Jeudi 21 août 2008
Provincetown, vous connaissez? Non, évidemment... Rassurez-vous. J'étais exactement dans la même situation hier (ou avant-hier, selon que l'on est aux Etats Unis ou en France).

C'est à Provincetown que les "pélerins" (pilgrims) du Mayflower débarquèrent, venant d'Europe, en l'an de grâce 1620, femmes et enfants inclus, avec l'idée bien arrêtée de s'y installer durablement.

L'aventure du Mayflower, avec ses 102 personnes à bord, c'est en quelque sorte l'acte fondateur de la démocratie américaine. Ce sont ces "colonists" qui ont déclaré, dans un acte dont tous les petits américains apprennent l'existence et l'essence, qu'ils se soummettraient à leurs lois propres tout en acceptant la soumission du Roi d'Angleterre, de France et d'Irlande...

???

Oui, oui! je l'ai lu! "du roi d'Angleterre, de France et d'Irlande"... Que voulez-vous... Ils ne lisaient pas les journaux et ne savaient donc pas que l'Angleterre avait perdu la guerre de 100 ans et que le Roi d'Angleterre n'exerçait donc aucun pouvoir sur le royaume de France. Comme quoi les nouvelles, mêmes répandues par la rumeur, ne vont pas aussi vite que l'on croit!

Provincetown présente aussi une autre caractéristique... C'est une ville dont la "Commercial Street" est quasi exclusivement dédiée aux homosexuels... Ca donne un environnement "légèrement" coloré. Amusant, même! 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 20 août 2008
Connaissez vous les Amish? Peut-être pas...

Ce sont des gens qui, il y a au moins 200 ans, ont décidé d'arrêter le temps, le progrès, etc... et de vivre comme on vivait à cette époque!

Donc, pas de voitures, que des chevaux!

Une tenue vestimentaire comme il était de mode de s'habiller à cette époque... Pittoresque à souhait ... à condition de ne pas en être!

Ils cultivent leur champs avec des attelages de chevaux . Quatre puissantes bêtes attelées de front sur la charrue, la herse, etc ... Je les ai vu!

Ils se déplacent dans une voiturette hippomobile tractée par un seul cheval, une jolie bête, ayant très fière allure. Signe particulier : le cheval trotte tout le temps. Je n'en ai pas vu un seul se déplaçant "au pas" ...

Mais les Amish gèrent des motels... pas question de payer avec une carte de crédit! Du cash, rien que du cash! Pas question de payer le dimanche. C'est un jour sacré et ce jour là, ils ne manipulent pas d'argent... Qu'à cela ne tienne! Vous payez le samedi ou bien le lundi! Le dimanche n'est pas gratuit!

Aujourd'hui, à Plymouth, j'ai vu une voiture sur laquelle était écrit "Pure presbytherian church of New York"... C'est le "pure" qui m'a intrigué. Il doit y avoir des églises presbythérienne impures... du moins aux yeux des "purs"! Les Amish sont-ils purs ou impurs? Je n'en sais fichtre rien!    
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 20 août 2008

J'ai tellement de choses à vous dire que je ne sais pas par quoi commencer ...

Parlons des églises!

Il n'y en a pas autant que de drapeux américains... J'en ai vu jusqu'à 6 pour une seule maison!

Mais il y a beaucoup d'églises... Beaucoup, beaucoup!

En France, c'est simple. Il y a un village avec SON église... plus ou moins désaffectée, vieille généralement de plusieurs centaines d'années ... Dans les grandes villes, il y en a évidemment plusieurs... L'Histoire, le nombre d'habitants ...

Ici, aux Etats Unis, il y a plusieurs églises... entendez par là, plusieurs communautés de pensée. Les évangélistes, les presbytériens, les baptistes, les mormons, les catholiques, etc ... Chacune avec SON église, plus ou moins bien implantée sur le territoire, plus ou moins reliée avec d'autres ... Très compliqué!

Dans un pays profondément individualiste (il vaut mieux être riche et bien portant plutôt que pauvre et malade!), les églises sont un puissant facteur de lien social. Pas plus tard que ce matin, j'ai pu voir qu'un spectacle de marionnettes pour enfants se déroulait dans ... une église. Ne me demandez pas si c'était des baptistes ou des "épiscopaux" ... Je n'y comprends strictement rien! Mais un spectacle de marionnettes dans une église, ce n'est quand même pas banal! A entendre les cris de joie des enfants, ça devait leur plaire ...

Bien entendu, chaque église est dotée  de son parking... Aux Etats Unis, il est assez rare d'avoir tout sous la main. Avoir une voiture (quand on a les moyens de s'en payer une) fait partie de la norme ...puisqu'il faut faire des miles et des miles pour faire ses courses, pour faire tout ce que la vie appelle ... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mardi 19 août 2008
Je n'ai pas vraiment eu le temps de terminer mon article d'hier...

Aujourd'hui, je vais vous parler des ... poteaux électriques!

Ce que je vois est absolument sidérant ... C'est l'anarchie la plus totale! Il y en a PARTOUT. Généralement en bois, comme les poteaux téléphoniques chez nous... Même pas capables de creuser une tranchée pour enfouir tout ça en bon ordre!

Ca mérite un arrêt sur image...

Ici, c'est à dire aux Etats Unis, les compagnies fournisseuses de courant électrique sont très nombreuses et ont, chacune, leur propre réseau de distribution .... avec ses propres cables... et ... ses propres poteaux!

Ca donne une sorte de bordel dans les rues... Parfois plusieurs cables sur un même poteau ou bien, pire encore, un cable par poteau et, donc ... plusieurs poteaux pour désservir un même endroit!

Pas très esthétique, tout ça! Va falloir qu'ils fassent un effort ... et qu'ils comprennent la différence qu'il y a entre une concurrence  normalement organisée, c'est à dire sereine, et une concurrence anarchique ... qui donne le résultat que l'on sait et que je viens de vous décrire ...

Sans compter les autres conséquences comme cette gigantesque panne électrique en 1989 (je crois) qui a provoqué une brusque recrudescence des naissances neuf mois plus tard! A croire que les spermatozoïdes ne se déplacent que la nuit! En tout cas, pas par les fils électiques ...(ce soir là, ils ne fonctionnaient pas et n'acheminaient rien du tout).

Plus embêtant encore... Les panneaux indicateurs de toutes sortes que l'on trouve (ou plutôt que l'on ne trouve pas!) le long des routes...

Ca devient très pénible!

Il est extrêmement difficile de savoir à combien de km (pardon : à combien de miles!) se trouve la prochaine ville. d'ailleurs, à proprement parlé, il n'y a pas de ville! En tout cas pas centre ville ... Rien comme chez nous! 

Normal, ils sont chez eux ...

On ne devine pas de cohérence d'ensemble dans la pose des panneaux et très peu dans le choix des panneaux eux-mêmes! A'heure où je vous écris (22h15 à Cape Cod, c'est à dire 04H15 à Paris, mais le lendemain!), je suis bien obligé d'avouer que je n'ai pas tout compris... 

Deux solutions :
1. Avoir un GPS mais celui que l'on vient d'acheter ne fonctionne pas (problème de batterie).
2. Avoir des cartes TRES détaillées du secteur ...

 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 18 août 2008
Eh oui! j'y suis encore ... J'y étais en Novembre/Décembre 2007, en Floride ...

Cette fois-ci, c'est Washington, Boston, les chutes du Niagara, Pittsburg et Philadelphie qui sont les "points cardinaux" de ma visite de quatre semaines, commencée le Vendredi 15 Août et qui se terminera le Dimanche 14 Septembre, là où il avait commencé, à IAD ...

IAD? International Airport Dulles ... L'aéroport de Washington, tout simplement!

Ma première impression, c'est un sentiment que, aux Etats-Unis, la paranoïa semble s'agraver ...

Nous avons atterri à Dulles à 19H30 environ. J'ai pu, enfin retrouvé mon épouse qui m'attendait de l'autre côté de la zone de contrôle d'accès, à 21H00 ... 

N'ayant pas de passeport biométrique (c'est du moins l'explication que je me suis donné), j'ai fait l'objet de DEUX contrôles qui n'ont toutefois duré que 5 minutes chacun! Il n'en a pas été de même avec ceux qui me précédaient ...

Ma deuxième impression, c'est l'invraisemblalble floraison de drapeaux américains... Il y en a partout! Les simples particuliers pavoisent, en permanence, alors que  nous, en France, on ne pavoise pas, même pas le 14 Juillet ...

A mon avis, il y a une explication commune entre ces deux impressions : un net renforcement du patriotisme (nationalisme?) du Peuple américain ... En deux jours pleins de visite, j'ai du voir, au moins, un bon millier de "Stars and Stripes" ("les étoiles et les bandes", que nous traduisons par la Bannière Etoilée), très vraisemblablement beaucoup plus car vous imaginez fort bien que je ne les compte pas!

Les Américains ont ressenti avec une réelle indignation l'attentat du 11 Septembre. 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps - Communauté : Pour un monde meilleur
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Jeudi 14 août 2008
A quoi bon les querelles de mots?

N'y a-t-il pas suffisamment de sujets de querelles politiques (Quels choix faut-il faire pour l'avenir?), de querelles sociales (Comment faut-il répartir les richesses produites par ceux qui travaillent?), de querelles idéologiques (Quel est le meilleur système?)?

Est-il bien nécessaire de rajouter un objet de querelle supplémentaire en faisant une fixation sur  un mot?

Je ne le crois pas.

La récession (que nos "valeureux" journaleux de merde appellent, toute honte bue, la "croissance négative"! Mais oui ...), c'est la diminution nette de la quantité de richesses produites sans prendre en considération la dérive des prix (que l'on appelle encore, plutôt improprement, l'inflation) sur une période donnée.

Le mois est une période trop courte ... L'année est une période trop longue ... Le trimestre semble acceptable. Va pour le trimestre!

La valeur absolue des richesses produites résulte évidemment d'un "calcul" qui s'apparente davantage à une estimation.

Stricto sensu, on ne connait la valeur de la production intérieure brute (P.I.B.) qu'avec un décalage de ... cinq ans (environ)! C'est le temps nécessaire pour pouvoir consolider d'une manière fiable les éléments de la Comptabilité Nationale que les entreprises sont tenues de fournir dans leurs déclarations de toutes sortes qu'elles font, chaque mois, chaque trimestre, chaque année.

Il n'est évidemment pas question que l'on attende cinq ans pour obtenir des indicateurs définitifs!

Si on n'est pas certain des premières données fournies, on est, par contre, beaucoup plus certain des évolutions à court terme. Si je ne sais dire si le PIB est de 100 ou de 110 c'est évidemment gênant! Mais si je peux estimer que son évolution est de 2%, toutes choses égales par ailleurs, c'est un indicateur précieux. Certes, le PIB sera soit de 102 soit de 112,2 mais le nouvel écart d'incertitude ne sera que de 0,2 sur un base initiale de 100... autant dire quelque chose d'insignifiant.

On sait estimer l'évolution d'un P.I.B. du moins en France! Et certainement dans de nombreux autres pays économiquement très développés (j'émets quelques réserves au sujet de l'Italie).

L'économie d'un pays se conduit comme on conduit une voiture.

Les informations arrivent dans le cerveau du conducteur qui prend les décisions dans le dixième de seconde ... Il n'y a qu'un seul conducteur!

Les dirigeants du pays (ceux qui, par leurs décisions, influent rapidement sur le cours des choses ... autrement dit, pas seulement les membres du gouvernement mais aussi les chefs des grandes entreprises et les dirigeants des grandes institutions, notamment monétaires) sont...beaucoup plus nombreux! Est-ce un bien? Est-ce un mal? Je penche nettement pour la première appréciation... L'unicité du pouvoir me fait peur...

Il est évident que si le volume des richesses produites diminue alors même que la population stagne ou, "pire", augmente, un délicat problème de répartition des dites richesses se pose alors! Des protestations en perspective...

Pourquoi y a-t-il récession?

On peut ergoter longtemps sur la diminution de la demande, la diminution de l'offre, etc... et, par conséquent, sur la nécessité ou pas de développer la demande (en décrétant une hausse du pouvoir d'achat!) ou sur la nécessité de développer l'offre (en favorisant les investissements... mais lesquels?). cela ne présente pas un gros intérêt... La sagesse commande de laisser les choses aller leur cours en veillant simplement à ce que le camion France (un très très gros poids lourd!) ne verse pas dans le fossé... d'où il sera extrêmement difficile de l'en sortir attendu que l'on extrait assez facilement un vélo du fossé, un peu plus difficilement une voiture et nettement plus difficilement un attelage articulé de 42 tonnes... Un pays tout entier, je ne vous dis pas...

Il y a récession parce que les conditions de la production ne sont pas satisfaisantes pour les producteurs, soit qu'ils ont du mal à se faire payer, soit parce que les carnets de commandes ne sont pas suffisamment remplis, etc... On ne s'en sort pas... des explications plus ou moins oiseuses pour ne pas dire vaseuses!

Un chose est absolument évidente : si la valeur comptable des entreprises n'est pas fiable, la confiance que l'on peut avoir dans celles-ci diminue. Elle diminue même très très vite, beaucoup plus vite que la fiabilité elle même. Il y a certainement un effet multiplicateur de nature exponentielle...

Il faut donc prendre le temps de remettre à plat l'ensemble des bilans des entreprises...

Il y a deux méthodes pour cela.
1. Dire que, à titre exceptionnel, les entreprises pourront réévaluer leurs bilans respectifs (en plus ou en moins!) sans que cela ne provoque de hausse de l'impôt "société" mais seulement, éventuellement, une baisse... Les entrepreneurs ne craignent pas de proceder à une telle opération car, dans tous les cas, ils sont gagnants. Cette méthode se traduit par une baisse des rentrées fiscales de l'Etat. C'est donc un choix politique. Une loi est nécessaire...
2. Mettre en place un véritable impôt sur le patrimoine, au taux très très faible,
conduisant naturellement les entreprises à évaluer correctement, EN PERMANENCE, leurs bilans. Pour les empêcher de tricher, il suffit de fixer deux règles :
2.1. Est taxable tout ce que la personne "morale" (l'entreprise) possède quand bien même elle aurait dû emprunter pour acquérir le bien.
2.2. Tout bien peut faire l'objet d'un rachat pur et simple par l'Etat à un prix de 10% plus élevé que la valeur déclarée.
Voilà de quoi assainir, en douceur, l'ensemble d'une économie de tout un pays... C'est tout le contraire de je ne sais quelle politique "conjoncturelle" qui conduit à faire zigzaguer un énorme poids lourd... sur une chaussée recouverte de verglas!

Bonnes réflexions!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
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Mercredi 13 août 2008
A lire certains blogs, on finirait par se demander si une troisième guerre mondiale n'est pas en train de s'enclencher dans cette région du globe...

Il est temps d'en revenir à une vision réaliste de la situation et des rapports de forces...

1. Le Président Saakachvili a été démocratiquement élu et les élections législatives qui ont suivi l'on conforté dans son autorité puisque son camp a obtenu 60% des voix, soit nettement plus que ce qu'obtiennent les partis politiques dans les démocraties "occidentales" qui restent, quoi qu'on en dise, une solide référence.

2. On peut être démocratiquement élu et commettre néanmoins de grosses balourdises. Ainsi est, à n'en pas douter, une énorme balourdise l'intervention militaire en Ossétie du Sud dont tout le monde sait que cette région n'a, historiquement, strictement rien à voir avec la Georgie mais que son rattachement à ladite Georgie est bien la séquelle d'une des élucubrations démentes de Staline...

3. La balourdise dans l'action est presque toujours précédée d'une balourdise dans la réflexion. Ainsi, croire que la Russie va accepter, sans broncher, que la Georgie rejoigne l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN; NATO en anglais) relève de la cécité politique pure. Il faut rappeler, car beaucoup l'ignore, que ledit traité a été construit en 1949 dans le but évident de faire échec à un non moins évident et possible débordement de l'Union Soviétique sur toute l'Europe.  C'est ainsi que chaque Etat membre de l'OTAN a l'obligation de porter son armée à la frontière d'un autre Etat membre si celui-ci est attaqué par un pays non-membre.
En clair, tous les Etats membres de l'OTAN doivent porter leur armée à la frontière commune entre la Georgie devenu membre de l'OTAN et la Russie. On comprend donc aisément que la demande d'adhésion de la Georgie à l'OTAN mérite un examen TRES ATTENTIF. Il est des circonstances où, avant de prendre une décision, il faut y regarder à deux fois et même à trois ou quatre fois...
Imaginons que tous les pays qui ont une frontière commune avec la Russie fassent une telle demande et que cette demande soit acceptée; la Russie ne pourra que se sentir encerclée par des forces hostiles... Cette perspective est donc impensable.

4. Monsieur Saakachvili doit se faire une raison : il n'est pas chargé d'être le fer de lance des démocraties occidentales contre le régime russe quoi que l'on puisse penser du régime en question... Contente ou pas, la Georgie sera sacrifiée si c'est le prix à payer pour éviter une troisième guerre mondiale.

5. Au train où vont les choses, les Etats Unis vont devoir envisager de renoncer à leur projet d'installation d'un système anti-missiles en Tchéquie. Théoriquement destiné à neutraliser les Etats voyous tel l'Iran, un tel système anti-missile a pour effet de neutraliser AUSSI les missiles russes... mettant ainsi à nu toute la stratégie de défense de la Russie qui reste basée, avec les missiles, sur une logique de dissuasion ("si tu me frappes, je te frappe ou je frappe tes alliés"). Je n'ai personnellemùent pas envie d'être au milieu du champ de bataille ...

6. Je tiens désormais pour plausible une démission de Monsieur Saakachvili de la Présidence de la Georgie dans un délai raisonable... A trop vouloir fanfaronner, on risque de se brûler les ailes. Cet homme n'a pas la carrure d'un Chef d'Etat.

7. En l'état actuel des choses, il n'y a pas d'autre voie que la "finlandisation" de la Georgie, n'en déplaise aux Georgiens eux-mêmes. Rappelons que la "finlandisation" est une expression née de l'état "relationnel" de la Finlande avec son voisin soviétique de l'époque au temps de la guerre froide. Elle était bien obligée d'accepter d'être le tampon entre l'Est et l'Ouest. Elle avait un régime politique de type occidental mais entretenait des relations "amicales" avec son voisin soviétique. Que pouvait-elle faire d'autre?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mardi 12 août 2008
Là, il va falloir que l'on s'y mette! Tous! Droite ou Gauche, peu importe ... Tous!
Faute de quoi, on n'y arrivera pas ...

Arriver à quoi?

A mettre à la raison tous ces journaleux de merde qui nous polluent notre espace et qui deviennent carrément nauséabonds ...

Un certain Pierre Le Coz, dont je n'avais JAMAIS entendu parler avant, mais qui est tout de même Vice-Président du Comité National d'Ethique, une structure dont la mission est de donner un avis, quand on le lui demande, sur toutes les questions éthiques que peut soulever tel ou tel problème et plus encore les éventuelles solutions envisagées (par exemple, le vote d'une loi relative aux questions de santé) a été questionné sur le sujet de la maladie d'Alzheimer qu'il semble bien connaitre. Bref! Une structure honorable dont le sérieux ne saurait être mis en cause et un homme certainement tout aussi honorable car j'imagine que l'on ne devient pas vice-président d'un truc pareil uniquement par hasard.

Dans un article paru dans un numéro récent du Point, un journaleux de merde (en l'occurrence une journaleuse ...) dont il vaut mieux que l'on ne connaisse jamais le nom de peur de salir ses géniteurs lui prête des propos qu'il n'a EVIDEMMENT jamais tenu ...

Ceci l'amène à publier une réponse que je publie, comme d'autres, intégralement.

Début de citation :

Cher Monsieur

Je ne puis que comprendre votre légitime indignation à la lecture des propos qui m’ont été prêtés dans le magazine Le point du 3 juillet dernier. Je dois vous dire que j’ai été moi-même très triste de voir à quel point cette revue pourtant notoire avait orienté mes propos dans un sens « prescriptif » alors que j’avais parlé dans un style descriptif.

Dire « voilà vers quoi nous allons aller si nous ne relevons pas loyalement le défi », cela ne revenait pas du tout à dire « il faut sacrifier tous les vieux qui perdent la tête ! » Tous ceux qui me connaissent depuis suffisamment longtemps pourront vous confirmer qu’il n’est pas pensable que j’ai pu tenir de tels propos à la journaliste qui a monté ce dossier. Je puis vous assurer que jamais je n’aurais pu être élu à la vice-présidence du Comité si j’étais un défenseur de ce genre d’idéologie. Les membres du Comité m’ont élu parce qu’ils savent mes positions et connaissent mes publications.

Je m’investis depuis 10 ans dans des formations et anime des manifestations relatives aux aspects éthiques et relationnels de la maladie d’Alzeihmer et participe chaque année à Marseille à la journée nationale de la maladie d’Alzeihmer au Conseil général ; je co-organise à partir de la rentrée prochaine un Certificat universitaire « éthique et maladie d’Alzheimer » au sein de l’espace éthique méditerranéen de La Timone à Marseille.

Le problème avec ce genre de magazine est que l’interviewé ne se voit pas proposé de relire l’entretien (du moins lorsqu’il ne s’agit pas d’une « star »’, ce qui est mon cas, nonobstant les responsabilités que j’exerce au sein du CCNE). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a aujourd’hui quasiment plus aucun membre du CCNE qui accepte de répondre aux journalistes, ce qui pourrait nous poser des problèmes de visibilité sociale. Cette déformation grotesque et choquante de mes propos risque encore d’aggraver notre méfiance et conduire le Comité national d’éthique à une sorte de mutisme. Je ne doute pas que vous exerciez votre métier avec professionnalisme ; mais ne pensez-vous pas que le journalisme en France traverse une crise grave ? Beaucoup de questions me sont venues à l’esprit depuis que j’ai lu cette interview : que se passe-t-il au juste aux sein des rédactions des grands magazines français ? Assistons-nous à un retour à un ultra-libéralisme néo-darwinien ? Devons-nous craindre le retour à une « droite pure et dure » ? Est-ce que l’article de cette journaliste n’a pas été déformé par ses supérieurs hiérarchiques qui auraient jugé mes propos trop nuancés, insuffisamment « percutants » ? N’ai-je pas été assez « sensationnaliste » au goût de certains ? Je n’ai pas de réponse à ces questions.

J’ai été stupéfait de lire que j’avais été présenté au tout début de l’entretien comme « un fin connaisseur des systèmes de protection sociale » (sic), ce que je ne suis en aucun cas ! Je n’ai jamais écrit une seule ligne sur ce sujet et je suis formel : je n’y connais strictement rien en systèmes de protection sociale !

Quand j’ai lu cette contre-vérité manifeste dès les premières lignes de présentation de mon CV, j’ai compris que le piège s’était refermé sur moi et que j’allais participer d’une propagande dans laquelle je ne me reconnais absolument pas. Chacun en aura la preuve en lisant mon livre sur L’empire des coachs : une nouvelle forme de contrôle social (chez Albin Michel), qui est une dénonciation sans concession de l’idéologie de la rentabilité (idéologie que l’on me prête dans cet entretien, ce qui est le comble).

Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte ces compléments d’information et d’essayer de m’aider à rétablir la vérité. Car au-delà de ma personne, m’accabler serait une manière indirecte de discréditer le Comité d’éthique, dont la légitimité a déjà été gravement mise en cause par une conseillère de L’Élysée en février 2008. Il faut que les citoyens aident et préservent le Comité d’éthique car, quand une société n’a pas ou n’a plus de Comité d’éthique (Chine, Russie...), la démocratie et la liberté d’expression sont en danger. Le Comité est d’une instance de vigilance dont aujourd’hui plus que jamais peut-être nous avons le plus grand besoin. Pour le CCNE, l’éthique est le courage de conserver les problèmes au lieu de les liquider dans des « solutions » (je n’ose dire des « solutions finales »...).

J’ai découvert à mes dépents que Le Point avait décidé de changer de politique éditoriale et de renouveler son lectorat… J’en prends acte et saurai en tirer les leçons qui s’imposent.

En vous remerciant d’avance pour votre aide, je vous prie de croire, cher Monsieur, en l’assurance de ma fidélité aux valeurs que vous défendez et de ma parfaite considération.

Pierre Le Coz (vice–président du CCNE)

Fin de citation.

A quoi bon commenter?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mardi 12 août 2008
Je n'y résiste pas!

J'ai trouvé, sur un blog que je ne connaissais pas une nouvelle version de cette célébrissime chanson que j'ai apprise à l'école, quand j'étais petit ... et que je fredonne encore assez souvent, soit à ma petite fille, soit lorsque je suis sous la douche!

En voici les paroles ainsi que l'adresse du blog où je l'ai trouvé ...

Ach, la claire fontaine!
M’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si verte
Que je n’ai pu m’y baigner
Il y a longtemps que l’hygiène
Aurait pu s’en occuper
 
Sous les feuilles de chêne qui restent à la forêt
Sur la plus haute branche un rossignol râlait :
Il y a si peu d’oxigène avec toutes ces fumées !“
 
Crache, l’usine crache, la rivière est si près
Le ciel a la gangrène, le soleil est caché
Il y a longtemps que la plaine
Pleure ses beaux champs de blé
 
Je voudrais que la rose fût planté sans engrais
Et que l’eau de la source eût encore à chanter
Le temps des claires fontaines
Que jamais je n’oublierai
 

Ach, la claire fontaine
Paroles: R. Bacri/ J. Werner
Musique: Trad./F. Silcher


http://uppsala.over-blog.com/article-21888536-6.html

C'est quand même beau, non! C'est même excellent! Rendez lui visite ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Pour un monde meilleur
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Dimanche 10 août 2008
Du Nord au Sud? ... Ou bien de l'Est à l'Ouest? Depuis que Dougachvili, Iossip de son prénom, s'est avili dans la découpe "à la russe" ... la question est posée.

"Dougachvili? Iossip? C'est qui, ce mec?"
Comment? Vous ne connaissez pas Dougachvili?
Et si je vous dis "Le Petit Père des Peuples"? Toujours rien?
Et le Goulag?
"Ah! Le Goulag! Oui, évidemment ... Soljénitsyne!"
Vous y êtes ... Enfin... presque!
"STALINE?"
Mais, Bon Dieu, c'est bien sûr ... Staline, évidemment!
"Quel rapport avec l'Ossétie?"

Allez ... Je vous ai fait suffisamment lanterner ... Je vais tout vous dire.

Il était une fois, un homme, un Georgien (pas un "ricain" de Georgie ... un de ceux qui sont venus se faire tuer sur les plages de Normandie pour nous permettre de retrouver la liberté) qui avait une vision assez spéciale de la géographie ... Comme il était le grand patron, à Moscou, et qu'il était aussi georgien, il avait conservé un "certain" sens de la famille, un certain sens du "pays" (le sien!)... qu'il trouvait un peu petit. Il lui vint donc cette idée "géniale" de l'agrandir ... comme ça! Pour faire "bien"! Mais, en même temps, pas trop non plus car il fallait que "ses" Georgiens restent majoritaires! Sait-on jamais!
Qu'à cela ne tienne ... On fait dans la découpe "à la russe"! L'Ossétie du Sud à la Georgie et l'Ossétie du Nord à la Russie ... Quelque chose du même niveau intellectuel que la ligne de partage de la Pologne après l'invasion par les Allemands ...

Forcément, ça laisse des traces! C'est fou ce que les peuples, avec ou sans "Petit Père", ont la mémoire longue!

Et ce qui devait arriver arriva ...

A la chute de "l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques", en 1991 ... les Georgiens ont conservé l'Ossétie du Sud et la Russie l'Ossétie du Nord ... Et tant pis pour les Ossètes!

Sauf que, passé le temps du grand chambardement, l'Histoire étant "un peu" têtue, les Ossètes du Sud voulurent rejoindre les Ossètes du Nord ... Forcément, puisqu'ils avaient en commun d'être Ossètes! Les peuples ont parfois de ces idées ... Têtus, je vous dis! Ca n'est pas réservé qu'aux Bretons d'être têtus (et je suis bien placé pour le savoir)! Tous les peuples sont comme ça ...

Circonstance aggravante ...Les Georgiens (de l'Est, c'est à dire de Dougachvili) sont, dans l'intervalle, passés "à l'Ouest" ... avec Saakachvili, lequel aime bien un autre Georges, sorti du "buisson" (comprenez : Georges Bush)!  Les Georgiens aiment Georges (Bush, pas Marchais!). Pendant ce temps, les Russes sont restés russes ... avec Poutine.

Ca se corse!  (Ah, merde ... Manquait plus que ça!) ... Non! Aucun rapport avec notre île! Ouf!

Bref! Tout ça pour dire que, si la guerre éclate, aujourd'hui, entre la Georgie et la Russie, c'est bien à cause de Dougachvili ...

Détail piquant : la statue de Staline est toujours en bonne place au centre ville de Tbilissi, capitale de la Georgie! Les bombes, elles, ne sont pas très précises ... Ce sont toujours les gens du peuple qui les prennent sur la gueule!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Samedi 9 août 2008
C'est sous ce titre que Claude Beata, vétérinaire comportementaliste, signe un article dans Le Monde daté du Vendredi 8 Août ...

J'ai participé, bien involontairement, il y a quelques jours (et même déjà quelques semaines, le temps passant si vite ...) à une polémique assez rude sur le sujet des chiens dangereux (voire, peut-être, des maitres dangereux) ...

Aujourd'hui encore, je reçois des visites assez nombreuses sur le sujet sur mon article du 28 Août 2007 ... J'ai du interrompre la possibilité d'y laisser des commentaires sinon je serais encore, en ce moment même, en train d'y répondre...

Je ne suis pas loin de souscrire à plusieurs idées défendues par Claude Beata ... Pas à toutes cependant.

Par exemple, la nécessité de trouver une troisième voie entre les passionnés des animaux en général et des chiens en particulier d'une part et les quidam, comme moi, qui pensent plutôt en tonnes de crottes sur les trottoirs ... et en nombre de morsures (Dieu merci, ça fait plus de trente ans que cela ne m'est pas arrivé! Pourvu que ça dure!)

Claude Beata nous explique qu'une loi a été adoptée le 15 Mai dernier "renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux" devant 12 députés ... ce qui est très peu, certes, mais qui prouve que le sujet, dans l'opinion publique, ne fait pas polémique. D'un côté les partisans des chiens, dont certains hyper-virulents, de l'autre, l'immense majorité des gens qui pensent qu'il faut assurer la sécurité des personnes, même si elles ne sont pas d'accord sur les voies et moyens à mettre en oeuvre ...

J'aurai appris de cette polémique que la catégorisaton des chiens en espèces dangereuses et non dangereuses est une idiotie ... dont j'ai été victime, n'ayant pas pris le temps d'une réflexion suffisante sur le sujet. Claude Beota n'a pas tort de parler de mensonge politique au sujet de la catégorisation car il semble établi qu'un chien est avant tout dangereux non en lui même mais à cause de son maitre qui s'avère incapable de le maitriser et qui représente donc, de ce fait (le maitre et non le chien!) un danger pour la société. Le raisonnement vaut pour le port d'une arme à feu : quiconque n'est pas capable de se servir correctement d'une arme à feu doit se voir interdire le droit d'en porter une et même d'en posseder. J'espère que tout le monde sera d'accord là-dessus!

Je rejette l'idée qui consiste à ne prendre en considération que les seuls accidents mortels ... Toutes les morsures doivent être comptabilisées ..., à fortiori si elles sont sérieuses (entrainant une hospitalisation, par exemple).

Je rejette l'idée d'une contractualisation des rapports entre maitres et ... chiens. Elle n'a aucun sens. Les chiens ne peuvent évidemment pas contractualiser!

Je préconise, par contre, une vraie contractualisation entre la société, représentée par les pouvoirs publics, et les maitres des chiens, "dangereux" ou pas.
 L'une des sanctions infligeables aux maitres des chiens ne consisterait-elle pas, sur décision de justice, à interdire à un maitre ayant eu un accident impliquant son ou ses chiens, de posseder un chien? J'insiste : SUR DECISION DE JUSTICE! Pas sur décision administrative ...
Pareillement, ne doit-on pas envisager, à titre conservatoire, que le chien mordeur d'un maitre soit, APRES COUP, retiré de la garde de ce dernier, tout en continuant d'être entretenu, aux frais du maitre, par un organisme spécialisé dont la liste serait établie en concertation avec les associations de protection de l'espèce canine?

En contrepartie, toute personne convaincue de mauvais traitements infligés à un chien (ou n'importe quel animal) serait sévèrement sanctionnée, y compris en répondant du chef d'inculpation de barbarie. J'ai pu voir, tout récemment, sur la "toile", les inadmissibles atrocités dont a été victime une chienne , atrocités allant visiblement jusqu'au viol!

Les Humains ont des droits sur les animaux, cela parait difficile à contester ... Ils ont donc, en contrepartie, des DEVOIRS! Si on  n'est pas capable, quelqu'en soit la raison, de s'occuper convenablement d'un animal, on doit faire le choix raisonné et raisonnable de ne pas en avoir. C'est la solution de pur bon sens qui doit prévaloir.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 7 août 2008
La CFTC, syndicat dont je ne suis pas membre mais, selon une paraphrase ... audacieuse (normale sur ce blog!), que je ne hais point (A moi, comptes! Deux maux!), ne me jettera pas la pierre (venant d'eux, ça serait même carrément scandaleux!) si je reproduis ici même le moyen de visionner la video qu'il vient de lancer, crûment ... (mais la vérité, même crue, ne ment pas!) ...

http://www.tousuniquestousunis.com/spip.php?article84

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Réformer la France
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Mardi 5 août 2008
Quoique l'on puisse penser de celui qui devint, probablement malgré lui, un "leader" politique, il faut, c'est l'évidence même, rendre un hommage appuyé à ce romancier qui a eu le courage, au péril de sa vie, de dénoncer le système carcéral soviétique, ce fameux Goulag, système concentrationnaire prétendument "humain" (puisque la "prison", c'était, paraît-il, bien pire).

Je me souviens avoir lu, outre le fameux "archipel", Le Premier Cercle, Une Journée d'Ivan Denissovitch, Le Pavillon des Cancéreux ... Excellents romans, crûs de vérité!

Soljénitsyne fut aussi un penseur ....

Un de mes lecteurs régulier m'a fait parvenir des textes de cet auteur ...
Je vous les livre.

Début de citation :

 Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

  La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant....
 
  Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Ca méritait d'être rappelé!
N'est-ce pas une excellente façon de lui rendre hommage?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vendredi 1 août 2008
Le 28 Août 2007, c'est à dire il y a onze mois environ, j'ai publié un article intitulé "Euthanasie obligatoire de tous les chiens susceptibles d'être dangereux".

A l'époque, il n'avait, tout au plus, suscité que quelques commentaires desquels il ressortait que mon point de vue apparaissait comme un peu excessif. Appréciation qui n'était peut-être pas fausse ...

Mais il s'agissait d'un billet d'humeur, donc nécessairement "tranché" voire provoquant! C'est le genre qui veut ça.

Depuis une dizaine de jours, il est revenu sur le devant de la scène, sans que j'en sois pour quoi que ce soit . Pas moins de 250 commentaires! Du jamais vu sur mon blog!

Je me suis efforcé de répondre à la quasi totalité des commentaires reçus, y compris les propos insultants ... (j'ai été comparé à Hitler!).

J'annonce clairement que, désormais, je ne répondrais à aucun autre commentaire. Je ne peux pas consacrer la quasi totalité de mon temps libre à cette question!

J'ai, tout aussi clairement, annoncé que j'offrais mon blog aux défenseurs des chiens "catégorisés" qui sont, semble-t-il, dans le collimateur des pouvoirs publics, ce qui les a amené à réagir avec la vigueur que l'on pourra constater.

Toute personne qui souhaiterait publier un article raisonné sur le sujet tendant à établir des propositions (audacieuses, évidemment!) permettant d'apporter des solutions au problème posé est la bienvenue ... Je pense, là, tout particulièrement, à des commentateurs sérieux qui ont bien voulu comprendre que l'on pouvait être en désaccord et engager un débat serein ...

J'espère qu'ils sauront saisir l'opportunité que je leur offre d'accéder à un lectorat qui n'est pas leur lectorat habituel, sur les blogs que la plupart d'entre eux gèrent, tout comme je le fais avec mon propre blog.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mercredi 23 juillet 2008
On nous en donnera acte : la CGC n'est pas une habituée des cortèges et des manifs! Nous sommes plutôt dans le genre "responsable", même si on ne déteste pas dire des choses avec des mots parfois appuyés ... Cela ne leur en donne que plus de poids!

Cette loi sur le temps de travail et sur l'extension du "forfait jour" est scandaleuse! Je l'ai déjà écrit! Je le ré-écris!

Mais voici ce qu'en dit la CGC, très officiellement, par la plume de Gérard Labrune.

Début de citation :

Monsieur le Président,
 

« Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps… »

J’apprécie au plus haut point la fidélité à vos engagements de candidat Président. Ainsi donc je devrai travailler 235 jours au lieu de 218 auparavant selon la loi qui vient d’être adoptée. Fort heureusement, je garde le bénéfice de mes week-ends et de mes jours de congés. L’affaire ne me coûte que mes jours fériés chômés payés et mes jours de RTT, qui constituaient le maigre retour des 60 à 70 heures par semaine que j’effectue pour conserver mon job.

Certes, je ne suis pas encore aussi omniprésent dans mon entreprise que vous l’êtes vous-même au service de notre pays. Votre engagement permanent sur l’événementiel aux quatre coins du monde est stupéfiant. J’apprécie personnellement, Français moyen il est vrai, le retour en famille et les heures que je consacre à mes enfants. Il m’arrive d’aller encore à la campagne où mes parents se sont retirés frileusement ; petites retraites obligent ! Mais nous espaçons ces visites à notre corps défendant : l’essence est devenue si chère ! le pouvoir d’achat si malheureusement stagnant… Grâce à vous, je vais travailler plus et gagner plus : 17 jours valorisés de 10%… Et pourquoi pas 25% ? Pourquoi donc cette discrimination, Monsieur le Président ? En quoi est-elle justifiée. Serais-je un paria, possesseur de je ne sais quelle situation privilégiée qui mérite le laminage par l’imposition et pour le reste à vivre la portion congrue ?

Monsieur le Président, il faut que je vous dise, combien je suis en désaccord avec ces nouvelles dispositions qui seront sans doute acceptées dans mon entreprise par le seul syndicat encore présent après la loi sur la représentativité. Je gage que le dialogue aura été en l’occurrence plus facile que par le passé. Sera-t-il aussi fructueux, aura-t-il meilleure consistance, dans l’avenir ?

Monsieur le Président, votre rythme des réformes me donne le tournis et il m’arrive de prioriser les thèmes alors qu’ils sont tous importants. Mais cette loi sur le temps de travail m’interpelle particulièrement et me semble totalement inutile, inique et plus frappée du sceau de la revanche que de l’analyse fondée.

Dans ces conditions, le senior que je serai dans quelque temps n’a qu’une hâte, c’est d’échapper à la pression et au stress des conditions de travail.

Comment concilier cette envie avec une nécessité économique que je comprends bien par ailleurs, celle d’équilibrer nos régimes de retraite par répartition ?

Même si je n’en suis pas à reprendre un slogan bien connu « À bas les cadences infernales », « je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps » pour exprimer à travers elle tout le malaise d’une population laborieuse qui souffre, fut-elle de l’encadrement.

Fin de citation.

S'il plait à Sarko de faire le choix d'aller droit dans le mur en klaxonnant, il est libre ... Mais, il faut qu'il y aille tout seul!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Réformer la France
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Si vous voulez trouver ...

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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  • Alors, les Socialistes! On veut bloquer la machine à réformer?
    C'est ce que l'on va finir par penser .... 4.000 amendements par-ci, 3.000 amendements par-là ... Juste une paille! Et encore faut-il compter les sous-sous amendements, c'est à dire les amendements visant à amender un amendement! La (mauvaise) plaisanterie a assez duré ... Fin de la récréation! Le plus cocasse, c'est de voir cette pauvresse de Titine s'époumoner dans la présentation d'un contre plan de relance de ... 50 milliards d'euros dont la supression de la loi dite...
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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • : Jacques Heurtault
  • propositions-audacieuses
  • : Homme
  • : 09/12/1949
  • : Bretagne Europe Ile de France
  • : France Politique Europe Economie Emploi
  • : J'ai 58 ans. Je suis agent de l'ANPE. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • : Marié/Pacsé/Union libre

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Sarkozy Gauche UMP Modem Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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