Revenant, comme vous le savez, d'un séjour de plus de quatre semaines aux Etats Unis, je me sens très impliqué dans la campagne électorale américaine.
Il s'agit, bien sûr, de Sarah Palin (prononcez "Pèlen").
Il faut être juste et honnête : la "fille", mère de cinq enfants, est bien roulée!
Mais alors, dans le genre "réac insupportable", elle est aussi, hélas!, "pas mal" non plus ...
Début de citation :
"Gouverneure de l'Alaska depuis moins de deux ans, ayant fait son premier voyage hors des Etats-Unis en 2007, Sarah Palin va suivre une
formation accélérée en politique internationale, à New York, à l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU. Elle rencontrera, mardi, l'ancien secrétaire d'Etat (républicain) Henry Kissinger et
les présidents colombien, afghan, irakien, pakistanais et géorgien, indique le New York Times, qui
commente: "Ces rencontres font partie d'un effort visant à démontrer que Mme Palin (...) est prête à agir dans le domaine de la politique étrangère et dans celui de la sécurité nationale, malgré
les critiques relatives à son niveau d'expérience."
Le Washington Post précise que la candidate républicaine à la vice-présidence
s'entretiendra, mercredi, avec le chanteur Bono, "dont le travail avec la campagne ONE [contre la pauvreté dans le monde] a été souvent applaudi par le candidat John McCain".
Pas étonnant que Sarah Palin se retrouve en position de possible présidente des Etats-Unis (si les républicains gagnent, si McCain ne termine pas son mandat), estime Dick Polman dans le Philadelphia Inquirer. "Elle n'est que la dernière
bénéficiaire du culte national de la médiocrité, à la manière de ces candidats d''American Idol' qui deviennent instantanément célèbres parce qu'ils sont "Simplement Comme Nous",
écrit-il.
Le bénéfice de la crise financière
A qui profite la crise financière ? "L'argument conventionnel : la crise aide Barack Obama, parce que les démocrates sont meilleurs sur les
sujets économiques. L'argument anticonventionnel : la crise aide John McCain, parce que les électeurs (...) se tourneront vers l'expérience et une main sûre", constate le Kansas City Star, mais il observe que le candidat démocrate a été plus prudent que le républicain dans les déclarations qu'il a
faites depuis une semaine.
McCain a accusé son adversaire de réagir "comme un politicien et pas comme un dirigeant, cherchant un avantage pour lui-même au lieu d'une solution pour son pays", rapporte le service américain
de l'Agence France-Presse. Pour Obama, résumé par le site de la radio Voice of America, "le soutien passé de McCain à la dérégulation des institutions financières a contribué à faire naître la
crise économique".
Le Wall Street Journal relève que les deux candidats ont adopté, néanmoins, un ton plus conciliant. McCain
propose que le plan de 700 milliards de dollars (478 milliards d'euros), annoncé par George Bush et le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, soit supervisé par trois hommes d'affaires:
Warren Buffett, partisan d'Obama, le républicain Mitt Romney et le maire de New York, Michael Bloomberg, indépendant. De son côté, Obama "a fait l'éloge de M. Paulson et souhaité qu'il assure le
'processus de transition' entre l'actuelle administration et la suivante".
Les treize autos de McCain
Pendant ce temps, la bataille continue dans les Etats disputés. C'est le cas dans le petit New Hampshire, démocrate en 2004 et qui ne désigne que quatre "grands électeurs" sur 538, mais qui n'en est pas moins l'objet d'une compétition intense, selon Reuters. Dans l'Indiana, que les démocrates rêvent d'enlever aux républicains, McCain a recueilli davantage de dons qu'Obama au cours des deux derniers mois, indique le Journal Gazette de Fort Wayne. Le candidat démocrate a renoncé à rivaliser avec son adversaire dans le Dakota du Nord et y a fermé ses bureaux, rapporte le Los Angeles Times.Et dans le Michigan, dont McCain a fait une de ses cibles ? Le Detroit News annonce que "l'image" du candidat républicain s'est dégradée dans l'Etat de l'automobile. Le Detroit Free Press fait grand cas d'une information selon laquelle le sénateur de l'Arizona possède treize autos, dont trois étrangères, alors qu'il avait affirmé n'avoir jamais acheté que des américaines."
Fin de citation.
Réac! C'est bien le mot ...
Elle défend, par exemple, l'idée que l'on puisse enseigner la théorie créationiste de l'univers ... telle que décrite dans la Bible. Ca fait peur!
Voyons, Sarah! Ce n'est pas sérieux!
Faut-il que je vous dise ici, le sens qu'il faut donner à l'assassinat d'Abel par son frère Cain? Cain, vous connaissez ... C'est un peu votre patron puisque McCain veut dire "fils de Cain" ... Pardonnez moi ce très mauvais jeu de mots. (En fait John McCain n'est évidemment pas un assassin! C'est un Sénateur de l'Arizona qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout, aussi idiot que certains veulent bien le dire).
Cain était agriculteur, c'est à dire SEDENTAIRE tandis que son "frère", Abel, était berger, c'est à dire NOMADE ... Cain a tué Abel. Cela veut simplement dire que, l'Humanité s'épanouissant, à un moment donné, les SEDENTAIRES ont supplanté les NOMADES car ce processus était tout simplement nécessaire à la survie de l'espèce qui ne pouvait plus se contenter des bien maigres fruits de la cueillette ... C'est pas sorcier!
De même Adam qui veut dire "Premier Homme" a rencontré Eve, ce qui a permis à l'Humanité d'éclore et de s'éveiller au monde ... Ils étaient heureux jusqu'au jour où leurs facultés intellectuelles en plein développement leurs ont permis de forger les concepts de "bien" et de "mal" ... ce qui leur a posé, par la suite, quantité de problèmes! Qu'est-ce qui est "bien"? Qu'est-ce qui est "mal"? Pas simple d'y répondre ... Pourquoi la femme enfante-t-elle dans la douleur, au point d'en mourir fréquement alors que cela ne semble pas être le cas des animaux? Comment auraient-ils pu comprendre que c'est la même chose pour les animaux, peut-être en bien pire même, sauf que les animaux mourant en couches sont bien vite dévorés par les hyènes et par les vautours et qu'on ne peut donc les observer en train de mourir, d'autant "qu'ils se cachent pour mourir"...
Tu vois, ma jolie Sarah, ce n'est pas compliqué! Il ne faut pas aller chercher Midi à Quatorze Heures ... C'est comme cela qu'il faut lire la Genèse de la Bible! Pas du tout "à la lettre", comme tu le fais!
Allons, reviens dans le vrai débat, s'il te plait! Et plus vite que ça! Ce n'est pas bien de déblatérer comme ça! Si tu continues, je vais demander aux Américains de te donner une grosse fessée! Tu ne l'auras pas volée, celle-là...
Petite explication de texte... Pourquoi les deux candidats s'intéressent aux "Etats"? Pourquoi concentrent-ils leurs efforts sur certains d'entre eux et en délaissent d'autres?
Il ne faut pas perdre de vue que les Etas Unis sont une FEDERATION et que le Président des Etats Unis d'Amérique est le Président de L'UNION ... Pas le Président de la Nation ni le Président de la République! C'est pas comme chez nous ... C'est pour cela que, chaque année, il fait un discours devant le CONGRES (qui réunit le "SENATE" et la " HOUSE" (of Representatives) qui s'appelle, précisément, le Discours sur l'état (sans majuscule à "état") de l'Union (avec une majuscule, au moins) ...
Chaque Etat envoie donc "ses" grands électeurs qui ne sont nullement tenus de respecter un quelconque mandat mais qui, presque toujours, le respectent quand même! Chez nous non plus, il n'y a pas de "mandat impératif"... C'est interdit par notre Constitution. Alors pourquoi pas chez eux?
Dans la plupart des Etats, les grands électeurs sont TOUS du même bord ... Il faut donc gagner chaque Etat ... Il y en a qui sont acquis d'avance à un résultat donné ... ou presque. Difficile de concevoir que la Californie puisse envoyer des grands électeurs autre que "démocrates" ... quoique ...
Ce concept de "fédéralisme" est difficile à comprendre pour un Jacobin français... mais très simple pour les Américains! Pas un seul candidat à la Présidence n'envisagerait, ne serait-ce qu'une seconde, de remettre en cause le fait que chaque Etat dispose de DEUX Sénateurs, qu'il soit "petit" ou "grand", très peuplé (Californie = 55 millions d'habitants) ou presque vide (Montana = un plus de 500.000). Allez dire à l'Etat du Vermont qu'il va devoir, content ou pas, fusionner avec l'Etat de New York, juste à côté... Vous allez vous faire, à tout le moins, injurier, voire "injured" (blessé) ou, pire, étriper!
Sont en balance l'Illinois (Chicago, l'Etat d'Obama!), l'Ohio, la Virginie (Arlington, juste à côté de Washington, le Colorado, le Minesota ... C'est comme ça, il faut s'y faire!
Affaires à suivre ... de près, de très près même!
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