Jeudi 8 juin 2006 4 08 /06 /Juin /2006 17:37

Deux récents drames (un enfant assassiné, un autre très grièvement blessé avec énucléation) ayant pour acteurs des chiens dits "de défense" (en réalité d'attaque) me conduisent à une prise de position radicale.

Mieux vaut prévenir que guérir! Des faits de ce genre vont, statistiquement, se reproduire si rien n'est fait.

Naguère, une loi, une de plus, a été votée puis promulguée, visant à réglementer sévèrement l'usage de chien dits "de défense". Les deux races les plus fréquement citées sont les pittbulls et les rotweilers.

Il faut bien en convenir : l'efficacité des mesures prises jusqu'à présent est pour le moins contestable.

Aussi, je préconise que l'on fasse table rase de toute sentimentalité à l'égard de ces bestiaux. Une interdiction pure et simple de possession doit être prescrite par les autorités. Faute de quoi, on en viendra pas à bout.

Et qu'on ne vienne pas m'expliquer que les propriétaires sont des gens malheureux, en mal d'affectivité ou qui se sentent menacés!

Et pas davantage que ces bestiaux sont en réalité très doux ou, pire encore, qu'ils ne sont pas responsables ...

Euthanasie SYSTEMATIQUE de tous les pittbulls et autres rotweilers qui vivent sur le territoire.

La sécurité d'un seul être humain, a fortiori d'un enfant, vaut plus que la valeur marchande ou affective de tous les rotweilers de France (et de Navarre ...). 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 23:14

J'ai repêché le script de l'intervention du Général de Richoufftz le 02 Juin dernier, sur RMC. Intéressant par la netteté, la clairvoyance et l'absence de parti pris politicien. Lisez plutôt.

Début de citation.

Le Général Emmanuel de Richoufftz, retraité de l’armée depuis jeudi, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h35. Celui que l’on surnomme le "Général des banlieues" (surnom dont il est très fier) a notamment réagi aux déclarations de Ségolène Royal préconisant un encadrement militaire des jeunes de plus de 16 ans auteurs de délits et revient sur son opération "1 permis, 1 emploi" qui, malgré son succès, n’a pas été renouvelée par les autorités.

 

CONTRE UN SERVICE OBLIGATOIRE

 

Le Général de Richoufftz est opposé à tout service obligatoire rappelant au passage à propos du service militaire qu’il a connu, que "50% des jeunes ne le faisaient pas, y échappaient avec la bénédiction de nos élus d’ailleurs". "Si vous créez une usine à gaz impersonnelle dans laquelle on y met des fonctionnaires qui ne savent pas ce qu’est un soldat ou ce qu’est un Français délaissé dans les banlieues, on va à l’échec. Je crois plutôt à des structures, comme je les ai montées, extrêmement légères adossées à quelque chose de plus solide qui pourrait être la Défense , le ministère de ceci ou le ministère de cela. Encore faudrait-il que dans les différents ministères on s’entende..."

 

ECOLES MILITAIRES

 

"Je souris parce que je suis un enfant de l’école militaire que les gouvernements socialistes successifs ont supprimé en disant « On militarise la société, on militarise les jeunes, etc. » Donc il faudrait recréer quelque chose qui a existé et qui est parti en lambeaux. Ca coûterait cher à la société quand même... Je suis plutôt du genre à dire que si la Défense doit intervenir ou doit faire quelque chose au profit de notre société, elle ne peut le faire que dans un environnement totalement différent qui est un environnement horizontal où chacun a son domaine de responsabilité et dans lequel les armées seraient en mesure d’être le guide."

 

QUID D’UN ENCADREMENT MILITAIRE ?

 

"Avant d’avoir un encadrement militaire pour tel ou tel, il faut se poser la question de l’Education nationale, il faut se poser la question des allocations familiales, c'est-à-dire être Français, et puis bien sûr la question du chômage et notamment le chômage qui frappe les plus démunis. (…) Il faut être pragmatique. Je vous dis, aujourd’hui si vous voulez faire un service civil avec un encadrement militaire c’est IM-POS-SI-BLE ! On n’a pas les structures et on n’a plus les hommes pour l’encadrement. On a une armée qui est devenue entièrement professionnelle et dont l’encadrement est calculé au plus juste pour les missions qu’elle remplie. L’armée de terre est à 136 000 hommes civils compris, c’est à peine suffisant pour remplir toutes les missions au quotidien."

 

 

BANLIEUES : « 1 PERMIS, 1 EMPLOI »

 

 

"Des jeunes m’ont dit « Général, tu es ma dernière chance, on te suit ! »"

"J’allais dans les banlieues en uniforme, les jeunes s’amassaient autour de moi et on commençait à discuter. Je leur disais : « Lève toi, présente toi, enlève ta casquette », et ça marchait très bien, il n’y avait pas d’histoire. La police a pris peur en disant « Mon Général, vous allez dans des quartiers où nous n’allons pas ». Bah justement, moi je vais y aller et ça s’est très bien passé. (…) Ces jeunes de banlieues je les ai vu avec leur famille, avec les maires, les missions locales… J’ai fait des réunions très écoutées et je leur ai dit « Ecoutez, vous êtes en galère et nous allons ramer dans le même sens, vous allez être mon équipage et je suis le capitaine. On va aller au bout et on gagnera ! Dans 9 mois vous êtes au travail avec un permis de conduire ». Ils n’y croyaient pas et puis au fur et à mesure ils ont vu les échéanciers arriver, se profiler, les succès à la clé. Ils rentraient dans une dynamique du succès après la spirale de l’échec. Nous avons fait le 8 novembre dernier à l’école militaire une cérémonie où il y avait 500 personnes. Tous les jeunes, les chefs d’entreprises, les missions locales…. Et nous avons tous chanté la Marseillaise à la fin. De mémoire de soldat, ça ne s’est pas fait à l’école militaire !"

 

Un succès classé "sans suite"

"Vivons heureux, vivons cachés... A partir du moment où il faut s’ouvrir et faire quelque chose de différent de la mission noble qu’est la nôtre de défense du pays, il s’est avéré que j’ai eu un certain nombre de réticences qui se sont ouvertes dans les rangs et donc malgré les engagements pris par le ministre de la Défense à mon endroit, ça n’a jamais été suivi des faits, ça a été abandonné."

 

Le blog du Général : http://general.de.richoufftz.over-blog.com

 

______________________________

 

 

Le discours prononcé par les "stagiaires des 105 permis" pour remercier le Général, le 24 mai dernier, à l'Ecole Militaire :

 

Mon Général,

 

Nous sommes réunis pour fêter votre projet, qui a vu le jour fin juin 2004 et qui a fait ce que nous sommes devenus aujourd’hui grâce à votre initiative.

 

Vous avez travaillé tout au long de votre carrière militaire avec une grande dose d’humanité. Sans nous connaître, vous avez cru en nous alors que nous avions perdu tout espoir de démarrer un jour notre vie. Grâce à vous, nous avons notre place dans la Nation française et votre œuvre nous permet de nous construire socialement, humainement et professionnellement avec le concours du Groupe UNIPROTECT.

 

Nous ne sommes pas des habitués des grands discours. Nous souhaitions juste, en ce jour mémorable, déclamer ces quelques mots. Et par ce présent, vous témoigner de notre reconnaissance, notre gratitude. Votre projet « 1 permis, 1 emploi » a su nous redonner espoir.

 

Alors symboliquement, un très grand MERCI à vous, notre Général de cœur…

 

Les stagiaires des 105 permis

 

Fin de citation.

J'adhère sans réserve à cette démarche pragmatique.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 22:14

Il y a encore quelques semaines, je ne savais même pas qu'il y avait, quelque part en France, un certain général d'active (depuis peu en retraite, donc dans le "cadre de réserve") qui avait des idées et qui entendait les faire connaître ...

Pour mieux découvrir ses idées, il ne vous reste qu'à lui rendre visite sur son blog.

En attendant, voici sa plus récente publication. 

Début de citation :

Les prises de position d’un certain nombre de leaders politiques concernant la « restauration » possible d’un « service »-qu’il soit civil, civique, militaire ou approchant…- avec un encadrement militaire comme solution pour un « repêchage » possible d’une partie de notre jeunesse en déshérence,  et les nombreux commentaires et piques lancés ici ou là depuis ces derniers jours m’amènent à vous préciser ma pensée concernant un problème de fond que je connais un peu  pour m’y être intéressé. Il s’agit de notre jeunesse donc de notre avenir. Celui-ci nous concerne tous ou le devrait.

Toutefois je répète qu’à défaut d’une « vision » pour le pays, d’avoir un véritable projet politique qui sous-tende toute l’action gouvernementale dans un cadre espace-temps défini, il pourrait être tentant à certains zélateurs de penser se délester d’une part du fardeau, le plus ingrat,vers les armées. Vouloir ressusciter le mythe d’un service égalitaire –qui ne l’a jamais été d’ailleurs !-, obligatoire même- qui serait une erreur !- comme panacée possible, les tenants de ces divers projets me paraissent aller vite en besogne s’agissant de nos armées.

En effet nos forces, professionnalisées depuis maintenant dix années, ont été dimensionnées en fonction des seuls impératifs de protection des intérêts de la nation. Ayant perdu plus de 150 000 hommes en six années et avec des effectifs s’érodant encore au cours d’exercices budgétaires difficiles, disposant d’un encadrement d’active calculé au plus juste et ne permettant dés lors aucune « souplesse », avec des matériels de transport et de vie courante réduits en nombre, les casernements inutilisés cédés, vendus, ou en friche, la défense de 2006 n’a plus guère à voir avec celle que nous avons connue.

Bien sûr, à défaut d’avoir su anticiper la brusque déflation de nos effectifs et mesurer les effets induits, en particulier la montée de la délinquance associée à un chômage chronique, le Roi est nu !

Ce n’est pas faute de l’avoir dit, et suggéré l’instauration d’un véritable « service intégration », nécessaire contrepartie que je jugeais alors - le donnant donnant- d’une professionnalisation à marche forcée devenue incontournable : c’était en 1992 … Mais qui m’a lu à l’époque ? Tout y était : permis de conduire, citoyenneté, bataillons humanitaires, disponibilité de la jeunesse sur une durée courte de quelques semaines, rôle de l’encadrement militaire sans armes, etc … On ne pourra pas revenir en arrière !

Toutefois la réserve opérationnelle, « nouvelle réserve » – sans commune mesure en efficacité avec la réserve de « masse » qui prévalait durant la « guerre froide »-, avec ses officiers et sous-officiers très motivés ainsi que ses unités opérationnelles dérivées seraient sans doute cette « marge de manœuvre » possible, mais non suffisante, si la décision de recourir aux armées, sur une large échelle, devait être prise. Je reviendrai sur l’emploi possible des réservistes au cours de mes prochains articles.

En outre autant il m’apparaît sain de confier l’insertion professionnelle et la formation manuelle d’une frange de notre jeunesse aux seuls professionnels dûment formés- quitte à redéfinir leurs objectifs et à revoir les modalités des formations dispensées-, autant vouloir appliquer en ce début de XXI ème siècle des schémas des années soixante, succédané du service militaire adapté (SMA) me paraît tenir de l’utopie tant, d’une part la typologie de notre jeunesse a évolué , et de l’autre les attendus Hexagonaux n’ont rien à voir avec ceux de nos DOM-TOM.

Il ne faudrait pas non plus que les tenants de « l’ordre ancien »-qui n’ont jamais accepté la suspension du service national- et déconnectés de la réalité de la défense telle qu’elle est aujourd’hui voient dans les propositions émises ici ou là le moyen facile d’une « revanche » sur le cours des choses. Rien n’est pire que d’avancer des propositions qui ne pourront être tenues le moment venu…

Aussi parler de la formation manuelle réussie de quelques centaines d’îliens avec un encadrement militaire dont c’est la mission, mais réduit en nombre par la force des choses, n’a rien à voir avec ce qui est évoqué par nos responsables politiques et la réalité métropolitaine: combien de milliers voire de dizaine de milliers de cas à traiter ?

Et au nom de quoi nos armées qui, pour des raisons opérationnelles, de  limitation de ses coûts de fonctionnement, de restructurations drastiques, sous-traitent de plus en plus des pans entiers de formations de ses cadres dans le milieu civil, renoueraient-elles avec ce qu’elles ont abandonné pour des raisons d’efficacité en propre ? Et je n’évoque même pas les difficultés de nos unités d’active, quelle que soit la couleur de leur uniforme, pour faire passer les épreuves du « permis », celles-ci n’ayant plus rien à voir avec les stages FRAC que nos appelés et engagés volontaires passaient en quelques semaines dans la cour de nos casernes sous le regard bienveillant d’officiers « assermentés » : c’est fini !

L’Europe et la technocratie en ont fait une « spécialité »complexe donc une « chasse gardée »pour les auto-écoles qui ont parfaitement compris l’intérêt de ce qui est devenu une rente de situation, c’est le moins que l’on puisse dire ! Mais quid pour ceux qui n’ont pas les moyens de se « payer » le permis ?

C’est la raison pour laquelle il faut donc raison garder, ce qui n’interdit pas que soient envisagées, avec la défense en tant que partenaire, des solutions qui, pour avoir une chance de réussir, doivent être pragmatiques, limitées dans le temps et s’inscrire dans un projet d’ensemble.

Quant aux reproches ou doutes sur notre capacité à former des jeunes, c’est un mauvais procès qui me porte à sourire car c’est faire fi de plusieurs dizaines d’années au cours desquelles des millions de jeunes Français sont passés entre les mains d’un encadrement rigoureux, disponible et entièrement dévoué. Ils ont ainsi découvert la vie en collectivité, la fraternité et partagé un certain nombre de valeurs et d’idéaux acceptés sur lesquels nous avons bâti la France. Notre armée de métier poursuit dans cette voie qui transcende l’individu. Au fait n’est-ce pas ce que nous recherchons afin de sortir de ce marasme et de ce pessimisme ambiant qui nous mine ?

La défense a donc le devoir de s’impliquer dès lors que nos concitoyens, et parmi ceux-ci les plus fragiles, en ont besoin. A défaut si les armées de la nation devaient être récusées pour des raisons idéologiques éculées ou si les conservatismes internes devaient être tels qu’elles soient absentes de la nation en crise, alors il ne faudrait pas s’étonner qu’elles soient considérées comme des mercenaires et traitées avec le mépris qu’il convient !

Pour ma part je suis de ceux qui pensent qu’il est du devoir de nos armées d’être au cœur de la nation dont elles sont l’émanation. C’est essentiel pour elles comme pour le pays, n’en déplaise à certains ! A ma place, pendant toute ma vie d’officier j’ai œuvré pour qu’existe un lien armées nation vrai, et pas une fois je n’ai eu à regretter mon engagement et mon opiniâtreté. La formation sans concession des hommes, l’entraînement rigoureux en vue d’un engagement opérationnel toujours possible, les situations difficiles traversées comme les dangers auxquels nous avons eu à faire face, l’extrême misère côtoyée sur tous les théâtres des opérations et ce que j’ai observé dans nos banlieues m’ont convaincu de la justesse et de la profondeur de ce lien.

Alors j’aborderai sous peu ma façon de concevoir une participation possible de nos armées, et plus largement celui de notre défense, à un projet de « service » qui prenne en compte la réalité du terrain, ménage les susceptibilités et s’appuie sur l’expérience. En d’autres termes proposer du « sur-mesure » tout en envisageant un scénario de «masse » qui soit toutefois compatible avec les priorités quotidiennes de nos forces.

Fin de citation.

Est-il besoin de préciser que je partage son analyse et sa démarche?  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /Juin /2006 11:42

C'est encore France Inter qui est en cause! J'en arrive à souhaiter une privatisation pure et dure de cette antenne quand je vois de quelle façon est utilisée ma redevance. Il va falloir que j'y réfléchisse ...

Dominique Perben est l'invité et, bien entendu, vient sur le tapis la question du jour : Lundi de Pentecôte!

Le journaleux de service commence par râler contre la cacophonie créée par la mise en oeuvre de cette mesure. Il y aurait, selon lui, des gens qui bénéficieraient du jour férié "lundi de pentecôte" et d'autres pas.
A deux reprises au moins, Dominique Perben explique deux choses :
- Le Lundi de Pentecôte n'est PLUS un jour férié. C'est un Lundi comme n'importe quel autre Lundi ...
- Tout le monde travaille désormais un jour de plus ce qui a comme effet automatique, passée l'inévitable période de "calage", d'augmenter la quantité de richesses produites. C'est la valeur de cette quantité suplémentaire de richesses qui est versée au compte de financement spécialement ouvert à cet effet. C'est on ne peut plus clair.

La réplique du journaleux fuse comme un pétard ... mouillé : On aurait pu augmenter les impôts, notamment la CSG!
Ben, voyons! Que ne ferait-on pas pour trouver je ne sais quel "truc" ou quel "machin" pour augmenter les impôts! C'est à croire que c'en est une maladie ...
Redisons-le à l'intention de ceux qui sont complètement bouchés : ON PAYE TROP D'IMPÔTS, notamment trop d'impôts directs. C'est clair, non!
De toute façon, avant d'envisager une quelconque nouvelle augmentation de la CSG, il faut d'abord aligner les différents taux en vigueur sur le taux le plus élevé. C'est un boulot plus difficile qu'il n'y paraît ... puisque ce sont les retraités qui paient le TAUX le plus faible, parmi lesquels, précisément, les personnes dépendantes!

On constate cependant que, une fois de plus, l'Etat a fixé une règle bonne dans son principe et qu'il est le premier à ne pas l'appliquer, POUR L'EXEMPLE, à ses propres salariés et à ceux sur lesquels il exerce, indirectement, une autorité. Passons ...

Je me pose une question simple : le gouvernement aura-t-il le courage de ne céder à aucune pression démagogique dans cette période pré-électorale?
J'ai des doutes sérieux .
Aussi je me puis qu'être particulièrement heureux des deux récentes initiatives de Ségolène Royal, laquelle entend bien ne pas céder aux sirènes de la démagogie. Tant il est vrai qu'il est plus facile de rouler dans le sens de la descente (le laissez-aller) que dans le sens de la montée (l'effort). Affirmer haut et fort que la mise en oeuvre dogmatique des 35 heures façon Aubry a posé des problèmes à beaucoup de gens des classes populaires, électorat normalement le plus intéressant pour le P.S, relève d'un authentique courage qu'il faut saluer.
Les responsables de la droite républicaine devraient prendre garde à ne pas tirer à boulets rouges sur quelqu'un qui est en train de favoriser une prise de conscience collective alors que se dégage, petit à petit, un consensus sur des sujets naguère fortement controversés et même carrément polémiques. 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Dimanche 4 juin 2006 7 04 /06 /Juin /2006 23:23

C'est mon épouse qui m'a rapporté l'anecdote. Lorsque Ségolène Royal a fait connaître son intention de briguer l'investiture du P.S pour la prochaine élection présidentielle, il aurait eu cette sortie que je trouve stupéfiante de machisme : "Qui va s'occuper des enfants, alors?" Il est vrai que Madame Royal a quatre enfants, tous du même père (un certain François Hollande ...).
Il semblerait que jusqu'à présent elle s'en soit occupée malgré sa fonction de député et celle de présidente de région.
Si Fabius n'a que ce genre d'argument, ça ne vaut même pas la peine de lui rentrer dedans. Il se saborde lui-même ...  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 /06 /Juin /2006 23:51

Que ceux qui pensent encore que les femmes n'ont pas les qualités qu'il faut pour prendre des responsabilités se taisent!

Après Ségolène Royal et ses prises de positions sur des sujets "tabous" à gauche, voici maintenant Laurence Parisot, la Présidente du Medef, autrement dit la "patronne" des patrons, qui fait savoir, en termes clairs, dépourvus de la moindre ambiguité, que trop, c'est trop.

Il y a des patrons, des présidents de grands groupes industriels qui, non contents de s'enrichir d'une manière scandaleusement rapide, ruinent le crédit moral du monde de l'entreprise, le seul capable de produire les richesses, étape indispensable de la répartition de celles-ci.

Cette prise de position a toute son importance, au moins autant parce qu'elle vient de la présidente du Médef que parce que cette présidente est ... une femme.

Je trouve du meilleur effet que, coup sur coup, deux femmes dont on parle beaucoup puissent, chacune dans leur registre spécifique, prendre une position ferme que l'on avait pas l'habitude d'entendre dans les milieux où elles exercent leurs responsabilités respectives. 

Si les femmes de ce pays pouvaient dire, clairement, qu'elles sont au moins aussi capables que les hommes de faire face aux situations politiquement délicates, je serais le premier à m'en réjouir.

Par exemple, si, aux prochaines législatives (la présidentielle, c'est autre chose qui mérite un traitement à part), les femmes de ce pays pouvaient, systématiquement faire savoir que, désormais, elles privilégieront les candidates avant le clivage droite/gauche, je crois que la face de la France pourrait s'en trouver changée.

Plus clairement exprimé : une femme de droite vote pour une candidate, même si celle-ci est de gauche ... Une femme de gauche vote pour une candidate même si celle-ci est de droite ...

Intéressant, non?

J'insiste : la présidentielle, c'est autre chose. Il ne peut y avoir d'effet statistique car on ne peut en élire qu'un seul ou une seule. Sans compter que si c'était une femme qui devenait présidente et qu'elle échoue, c'en serait fini de la cause des femmes pour au moins 10 ou 20 ans. C'est un risque qui mérite d'être pesé avec beaucoup de soin ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
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Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /Juin /2006 23:21

J'en suis resté baba ... Je me suis dit : "ça, par exemple!". (Je me parle à moi-même quand je me rase, le matin ...). Et puis, ce soir, en rentrant du boulot, après avoir encaissé une petite soixantaine d'entretiens téléphoniques de courte durée avec des demandeurs d'emploi, j'ai vu le titre du Monde, sur deux colonnes, avec la photo : "Royal rivalise avec Sarkosy". J'ai acheté. J'ai lu ...

Bien! Bravo! Enfin un homme dans l'équipe dirigeante du P.S. Car il faut être un homme, un vrai, pour dire tout haut ce qu'une très forte majorité du peuple de ce pays pense profondément ...et hésite à dire parce que ce n'est pas bien, c'est "réac", etc ...

J'en fais partie, moi, des gens du peuple! De "basse" extraction et fier d'en être ...

Et je pense, comme des millions d'autres, que la chienlit dans les banlieues, ça suffit ... Les bagnoles qui brûlent, tous les soirs ou presque ... Les abris-bus saccagés, les tags qui pullullent, les profs qui ne sont même plus capables de se faire respecter par ces branleurs que l'on maintient de force à l'école parce que, sans quoi, paraît-il, ils seraient "exploités" ...

Donc Ségolène a bien parlé. Jugez plutôt.

- recadrer les jeunes fauteurs de troubles
- remettre au carré les familles
- il faut une reprise en main lourde (à mon avis, c'est de la reprise qu'il s'agit mais ça pourrait être la main et ce ne serait pas plus mal. n.d.r)
- au premier (pas le deuxième! n.d.r) acte d'incivilité de l'enfant, obliger les parents à suivre un stage dans des écoles de parents (beaucoup ont, semble-t-il, oublié leurs responsabilités les plus élémentaires. n.d.r)
- mise sous tutelle provisoire des allocations familiales ...
- placement d'office des élèves qui font la loi et pourrissent la totalité d'un établissement scolaire dans des internats-relais
- au premier (pas le deuxième! n.d.r) acte de délinquance des "plus de 16 ans", placement d'office dans des établissements à encadrement militaire ...
- la suppression du service militaire a été une erreur

Evidemment, ça fait jaser au P.S ... Preuve s'il en était besoin que les jaseurs sont vraiment complètement décalés de la réalité vraie, vécue par des millions de gens tous les jours ou presque. Un exemple que j'ai personnellement vécu, tout récemment, dans le métro, en allant au boulot : un "gugusse" dormait (pas grave) les pieds sur la banquette en face de lui (c'est assez grâve), aux heures de pointe (c'est inadmissible). Je le lui ai fait remarquer (car je voulais m'asseoir). Ca a failli dégénerer. J'ai été sur le point de tirer le signal d'alarme. Personne pour me soutenir ...

C'était la réaction de mes tripes. Voici celle de mon cerveau.

Est-il permis d'espérer que cet évènement (car c'en est un!) favorise l'émergence d'une prise de conscience collective aboutissant à un consensus national sur la nécessité de réprimer fermement les débordements de ces petits cons qui emmerdent tout le monde?

Est-ce que ça va encore "merder" à Montfermeil ou à Clichy? Si ce doit être le cas, je VEUX une répression sans AUCUN état d'âme. 
 
  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Ségolène Royal
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Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /Juin /2006 18:34

Je suis obligé de constater que si le "patron" d'un blog part en vacances ce n'est pas bon pour le blog même si c'est bon pour le "patron".

Ce mois-ci, je n'ai eu que 2250 visiteurs uniques au sens où le définit Over-Blog (définition commune au monde de l'informatique) et 7600 pages lues.

Certes, on arrive tout de même à 46.600 pages lues depuis la création (octobre 2005) et à 15.300 visiteurs uniques. Mais, pendant tout ce mois de Mai, j'ai pu constater le maintien du fléchissement constaté en Avril pour cause de vacances. Il n'y a pas eu de redémarrage foudroyant. Mon "blog rank" a nettement fléchi; mon classement s'en est ressenti (normal ...) et les nouveaux lecteurs furent moins nombreux ...

Réagissant à cette situation, j'ai pris des initiatives "publicitaires" et ... les résultats sont revenus : les cinq derniers jours du mois sont incomparablement meilleurs (350 pages vues chaque jour en moyenne).

D'où cette conclusion simple : il faut mettre un tigre dans le moteur! Rien n'est jamais acquis. L'effort doit être constant et le travail de réflexion doit se poursuivre pour élaborer de nouvelles propositions audacieuses ou de nouvelles analyses originales.

J'ai un grand projet : placer, dans le texte de mes articles, des liens qui renvoient à la lecture d'un article précédent. J'ai cependant un problème : je ne sais pas comment faire d'un point de vue technique! Il va falloir apprendre; ça aussi, ça fait partie de l'effort.   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Météo, administration et gestion du blog.
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Mercredi 31 mai 2006 3 31 /05 /Mai /2006 18:40

Quel tintamarre! Cela en devient assourdissant ...

Eh, bien!Moi, je ne hurlerai pas avec les loups.

Soyons clairs : que le Président prenne un décret de grâce en faveur de notre ancien champion olympique n'est sans doute pas l'iniative la plus avisée qu'il ait eu pendant sa mandature. Au moins sur le plan "politicien" ...

Le raffut est tel que même les députés UMP en viennent à contester ouvertement cette initiative ... Pire, Jean Louis Debré, Président de l'Assemblée Nationale, chiraquien de la première heure, en vient, lui aussi, à chanter son couplet. C'est dire à quel point "on" craint les retombées électorales.

Est-il, franchement, concevable que Chirac est pu commettre une telle bévue?

Oui, si on retient l'idée qu'il est capable de prendre des initiatives hasardeuses comme dissoudre l'Assemblée Nationale alors que rien ne l'y obligeait, suivant en cela les conseils de Dominique de Villepin.
Oui, si on constate les résultats, aux conséquences si lourdes, du réferendum du 29 mai 2005 (c'est plus facile de critiquer après qu'avant ...)

Non, si on prend en considération une autre hypothèse que j'ai déjà évoquée sur ce blog. Il est vrai qu'elle est tellement ahurissante qu'on a du mal à la prendre au sérieux. Et pourtant ...

Quelle est donc cette hypothèse?


Je me lance, une nouvelle fois, à l'eau :
Jacques Chirac a décidé, in petto, une fois pour toutes, d'empêcher, à n'importe quel prix, Nicolas Sarkosy de devenir président ... A moins que ce ne soit Dominique de Villepin qui l'ait décidé pour lui.

Je sais. Il m'arrive parfois de déconner. C'est mon droit et c'est mon problème. Je pense que je ne déconne pas si souvent que ça (et vlan dans mes chevilles).

Une chose est certaine : l'atmosphère s'alourdit chaque jour un peu plus. Ce n'est jamais bon pour les tenants du pouvoir, droite et gauche confondues.

Quoiqu'il en soit, les protestataires virulents, surtout à gauche et à l'extrème gauche, sont vraiment mal placés pour faire des remontrances et se livrer à une exploitation indécente de cet évènement.

Monsieur Clément, Ministre de la Justice, en effet, a parfaitement raison de qualifier d'hypocrites ces gens qui ont la mémoire un peu courte. 

Heureusement, José Bové n'a pas eu l'outrecuidance de la ramener ... Maxime Gremetz non plus ...Chacun d'eux, en effet, a bénéficié de la générosité particulière du Président. Et, pour ce qui est de José Bové, ce n'est pas de la prison avec sursis qu'il a écopé. C'est de la prison ferme. Sanction méritée! Quant à Maxime Gremetz, laissons lui le bénéfice du pardon : contrairement à José Bové, il n'a pas récidivé, lui!
 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 18:00

A l'invitation de Christian Bois, bloggeur qui m'apporte régulièrement ses commentaires, je me suis rendu sur le site du" Général des banlieues" dont j'ignorais l'existence. Je vous le recommande. Il est fort intéressant et riche de nombreux commentaires qui en font un lieu de débats profonds, donc utiles.
Le général Emmanuel de Richoufftz fait état d'un article publié sous sa signature dans Le Monde du 16 Mai dernier. Il y relate une expérience concrète, éminemment positive.

En voici la teneur :

Début de citation.
 "L'idée d'un service civil volontaire, lancée par le président de la République le 14 novembre 2005 au plus fort de la crise des banlieues, est louable en soi. Mais son contenu, sa durée, son organisation, son cadre juridique, son financement, sa finalité, le suivi et le contrôle des bénéficiaires, ont-ils été envisagés ? Ce flou ne témoigne-t-il pas de notre incapacité collective à nous mettre en ordre de bataille afin de relever le seul défi qui compte : la paix sociale ?

 

 
Le climat quasi insurrectionnel que nous avons connu dans un certain nombre de nos cités, même s'il fut le fait d'une minorité déterminée, pose crûment la question de l'avenir. Ces jeunes adultes représentent pour partie les laissés-pour-compte d'une immigration non véritablement réfléchie, d'une insertion ratée du fait d'une scolarisation rejetée car non adaptée, et d'un enracinement à la patrie non satisfait, faute de référence historique forte.

C'est la raison pour laquelle, avec la petite équipe de civils et de militaires que j'anime et sans attendre la crise des banlieues, nous avons entrepris depuis un an d'intégrer un certain nombre de ces jeunes en grande difficulté. Nous souhaitions apporter la preuve non seulement que nos armées étaient soucieuses du sort de nos concitoyens les plus fragiles, mais aussi capables de participer, avec d'autres acteurs de terrain, à la lutte contre le chômage, en donnant ou redonnant du sens à l'action collective. Il est essentiel que nos forces, engagées sans relâche dans des opérations extérieures, ne soient pas considérées comme un corps expéditionnaire, s'excluant progressivement de la nation dont elles sont l'émanation. Il convenait d'apporter la preuve du contraire.

L'opération "Un permis, un emploi", lancée à la mi-avril 2005, et qui a pris fin il y a peu, est un projet simple. Il visait à permettre à 130 jeunes adultes issus de milieux défavorisés, dans 11 communes de banlieue, de se mettre dans les conditions d'accéder à un emploi, tout en acquérant le permis de conduire. Celui-ci est dorénavant un sésame pour l'entrée dans l'entreprise. Ni l'emploi ni le permis n'ont été octroyés. Ils ont été gagnés dans le cadre d'un parcours de citoyenneté, d'une durée de neuf mois, fondé sur le volontariat, le travail et l'effort. A la date du 5 mai 2006, sur 105 candidats, 91 ont obtenu le code et 61 l'ensemble du permis. 60 ont accédé à un emploi et 19 sont en attente de contrat.

Avec l'expérience acquise, je puis confirmer le bien-fondé de cette démarche comme l'adhésion totale suscitée par son pragmatisme. Cette préparation militaire adaptée, encadrée par nombre de nos réservistes, fut l'élément déterminant du cursus, "la" garantie pour les futurs employeurs de l'aptitude de ces jeunes à respecter la discipline, à être ponctuels et à fournir un effort physique.

L'exemple est à méditer pour ceux qui veulent ressusciter le mythe d'un service militaire égalitaire - qui ne l'a jamais été ! - comme panacée possible. D'une part, il y a maintenant dix ans que nos forces armées, professionnalisées, ont été dimensionnées en fonction des seuls impératifs de protection des intérêts de la nation. D'autre part, vouloir appliquer en ce début du XXIe siècle des schémas des années 1960, succédané du service militaire adapté (SMA), me paraît tenir de l'utopie tant la jeunesse a évolué. En revanche, l'extension progressive du projet - "Permis-métier-citoyenneté" - à l'ensemble du territoire devrait aller de soi, au vu de la réussite de l'opération. La crédibilité de ce projet entièrement dédié à la réinsertion de jeunes en difficulté repose aussi sur une préparation militaire adaptée. Alors, les armées dans la nation ?.
Fin de citation.

J'adhère complètement à la démarche et à la demande pressante qui l'accompagne. 

  

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Débats et interwiews lus ici ou là
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Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /Mai /2006 17:38

J'ai retenu de la lecture complète de cette interview quelques propositions simples.

Faut-il augmenter le SMIC? Oui, nous dit-elle. Et d'en donner les raisons. Il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de famille surendettées.
Personnellement, je ne suis pas tout à fait certain de sa première affirmation. En effet, le nombre de "travailleurs pauvres" (en anglais : working poors, expression beaucoup plus parlante qui définit ceux qui, bien que travaillant, ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté) augmente, selon moi, non parce que leur niveau de vie a chuté mais parce que le seuil de pauvreté, en France (comme au sein de toute l'Union Européenne) est relevé au dela de la dérive inflationniste.
Le seuil de pauvreté se définit en effet, en Europe, d'une manière relative. Ce sont les foyers dont les revenus, par unité économique, sont inférieurs à la moitié du revenu médian (c'est à dire le revenu qui partage exactement la population en deux catégories numériquement égales : celle qui gagne moins que le revenu médian et celle qui gagne plus). On s'intéresse donc davantage à la dispersion des revenus qu'à leur niveau au regard de l'évolution du coût de la vie. Si une proportion  significative  de gens gagne nettement plus, il s'en suit que le "seuil de pauvreté" est relevé. Cela provoque, mécaniquement, sans qu'il y ait baisse du pouvoir d'achat, une augmentation du nombre de "pauvres".
Cela provoque un effet pervers : le seuil de pauvreté en France, est nettement plus élevé qu'en Espagne ou au Portugal. Il peut s'en suivre que le nombre de "pauvres" en France soit plus élevé qu'en Espagne ou au Portugal. Si nous disposions d'un seuil de pauvreté européen, même défini de la même façon, cette distorsion disparaîtrait.
Je propose, moi, que l'on retienne cette idée simple : A chaque fois qu'une mesure quelconque, d'origine gouvernementale, est prise, provoquant une érosion du pouvoir d'achat dudit SMIC (par exemple, une hausse de la TVA, une réduction du temps de travail, etc ..), ce dernier est obligatoirement revalorisé de telle sorte que la mise en oeuvre de la mesure apparaisse comme une opération neutre pour les smicards.

"Personne ne doit être payé à ne rien faire". Elle vise, là, les mécanismes d'assistance sociale tel le RMI et l'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS). Elle rappelle que les textes en vigueur prévoient une telle logique. Ils ne sont tout simplement pas appliqués parce qu'il ne se trouve aucun "politique" pour avoir le courage de les faire appliquer.

"Il faut faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires". Je ne puis qu'approuver. D'ailleurs, si les propositions que contient mon blog l'intéresse, elle peut se servir : c'est complètement gratuit (pas de droits d'auteur, juste une demande de fair-play : mentionner la source).

"Il faut arrêter de donner des leçons que l'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ces enfants". Complètement d'accord. Par exemple, Chevènement, grand défendeur de l'école publique, envoyait ses enfants à l'Ecole Alsacienne, école privée sise dans le sixième arrondissement de Paris. Il na pas été le seul des socialistes.

"Je préfère parler de "ségolisme" plutôt que de "royalisme". On ne peut que la comprendre ... Il faut attendre d'en savoir plus. J'attendrai ...

"Vos valeurs : travail, famille, patrie" l'interpelle, d'une manière délibérément provocante, le journaliste (dont le nom n'est pas révélé) des Echos. Elle réplique que "revaloriser le travail, défendre toutes les familles et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, c'est important". Personnellement, j'aurai répliqué que Pétain avait ni plus ni moins aboli la République et sa devise "Liberté, Egalité, Fraternité". Que l'on sache, Ségolène Royal n'envisage pas d'abolir la République. Si tel était le cas, je ferai, à coup sûr, partie de ses ennemis acharnés.

"L'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillage, ses "doublons" en misant, notamment sur une vraie décentralisation". Je ne cesse, pour ma part, de dénoncer et de chasser "le gaspi".

"Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. ... C'est parfaitement transposable au niveau national". Sauf que, ajouterais-je, la "machine" de l'Etat est autrement plus complexe que celle de la région Poitou Charente.

"Il faut un statut fiscal très incitatif pour les investissements (des entreprises...) dans la recherche et l'innovation.

Il y a ainsi beaucoup de choses fort intéressantes dans cette interview que je vous recommande de lire et même d'étudier.   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Ségolène Royal
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Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /Mai /2006 11:38

Tous les analystes sérieux sont d'accord : la part des richesses nationales produites chaque année consacrée à la redistribution est trop élevée. Si on additionne les seules rémunérations du travail versées directement aux salariés en contrepartie de celui-ci (excluant les suppléments familiaux, les indemnités journalières de Sécurité Sociale, les compléments divers versés par l'employeur sans contrepartie effective de travail , etc ...), on atteint la proportion étonnante (au point d'en être éffarante) de 80%! On est loin du taux des prélèvements obligatoires qui frisent les 46%, voire 55% selon la manière de compter.

Cette proportion est tout à fait excessive. C'est, du moins, mon opinion que je sais ne pas être partagée tant le sujet, récurrent, de la redistribution, est sujet à de longues discussions se terminant trop souvent par des disputes.

Je lis, dans Les Echos, mon quotidien favori, que la Commission nationale du Projet du Parti socialiste a pris l'option de rendre progressive la CSG en cas de victoire aux prochaines élections.

Disons le tout de suite : c'est exactement le CONTRAIRE de ce que je préconise. Moi qui n'a toujours pas décidé pour quel camp (gauche de gouvernement ou bien droite républicaine) je voterai, je préfère anoncer clairement que si les socialistes continuent comme ça, ce n'est sûrement pas la bonne méthode pour espérer obtenir ma voix.

C'est à croire que les socialistes français sont décidement incorrigibles. Après s'être fendus d'un vote hostile sur la directive Bolkestein (adoptant une attitude diamétralement opposée à celle de tous les autres socialistes européens), malgrè les amendements nombreux et bienvenus (au point d'avoir conduit une partie du PPE au bord de la rupture avec menace de ne pas voter le texte pour des raisons diamétralement opposées), les voilà qui se fendent à nouveau des vieilles billevesées du style "faire payer les riches".

Car, il ne faut évidemment pas en douter, c'est de cela qu'il s'agit. Les socialistes français sont incorrigibles. Quand se décideront-ils à faire leur "Bade Godesberg"? Rappelons, pour ceux, moins avertis de l'Histoire et de la politique, que Bade Godesberg est cette ville d'Allemagne où s'est tenu le congrès du Parti Social Démocrate (SPD) au cours duquel il fut décidé d'abandonner toutes les références au marxisme et d'adopter pour règle de base l'économie de marché et non pas l'économie dirigée, étatisée.
Pourtant, la preuve a été faite, indiscutable, que l'économie étatisée, ça ne fonctionnait pas! L'effondrement complet de l'économie des pays de l'Est devrait suffire à convaincre. Même la Chine, pourtant toujours dirigée par le Parti Communiste Chinois, a pris cette option! Apparemment, ça ne suffit pas à convaincre "nos" socialistes.
N'en doutons pas, dans peu de temps, "ils" vont nous parler de "l'exception française", ce serpent de mer qui refait surface, régulièrement, et qui nous empêche de nous ouvrir au monde et de nous moderniser. Un jour, hélas!, on en paiera le prix.

Je résume, ici, à grands traits, les propositions audacieuses que j'ai déjà exposées il y a de cela quelques mois.
- un prélèvement strictement proportionnel (autrement dit le même taux) sur la totalité des revenus, quels qu'en soient le montant et l'origine, effectué à la source.
- Une allocation d'existence versée d'une manière strictement uniforme (autrement dit le même montant pour chaque personne vivant au foyer fiscal, quel que soit son age, quelqu'en soit le nombre.
- La suppression de toutes les allocations diverses actuellement versées (pour la seule Caisse Nationale des Allocations Familiales, il y en a environ 24!).
- La suppression de l'impôt sur le revenu remplacé par une augmentation du taux de la CSG après que celui-ci ait été harmonisé par le haut.

Certes, c'est nouveau! Révolutionnaire, même ...
Une chose est certaine, la prochaine législature sera celle de la refonte de notre fiscalité qui devra être rendue  simple, comprise, efficace, peu couteuse dans ses modalités de collecte.    
   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Jeudi 18 mai 2006 4 18 /05 /Mai /2006 10:20

Le titre est, en lui même très évocateur. Que ce soit mal parti pour le PS est une opinion toute personnelle. Que ce soit dommage pour la démocratie est, par contre (du moins, je l'espère), une opinion qui doit être partagée par le plus grand nombre de nos concitoyens, y compris (et, peut-être même, surtout) par ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la droite républicaine. Quel sens pourrait avoir, pour un "sarkosyste" convaincu, un duel, au second tour, face à Le Pen? Nicolas Sarkosy serait, certes, élu; mais mal élu. Cela augurerait mal du bon déroulement de son mandat.

Pourtant, à entendre ce que, comme plusieurs millions d'autres, j'ai entendu sur France Inter, on peut légitimement se poser la question. Jugez-vous même.

Lionel Jospin a fait savoir qu'il s'impliquerait bien plus que de coutume dans les travaux de l'université d'été de son parti. Jusque là, tout est normal; rien à dire ni à redire.

Lorsque l'on entend, par contre, rapporté par un journaliste de la station (à prendre avec les réserves qui s'imposent, par conséquent), que des militants "jospinistes" pourraient être amenés à prendre position pour ... Laurent Fabius, on se surprendrait presque à se curer l'oreille avec l'auriculaire pour s'assurer que l'on a bien entendu. Ainsi, les amis politiques de celui qui s'est prononcé pour le OUI, qui a toujours combattu Fabius et son "clientèlisme, qui a toujours dénoncé son "arrivisme", etc, etc ... en viendraient à retourner leurs vestes et à soutenir le frère ennemi de toujours? On a le droit d'en être, pour le moins, interloqué.

Mais "l'histoire" ne s'arrête pas là. Quitte à se salir les pieds en marchant dans la merde, autant plonger carrément dans la fosse d'aisance!

Toujours selon ce même journaliste (donc, on ne le redira jamais assez, ... prudence), les motivations de ces militants jospinistes seraient de faire échec à l'investiture de Ségolène Royale par son parti. Là, on est franchement "sonné". Une occasion "royale" (excusez le jeu de mot) se présente, pour la première fois dans notre pays, qu'une femme puisse, très sérieusement, prétendre accéder à la magistrature suprême (ce sont les électeurs qui en décideront, et personne d'autre); et ceux qui devraient être, sinon ses amis, du moins ses camarades (c'est ainsi que l'on s'appelle, dans ce milieu) ne trouvent rien de mieux à faire que d'annoncer qu'ils torpilleront Ségolène Royale au profit de Fabius.

Mais "l'histoire" ne s'arrête pas là ...

Les mêmes militants jospinistes auraient même déclarés qu'il valait mieux perdre en 2007 plutôt que gagner avec Ségolène Royale! Là, on est tout simplement atterrés.

Donc, au sein du PS, "ils" en sont là! A ce niveau ... si bas, si bas ...

S'ils continuent sur cette pente, autant dire tout de suite que c'est vraiment mal parti ...pour eux.

Dans les remugles au sein desquels le citoyen ordinaire se débat en essayant de ne pas s'y noyer, on peut se demander s'il ne s'agit pas, encore et une fois de plus, d'une de ces manipulations sordides dont des "journalistes" ont le secret ... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 17:44

Avertissement : Pour comprendre ce message, il est souhaitable de lire, en premier lieu, les deux précédents qui traitent du même sujet.

Il résulte de la synthèse des deux précédents messages que :

1. L'Anpe n'a plus aucune responsabilité dans la "gestion de la liste". Elle ne convoque plus avec menace de radiation en cas d'absence.
2. Elle ne sanctionne plus les demandeurs : elle se contente de faire connaitre à l'Assedic ceux qui n'utilisent pas ses services si l'Assedic le lui demande dans le cadre de l'exécution d'un contrat préalablement négocié avec elle.
3. Elle répond aux demandes des inscrits en les informant, le cas échéant, de leur non-prise en charge par l'Anpe si elle pense qu'elle ne peut pas y donner une suite valable.
4. Elle facture ses prestations à tous ceux qui, ayant passé un contrat avec elle, en bénéficient (empoyeurs, Etat, Assedic pour le compte des chômeurs qu'elle indemnise, Conseils régionaux, Conseils généraux, etc ...)
5. L'Assedic gère la liste de ses allocataires et, éventuellement, des allocataires de l'Etat ou des employeurs publics ..., prenant les sanctions qu'elle juge utile d'infliger aux chômeurs qui ne respectent pas leurs engagements (entreprendre toutes les démarches utiles à leur retour à l'emploi ... dans les délais les plus brefs possibles).
6. L'Anpe a des concurrents tant pour le volet employeurs (demandeurs de compétences sur le marché) que pour le volet demandeurs (offreurs de compétences sur ce même marché) qui sont traités de la même façon afin que n'existe aucune distorsion de concurrence entre elles et eux.
7. L'Assedic n'a aucun concurrent : l'Etat (et les empoyeurs publics en général) confient la gestion de leurs chômeurs à l'Assedic, laquelle peut financer les prestataires les plus performants dans le placement.
8. L'Anpe est donc placée dans l'obligation d'être, elle même, très performante. Elle en a les capacités pour peu que l'on veuille bien libérer les énergies et lui "lâcher les baskets". C'est ma conviction.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ...
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 16:20

Je recois, car je l'ai demandé, la lettre d'une association qui s'appelle "Liberté chérie", laquelle prône la mise en oeuvre de solutions libérales. Elle ne se cache nullement et se classe délibérément à droite. Il semble que le service d'ordre d'un meeting de l'UMP a un peu dérapé. Loin de toute polémique trop facilement exploitable, il serait bon, pour la démocratie, qu'après enquête, les responsables de ce parti de gouvernement, actuellement en charge de la conduite du pays, fassent ce qu'il faut pour cela ne se reproduise plus.

Voici le communiqué qui m'est parvenu.

Chers adhérents,
Chers sympathisants,

Une fois de plus, nous sommes au regret de vous annoncer que la liberté d’expression est de toute évidence refusée aux libéraux en France.

En effet, hier vendredi, un de nos militants distribuait seul devant l’immeuble parisien où se tenait une réunion du comité départemental de l’UMP des tracts d’invitation à un événement festif que nous organisons à Paris au mois de juin.

C’est alors qu’à la demande d’un responsable UMP, près de 40 policiers ont encerclé notre collègue isolé et l’ont raccompagné autoritairement à la bouche de métro la plus proche, en exigeant de lui qu’il monte dans une rame.

NOUS NE SOMMES PAS DES TERRORISTES ! JUSTE DES LIBERAUX !
Nous nous étonnons de l’utilisation de telles méthodes de la part d’un parti qui se veut démocratique, d’autant plus que notre militant, obéissant et respectueux de ses interlocuteurs, ne troublait aucunement l’ordre public. S’il en avait eu l’intention, se serait-il présenté seul et « armé » d’une simple pile de tracts ?
Comment ne pas s’offusquer devant un déploiement de force aussi disproportionné ?
Il semble que l’utilisation rationnelle de l’argent public ne soit pas un souci premier au Ministère de l’Intérieur. On peut en effet se demander si ces moyens n’auraient pas été mieux employés au déblocage des lycées et facultés illégalement occupés le mois dernier. Il semble donc qu’en France il soit plus facilement admis de paralyser le pays entier que de distribuer quelques malheureux tracts sur la voie publique.
Les forces de l’ordre ne font finalement pas respecter la liberté d’étudier mais préfèrent porter atteinte à la liberté d’expression.
L’UMP, au lieu d’utiliser la police pour nous faire taire, ne devrait-elle pas s’inspirer des solutions libérales que nous prônons ? Nous vous invitons en tout cas à faire circuler cet e-mail…

Librement,
Le comité de direction de l’association Liberté Chérie
Fin du communiqué.
Aucune violence physique n'a, semble-t-il, été exercée contre ce distributeur de tracts pacifique. Tant mieux.
Je reproduis ce communiqué car, ainsi que cela transparaît clairement dans mon blog, je veux oeuvrer pour que la campagne des prochaines élections présidentielle et législatives atteigne un niveau élevé de réflexion collective. Loin de tout dérapage, même malencontreux.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
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Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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