Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 19:20
La dernière ligne droite est engagée désormais ... Logiquement, Barrack Obama peut légitimement espérer être élu comme prochain Président des Etats Unis d'Amérique.

Il va hériter d'une situation véritablement explosive! La crise financière et ses retombées sur les classes moyennes qui, par centaines de milliers, vont devoir vendre leurs logements dans les pires conditions financières appellent une prise en main que seul un héritier de Franklin Delanoe Roosevelt et de son "New Deal" peut mettre en oeuvre et conduire ...

Il va lui en falloir du sens politique à Barrack Obama si les destinées du pays lui sont confiées! Ca tombe bien. Il semble avoir démontré, sa campagne en témoigne, qu'il en a. Cet homme comprend les choses et est apparemment capable d'apporter les réponses qu'il faut et que les gens attendent ...

La tempête s'annonce particulièrement grave. Il ne sert à rien de se voiler la face! Aux Etats unis, les conditions politiques vont peut-être être créées pour réaliser des avancées décisives sur le terrain de la protection sociale dont ... 45 millions d'américains sont dépourvus (15% de la population!).

Les Etats Unis, enfermés dans leur idéologie traditionnelle (c'est au marché de "faire" ... Il faut donc le laisser faire ...), ont pris un retard considérable sur l'Europe (la "vieille Europe" de Donald Rumfeld).

Faut-il rappeler que la première protection sociale sérieuse a été mise en place en Allemagne par ... le comte von Bismarck, dont personne ne se risquerait à soutenir qu'il était de ... gauche?

Il faut espérer que les Etats Unis trouveront la force de se remettre en question. Ce n'est pas certain! Ce n'est pas gagné!

Déjà, le soutien que cet excellent Colin Powell a accordé à Barrack Obama contribue à la construction de cette dynamique de la dernière ligne droite, celle qui compte!

Il faut souhaiter que d'autres Républicains modérés apportent leur soutien à Obama afin que ce Président (s'il le devient!) soit l'incarnation de tout un peuple. Il faudra fédérer toutes les énergies pour entreprendre les indispensables réformes dont ce grand pays a un urgentissime besoin!

Dans une certaine mesure, Il y a, la nervosité en moins (mais qui s'en plaindra?), du Sarkozy dans Obama : un sens politique particulièrement affuté! Souhaitons lui de réussir ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 10:35
Comme prévu, répondant à l'invitation de Gisèle Santucci, une des animatrices de l'association "Aidons nos molosses", je me suis rendu, place de la République, à la démonstration de dressage de chiens au gabarit impressionnant (16 mois et déjà 52 kg, par exemple, ...).

J'ai vu un chien, mâle, obéissant parfaitement à sa maitresse.
"Couché, pas bouger; Assis, etc ...". Pas de langage mièvre mais des ordres, clairs, secs mais non brutaux ...

Aucun doute, ça marche!

Respectant les consignes, je me suis bien gardé de "jouer" avec l'animal, ni même de le caresser ... Il est venu tourner autour de moi, moi restant parfaitement neutre voire indifférent. Pas un seul grognement, aucune expression hostile, pas un seul aboiement ... Les faits parlent d'eux-mêmes : quand on sait s'y prendre avec un chien, pèserait-il 52 kg et même 98, on parvient à s'imposer! Affaire d'éducation du chien mais aussi du maitre ...

Moi qui me suis exprimé d'une manière que d'aucuns ont trouvé, non sans quelques raisons, excessive ("euthanasie de tous les chiens susceptibles d'être dangereux ..."), je suis en mesure de dire, aujourd'hui, que j'ai changé d'avis. Il existe d'autres méthodes susceptibles de garantir la sécurité publique et de permettre à tous de vivre dans la tranquilité ...

Ces méthodes s'appellent "éducation des chiens par leurs maitres" mais aussi, et sans doute d'abord, "éducation des maitres de chiens" dans l'intérêt même des chiens et donc des maitres ...

Que puis-je dire maintenant pour contribuer à développer ces comportements salutaires et civilisés?

Le mieux, c'est encore de reproduire quelques conseils pertinents en matière de relation avec un chien dont on n'est pas le maitre ....

En voici quelques uns.

1. "Appelle le chien pour que ce soit lui qui vienne à toi s'il a envie d'une caresse ...
2. Ne dérange pas un chien lorsqu'il dort ou se repose. Ne le surprends pas.
3. Laisse le manger seul. Attends qu'il ait fini pour pour entrer dans la pièce où il prend son repas.
4. Si tu rencontre un chien que tu voudrais caresser, demande à son maitre si tu peux le faire.
5. Ne caresse pas un chien que tu ne connais pas. S'il est seul, ne t'approche pas de lui.
6. Montre la paume de ta main pour que le chien te sente et, s'il veut bien, caresse-le sous le menton et dans le cou.
7. Ne le fixe pas dans les yeux. Ne lui caresse pas le dessus de la tête.
8. Sois calme. Si un chien court derrière toi, arrête-toi, baisse la tête et ne le regarde pas.
9. Ne crie pas. Ne cours pas et ne fais pas grands gestes en présence du chien.

Bon nombre de ces conseils ne sont pas évidents, ne semblent pas naturels, tant on est persuadé qu'un chien ne peut faire de mal si on ne lui fait pas, d'abord, du mal.
Il faut juste penser à une chose, simple, basique même :

Le chien peut tout simplement avoir PEUR et réagir en conséquence avec les moyens de défense dont il dispose : ses crocs.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 12:00
Et si il y a conflit? Par exemple si aucun des candidats ne réunit la majorité des grands électeurs? C'est déjà arrivé! Trois fois...

Début de citation :

Le fonctionnement du collège électoral

 

 
La Constitution des États-Unis d'Amérique

La Constitution prévoit la création du collège électoral, mais donne peu d'indications sur la désignation des grands électeurs.

Le fondement constitutionnel.

Extraits de l’article II, section 1, de la Constitution des Etats-Unis :

"Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d'Amérique. Il restera en fonction pendant une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-président choisi pour la même période, élu comme suit :

Chaque État nommera, de la manière prescrite par sa législature, un nombre d'électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès, mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit, ne pourra être nommé électeur."


• Le collège électoral n’est pas un lieu. C’est une institution aussi ancienne que la Constitution des États-Unis dans sa forme initiale. Le collège électoral a été créé par les pères fondateurs des États-Unis afin de trouver une solution intermédiaire entre l'élection du président par le Congrès ou son élection au suffrage populaire direct. Le peuple américain vote donc pour désigner des grands électeurs, qui élisent ensuite le président. Les Archives nationales des États-Unis sont chargées de veiller au bon fonctionnement du collège électoral.

• Chaque État désigne des grands électeurs en nombre égal au nombre total de ses sénateurs (toujours deux) et de ses représentants au Congrès, en fonction de l’importance de sa population, telle qu’elle ressort d’un recensement effectué tous les dix ans. L'État fortement peuplé de la Californie dispose actuellement de 55 grands électeurs, alors que les États les moins peuplés, par exemple le Dakota du Nord, peuvent n'en n'avoir que 3 ou 4.

• Le collège électoral regroupe actuellement 538 grands électeurs, dont 535 font exactement écho aux 535 membres du Congrès (100 sénateurs et 435 représentants). Trois grands électeurs sont également attribués au district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). La majorité requise pour élire le président et le vice-président est de 270 voix.

• La Constitution des États-Unis est très concise en ce qui concerne les qualifications requises pour occuper les fonctions de grand électeur. L’article II indique simplement qu'aucun membre du Congrès « ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit » ne pourront être nommés grand électeur.

 
Cérémonie de prestation de grands électeurs au Massassuchussetts

Les grands électeurs du Massachusetts prêtent serment en décembre 2000, à la Chambre des représentants de cet État à Boston.

• Le mode de désignation des grands électeurs varie d’un État à l’autre. Ce sont en général les dirigeants des partis politiques de chaque État qui sélectionnent les grands électeurs lors de la convention de leur parti local ; ce choix peut également être effectué par vote du comité central du parti, toujours au niveau de chaque État. Les grands électeurs sont souvent choisis en remerciement de leurs services et de leur fidélité à leur parti. Ils sont souvent choisis parmi les élus locaux, les dirigeants du parti et des personnes proches du candidat à la présidence.

• Le jour de l'élection présidentielle, c'est-à-dire le premier mardi après le premier lundi du mois de novembre (donc le 4 novembre en 2008), le peuple américain vote afin de désigner au niveau de chaque État les grands électeurs soutenant les différents candidats aux fonctions de président des États-Unis. Les noms des grands électeurs apparaissent parfois en dessous du nom des candidats sur le bulletin de vote conformément aux modalités prévues par les divers États.

• Les grands électeurs représentant chaque État se réunissent le premier lundi suivant le deuxième mercredi de décembre (donc le 15 décembre en 2008) afin de choisir le président et le vice-président des États-Unis.

• Aucune disposition de la Constitution ou aucune loi fédérale n’exige que les grands électeurs votent de manière conforme aux résultats du scrutin organisé dans l'État dont ils relèvent. Toutefois, les lois de certains États imposent des amendes aux grands électeurs renégats ou les disqualifient s’ils expriment un suffrage invalide. Ils sont alors remplacés par un suppléant. La Cour suprême des États-Unis n’a jamais eu à décider si la Constitution exige que les grands électeurs tiennent leur engagement de voter en faveur d’un candidat donné, ni à se prononcer sur la validité des amendes en cas de transgression. Aucun grand électeur n’a jamais été poursuivi pour avoir voté de manière contraire à son engagement.

• Il est rare aujourd’hui que des grands électeurs fassent fi des suffrages exprimés par les électeurs en exerçant leur droit de vote en faveur d’un candidat autre que celui désigné par leur parti. Les grands électeurs occupent en général des postes de responsabilité au sein de leur parti, ou sont choisis en remerciement de nombreuses années de bons et loyaux services. Depuis la création des États-Unis, plus de 99 % des grands électeurs ont voté conformément à leur engagement.

• Le choix du président et du vice-président des États-Unis est déterminé par les suffrages exprimés par les grands électeurs, et non par la majorité relative ou absolue obtenue par tel ou tel candidat lors du scrutin national. Ceci étant, le candidat arrivé en tête du scrutin au niveau national a toujours obtenu la majorité des suffrages des grands électeurs depuis la création des États-Unis, sauf à quatre reprises : en 1824, en 1876, en 1888 et en 2000.

• En 2008, 48 des 50 États fédérés attribueront au candidat arrivé en tête dans leur État la totalité des voix dont ils disposent au sein du collège électoral. Le district de Colombie fera de même. À titre d’exemple, les 55 voix dont dispose la Californie seront attribuées en totalité au candidat arrivé en tête dans cet État lors du vote populaire, même si le vainqueur ne l’emporte qu’avec 50,1 % des suffrages contre 49,9 %. Seuls deux États, le Maine et le Nebraska, n'ont pas adopté ce système. Dans ces deux États, les voix des grands électeurs pourront être partagées entre les candidats en fonction d’une règle de répartition proportionnelle.

• Les deux chambres du Congrès se réunissent en assemblée plénière au cours du mois de janvier suivant l’année de l’élection présidentielle, afin de procéder au décompte des voix des grands électeurs.

• Le XXIIe amendement de la Constitution accorde à la Chambre des représentants le privilège de désigner le président des États-Unis lorsqu’aucun candidat n’a obtenu la majorité des voix des grands électeurs. La Chambre des représentants choisit le président par un vote à la majorité parmi les trois candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de voix.

Le scrutin se déroule État par État, la délégation de chaque État disposant d'une seule voix.

Le Sénat choisit le vice-président par un vote à la majorité lorsqu’aucun candidat à ce poste n’a obtenu la majorité des suffrages des grands électeurs. Chaque sénateur se prononce alors pour l'un des deux candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de voix.

• La Chambre des représentants a choisi le président à deux occasions, en 1800 et en 1824. Le Sénat n’a choisi le vice-président qu’une seule fois, en 1836.

• Selon diverses sources de référence, 700 propositions d'amendement visant à modifier ou à supprimer le collège électoral ont été soumises au Congrès au cours des deux cents dernières années. En fait, les propositions sur ce sujet ont été plus nombreuses que celles portant sur tout autre sujet d'amendement de la Constitution.

• Les opinions sur la logique du système du collège électoral peuvent varier selon l'intérêt que l’on porte aux partis tiers, c'est-à-dire les partis autres que le parti démocrate et le parti républicain. Le système du collège électoral leur est incontestablement défavorable. Des candidats d'autres partis bien implantés dans certaines régions du Sud ont obtenu suffisamment de suffrages en 1948 et 1968 pour être représentés au collège électoral. Leur réussite a pu affecter le résultat, sans pour autant constituer une menace sérieuse pour le vainqueur, issu à nouveau d'un grand parti.

Le dernier candidat d'un parti tiers à obtenir un résultat satisfaisant aura été le président républicain Théodore Roosevelt en 1912. Il s'est classé en deuxième place, assez loin derrière le vainqueur pour ce qui est des suffrages populaires comme des voix des grands électeurs, en obtenant 88 des 266 voix nécessaires à l’époque pour l'emporter lors du vote du collège électoral.

En 1992, Ross Perot n’a obtenu aucun grand électeur alors que 19 % des suffrages populaires s'étaient portés sur son nom au niveau national. Il n’avait pas en effet réussi de manière suffisamment nette dans aucun État en particulier.

Fin de citation.

Il faut préciser que Théodore Roosevelt (grand oncle de Frankilin Delanoe Roosevelt, le président du New Deal) avait des conceptions pas très en harmonie avec la base de son parti ... Il avait commencé sa première mandature à la suite du décès de son président dont il était le vice président. C'était, disons, une très forte personnalité!





Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 11:25
Contrairement aux idées reçues, les "Grands Electeurs" ne se déplacent pas à Washington!

Début de citation :

Une journée dans la vie d’un grand électeur

 
Le capitole de l'État du Delaware à Dover
Timothy Willard a passé son unique journée en qualité de grand électeur au Capitole de l'État du Delaware, qui est situé à Dover.

Timothy Willard est l’un des grands électeurs qui ont participé à l’élection présidentielle de 2004. Il raconte son expérience. Le candidat qu’il soutenait a été battu.

Bruce Odessey est directeur de la rédaction du présent numéro de la revue eJournal USA.

Le présent article fait partie de la prochaine revue "eJournal USA" consacrée au collège électoral.

Bruce Odessey :

"Un beau jour de décembre 2004, Timothy Willard s’est absenté quelques heures de son cabinet d’avocats de Georgetown, au Delaware, pour prendre part à l'élection du président des États-Unis dans la capitale de cet État, Dover.

La plupart des gens pensaient sans doute que le président avait été élu un mois plus tôt, lorsqu'ils s’étaient rendus aux urnes. En fait, ils avaient simplement choisi 3 grands électeurs du collège électoral, qui s'étaient engagés à voter pour le candidat républicain George W. Bush ou pour le candidat démocrate John Kerry.

Pilier du parti démocrate, M. Willard occupait les fonctions de dirigeant du parti au niveau de l’un des comtés du Delaware. Il a participé en 2000 à la convention nationale chargée de choisir un candidat pour représenter le parti démocrate à l'élection présidentielle. Il a également participé à l'élaboration du programme politique de son parti en 2004.

Le Delaware est l’un des plus petits États des États-Unis. En 2004, il ne disposait que de 3 grands électeurs (le plus grand État du pays, la Californie, en avait 55 à elle seule). Le Delaware n'est formé que de 3 comtés. Le président du parti démocrate de l'État avait d'ailleurs décidé de désigner un grand électeur au sein de chaque comté dans l'hypothèse où John Kerry aurait remporté les suffrages populaires au Delaware. M. Willard était la personne choisie dans le comté de Sussex.

Une journée à Dover

Avec 53 % des suffrages exprimés, c’est effectivement John Kerry qui a été vainqueur au Delaware. En fait, depuis 1988, les candidats à la présidence des États-Unis présentés par le parti démocrate ont remporté toutes les élections au niveau de l’État. C’est ainsi que M. Willard a pu se rendre à Dover afin de prendre part au vote du collège électoral, qui s'est déroulé le 13 décembre. La Constitution des États-Unis prévoit en effet que les grands électeurs de l’ensemble des États et du district de Colombie (c'est-à-dire de Washington, la capitale des États-Unis) votent le premier lundi suivant le deuxième mercredi du mois de décembre.


 

John Kerry et George Bush en 2004
John Kerry (à droite) l'a emporté dans le Delaware en 2004, mais a été battu au niveau national par George W. Bush.

À dix heures du matin, M. Willard et les 2 autres grands électeurs ont pris place dans la salle richement décorée où siège habituellement la Chambre des représentants du Delaware. Après avoir choisi un président de séance en leur sein, les 3 grands électeurs se sont mis au travail.

Ils ont tout d’abord examiné les résultats officiels communiqués par l'administration chargée des élections dans l'État, avant de signer divers documents d’homologation. Ils ont ensuite envoyé ces documents au secrétaire d'État du Delaware, qui devait les transmettre aux Archives nationales à Washington. Quelques semaines plus tard, le Congrès des États-Unis a fait le compte officiel des suffrages exprimés par le collège électoral en faveur des candidats aux fonctions de président et de vice-président, y compris le suffrage exprimé par M. Willard.

À ce stade, le monde entier savait déjà que George Bush l'avait emporté sur John Kerry par 286 voix contre 252.

Un rôle essentiellement cérémoniel.

Les grands électeurs ne disposent pas de la liberté de manœuvre que les fondateurs des États-Unis avaient sans doute imaginée lorsqu’ils ont rédigé la Constitution en 1787. Dès 1796, la montée en puissance des partis politiques a commencé à avoir une influence sur le fonctionnement du collège électoral.

M. Willard a donc joué un rôle essentiellement cérémoniel. Il ne lui serait pas venu à l’idée de voter pour un candidat autre que John Kerry. En fait, la loi du Delaware lui aurait interdit de voter pour qui que ce soit d’autre (personne ne sait si cette interdiction est conforme à la Constitution, mais les grands électeurs renégats sont extrêmement rares).

« La presse, les médias et le public ne se sont pas vraiment intéressés à notre vote, a-t-il indiqué. Il n’y a avait pas grand monde sur le balcon réservé aux visiteurs lorsque nous nous sommes réunis à la Chambre des représentants. »

Quoi qu’il en soit, M. Willard est fier d’avoir pris part à cette formalité incontournable. « Même si ce scrutin est mal connu, le fait d'y avoir participé fut un grand honneur pour moi », a-t-il dit.  

Il pense toutefois que les États-Unis devraient envisager un système différent pour l'élection présidentielle, afin d’éviter qu’un candidat ayant reçu moins de voix populaires qu’un autre au niveau national ne soit élu président, comme cela arrive parfois avec le système du collège électoral.

« Je pense que nous devons réfléchir à des solutions plus logiques et plus simples, car à mon avis il n’est pas souhaitable que la population ne comprenne pas le système ou qu'elle fasse preuve de cynisme à son égard. »

Fin de citation.

On est très respectueux des règles aux Etats Unis ... Du moins de certaines d'entre elles!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 11:00
Pour y voir plus clair, laissons parler le Professeur Lublin, de l'American University de Washington.

Début de citation :

"Il n’est pas difficile de trouver des raisons d’abolir le collège électoral chargé d’élire le président des États-Unis, particulièrement si l’on considère que ce système produit parfois l’élection d’un candidat qui a reçu au niveau national moins de suffrages populaires que le candidat battu, mais remplacer le système actuel n’est pas si simple !

Le collège électoral n’est pas prêt de disparaître.

En effet, il est très difficile de modifier la Constitution des États-Unis. Sa modification exige que le Congrès adopte un amendement nécessitant la majorité des deux tiers à la Chambre des représentants comme au Sénat. Cet amendement doit ensuite être ratifié par les trois quarts des États fédérés.

La Constitution n’a donc été modifiée que 27 fois depuis son adoption en 1787. Encore ces 27 amendements comprennent-ils les 10 amendements constituant la Déclaration des droits qui ont été adoptés peu après la ratification de la Constitution d’origine.

Un très large soutien, pour ne pas dire un consensus, est indispensable pour obtenir la ratification d’un amendement constitutionnel. Or, l’idée de l’abolition du collège électoral ne bénéficie pas d’un tel consensus pour l’instant. De nombreux démocrates estiment que la défaite de leur candidat en 2000 confirme l’urgence d'une réforme, mais certains républicains considèrent que les efforts visant à modifier le régime actuel ont pour objet de jeter le discrédit sur la victoire de leur candidat cette année-là. Il n’y a donc pas consensus sur la nécessité d'une réforme, même si cette idée a des sympathisants au sein des partis aussi bien démocrate que républicain.

Plusieurs États auraient en outre des raisons de s’opposer à une telle ratification. Les petits États sont avantagés lors de la répartition des grands électeurs. En effet, chaque État reçoit au sein du collège électoral un nombre de voix correspondant au total du nombre de ses sénateurs (toujours deux) et du nombre de ses représentants à la Chambre des représentants (un au minimum). Certains États où la compétition est particulièrement serrée, notamment la Floride et l’Ohio en 2000, en 2004 et en 2008, bénéficient d’une sollicitude accrue de la part des candidats à la présidence. En effet, sauf au Maine et au Nebraska, le vainqueur dans un État donné reçoit la totalité des suffrages des grands électeurs de cet État. Les opposants au système du collège électoral dénoncent cet aspect, mais les petits États ne sont pas prêts à renoncer aux égards que les candidats leur accordent. Enfin, de nombreux Américains sont attachés au fait que le collège électoral reflète le caractère fédéral des États-Unis et ne souhaitent pas son abolition. Ils voient dans les tentatives de réforme une attaque contre le régime fédéral et les prérogatives des États fédérés.

L'hypothèse d'un pacte entre États.

Certains partisans d'une réforme du collège électoral proposent de trouver une alternative à la méthode d'amendement de la Constitution en adoptant un pacte entre États (le National Popular Vote Compact). Ce pacte garantirait que le candidat ayant reçu le plus grand nombre de voix populaires lors de l’élection au niveau national sera élu président. Ses partisans souhaitent que des États détenant la majorité des voix au sein du collège électoral s’engagent à voter en faveur du candidat à la présidence qui aura remporté le vote populaire au niveau national, que ce candidat soit arrivé en tête ou non dans tel ou tel des États adhérant à ce pacte. Il est vrai qu’il serait beaucoup plus facile de réformer le système du collège électoral au moyen d’un pacte entre États que dans le cadre d'un amendement de la Constitution. En effet, il suffirait que les 11 États fédérés les plus peuplés s’accordent pour que le pacte s’applique, alors qu'un amendement constitutionnel ne peut entrer en vigueur qu’après ratification par 38 États.

 
La solution apparemment astucieuse du pacte risquerait toutefois d’être source de nouvelles difficultés, car l’élection présidentielle américaine ne se déroule pas dans le cadre d’un scrutin national unique. En fait, 51 élections distinctes ont lieu dans les 50 États et dans le district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). Chaque État décide du nom des candidats aux fonctions de président et de vice président figurant sur ses bulletins de vote. Des noms différents sont donc inscrits sur les bulletins des différents États. Un pacte ne serait pas suffisant pour créer aux États-Unis un vrai scrutin national permettant aux électeurs de disposer d’un choix uniforme de candidats.

En théorie, un candidat à la présidence peut même se présenter avec des colistiers différents selon les États. Le pacte envisagé prévoit que les suffrages exprimés dans tout État en faveur d’un candidat à la présidence et de son colistier comptent en faveur du tandem, quel que soit le candidat à la vice-présidence dont le nom figure sur le bulletin. Pour prendre un exemple, le nom du colistier du candidat indépendant Ralph Nader n’apparaissait pas sur les bulletins de vote de la Californie en 2004. Dans notre exemple, tous les suffrages exprimés en faveur de Ralph Nader en Californie auraient été totalisés au niveau national, non seulement à son nom, mais aussi en faveur du colistier dont le nom ne figurait pas sur le bulletin. Le caractère insatisfaisant d'une telle solution est évident.

Nouvelles questions.

La nécessité d’une réforme du collège électoral a été illustrée lors de l’élection présidentielle serré qui a opposé le républicain George W. Bush au démocrate Al Gore en Floride en 2000. Paradoxalement, un scrutin populaire national serait de nature à accentuer les difficultés en cas de résultats particulièrement serrés.

Aucun mécanisme ne permet actuellement de trancher dans ce cas-là. Et le National Popular Vote Compact proposé ne règle pas la question. Les lois actuelles relatives à un nouveau compte des suffrages en cas de scrutin indécis ne s'appliquent qu'au niveau des États pris individuellement et non au niveau national. Par ailleurs, contrairement à ce qui s'est passé en 2000 lorsqu'un nouveau compte s'est révélé nécessaire en Floride, les médias et les partis démocrate et républicain auraient beaucoup de mal à veiller au bon déroulement du nouveau compte au niveau national. La définition de résultats serrés serait en outre beaucoup moins stricte dans le cadre d'une élection nationale, même s’il est certain qu'une telle éventualité est moins vraisemblable.

On peut également se poser la question de la force juridique d’un pacte qui imposerait aux États contractants de voter d'une manière donnée au sein du collège électoral. La Constitution américaine accorde au corps législatif de chaque État le droit de décider de la répartition des suffrages de leurs grands électeurs. Le pacte interdirait à tout État de se retirer dans les six mois précédant une élection, mais la force juridique de cette disposition est loin d'être établie. Il ne prévoit aucune mesure de sauvegarde si les tribunaux refusent d'interdire à certains États de se retirer du pacte alors même qu’ils le souhaitent.

Ces considérations peuvent sembler marginales et excessivement techniques, mais l'élection présidentielle de 2000 a montré l’importance des subtilités juridiques et la nécessité d’être prêt lorsqu'un scrutin produit des résultats particulièrement serrés. Il sera peut-être un jour possible d'élire au suffrage universel direct le Président des États-Unis, mais cela n'est envisageable qu'au prix d'importants efforts de préparation au niveau fédéral et sous réserve que se dégage un consensus nettement plus large que ce n'est le cas aujourd'hui.

Fin de citation.

On peut rappeler, à propos du "fédéralisme" que la lutte politique se situe entre les "fédéralistes" et les "anti-fédéralistes" (vu de France, ceux-ci pourraient être confondus avec les jacobins alors qu'ils sont, en réalité, les partisans de plus de pouvoirs aux Etats fédérés, c'est à dire les plus anti-jacobins) ... La Civil War (vu de france, c'est la guerre de sécession) a été gagnée par les fédéralistes contre les "confédérés". Ce n'est pas pour rien que les Américains citent volontiers le nom de l'Etat dont ils sont originaires. Chacun d'eux a une histoire propre.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /2008 16:30
Le Tribunal Administratif de Melun a eu à connaitre, une fois de plus, en audience publique du 18 septembre 2008, la situation de Nogent sur Marne.

Il a rendu un jugement "Au nom du Peuple français". J'en fais partie (du peuple ...).

Il s'agissait, cette fois, d'un contentieux électoral.

Je ne vais pas lasser mes lecteurs avec tous les éléments du problème. Je vais me contenter de reproduire les éléments du jugement lu le 25 Septembre dernier les plus significatifs.

1. Le compte de campagne de Jacques Martin a été, après reformation (Ndr : rectifié à la hausse ...) approuvé et reste en dessous du plafond autorisé.

2. La Commission nationale des Comptes de camapgne est une autorité "administrative" et non une juridiction. Le Tribunal Administratif est fondé à statuer.

3. "Les personnes morales (Ndr : les entreprises), à l'exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d'un candidat ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux habituellement pratiqués" (article L. 52-8 du Code Electoral).

4. "Le juge de l'élection peut ne pas prononcer l'inéligibilité du candidat dont la bonne foi est établie ou relever le candidat de cette inéligibilité" (article L. 118-3 du Code Electoral).

5. La permanence électorale de Jacques Martin a été installée dans un local géré par une Société d'économie mixte (la SAIEM) dont le PDG était un candidat de la liste conduite par Jacques Martin. Ce même PDG exerçait, de fait, les fonctions de Directeur Général (en pleine opérationalité).

6. Le loyer de ce local a été sous-évalué du tiers d'un loyer normal (320 euros au lieu des 924 euros valeur Avril 2004 réévalués à 1.000 euros, valeur 2007/2008, par le Tribunal).

7.Cet avantage est un don prohibé au sens de l'article L. 52-8 précité.

8. Jacques Martin ne peut exciper de sa bonne foi. Il y a donc lieu de prononcer son inéligibilité.

9. Celle-ci entraine, de fait, l'annulation de l'élection de Jacques JP Martin en tant que Conseiller Municipal (NdR : donc, par la force des choses, en tant que maire).

10. L'inéligibilité est effective dès que le Jugement est devenu définitif. L'intéressé dispose de 1 mois pour faire appel.

11. Le Conseil d'Etat peut relever Jacques Martin de cette inéligibilité. Il doit statuer dans les 6 mois qui suivent le recours en appel.

Je ferai juste deux commentaires.

1. Je ne vois pas bien comment Jacques Martin va parvenir à se tirer d'affaire. Le point le plus sensible étant, à mon avis, la question de la bonne foi (Jacques Martin pouvait-il sérieusement croire qu'un local de 80 mètres carrés situé en plein centre ville ne valait que 320 euros par mois?

2. Compte tenu des misères que m'a fait subir Jacques Martin en me trainant devant la XVIIième Chambre Correctionnelle pour diffamation, action qu'il a perdue et pour laquelle il n'a pas fait appel mais qui m'a coûté la bagatelle de 4.000 euros d'honoraires d'avocat, je n'ai pas envie de pleurer de ce qui lui arrive ... Tout le monde me comprendra.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /2008 09:30
Pour avoir vitupéré avec vigueur, parfois même véhémence, le comportement manifestement non-professionnel, parfois même franchement irresponsable de la Presse, je serais tenté de répondre NON à la question posée ...

Il faut cependant se demander ce que deviendrait un pays sans aucun organe de presse. Une telle perspective est proprement impensable ...

Alors que faire?

Intervenir, évidemment ... mais en posant des conditions!

A défaut de publier les éventuelles conditions posées puisque ne les connaissant pas (à supposer qu'elles existent!), je vais me limiter à publier MES conditions, seules susceptibles de provoquer, de ma part, un mouvement d'adhésion franc et loyal.

1. Suppression pure et simple de toute forme d'aide économique et financière AUTOMATIQUE à quelque organe de presse que ce soit, sous quelque forme que ce soit.

2. Octroi d'une aide quelconque conditionné par la signature PREALABLE d'un CONTRAT avec le pourvoyeur de ladite aide. Le non-respect du contrat entrainant la supression pure et simple de celle-ci.

3. Parmi les conditions devant figurer au contrat préalable ...
3.1. La signature d'un Code de déontologie journalistique développé à partir d'un texte législatif de même portée voté par le Parlement. Jusqu'à présent, les "journalistes" ont toujours refusé une telle perspective. Au vu de ce que les "jouranleux de merde" sont capables, parfois, de produire, on les "comprend"!
3.2. Parmi les clauses devant figurer dans un tel contrat, j'y vois l'impérieuse nécessité d'interdire à toute personne titulaire de la carte de journaliste la possibilité de développer ses convictions personnelles. Ce droit devant être limité aux seules personnes non-titulaires de ladite carte.
Disons qu'il s'agit d'un moyen devant conduire un journaliste à choisir entre "Tu veux la carte et, par conséquent, tu t'abstiens de donner ton opinion" ou bien "Tu veux donner ton opinion et, par conséquent, tu acceptes de ne pas bénéficier de la carte de journaliste (et des avantages très matériels qui vont avec!)"
Je n'ai, en effet, que faire de l'opinion personnelle de "Monsieur Machin" ou de "Madame Truc", journalistes. Il m'importe, par contre, d'avoir l'opinion de telle personne exerçant telles responsabilités dans tel secteur de la société.
Un journaliste doit, selon moi, se limiter à recueillir des faits et à les relater sans retenue "pondérée" (mais en les présentant d'une manière ordonnée afin que le lecteur puisse aller, rapidement, à ce que lui, lecteur (et non pas le journaliste!), juge important.
3.3. J'y vois aussi l'obligation pour tout organe de presse, désireux d'obtenir la précieuse manne publique, de consacrer au moins un quart de sa pagination, hors publicité, à la publication de tribunes de libre expression ouvertes non pas à tout le monde mais à toutes les personnes exerçant, à un titre ou à un autre, un rôle public, l'organe de presse ayant le libre choix de ses "contributeurs-tribuniciens", ceux-ci ne pouvant, en aucun cas, être titulaire de la carte de journaliste. Cette façon de faire doit, dans mon esprit, favoriser, la presse dite "d'opinion", la manne publique devant être octroyée notamment sur la base du volume de pages ainsi affectées et sur la base du nombre de numéros EFFECTIVEMENT VENDUS.

4. Parmi les dispositions législatives et réglementaires (et non plus contractuelles!) devant être prises, j'y vois, notamment, la répression de toutes les formes de violences physiques exercées à l'encontre de quiconque dans le cadre ou en marge d'un conflit social. En clair, c'est la prison (très) ferme à l'encontre des gros bras du Syndicat du Livre qui, systèmatiquement ou presque, exercent de telles violences sur des personnes ou sur des biens lorsqu'un de leurs précieux avantages exhorbitants est, un tant soit peu remis en question. Par exemple, la dispersion ou la confiscation des journaux qui n'ont pas été imprimés par le "Syndicat du Livre" est une "méthode" assez courante qui doit être réprimée.
A fortiori les violences exercées à l'encontre des personnels ne faisant pas partie de ce "Syndicat du Livre" ...

5. J'y vois aussi l'abrogation de tous les arrétés d'extension des conventions collectives de la profession et de toutes les dispositions de nature à conforter, artificiellement, je ne sais quel monopole complètement hors du temps détenu par ce "Syndicat" dont les exactions encore trop fréquentes (quoique en diminution) font que nos journaux ont un prix anormalement élevé. Le prix d'un quotidien, dans des conditions de marché normal, ne devrait pas dépasser 50 centimes alors qu'il est souvent proche de 1,5 euro, pour un contenu qui reste décevant pour les raisons susdites.

Le débat est ouvert ... au moins sur ce blog (ailleurs, notamment dans les organes de presse, c'est moins sûr!).    
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /2008 08:05
Il faudra bien que l'on se pose un jour la question.

Comment se peut-il que, quelque part, quelqu'un ait pu être ne serait-ce que effleuré par l'idée de je ne sais quelle libération conditionnelle de cet assassin?

Pire, même (si c'est toutefois possible!) : Comment se peut-il que quelque part (mais où, sacré mille nom de Dieu?), quelqu'un (mais qui, re-sacré mille nom de Dieu?) ait pu prendre la décision de mettre cet assassin en liberté?

Peut-être (sûrement, même!) va-t-on nous expliquer que la décision est, somme toute, logique puisque "on" (mais QUI?) avait décidé de libérer ses deux co-assassins ...

Eh bien, ça n'a pas fait un pli! Il a fallu qu'il se mette en valeur (sic!) en "accordant" une interview à l'Express!

"Il"? Rouillan, bien sûr!

On finirait par croire (ce n'est pourtant pas mon style, moi qui suis de culture rationaliste!) que ces gens-là sont "bouffés" par je ne sais quelle puissance démoniaque ...

Eh bien, qu'il y retourne!

Et qu'il y reste pour la totalité de la peine qui lui reste à purger!

Ras le bol, à la fin, de ce laxisme envers les criminels et les délinquants!
Va-t-on se mettre, une bonne fois pour toute, dans la tête, que la JUSTICE est rendue au nom du Peuple français?
Et-ce donc si difficile?

Rajout du 6 Octobre 2008.

Certains, Besancenot entre autres mais pas seulement lui, cherchent à accréditer l'idée que Rouillan aurait purgé sa peine ... C'est évidemment complètement faux! Il a simplement achevé la durée incompressible de celle-ci. Sauf erreur, il a été condamné à la perpétuité.

JE SOUHAITE QU'IL RESTE EN PRISON JUSQU'A LA FIN DE SA PEINE...
A la rigueur, j'accepterai qu'il soit placé en libération conditionnelle extrêmement sévère de telle sorte qu'à chaque fois qu'il commet le moindre écart, il retourne en prison pour au moins un an, jusqu'à ce que l'envie de "la ramener" lui passe! Quand on a commis un assassinat avec  la circonstance aggravante d'un gué-apens sur la base idéologique d'atteinte à la sureté de l'Etat, on a un seul "droit" : faire amende honorable et ...attendre que la bonne volonté de la société consennte à une certaine mansuétude.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 08:42
Tiens? Nous sommes en pleine crise financière, depuis plusieurs jours (au moins 3 semaines) et Heurtault ne nous a toujours pas "pondu" un article sur le sujet! ... Toujours pas de propositions audacieuses. Il est malade ou quoi?

Eh, non! Pas malade ... Juste un peu fatigué à cause du décalage horaire. A mon age, ça devient dur!

Qu'est-ce que je vais bien pouvoir vous dire sur un sujet aussi essentiel, face à une situation qui pourrait, à brève échéance, tourner non pas au vinaigre (on y est déjà!) mais au drame amer voire épouvantable?

Je vais me contenter de rappeler quelques règles élémentaires.

1. Faire preuve d'un sang froid ABSOLU. Rester dans un état de parfaite lucidité en s'entourant des meilleurs esprits, les plus éclairés, sans se préoccuper de savoir s'ils sont "de droite" ou "de gauche". Ce doit être la règle que doivent s'imposer nos dirigeants. C'est, une fois de plus, François Fillon qui a raison. Une telle attitude est à l'opposé de je ne sais quelle recherche d'Union Sacrée ... Les personnes, manifestement incapables de faire preuve de sang froid doivent être systèmatiquement écartées non seulement des leviers du pouvoir mais aussi de la sphère d'influence du pouvoir. Peu importe qu'elles soient "de droite".

2. Ne pas se préoccuper de l'opinion publique quand il faut prendre les décisions qui s'imposent. Dans ce genre de situation, l'opinion publique met les pieds systèmatiquement à côté de la plaque, presque comme un fait exprès.

3. Faire confiance aux techniciens de la finance sous trois conditions :
3.1. S'assurer qu'ils n'ont pas trempé, comme décisionnaires, si peu que ce soit, dans des mouvements de capitaux spéculatifs. Une telle condition restreint nécessairement le choix car elle provoque un grand vide. Tant pis pour les "surdoués" qui ont été tentés de confondre leurs intérêts personnels et les intérêts de l'Etat.
3.2. S'assurer que les propositions qu'ils pourraient faire sont, "en aveugle", corroborées par un autre technicien de la finance d'un bord politique différent. "En aveugle" ne veut pas dire aveuglément ... C'est même tout le contraire. Les tests "en aveugle" dont je parle ici ont été éprouvés dans le monde de la science et de la recherche et développement de l'industrie. Quand 2 + 2 = 4, tous les esprits lucides arrivent à la même conclusion : 2 + 2 = 4!
3.3. Ne pas les laisser décider de quoi que ce soit. Plus que jamais les "politiques" doivent être là! Ce sont eux qui ont gagné les suffrages. C'est à eux qu'incombe la mission de faire face.

4. Ne pas craindre de prendre des mesures, fussent-elles illégales - je répète : fussent-elles illégales - si l'urgence et la gravité de la situation le requiert. Quand il y a le feu, on ne doit pas craindre de se servir du tuyau d'arrosage de son voisin même sans lui demander la permission, si, A LA REFLEXION, il apparait que l'usage de ce modeste tuyau peut contribuer de manière efficace à circonscrire l'incendie.

Quelles peuvent-être ces mesures "utiles"?

J'en vois pour ma part au moins trois, graduées ...

1. Suspendre de la cotation, systèmatiquement, tous les titres qui donnent des signes évidents de faiblesse quant à la tenue de leurs cours de bourse. SYSTEMATIQUEMENT! SANS AUCUN ETAT D'AME!

2. Fermer le marché boursier "à terme" pour tous les titres qui présentent des risques importants de fléchissement structurel de leur cours en bourse, aussi longtemps que la situation  ne s'est pas calmée. C'est en effet, le marché "à terme" qui est la source principale de la spéculation. C'est lui qui, par ses mécanismes, alimente cette dernière en permettant à des spéculateurs "d'acheter" puis de "revendre" puis de "re-acheter" puis de "re-revendre" un même titre par le seul jeu des "options", sans avoir à débourser la totalité du prix (ils peuvent ainsi multiplier par dix leurs capacités de nuisances, voire les multiplier par cent si on prend en considération le fait qu'ils empruntent (et ne sont donc pas propriétaires ni même mandataires des sommes énormes avec lesquelles ils jouent).

3. Fermer, purement et simplement, pour une durée qui, en l'état, ne peut être que limitée, l'ensemble du marché boursier "à terme" dans le but de refroidir, drastiquement il est vrai, les appétits irresponsables des spéculateurs.

4 Et, enfin, pourquoi pas?, utiliser "l'article 16" (il a peut-être changé de numéro depuis la récente révision constitutionnelle) qui octroie des pouvoirs spéciaux au Président de la République dans des situations périlleuses. Rappelons à ceux qui pourraient se demander si je n'ai pas perdu la raison que, pendant une telle période, qui ne peut excéder 6 mois et qui est, désormais, très encadrée, le Parlement se réunit de plein droit.
Les procédures d'état d'urgence et d'état de siège ne sont pas appropriées. elles sont beaucoup plus longues à mettre en oeuvre, ne serait-ce que dans le processus de prise de décision lui-même (il faut un vote du Parlement).

Ca fait encore quelques propositions audacieuses suplémentaires ... Quoi de plus normal? N'est-ce pas l'objet même de ce blog?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /2008 19:59
D'aucuns s'en souviennent peut-être ... Moi, sûrement!

Ayant écrit, il y a un peu plus d'un an de cela, un article quelque peu rageur, exprimant avec toute la sincérité que vous me connaissez, mon sentiment vis à vis de chiens dont je pensais alors qu'ils étaient "potentiellement dangereux", je reçus une phénoménale rafale, en tir groupé, de la part des défenseurs des chiens ...

Un échange, par commentaires et réponses, pour le moins assez vif s'en suivit ... Pas moins de 300! Du jamais vu sur mon blog!

D'un naturel quelque peu opiniâtre, je choisissais alors de répondre, point par point, argument contre argument ...

De la discussion jaillit la lumière! Et, ce qui devait arriver arriva. Nous nous comprîmes un peu mieux ... sans aller jusqu'à avoir beaucoup d'enfants! Il faut quand même savoir s'arrêter ...

Gisèle Santucci, animatrice d'une association "Aidons Nos Molosses", ancienne championne de France de boxe thaï (s'il vous plaît!), sur ma proposition, s'attela à la rédaction de son cahier de revendications afin de sortir du débat devenu stérile.

Elle vient de me le faire parvenir ...

Jugez vous même et dîtes nous ce que vous en pensez.

Début de citation :

Monsieur,

Comme convenu vous trouverez ci-joint une liste de propositions à établir concernant la possession de chien(s) et visant à diminuer ou mieux à stopper les accidents domestiques trop souvent mis à la une des journaux.

 

1. L’obtention du CSAU (certificat de sociabilité et d’aptitudes à l’utilisation) pour les maîtres de TOUS les chiens toutes races confondues.
TOUS les propriétaires de chiens devraient avoir un minimum de connaissance liées à l’animal qu’ils ont décidé d’acquérir, pour le bien être du chien et pour celui de l’entourage, plus particulièrement des enfants puisque ce sont eux les principaux concernés.

 

2. Etablissement d’une liste noire pour les maîtres abandonnant leur chien, les maltraitant ou pire, interdiction de reprendre un animal et sanction. Abandonner son chien est un moindre mal lorsque l’on voit certains maîtres couper l’oreille de leur chien ou limer la peau pour ne pas être identifié, les sanctions doivent tomber et doivent faire mal. Il est inadmissible qu’après tant de campagne de prévention il y ait encore des gens qui offrent un chiot à Noël et s’en débarrassent à Pâques. Quant aux abominations faites sur les animaux, elles doivent être répertoriées :

Exemple : le petit Aaron, mort à Bobigny. Témoignage du propriétaire sur W9. Aux questions « Pourquoi était il en état de malnutrition, déshydraté ?…. Réponse : Si je lui donne à manger, il faut le sortir ». Aujourd’hui la maltraitance sur animaux ne prévoit pas d’interdiction pour ce genre d’individu, rien ne l’empêche de reprendre un chien et de recommencer la même maltraitance qui a conduit à cette terrible attaque. N’oublions pas que ce chien était dans un grave état de mal nutrition, de déshydratation, il lui manquait des dents, dû aux coups reçus et à son absence d’alimentation. Cassé physiquement et mentalement n’importe quel animal deviendrai violent, et ce type peut recommencer demain, car son chien est mort (il a pris une multitude de coups de couteaux venant de la part des jeunes de la cité afin de lâcher le petit Aaron), le petit bonhomme de 19 mois est mort, mais lui n’est déjà plus en prison et libre de refaire le même mal.

3. Une formation canine pour les forces de l’ordre : ils sont les premiers concernés par les lois pour les faire appliquer et pourtant bon nombre d’entre eux sont très mal informés sur les chiens catégorisés et ne peuvent pas répondent à certaines interrogations, de l’un à l’autre. Par exemple le dogue argentin non « lof » est « catégorisé » et pour d’autres non. Cette interprétation aléatoire des textes doit cesser.

4. Un meilleur contrôle des importations : les chiens qui viennent de l’étranger doivent être beaucoup plus contrôlés, car là il y a de nombreux abus. (acheminement entassés les uns sur les autres, conditions d’hygiène déplorables….chiens sans papiers ni suivi, parfois malades). Ca suffit ! Nous avons suffisamment d’élevage de qualité en France pour ne pas faire venir de malheureux animaux « bon marché » traités comme ils le sont, qui génèreront des frais imprévus à leur propriétaire qui finiront par s’en débarrasser ou par pleurer la mort prématuré de leur animal.

5. Interdire la vente d’animaux en animalerie : c’est une suite logique, les animaux d’animalerie ne sont pas vendus par des professionnels mais par des vendeurs, vendeurs qui peuvent très bien se retrouver à vendre des portables ou des cuisines dans leurs futurs métiers. L’hygiène laisse également à désirer. Des êtres vivants demandent une attention plus particulière, des sorties quotidiennes et des repas à heures fixes.

6. Un meilleur contrôle des naissances de chiens chez les particuliers et les professionnels : évidemment tous ces particuliers qui font des portées pour faire de l’argent et se retrouvent obligés de demander de l’aide aux associations parce qu’ils n’ont pas réussi à vendre leurs chiots !!! Les portées de particuliers doivent être plafonnées à 1 maximum par an sous peine d’amende. C’est trop facile de dire que c’est de la faute d’Untel ou de Telle-autre ! Une femelle ça se stérilise.  Les professionnels, eux aussi, doivent être mieux contrôlés, (Les Empereurs de La Chesnaie : élevage réputé qui a fini en liquidation judiciaire avec des chiens dans un tel état de maigreur que toute l’assemblée réunie à la vente aux enchères en a pleuré, hommes et femmes confondus, et ça, sans compter les cadavres retrouvés dans son « élevage »). Cet homme avait également aux enchères un superbe pick-up customisé, ainsi qu’un bateau lui aussi customisé (et j’en passe…). Faire du bling-bling, on sait, c’est à la mode. Mais au lieu de frimer, il aurait mieux valu qu’il nourrisse ses propres chiens. Nous avons des photos du carnage découvert chez lui : chiens morts de faim, squelette retrouvé en terre, chiens aux dents limées… Ces crapules doivent payer le prix, et ce doit être une énorme sanction ! De plus, ce type a récupéré plusieurs de ces chiens sous prétexte qu’ils étaient au nom de sa compagne et donc pas à lui !!! Ce contournement de la loi est intolérable, et personne ne devrait fermer les yeux la dessus.

7. Réglementation plus stricte sur les annonces gratuites afin de limiter les abus : en effet beaucoup de gens postent des annonces illégales : vend chiots am staff non LOF…. Les staffs non LOF sont interdit en France depuis 99, et les gens continuent à faire des portées, soit pour l’argent, soit par négligence, alors que ces futurs bébés n’ont, légalement,  pas le droit de naître. Mais il y a pire : vend chiots type Staff futurs gros gabarit, père de bonne lignée, impressionnant et bla bla bla. Ca veut dire quoi ça ?? Vend faire valoir pour type à l’égo fragile ?? Encore une fois : inadmissible ! C’est ce genre de propriétaire qui porte le discrédit sur ces magnifiques races que sont nos molosses.

8. Une campagne de sensibilisation et de prévention dans les écoles : C’est ce qu’ANM (Aidons Nos Molosses) a commencé à faire dans les écoles : apporter à nos enfants les gestes à faire et surtout à éviter de faire en présence d’un chien quelquesoit sa taille, car même si nos chiens sont très imposants et puissants, il n’en reste pas moins bons derniers dans la liste des agressions. Le labrador, le berger allemand, et toutes les races de petits chiens sont très, très largement devant. Nous ne souhaitons stigmatiser aucune autre race, mais faire croire qu’il existe des races de chiens « méchants » tente à laisser croire qu’il y a donc des chiens « gentils » que l’on peut approcher sans ménagement, ce qui est faux et contribue à laisser croire que les autres chiens sont inoffensifs. Or ils sont également pourvus de crocs.

9. La création d’un observatoire national des morsures : Afin de mieux prévenir les morsures, il faut en connaître les causes, plutôt que de faire du sensationnel avec un simple accident domestique, il faut revenir sur les circonstances et analyser. Il faut expliquer aux gens car, contrairement aux idées reçues bien trop répandues par les groupes « des experts » qui savent tout mieux que tout le monde, un chien prévient avant de mordre. Encore faut-il savoir repérer les signaux qu’il envoit.

10.Le tarif du test comportemental annuel doit être plafonné : Nous sommes d’accord pour nous plier à cette nouvelle obligation, mais pas à n’importe quel prix, nous ne sommes pas des vaches à lait et refusons de payer un prix exorbitant pour faire passer ce test à nos chiens, d’autant que celui-ci est annuel et déjà annoncé, dans certaines cliniques vétérinaires, aux alentours de 240 €. Et ceci sera notre réclamation principale le 11 octobre.

11.Le tarif du futur permis canin devra lui aussi être plafonné. Pour un chien, ce sont les deux maîtres qui devront passer ce permis. Il est actuellement annoncé aux alentours de 500 € !

12.Le retrait de la muselière pour les chiens qui auront passé avec succès tous les tests : un test de comportement plus un permis canin, je pense que les gens de bonne volonté auront suffisamment montré leur bonne foi pour en plus ne pas continuer à « punir » des chiens non coupables puisque non mordeur à cause des accidents engendrés par certains maîtres peu scrupuleux aux remords inexistants et à la bonne conscience invisible. Quant à la muselière, elle est un signe extérieur distinctif. Sans elle, bon nombre de gens ne sauraient même pas quelle race nous avons au bout de la laisse.

13.Mise en place de structures associatives pour dispenser des cours à prix modérés : beaucoup de maîtres sont en demande pour emmener leurs chiens prendre des cours, mais les tarifs sont, pour la plupart des clubs, exorbitants

14.Modification de la loi de 99 et des suivantes en s’inspirant de l’exemple des Pays Bas et de leurs études. Evidemment comment ne pas en parler, eux qui ont tout compris, et qui, grâce à leur observatoire des morsures, ont pu constater que la poudre aux yeux fait plaisir aux gens mais ne les protègent pas.

 

Voilà la liste quelque peu détaillée de nos propositions. Nous savons bien que tout n’est pas réalisable à court terme, mais l’Homme a bien fini par comprendre que la terre n’était pas plate. Ca nous a pris du temps, mais à force d’essayer, la vérité triomphe toujours.

Peut être notre discours est-il naïf, mais nous sommes certains,qu'un jour ,on y arrivera.

Merci encore d’avoir proposé de nous publier sur votre blog. J e suis pressée de lire les réactions même si je crains que la taille de mon texte en décourage plus d’un.

 

Gisèle SANTUCCI

Chargée de communication

Association "Aidons Nos Molosses"

 

Fin de citation


La sincérité de Gisèle est évidemment totale ... J'ai d'autant plus de plaisir à échanger avec elle et à lui permettre de développer ses propositions sur ce blog politique. Car s'il est sujet particulièrement politique, c'est bien celui de la ligne de conduite que les "politiques" doivent avoir vis à vis des maîtres de chiens! 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 21:43
Incroyable! Ahurissant!

Il m'arrive parfois de dire des choses pas très gentilles sur les journalistes mais force est de reconnaitre qu'ils sont absolument indispensables quand ils font correctement leur boulot ...

Exemple : Le Monde de ce soir au sujet de l'affaire du mariage de Lille que j'ai, un peu hativement, appelé "Mariage de Douai" dans mon article d'avant hier. Le Monde cite, explicitement, les intervenants au débat. Bravo!

"La Cour d'Appel, nous dit le Procureur Général, pourrait par exemple invoquer une erreur sur la personne - on peut considérer que les époux ont découvert leur véritable personnalité le jour des noces (sic!).Elle pourrait également s'appuyer sur un vice de consentement ou un défaut de cohabitation depuis le jour du mariage"

J'ai une question, toute simple : est-ce le genièvre que l'on boit dans cette région qui provoque de tels ravages?

La question mérite d'être posée!

Comment peut-on confondre la notion de "personne" avec la notion de "personnalité"? C'est incroyable de lire des choses pareilles!

Quand un jugement en annulation de mariage est rendu pour erreur sur la personne c'est bien évidemment lorsqu'il y a substitution de personne physique. Par exemple, deux vrais jumeaux ... Le conjoint croit épouser l'un ou l'une alors qu'en réalité il épouse l'autre ... Dans ce cas, il ne peut y avoir que annulation. Dans les autres cas de jurisprudence, on parle d'une défaut de connaissance d'une qualité essentielle. Le cas du mari qui était sous curatelle (c'est à dire un peu débile au point de ne pas pouvoir prendre lui-même des décisions  importantes, lesquelles doivent alors être prises par une tièce personne, la curatelle précisément, qui s'immice de plein droit dans la vie du nouveau couple. Intolérable, évidemment!
Ou bien encore lorsque le conjoint ignore que sa future s'était prostituée, jetant ainsi le déshonneur sur le conjoint ("le mari de la pute"). Ou bien encore l'impuissance du mari qui empêche toute consommation du mariage ... Pas besoin d'avoir fait Polytechnique pour comprendre ça!

Qui est-il, ce Procureur Général? Va-t-on devoir conclure qu'il y a un grave problème juridictionnel dans cette région qui s'est déjà illustrée avec l'affaire d'Outreau et, sauf erreur, par celle de Bruay en Artois (puisqu'on en reparle à nouveau, à la télévision)? Quoi d'autre encore?

Je ne comprends pas cette obstination que l'on met à vouloir que ce mariage soit annulé alors qu'il est si simple de procéder à un DIVORCE en bonne et dûe forme. Les deux époux sont d'accord pour dissoudre leur union. Grand bien leur fasse! Où est le problème? Non! Ils veulent que le mariage soit annulé! Pourquoi donc cette obstination sinon pour des motifs religieux qui ne veulent pas dire leur vrai nom?

Et l'affaire traine depuis ... 2006! Ils auraient eu le temps, même dans le cadre de l'ancienne procédure de divorce par consentement mutuel sur requête conjointe (qui, il faut le marteler, dispense d'avoir à fournir un motif ou une explication!) qui exigeait alors deux passages devant le Juge (alors qu'il n'en faut plus qu'un seul désormais), de DIVORCER 20 fois! Pourquoi donc cette obstination à ne pas vouloir mettre en oeuvre une procédure parfaitement légale et simplissime qui ne se préoccupe pas de considérations religieuses? Pourquoi ce comportement vraiment singulier de la part du Procureur Général qui parle au nom de Rachida Dati? Il va même jusqu'à parler de "défaut de cohabitation depuis le jour du mariage"! Incroyable! Il ne sait, ce Procureur Général que le délai pouvant provoquer la dissolution du mariage, dans un tel cas, est de ... SIX ans? Il a vraiment fait ses études de droit? On va finir par se poser la question!

Et l'autre, l'avocat de l'épouse, qui ne craint pas de se couvrir de ridicule en demandant UN euro de dommage et intérêt parce que sa cliente a été ... bafouée (du fait de la publicité donnée à cette affaire ...). L'honneur de l'épouse ne vaudrait donc QUE UN SEUL PAUVRE EURO? UN SEUL? On se moque du monde!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 22:25
Je prends ici la liberté de reproduire un article du Monde ...

Revenant, comme vous le savez, d'un séjour de plus de quatre semaines aux Etats Unis, je me sens très impliqué dans la campagne électorale américaine.

Il s'agit, bien sûr, de  Sarah Palin (prononcez "Pèlen").

Il faut être juste et honnête : la "fille", mère de cinq enfants, est bien roulée!

Mais alors, dans le genre "réac insupportable", elle est aussi, hélas!, "pas mal" non plus ...

Début de citation :

"Gouverneure de l'Alaska depuis moins de deux ans, ayant fait son premier voyage hors des Etats-Unis en 2007, Sarah Palin va suivre une formation accélérée en politique internationale, à New York, à l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU. Elle rencontrera, mardi, l'ancien secrétaire d'Etat (républicain) Henry Kissinger et les présidents colombien, afghan, irakien, pakistanais et géorgien, indique le New York Times, qui commente: "Ces rencontres font partie d'un effort visant à démontrer que Mme Palin (...) est prête à agir dans le domaine de la politique étrangère et dans celui de la sécurité nationale, malgré les critiques relatives à son niveau d'expérience."
Le Washington Post précise que la candidate républicaine à la vice-présidence s'entretiendra, mercredi, avec le chanteur Bono, "dont le travail avec la campagne ONE [contre la pauvreté dans le monde] a été souvent applaudi par le candidat John McCain".
Pas étonnant que Sarah Palin se retrouve en position de possible présidente des Etats-Unis (si les républicains gagnent, si McCain ne termine pas son mandat), estime Dick Polman dans le Philadelphia Inquirer. "Elle n'est que la dernière bénéficiaire du culte national de la médiocrité, à la manière de ces candidats d''American Idol' qui deviennent instantanément célèbres parce qu'ils sont "Simplement Comme Nous", écrit-il. 

Le bénéfice de la crise financière

A qui profite la crise financière ? "L'argument conventionnel : la crise aide Barack Obama, parce que les démocrates sont meilleurs sur les sujets économiques. L'argument anticonventionnel : la crise aide John McCain, parce que les électeurs (...) se tourneront vers l'expérience et une main sûre", constate le Kansas City Star, mais il observe que le candidat démocrate a été plus prudent que le républicain dans les déclarations qu'il a faites depuis une semaine.
McCain a accusé son adversaire de réagir "comme un politicien et pas comme un dirigeant, cherchant un avantage pour lui-même au lieu d'une solution pour son pays", rapporte le service américain de l'Agence France-Presse. Pour Obama, résumé par le site de la radio  Voice of America, "le soutien passé de McCain à la dérégulation des institutions financières a contribué à faire naître la crise économique".
Le Wall Street Journal relève que les deux candidats ont adopté, néanmoins, un ton plus conciliant. McCain propose que le plan de 700 milliards de dollars (478 milliards d'euros), annoncé par George Bush et le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, soit  supervisé par trois hommes d'affaires: Warren Buffett, partisan d'Obama, le républicain Mitt Romney et le maire de New York, Michael Bloomberg, indépendant. De son côté, Obama "a fait l'éloge de M. Paulson et souhaité qu'il assure le 'processus de transition' entre l'actuelle administration et la suivante".

Les treize autos de McCain

Pendant ce temps, la bataille continue dans les Etats disputés. C'est le cas dans le petit New Hampshire, démocrate en 2004 et qui ne désigne que quatre "grands électeurs" sur 538, mais qui n'en est pas moins l'objet d'une compétition intense, selon Reuters. Dans l'Indiana, que les démocrates rêvent d'enlever aux républicains, McCain a recueilli davantage de dons qu'Obama au cours des deux derniers mois, indique le Journal Gazette de Fort Wayne. Le candidat démocrate a renoncé à rivaliser avec son adversaire dans le Dakota du Nord et y a fermé ses bureaux, rapporte le Los Angeles Times.
Et dans le Michigan, dont McCain a fait une de ses cibles ? Le Detroit News annonce que "l'image" du candidat républicain s'est dégradée dans l'Etat de l'automobile. Le Detroit Free Press fait grand cas d'une information selon laquelle le sénateur de l'Arizona possède treize autos, dont trois étrangères, alors qu'il avait affirmé n'avoir jamais acheté que des américaines."

Fin de citation.

Réac! C'est bien le mot ...
Elle défend, par exemple, l'idée que l'on puisse enseigner la théorie créationiste de l'univers ... telle que décrite dans la Bible. Ca fait peur!

Voyons, Sarah! Ce n'est pas sérieux!
Faut-il que je vous dise ici, le sens qu'il faut donner à l'assassinat d'Abel par son frère Cain? Cain, vous connaissez ... C'est un peu votre patron puisque McCain veut dire "fils de Cain" ... Pardonnez moi ce très mauvais jeu de mots. (En fait John McCain n'est évidemment pas un assassin! C'est un Sénateur de l'Arizona qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout, aussi idiot que certains veulent bien le dire).
Cain était agriculteur, c'est à dire SEDENTAIRE tandis que son "frère", Abel, était berger, c'est à dire NOMADE ... Cain a tué Abel. Cela veut simplement dire que, l'Humanité s'épanouissant, à un moment donné, les SEDENTAIRES ont supplanté les NOMADES car ce processus était tout simplement nécessaire à la survie de l'espèce qui ne pouvait plus se contenter des bien maigres fruits de la cueillette ... C'est pas sorcier!
De même Adam qui veut dire "Premier Homme" a rencontré Eve, ce qui a permis à l'Humanité d'éclore et de s'éveiller au monde ... Ils étaient heureux jusqu'au jour où leurs facultés intellectuelles en plein développement leurs ont permis de forger les concepts de "bien" et de "mal" ... ce qui leur a posé, par la suite, quantité de problèmes! Qu'est-ce qui est "bien"? Qu'est-ce qui est "mal"? Pas simple d'y répondre ... Pourquoi la femme enfante-t-elle dans la douleur, au point d'en mourir fréquement alors que cela ne semble pas être le cas des animaux? Comment auraient-ils pu comprendre que c'est la même chose pour les animaux, peut-être en bien pire même, sauf que les animaux mourant en couches sont bien vite dévorés par les hyènes et par les vautours et qu'on ne peut donc les observer en train de mourir, d'autant "qu'ils se cachent pour mourir"...
Tu vois, ma jolie Sarah, ce n'est pas compliqué! Il ne faut pas aller chercher Midi à Quatorze Heures ... C'est comme cela qu'il faut lire la Genèse de la Bible! Pas du tout "à la lettre", comme tu le fais!
Allons, reviens dans le vrai débat, s'il te plait! Et plus vite que ça! Ce n'est pas bien de déblatérer comme ça! Si tu continues, je vais demander aux Américains de te donner une grosse fessée! Tu ne l'auras pas volée, celle-là...

Petite explication de texte... Pourquoi les deux candidats s'intéressent aux "Etats"? Pourquoi concentrent-ils leurs efforts sur certains d'entre eux et en délaissent d'autres?
Il ne faut pas perdre de vue que les Etas Unis sont une FEDERATION et que le Président des Etats Unis d'Amérique est le Président de L'UNION ... Pas le Président de la Nation ni le Président de la République! C'est pas comme chez nous ... C'est pour cela que, chaque année, il fait un discours devant le CONGRES (qui réunit le "SENATE" et la " HOUSE" (of Representatives) qui s'appelle, précisément, le Discours sur l'état (sans majuscule à "état") de l'Union (avec une majuscule, au moins) ...
Chaque Etat envoie donc "ses" grands électeurs qui ne sont nullement tenus de respecter un quelconque mandat mais qui, presque toujours, le respectent quand même! Chez nous non plus, il n'y a pas de "mandat impératif"... C'est interdit par notre Constitution. Alors pourquoi pas chez eux?
Dans la plupart des Etats, les grands électeurs sont TOUS du même bord ... Il faut donc gagner chaque Etat ... Il y en a qui sont acquis d'avance à un résultat donné ... ou presque. Difficile de concevoir que la Californie puisse envoyer des grands électeurs autre que "démocrates" ... quoique ...
Ce concept de "fédéralisme" est difficile à comprendre pour un Jacobin français... mais très simple pour les Américains! Pas un seul candidat à la Présidence n'envisagerait, ne serait-ce qu'une seconde, de remettre en cause le fait que chaque Etat dispose de DEUX Sénateurs, qu'il soit "petit" ou "grand", très peuplé (Californie = 55 millions d'habitants) ou presque vide (Montana = un plus de 500.000). Allez dire à l'Etat du Vermont qu'il va devoir, content ou pas, fusionner avec l'Etat de New York, juste à côté... Vous allez vous faire, à tout le moins, injurier, voire "injured" (blessé) ou, pire, étriper!
Sont en balance l'Illinois (Chicago, l'Etat d'Obama!), l'Ohio, la Virginie (Arlington, juste à côté de Washington, le Colorado, le Minesota ... C'est comme ça, il faut s'y faire!

Affaires à suivre ... de près, de très près même!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Social-démocratie
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 14:23
Je viens d'entendre sur France Inter (c'est pas terrible mais, là, au moins, il n'y a pas de pub!) que l'affaire de Douai, c'est à dire ce mariage annulé pour cause de non-virginité de l'épouse, venait d'être examinée en appel pas plus tard que ce matin.

Ce que j'entends me révulse, ni plus ni moins!

Le Procureur de la République qui, sur demande de la Chancellerie (c'est à dire Rachida Dati), a fait appel du jugement, a clairement défendu l'idée que le mariage devait être effectivement annulé mais pour un autre motif que la non-virginité!!

Sans que cela n'étonne qui que ce soit, les parties en présence, c'est à dire l'époux et l'épouse, sont tout à fait d'accord pour cette perspective ...

En un mot comme en cent, les islamistes les plus réactionnaires, les plus rétrogrades, pourraient remporter une victoire politique phénoménale puisque, à l'évidence, même si, sur le papier, ce serait bel et bien je ne sais quel motif fumeux d'erreur sur la personnalité de la personne qui serait retenu, dans les esprits et pour l'opinion publique, ce serait, à coup sûr, le motif initial, à savoir la non-virginité de l'épouse!

A qui peut-on faire croire, en effet, que les "candidats" au mariage puissent découvrir, le soir de leur nuit de noce, que, tout compte fait, les deux personnes n'ont pas des "personnalités" compatibles et que, de ce fait, le mariage puisse et doive être annulé? A personne évidemment!

Quoi? Avant de se marier, les candidats au mariage n'auraient pas pu s'appercevoir que leurs personnalités ne concordaient pas? Et c'est donc seulement lors de la nuit de noce qu'ils auraient découvert cette incompatibilité de personnalité? De qui veut-on se moquer? Pour qui prend-t-on le Peuple de ce pays? Pour un âne collectif ou bien pour une mule, stérile comme le sont, nécessairement, toutes les mules?

Holà! Appel à la mobilisation! Il faut empêcher une telle perspective...

La seule issue républicaine, compte tenu des évolutions de la procédure de DIVORCE, notamment par consentement mutuel sur requête conjointe, c'est, précisément, le rejet pur et simple du premier jugement prononçant l'annulation du mariage.

Lorsque les époux, restés mariés, voudront, comme c'est évidemment leur droit le plus élémentaire, se séparer, il leur suffira, sans aucun délai, de présenter une requête en divorce par consentement mutuel sur requête conjointe. La procédure simplifiée actuellement en vigueur (ultra simplifiée pourrait-on dire...) permettra au Juge aux affaires familiales de pronocer le divorce  qui deviendra effectif dès le prononcé du jugement. Dans une telle procédure, les époux ne sont pas tenus de fournir la moindre explication ni le moindre motif à qui que ce soit et notamment pas au Juge. Le rôle de ce dernier consiste alors, après avoir vérifié les identités et la volonté des époux, à prononcer le divorce...
IL EST IMPOSSIBLE DE FAIRE PLUS SIMPLE!

De la sorte, il n'entrera pas dans la jurisprudence française qu'un mariage puisse être annulé ni au motif que l'épouse n'est pas vierge ni au motif, résultant manifestement d'une manipulation de l'interprétation des textes, que les personnalités des époux n'étaient pas compatibles. Ce n'est certainement pas au cours d'une nuit de noce que l'on peut s'appercevoir que des personnalités ne sont pas compatibles! Il ne faut tout de même pas prendre les gens pour plus cons qu'ils ne sont!

Attention! Le délai nécessaire à la mobilisation pour faire échec à ce que nous prépare Dati est court! Le jugement sera rendu le 17 Novembre... C'est à dire dans deux mois!

Qu'en serait-il du mariage religieux musulman qui a probablement été prononcé?

Rien de plus simple! Le mariage civil ayant été dissout, rien, absolument rien, en tout cas dans nos lois républicaines, n'empêche les époux (qui restent mariés devant leur Dieu) d'introduire une demande en ANNULATION du mariage religieux pour le motif qu'ils voudront devant leur autorité religieuse apparemment commune. Celle-ci se prononce en motivant sa demande comme elle l'entend et ... tout est bien qui finit bien :
1. Le mariage civil est DISSOUT (et non pas annulé!) sans que quiconque ait à en connaitre les raisons.
2. Le mariage religieux est annulé sans que les non-musulmans aient à s'en mêler en quoi que ce soit puisque cela, à l'évidence, ne les regarde pas.

 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 00:00
Je ne vais pas perdre mon temps dans des salamalecs, des périphrases et des mots pour ne rien dire ...

Voici ce qui, après 4 semaines et demie de présence aux Etats Unis, mérite, d'après ce que j'ai vécu, d'être retenu. Cela tient en quelques idées ou réalité particulièrement dures.

1. Dans la presse américaine, la seule information que j'ai pu voir concernant la FFFRRRANCE ... (lettres triplées volontairement) tient sur un thème : la mort de dix de nos soldats en Afghanistan.
J'allais oublier la très brève mention du candidat John Mac Cain disant que désormais, nous avions "un ami à la tête du pays". Il parlait, bien sûr, de Sarkozy.
Je n'ai rien relevé d'autre.
Cette réalité est à mettre en parallèle avec ce que j'avais pu suivre à la télévision, en Novembre 2007, quand j'y étais (encore!), en Floride cette fois. On ne parlait, abondamment cette fois, que des "riots", c'est à dire des "émeutes" de Villiers le Bel (je traduis le mot) qui se sont avérées n'être que quelques échauffourées vite mâtées ...
Une de nos amies, en visite en France, après les émeutes (les vraies, celles-là!) de Clichy sous Bois (qui avaient finies par embraser (c'est le mot) une bonne partie du pays, pour la plus grande satisfaction de nos journaleux de merde qui se plaisaient à en rajouter alors qu'il eut fallu ne pas en parler afin de contribuer efficacement à éteindre l'incendie...) s'était, sur la foi de ce qu'elle avait vu à la télévision américaine, également inquiétée sur ce seul sujet ...
J'en arrive à des "conclusions" sans doute un peu hative :
a). La France ne compte pas pour la presse américaine. Les journalistes (là-bas, ils font leur boulot et ils ne sont pas complaisants avec leurs invités) ne font rien d'autres que partir des réalités : que cela nous plaise ou non, il va falloir que nous, Français, nous nous mettions bien dans la tête, si possible une fois pour toute (ça va être dur pour certains!), que nous sommes un PETIT pays, que nous ne pesons que 1% de la population mondiale et que nous ne saurions prétendre régenter la planète ni même mettre notre grain de sel un peu partout comme au "bon temps" des "colonies".
b). La France compte nettement plus pour les Américains. L'un d'eux nous a dit qu'il n'oubliait pas que c'est la France qui leur avait apporté la démocratie. Non pas à cause de notre Révolution (elle a eut lieu APRES la leur, il ne faut pas l'oublier!) mais à cause de l'aide que le ROI Louis XVI avait apporté aux "Insurgents" contre les "Redcoats" (c'est à dire l'Angleterre, qui, depuis 6 siècles, avait institué l'Habéas Corpus et le Parlementarisme) par l'envoi de La Fayette et de Rochambeau, qui, avec beaucoup d'autres Européens (Prussiens, Polonais), ont puissamment aidé à la réussite de la Révolution américaine... Le Peuple a la mémoire longue et est toujours sincère (même quand il est dans l'erreur!). C'est rassurant.

2. Les Etats Unis d'Amérique s'interrogent. Le Peuple américain s'interroge. Il se rend bien compte que quelque chose ne va pas. Il s'en était déjà rendu compte pendant la guerre du Viêt Nam. Le choix qu'ils vont faire, en Novembre, dans 45 jours environ, sera déterminant pour l'avenir même des Etats Unis et, donc, dans une large mesure, les choses étant ce qu'elles sont, pour le Monde entier. Le Peuple américain, tout comme le Peuple français, a besoin d'ancrage dans des valeurs sûres et de protection sociale... C'est l'enjeu.
La prochaine élection va se jouer dans un mouchoir. Les Démocrates, en choisissant un leader noir (Barrack Obama) plutôt qu'une femme blanche (Hillary Clinton) se sont peut-être mis dans une situation qui n'est pas la meilleure. Il eut été préferable qu'ils choisissent, comme les Républicains, un homme blanc. C'est ainsi. On ne refait pas l'Histoire. Alea jacta est!

3. Ce très grand pays, dont je n'oublierai JAMAIS que nous lui devons le retour à la LIBERTE (l'immense cimetière de Colleville, en Normandie, est là pour nous le rappeler!), grand par sa géographie, grand par son Histoire, grand par son rôle dans les affaires du monde, aujourd'hui, n'est pas loin d'appeler à l'aide. Il éprouve le besoin d'être aimé mais n'a pas encore compris que, pour cela, il fallait qu'il se fasse mieux comprendre...
J'ai été frappé par l'importance des mémoriaux, notamment en direction de leurs grands hommes (quelquefois des femmes). Cela revient avec une insistance qui, en France, serait jugée, à coup sûr, lancinante. Il faut avoir vu le mémorial de Franklin Delanoe Roosevelt (le New Deal) qui occupe pas loin de deux hectares, à Washington. Il faut voir celui de Lincoln, qui a aboli l'esclavage, installé sur un véritable trône de 7 ou 8 mêtres de haut. Il faut voir celui de Jefferson, immortalisé par la Déclaration d'Indépendance, une statue en pied de probablement 7ou 8 mêtres de haut également. Comment ne pas voir le formidable clin d'oeil à la France dans la présence de la statue de La Fayette, à l'angle droit du square situé juste en face de la Maison Blanche et dans celle de Rochambeau, située, elle, à l'angle gauche du même square? Les deux statues LES PLUS PROCHES de la Maison Blanche sont, précisément, celles-là! Ne pas y voir l'expression d'une immense gratitude relève de la cécité imbécile.

4. Les Etats Unis ont besoin d'Etat! A l'évidence, dans le pays profond, la présence de l'Autorité Publique n'est pas suffisante. Cela se voit! Dans les rues (l'invraisemblable anarchie des fils électriques et téléphoniques; un plan d'occupation des sols quasi inexistant en dehors de la "main street"; une dispersion de l'habitat qui pose, ensuite, pour l'école notamment, un véritable et grave problème puisque ce sont les impôts locaux sur les propriétés foncières qui financent les "school bus", au détriment des équipements des classes et de la qualité des enseignants et des enseignements). Dans la démesure des routes qui reflète l'insuffisance des équipements de transports en commun... Il est clair que, aux Etats Unis, il est quasi impossible de vivre une vie normale si on n'a pas une voiture, voire deux, quand ce n'est pas trois. Je comprends mieux pourquoi les Américains voyagent peu, y compris dans leur propre pays. Sans GPS, compte tenu de la faiblesse des indications routières, on a de grandes chances de se perdre ... Une boussole peut-être la bienvenue.

5. Les Etats Unis disposent d'un formidable potentiel. Les Américains ont des idées. Ce sont des créatifs. On peut gagner beaucoup d'argent grace à une idée géniale. Il n'y a pas de frein à la création d'entreprise... et les Américains ne sont pas à quémander, sans arrêt, des aides de ceci et des aides pour cela...

6. Dans quelques semaines, je vais recevoir un formidable cadeau : cette amie, profondément francophile (comme le sont beaucoup d'Américains), va me faire parvenir un drapeau américain de 8 pieds sur 5 (2,50 mètres sur 1,50) qui aura eu l'immense privilège d'avoir flotté sur le Capitole... J'en suis profondément touché et ému. J'observe que, pour les Américains, le symbole des symboles, ce n'est pas la Maison Blanche mais le Capitole! On ne se trompe pas dans la hiérarchie des valeurs, là-bas ...   
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Social-démocratie
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /2008 02:24
Quant j'ai fait mes reservations d'avion, j'ai vraiment ete stupide! Ne faites pas la meme erreur que moi. Washington, c'est au moins 15 jours qu'il faut pour visiter le centre-ville! Je ne parle pas du reste, sinon, c'est un mois!

Aujourd'hui, j'ai porte mes efforts sur la Librairy of Congress et sur la Supreme Court... Tous ces batiments officiels sont ... majestueux! L'Empire Romain, tout neuf... Partout ou presque... Mais tout specialement au Capitole et a la Supreme Court.

Je me suis procure les trois textes fondamentaux :
1. The Constitution of United States of America. Les amendements ne sont pas "fondus" dans le texte, comme chez nous. Ils sont rajoutes au texte. Cela a fait l'objet d'un debat! L'idee retenue, c'est qu'il faut garder le texte de base et l'histoire des amendements successifs... 
2. The Declaration of Independance...
3. The Bill of Rights.

Je comprends mieux la genese de la fondation des Etats Unis d'Amerique.

Pourquoi le Senat dispose d'un pouvoir enorme, de tres loin superieur aux pouvoirs des "Representatives"..., pourquoi ceux-ci s'appellent "Representatives" ... pourquoi le Chief Justice est Chief Justice of the United States of America... Tout cela a un sens, profond.

Dans tous les "Memorials", des citations des personnages auxquels ils sont destines, porteuses de valeurs.

Toutes les guerres completement assumees... sans aucun passage a la trappe.

Des musees fabuleux! Gratuits! Pour la National Gallery of Arts, c'est, a mon rythme, au moins une semaine a elle seule. Du matin au soir... Des Matisse, des Renoirs, des Picasso, des Manets,  des Monets, des Cezane... et j'en oublie! 

Je reviendrai!   
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Bretagne Europe Ile de France
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  • J'ai 60 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

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  • : Politique Sarkozy Gauche UMP Parti socialiste Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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Bonnes citations et maximes...

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Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

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 (Pénélope)

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 Panem et circenses!
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 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
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L'amour n'est qu'un plaisir,
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 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
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(Victor Hugo)

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les jugements de cour
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 (Jean de La Fontaine)

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 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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