de rouler en Porsche ? Bien sur que si! Sauf que, quand on est candidat putatif à l'élection présidentielle, ce n'est pas forcément recommandé ... La preuve!

Pire même : quand on se présente comme porteur des intérêts des petites gens que la gauche a (naturellement?) vocation à représenter, on fait un tant soit peu attention à ce genre de "symbole"! Le Peuple ne roule pas en Porsche ... Tout le monde le sait! D'ailleurs, le patron des usines Porsche ne veut surtout pas que le Peuple roule en Porsche... Ca dévaloriserait le produit!

 

Comment peut-on tomber dans un pareil piège quand on aspire à de telles fonctions électives? C'est une vraie question sur la capacité à apprécier comme il convient une réalité politique. Donc une vraie question que l'on pouvait se poser ...

 

Et si cette histoire de Porsche était un piège ourdi par ses adversaires? L'hypothèse ne peut être rejetée d'un revers de main ... Mais la question vient tout de même : comment peut-on ne pas avoir constamment présent à l'esprit que ce genre de piège est possible? Qu'il y a un risque certain? Simple affaire de bon sens! Donc légitime interrogation sur les capacités de DSK à maitriser chaque minute de son emploi du temps ... Comment se comporterait-il s'il accédait auc leviers de commande? Il se laisserait piéger de cette façon? Si l'hypothèse peut être retenue, la sanction tombe, implacable : rejet!

 

Et, comme un train de "scandale" peut en cacher un autre, en voilà, précisément un deuxième ... Un "backdoor"!

 

Sacré mille nom d'une pipe! Si on a des problèmes avec sa quéquette alors que l'on aspire à de très hautes fonctions, non seulement on fait très attention, chaque minute, mais, si nécessaire, on suit un traitement médicamenteux pour contenir le problème. De tels traitements existent! C'est si vrai qu'est venue en débat la question de s'en servir ou pas à hautes doses pour traiter les violeurs ... Ces traitements sont accessibles à toute personne libre de tout soupçon! Pourquoi ne pas s'en servir, en toute conscience, en toute liberté?. Mitterrand a bien su cacher son cancer pendant plus de 10 ans... Encore une interrogation ...

 

DSK était-il, psychologiquement, l'homme providentiel dont la France avait besoin?

 

L'excellent romancier américain John Grisham s'est commis d'un non moins excellent roman sur les méthodes à mettre en oeuvre pour construire un futur Président des Etats Unis ... J'en ai oublié présentement le titre ... Mais vous le trouverez sûrement et vous lirez avec passion ce roman particulièrement interpellatif.

 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 9 commentaires
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 10:20

Cette fois-ci, c'est officiel ...

 

Dominique Strauss Kahn, Directeur Général du Fonds Monétaire International (et non pas "président" comme l'affirment certains.) a été inculpé de

1. Agression sexuelle. (Jusque-là, c'est très sérieux mais ce n'est pas tragique)

2. Tentative de viol. (En france, ça se termine aux Assises!)

3. Séquestration. (En france, c'est aussi un crime).

 

L'affaire prends une tournure de gravité extrême ... DSK est sous les verrous et il va y rester sauf à payer une caution libératoire probablement phénoménale (plusieurs centaines de milliers de dollars, c'est sûr; peut-être un million de dollars voire plus?).

 

Bien entendu, compte tenu du retentissement international de l'affaire, l'éventualité d'une candidature DSK à la présidentelle de 2012 me parait exclue. par voie de conséquence, son élection est impensable ... Ou alors, c'est moi qui ne comprends plus rien à rien!

 

Aux Etats Unis, il y a un degré supplémentaire d'inculpation que l'on ne connait pas en France. Il est le plus grave de tous : la félonie (felony). Je me demande si le chef d'inculpation de séquestration ne relève pas de cette catégorie...

 

Affaire à suivre ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 18 commentaires
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 07:39

J'étais en train de prendre mon petit-déjeuner ... Un chocolat onctueux comme je l'adore et que je prépare avec concentration, ne pensant qu'à ce nectar que je me prépare chaque matin ...

 

Quand, patatras! , ayant laissé mon iPhone en mode sonnerie "alerte", je reçois un "push" m'informant que Dominique Strauss Kahn est en garde à vue pour agression sexuelle à New-York ... Les flics new-yorkais sont venus le chercher alors qu'il était dans l'avion Air France en partance pour Paris, lequel s'apprêtait à décoller dans les 10 minutes ...

 

J'ai d'abord cru, le temps d'une ou deux secondes, à un gigantesque canular ...

C'en est peut-être un d'ailleurs? C'est tellement énorme! Pourtant il ne semble pas ...

 

Il est clair que Strauss Kahn ne sera pas candidat à la présidentielle désormais ... sauf s'il bénéficie de tels soutiens internationaux que son arrivée à l'Elysée est jugée impérative. Auquel cas ...

 

L'homme a cette réputation sulfureuse : il aurait cette propension à satisfaire ses besoins sexuels par des voies inhabituelles.

 

Bien avant d'être propulsé par Sarko à la tête du FMI, il avait cette image-là ...

Puis, il y a eu cette relation sexuelle librement consentie avec une personne qui lui était subordonnée d'où cette double interrogation - fut-elle peu fondée - de savoir si la relation était librement consentie (un ordre est un ordre ... et, surtout, les promotions canapés ne sont pas une vue de l'esprit) d'une part, de se demander si les puissants de ce monde ne vont pas bientôt finir de faire parler d'eux autrement que sur le seul terrain de leur compétences politiques et professionnelles d'autre part ...

 

Les adversaires politiques de Strauss Kahn - ils sont nombreux -urbi (en France) et orbi (dans le monde entier) - vont faire leur choux gras de ce ce machin que les amis politiques du même vont évidemment qualifier de machination ... C'est le "jeu"! Pouah!

 

Que va-t-il se passer maintenant?

 

Déjà, vous allez commencer par finir la lecture de cet article ... (hi! hi! hi!) ...

 

Blague à part, la fille - une femme de chambre - objet des pulsions mal controlées du Directeur Général du FMI va évidemment négocier le retrait de sa plainte contre une forte somme d'argent ... C'est évidemment dégueulasse mais la nature humaine étant ce qu'elle est ...

 

Cela va-t-il interrompre les poursuites judiciaires? En droit américain, je crois que oui ... Il convient cependant de le vérifier.

 

Et quand bien même? Cela ne va pas interrompre le déballage ni le débat sur le même sujet!

 

Il reste à "espérer" que cette affaire soit un coup monté, que la fille soit une vraie "fausse femme de chambre" en mission ... Envoyée par qui? Ne posons pas la question du pourquoi! On connait déjà les réponses :

1. mettre à mal les perspectives présidentiables de Strauss Kahn

2. plus sévère encore : mettre à mal les perspectives de sortie de la crise financière internationale dans le cadre des plans de refinancement des dettes souveraines de certains Etats (Grèce, Irlande, Portugal puis ...les autres!).

 

Je vais beaucoup trop loin en évoquant la deuxième possible réponse?Jje délire, à tout le moins j'affabule? Voire!


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 10 commentaires
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:00

C'est ce que les "médias" (dont vous savez tout ce que j'en pense ...) annoncent : au premier trimestre 2011, le taux de croissance évalué par l'INSEE serait de ...1%!

 

Soit! Qui s'en plaindra? Normalement personne car si la "croissance" repart, cela veut dire que l'économie repart et que la crise économique issue de la crise financière de 2008 est en voie de résorption.

 

En voie de résorption seulement car elle ne sera vraiment finie que lorsque le PIB aura retrouvé son niveau d'avant la crise ... Il ne faudrait pas l'oublier.

 

Non seulement nous n'avons pas eu de "croissance" en 2008 mais nous avons, malheureusement, constaté une décroissance. "Ils" appellent ça une croissance négative! Ahurissante cette manière de manipuler les mots ... Pourquoi ne veut-on pas appeler un chat un chat? A quoi cela sert-il de vouloir "enfumer" les gens? A force de les prendre pour des imbéciles, ils vont finir par s'en apercevoir ... Le Peuple n'aime pas qu'on le prenne pour un imbécile! Le Peuple sait se venger parfois ... Durement, méchamment même!

 

Oui mais ... si la "croissance" repart (cela reste à vérifier!), c'est plutôt bon pour Sarko et moins bon pour les autres! Du moins c'est ce que certains croient. Ce en quoi, à mon avis, ils se trompent lourdement!

 

1. Un candidat n'est jamais réélu sur son bilan, fut-il excellent. Il est réélu sur son projet ...à condition que ce dernier soit reconnu comme crédible et que les électeurs n'aient pas eu le sentiment d'avoir été floués.

2. Ne pas se réjouir même timidement (en prenant les précautions d'usage) de cette amorce de reprise de la croissance, c'est, dans une certaine mesure, participer au processus de prolongation de la crise. C'est complètement irresponsable ...

 

Qu'en est-il, exactement, des causes de ce retour à la croissance?

 

La question mérite d'être posée! S'il s'agit d'un retour massif de l'investissement productif , ce n'est pas pareil que s'il s'agit d'une simple remontée du niveau des stocks ...

Si les stocks remontent, il se peut que ce soit parce que les affaires ne vont pas si bien que ça alors que l'on croyait que ça allait repartir ...

Il se peut aussi que ce soit parce que l'activité repart vraiment ... Dans ce cas, il y a un indicateur infaillible : l'évolution de l'activité de l'emballage. Si l'industrie de l'emballage repart, c'est que les commandes en amont qui justifient ce redémarrage des commandes d'emballages sont bien là ...

 

Il est donc prudent d'attendre les résultats du deuxième trimestre 2011 soient publiés . Attendre, donc, le début du mois de septembre ...

 

On peut être sûr d'une chose : les entreprises ne se lanceront pas à corps perdu dans un redémarrage de l'activité si des faits objectifs ne viennent pas justifier de telles décisions ...Les "capitaines d'industrie" ne sont pas des téméraires! Ils ont toujours la tête sur les épaules ...

 


 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 6 commentaires
Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 23:57

Terra Nova, un réservoir à idées ("think tank" en anglais), se situe clairement comme (très) proche du Parti Socialiste...

 

Ce réservoir semble faire l'objet d'une polémique salutaire en affirmant, semble-t-il, que l'électorat populaire a quitté le Parti Socialiste - ce qui est indéniable - et que, par conséquent, le Parti Socialiste, devrait, semble-t-il, se repositionner ...

 

Du moins est-ce ce que qu'en dit Coppé, le patron de l'UMP ... lequel n'est sans doute pas le plus qualifié pour s'exprimer au nom de la gauche ...

 

Aussi, en attendant d'en savoir plus, je reproduis ci dessous ce que Terra Nova (Terra Incognita?) pense de son propre rapport ... objet de cette polémique.

 

Début de citation :

 

 

Terra Nova vient de publier un rapport de sociologie électorale, « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? », qui suscite un vif débat. Les interrogations qu’il soulève sur les mutations du paysage politique sont bien légitimes. Mais s’y est greffée une polémique politicienne, instrumentalisée par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé : Terra Nova proposerait de « dire adieu » aux classes populaires. Rien n’est plus faux.

D’abord, les milieux populaires n’ont pas abandonné la gauche.

Le rapport identifie le cœur électoral de la gauche aujourd’hui. Ce cœur électoral – c’est-à-dire l’électorat « naturel » de la gauche, celui qui vote le plus à gauche – est en apparence composite. Il réunit : les quartiers populaires (avec notamment la France de la diversité), qui votent à 80% à gauche en 2007 ; les jeunes (70%) ; et les femmes, historiquement conservatrices mais qui basculent aujourd’hui nettement à gauche (plus de 60% aux dernières élections régionales).

Cet électorat est plus unifié qu’il n’y paraît. Il réunit avant tout les outsiders de la société, ceux qui cherchent à y rentrer, notamment sur le marché du travail, mais n’y parviennent que difficilement. Ils ont du mal car ils sont la principale variable d’ajustement d’une société qui, face à la crise, sacrifie les nouveaux entrants. Ils ont besoin de l’aide de la puissance publique pour s’émanciper – les jeunes pour briser le plafond de verre qui les empêche d’accéder à un premier emploi stable, les femmes pour leur permettre d’articuler vie familiale et vie professionnelle, les quartiers populaires pour cesser d’être discriminés. Ils partagent également les mêmes valeurs culturelles, progressistes : solidarité, ouverture, tolérance.

Cette nouvelle gauche en émergence n’est pas propre à la France. Elle est la même que celle qui se dessine partout en Europe, mais aussi en Amérique du Nord. Elle a porté au pouvoir tant Barack Obama que Jose-Luis Zapatero.

Ce nouveau cœur électoral est composé en grande partie par des Français issus des milieux populaires : les habitants des quartiers populaires, les minorités, les jeunes déclassés, les mères célibataires en situation précaire… Il est donc absurde de dire que les milieux populaires ont abandonné la gauche : au contraire, ils sont toujours au cœur de son électorat naturel.

En revanche, le rapport de Terra Nova pointe une rupture électorale contemporaine : il n’y a plus de vote unifié de classe. Les classes populaires (ouvriers, employés) votaient hier massivement à gauche : 72% pour les ouvriers, au second tour de l’élection présidentielle de 1981. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les classes populaires sont désormais divisées sur les valeurs. La grille de lecture pertinente n’est plus les classes sociales mais la division outsiders – insiders. Il y a d’un côté les milieux populaires déclassés, victimes du précariat, du chômage, de l’exclusion, et souvent discriminés : ceux-là sont au cœur de l’électorat naturel de la gauche. Il y a de l’autre les milieux populaires intégrés, qui ont un emploi stable, en CDI, mais qui,  travaillés par la crise, ont peur du déclassement et sont tentés par le repli identitaire. Une partie de ces travailleurs, qui il y a trente ans votait à gauche, singulièrement pour le parti communiste, a basculé vers le Front national.

Face à ce diagnostic, Terra Nova ne propose en aucun cas d’abandonner les milieux populaires.

Au contraire : le rapport insiste sur la nécessité pour la gauche de fédérer son électorat naturel. Pour des raisons de stratégie électorale : face au risque d’un nouveau 21 avril, la mobilisation de cet électorat au premier tour est cruciale. Et pour des raisons de fond : au cœur de cet électorat, il y a les milieux populaires déclassés, c’est-à-dire les Français les plus modestes, en situation la plus difficile.

C’est à la gauche de défendre ces Français, en butte à la vindicte populiste du FN et d’une UMP radicalisée. Sous les coups de boutoir du sarkozysme, le virus anti-assistanat a métastasé au sein de la société française. Les chômeurs sont devenus des « assistés », des « profiteurs », des « fraudeurs », à qui il est urgent de couper l’accès à l’Etat-providence. Dans cette logique néoconservatrice, les Français déclassés ne doivent pas être aidés car ils sont responsables de leur sort. De fait, la solidarité décline rapidement en France. Depuis dix ans, les minimas sociaux chutent : ils représentaient 50% du revenu médian il y a dix ans, ils n’en représentent plus que 40%. Laurent Wauquiez l’a à nouveau martelé cette semaine : 466 euros de RSA-socle pour survivre, c’est encore trop. Cette situation est spécifique à la France : les minimas sociaux en Europe atteignent en moyenne 60% du revenu médian, 75% dans les pays les plus solidaires – Allemagne, Pays-Bas, pays nordiques, Angleterre. On dit souvent que la France a l’Etat-providence le plus développé du monde. C’est vrai pour l’assurance : les Français qui travaillent et cotisent sont très bien protégés contre les risques de la vie. C’est faux pour la solidarité : nous avons les minimas sociaux parmi les plus bas d’Europe, et le gouvernement s’acharne à les rogner encore. La France cultive ainsi une exception délétère : paupériser les plus pauvres de ses concitoyens.

Ces milieux populaires déclassés sont aussi attaqués dans leur identité. Ce sont les « jeunes » fainéants, la « racaille » de banlieue… Et naturellement les Français d’immigration récente. A ceux-là, on fait comprendre qu’ils ne font pas partie de la communauté nationale. Que leur religion halogène n’a pas sa place dans la République. Que, tout simplement, ils ne devraient pas être là : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ».

Pour défendre cette France déclassée, la gauche doit faire campagne sur ses valeurs : au plan socioéconomique, la justice sociale et la solidarité, un Etat social fort et redistributif ; au plan culturel, une société ouverte et tolérante. En d’autres termes, elle doit combattre le populisme pied à pied, sur tous les fronts.

Le rapport de Terra Nova s’interroge ensuite sur l’élargissement de la base électorale de la gauche pour, au second tour, réunir une majorité électorale. Le rapport décrit deux stratégies.
Première stratégie: un élargissement au sein des classes populaires, pour aller chercher les Français qui ont fui vers le Front national. Ces classes populaires intégrées ont été, un temps, séduites par le discours de Nicolas Sarkozy, valorisant la « France qui se lève tôt » contre les « assistés ». Mais les promesses électorales ont été trahies : leur pouvoir d’achat n’a pas progressé, leur quotidien s’est dégradé. Les efforts du gouvernement ne leur ont pas bénéficié : ils sont allés vers les Français les plus aisés - 20 milliards d’euros par an d’avantages fiscaux accordés aux 5% des contribuables les plus riches par la droite au pouvoir. Et ces électeurs sont de nouveau tentés de voter pour le Front national, qui se nourrit de leur peur du déclassement.

L’autre stratégie, complémentaire, est un élargissement au sein des classes moyennes, pour convaincre des professions intermédiaires de plus en plus attirées par les idées de la gauche.

Aucune des deux stratégies n’est aisée, aucune n’est fermée. C’est un débat que nous avons cherché à ouvrir, et auquel le livre de François Kalfon et Laurent Baumel, L’équation gagnante, fait écho. Nous ne prétendons pas donner une réponse univoque mais le défi est de taille : la gauche, depuis 1988, n’est jamais parvenue à rassembler une majorité de Français. Il  revient naturellement aux partis et aux leaders politiques de s’en saisir et d’arbitrer, en fonction des valeurs et du projet qu’ils défendent.

A l’aune de cette analyse, on peut toujours polémiquer sur l’identité politique des vrais défenseurs des milieux populaires. Ce n’est clairement pas le sarkozysme, qui a violenté les uns avant des trahir les autres. Ce n’est pas non plus le Front national, qui veut conduire les travailleurs dans une impasse anti-humaniste. C’est, cela a été et cela sera toujours la gauche – à condition, toutefois, qu’elle ne renie pas ses valeurs.


Fin de citation.

 

C'est, comme vous pouvez vous en rendre compte par vous-même, un peu "abscons", un peu (beaucoup?) "intello", pas vraiment conforme à mon style personnel ...

 

A vous de juger ... 

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 6 commentaires
Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 22:25

Sages décisions en perspectives, si on en croit les journaux ...

Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre!

 

1. Suppression des panneaux annonçant les radars. Très bien!

2. Augmentation conséquente du nombre de radars. Très bien! Combien? Au moins 10.000 de plus, j'espère!

3. Interdiction absolue d'utiliser les téléphones en conduisant. Très bien! Mais comment la faire respecter? Je suggère la confiscation immédiate, à titre conservatoire, de l'objet du délit (le téléphone portable), sa récupération par voie de justice à l'exclusion de toute autre procédure "amiable" (la Justice sait être lente, surtout si on sait s'y prendre pour qu'elle le soit!).

4. Abaissement du taux légal d'alcoolémie à 0,2 grammes par litre de sang. Presque très bien! Je veux du 0%! Comme ça, c'est plus simple à controler.

Bien entendu, cette interdiction doit être étendue à l'usage des stupéfiants et autres psychotropes, a fortiori s'ils sont illégaux ... 

 

Autres suggestions ...

 

1. Tout contrevenant se voit retirer son permis de conduire immédiatement, à titre conservatoire ... A charge pour le contrevenant de tenter de le récupérer par la voie judiciaire ...

2. Le véhicule doit être, lui aussi, mis sous sequestre pour garantir le parfait paiement des amendes à venir ainsi que la couverture des frais de justice. Rien à voir avec une mise en fourrière qui n'est rien d'autre qu'une sorte de garage payant.

3. Toutefois, la Police pourra avoir la gentillesse d'appeler un taxi, aux frais des utilisateurs, pour véhiculer ceux-ci jusqu'à une prochaine gare de chemin de fer ou gare routière ou aéroport ...

 

Avec un tel régime, je vous parie à 100 contre 1 que les déconneurs potentiellement assassins se vaccinent vite fait contre leur propension au délire routier.

 

Ah! J'allais oublier ... L'essence à TROIS euros le litre, évidemment! L'Etat a besoin d'argent. Autant le prendre à ceux qui sont "volontaires"... Quitte à en remettre une couche auprès de TOUT le monde si il n'y en a pas assez! Mais, ça, c'est une autre histoire ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 6 commentaires
Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 08:45

Quel patakès! Que d'énormités entendues ici ou là sur ce sujet pourtant digne d'un vrai débat!

Si Laurent Wauquiez a cherché à faire parler de lui, il a sûrement atteint son objectif ... Quant à savoir s'il va y gagner une image positive pour lui-même et pour son parti, là, c'est beaucoup moins sûr.

 

Le RSA, version modernisée du RMI, je sais précisément de quoi il en retourne. En tant qu'agent de Pôle Emploi, je m'en suis occupé, à temps plein, pendant plus de 5 ans. J'ai reçu, jour après jour, des bénéficiaires du RMI (c'est ainsi que cela s'appellait à l'époque) afin de les aider à reprendre le chemin de l'emploi, seul véritable gage de retour à une vie normale qui règle la difficile question de l'assistanat...

 

Faut-il "assister", qui plus est en permanence, des gens dont bon nombre trouvent que, tout compte fait, la situation qu'ils vivent n'est pas si mal? Je pense que NON! L'assistanat est une atteinte au contrat social pour tous et un dévoiement de la nécessaire solidarité entre tous.

 

Que savons nous du dispositif tel qu'il est plus ou moins mis en oeuvre aujourd'hui? Là, c'est le professionnel qui parle.

 

1. Un salarié payé au SMIC et travaillant à temps plein 35 heures par semaine va percevoir un peu plus de 1.000 euros par mois net.

2. Un RMIste ne travaillant pas du tout  va percevoir, lui, environ 450 euros par mois net.

3. Il résulte donc que, pour le salarié qui travaille, cela revient à gagner non pas 9 euros brut de l'heure environ mais guère plus de la moitié seulement puisque, s'il ne travaillait pas, il percevrait le RMI/RSA, c'est à dire 600 euros de moins seulement.

4. Un salarié smicard à temps plein NE PEUT PAS travailler davantage (ou si peu) ... Un RMIste, lui, puisqu'il est libre de tout engagement, peut le faire sans vraiment trop de difficultés ... à condition que ce soit "au noir" ... Disons le franchement : même si les contrôles se renforcent, il est encore relativement facile de travailler au noir ... à condition de rester discret!

5. Il y a, indiscutablement, des "trappes d'enfermement" dans le dispositif qui font que, quand on y est précipité, il est non seulement difficile d'en sortir même quand on en a la volonté mais qu'il est, surtout, pas forcément intéressant d'entreprendre une telle démarche ...

 

Il y a, c'est indiscutable, un gros problème de "minimas sociaux" qui peuvent, c'est vrai, se cumuler ... Laurent Wauquiez, sur ce point, a raison!

 

A quoi bon s'apesantir sur le diagnostic?

Si on passait plutôt aux propositions audacieuses pour déboucher sur une solution facilement acceptable car pas trop difficile à mettre en oeuvre? Ne serait-ce pas, au fond, bien plus utile au débat?

 

Que savons nous du RSA? Bien peu de choses pour la plupart de nos compatriotes ... Alors voici, sommairement décrites, les grandes lignes du dispositif NOUVEAU mis en oeuvre par Martin Hirsch.

1. Avec le seul RMI, si on gagne quoi que ce soit, ces gains viennent en déduction du RMI versé. Autrement dit, ce n'est pas intéressant puisque on gagne autant en travaillant qu'en ne travaillant pas (c'est caricatural mais globalement vrai ...)

2. En mettant en place une logique d'abondement dégressif, il devient interessant de travailler car, en gagnant 100 euros de plus, on ne perd plus 100 euros de RMI mais disons seulement 50 euros ... C'est la logique du RSA (revenu de solidarité ACTIVE). C'est bien , au moins pour une période où l'urgence commande et où le temps manque pour peaufiner un dispositif SIMPLE et donc COMPREHENSIBLE par tous.

 

Il faut donc, TOUT SIMPLEMENT, faire basculer les crédits affectés au financement du RSA-socle (l'ancien RMI) vers le financement du RSA-soutien à la reprise d'emploi ... En allant jusqu'à supprimer le "socle" (laissant ainsi aux autres minimas sociaux toute leur capacité d'intervention) pour reporter les crédit sur une amélioration de l'abondement vers la reprise d'activité ... Qui peut travailler et ne veut pas le faire ne reçoit plus de RSA-socle ... Qui peut travailler et le VEUT voit son sort très nettement amélioré grâce à une enveloppe budgétaire beaucoup plus conséquente...

 

Cette idée est, bien entendu, beaucoup plus productive que cette autre idée - oh combien ridicule! - qui consiste à exiger que le RMIste fournisse je ne sais quelles "cinq heures hebdmadaires" de "bénévolat" contraint ...

 

Si Laurent Wauquiez m'avait intégré dans son cabinet ministériel , même comme simple chargé de mission, il n'aurait pas commis cette bourde lamentable dont il risque de payer le prix politique ...

 

Il me connait! Il n'est jamais trop tard pour "moins mal" faire ...



Par Jacques Heurtault - Publié dans : Allocations - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 5 commentaires
Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 19:00

François Bayrou, Président du Modem, a rendu hommage à Bernard Stasi.

 

J'ai pris mes distances avec le Modem. Je m'en suis expliqué. Je ne reviendrai pas dessus.

 

Bernard Stasi était un homme bon. Il mérite cet hommage.

 

En voici le texte.

 

Début de citation :

 

« Chère Danièle, Gérard, Mario, nous sommes tous avec vous, autour de Bernard, avec notre affection, avec nos souvenirs, avec notre admiration.

Un jour Bernanos a écrit à peu près ceci : "quand je mourrai, tous les êtres différents que j'ai été se rassembleront pour marcher vers le Père, et à leur tête, il y aura l'enfant que je fus".

Pour Bernard, à l'heure où nous rassemblons tous les visages de sa vie, c'est un jeune homme qui marche en tête, un jeune homme qui a encore quelque chose à voir avec l'adolescence, qui se rit des défis, qui court et qui nage et qui joue au foot, qui est un spectacle à soi seul quand il dribble, plus encore quand il danse, qui marche en montagne, qui dit des poèmes, qui rend un culte à l'amitié, et qui en même temps saisit son temps, et le vit, et ne laisse rien passer à la lâcheté et aux demi-mesures qui salissent le monde.

L'enfance, la famille, la tribu, c'est à Reims. Son père, Mario, est catalan ; sur les photos, jusqu'à la fin, élégant, puissant, décidé ; Mercédès, beau visage maternel, est cubaine. Les grands-parents sont italiens, aussi, et corses.
Toute sa vie, Bernard gardera la conscience de ses racines de loin.

Ceux qui n'ont pas eu la facilité d'être français du droit du sang, ils sont français du droit d'amour : amour de l'école, amour des mots, amour de langue, amour d'histoire.

Dire Bernard Stasi, c'est dire fraternité. Et d'abord fraternité au sens propre : voici le jeune garçon Bernard, celui qui marche avec ses frères, tous brillants, tous premiers, tous accomplis, pour Gérard HEC, pour Mario le barreau et la conférence du stage, pour Bernard le service public, l'ENA.

Lors de la Légion d'honneur de Gérard, que Bernard lui remit avec la complicité de Mario, sa belle-sœur entendit une dame bien née chuchoter à sa voisine : "ces Stasi, pas mal pour des enfants d'immigrés !"
On aurait dû dire à la dame que ces Stasi, c'est une sacrée histoire française.

Bernard, né catalan sous passeport espagnol, devient français pour ses dix-huit ans.
Et Français, il s'agit de servir la France. Pour les garçons brillants, servir la France, c'est servir l'État, et c'est à l'ENA que s'incarne, en ces années 50, cette certaine idée du service d'un pays qu'on refera grand. Il rencontre à l'école deux jeunes gens, entreprenants et bondissants comme lui, l'un se nomme Jacques Chirac, et l'autre Michel Rocard. Avec l'un comme avec l'autre, il importe de le dire ici, cette fraternité ne se démentira jamais.

Bernard est nommé en 1959 chef de cabinet du préfet d'Alger. Il est pris dans la tourmente des événements, comme on dit, la déchirure et le déchirement qui accompagnent la prise d'indépendance de l'Algérie. Ces mois-là, ce sont les barricades d'Alger. Bernard s'affirme. Son sentiment de fraternité s'est élargi au peuple des humiliés, des colonisés, ceux qui avaient été jusque là les perdants de l'histoire. Et il fait signer des pétitions pour soutenir le Général de Gaulle...

Début des années 60, retour à Paris. Ministère de la jeunesse, bien entendu, et des sports, évidemment, avec Maurice Herzog. Puis plongée, attendue, en politique. Il devient député de la Marne à l'issue des événements de 1968. En 1970, il est élu maire d'Epernay.

Franck Leroy, le maire actuel, l'héritier de Bernard en témoigne : le maire d'Épernay a beaucoup aimé sa ville. Il a beaucoup aimé changer la ville, en façonner le cœur, lui offrir une politique culturelle. Sur le livre de condoléances ouvert à l'hôtel de Ville, il y a cette phrase : "vous avez fait passer dans notre ville l'éthique avant la politique." Il deviendra plus tard président de la Région Champagne Ardennes.

Bernard Stasi a choisi de s'engager au centre. Tout l'y conduisait, sa foi dans l'homme, et sa foi d'enfance, et plus important encore l'impossibilité de séparer responsabilité et générosité. Dans cette famille politique, il est demeuré jusqu'au bout. Il y a porté fièrement le refus des demi-mesures, des compromissions, des accommodements.

À 35 ans de distance, il a dit deux choses qui parlent profondément du centre : en 1973, "il ne peut y avoir de transformation pacifique de la société dans un pays où s'affrontent deux camps irréductibles." Et en 2007 : "il m'est toujours apparu comme une évidence que les problèmes les plus difficiles imposent la recherche obstinée d'un consensus. Ce qu'il faut pour la France, ce sont des majorités de conviction." Et il le disait avec des étoiles dans les yeux.

Je veux le dire ici au nom de tous ceux qui ont eu la charge et la chance de conduire les combats de cette famille, au nom de ceux qui sont là, Pierre Méhaignerie, Jacques Barrot, Bernard Bosson, Jean Arthuis, et de ceux qui doivent y être, au nom d'André Diligent, de Jean Lecanuet, de Joseph Fontanet, de Jacques Duhamel. En leur nom je veux dire ceci : il mettait de l'honneur dans nos combats.

En 1973, ce jeune homme politique entre au gouvernement.
Rien ne paraît plus normal alors : c'est une trajectoire qui paraît écrite. Mais... mais...

Penser que ce Bernard Stasi, beau parcours, parfait, fils du peuple en même temps qu'énarque, beau garçon, sportif et cultivé, élu local et littéraire, penser qu'il se laisserait couler dans un moule, se mouler dans une carrière, c'était ne rien voir.
C'était ne pas reconnaître l'irréductible qui était en lui.

Car il est un autre Bernard, sous le CV bien poli, un Bernard indompté, y compris de lui-même, qui relève tous ses défis, qui sort du moule, qui suit ses fidélités personnelles, envers et contre les bien-pensants, envers et contre les règles établies et les conformismes.

Bernard Stasi a été nommé ministre des Départements et Territoires d'Outre-mer dans le gouvernement de Pierre Messmer le 5 avril 1973. Le 11 septembre, dans le lointain et si proche Chili, c'est le coup d'État de Pinochet. Consigne a été donnée aux membres du gouvernement de ne pas s'exprimer. Le lendemain, Bernard Stasi fait une déclaration au Monde : "le coup d'État doit être sévèrement condamné. Le Chili mérite mieux qu'un régime de colonels".

Dans les couloirs où bouillonnent les luttes d'influence, tout « progressisme » est alors suspect. Pour ce camp, le soutien à Allende, c'est une déclaration de guerre. La traversée de l'Atlantique avec l'aumônier de Fresnes le père Jaouen et ses ouailles sorties de prison, c'est une déclaration de guerre. Bernard Stasi ne baisse pas la tête. Il ne se fait pas oublier. Il le paiera très vite, en quelques mois.

La partie la plus fauve du monde politique avait flairé, que sous le garçon poli, sous le sourire et la poésie, il y avait un homme entier qui ne se laisserait pas conduire en marionnette. Quelqu'un pour qui jamais le maroquin ministériel ne servirait de bâillon.

Ils vont bientôt en avoir la confirmation. En 1984, Bernard Stasi décide d'écrire sur l'immigration. 1984, c'est l'année du surgissement de l'extrême droite comme force électorale dans le paysage politique français. Le titre de son livre frappe comme un boulet de canon : "l'immigration, une chance pour la France". Et les meutes se déchaînent.

Nous sommes en 2011, plus d'un quart de siècle après. Normalement ce genre de vagues et ces raz-de-marée, et ces tsunamis, devraient s'être calmés. Celui-là non. Pour qui voudrait le vérifier, il suffit d'aller sur le site internet d'un grand journal du matin. À l'annonce de la mort de Bernard, il y a un grand nombre de réactions, quelques unes reconnaissantes et élogieuses. Mais il y a des dizaines d'insultes, les mêmes, les pires, la même haine, toute neuve, comme un hommage rendu à l'homme libre par la méchanceté jamais lassée, la haine au front bas.

Quelques années plus tard, la loi Evin essaie de lutter contre le tabagisme et l'alcoolisme. Bernard Stasi vote cette loi, lui dont la circonscription est l'une de celles où l'électorat vigneron, qu'il aime, pèse le plus lourd. Et bien entendu, le champagne n'est pas atteint. Mais c'en est trop de ce député indocile qui essaie de parler à ses électeurs la langue droite de l'avenir, et pas la langue complaisante des peurs et des rancœurs.

Bernard Stasi perd son siège, malgré le soutien personnel de Jacques Chirac. Quelques mois plus tard, il devient député européen. Encore un peu de temps, et Jacques Chirac devenu président le nommera à une responsabilité unique, celle de médiateur de la République. Médiateur, la plus haute fonction dans la défense des petits, défense chaleureuse, en équipe, contre ces puissances sourdes parfois que sont les administrations et les pouvoirs d'État.

C'est à lui aussi que le président Jacques Chirac confiera la présidence de la commission sur la laïcité. Bernard Stasi, à force d'attention, d'intuition, de respect des convictions et des sensibilités, donnera là sa mesure. Il n'est pas un courant religieux ou philosophique de notre pays qui ne saluera en lui celui par qui la laïcité, définie et à cette occasion magnifiquement pratiquée, a progressé en France. Le médiateur de la République est devenu aussi le médiateur des républicains.

Bernard l'esprit clair, l'esprit ouvert.
Mais voilà que sur ce moment d'accomplissement, sur cette reconnaissance générale, voilà que sur cette vie pleine, les nuages de la maladie s'amassent et que l'ombre s'avance. Voilà que tout à coup ce qui était clair se brouille, ce qui était présent s'absente, voilà qu'il se désoriente, lui qui aimait l'Orient. Voilà que devient lourd le destin qu'il aimait à porter léger.

Nous sommes nombreux, j'en suis sûr, à y avoir réfléchi au travers des derniers mois de Jean-Paul II : dans la course d'une vie, les derniers mètres, et leur épuisement, comptent autant, et davantage, que l'allégresse des départs. Dans cette marche vers le dépouillement ultime, le dépouillement radical, se produisent aussi des transmutations : le disait tout à l'heure le livre de la Sagesse, "quand on passe l'or au feu du creuset".

De la confidence de tous ceux qui l'ont accompagné, vivant cette épreuve déchirante pour eux-mêmes, et déchirante entre eux, pour vous Danièle, pour ses frères, et amis, et celles et ceux accompagnant et soignant qui lui tinrent la main, Bernard n'a jamais plié, jusque dans la nuit la plus noire.

Voilà ce que tous, nous sommes venus dire aux siens. Nous l'aimons. Nous l'aimons d'avoir eu sa part et son lot de grâce, plus que sa part et son lot de talent et de cœur ouvert, plus que sa part de courage. Et nous savons sa part et son lot d'angoisse inavouée, et nous avons vécu sa part et son lot de nuit. Mais il n'a jamais plié. Et c'est ainsi que nous l'aimons, au présent, pas au passé. »

 

Fin de citation.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 16 commentaires
Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 00:10

Accrocheur, mon titre, hein?

 

Pas terrible, en fait ...

 

Je veux seulement vous parler de la Grèce ... Pas du tout de Rome ni du rhum ... Peut-être un peu de la graisse, la mauvaise, qu'il faut enlever quoiqu'il en coûte ...

 

Je lis dans mon quotidien - La Croix - préféré (bien que n'allant jamais à la messe... ) des choses fort intéressantes au sujet de la Grèce.

 

Pourquoi Picon? Parce que c'est bon!

Pourquoi La Croix? Parce qu'il est digne de foi! (S'agissant d'un quotidien aussi clairement connoté, c'est le moins que l'on puisse en attendre ou bien, alors, c'est à n'y plus rien comprendre!) ...

 

De breves interviews de Grecs et de Grecques ...

 

Par exemple , un certain Fotis ...

"Nous avons vécu au dessus de nos moyens. avec l'argent de l'Europe, nous sommes passés, presque du jour au lendemain, d'une société qui subvenait tout juste à ses besoins, à un train de vie parfois luxueux, grâce au crédit bancaire. Les banquiers suppliaient entreprises et particuliers de contracter des emprunts : 80% de mes voitures étaient vendues à crédit et je gagnais 8.000 euros par mois. Le Gouvernement lui-même nous encourageait à consommer, alors qu'il connaissait parfaitement le situation"

 

Edifiant, non?

 

Et Fotis de poursuivre : "Si j'avais su, j'aurais préféré toucher moins et voir perdurer l'entreprise familiale créée il y a cinquante ans"

 

Quel "bon père de famille" peut dire autre chose?

 

Tania est encore plus claire ...

"50% de mon activité n'était pas déclarée. Mais si j'avais du travail, je ferais aujourd'hui la même chose. Voler l'Etat, c'est normal ici : notre argent part dans les poches des politiciens ou pour embaucher des fonctionnaires à tour de bras"

 

Maria, fonctionnaire n'est pas moins lucide ...

"Cet hiver, nous avons chauffé la maison à 17°C contre 20°C les hivers passés. Nous réduisons notre budget alimentaire. Et avec un super sans plomb à presque 1,70 euro le litre, la voiture reste le plus possible au garage. Nous privilégions les transports en commun ou le covoiturage... Mes collègues de travail ont acquis les mêmes réflexes!"

 

Faut-il en rajouter? Je crois que ce n'est pas nécessaire!

 

La Grèce a triché! Elle a triché pour entrer dans l'Euro ... Elle a fourni de fausses statistiques sur la réalité de sa situation économique. Si les Autorités de l'Union Européenne avaient eu connaissance de la réalité habilement dissimulée, elles n'auraient pas permis à la Grèce d'entrer dans la zone Euro.

La zone "euro", c'est, sans nul doute, des avantages indéniables, n'en déplaise à tous les septiques sceptiques (ce n'est pas une répétition!) ... Mais c'est aussi des contraintes fortes! Plus question de dévaluer la monnaie nationale pour payer ou rembourser en monnaie de singe ... Il n'y a plus de monnaie natiionale!

 

Maintenant, il faut payer!

 

Et je ne suis pas disposé à payer pour eux!

 

Il va falloir travailler plus ... et gagner moins!

 

Que les Grecs se rassurent! On ne va pas les tuer ...C'est quand même le berceau de notre civilisation! Mais il va falloir qu'ils se serrent! Ca tombe bien, ils se chauffent déjà moins! En se serrant un peu, ils vont pouvoir se tenir chaud ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Pour un monde meilleur
Donnez votre point de vue ... - Voir les 16 commentaires
Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 07:10

Vingt fois sur le métier remettre son ouvrage ...tant il est vrai que la répétition est encore un excellent moyen de pédagogie.

 

Nous savons qu'il y a, dans notre pays, une propension naturelle à créer des "exceptions", lesquelles, bien sûr, sont , comme il se doit "françaises".

 

Il en va ainsi des modes de scrutin. Il est hautement probable que nous soyons le SEUL pays au monde à élire nos représentants la plupart du temps selon un scrutin à deux tours. Tous les autres pays ou presque adoptent un mode de scrutin à un seul tour. Personnelement, je ne connais aucun autre pays qui adopte un scrutin à deux tours. Si vous avez des informations sur le sujet, elles seront les bienvenues.

 

En matière d'élection de nos députés, nous sommes confrontés à un autre problème qui ne trouve toujours pas de solution satisfaisante, à savoir la beaucoup trop faible représentation des femmes. A peine 10%! Autant dire que nous sommes ridicules! Il est vrai que nous sommes, à ce qu'il parait, la "patrie des droits de l'homme", pas celle des "droits humains" ...

 

Voici ce que je propose :

 

1. Découper le territoire de la République en seulement deux cents circonscriptions électorales, chacune d'elles élisant, solidairement, un homme et une femme, lesquels seront donc, du moins peut-on le penser, politiquement très proche l'un de l'autre.

Nous aurons de la sorte, au soir du scrutin, 400 députés élus dont 200 femmes.

2. Chaque liste de quatre candidats (deux titulaires - un homme et une femme ou bien une femme et un homme - et deux suppléants - une femme et un homme ou bien une homme et une femme) se rattacherait explicitement à une étiquette politique (comme c'est le cas actuellement pour le calcul de la quotité de financement public des partis), laquelle étiquette porterait également une liste compémentaire - nationale voire régionale - de 200 noms présentés alternativement homme/femme ou bien femme/homme déjà candidats sur chacune des circonscriptions (afin de les astreindre à se "coltiner" le terrain). C'est dans ces listes que seraient choisi les 200 députés (dont seulement 100 hommes et tout autant 100 femmes) "à la proportionnelle" ... De la sorte, une même étiquette politique n'ayant pas suffisamment de voix pour gagner l'élection locale aurait quand même des élus pour peu que son score national consolidé ne soit pas ridicule (au moins 1% voire 2%).

3. Dans le cadre d'un scrutin à un seul tour, au soir de celui-ci nous aurions 600 députés élus dont 200 "à la proportionnelle" et 400 "au scrutin majoritaire". Parmi ces 600 députés, il y aurait 300 femmes et 300 hommes.

 

Génial, non?

 

Allons un peu plus loin ...

 

Les Françaises et les Français tiennent beaucoup à l'élection du Président de la République au suffrage universel direct à deux tours. Ne leur gâchons pas leur plaisir. Il y a bien choses autrement plus urgentes à faire en ce moment, tel, par exemple, la dette publique et le déficit chronique.

 

Est-il incongru d'imaginer que le "tour" unique de scrutin pour l'élection des députés ait lieu le même jour que le PREMIER tour de l'élection du Président?

Si tel était le cas, au soir de ce premier tour de l'élection du Président, nous aurions :

1. Une Assemblée Nationale élue comme je viens de le décrire (600 députés dont 200 à la proportionnelle, 300 hommes et 300 femmes)

2. Les deux candidats du second tour de l'élection présidentielle comme c'est le cas actuellement.

 

Les Françaises et les Français aurait alors à choisir entre deux candidats (ou candidates!) en ayant connaissance de la composition déjà acquise de l'Assemblée Nationale et donc des rapports de force politiques qui la traversent.

Le corps électoral aurait alors pour mission non pas de définir une orientation politique pour la mandature à venir mais - mission captivante - de choisir l'homme ou la femme qui se montrerait le plus capable de faire fonctionner nos institutions républicaines avec une majorité de députés déjà définie ...

 

Exit, de la sorte, les histrions gesticulatoires manifestement incapables de travailler collectivement...

 

Génial, non?

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 09:30

Le titre "gestion de la liste ... électorale" a un côté "un peu" amusant. Aussi convient-il que je fournisse quelques explications.

 

Etant agent de Pôle Emploi, l'expression "gestion de la liste" a, pour moi, une connotation particulière. Il s'agit, ni plus ni moins, de la gestion des inscriptions et des radiations sur "la liste des demandeurs d'emploi" ... Un sujet qui fait régulièrement polémique dans les médias et sur la blogosphère ...

 

Tel n'est pas mon sujet aujourd'hui. Je vais traiter de la gestion de "la liste électorale" qui va être de nouveau mise en oeuvre en Avril, en Mai et en Juin 2012 pour élire sucessivement le Président de la République Française et les Députés de l'Assemblée Nationale.

 

A voir le nombre des abstentionnistes croître régulièrement, on peut légitimement être soucieux de la représentativité réelle du corps électoral ...

 

Ma démarche s'inspire directement de la règle mise en oeuvre, de par la volonté du Législateur, à Pôle Emploi. Elle tient en une phrase : "Ne peuvent s'inscrire sur la liste des demandeurs d'emploi que les seules personnes qui sont effectivement à la recherche d'un emploi" et qui entreprennent donc des actes positifs de recherche d'emploi.

 

Pareillement, nous pourrions mettre en oeuvre une règle comparable en matière de "gestion de la liste électorale" ...

 

Si voter est un droit (O combien précieux, eu égard à tous les humains qui ne l'ont pas dans de trop nombreux pays où le mode d'expression ressemble davantage à la rafale de mitrailleuse ou au maniement de la machette à décapiter), c'est aussi - est-il dit - "un devoir" tout comme est un devoir la recherche d'un emploi pour toute personne qui s'est inscrite sur la liste des personnes à la recherche d'un emploi ...

 

Donc, appliquons la même philosophie à ce sujet politiquement très différent mais techniquement en tout point comparable dans une possible mise en oeuvre.

 

Sans aller jusqu'à la solution extrême qui consisterait à exiger que, chaque mois, l'électeur renouvelle son inscription sur la liste électorale (ce serait ridicule et quasiment impossible à mettre en oeuvre!), on pourrait constater, simplement, que tout personne inscrite sur la liste électorale et n'exerçant pas son droit de vote est radiée de ladite liste électorale sous réserve du respect d'une certaine procédure stricte que je me propose de vous décrire ci-après.

 

1. A l'issue de chaque tour décisif d'un scrutin (le premier si un deuxième tour n'est pas nécessaire, le second si un deuxième tour est nécessaire), il serait procédé à la cessation d'inscription de toutes les personnes inscrites qui ne se sont pas déplacées pour exercer leur droit et leur devoir.

 

2. Cette "radiation" ne pourrait, en aucun cas être annulée autrement que par une procédure obligatoire, par présence physique, à l'exclusion de toute procuration, de la personne radiée.

 

3. Toute personne radiée recevrait, au domicile répertorié sur ladite liste, une lettre recommandée avec avis de réception l'informant qu'elle est effectivement radiée et qu'elle a la possibilité de se réinscrire sous réserve du respect de la procédure sans avoir à fournir d'autres raisons que celles qui sont demandées à toute personne venant s'inscrire.

 

4. La personne radiée devrait donc, obligatoirement, se présenter à la mairie (ou au consulat si elle est française résidente à l'étranger) et produire les documents habituellement demandés pour s'inscrire sur la liste électorale, à savoir :

4.1. la preuve de sa nationalité française en produisant une pièce d'identité dont l'authenticité serait vérifiée en sa présence par un lecteur optique à savoir une Carte Nationale d'Identité ou un Passeport en cours de validité à l'exclusion de tout autre document (y compris une décision de justice).

4.2. la preuve de son domicile, à l'exclusion de toute autre attache affective telle le lieu de naissance ou la jouissance de je ne sais quel "garage" ou "lopin de terre" plus ou moins de complaisance ...

 

5. Une telle réforme qui, assurément, permettrait de mettre "un peu" d'ordre dans la liste électorale, doit, pour trouver sa pleine et sereine application, être accompagnée d'une autre réforme : la possibilité matérielle du vote "blanc" par la présence, sur la table de vote, d'un bulletin d'une blancheur immaculée.

Je rappellerai, prochainement, en quoi consiste ce vote blanc.

 

Il découle de cette proposition de réforme que je suis hostile à tout ce qui peut ressembler, de près ou de loin, à je ne sais quel vote obligatoire, à je ne sais quelle inscription obligatoire, à je ne sais quelle amende infligée aux personnes qui n'entendent pas utiliser leur droit.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 19 commentaires
Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 13:00

 

Interpellé par un commentateur dont je ne reproduirai pas le texte car je suis fatigué des mises en cause personnelles hargneuses, il me faut mettre les points sur les "I" et les barres sur les "T" ...

 

Il est clair que le premier tour de la présidentielle va se jouer entre quatre ou cinq grandes forces politiques qui traversent la société française tant il est vrai que celle-ci ne parvient pas à muer sur le plan politique ...

 

1. L'extrême-droite et la droite extrême représentées, aujourd'hui, par la fille du père ... Je veux parler de Marine Le Pen.

2. La droite ferme mais non extrêmiste représentée par Sarkozy.

3. Le centre droit représenté, aujourd'hui, par Borloo.

4. La gauche modérée représentée par le Parti Socialiste façon Strauss Kahn ou Ségolène, Aubry, Hollande et consorts ...

5. La gauche radicale, cette nébuleuse qui ne parvient pas à se structurer et est "représentée" par 4 ou cinq candidats qui passeront, comme d'habitude, leur temps à faire de la surenchère (Mélenchon, Chevènement, le substitut de Besancenot, le vert ou la verte, etc ...

 

L'idéal, pour moi, ce serait, au second tour, un duel entre Borloo et Strauss-Kahn afin de limiter les risques au maximum et pour signifier clairement aux abrutis extrêmistes de droite ou de gauche radicale que, décidément, il n'y a pas de place dans le débat politique pour la déraison ...

 

Hélas! Il n'est pas du tout certain que les choses vont se dérouler ainsi ... Mais alors, pas du tout!

 

Tout semble indiquer que la Le Pen sera présente au second tour tant le ras-le-bol des électeurs et des électrices est grand ... La coupe est pleine! Ca déborde! Il faut que ça sorte ... 10.000 dommages! Mais la vraisemblance est vraiment très grande. C'est dû moins ce que je pense ...

 

Mon vrai problème est tout autre! Ma vraie question est la suivante : que va faire le Parti Socialiste?

 

Il a le choix entre deux stratégies fondamentalement inconciliables à mes yeux.

 

1. Au premier tour, comme d'habitude, "rassembler à gauche" afin de pouvoir, au second tour disputer les électeurs du centre gauche et du centre droit à "l'autre candidat" ...

2. Au premier tour, contrairement à sa détestable habitude, construire un pôle de centre gauche en délaissant délibérément la gauche radicale afin de placer, au second tour, dans les mains de la "gauche radicale", le marché suivant : le centre gauche ou bien la droite dûre ...

 

Si le Parti Socialiste choisit la première voie, se rendant ainsi prisonnier de la gauche radicale, à coup sûr, je ne voterai pas pour son candidat!

Si le parti Socialiste choisit la deuxième voie, il se pourrait bien que je choisisse son candidat afin d'avoir les mains libres au second tour ...

 

Est-ce que tout le monde a compris?

 

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 17 commentaires

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

Des articles au hasard

  • Les fonctionnaires doivent fonctionner!
    J'ai parfois du mal à en croire mes oreilles! Encore un nouveau truc ... Des fonctionnaires qui prétendent avoir le droit de ne pas exécuter les instructions de leurs ministres ... On aura décidément tout vu! Je vois d'ici le tollé que va soulever cette remarque ... "Et le droit de grève, alors?" . Autant dire les choses clairement. Il n'est absolument pas question de toucher, si peu que ce soit, au droit de grève! ce n'est pas ce que je réclame ......
  • Joyeux Noël à tous!
    Joyeux Noël à tous mes lecteurs ... Et aussi à mes futurs lecteurs ... Joyeux Noël aux militants de la Gauche anti-libérale! Le débat reprendra très bientôt. Joyeux Noël aux ségolénistes! J'ai des tas de désirs d'avenir ... Joyeux Noël aux partisans de François Bayrou! Rien n'est joué ... Joyeux Noël aux sarkozystes! Pour l'instant, votre programme est le plus structuré ......
  • ANPE : échanges d'arguments par blogs interposés.
    Jean Daumont et moi-même venons d'échanger des arguments sur le devenir de l'Anpe. Je vous invite à lire son article sur le sujet qui résulte de la lecture du livre de Fabienne Brutus. J'y apporte mes commentaires. Il y répond ... Instructif pour ceux que cela intéresse et ils sont, sans aucun doute, assez nombreux, l'Anpe ayant été, à tort ou à raison, mise en cause ces derniers temps. Pour y accéder, vous cliquez...
  • Premier des blogs, toutes catégories confondues
    Pour la quatrième fois en quelques mois, mon "blog rank" (note indiciaire attribuée par le gestionnaire de la plateforme "Over-Blog" au gestionnaire du blog) est, ce matin de 91 et je suis classé "Premier" des 560.000 blogs gérés par cette plateforme.Je ne vais pas bouder mon plaisir.  
  • Ségo soutient Hollande ... Cela me fait plaisir et me rassure!
    Dimanche prochain, les enjeux sont clairement posés. D'un côté un candidat qui, mois après mois, semaines après semaines, jours après jours, a fait la démonstration de sa capacité personnelle à rassembler autour de lui. Il est parti de rien en terme d'appareil mais il a bien évidemment, en homme avisé, conservé les relais dont il disposait quand il était Premier Secrétaire du P.S.   De l'autre un pur produit de congrès dont la seule mission...
  • Jacques Attali face à Nicolas Baverez
    Voici la reproduction du débat opposant Jacques Attali et Nicola Baverez, première d'une série de documents extraits de mes lectures. J'ai "piqué" l'idée à François Fillon qui l'a, lui, édité sur son blog. J'espère qu'aucun des protagonistes ne m'en voudra de faire indirectement sa publicité. Historien et économiste, Nicolas Baverez vient de publier un essai fracassant, La France qui tombe...
  • Intermittents du spectacle
    La suppression des régimes d'indemnisation des intermittents du spectacle d'une part et des intérimaires d'autre part ne signifie nullement le refus de prendre en compte la spécificité de ces deux types de contrats de travail, bien au contraire. Dans la mesure où, lorsqu'un intermittent du spectacle reçoit 100 euros d'indemnités, 87 euros proviennent du régime général et seulement 13 des cotisations émanant de ce...
  • Les chauffards vont enfin avoir le feu aux fesses!
    Sages décisions en perspectives, si on en croit les journaux ... Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre!   1. Suppression des panneaux annonçant les radars. Très bien! 2. Augmentation conséquente du nombre de radars. Très bien! Combien? Au moins 10.000 de plus, j'espère! 3. Interdiction absolue d'utiliser les téléphones en conduisant. Très bien! Mais comment la faire respecter? Je suggère la confiscation immédiate, à titre...
  • Y en a que pour Nogent ...
    En réponse pratique à un certain "A" qui se permet, dans un commentaire de me tutoyer sans même avoir la courtoisie de se présenter, je publie un tract diffusé, notamment par moi, dans Nogent sur Marne mettant en cause Monsieur Martin et sa gestion dispendieuse ... Lisez ci-dessous! LE VERDICT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES SUR L’AUGMENTATION DES IMPÔTS À NOGENT. 20 secondes pour vous tenir informé sur la...
  • Procédure civile, procédure pénale
    La blogosphère permet des rencontres ... lesquelles permettent des échanges sur des sujets plus ou moins actuels. C'est ce qui vient de m'arriver. J'en ressot avec la nécessité d'apporter des précisions sur ma conception des procédures pénales et des procédures civiles. Je soutiens que les "parties civiles" dans un procès pénal (c'est à dire, pour parler comme tout le monde, les victimes) ne...
Liste complète

Navigation dans le temps

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Faites-moi de la pub!

Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

overblog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés