Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 21:50

Il y en a qui ne veulent pas voir les réalités en face ...

 

Je vais donc leur ouvrir les yeux ...

 

1. Que les Socialistes aient déjà pris position en faveur du retrait des troupes françaises d'Afghanistan est effectivement connu ... Là n'est pas le problème.

 

2. Que les Socialistes relancent leur idée de retirer les troupes françaises d'Afghanistan au motif qu'un 55 ème soldat français vient d'y perdre la vie témoigne bien de l'état d'esprit qui les anime : la faiblesse.

 

3. Mais le vrai problème est ailleurs! Car le motif invoqué n'est pas le vrai ...

Le vrai motif, c'est qu'ils entendent récupérer la "pétoche" qui taraude les trouillards ... Il est clair que le raisonnement tenu par ces "pétochards" est tout autre : Ben Laden la lessiveuse éliminé, les talimerdes vont vouloir se venger en organisant des attentats sur notre sol ... Il faut donc, d'urgence, retirer nos troupes d'Afghanistan afin que ces talimerdes nous foutent la paix!

Voilà le seule raison qui pousse les Socialistes à agir de la sorte!

 

4. Non! Il ne faut pas retirer nos troupes d'Afghanistan!

Il faut, bien au contraire, les y maintenir! Et même en renforcer le contingent ...

Le but est clair : montrer aux talimerdes qu'ils ne nous font pas peur! Montrer à tous ceux qui veulent nous amener à mettre genou en terre qu'ils n'y parviendront pas. Surtout pas par des menaces d'attentats!

 

S'il y en a qui n'ont pas encore compris, tant pis pour eux!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Pour un monde meilleur
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 23:50

Ca n'a effectivement pas loupé!Il y a des "Français" assez cons dans ce pays pour n'avoir même pas eu la pudeur d'attendre plusieurs jours avant de proclamer leur adhésion idéologique aux "talibans" ...

 

1. Il parait que "Benne Laden la lessiveuse" a été "exécuté"! Merde alors! J'aurais pas cru ... Comment mieux exprimer son hostilité aux Américains, sinon en donnant du grain à moudre aux émules de la Lessiveuse Benne Laden? Ils n'attendent que ça, les "talibans" : s'appuyer sur un "consensus français" sur l'idée que les Américains sont de vrais salauds puisqu'ils ont "exécuté la lessiveuse" ...

 

2. Les "Soces" , toujours soucieux de raccoler l'opinion publique pour tenter de gagner la future élection présidentielle (faire la pute, ils savent faire!), sont intervenus au Palais Bourbon pour demander que la France retire ses troupes d'Afghanistan puisque la lutte contre le terrorisme venait d'être gagnée! C'est à vomir! Comment peut-on être aussi con ou bien aussi "pute"?

 

3. Il est vrai que, en 1940, les "Français" étaient à 90% pétainistes (putainistes?) ... et que, en Juillet 1944, ils défilaient librement sur les Champs Elysées pour soutenir le "Putain" ... Ce qui ne les a pas empêchés de "remettre le couvert" le 26 Août en défilant, cette fois, derrière de Gaulle (derrière! pas devant! trop dangereux d'être devant!).

 

4. Allez les "Soces"! Encore un effort ... pour me convaincre de voter Marine ...

 

Excusez moi! J'ai envie de vomir! Il faut que j'aille me coucher!

 


 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Pour un monde meilleur
Donnez votre point de vue ... - Voir les 15 commentaires
Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 19:24

Ca y est! Il a enfin claboter ... 

Je n'ai pas tout suivi mais ce qui compte c'est le résultat!

 

On en saura plus dans peu de temps ...

 

Je parie à 5 contre un que l'on va trouver, en France, des "gens" (des pauvres types?) pour nous dire que :

1. Ce n'est pas vrai. La preuve, les Américains ont largué le cadavre en mer ... On ne peut donc rien vérifier!

2. Les Américains sont des salauds. La preuve, ils l'ont lâchement attaqué en territoire étranger (le Pakistan, pays avec lequel les Américains ne sont pas en guerre). Et peut-être bien en lui tirant dans le dos ... Ah! Quels dégueulasses! 

 

Eh bien, moi, je suis content! Pourvu que ça dure! Un par un, on les aura, ces "talibans" (qui étudient quoi, au juste? Taleb (pluriel taliban) = étudiant en langue arabe) ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Pour un monde meilleur
Donnez votre point de vue ... - Voir les 11 commentaires
Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 16:18

Eh oui! Encore en vacances ...

Pour les deux prochaines semaines ...

Donc, n'attendez pas de moi que je publie un nouvel article ni même que je valide vos commentaires en y répondant ou pas ...

Merci de votre compréhension.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 10 commentaires
Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 19:25

Je ne connais pas Jean-Claude Besset. J'ai, par contre, bien compris que les extrêmistes écologistes ont le souci de se rendre présentables aux yeux de l'opinion publique ...

 

Daniel Cohn Bendit, dont j'admire la gouaille et le comportement un tantinet provocateur, après son éclatant succès politique personnel lors des élections européennes (il s'en est fallu de peu qu'Europe Ecologie ne passe devant le Parti Socialiste!), après avoir eu l'idée, géniale, en créant Europe Ecologie, de tenter de prouver que l'écologie n'était ni de droite ni de gauche mais, simplement, de pur bon sens (donc plein d'avenir car la notion de "bon sens populaire" n'a pas été inventé par je ne sais quel olibrius), vient d'émettre son jugement personnel sur cette affaire qui va avoir des retombées politiques certaines ...

 

"C'est, nous dit-il, un sérieux avertissement!"

 

Quand on a l'habitude de décrypter les expressions politiques, on comprend immédiatement que Les Verts ont intérêt à bien se tenir! Il faut que Les Verts, complètement vérolés par l'extrême gauche, cessent de prétendre être les seuls à vouloir faire de l'écologie ... Il est clair, en effet, que, pour bon nombre d'écolos (on devrait plutôt dire "pseudo-écolos"), l'écologie est devenue un simple prétexte d'action contestataire ... Ils en arrivent même à prendre la défense des "sans-papiers"! Quel rapport avec l'écologie? Aucun, évidemment ...

 

Le plus simple est que vous preniez connaissance de la lettre de Jean-Claude Besset ...

 

Début de citation :

 

J'ai décidé de renoncer à toute responsabilité au sein d'Europe Ecologie-Les Verts. Cette décision est mûrement réfléchie. Elle n'est le fruit ni d'un coup de tête ni d'un coup de blues. Elle révèle l'impuissance que je ressens de plus en plus douloureusement face à une situation de conflit interne qui m'apparaît, en l'état, dominante, indépassable, broyeuse d'énergie et d'espérance. Elle vise aussi à dissiper l'illusion fédératrice que ma présence entretient dans la direction du mouvement, entre marteau et enclume.

 

Autrement dit, j'avoue l'échec, personnel et collectif : je ne souhaite plus m'épuiser à construire des passerelles alors que l'essentiel des préoccupations consiste à entretenir les suspicions ou à rêver d'en découdre pour affaiblir tel courant, détruire tel individu ou conquérir tel pouvoir. Je n'assumerai pas plus longtemps la fiction et l'imposture d'un rôle revenant à concilier l'inconciliable.

 

Si ma mise à l'écart volontaire, dont je pèse amèrement le sens négatif aux yeux des militants sincères, peut servir à quelque chose, c'est de dissiper le rideau de fumée et chasser l'hypocrisie: que les masques tombent ! Que les couteaux sortent s'ils doivent sortir ou que les convictions l'emportent enfin sur les ambitions, mais qu'au moins il se passe quelque chose, qu'Europe Ecologie-Les Verts échappe à ce climat délétère de guerre froide et de paix armée !

 

I have a dream... Oui, j'avais fait le rêve que les Assises de Lyon, le 13 novembre, seraient une date « constituante », consacrant l'aboutissement d'une démarche de dépassement collectif pour construire une force alternative, responsable et désirable, indispensable aux enjeux de l'époque. Cette journée devait marquer les esprits au point de les transformer grâce à un sentiment d'appartenance commune, emportés par une dynamique qui submergerait les inévitables aigreurs, les petits calculs, les préjugés stupides, les médiocrités recuites. J'ai cru que la force de l'essentiel l'emporterait sur les turpitudes usuelles. Qu'il y aurait donc un avant et un après Lyon...

 

Je me suis trompé. Lourdement. Il est impossible de parvenir à faire la paix entre ceux qui aspirent à la guerre.

 

Il y a bien un après Lyon... mais, à l'image du nom retenu (Europe Ecologie-Les Verts), il reproduit ce que nous avions eu tant de mal à contenir dans l'avant Lyon : le scénario des crispations et des jeux claniques, la comédie du pouvoir, le monopoly des territoires. Règlements de compte, délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie saturent à nouveau l'espace, au point de rendre l'air interne irrespirable et le travail politique secondaire.

 

La fusion-dépassement n'a pas eu lieu. Le fossé des défiances reste plus béant que jamais entre ceux supposés vouloir rester en famille et ceux suspectés de chercher le divorce pour la recomposer, rendant impossible toute entreprise commune. D'un côté, le parti où nombre de Verts verrouillent une reproduction à l'identique, avec les mêmes têtes, les mêmes statuts, les mêmes pratiques, les mêmes courants, la même communication pseudo radicale, la même orientation servile vis à vis de la gauche; de l'autre côté, la Coopérative que certains veulent instrumentaliser en machine de guerre contre le parti. Dans ces conditions, aucune discussion sereine, aucun désaccord rationnel ne peut exister. Chaque choix est hypothéqué, chaque initiative s'avère lourde de conflits.

 

Par bonheur, la dramaturgie de nos luttes fratricides en reste aux simulacres. Elle ne tue pas vraiment mais elle use, elle ronge, elle épuise, elle désespère. Certains bâtisseurs, comme mon vieux complice Pascal Durand, ont déjà pris leurs distances. A mon tour de déclarer forfait et de refuser d'assumer plus longtemps un rôle d'équilibre alors qu'on me somme chaque instant de choisir un camp, de dénoncer machin ou de sacrifier truc, de justifier le moindre acte des « autres », de prendre parti dans le choc des ego, de participer au grand concours des détestations, bref de faire tout ce que je déteste.

 

J'ai contribué à construire un mouvement que je juge désormais métastasé et auquel, pas plus que quiconque, je ne sais apporter de remèdes. Je n'entretiens aucun ressentiment, j'apprécie les qualités individuelles des un(e)s et des autres, je ne regrette rien du chemin. Mais, sous l'impact de trop fortes pesanteurs internes engendrées par les coutumes du vieux monde politique dont toutes – je dis bien toutes! - les sensibilités d'EELV portent les stigmates, la mayonnaise collective a tourné et déprécie maintenant les énergies.

 

C'est humainement insoutenable. C'est en tout cas à mille lieux du projet qui m'habitait. Je renonce donc sans rien sacrifier de mon espérance dans l'écologie politique comme horizon de survie et d'émancipation. Sous réserve, peut être, d'un sursaut durable et d'un ressaisissement collectif que mon retrait pourrait favoriser.

 

6 décembre 2010

Jean-Paul Besset

 

Fin de citation.

 

C'est suffisamment clair! Nul besoin d'en dire plus!

 

Pourtant, l'expérience m'a montré qu'il était parfois bon d'enfoncer le clou ...

 

Voici donc l'interview de Daniel Cohn Bendit lui-même sur le sujet ... (extrait de "20 Minutes")

 

Début de citation :

 

INTERVIEW - Le député européen approuve la démission de Jean-Paul Besset du mouvement écolo...

Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot, démissionne de la direction d'Europe Ecologie-Les Verts. Dans un courrier interne que s'est procuré Marianne2.fr, ce proche de Nicolas Hulot fustige les «règlements de compte, délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie (qui) saturent à nouveau l'espace, au point de rendre l'air interne irrespirable et le travail politique secondaire».

Un coup dur pour le nouveau mouvement, puisque Besset était censé chapeauter le parti avec Cécile Duflot et être le point d'équilibre entre les «europe-écologistes» et les Verts. Pour 20minutes.fr, Daniel Cohn-Bendit réagit au coup de sang de son ami :


Comment réagissez-vous à la lettre de démission de Jean-Paul Besset?


Ca fait quinze jours que je suis au courant. Moi je trouve ça très bien. Ca participe à une clarification nécessaire. On ne décrète pas une fusion [Les Verts et Europe-Ecologie ont fusionné le 13 novembre lors d’un congrès à Lyon] comme ça. C’est un processus lent. Il faut savoir dire adieu à ses propres idées, à sa propre culture et ce n’est pas facile. Le congrès de Lyon n’était qu’un écran de fumée.


Est-ce-déjà la fin d’Europe Ecologie – Les Verts?


Aujourd’hui, c’est quitte ou double! La lettre de Jean-Paul va nous obliger à nous responsabiliser. Ca peut être salvateur pour notre mouvement. Mais si on ne prend pas conscience du truc, cela peut poser problème. Je pense que les mots utilisés par Jean-Paul reflètent la réalité au sein du mouvement. Et on ne peut pas être désespéré face à la réalité.


Mais, ce matin sur BFM, Cécile Duflot a attribué ce départ à un simple «coup de mou»…


Coup de mou? C’est bien trop faible. C’est plus un avertissement que nous donne Jean-Paul…


Un avertissement pour vos adhérents et vos électeurs?


Surtout pour nos adhérents. Il faut leur laisser le temps de prendre connaissance et conscience des problèmes. Les électeurs, on a encore du temps d’ici à 2012 pour les trouver. En ce moment, ils font leurs courses de Noël.


Les dirigeants du parti ont-ils prévu de se réunir à propos de cette lettre?


Mais tout le monde est au courant depuis quinze jours. Et moi, je trouve qu’on avance quand même. Mes discussions avec Cécile [Duflot] et Jean-Vincent [Placé] sont beaucoup plus simples depuis… On est obligé de se parler franchement et ce n’est pas une mauvaise chose. Maintenant, je n’ai pas de boule de cristal : je ne peux donc pas prédire l’avenir.


Propos recueillis par Vincent Vantighem
Fin de citation.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 10 commentaires
Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 13:00

"Pôle Emploi a du souci à se faire" ..., telle est la conclusion d'un article signé Aurélien Pérol, du Parisien Libéré que vous pourrez lire ci-dessous ...

 

Début de citation :

 

 

Les jeunes des quartiers intéressent les patrons.


AURÉLIEN PEROL


D'ici à ce soir, 8 000 diplômés issus des banlieues de toute la France rencontrent des dirigeants de grandes entreprises pour tenter de décrocher un emploi.

Un petit air de bal de charité à l'américaine planait hier matin sur le centre de conventions de l'hôtel Newport Bay Club à Disneyland Paris. A l'occasion du premier grand forum de l'emploi lancé par l'association "Nos quartiers ont des talents" en partenariat avec le géant des loisirs, une belle brochette de mécènes - dirigeants de grandes entreprises du CAC 40, présidents d'université et collectivités partenaires - ont répondu à l'appel de cette structure d'aide à l'insertion lancée en 2005 par le Medef de Seine-Saint-Denis.

En présence notamment de l'ambassadeur des Etats-Unis, Charles Rivkin, et de Claude Bébéar, l'ex-PDG d'Axa engagé dans le mécénat humanitaire, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a profité de l'occasion pour affirmer l'engagement du syndicat patronal dans l'insertion des jeunes des quartiers.

«Je commence cet après-midi une série de rencontres avec les responsables syndicaux pour trouver des solutions au chômage des jeunes", a notamment annoncé Laurence Parisot, avant de rendre hommage «au modèle» de l'association Nos quartiers ont des talents.

En cinq ans, le réseau d'entreprises fondé par Yazid Chir et Raynald Rimbault, président et délégué général du Medef 93, a permis l'embauche de 3000 jeunes diplômés d'au moins bac + 4 originaires des banlieues. Un succès dû en grande partie à l'action des 2100 parrains de l'association. Ces cadres supérieurs de grandes entreprises ou de PME font profiter leurs filleuls jeunes diplômés de leur expérience et de leur réseau pour les aider à trouver le chemin de l'emploi. Avec des résultats éloquents : 60% des jeunes insérés au dispositif sont recrutés dans les six mois suivant leur inscription, alors que les diplômés bac + 4 mettent en moyenne un an avant de trouver un premier job.

Ce premier Forum national de l'emploi organisé à Disneyland Paris devrait rassembler d'ici à ce soir 8000 étudiants de la première année de licence au master 1 et 2. Face à eux, des chasseurs de tête pour la Société générale, Orange, BNP Paribas... sans oublier Euro Disney.

Parallèlement, Yazid Chir a lancé depuis peu l'extension des parrainages à l'échelle nationale : la première antenne hors d'Ile-de-France de Nos quartiers ont des talents a été mise en place en décembre 2009 à Lyon (Rhône). « D'ici à 2015, nous voulons multiplier par dix le nombre de jeunes suivis et le réseau de parrains », ont annoncé hier Yazid Chir et Raynald Rimbault... avant d'appeler à la générosité de leurs partenaires entrepreneurs. Le charity business à la française est né : Pôle emploi a du souci à se faire.


© 2010 Le Parisien. Tous droits réservés.

 

Fin de citation.

 

Il ne fait aucun doute que Pôle Emploi ne fonctionne pas convenablement ...

Je suis bien placé pour le dire puisque c'est ce que je constate, dans ma propre agence, quasi quotidiennement.

 

J'ai déjà dit, sur tous les modes et sur tous les tons, ce que je pensais de mon propre employeur PUBLIC qui fonctionne, en quasi totalité, avec de l'argent qu'il ne gagne pas (en facturant ses prestations, par exemple ...).

Cette situation a une conséquence immédiate : que Pôle Emploi travaille bien ou mal, les rentrées financières seront exactement les mêmes. Il s'ensuit que, nécessairement, Pôle Emploi travaille plutôt mal ... C'est absolument incontournable!

On pourrait doubler les moyens mis à la disposition de Pôle Emploi pour accomplir sa mission de service public que le résultat serait, à peu de chose près, le même.

 

Plutôt que de m'étendre une fois de plus sur les causes et de me répandre sur la n+unième analyse, je vais poursuivre dans la même voie : faire des propositions qui vont, certainement, apparaitre, du moins aux yeux de certains, comme audacieuses et aux yeux d'autres comme complètement stupides.

J'ai l'habitude! Ces appréciations ne me font plus, depuis longtemps, ni chaud ni froid ...

 

Voici donc quelques unes de mes propositions, déjà formulées. Bis repetita!

 

1. Il ne faut surtout pas augmenter les effectifs de Pôle Emploi. Il faut les maintenir tels qu'ils seront en 2011.


2. Il faut changer le statut juridique de Pôle Emploi. Il est, hélas!, un "Etablissement Public Administratif". Les Parlementaires ont eu beau prendre les "initiatives" qu'ils ont crû utile de prendre, rien n'y a fait.


3. Il faut que le statut juridique de Pôle Emploi devienne, par la Loi, au moins celui d'un établissement public industriel et commercial... Et même celui d'une Société Anonyme de droit privé (mais à capitaux publics).

Ce nouveau statut permettra à Pôle Emploi de facturer ses prestations à tous ceux qui trouvent utile de faire appel à ses services.


4. La contrepartie (car il y a toujours une contrepartie) sera que si Pôle Emploi veut davantage d'argent, il faudra qu'il le GAGNE! Ce n'est pas une mince affaire ... Notamment vis à vis des employeurs! Mais aussi vis à vis des "offreurs de compétences"

Supposons qu'un employeur reçoive une facture relative à une prestation qu'il n'a pas commandé ... A coup sûr, il ne la paiera pas!

Supposons qu'il reçoive une facture pour une prestation comptée DEUX fois (voire plus) ... alors qu'il ne l'a commandée qu'une seule fois ... Il ne la paiera qu'une seule fois, pas deux!

Supposons qu'il ait bien commandé la prestation mais qu'il ne soit pas satisfait de la manière dont celle-ci aura été exécutée. Certes, il devra, au mieux, la payer dans son intégralité mais ... il ne passera plus de commande!

Les trois "cas" que je donne, vous l'aurez évidemment compris, ne sont pas innocents! Ces exemples sont le reflet de pratiques EVIDENTES car nombreuses ... Elles furent, naguère, massives! La Direction se gardant bien de les dénoncer et de les REPRIMER ..., préférant réprimer ceux qui les dénonçaient!

 

Du côté des "demandeurs d'emploi" (réalité juridique et sociologique parfaitement imbécile : il ne doit pas y avoir de "demandeurs d'emploi"  mais des "offreurs de compétences"! c'est l'évidence même ...), il faut bousculer certaines pratiques et procéder à la DESTRUCTION de certains carcans juridiques ...

1. Il faut permettre à toute personne qui ressent le besoin de faire appel aux services que peut lui rendre Pôle Emploi de pouvoir s'y inscrire afin de se faire connaitre, de pouvoir être reçue en entretien afin que soit enregistrer l'expression des besoins et l'indispensable paramétrage des compétences...

Or, en l'état actuel des textes législatifs et réglementaires en vigueur, une personne qui sait qu'elle va perdre son emploi dans quelques semaines, voire même (mais c'est plus rare) dans quelques mois, NE PEUT PAS S'INSCRIRE! Et, donc, Pôle Emploi ne peut pas s'en occuper! Un comble ...

Pourtant, si les choses étaient vues avec un minimum de pragmatisme, en enregistrant la demande d'aide d'un futur licencié, Pôle Emploi pourrait anticiper le chômage de cette personne, voire, plus sûrement, prévenir son éventuel chômage de longue durée ...

Pire même ... Une personne licenciée, dispensée d'exécuter son préavis (mais néanmoins rémunérée conformément à la loi), se trouvant donc, de ce fait, immédiatement disponible, ne peut pas davantage s'inscrire ...! J'ai ainsi, personnellement, reçu, en entretien, des personnes qui étaient en demande d'aide, sachant qu'elles allaient perdre leur emploi ou l'ayant déjà perdu depuis plusieurs mois, qui venaient de s'inscrire depuis seulement quelques semaines et à qui "on" avait dit qu'elles ne seraient pas reçues avant plusieurs autres mois car ... "elles n'étaient pas au chômage depuis suffisamment longtemps"!

M.O.N.S.T.R.U.E.U.X ...

On en arriverait presque à émettre l'hypothèse que la "machine devenue folle" fabrique elle-même, en ne traitant pas les besoins des "offreurs de compétences" en heure et en temps, de futurs chômeurs de longue durée afin de produire de la matière à un futur traitement dudit chômage de longue durée ... afin de ... pérenniser les emplois de ses agents!

Il est en effet parfaitement clair que si le nombre de chômeurs diminue fortement, il va falloir réduire sensiblement la voilure si on s'en tient au périmètre d'action actuel! Qui pourrait sérieusement se plaindre que le chômage diminue? Les chômeurs? Certainement pas! Les familles des chômeurs? Pas davantage! Les agents de Pôle Emploi eux-mêmes n'ont rien à craindre d'une telle perspective  ... Quand il ne resterait que quelques milliers d'agents de Pôle Emploi faute de chômeurs pour les occuper, ces agents retrouveraient alors sans trop de difficulté un autre emploi ... à condition d'avoir des compétences à proposer sur le marché ... C'est peut-être un peu là que le bât blesse ... Mais c'est une autre histoire!

2. Il faut procéder à une simplification drastique du système de codification des compétences ... Je veux parler, là, du "fameux" R.O.M.E. , le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois ... Nous utilisons un véritable monstre ... de laquelle utilisation resurgit une proportion phénoménale d'erreurs en tous genres. Le mélange de ces inutiles complications et des faiblesses de culture générale maintes fois constatées chez les agents (Comment leur en vouloir? Beaucoup  sont entrés à l'Anpe puis à Pôle Emploi sans avoir jamais travaillé dans le secteur concurrentiel ... ou si peu ...) m'ont amené à découvrir d'ahurissantes aberrations! Maintes fois signalées par mes soins aux "autorités compétentes" ... sans le moindre effet tangible! 

Un seul exemple, particulièrement révélateur ...

Je reçois un demandeur en entretien et je constate deux choses :

a. Il est titulaire d'une maitrise de droit

b. Il est inscrit comme étant à la recherche d'un emploi d'équipier polyvalent en cuisine (en plus clair : un boulot chez Mc Do) ...

Kesako?

Je lui demande : "Vous poursuivez probablement vos études (DEA de droit?) et vous cherchez un boulot genre Mc Do pour financer vos études?"

Il me répond : "Pas du tout! J'ai terminé mes études et je recherche un emploi de juriste...". Réponse de pur bon sens! Quand on a une maitrise de droit, on peut s'inscrire à l'Anpe afin de trouver un emploi de ... juriste!

Je lui dis : "Je ne comprends pas ..."

Il me répond : "C'est votre collègue, la dernière fois, qui m'a demandé ce que JE FAISAIS ... J'étais bien équipier chez un Mc Do car il fallait que je  couvre les frais de mes études ... Il ne m'a pas demandé ce que JE RECHERCHAIS! Je lui est donc donné la réponse à sa question ... "


Comment voulez vous que Pôle Emploi remplisse correctement sa mission si, dès le départ, nous ne sommes pas capables d'enregistrer correctement les compétences que les personnes ont à offrir sur le marché et, pour les mêmes raisons, celles que les employeurs demandent? Ma critique, pour sévère qu'elle soit, n'en est pas moins de pur bon sens!

 




Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 1 commentaires
Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 13:05

Eh oui! Marion Bergeron ... et moi!

 

L'expérience m'a montré qu'il faut AUSSI penser à soi-même ... Ne pas s'oublier, encore moins se sacrifier.

 

Je ne suis pas Marion Bergeron. Je ne connais pas Marion. Je ne l'ai jamais vue ... mais j'aimerais bien la connaître!

 

Vous ne savez pas qui est Marion Bergeron? Une jeune femme de 25 ans qui a eu l'idée de :

1. Travailler à Pôle Emploi pendant 6 mois.

2. Ecrire ensuite un bouquin -excellent - dont le titre défraye la chronique et effraye certaines âmes sensibles : "183 jours dans la barbarie ordinaire".

 

Par quoi faut-il commencer? Par le positif?  Ou par le négatif?

 

Etant d'un naturel humaniste (mais pas mièvre!), je choisis de commencer par le positif.

 

Marion, votre récit est d'un brûlante, d'une cinglante, d'une salutaire vérité!

Je me reconnais un peu dans vous. Vous ne mâchez pas vos mots. Il me semble bien que moi non plus ...

 

Amis lecteur, lisez ce livre! Il vous apportera beaucoup...

Quand vous l'aurez lu, soyez sympa : donner le à quelqu'un (qui sache lire aisément, ce qui n'est pas le cas de toutes les personnes inscrites dans les registres de Pôle Emploi). Son prix est, certes, dans une hônnête moyenne mais tout le monde n'a pas les moyens de payer 18,50 euros.

Quand vous aurez accompli cette généreuse action de diffusion de la culture en direction des catégories populaires (et seulement à ce moment-là), relisez le livre et, donc, achetez en un deuxième exemplaire (de la sorte, Marion sera, peut-être, moins encline à m'en vouloir pour la suite que vous allez lire ci-après ...).

 

Voici donc le côté négatif des choses ...

 

1. Marion, avouez-le : vous êtes une "bourge" ... Pas du tout une fille du peuple. Vous êtes, plus précisément, une "bo-bo" (une bourgeoise-bohème).

Vous n'aimez pas le peuple. Le vrai peuple ... de très loin majoritaire dans ce pays.

2. Marion, avouez-le : vous êtes entrée à Pôle Emploi uniquement parce que vous étiez "en fin de droits" et, donc, parce qu'il vous fallait un boulot.

Dès le deuxième mois, vous aviez décidé de quittez le navire ...mais, cependant, vous êtes restée jusqu'au bout des 6 mois. Vous mentez quand vous dite que vous étiez une précaire car vous reconnaissez vous-même que l'on vous a proposé un CDI ... que vous vous êtyes empressée de refuser!

3. Un peu plus sordide même ... Vous êtes restée six mois car cette durée vous a permis d'acquérir de nouveaux droits à l'assurance chômage. Si vous n'étiez restée que deux mois, vous n'auriez pas acquis une prolongation du versement de vos indemnités.

4. Pure hypothèse : vous avez pris des notes (très bien!) dans le BUT de rédiger un livre ... qui va vous faire gagner pas mal d'argent (Très, très bien! Je suis particulièrement heureux d'y contribuer un peu par mon achat personnel et par mon invitation lancée auprès de mes lecteurs à faire de même selon les modalités suggérées).

Pendant tout le temps, pendant lequel vous avez rédigé votre ouvrage, vous n'étiez pas "en recherche d'emploi" ... Vous n'auriez pas dû, réglementairement, percevoir vos allocations. Pas grave! Insignifiant même! J'ai vu bien pire, assez récemment ... tel Monsieur X qui perçoit depuis 17 ans (pas 17 mois! 17 ANS!), SANS INTERRUPTION, l'allocation spécifique de solidarité (ASS) alors qu'à l'évidence, il ne cherche pas de travail. Mais, vous concernant, j'avais envie de le dire ...

 

Revenons au côté positif ... Quand on est humaniste cela fait, un peu, partie du naturel.

 

Vous avez un réel talent, Marion! Vous savez écrire. Votre récit est captivant. Vous m'avez fait rire jusqu'aux larmes tellement j'ai reconnu comme vraies les situations ubuesques que vous nous décrivez. Vous m'avez ému, même .. au moins au début ... jusqu'au moment où je me suis convaincu que vous n'étiez qu'une "bo-bo", méprisant le Peuple et, par conséquent, pour ce motif, vous-même méprisable (mais seulement pour ce motif ...).

 

Devenez romancière, Marion! Vous pouvez y réussir!

Attention! Je ne dis pas que votre livre est un roman! Je le répète : il est criant, cinglant de vérité...

 

Vous avez quitté Pôle Emploi. Excellente décision! Vous n'êtes pas faite pour ce métier. Vous êtes trop "bourge", trop "bo-bo". Si vous aviez été affectée dans une agence parisienne de l'ouest, VOUS SERIEZ RESTEE ... et vous auriez très vite adopté le comportement de votre collègue - Tentation de la Vocation, c'est ainsi que, à l'instar de vos collègues, vous la nommez - que vous épinglez (avec raison!) : vous auriez outrageusement trafiqué les compteurs, enregistré sans vergogne de fausses "mers+" (mises en relation positives) ... et vous auriez fait "carrière". Hélas pour vous, vous avez "échoué" dans l'agence-épave d'Ivry sur Seine (c'est ce que j'ai lu dans votre interview dans Le Monde, je crois) ... laquelle agence vient de subir un sérieux "lifting", semble-t-il, ce qui, vu ce que vous écrivez, vu ce sur quoi vous portez témoignage, était certainement "un peu" nécessaire.

 

Bonne chance, Marion! Suivez bien mon conseil! J'ai l'habitude! 

 

DEVENEZ ROMANCIERE ... (Je le répète : c'est un compliment! Vous pouvez réussir dans ce métier.)

 


 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 20:10

Eh, oui! Une excellente boite, j'insiste!

 

Prenez mon exemple personnel ... Et si vous n'êtes pas convaincu, c'est vraiment à désespérer!

 

1. Avec la fusion de l'ANPE et des Assedics pour donner Pôle Emploi (situation nouvelle dont je n'ai à dire que du bien comparativement à la situation antérieure, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a aucun problème à Pôle Emploi), une nouvelle Convention Collective Nationale est entrée en application le 1er janvier 2010.

J'étais agent de droit public (étant un ex-ANPE). J'avais la possibilité d'opter pour le statut de droit privé. JE L'AI FAIT. Résultat : MON SALAIRE NET A AUGMENTE D'ENVIRON 20% ...

 

2. Cette convention collective prévoyait, disposition ancienne restée en vigueur, que, passé l'âge de 60 ans, le salarié travaillerait UNE HEURE DE MOINS CHAQUE JOUR POUR LE MÊME SALAIRE. Je suis dans ce cas. Donc mon temps de travail quotidien, pour un salaire majoré de 20%, a diminué de 13, 33%.

 

3. Puis a été signé un accord d'entreprise qui permet à tout salarié de plus de 55 ans de travailler à 80% de son temps normal (soit 4 jours par semaine au lieu de 5) en étant payé à 95% de son salaire. Ayant plus de 60 ans, j'en ai donc plus de 55 (vous me suivez?). JE TRAVAILLE DONC A TEMPS PARTIEL 80% soit 4 jours par semaine pour 95% de mon nouveau salaire.

 

4. Cette disposition résultant d'un accord d'entreprise et ne faisant pas partie de la Convention Collective Nationale, ELLE S'AJOUTE à la réduction quotidienne de mon temps de travail. JE TRAVAILLE DONC 26 HEURES PAR SEMAINE SUR QUATRE JOURS, SOIT 30,66% DE MOINS POUR UN SALAIRE MAJORE DE 14% PAR RAPPORT A MON SALAIRE DE 2009.

 

5. Un nouvel accord vient d'être signé qui entre en application le 1er Janvier 2011 (c'est à dire demain ou presque) sur l'organisation et l'aménagement du temps de travail. Je n'ai pas tout compris mais j'ai bien retenu que, DESORMAIS, - COMME TOUT LE MONDE CETTE FOIS - , JE BENEFICIERAI DE 9 SEMAINES (NEUF) DE CONGES PAR AN. Cela comprend les congés payés habituels (5 semaines), les RTT (3 semaines) et une semaine de je ne sais pas exactement quoi mais j'ai bien compris que c'était UNE SEMAINE DE PLUS. A cela s'ajoutent, évidemment, les jours fériés que j'évalue forfaitairement à un équivalent de deux semaines.

 

6. Si je fais les comptes, je travaillerai sur une base annuelle d'environ 1.066 heures pour un salaire annuel d'environ 43.700 euros brut. CELA FAIT ENVIRON 41 EUROS BRUT DE L'HEURE TRAVAILLEE.


Et vous voudriez que je parte en retraite à 62 ans? ET puis quoi encore?

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 19 commentaires
Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 11:20

Cela devient un vrai problème de fonctionnement de l'ETAT ...

 

Tout le monde le sait ou presque : le Préfet de Seine et Marne (que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam) a, à la demande du Gouvernement de la République, pris un arrêté de réquisition afin de mettre au travail certains personnels grévistes de la raffinerie de Grandpuits, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur ...

 

Bien entendu, un tel arrêté ne peut pas avoir pour objet ni même pour effet de porter atteinte au droit constitutionnel de grève. Même un pauvre type comme moi, nullissime parmi les nuls en matière juridique, le sait!

 

Il découle de cet élémentaire principe que, sauf dans des circonstances très précises (déclaration de guerre par exemple, façon ancienne), il ne peut être question de réquisitionner la totalité des personnels d'une usine en grève ni même la quasi totalité.

 

Il n'est donc pas surprenant que le Tribunal Administratif de Melun ait décidé de suspendre la mise en oeuvre de cet arrêté, disons le tout net, complètement imbécile. Il faut dire merci à ce Tribunal d'avoir, implicitement, exigé que le Préfet de Seine et Marne revoit sa copie ...

 

Tout autre est le problème posé par la compétence professionnelle de ce Préfet et de ses collaborateurs du Corps Préfectoral de ce département!

 

On est, forcément, amené à se poser la question : est-il possible qu'un Préfet, nécessairement rompu au droit administratif, puisse se fourvoyer de la sorte?

 

Personnellement, j'en doute énormément! Je ne suis même pas loin de penser le contraire ...

 

Se posent alors plusieurs autres questions :

1. Le Gouvernement a-t-il bien en main SON Corps Préfectoral?

En l'occcurence, c'est le Ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, qui exerce le pouvoir hiérarchique sur l'ensemble du Corps Préfectoral. Donc, la question devient : Brice Hortefeux est-il à la hauteur de ses responsabilités au poste qu'il occupe au sein de Gouvernement de la République? Je sui enclin à penser que non. Ce n'est pas la première fois que cet homme commet de grossières erreurs d'appréciation des situations qu'il a gérer. D'une manière générale, il est une source de conflictualité ...

2. Tout comme la Magistrature est largement gangrénée par l'esprit subversif (en témoigne l'influence anormalement élevée d'un syndicat d'extrême gauche en son sein), n'en est-il pas - un peu - de même pour le Corps Préfectoral? La question mérite d'être posée. Et, donc, je la pose!

3. Dans un tel contexte, ne faut-il pas envisager que ce Préfet soit, au minimum, déplacé vers un autre poste, moins opérationnel, moins "puissant"? Le but à atteindre étant que l'ensemble du Corps Préfectoral comprenne bien que les préfets sont mutables, déplaçables et révocables "ad nutum" ... c'est à dire sans que le Gouvernement de la République ait à expliquer et encore moins à justifier sa décision.

 

Le débat est ouvert ... Jacques II est autorisé à y participer.


 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 5 commentaires
Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 20:10

Après 5 bonnes semaines de silence, il faut maintenant réagir ...

 

J'ai quelques questions à poser à ce gouvernement ...

 

1. Oui ou merde, allez-vous prendre (enfin!) TOUTES les mesures que le pur bon sens commande de prendre désormais?

 

2. Oui ou merde, avez-vous des couilles ou des rillettes dans la culotte? A moins que ce ne soit de la chair à saucisses?

 

3. Êtes-vous capables, une fois pour toutes, de retenir les leçons tirées de la simple lecture du déroulé des faits dans des situations comparables?

 

A moins d'être complètement débile, il est clair que, désormais, une REPRESSION TRES FERME de la chienlit qui se répand s'impose ...

 

Je dis bien TRES FERME!

 

Cela veut dire :

 

1. Peu importe s'il y a des blessés légers ...

2. Peu importe s'il y a des blessés graves

3. Peu importe s'il y a des morts chez les manifestants (ce qui ne veut pas dire qu'il faut faire en sorte qu'il y en ait!)

 

Si je le dis comme ça, c'est clair ? Ou bien faut-il insister? Mettre les points (poings?) sur les I (les hies?)? Mettre les barres sur les T?

 

Et j'ai bien pesé mes mots! Je les assume!

 

Comment pouvez-vous être à ce point naïfs pour ne pas voir qu'il s'agit d'un véritable mouvement de subversion?

 

Comment pouvez-vous tolérer qu'un seul lieu (public ou privé, peu importe!) soit "bloqué"?

Depuis quand le droit de faire grève (que personne de sérieux ne songe à remettre en cause, en tout cas certainement pas moi!) consiste-t-il à empêcher ceux qui veulent travailler de le faire?

Depuis quand les non-salariés ont-ils le droit de faire grève? Un commerçant qui fait grève, cela s'appelle un refus de vente ... C'est un délit depuis longtemps répertorié dans le Code Pénal. Un industriel qui ferme son usine sous un prétexte fallacieux, cela s'appelle un "lock out". C'est aussi un délit, tout aussi bien répertorié dans le Code Pénal de la République Française.

 

Déjà, en 2005, celui qui nous sert de Président, ministre de l'Intérieur au moment des faits, avait délibérément refusé de prendre les mesures qui s'imposaient alors car il pensait dur comme fer à l'élection présidentiuelle qui allait suivre en 2007... Va-t-il nous refaire le même coup aujourd'hui ... en pensant à l'élection présidentielle de 2012? Avons-nous affaire à un homme d'Etat (un vrai!) ou bien à un vulgaire politicien de seconde zone tout juste capable de jouer du menton et de rouler des épaules? J'ai besoin de savoir! Car de la manière dont va être résolue cette chienlit va en découler mon futur vote ... 

 

La chienlit, ça suffit! Stop! Ras le bol!


 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 11 commentaires
Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 15:16

Rom, Manouches, Tsiganes, Etrangers, Stigmatisation, Lois …etc.

 

 

Beaucoup de sujets de discussion, plus sûrement de polémique, vraisemblablement stériles comme c’est, hélas !, souvent le cas sur ce genre de sujet.

 

Avant de prendre quelques jours de repos, je ressens le besoin d’apporter mon grain de sel, voire même d’introduire un caillou dans la chaussure de certains.

 

Comment je vois les choses ?

 

Plutôt que de partir dans une logorrhée sirupeuse, je préfère ma méthode qui consiste à mettre les points sur I et les barres sur les T.

 

Voici, clairement martelées, quelques unes de mes idées sur le sujet qui fait polémique depuis quelques jours.

 

1.    TOUTE personne, vivant sur le territoire de la République, en situation irrégulière, doit être SYSTEMATIQUEMENT expulsée, à charge pour elle de faire les démarches nécessaires pour solliciter son entrée sur le territoire de la République auprès des consulats français à l’étranger.

2.    Toute personne ayant obtenu, depuis moins de dix ans, la nationalité française et ayant commis un crime, doit être déchue de sa nationalité puis,, après avoir purgée sa peine, être expulsée du territoire.

3.    A contrario, toute personne ayant obtenu la nationalité française depuis plus de dix ans doit se voir garantir sa nouvelle nationalité à titre définitif.

4.    Lorsqu’une personne, française ou non, commet un crime, un délit ou une contravention, elle doit être jugée exactement de la même manière sans qu’il soit tenu compte de sa nationalité. Elle doit disposer des mêmes droits que n’importe qui d’autre. Ni plus ni moins !

5.    Toute personne, française ou non, qui commet un acte dirigé contre telle ou telle personne sans autre motivation que la prise en compte des caractéristiques, notamment ethniques mais aussi religieuses, politiques, etc., de cette dernière doit être poursuivie avec fermeté. Il est hors de question que soit prise en considération je ne sais quelle « compréhension » de tels comportements du fait de je ne sais quel « contexte » ou état de « l’opinion publique ».

6.    La REPUBLIQUE FRANCAISE EST UN ETAT DE DROIT ! Un point, c’est tout. Ce principe fondamental ne peut souffrir aucune exception.

7.    Les personnes qui occupent un terrain, un logement, un lieu quelconque sans y avoir été dûment autorisées par le propriétaire des lieux doivent faire l’objet d’une expulsion de ces lieux, TOUJOURS, EN TOUTES CIRCONSTANCES, sans avoir à se préoccuper d’un quelconque relogement ou réinstallation préalable.

8.    La loi qui fait obligation aux collectivités territoriales de mettre à la disposition des « gens du voyage » un terrain afin qu’ils puissent s’y installer doit être, en l’état, appliquée jusqu’à ce qu’elle soit purement et simplement abrogée. De la sorte, l’état de droit sera mis en pratique dans les deux sens. A quoi bon voter des lois si c’est pour ne pas les appliquer ?

 

Cela étant dit, si les mesures d’expulsion sont mises en œuvre dans des conditions légales, j’y apporterai mon soutien effectif et sans faille, dans le respect des conditions de la loi.

 

Je le redis une fois de plus, sous une autre forme, toutes actions dites « punitives » conduites contre des personnes qui respectent la loi doivent être REPRIMEES sans aucun ménagement particulier.

 

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 10 commentaires
Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 00:16

 

 

 

Eolas vient de se commettre dans un article qui fait suite à celui rédigé par le même sur la décision d'inconstitutionalité des gardes à vues ordinaires.

 

Il nous explique que le Conseil Constitutionnel ayant déclaré contraire à la Constitution certains articles du Code Pénal relatif à la garde à vue avec effet au 1er Juillet 2011, c'est dès maintenant que lesdits articles sont contraires à la Constitution!

 

On en pleurerait presque!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 9 commentaires
Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 17:45

 

 

Vous trouverez ci dessous le texte de la décision du Conseil Constitutionnel, forcément rédigée dans un "style" juridique et donc un peu abrupt mais néanmoins accessible si on veut bien faire un (gros) effort. Un jour viendra, il faut l'espérer, où les juristes rédigeront leurs textes de manière à être simplement compris de TOUS ...
Mais cette décision appelle à faire des propositions en vue de progresser dans la solution du problème dit "de la garde à vue" et du vide futur créé par la décision du Conseil Constitutionnel. J'ai, finalement, choisi de vous en faire part en premier...
Quels sont donc les remèdes envisageables?

Tout d'abord un remède auquel personne ne semble songer : la modification de la Constitution elle-même! Ce n'est pas si compliqué. Il faut que le texte modificatif soit voté "en termes identiques", par les deux chambres puis approuvé par, au choix du Président de la République, le Congrès statuant à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, ou bien par le Peuple statuant par référendum.

On peut ensuite envisager de modifier les textes législatifs qui font exception en allant dans le sens d'une extension des cas dérogatoires. Pourquoi ne pas dire que tous les faits susceptibles d'être qualifiés de crime sont dérogatoires?

Puis, pourquoi ne pas étendre le champ des qualifications de crime? Je veux dire que certains faits répondent, actuellement, de la qualification de délit. La loi suffit pour qu'ils soient désormais qualifiés de crime ... Là, le Congrès n'a rien à dire. Le Sénat pas grand chose (mais le Sénat ne dit pas que des conneries, très loin s'en faut!) car c'est l'Assemblée Nationale qui a le dernier mot.

On peut aussi envisager une modidfication du fonctionnement de la garde à vue.

Par exemple, permettre la présence de l'avocat dès la première heure et interdire tout interrogatoire si un avocat n'est pas présent avant le délai d'une heure maximum (peut-être deux ...).

On peut limiter le rôle de l'avocat à l'observation du respect des règles de procédure avec défense d'intervenir pendant l'interrogatoire mais avec le pouvoir de relever ce qu'il estime être des violations des règles de procédure, étant entendu que si des règles de procédures ont été violées, cela entraine automatiquement la saisine du Juge de l'Instruction qui peut statuer en nullité des procès verbaux d'interrogatoire ...

Il faudra, par contre, dans tous les cas que lecture des droits du gardé à vue soit faite. En particulier le droit de garder le silence.
Pareillement, il faudra considérer comme vice de procédure toute question "orientée" induisant un présupposé de la part de l'interrogateur (exemple : c'est vous qui avez commis cet acte, n'est-ce pas?).

A contrario, toute personne niant avoir accompli tel acte pourrait se voir opposer un acte d'obstruction à la conduite de l'enquête si, par la suite, l'accusation est en mesure de prouver le caractère mensonger de la dénégation, légitimant une agravation de la sanction encourue, à la libre appréciation du tribunal.

On peut aussi envisager une gradation plus fine de la durée de la garde à vue selon la gravité des faits. Par exemple, la garde à vue ne pourrait en aucun cas exéder 3 heures pour une simple contravention de 4ème ou 5ème classe ; ne pourrait exéder 6 heures pour un délit exposant à une peine de prison de moins de 1 an; ne pourrait excéder 24 heures pour un délit encourant une peine de prison de moins de 5 ans, etc ...

A contrario, la garde à vue pourrait aller, de plein droit, jusqu'à 48 heures pour des faits qualifiables de crime (selon la définition étendue envisagée plus haut!) et jusqu'à 96 heures reconductible une fois pour des crimes du type terrorisme, association de malfaiteurs, actes commis en bande organisée, etc ...

On doit aussi envisager que toute personne gardée à vue mise ensuite hors de cause obtienne de plein droit un dédommagement en espèces (sonnantes et trébuchantes selon l'expression consacrée).

Toutes ces propositions sont clairement soutendues par trois objectifs :
1. Respect de la personne humaine (plus de tutoiement, de menotage systèmatique, plus de qualification "d'individu" dans les procès verbaux et autres rapports, plus de soustraction systèmatique des lacets de chaussures, de la ceinture, de la cravate, etc ...)
2. Respect des règles strictes de procédure avec possible relais de l'avocat présent, étant entendu que l'avocat doit rester coi pendant la procédure de garde à vue.
3. Diminution drastique du nombre de gardes à vue ...

Il convient de dire et de redire qu'il est scandaleux que l'on puisse mettre 780.000 personnes en garde à vue en une année!
Il convient aussi de dire et de redire qu'il ne faudrait surtout pas que les malfrats croient qu'ils vont gagner la partie.
Je rappelle aussi que je préconise la construction de 100.000 places de prison nouvelles, entièrement neuves ...

Avec de telles propositions, les avocats vont avoir du boulot. En particulier Eolas.

 

 

Voici, maintenant, le texte intégral de la décision du Conseil Constitutionnel relatif à la garde à vue. 

 

Début de citation (très larges extraits utiles au débat)

 

Décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010



LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

 

1. Considérant que les questions prioritaires de constitutionnalité portent sur les mêmes dispositions ; qu'il y a lieu, par suite, de les joindre pour statuer par une seule décision ;

2. Considérant qu'aux termes de l'article 62 du code de procédure pénale : « L'officier de police judiciaire peut appeler et entendre toutes les personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits ou sur les objets et documents saisis.
« Les personnes convoquées par lui sont tenues de comparaître. L'officier de police judiciaire peut contraindre à comparaître par la force publique les personnes visées à l'article 61. Il peut également contraindre à comparaître par la force publique, avec l'autorisation préalable du procureur de la République, les personnes qui n'ont pas répondu à une convocation à comparaître ou dont on peut craindre qu'elles ne répondent pas à une telle convocation.
« Il dresse un procès-verbal de leurs déclarations. Les personnes entendues procèdent elles-mêmes à sa lecture, peuvent y faire consigner leurs observations et y apposent leur signature. Si elles déclarent ne savoir lire, lecture leur en est faite par l'officier de police judiciaire préalablement à la signature. Au cas de refus de signer le procès-verbal, mention en est faite sur celui-ci.
« Les agents de police judiciaire désignés à l'article 20 peuvent également entendre, sous le contrôle d'un officier de police judiciaire, toutes personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits en cause. Ils dressent à cet effet, dans les formes prescrites par le présent code, des procès-verbaux qu'ils transmettent à l'officier de police judiciaire qu'ils secondent.
« Les personnes à l'encontre desquelles il n'existe aucune raison plausible de soupçonner qu'elles ont commis ou tenté de commettre une infraction ne peuvent être retenues que le temps strictement nécessaire à leur audition » ;

3. Considérant qu'aux termes de l'article 63 de ce même code : « L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, placer en garde à vue toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République.
« La personne gardée à vue ne peut être retenue plus de vingt-quatre heures. Toutefois, la garde à vue peut être prolongée pour un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus, sur autorisation écrite du procureur de la République. Ce magistrat peut subordonner cette autorisation à la présentation préalable de la personne gardée à vue.
« Sur instructions du procureur de la République, les personnes à l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature à motiver l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat.
« Pour l'application du présent article, les ressorts des tribunaux de grande instance de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil constituent un seul et même ressort » ;

4. Considérant qu'aux termes de son article 63-1 : « Toute personne placée en garde à vue est immédiatement informée par un officier de police judiciaire, ou, sous le contrôle de celui-ci, par un agent de police judiciaire, de la nature de l'infraction sur laquelle porte l'enquête, des droits mentionnés aux articles 63-2, 63-3 et 63-4 ainsi que des dispositions relatives à la durée de la garde à vue prévues par l'article 63.
« Mention de cet avis est portée au procès-verbal et émargée par la personne gardée à vue ; en cas de refus d'émargement, il en est fait mention.
« Les informations mentionnées au premier alinéa doivent être communiquées à la personne gardée à vue dans une langue qu'elle comprend, le cas échéant au moyen de formulaires écrits.
« Si cette personne est atteinte de surdité et qu'elle ne sait ni lire ni écrire, elle doit être assistée par un interprète en langue des signes ou par toute personne qualifiée maîtrisant un langage ou une méthode permettant de communiquer avec des sourds. Il peut également être recouru à tout dispositif technique permettant de communiquer avec une personne atteinte de surdité.
« Si la personne est remise en liberté à l'issue de la garde à vue sans qu'aucune décision n'ait été prise par le procureur de la République sur l'action publique, les dispositions de l'article 77-2 sont portées à sa connaissance.
« Sauf en cas de circonstance insurmontable, les diligences résultant pour les enquêteurs de la communication des droits mentionnés aux articles 63-2 et 63-3 doivent intervenir au plus tard dans un délai de trois heures à compter du moment où la personne a été placée en garde à vue » ;

5. Considérant qu'aux termes de son article 63-4 : « Dès le début de la garde à vue, la personne peut demander à s'entretenir avec un avocat. Si elle n'est pas en mesure d'en désigner un ou si l'avocat choisi ne peut être contacté, elle peut demander qu'il lui en soit commis un d'office par le bâtonnier.
« Le bâtonnier est informé de cette demande par tous moyens et sans délai.
« L'avocat désigné peut communiquer avec la personne gardée à vue dans des conditions qui garantissent la confidentialité de l'entretien. Il est informé par l'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui-ci, par un agent de police judiciaire de la nature et de la date présumée de l'infraction sur laquelle porte l'enquête.
« À l'issue de l'entretien dont la durée ne peut excéder trente minutes, l'avocat présente, le cas échéant, des observations écrites qui sont jointes à la procédure.
« L'avocat ne peut faire état de cet entretien auprès de quiconque pendant la durée de la garde à vue.
« Lorsque la garde à vue fait l'objet d'une prolongation, la personne peut également demander à s'entretenir avec un avocat dès le début de la prolongation, dans les conditions et selon les modalités prévues aux alinéas précédents.
« Si la personne est gardée à vue pour une infraction mentionnée aux 4°, 6°, 7°, 8° et 15° de l'article 706-73, l'entretien avec un avocat ne peut intervenir qu'à l'issue d'un délai de quarante-huit heures. Si elle est gardée à vue pour une infraction mentionnée aux 3° et 11° du même article, l'entretien avec un avocat ne peut intervenir qu'à l'issue d'un délai de soixante-douze heures. Le procureur de la République est avisé de la qualification des faits retenue par les enquêteurs dès qu'il est informé par ces derniers du placement en garde à vue » ;

6. Considérant qu'aux termes de son article 77 : « L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, garder à sa disposition toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République. La personne gardée à vue ne peut être retenue plus de vingt-quatre heures.
« Le procureur de la République peut, avant l'expiration du délai de vingt-quatre heures, prolonger la garde à vue d'un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus. Cette prolongation ne peut être accordée qu'après présentation préalable de la personne à ce magistrat. Toutefois, elle peut, à titre exceptionnel, être accordée par décision écrite et motivée sans présentation préalable de la personne. Si l'enquête est suivie dans un autre ressort que celui du siège du procureur de la République saisi des faits, la prolongation peut être accordée par le procureur de la République du lieu d'exécution de la mesure.
« Sur instructions du procureur de la République saisi des faits, les personnes à l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature à motiver l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat.
« Pour l'application du présent article, les ressorts des tribunaux de grande instance de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil constituent un seul et même ressort.
« Les dispositions des articles 63-1, 63-2, 63-3, 63-4, 64, 64-1 et 65 sont applicables aux gardes à vue exécutées dans le cadre du présent chapitre » ;

7. Considérant qu'aux termes de son article 706-73 : « La procédure applicable à l'enquête, la poursuite, l'instruction et le jugement des crimes et des délits suivants est celle prévue par le présent code, sous réserve des dispositions du présent titre :
« 1° Crime de meurtre commis en bande organisée prévu par le 8° de l'article 221-4 du code pénal ;
« 2° Crime de tortures et d'actes de barbarie commis en bande organisée prévu par l'article 222-4 du code pénal ;
« 3° Crimes et délits de trafic de stupéfiants prévus par les articles 222-34 à 222-40 du code pénal ;
« 4° Crimes et délits d'enlèvement et de séquestration commis en bande organisée prévus par l'article 224-5-2 du code pénal ;
« 5° Crimes et délits aggravés de traite des êtres humains prévus par les articles 225-4-2 à 225-4-7 du code pénal ;
« 6° Crimes et délits aggravés de proxénétisme prévus par les articles 225-7 à 225-12 du code pénal ;
« 7° Crime de vol commis en bande organisée prévu par l'article 311-9 du code pénal ;
« 8° Crimes aggravés d'extorsion prévus par les articles 312-6 et 312-7 du code pénal ;
« 9° Crime de destruction, dégradation et détérioration d'un bien commis en bande organisée prévu par l'article 322-8 du code pénal ;
« 10° Crimes en matière de fausse monnaie prévus par les articles 442-1 et 442-2 du code pénal ;
« 11° Crimes et délits constituant des actes de terrorisme prévus par les articles 421-1 à 421-6 du code pénal ;
« 12° Délits en matière d'armes et de produits explosifs commis en bande organisée, prévus par les articles L. 2339-2, L. 2339-8, L. 2339 10, L. 2341-4, L. 2353-4 et L. 2353-5 du code de la défense ;
« 13° Délits d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d'un étranger en France commis en bande organisée prévus par le quatrième alinéa du I de l'article 21 de l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France ;
« 14° Délits de blanchiment prévus par les articles 324-1 et 324-2 du code pénal, ou de recel prévus par les articles 321-1 et 321-2 du même code, du produit, des revenus, des choses provenant des infractions mentionnées aux 1° à 13° ;
« 15° Délits d'association de malfaiteurs prévus par l'article 450-1 du code pénal, lorsqu'ils ont pour objet la préparation de l'une des infractions mentionnées aux 1° à 14°;
« 16° Délit de non-justification de ressources correspondant au train de vie, prévu par l'article 321-6-1 du code pénal, lorsqu'il est en relation avec l'une des infractions mentionnées aux 1° à 15°.
« Pour les infractions visées aux 3°, 6° et 11°, sont applicables, sauf précision contraire, les dispositions du présent titre ainsi que celles des titres XV, XVI et XVII » ;

8. Considérant que les requérants font valoir, en premier lieu, que les conditions matérielles dans lesquelles la garde à vue se déroule méconnaîtraient la dignité de la personne ;

9. Considérant qu'ils soutiennent, en deuxième lieu, que le pouvoir donné à l'officier de police judiciaire de placer une personne en garde à vue méconnaîtrait le principe selon lequel l'autorité judiciaire est gardienne de la liberté individuelle ; que le procureur de la République ne serait pas une autorité judiciaire indépendante ; qu'il ne serait informé qu'après la décision de placement en garde à vue ; qu'il a le pouvoir de la prolonger et que cette décision peut être prise sans présentation de la personne gardée à vue ;

10. Considérant qu'ils estiment, en troisième lieu, que le pouvoir donné à l'officier de police judiciaire de placer en garde à vue toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction constitue un pouvoir arbitraire qui méconnaît le principe résultant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui prohibe toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer d'une personne mise en cause ;

11. Considérant que les requérants font valoir, en quatrième lieu, que la personne gardée à vue n'a droit qu'à un entretien initial de trente minutes avec un avocat et non à l'assistance de ce dernier ; que l'avocat n'a pas accès aux pièces de la procédure et n'assiste pas aux interrogatoires ; que la personne gardée à vue ne reçoit pas notification de son droit de garder le silence ; que, dès lors, le régime de la garde à vue méconnaîtrait les droits de la défense, les exigences d'une procédure juste et équitable, la présomption d'innocence et l'égalité devant la loi et la justice ; qu'en outre, le fait que, dans les enquêtes visant certaines infractions, le droit de s'entretenir avec un avocat soit reporté à la quarante-huitième ou à la soixante-douzième heure de garde à vue méconnaîtrait les mêmes exigences ;

- SUR LES ARTICLES 63-4, ALINÉA 7, ET 706-73 DU CODE DE PROCÉDURE PÉNALE :

12. Considérant qu'il résulte des dispositions combinées du troisième alinéa de l'article 23-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée et du troisième alinéa de son article 23-5 que le Conseil constitutionnel ne peut être saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité relative à une disposition qui a déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel, sauf changement des circonstances ;

13. Considérant que le Conseil constitutionnel a été saisi, en application du deuxième alinéa de l'article 61 de la Constitution, de la loi du 9 mars 2004 susvisée ; que les requérants contestaient notamment la conformité à la Constitution des dispositions de ses articles 1er et 14 ; que, dans les considérants 2 et suivants de sa décision du 2 mars 2004 susvisée, le Conseil constitutionnel a spécialement examiné l'article 1er qui « insère dans le livre IV du code de procédure pénale un titre XXV intitulé : " De la procédure applicable à la criminalité et à la délinquance organisées " » et comportait l'article 706-73 du code de procédure pénale ; qu'en particulier, dans les considérants 21 et suivants de cette même décision, il a examiné les dispositions relatives à la garde à vue en matière de criminalité et de délinquance organisées et, parmi celles-ci, le paragraphe I de l'article 14 dont résulte le septième alinéa de l'article 63-4 du code de procédure pénale ; que l'article 2 du dispositif de cette décision a déclaré les articles 1er et 14 conformes à la Constitution ; que, par suite, le septième alinéa de l'article 63-4 et l'article 706-73 du code de procédure pénale ont déjà été déclarés conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel ; qu'en l'absence de changement des circonstances, depuis la décision du 2 mars 2004 susvisée, en matière de lutte contre la délinquance et la criminalité organisées, il n'y a pas lieu, pour le Conseil constitutionnel, de procéder à un nouvel examen de ces dispositions ;

- SUR LES ARTICLES 62, 63, 63-1, 63-4, ALINÉAS 1er À 6, ET 77 DU CODE DE PROCÉDURE PÉNALE :

14. Considérant que, dans sa décision susvisée du 11 août 1993, le Conseil constitutionnel n'a pas spécialement examiné les articles 63, 63 1, 63-4 et 77 du code de procédure pénale ; que, toutefois, il a déclaré conformes à la Constitution les modifications apportées à ces articles par les dispositions alors soumises à son examen ; que ces dispositions étaient relatives aux conditions de placement d'une personne en garde à vue et à la prolongation de cette mesure, au contrôle de celle-ci par le procureur de la République et au droit de la personne gardée à vue d'avoir un entretien de trente minutes avec un avocat ; que, postérieurement à la loi susvisée du 24 août 1993, ces articles du code de procédure pénale ont été modifiés à plusieurs reprises ; que les dispositions contestées assurent, en comparaison de celles qui ont été examinées par le Conseil dans sa décision du 11 août 1993, un encadrement renforcé du recours à la garde à vue et une meilleure protection des droits des personnes qui en font l'objet ;

15. Considérant toutefois que, depuis 1993, certaines modifications des règles de la procédure pénale ainsi que des changements dans les conditions de sa mise en oeuvreont conduit à un recours de plus en plus fréquent à la garde à vue et modifié l'équilibre des pouvoirs et des droits fixés par le code de procédure pénale ;

16. Considérant qu'ainsi la proportion des procédures soumises à l'instruction préparatoire n'a cessé de diminuer et représente moins de 3 % des jugements et ordonnances rendus sur l'action publique en matière correctionnelle ; que, postérieurement à la loi du 24 août 1993, la pratique du traitement dit « en temps réel » des procédures pénales a été généralisée ; que cette pratique conduit à ce que la décision du ministère public sur l'action publique est prise sur le rapport de l'officier de police judiciaire avant qu'il soit mis fin à la garde à vue ; que, si ces nouvelles modalités de mise en oeuvrede l'action publique ont permis une réponse pénale plus rapide et plus diversifiée conformément à l'objectif de bonne administration de la justice, il n'en résulte pas moins que, même dans des procédures portant sur des faits complexes ou particulièrement graves, une personne est désormais le plus souvent jugée sur la base des seuls éléments de preuve rassemblés avant l'expiration de sa garde à vue, en particulier sur les aveux qu'elle a pu faire pendant celle-ci ; que la garde à vue est ainsi souvent devenue la phase principale de constitution du dossier de la procédure en vue du jugement de la personne mise en cause ;

17. Considérant, en outre, que, dans sa rédaction résultant des lois du 28 juillet 1978 et 18 novembre 1985 susvisées, l'article 16 du code de procédure pénale fixait une liste restreinte de personnes ayant la qualité d'officier de police judiciaire, seules habilitées à décider du placement d'une personne en garde à vue ; que cet article a été modifié par l'article 2 de la loi du 1er févier 1994, l'article 53 de la loi du 8 février 1995, l'article 20 de la loi du 22 juillet 1996, la loi du 18 novembre 1998, l'article 8 de la loi du 18 mars 2003 et l'article 16 de la loi du 23 janvier 2006 susvisées ; que ces modifications ont conduit à une réduction des exigences conditionnant l'attribution de la qualité d'officier de police judiciaire aux fonctionnaires de la police nationale et aux militaires de la gendarmerie nationale ; que, entre 1993 et 2009, le nombre de ces fonctionnaires civils et militaires ayant la qualité d'officier de police judiciaire est passé de 25 000 à 53 000 ;

18. Considérant que ces évolutions ont contribué à banaliser le recours à la garde à vue, y compris pour des infractions mineures ; qu'elles ont renforcé l'importance de la phase d'enquête policière dans la constitution des éléments sur le fondement desquels une personne mise en cause est jugée ; que plus de 790 000 mesures de garde à vue ont été décidées en 2009 ; que ces modifications des circonstances de droit et de fait justifient un réexamen de la constitutionnalité des dispositions contestées ;

. En ce qui concerne le grief tiré de l'atteinte à la dignité de la personne :

19. Considérant que le Préambule de la Constitution de 1946 a réaffirmé que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés ; que la sauvegarde de la dignité de la personne contre toute forme d'asservissement et de dégradation est au nombre de ces droits et constitue un principe à valeur constitutionnelle ;

20. Considérant qu'il appartient aux autorités judiciaires et aux autorités de police judiciaire compétentes de veiller à ce que la garde à vue soit, en toutes circonstances, mise en oeuvredans le respect de la dignité de la personne ; qu'il appartient, en outre, aux autorités judiciaires compétentes, dans le cadre des pouvoirs qui leur sont reconnus par le code de procédure pénale et, le cas échéant, sur le fondement des infractions pénales prévues à cette fin, de prévenir et de réprimer les agissements portant atteinte à la dignité de la personne gardée à vue et d'ordonner la réparation des préjudices subis ; que la méconnaissance éventuelle de cette exigence dans l'application des dispositions législatives précitées n'a pas, en elle-même, pour effet d'entacher ces dispositions d'inconstitutionnalité ; que, par suite, s'il est loisible au législateur de les modifier, les dispositions soumises à l'examen du Conseil constitutionnel ne portent pas atteinte à la dignité de la personne ;

. En ce qui concerne les autres griefs :

21. Considérant qu'aux termes de l'article 7 de la Déclaration de 1789 : « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance » ; qu'aux termes de son article 9 : « Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi » ; que son article 16 dispose : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution » ;

22. Considérant qu'en vertu de l'article 34 de la Constitution, la loi fixe les règles concernant la procédure pénale ; qu'aux termes de son article 66 : « Nul ne peut être arbitrairement détenu. ° L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi » ;

23. Considérant que le législateur tient de l'article 34 de la Constitution l'obligation de fixer lui-même le champ d'application de la loi pénale ; que, s'agissant de la procédure pénale, cette exigence s'impose notamment pour éviter une rigueur non nécessaire lors de la recherche des auteurs d'infractions ;

24. Considérant, en outre, qu'il incombe au législateur d'assurer la conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions, toutes deux nécessaires à la sauvegarde de droits et de principes de valeur constitutionnelle, et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ; qu'au nombre de celles-ci figurent le respect des droits de la défense, qui découle de l'article 16 de la Déclaration de 1789, et la liberté individuelle que l'article 66 de la Constitution place sous la protection de l'autorité judiciaire ;

25. Considérant qu'en elles-mêmes, les évolutions rappelées ci-dessus ne méconnaissent aucune exigence constitutionnelle ; que la garde à vue demeure une mesure de contrainte nécessaire à certaines opérations de police judiciaire ; que, toutefois, ces évolutions doivent être accompagnées des garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue ainsi que son déroulement et assurant la protection des droits de la défense ;

26. Considérant que l'autorité judiciaire comprend à la fois les magistrats du siège et du parquet ; que l'intervention d'un magistrat du siège est requise pour la prolongation de la garde à vue au-delà de quarante-huit heures ; qu'avant la fin de cette période, le déroulement de la garde à vue est placé sous le contrôle du procureur de la République qui peut décider, le cas échéant, de sa prolongation de vingt-quatre heures ; qu'il résulte des articles 63 et 77 du code de procédure pénale que le procureur de la République est informé dès le début de la garde à vue ; qu'il peut ordonner à tout moment que la personne gardée à vue soit présentée devant lui ou remise en liberté ; qu'il lui appartient d'apprécier si le maintien de la personne en garde à vue et, le cas échéant, la prolongation de cette mesure sont nécessaires à l'enquête et proportionnés à la gravité des faits que la personne est suspectée d'avoir commis ; que, par suite, le grief tiré de la méconnaissance de l'article 66 de la Constitution doit être écarté ;

27. Considérant cependant, d'une part, qu'en vertu des articles 63 et 77 du code de procédure pénale, toute personne suspectée d'avoir commis une infraction peut être placée en garde à vue par un officier de police judiciaire pendant une durée de vingt-quatre heures quelle que soit la gravité des faits qui motivent une telle mesure ; que toute garde à vue peut faire l'objet d'une prolongation de vingt-quatre heures sans que cette faculté soit réservée à des infractions présentant une certaine gravité ;

28. Considérant, d'autre part, que les dispositions combinées des articles 62 et 63 du même code autorisent l'interrogatoire d'une personne gardée à vue ; que son article 63-4 ne permet pas à la personne ainsi interrogée, alors qu'elle est retenue contre sa volonté, de bénéficier de l'assistance effective d'un avocat ; qu'une telle restriction aux droits de la défense est imposée de façon générale, sans considération des circonstances particulières susceptibles de la justifier, pour rassembler ou conserver les preuves ou assurer la protection des personnes ; qu'au demeurant, la personne gardée à vue ne reçoit pas la notification de son droit de garder le silence ;

29. Considérant que, dans ces conditions, les articles 62, 63, 63 1, 63-4, alinéas 1er à 6, et 77 du code de procédure pénale n'instituent pas les garanties appropriées à l'utilisation qui est faite de la garde à vue compte tenu des évolutions précédemment rappelées ; qu'ainsi, la conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ne peut plus être regardée comme équilibrée ; que, par suite, ces dispositions méconnaissent les articles 9 et 16 de la Déclaration de 1789 et doivent être déclarées contraires à la Constitution ;

- SUR LES EFFETS DE LA DÉCLARATION D'INCONSTITUTION-NALITÉ :

30. Considérant, d'une part, que le Conseil constitutionnel ne dispose pas d'un pouvoir général d'appréciation de même nature que celui du Parlement ; qu'il ne lui appartient pas d'indiquer les modifications des règles de procédure pénale qui doivent être choisies pour qu'il soit remédié à l'inconstitutionnalité constatée ; que, d'autre part, si, en principe, une déclaration d'inconstitutionnalité doit bénéficier à la partie qui a présenté la question prioritaire de constitutionnalité, l'abrogation immédiate des dispositions contestées méconnaîtrait les objectifs de prévention des atteintes à l'ordre public et de recherche des auteurs d'infractions et entraînerait des conséquences manifestement excessives ; qu'il y a lieu, dès lors, de reporter au 1er juillet 2011 la date de cette abrogation afin de permettre au législateur de remédier à cette inconstitutionnalité ; que les mesures prises avant cette date en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité,

DÉCIDE :

Article 1er.- Les articles 62, 63, 63-1 et 77 du code de procédure pénale et les alinéas 1er à 6 de son article 63-4 sont contraires à la Constitution.

Article 2.- La déclaration d'inconstitutionnalité de l'article 1er prend effet le 1er juillet 2011 dans les conditions fixées au considérant 30.

Article 3.- Il n'y a pas lieu, pour le Conseil constitutionnel, de statuer sur l'article 706-73 du code de procédure pénale et le septième alinéa de son article 63-4.

....

Rendu public le 30 juillet 2010.

 

Fin de citation.

Si vous souhaitez consulter l'intégralité du texte, vous constaterez que j'en ai supprimé presque la moitié des lignes car je n'ai voulu retenir que les considérants et la décision elle-même, lesquels sont les seuls éléments utiles au débat.
J'ai occulté les mentions des requérants et autres éléments purement administratifs.

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 1 commentaires
Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 18:08

Selon Eric Schmidt, Pdg de Google, inévitablement, l'anonymat sur Internet finira par être levé ...

 

Début de citation :

 

Si je regarde suffisamment vos messages et votre localisation, et que j'utilise une intelligence artificielle, je peux prévoir où vous allez vous rendre. Montrez-nous 14 photos de vous et nous pourrons vous identifier. Vous pensez qu'il n'y a pas quatorze photos différentes de vous sur Internet ? Il y en a plein sur Facebook !"


Le monde n'est pas prêt pour la révolution technologique qui s'annonce".

"La seule manière de gérer ce problème ( l'utilisation à des fins malsaines, ndr) est une vraie transparence, et la fin de l'anonymat. Dans un monde où les menaces sont asynchrones, il est trop dangereux qu'on ne puisse pas vous identifier d'une manière ou d'une autre. Nous avons besoin d'un service d'identification personnel. Les gouvernements le demanderont".

Fin de citation.

 

Voilà qui est fort intéressant!

Qu'en pensent l'impétueuse Société des Rédacteurs Anonymes? C'est à dire ceux qui écrivent délibérément sous un pseudonyme (dont ils peuvent changer 50 fois chaque jour!) dans le but de déblatérer n'importe quoi tout en rendant difficile la découverte de l'identité véritable de l'auteur ...

 

Voilà qui devrait relancer le débat!

 

Bonne réflexion!


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 5 commentaires
Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 00:00

Et voilà! La "décision" du Conseil Constitutionnel (le Conseil Constitutionnel prend des décisions; il ne rend pas des jugements ni des arrêts; cependant, c'est bien une juridiction, ce qui veut dire que ses décisons s'imposent impérativement, ce qui semble, pour le moins, hautement souhaitable ...), vient de "tomber" : le régime de garde à vue de "droit commun" (entendez : "ordinaire") est inconstitutionnel.

 

Mais, cela ne veut pas dire que l'on ne pourra plus procéder à aucune garde à vue de "droit commun" à l'avenir, ni que les personnes en garde à vue aujourd'hui doivent être libérées sur le champ ... Ouf! On respire un peu ...

 

Quand on sait que près de 500.000 gardes à vue ont été prononcées l'an dernier, alors que la population du pays n'est que de 62 millions d'habitants, on se dit que cette décision est plutôt bienvenue!

 

Il est profondément anormal que presque 1% de la population soit gardée à vue chaque année. Certes, il y a les "habitués", ceux qui sont gardés à vue deux fois voire plus chaque année. Mais, tout de même, ça fait beaucoup!

 

On assiste donc à ce paradoxe : la population, assurément, réclame un accroissement de la répression, sous toutes ses formes, parmi lesquelles il y a la garde à vue (cela ne m'est jamais arrivé mais j'imagine que ça ne doit pas être spécialement drôle!). On voit se dessiner un net raidissement allant dans le sens d'un accroissement de la répression ... et, paf! , déclaration d'inconstitutionnalité!

 

Comment en est-on arrivé là?

 

A n'en pas douter, la politique dite "du chiffre", qui a poussé la Police a mettre en garde à vue des tas de gens là où un simple passage en salle de dégrisement suffisait ou bien là où des mesures de contrôle simples n'impliquant pas la rigueur de la garde à vue suffisaient également, a conduit ladite Police à user  et donc à abuser de l'usage de cet outil ...

 

Deuxième paradoxe : si cette décision du Conseil Constitutionnel est devenue possible, c'est à cause de la réforme de la Constitution qui a rendue possible la "Question Prioritaire de Constitutionalité".

 

De quoi s'agit-il?

 

A chaque fois qu'une nouvelle loi est votée, le Président de la République, le Président du Sénat, le Président de l'Assemblée Nationale, 60 députés ou 60 sénateurs peuvent saisir le Conseil Constitutionnel afin de faire vérifier si ladite nouvelle loi est conforme à la Constitution. Fort bien! Il est heureux que l'on puisse s'assurer que des lois de l'Etat soient bien conformes à la Constitution.

 

Qu'advient-il si des lois en vigueur ont été promulguées sans que le Conseil Constitutionnel ait rendu la moindre des décisions à leurs sujets pour la bonne et simple traison que personne ne le lui a demandé, le Conseil Constitutionnel n'ayant pas le pouvoir de s'auto-saisir?

 

Avant la réforme de la Constitution, il ne se passait RIEN! Des lois pouvaient donc être appliquées tout en état potentiellement anticonstitutionnelles ... Un comble !

 

Désormais, lorsqu'une affaire est en cours de jugement, grâce à une procédure complexe, il est possible de demander au Conseil Constitutionnel de dire si oui ou non une loi susceptible d'intervenir dans l'affaire est conforme à la Constitution ... telle qu'elle est aujourd'hui (Et non pas telle qu'elle était au moment de la promulgation ... Ne pas confondre!).

 

Ainsi, par un lent processus de "conflictualité positive" (le mot est de moi), il est désormais possible de conformiser, petit à petit, notre législation à notre Constitution ...

 

Il n'y a pas lieu de s'en plaindre!

 

Il n'y a guère que les socialistes et toute la gauche qui pourraient le faire ... puisqu'ils ont voté CONTRE la réforme de la Constitution qui a rendu possible cette procédure ...

 

Chacun en tirera les conclusions qu'il voudra!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Réformer la France
Donnez votre point de vue ... - Voir les 18 commentaires

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

Des articles au hasard

  • Les fonctionnaires doivent fonctionner!
    J'ai parfois du mal à en croire mes oreilles! Encore un nouveau truc ... Des fonctionnaires qui prétendent avoir le droit de ne pas exécuter les instructions de leurs ministres ... On aura décidément tout vu! Je vois d'ici le tollé que va soulever cette remarque ... "Et le droit de grève, alors?" . Autant dire les choses clairement. Il n'est absolument pas question de toucher, si peu que ce soit, au droit de grève! ce n'est pas ce que je réclame ......
  • Joyeux Noël à tous!
    Joyeux Noël à tous mes lecteurs ... Et aussi à mes futurs lecteurs ... Joyeux Noël aux militants de la Gauche anti-libérale! Le débat reprendra très bientôt. Joyeux Noël aux ségolénistes! J'ai des tas de désirs d'avenir ... Joyeux Noël aux partisans de François Bayrou! Rien n'est joué ... Joyeux Noël aux sarkozystes! Pour l'instant, votre programme est le plus structuré ......
  • ANPE : échanges d'arguments par blogs interposés.
    Jean Daumont et moi-même venons d'échanger des arguments sur le devenir de l'Anpe. Je vous invite à lire son article sur le sujet qui résulte de la lecture du livre de Fabienne Brutus. J'y apporte mes commentaires. Il y répond ... Instructif pour ceux que cela intéresse et ils sont, sans aucun doute, assez nombreux, l'Anpe ayant été, à tort ou à raison, mise en cause ces derniers temps. Pour y accéder, vous cliquez...
  • Premier des blogs, toutes catégories confondues
    Pour la quatrième fois en quelques mois, mon "blog rank" (note indiciaire attribuée par le gestionnaire de la plateforme "Over-Blog" au gestionnaire du blog) est, ce matin de 91 et je suis classé "Premier" des 560.000 blogs gérés par cette plateforme.Je ne vais pas bouder mon plaisir.  
  • Ségo soutient Hollande ... Cela me fait plaisir et me rassure!
    Dimanche prochain, les enjeux sont clairement posés. D'un côté un candidat qui, mois après mois, semaines après semaines, jours après jours, a fait la démonstration de sa capacité personnelle à rassembler autour de lui. Il est parti de rien en terme d'appareil mais il a bien évidemment, en homme avisé, conservé les relais dont il disposait quand il était Premier Secrétaire du P.S.   De l'autre un pur produit de congrès dont la seule mission...
  • Jacques Attali face à Nicolas Baverez
    Voici la reproduction du débat opposant Jacques Attali et Nicola Baverez, première d'une série de documents extraits de mes lectures. J'ai "piqué" l'idée à François Fillon qui l'a, lui, édité sur son blog. J'espère qu'aucun des protagonistes ne m'en voudra de faire indirectement sa publicité. Historien et économiste, Nicolas Baverez vient de publier un essai fracassant, La France qui tombe...
  • Intermittents du spectacle
    La suppression des régimes d'indemnisation des intermittents du spectacle d'une part et des intérimaires d'autre part ne signifie nullement le refus de prendre en compte la spécificité de ces deux types de contrats de travail, bien au contraire. Dans la mesure où, lorsqu'un intermittent du spectacle reçoit 100 euros d'indemnités, 87 euros proviennent du régime général et seulement 13 des cotisations émanant de ce...
  • Les chauffards vont enfin avoir le feu aux fesses!
    Sages décisions en perspectives, si on en croit les journaux ... Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre!   1. Suppression des panneaux annonçant les radars. Très bien! 2. Augmentation conséquente du nombre de radars. Très bien! Combien? Au moins 10.000 de plus, j'espère! 3. Interdiction absolue d'utiliser les téléphones en conduisant. Très bien! Mais comment la faire respecter? Je suggère la confiscation immédiate, à titre...
  • Y en a que pour Nogent ...
    En réponse pratique à un certain "A" qui se permet, dans un commentaire de me tutoyer sans même avoir la courtoisie de se présenter, je publie un tract diffusé, notamment par moi, dans Nogent sur Marne mettant en cause Monsieur Martin et sa gestion dispendieuse ... Lisez ci-dessous! LE VERDICT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES SUR L’AUGMENTATION DES IMPÔTS À NOGENT. 20 secondes pour vous tenir informé sur la...
  • Procédure civile, procédure pénale
    La blogosphère permet des rencontres ... lesquelles permettent des échanges sur des sujets plus ou moins actuels. C'est ce qui vient de m'arriver. J'en ressot avec la nécessité d'apporter des précisions sur ma conception des procédures pénales et des procédures civiles. Je soutiens que les "parties civiles" dans un procès pénal (c'est à dire, pour parler comme tout le monde, les victimes) ne...
Liste complète

Navigation dans le temps

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Faites-moi de la pub!

Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

overblog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés