Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 12:40

Ayant dis comment je voyais le rapprochement Anpe/Assedic, vu sous l'angle "Assedic", j'en viens maintenant à l'angle "Anpe". Je suis, certes, agent de l'Anpe, Mais je suis aussi citoyen électeur. Et, à ce titre, j'ai bien l'intention de donner mon point de vue sur les nécessaires évolutions du dispositif.

Je constate, au fil des ans, une étroite et excessive dépendance de l'Anpe au pouvoir politique en place, qu'il soit de droite ou de gauche. L'Anpe se trouve donc tirée à hue et à dia au gré des circonstances (quand se ne sont pas des sondages et des mouvements d'humeur de l'opinion). Cette situation est malsaine pour le bon fonctionnement de l'outil.

Je constate également que les moyens financiers dont dispose l'Anpe sont issus de sources dont le nombre est trop faible. De même qu'une entreprise qui n'aurait que deux ou trois clients se trouverait fortement fragilisée, l'Anpe, avec ses trois ou quatre sources de financement, est fragilisée. Il est, objectivement, difficile, pour l'Anpe, de construire une stratégie de développement stable dans la durée.

Ceci m'amène à faire une première proposition, vraiment audacieuse. Il faut permettre à l'Anpe de facturer ses prestations. Tout particulièrement celles proposées aux entreprises. Cela devient d'autant plus évident que, désormais, l'Anpe est en concurrence avec des entreprises et des structures sur le marché du traitement des offres d'emploi. Car, il ne faut pas s'y tromper, il s'agit bien d'un marché.

Pour que cette proposition soit réalisable, il FAUT, c'est un impératif, que le statut de l'Anpe soit modifié. D'établissement public administratif, l'Anpe doit, au minimum, devenir un établissement public commercial, voire une entreprise publique.

J'entends, d'ici, les hauts-cris, pour ne pas dire les protestations indignées, les hurlements et toutes les autres gracieusetés communément utilisées en pareilles circonstances.

Cette réforme-là serait pourtant, si on veut bien mettre de côté les querelles idéologiques, particulièrement utile à une amélioration du fonctionnement de l'outil. Sans parler de la légitime mise à niveau de l'Anpe face à ses concurrents, lesquels ne se gênent pas pour utiliser -gratuitement- les services de l'Anpe pour, ensuite, facturer leurs prestations à leurs clients. A l'Anpe les coûts, aux entreprises, notamment d'intérim, les bénéfices ... Il y a quelque chose qui cloche!

Cette autorisation pérenne d'émettre des factures serait, ensuite, un puissant moyen d'évaluaton de la performance globale de l'Anpe.

En effet, un employeur, naturellement et légitimement "près de ses sous", ne paiera pas sans barguigner une prestation mal exécutée. Il ira même jusqu'à ne pas renouveler sa commande s'il est vraiment mécontent. Quand à lui demander de payer une prestation qu'il n'a pas commandé, il ne faut évidemment pas y compter. Même chose quant à payer deux fois une prestation qui n'aura été commandée qu'une seule fois. Un client, parce qu'il paie, a le droit d'être exigeant.

Dans le même esprit, l'Etat, actuellement pourvoyeur discrétionnaire d'une forte proportion des fonds, pourrait être amené, ayant permis la facturation, à se comporter de la même façon pour lui même. Devenu client de l'Anpe, il passerait ses commandes, dans un cadre légal préalablement défini, à son fournisseur. Lequel présenterait sa facture comme le ferait n'importe quelle autre entreprise. L'Etat aurait une exigence de client et non plus une exigence régalienne.

Voyons maintenant le coté "demandeur d'emploi". Le plus important en volume mais aussi le plus politiquement sensible. 

Rappelons tout d'abord que, de par la Loi, toute personne ayant acquis des droits à indemnisation doit, obligatoirement, s'inscrire à l'Anpe (et nulle part ailleurs) pour prétendre les faire valoir. Une radiation de l'Anpe implique, quelqu'en soit le motif, un arrêt, au jour calendaire près, du paiement de l'allocation. Cela provoque de fortes réticences, de la part des agents, à enclencher un processus de radiation. Heureusement, la responsabilité, légale et légalement non délégable, de la décision, incombe au directeur de l'agence locale, pas aux agents. Donc, soit dit en passant, si vous lisez, ici ou là, dans un livre dont on parle en ce moment, que "des agents radient complaisamment", sachez que cela est tout simplement faux! Lesdits agents n'en ont tout simplement pas le pouvoir.

Personnellement convaincu que la concurrence a des effets positifs quand elle est correctement encadrée, je vais au bout de ma logique en disant que, sur ce volet "demandeurs d'emploi" comme sur celui "entreprises", je souhaite que l'Anpe soit mise en concurrence avec d'autres organismes. Je n'en ai absolument pas peur! Je suis convaincu que, dans un tel cadre assaini, nos prestations pourraient tenir leur rang face à des concurrents qui croient un peu trop facilement qu'il est vraiment aisé de placer des demandeurs d'emploi. Et, probablement, pour un coût moindre de la part de l'Anpe. Bien entendu, seule l'expérience peut le démontrer ... Aussi, pourquoi ne pas essayer?

Dans ce même volet, on ne peut passer sous silence la charge, démesurée selon moi, de la fourniture des statistiques. Demesurée non pas pour les agents (l'élaboration des "stats" se fait automatiquement) mais pour l'Anpe dans son ensemble qui, collectivement, focalise beaucoup trop sur cette production, nécessairement très imparfaite eu égard au nombre franchement fantastique des paramètres pris en compte. 

D'un point de vue théorique, si tout est rigoureusement traité, le résultat est parfait. La réalité est tout autre : les grains de sables sont nombreux qui viennent gripper la machine et qui conduisent les décideurs, internes ou externes, a commettre, de bonne foi, des erreurs d'évaluation, faute d'avoir des données fiables. Le meilleur indicateur, ce sont encore les euros. S'ils rentrent à un rythme soutenu, c'est que les actions qui en sont à l'origine sont bonnes et ont été bien conduites. 

Bonne lecture et bonnes réflexions! J'attends vos commentaires.     

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ...
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Jeudi 11 mai 2006 4 11 /05 /Mai /2006 19:15

Je viens de lire le discours que François Fillon a prononcé au cours d'un colloque. Il est clair, franc, loyal. Je veux parler du discours, évidemment. Je suis fondé à penser que l'homme, dans sa nature profonde, est tout aussi clair, franc, loyal. Ce sont des qualités que j'apprécie au plus haut point. Aussi ai-je décidé de publier ce discours dans son intégralité sur mon propre blog, sans même lui en demander la permission (je doute qu'il me la refuse : on n'a jamais vu un responsable politique refuser qu'on lui fasse de la publicité). Bien entendu, s'il me demande de le retirer, je m'exécuterais dans la minute.

Discours de François Fillon. Début de citation.

Discours prononcé le 10 mai à l'occasion du colloque organisé par Jérôme Chartier, Nathalie Kosciusko Morizet et Laurent Hénard à l'Assemblée Nationale.

L'exercice du pouvoir sous la Vème république

Mesdames et messieurs,

Comme Jérôme Chartier et quelques autres, je m'interroge depuis longtemps sur le lien qu'il peut exister entre le malaise de la France et le blocage de nos institutions. Depuis 25 ans, j'ai exercé presque toutes les responsabilités nationales et locales possibles… De cette expérience, je tire un diagnostic sévère sur la façon dont fonctionne notre pays. 

Chaque époque a naturellement ses caractéristiques. A l'évidence, l'exercice du pouvoir n'est plus le même aujourd'hui qu'au début de la Vème république car les conditions ont évoluées… Jusqu'à la fin des années 70, on peut globalement estimer que le crédit de l'autorité politique était élevé, les pôles de décision étaient clairement désignés, les hiérarchisations sociales et idéologiques ordonnaient le fonctionnement de l'Etat et les pratiques partisanes. Aujourd'hui, le politique est au carrefour d'une société mieux informée, plus individualiste, mais aussi une société tiraillée par la multiplication des acteurs influents qu'ils soient internationaux, européens, citoyens ou médiatiques…

Tout ceci a conduit à faire évoluer l'exercice du pouvoir en France, comme d'ailleurs dans les autres démocraties comparables. Pourtant, notre pays traverse une crise du politique que je crois plus accusée qu'ailleurs.

L'affaire du CPE illustre de façon presque caricaturale le fonctionnement fébrile de notre démocratie. 

Une fois encore le malentendu entre la "rue" et les "décideurs" fut au rendez-vous. Si, dans notre pays, chaque réforme est contestée, cela n'est pas uniquement dû à leur contenu, c'est aussi le résultat d'un affaissement de la légitimité même du pouvoir politique. Globalement, les Français estiment que ce pouvoir n'a pas plus de crédibilité que le premier manifestant venu. Ce jugement est sévère et injuste, mais il est bon de se demander pourquoi nous en sommes arrivés là.

 Nous en sommes là parce que le mandat politique qui légitime l'action des gouvernants n'est généralement pas suffisamment clair pour être respecté des citoyens.

 Il n'est pas clair parce que le débat politique a été pendant trop longtemps marqué par deux caractéristiques bien françaises : la superficialité idéologique et le poids des tabous. Ceci n'a pas contribué à un échange démocratique franc et constructif.

 Il n'est pas clair non plus parce que la parole des politiques n'est pas toujours aussi solide qu'elle le devrait. Il ne faut pas remonter très loin pour recenser les promesses non tenues ou les mesures engagées qui ne figuraient pas dans le programme des uns ou des autres.

 A l'été 1997 (j’étais alors ministre de la poste et des télécommunications !), la gauche promettait d'abroger la loi sur la libéralisation des télécommunications. Quelques mois plus tard, elle gagnait les élections législatives et c’est elle qui engageait l'ouverture du capital de France Télécom…

 Notre majorité n'est pas elle-même exempte de tous reproches.

 En 2002 le programme du Président de la République nous engageait à désintoxiquer l’économie française des vrais faux emplois aidés dans le secteur public qui sont bien souvent des impasses pour ceux qui en bénéficient et dont le coût pour le pays est devenu insupportable. Nous avons pendant deux ans appliqué notre programme et expliqué aux Français pourquoi il fallait réorienter la politique de l’emploi vers le secteur privé. Le 21 avril à l’envers qu’ont été les élections régionales a conduit à changer radicalement de politique de l’emploi et à miser de nouveau sur les emplois aidés.  La même majorité est donc contrainte d’expliquer avec la même force de conviction le contraire de ce qu’elle défendait auparavant !

 Je le dis avec franchise : cette absence de cohérence et de continuité politiques ne peuvent que susciter la méfiance, pour ne pas dire le mépris, des citoyens. J'ai la conviction que plus la démocratie est rythmée par des échéances courtes et la pression médiatique, plus le pouvoir gouvernemental doit être lisible dans sa gestion et ordonné dans son action.

 Je sais que diriger c'est savoir s'adapter aux réalités du moment.  Mais à force de ne pas faire ce que l'on a dit et de faire ce que l’on n’a pas dit, à force d'observer quotidiennement les sondages à la loupe pour mieux zigzaguer entre les obstacles, on affaiblit la légitimité politique issue des urnes. Dès lors, on laisse entendre qu'elle est négociable et même réfutable. En 2007, nous devrons, à droite comme à gauche, être rigoureux dans l'élaboration de nos projets. Si nos concitoyens ont l'assurance que notre mandat politique ne sera pas réécrit en cours de route, ils le respecteront même s'ils ne se sont pas prononcés en sa faveur.

 C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous devons veiller à ce qu’on ne nous vole pas cette campagne présidentielle qui doit se dérouler selon le calendrier prévu et qui ne saurait être  parasitée par le tumulte des affaires.

S'il y a crise de l'exercice du pouvoir, c'est aussi parce que le courage politique a fait le plus souvent défaut ces dernières années.

Combien de fois ai-je vu des responsables au plus haut niveau trembler à l'idée d'être incompris de l'opinion avant même de tenter de la convaincre. Combien de fois ai-je vu l'Etat ranger ses projets parce qu'un préavis de grève menaçait d'être déposé. Nos concitoyens sentent tout cela, et ils ne peuvent être totalement blâmés d'en profiter…

Nous ne pouvons pas nous en prendre à l’archaïsme des organisations syndicales pour expliquer nos échecs et nos reculs puisque nous n’avons pas su créer avec les partenaires sociaux un climat de confiance qui permette, sinon de dégager de consensus, du moins d’avancer ensemble.

J’ai été marqué, lorsque j’ai engagé la réforme du secteur des télécoms, par mon premier contact avec Nicole Notat. La secrétaire général de la CFDT m’a dit : Vous avez raison d’engager cette réforme. Elle est nécessaire et elle n’a que trop tardé, mais ne comptez pas sur mon soutien car je sais que dès qu’il y aura trois manifestants de la CGT dans la rue vous me lâcherez. »

Lors de la réforme des retraites, j’ai crains que l’on me demande de reculer devant les protestations. Un tel recul aurait eu des conséquences dramatiques sur la situation des retraités à l’horizon de 2010 mais il aurait aussi entraîné un affaiblissement de la CFDT bien plus grave que celui, passager et sans réelle conséquence durable, qu’elle a connu.

Croyez-moi, rien n'est pire pour ceux qui défendent sur le terrain, contre vents et marées, les mérites d'une mesure nouvelle que d'être abandonné en rase campagne ! Si j'ai été aussi ferme, au risque de passer pour rigide, lors de la réforme des retraites et de celle du système éducatif, c'est parce que j'avais la certitude, malgré les mécontentements, que notre société serait plus cruelle encore pour le politique s'il renonçait à affirmer son autorité.

Lorsque je fus écarté du dernier remaniement gouvernemental, j'ai eu, pour ceux qui s'en souviennent, des mots durs, non pas parce que j'étais personnellement blessé (la charge ministérielle, je le sais très bien, n'appartient à personne !), mais parce que je savais que mon éviction était un gage donné à tous ceux qui avaient été hostiles à la réforme de l'Ecole.

Depuis trois décennies, tous les deux ans, on fait deux pas en avant pour tenter de résoudre la question centrale de l'Education et deux pas en arrière pour tenter de rassurer tout le monde ! Cette valse-hésitation n'est pas pour rien dans les échecs de notre système éducatif qui, plus que n'importe quel autre, a besoin de temps pour évoluer.

Nous sommes là au cœur d'un handicap typiquement français : celui de l'absence de continuité politique. On se plaint légitiment du zapping électoral dont la France est malheureusement coutumière depuis 20 ans. A chaque élection, les sortants, sont en effet, sortis ! Mais que dire alors du zapping gouvernemental qui intervient chez nous tous les 18 mois. A la première élection locale perdue, au premier sondage malheureux, au premier blocage sérieux, l'équipe est changée, les administrations s'arrêtent, les partenaires sociaux sont invités à faire le tour de leurs nouveaux interlocuteurs…

La France a connu 26 gouvernements depuis 1978, l’Allemagne 9, l’Espagne 8 et la Grande Bretagne 7 ! Aucune politique ne peut réussir sans la durée et aucun gouvernement ne peut instaurer son autorité ni susciter la confiance du peuple sans stabilité. Si la rue réclame de façon coutumière et enjouée la tête d'un Premier ministre ou celle d'un simple ministre, ce n'est pas seulement parce que nous avons coupé celle d'un roi il y a plus de deux siècles, c'est aussi et surtout parce que la rue sait d'expérience que les dirigeants vivent dans un sursis quasi permanent.

Si l'exercice du pouvoir est devenu si malaisé et si fébrile, c'est aussi parce que le dialogue social reste chez nous profondément infantile et stéréotypé. Entre l'Etat et les partenaires sociaux, c'est trop souvent encore un jeu de rôles "nécessairement" conflictuel.

On ne peut plus continuer ainsi ! Le paysage syndical doit se moderniser. Il a vocation à prendre des responsabilités car l'Etat ne peut plus, ni ne doit plus, tout faire du sommet. Il est temps de créer les conditions d'une société participative au sein de laquelle chacun sait ce qu'il peut attendre du politique et ce qu'il doit faire par lui-même.

Cette question des partenaires sociaux me conduit à dire un mot sur la méthode pour réformer. Il n'y a pas de recettes miracles en la matière, mais il y a quelques étapes incontournables pour réussir.

 La première étape : c'est la nécessité d'établir, chaque fois que possible, un diagnostic partagé afin d'appuyer les reformes les plus lourdes sur un constat globalement reconnu par tous. La réforme des retraites a réussi à passer, malgré les oppositions, parce que personne ne pouvait raisonnablement réfuter le diagnostic qui avait été dressé par les meilleurs experts, ainsi que par les partenaires sociaux eux-mêmes. Pour la réforme de l'Ecole, la mission Thélot a utilement permis, pendant plus d'un an, de recenser l'ensemble des attentes de la communauté éducative. Cette démarche est indispensable pour que la réforme ne surgisse pas de nulle part et ne soit jugé qu’à l’aune des changements d’habitudes et des inconvénients immédiat qu’elle entraîne.

La seconde étape consiste, précisément, à responsabiliser les partenaires sociaux. Critiquer un projet de loi sur lequel vous n'avez pas été consulté, c'est facile !

En revanche, s'opposer frontalement à un projet sur lequel vous avez été sollicité, un projet sur lequel vous avez même été mis en situation de proposer une solution, cela devient plus difficile.

Enfin, la troisième étape, relève de la pédagogie gouvernementale. En la matière, il faut une stratégie mêlant tout à la fois autorité, écoute, persuasion et activation de relais au sein de la société afin d'élargir les soutiens de la réforme.

Tous ces travers que j'ai pu observer dans le cadre de mes fonctions et que je viens de vous livrer, me renvoient vers le cœur du problème qui n'est autre que l'organisation de nos institutions.

Les évènements déplorables que nous vivons depuis quelques jours illustrent hélas les disfonctionnements d’un système institutionnel à bout de souffle. Certes ce n’est pas la première fois que des « affaires » viennent ternir l’image d’un gouvernement et la Cinquième République a plutôt été plus propre que celles qui l’ont précédé ! Mais on ne peut s’empêcher de constater que les déséquilibres des pouvoirs qui la caractérisent ne permettent pas d’éradiquer des comportements antidémocratiques qui ruinent l’autorité de l’Etat.

L’histoire de la démocratie n’est pas finie. Elle ne s’est pas achevée avec la constitution de 1958, ni même avec le quinquennat ou les lois de décentralisation. C’est une recherche permanente d’équilibre au sein d’une société en perpétuel mouvement.

Notre système institutionnel souffre de deux graves défauts :

La répartition des pouvoirs et des responsabilités y est opaque et le contrôle de l’exécutif par le législatif insuffisant.

Nous devons faire évoluer ce système.

D’abord en clarifiant le rôle du Président de la République.

Elu pour cinq ans par tous les Français il dispose de la plus forte légitimité. C’est donc lui qui doit gouverner, directement, sans écran. Il doit s’engager pour expliquer et défendre les réformes, venir régulièrement devant le Parlement.  Son équipe gouvernementale doit être restreinte pour permettre la cohérence de l’action et la liberté du débat. Au passage les départements ministériels doivent être stabilisés dans leur contours par une loi organique afin d’éviter les changements incessants d’attributions qui dissipent une énergie considérable.

L’un des avantages essentiels de cette présidentialisation de nos institutions réside dans la stabilité gouvernementale qu’elle induit.

Un président qui gouverne lui-même et qui s’engage sur les réformes peut plus difficilement changer de cap tous les dix huit mois.

Quant au pouvoir législatif, il demeure l'ombre de ce qu'il pourrait être. Quand Tony Blair veut augmenter les droits d’inscription dans les universités, il doit affronter la chambre des Communes dans un débat difficile à l’issue incertaine. Mais quand il remporte la victoire avec  trois voix de majorité, il a réellement gagné la partie. Et l'opinion en prend acte. En France, le Parlement n'est pas considéré comme l'un des arbitres de la société. Il faut élargir ses compétences et ses pouvoirs.

Son ordre du jour doit être négocié. Le travail en commission renforcé, par exemple grâce à l’examen en séance plénière des textes issus des commissions.

Ses pouvoirs de contrôle de l’administration étendus. A ce sujet, je me souviens avoir déposé au moment de l’affaire du Rainbow Warrior une proposition de loi tendant à créer une commission restreinte chargée du contrôle des services de renseignements comme il en existe dans toutes les grandes démocraties. La gauche l’avait à l’époque refusée !

Ce renforcement des pouvoirs du Parlement nécessite une augmentation de ses moyens et un regroupement sous son autorité des innombrables instances de contrôle créées depuis quelques années. Une réduction sensible du nombre des parlementaires et une réflexion sur la représentation de l’ensemble des courants de pensées permettraient sans doute de rendre plus populaire cet effort consenti par la Nation pour le travail de ses représentants.

Enfin les libertés locales doivent être renforcée grâce à une clarification et à une responsabilisation des collectivités.

Si je devais résumer ma pensée, je vous dirais que l'exercice du pouvoir en France est le reflet d'un triple désordre :

- désordre de notre démocratie politique qui n'est ni assez claire, ni assez équilibrée;

- désordre de notre démocratie sociale qui n'est ni assez structurée, ni assez constructive ;

- désordre de notre démocratie locale qui n'est ni assez rationalisée, ni assez responsabilisée.
La crise du politique est sérieuse. Si nous ne l'évaluons pas à sa juste mesure, si nous ne revitalisons pas le débat public, si nous n'assumons nos responsabilités avec audace et franchise, si nous ne modernisons pas nos pratiques  institutionnelles, la crise nationale qui affaiblit la France depuis plus d’une décennie finira par l’emporter dans une tourmente à coté de laquelle le 21 avril 2002 aura des allures de péripétie.

 

Fin de citation.

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration
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Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /Mai /2006 21:37

Je ne vais pas y aller par quatre chemins.

Voyons tout d'abord le cas de l'Assedic. C'est, actuellement, l'organisme qui paie les allocations des chômeurs. Il est "géré" selon la sacro-sainte règle du "paritarisme" dont j'ai dit, naguère, tout le mal que je pensais.

Rappelons, en effet, que les caisses de retraites sont "gérées" selon cette même règle ... et qu'elles sont au bord de la faillite! Toutes ... Il en va de même de la "Sécu", elle aussi, du moins jusqu'à il y a peu, gérée paritairement ... jusqu'au moment où les "politiques", qui sont, par nature, responsables de tout, ont décidé d'y mettre leur grain de sel et même les pieds dans le plat. La Sécu était (et est toujours, mais c'est en voie de résorption) en ... faillite!

L'Assedic n'échappe pas à la règle : elle est "gérée" paritairement et est ... en faillite!  Reconnaissons le : depuis que l'Etat a clairement fait savoir quil ne serait plus le "cochon de payant", boucheur de trou en forme de tonneau des Danaïdes, on y a mis un peu d'ordre.

Mais les blocages restent toujours là : les Assedics n'ont toujours aucun pouvoir de sanction véritable. pourtant, ce sont bien elles qui paient!

Justement, disent certains : on ne peut pas être à la fois "juge" et "partie". Pourtant, les mêmes, ou presque, affirment haut et fort que les Assedics sont en quelque sorte une "mutuelle" d'assurance.

Et alors? Qui peut avoir la naïveté de croire que les assurances, même mutualistes, ne font pas la police (la vraie, celle des flics; pas celle des contrats autrement appelés "polices", eux aussi) avec leurs assurés?

C'est oublier que, en outre, que l'adhésion à cette mutuelle un peu particulière est obligatoire, aussi bien pour les employeurs que pour les salariés. Ce n'est pas, à proprement parler, le mode de fonctionnement d'une mutuelle, pour lesquelles les adhésions sont toujours libres.

Mais, pour ceux qui défendent cette thèse, est-ce vraiment un oubli? Bien sûr que non!

Aussi, j'ose mettre en cause, radicalement, le statut même des Assedics. Table rase de ce "paritarisme" qui sert de cache-sexe à de véritables abus ... Les Assedics doivent devenir un établissement public (et non pas privé, comme c'est le cas actuellement) financé par tous, donc par la CSG. Le volume des cotisants (devenus des contributeurs) devenat plus élevé, le taux de prélèvement, à rendement financier équivalent, devient plus faible ... C.Q.F.D.

Et les employeurs? Oui, bien sûr. On ne va pas les oublier! Faut tout de même pas déconner.

J'observe, au préalable, que plus "ils" embauchent, plus ils paient aux Assedics! C'est, convenons en, une bien curieuse façon de les "récompenser" de leurs décisions bénéfiques ... Apparemment, personne n'y avait pensé! Même pas moi jusqu'à il y a quelques très brêves années (mais où avais-je la tête?).

Bien entendu, cette réalité a son corollaire : plus "ils" licencient, moins ils paient! "Excellente" façon de les encourager à triturer le tissu social!

Je propose donc que les employeurs contribuent au financement par le biais de pénalités. Evidemment pas des pénalités du type "Delalande" (dont je reconnais, humblement, que je l'avais, en son temps, approuvé). Non! Quelquechose de plus subtil, de plus général. Par exemple un pourcentage de la masse salariale "libérée" par les licenciements. Ceux qui seraient motivés par une faute professionnelle ne seraient pas concernés, cela va de soit. Par contre, ce nouvel établissement public serait de rang 2 dans l'établissement de la liste des créanciers, juste après les salariés eux-mêmes (auxquels il tombe sous le sens que l'on doit, avant toute chose, leur payer leurs salaires).

On le voit donc. ma proposition, pour le volet Assedics, n'est pas, à proprement parlé, ni la copie conforme des socialistes ni celle de Nicolas Sarkosy. Mais je ne doute pas que les uns et l'autre vont se rendre comptent de leur erreur ... et se disputer mon idée!

Demain, si j'ai le temps, la suite avec le volet Anpe ...      

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ...
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Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /Mai /2006 19:39

A l'invitation de Christian Bois, bloggeur, je viens de suivre, en différé, l'intégralité du discours de Nicolas Sarkosy. Je le trouve extrêmement intéressant et j'invite tous ceux qui ne l'ont pas encore vu à le faire. Il fait preuve d'une grande hauteur de vue. Centré, manifestement, sur la France, dans le but de capter l'attention des électeurs de droite qui pourraient être tentés, une fois de plus, de se laisser prendre dans la nasse de Le Pen, il y développe des idées claires, même si je trouve que le mot France revient un peu trop souvent (110 fois, à ce qu'il paraît mais je n'ai pas compté). 

Disons-le franchement : si la moitié des électeurs de Le Pen pouvaient choisir Sarkosy parce que ce dernier prouve qu'il les comprend et qu'il ne les confond en rien avec des fascistes, des racistes ou des xénophobes, ce n'est pas moi qui m'en plaindrait.

Je n'ai décelé aucune démagogie, aucun sentiment bassement électoraliste. Il ne faut pas en conclure que j'approuve toutes ses propositions. Mais, je le dis clairement, si les socialistes nous faisaient, maintenant, un discours de même tenue, de même hauteur de vue, je ne m'en plaindrais pas non plus.

Il a clairement rejeté le communautarisme alors même que ses adversaires ont un peu trop tendance à lui jeter la pierre sur le sujet. Il a également appuyé sur le nécessaire respect qui est dû aux enseignants par leurs élèves (ils doivent se lever quand le maître entre dans la classe). J'approuve cette idée, sans la moindre réserve. Cela ne veut pas dire que je n'ai aucun différent avec l'Education Nationale dont le condamne avec une grande fermeté le corporatisme.

Il a rappelé qu'il était fils d'un immigré hongrois. Personne ne peut mettre en doute son attachement très profond à la France.

De même, il a rappelé que la racaille existe bel et bien et que ce n'est pas lui qui a inventé le mot mais les habitants des banlieues soumis à la "loi" des caïds".

Je ne suis pas d'accord avec sa mise en cause des "35 heures". J'y suis personnellement attaché. L'erreur des socialistes aura été non pas "les 35 heures" mais "les 35 heures payées 39", ce qui n'est pas du tout la même chose! Je crois même que Sarkosy commet une erreur politique sur ce thème. C'est son affaire. Ma proposition, que je rappelle ici, consistant à inscrire dans le code du travail le droit imprescriptible de tout salarié de refuser de faire des heures supplémentaires, sans risque de sanction (actuellement, cela peut lui coûter le licenciement pour faute grave!), est, je le dis sans fausse modestie, d'une grande portée; d'autant que la conséquence logique en est la suppression de la majoration du taux horaire de rémunération pour quiconque accepte de faire des "heures sup".

Les socialistes doivent maintenant se mettre au travail et seraient bien inspirés de ne pas tomber dans le piège de "l'affaire Clearstream". A bon entendeur, salut!    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Nicolas Sarkozy
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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 18:22

Petit à petit, l'image d'épouvante se profile. Pour l'instant, elle est floue. Elle apparaît, en fond d'écran. En demi-teinte ... Pourtant elle est là, tapie, prête à jaillir, à bondir sur sa proie.

Sa proie? Quelle proie? La Démocratie, bien sûr. Vous savez bien : le plus mauvais des systèmes politiques ... à l'exclusion de tous les autres (Winston Churchill).

Eh, oui! les démocrates. Il serait temps de se réveiller ...

La présence, une nouvelle fois, de Le Pen au second tour ne fait pour moi guère de doute si la tendance actuelle se poursuit. Pire, ainsi que je l'ai déjà dit, il pourrait arriver en tête au premier tour.

Bien entendu, face à Sarkosy ou face à n'importe lequel des socialistes, il sera battu (ouf!). Mais face à Jolivié Bovencenot?

Jolivié Bovencenot? C'est qui, celui là? Encore un nouveau?

Non, non! C'est juste la contraction de José BOVE et d'Olivier Besancenot. Le deuxième, dans une tribune complaisament offerte par Le Monde, invitait l'extrême-gauche à se réunir pour "causer". La réponse n'a pas tardé. José Bové se ramène, ventre à terre (l'expression n'est pas des plus heureuses. La terre, concernant Bové, oui, indiscutablement. Le ventre, pas vraiment, sauf si on pense à la "bonne bouffe").

Il est d'accord, le José. Sans préalable ... Mais il pose des conditions. Le Parti Socialiste ne saurait faire partie des ennemis à abattre. On attent la réaction d'Olivier. Le bois d'olivier, c'est pas tendre! On peut en faire une vraie trique ou ... un rameau ( pour cette année, c'est trop tard; mais pour 2007, il y a de la marge).

Je le dis avec la plus grande netteté : Oui! il faut que l'extrème-gauche se fédère. Une sorte de Fédération de la Gauche Extrème et Radicale, pour reprendre une thématique qui a fini par conduire Mitterrand au pouvoir. Sauf que, là, je suis tout aussi clair : il ne faut pas que l'on compte sur moi pour la soutenir par mon expression ou par mon vote.

Si une telle fédération finissait par voir le jour, emportant avec elle une fraction du P.S (pas beaucoup, mais un peu tout de même), il s'en suivrait une clarification de la situation politique. Surtout si, à l'autre bout, un même montage réaliste entre un Le Pen redevenu présentable (?) et un de Villiers moins aristocrate (autrement dit plus "tribun") convenait d'une construction organique similaire.

Cela, certainement, stimulerait un Parti Socialiste en favorisant une évolution vers la construction d'un Parti Démocrate (façon Etats Unis d'Amérique). N'est-ce pas, en Italie, le projet de Romano Prodi?

Cela stimulerait tout autant une UMP qui, elle aussi, devrait évoluer vers une structure de type Parti Républicain (façon Etats Unis d'Amérique).

Le centre arbitrerait, à chaque élection.

Et si ça devenait vrai? Le Pen contre Bovencenot, en Mai 2007? Schéma d'épouvante, d'apocalypse, c'est sûr, qui me conduirait à faire je me demande bien quoi ...

Il est temps, il est grand temps, que les partis démocratiques (PS, UMP, UDF) se réveillent vraiment. 

Ne l'oublions pas : la "présidentielle" est, désormais, l'élection fondamentalement structurante de la vie politique française. Aussi bien dans sa phase de préparation que dans sa phase de mise en oeuvre de ses résultats du deuxième tour.    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 22:20

A l'inverse du "Front Popu" dont on a peu parlé, que n'a -t-on pas entendu sur cette journée internationale de la liberté de la presse.

Nous sommes en France et on nous ressasse, toute la journée, que 63 journalistes sont morts dans l'exercice de leur métier DANS LE MONDE ENTIER.

Où est le drame? Combien de travailleurs sont morts, en FRANCE, pendant la même période, dans l'exercice de leurs métiers? Plus de 800! Répétons-le : en FRANCE! De cela, pas un mot ...

Le corporatisme des journalistes fonctionne "à fond la caisse" ...

Je tiens de source sûre que beaucoup de journalistes s'engagent dans ce métier, non pas pour informer mais pour "militer", pour faire valoir leur point de vue personnel sur tel ou tel sujet. Tout cela, bien sûr, en étant payés!

Quant à la réalité de leur travail d'investigation, ce n'est pas trop se risquer que de dire qu'il est à peu près inexistant.

Tout le monde a remarqué l'étrange concommitance : le même jour, un grand nombre d'organes de presse parlent du même sujet. Comment cela se peut-il?

C'est tout simple à comprendre : "ils" reçoivent, de la part des attachés de presse, des dossiers prédigérés, tout préparés, qu'"ils" n'ont plus qu'à diffuser après en avoir retenu ce qui leur plaisait.

C'est ça, la "liberté de la presse"? Et avec les 28.000 cartes de journalistes (28.000!), on a droit à cette bouillie! Exemple : l'affaire Clearstream ... Toujours la même rengaine : la poltique politicienne! Pendant ce temps, on ne parle pas des solutions qu'il faudra pourtant bien mettre en oeuvre, un jour ou l'autre. Je n'en ai rien à faire de l'affaire Clearstream!

Parti comme nous sommes partis, non seulement Le Pen sera présent au second tour de la présidentielle mais, cette fois, il arrivera en tête ... du premier tour (Ouf! Je vous ai fait peur et j'ai même failli me faire peur!).       

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 21:38

Nous l'avons entendu, faiblement certes, mais entendu tout de même : le Front Populaire a 70 ans aujourd'hui.

En parler à cette date anniversaire n'est peut être pas anodin. Je n'ai pas souvenir que l'on ait signalé le 60ème anniversaire ou bien le 65ème ...

Une chose est certaine, et c'est la raison pour laquelle je classe ce billet dans la rubrique "Education Jeunesse", il faut tirer des enseignements.

J'ai déjà écrit que c'est la même Chambre des Députés qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain. En ont été épargnés par l'Histoire les seuls "80" du Chemin de l'Honneur qui ont refusé de voter cette confiance. Cela donne une idée du désarroi qui règnait dans le pays après la débacle de notre armée sous la poussée des blindés de Guderian.

Nous n'avions pas les moyens ni la volonté politique de doter la France d'une armée, de blindés (de Gaulle!), d'une aviation digne de ce nom ... C'est indiscutablement une séquelle du Front populaire, de l'esprit "munichois" qui règnait, du refus de soutenir les républicains espagnols par une intervention directe (alors que la "Division Azul" de Hitler était présente sur le champ de bataille en Espagne), etc ...

Seules des actions "en sous main" (fourniture d'armes par des voies discrètes, constitution des Brigades Internationales) et des actions d'éclat individuelles (Malraux, pilote de chasse) ... ont marqué la présence de la France en Espagne, avec comme conséquence un régime fasciste pendant 35 ans dans ce pays!

Conséquences directes également des vraies largesses des accords Matignon (+ 17% d'augmentation des salaires; réduction du temps de travail de 48 heures à 40 heures SANS diminution des salaires -autrement dit +17% EN PLUS des 17% précédemment évoqués-, 15 jours de congés PAYES)...

Quand ça vient, personne ne dit NON. C'est plus tard que l'on s'apperçoit des conséquences ...

On ne réécrit pas l'Histoire mais on a le droit de se demander si elle n'a pas tendance à bégayer.

Que se passerait-il si un olibrius comme Emmanuelli devenait Premier Ministre sous la Présidence d'un Fabius? Je préfère ne pas y penser dans un environnement de mondialisation exacerbée.

Quand 15 jours de congés payés étaient légitimes, on est passé, aujourd'hui, à 5 semaines plus les RTT ... et du chômage à la pelle!

Je ne veux pas noircir le tableau mais je suis bien convaincu que nous sommes en train de vivre à crédit sur les générations futures.

Cela mérite d'être médité!   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 15:50

Air France était, cette fois-ci, en phase avec l'image qu'elle veut donner. Et, donc, pas en phase avec l'image qu'elle avait encore il y a peu. Des mauvaises langues parlait de Air Chance (à cause des grêves à répétition) au lieu de Air France!

A Rome, lieu de notre première destination, à Fiumicino, l'aéroport international, louer une voiture est compliqué. Rien à voir avec l'organisation américaine. J'ai encore en mémoire l'aéroport de Denver (Colorado), ou bien celui d'Atlanta (Géorgie) ou encore celui de Cincinati (Ohio). Il n'y a rien à dire : quand les Américains organisent, ça marche. En Italie, c'est "un peu" différent. Mais ça vient tout de même.

Y a-t-il un code de la route? Franchement, on peut se le demander. J'en ai vu de toutes les couleurs ... Feux rouges grillés, lignes blanches violées, limitations de vitesse allègrement "interprétées" ... Tout ça, sur l'autoroute ou sur les routes de campagne.

Pour ce qui est des déplacements en ville (à Naples, lieu de notre destination pour la première semaine), il n'y a pas lieu de mettre de point d'interrogation. L'ayant vécu, je peux être catégorique : le code de la route est tout simplement "suspendu" au bon vouloir du plus audacieux. Pour un cartésien comme moi, pas facile à admettre! Au bout de deux jours, on s'habitue. Au bout de quatre jours, on fait comme tout le monde. Sinon, on n'avance pas!

Passer sa première nuit au milieu des citronniers chargés de ... citrons (encore heureux que ce soit des citrons) et à trois mêtres d'une glycine en pleine floraison ... Que demander de plus? 

D'autant que nous sommes allés manger une excellente pizza. Un dimanche soir, qui plus est Dimanche de Pâques, jour évidemment "festivi" (en Italie plus qu'ailleurs).

En passant, petit arrêt à Monte Cassino. Je voulais "voir". Monte Cassino est lieu sacré pour les Italiens. Les reliques de Saint Benoît y sont conservées. J'avais dans la tête la bataille du même nom, en 1944. Ce sont les Polonais qui sont venus à bout de cette position allemande. Quand on voit la configuration des lieux (un bastion escarpé du haut duquel les Allemands pouvaient "canarder") et que l'on a présent à l'esprit l'attachement des Polonais à la religion catholique (et donc à Saint Benoît), on mesure l'esprit de sacrifice dont ils ont du faire preuve pour prendre d'assault la position. Un cimetierre polonais témoigne. Une minute de silence s'imposait.  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Europe
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 15:23

Je suis revenu! Eh, oui! Tout a une fin ... Même les vacances. De retour auprès de mes pénates (il est normal que j'emploie cette expression puisque je reviens de Rome), je me précipite sur mon blog. Oh, heureuse surprise!

1. Le fameux "blog rank", cet indicateur global qui "tombe" tout les matins, a à peine fléchi. Je craignais une chute vertigineuse, l'inactivité d'un blog étant le pire ennemi.

2. Les visites "uniques" sont restées, globalement, dans la même teneur (80 par jour, la plupart du temps)? J'ai même eu droit à une pointe à 161, le 27 Avril et hier on en était à 122 ... Mon blog intéresse donc, même quand je ne suis pas là. Voilà qui est bien agréable.

3. Les pages vues en sont pratiquement à 39.000 soit 7.300 de plus en un mois. C'est moins que l'objectif mais, étant absent, je n'avais aucune nouveauté à publier.

4. Les visites uniques sont, elles, montées à 13.050 (soit 2.400 dans le courant du mois d'Avril). Là aussi, c'est moins que l'objectif. Mais ça n'est pas si mal, compte tenu de l'absence.

Tout va bien. au moins du point de vue de la météo du blog. Parce que, pour ce qui est de la vraie météo, c'est pas terrible, à Nogent sur Marne. Il pleuviote, il fait froid (ou presque ...). Brrr ... C'est pas comme en Italie. Et encore moins comme à Rome, hier Dimanche! Soleil radieux, ciel bleu ... Que du bonheur, malgré la fatigue!  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Météo, administration et gestion du blog.
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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 22:43

Faire deux choses en même temps, c'est pas trop dans mes habitudes. Mais, là, ça arrive de temps en temps. Par exemple partir en vacances ET en Italie en même temps ...

Direction Rome et Naples.

Donc, à plus!

Vous en avez de la chance! Je vais vous laisser en paix pendant une quinzaine de jours. Profitez-en, ça ne durera pas!     

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 12:19

Souhaitant apporter quelques éléments de réflexion à cet interview, je commencerai par fournir quelques positions de principes en phase avec les temps nouveaux qui s'annoncent.

1. La question du chômage et du sous emploi chronique et massif est devenue tellement pregnante, permanente, récurrente, etc ... bref cruciale qu'il faut la traiter avec une vision nouvelle et des outils nouveaux. Résolument nouveaux ...

2. L'indemnisation, qui a, pour l'essentiel, toujours relevé de la logique de l'assurance (on couvre un risque par le paiement d'une prime que l'on rebaptise, pour la circonstance , "cotisation"), doit désormais relever de la solidarité nationale d'une part (a priori) et de la mise à contribution des employeurs (a posteriori) d'autre part. Autrement dit de la CSG payée par tous sur la base de tous les revenus (y compris par les retraités et par les èrémistes ...) auxquels on applique un même taux, au premier euro. Autrement dit, pour les employeurs, sur la base des coûts qu'ils engendrent par leurs décisions ...
Le système actuel des cotisations calculées sur les salaires doit donc disparaitre. C'est mon point de vue et je le ... partage!

3. Les partenaires sociaux (syndicats de salariés et d'employeurs) sont évidemment impliqués et associés à la mise en forme du nouveau dispositif notamment quant à la mise au point de la "clé" de la répartition. Cela tombe sous le sens!

4. L'organisme en charge de la redistribution devient donc de droit public. Le paritarisme, sur ce volet, doit disparaitre. Autrement dit "exit l'Unedic" en tant que structure fonctionnant selon les modalités actuelles.

5. On ne doit jamais perdre de vue que le nombre de personnes à "gérer" n'est pas de 2,5 millions mais d'au moins 4,5 (minimum) voire de 5 à 6 millions ... Cela peut faire peur mais la vérité est toujours réaliste même quand elle parait invraisemblable. Il a même été écrit qu'elle était révolutionnaire ...

6. A ce stade, il faut prendre une option de base qui détermine les choix futurs quant à l'architecture du "Légo" que l'on veut construire.
6a. Veut-on entrer dans une logique de placement  à court terme fortement teinté de coercition? Auquel cas, l'indemnisation doit être très courte en durée et bonne, voire très bonne, en niveau.
6b. Veut-on entrer dans une logique de placement non soumis à la logique du court terme? Par exemple, est-on prêt à accepter l'idée qu'une période de chômage puisse être l'occasion d'un remodelage complet de la qualification, du niveau de compétence du chômeur? On ne requalifie pas complètement un travailleur en quelques semaines!

J'en suis là, pour l'instant. Je vous le livre, brut de fonderie. Bonne lecture et, surtout, bonne réflexion ...      

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 08:14

J'ai trouvé sur le site de Fabrice Morenon, élu du Conseil Régional d'Ile de France, des chiffres relatifs au niveau de diffusion de la presse quotidienne nationale.
Le moins que l'on puisse en dire est qu'elle ne se porte pas très bien!

Peut-être qu'à force de dire, de répéter, de marteler même, qu'elle ne fait pas bien son travail d'investigation, "ils" vont finir par bouger!

La recette est pourtant simple :
1. des informations fiables, vérifiées et VERIFIABLEs (autrement dit : citer les sources d'une manière précise, nominative).
2. une séparation très nette des informations d'une part et des commentaires d'autre part.
3. un abandon, de la part des journalistes, de la confusion entre un rôle de professionnel de l'information et celui de militant d'une cause politique, si "juste" soit-elle.
4. un arrêt net de toute forme de subventions publiques.

Voici les chiffres :

Morosité pour les quoditiens nationaux

L’organisme de contrôle et de diffusion des médias (OJD) vient de rendre publics les chiffres de la diffusion sur l’année 2005.

Le recul de la diffusion des quotidiens nationaux (- 1,95%), et régionaux (-1,49%) est flagrant :

ü 341 052 exemplaires de l’équipe (-3,97%)

ü 325 289 exemplaires du Figaro (-1,35%)

ü 320 704 exemplaires du Monde (-3,04%)

ü 158 465 exemplaires d’Aujourd’hui en France (+3,51%)

ü 136 945 exemplaires de Libération (-2,15%)

ü 116 457 exemplaires des Echos (-0,34%)

ü 96 232 exemplaires de La Croix (+ 1,28%)

ü 79 349 exemplaires de La tribune  (-0,37%)

ü 51 639 exemplaires de L’Humanité (+5,78%)

ü 50 633 exemplaires de France Soir (-18,46%)

La baisse des ventes s’explique essentiellement par :

ü Les quotidiens gratuits.

Alors que la presse gratuite existe en France depuis le milieu des années 60, les quotidiens gratuits d'information ne sont arrivés qu'en 2002 mais ont vite trouvé leur place dans le paysage des médias.

En 2005 :

ð 695 998 exemplaires de 20 Minutes (dont 400 000 à Paris)

ð 519 028 exemplaires de Metro (dont 311 000 à Paris)

ü L’information par Internet qui semble exploser - l’OJD ne dispose pas de chiffres sur ce sujet.

  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /Avr /2006 18:01

"20 Minutes" est un quotidien gratuit qui se distribue aux bouches du métro parisien, notamment. De même que "Métro". A choisr entre les deux, je préfère le premier, même si ce n'est pas "ma tasse de thé" (à 08h30, le matin, le thé, ce n'est pas trop mon truc).

François Fillon vient d'y donner une interview sur la "flexisécurité" que je reproduis ci-dessous.

Début de citation :

Malgré la crise du CPE, les Français sont-ils prêts à accepter plus de flexibilité sur le marché du travail ?

Les Français y sont prêts, à condition qu'ils ressentent cette réforme comme juste. En échange d'une plus grande flexibilité, il faut offrir une plus grande sécurité aux salariés. C'est ce qu'on appelle la  "flexisécurité", pratiquée avec succès ailleurs en Europe. Il s'agit de protéger les salariés et non les emplois. Ce qui revient à faciliter le licenciement mais aussi à proposer une indemnisation chômage beaucoup plus confortable, notamment pour les bas et moyens salaires. Une autre contrepartie consiste à assurer un meilleur suivi des chômeurs avec des possibilités de formation, afin de leur assurer un reclassement rapide.

Ce volet « sécurité » coûterait très cher...

Ces dépenses seraient supportables si on rationalise le système. Par exemple, un chômeur qui refuse à plusieurs reprises un emploi ne doit plus bénéficier du même niveau d'indemnisation. Bien sûr, on ne proposerait pas à un manutentionnaire de devenir notaire et réciproquement. Il faut des règles. Il faut aussi plafonner l'indemnisation des hauts salaires.

Peut-on envisager une indemnisation non dégressive des chômeurs pendant trois ou quatre ans ?

Pourquoi pas ? De toute façon, ce serait purement théorique. Dans les pays nordiques qui ont adopté ce système, les chômeurs retrouvent du travail en moyenne en six mois, alors qu'en France, la moyenne est de deux ans. La clé, c'est que l'on n'ait plus peur de perdre son emploi parce que l'on peut rebondir. Cette mobilité déverrouille le marché de l'emploi.

Avez-vous étudié le financement en détail ?

Bien sûr. Si on se basait sur les chiffres et les comportements actuels, il ne serait effectivement pas possible pour l'Etat de payer. Mais si on travaille sur des hypothèses où le nombre de chômeurs et le délai passé au chômage étaient réduits grâce à un système efficace de reclassement, cela est possible sur le plan financier.

Avec un énorme risque financier pour l'Etat si l'emploi ne se débloque pas...

Oui. Mais nous prendrions ce risque, car c'est une question de vie ou de mort pour la société française. Les entreprises subissent des à-coups considérables de commandes et ont besoin d'ajuster leurs effectifs en permanence. Sinon, elles disparaissent ou délocalisent.

Vous préconisez aussi un contrat de travail unique...

Il s'agit d'un CDI avec des droits sociaux proportionnels à l'ancienneté. Plus le contrat dure, plus il offre au salarié des droits à l'indemnisation importants et plus les conditions de licenciement sont encadrées. Ces modalités doivent être discutées avec les partenaires sociaux.

Deux ans de période d'essai, cela vous paraît juste ?

C'est beaucoup trop long. Nous devons permettre à l'entreprise d'ajuster ses effectifs, pas donner les moyens aux chefs d'entreprise de corriger leurs mauvais recrutements.

Ce contrat unique n'ouvrirait-il pas la porte aux actions en justice des salariés ?

Une grande loi sur l'emploi telle que je la conçois, et qui introduirait ces notions de sécurité et de flexibilité, devrait aussi mieux encadrer la justice prud'homale. Aujourd'hui, ce sont les prud'hommes qui fixent souvent, faute de précisions législatives, la jurisprudence en matière de licenciement. Il faut revoir cela. Il n'est pas normal que la France ait un tel taux de contentieux.

Après la démonstration de force des syndicats, estimez-vous que le problème de leur représentativité se pose toujours ?

Absolument. Je milite pour que les syndicats soient plus représentatifs et dotés de plus de responsabilités. Une meilleure représentativité passe par la fin du monopole des cinq confédérations et la fin des accords minoritaires. Et par des élections régulières à l'intérieur de chaque entreprise.

Quelles responsabilités doit-on accorder aux syndicats ?

Il faut transférer aux partenaires sociaux une grande partie de ce qui relève aujourd'hui de l'Etat et de la loi dans le domaine du travail. Prenons l'exemple des lois Aubry sur le temps de travail. On aurait dû fixer un cadre et laisser aux acteurs de terrain et aux partenaires sociaux le soin de négocier les aménagements.

Recueilli par Stéphane Colineau

Fin de citation.

Je ferai, ultérieurement, quelques commentaires.

 

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Débats et interwiews lus ici ou là
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Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /Avr /2006 17:26

Le schéma présenté par Le Monde (je me remets à lire à nouveau car les temps étant si troublés, la lecture de deux, voire trois, quotidiens n'est pas inutile. Sans pour autant se sentir obligé de tout lire ... il faut se garder un peu de temps pour dormir!) relatif à la composition de la nouvelle majorité est très instructif.

Du coté de "L'Unione" de Romano Prodi, pas moins de huit sensibilités politiques allant de "Refondation communiste" (communistes orthodoxes, façon Togliati) jusqu'à "Italia Valori (je ne sais pas à quoi cela correspond; il faudra que je me renseigne) en passant par les "Communistes" ( communistes façon Berlinguer; là-bas, vous avez deux "communistes" pour le prix d'un seul!), "L'Olivier" qui est une sorte de coalition socialiste dans la coalition "L'Unione", "Les Verts" (comme chez nous), etc ...

Du coté de "La Maison des Libertés" de Silvio Berlusconi, il n'y a que cinq "sensibilités", dont Forza Italia, la Ligue du Nord, et l'Alliance Nationale (une sorte de Front National, en plus présentable) ... moins atomisées, semble-t-il.

Il faut souhaiter, bien sincèrement, à Prodi de parvenir à gouverner tout ce petit monde. Il a dit "NON" à la proposition de Berlusconi d'une grande coalition. A mon avis, il a tort car le chantier des réformes à faire est tellement colossal (dette publique ...) que toutes les énergies seront utiles. D'autant que la géographie politique de l'Italie est très "Nord (riche et ... taxable)/Sud (pauvre et ... peu taxable)". Il faut cependant reconnaitre que faire un tel choix alors qu'il n'est même pas encore investi, c'eut été assez suicidaire.

Le commentaire de Candide sur un précédent billet reflète assez bien ma pensée. Très instructif pour le contexte français ...   

  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Europe
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Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /Avr /2006 09:48

Je viens d'écouter France Inter dans la tranche horaire de 08h00. Ce matin, après le journal, il y avait Le Pen. On l'entend si peu souvent que, bien que connaissant, grosso modo, les idées qu'il défend (et que je combats), je me suis mis à l'écoute.

J'en ai été tellement horrifié que j'en ai oublié le nom du "journaleux" de service.

Horrifié? Oui! Mais pas par Le Pen ...Par le "journaleux"!

Le Pen, on connait. C'est un peu comme avec le Parti Communiste : même si on n'a pas une très grande connaissance de la politique, on sait un peu, à l'avance, ce que l'on va entendre.

Par exemple, les thèses traditionnelles contre l'immigration, la perte de l'indépendance nationale, etc ... Toutes choses auxquelles il est facile de répliquer quand on veut bien faire un effort.

Le Pen nous explique, entre autres, que si la France est en difficulté, c'est à cause de l'Europe. la France n'ayant pas la maitrise de ses choix politiques et économiques, elle ne peut plus prendre les décisions qu'il faut prendre (selon Le Pen) pour sortir du marasme ... etc. Rien de plus facile à contrer : Faut-il que la France abandonne l'Euro? Voire même quitte l'Union Européenne ... Au lieu de ça, rien ... Etrange, non?

Le Pen nous explique que la France ne travaille pas assez. En clair, il est contre les 35 heures, contre le chômage massif (provoqué, selon lui, par l'immigration dite "de peuplement" qu'il oppose à l'immigration "de travail", etc ...). Réplique du "journaleux" : "Vous dites que les Français sont des fainéants". De quoi être interloqué! En tout cas, moi, je l'ai été.

Le Pen nous explique qu'il est contre les manifestations illégales, les blocages, les actions commandos, etc ...(Pour ce qui est des actions commandos, aussi bien lui-même que ses amis politiques sont très mal placés : il fut un temps où ils les organisaient!). Réplique du "journaleux" : "Vous êtes contre les manifestations".

Le Pen nous explique qu'il est contre les grêves politiques qui sont illégales (ce en quoi il a rigoureusement raison : j'ai appris ça quand je faisais mes études à l'Institut d'Administration des Entreprises de Rennes en 1971 et 1972 et j'en ai eu confirmation ultérieurement dans ma pratique du droit social et du droit du travail). Réplique du "journaleux" : "Vous êtes contre le droit de grêve".

Un auditeur veut passer de la pommade à Le Pen avec un couplet sur l'Algérie Française en précisant qu'il a, lui même, 65 ans (il en avait donc 19 au moment du putsch des quatre généraux félons, en Avril 1961). Passons sur le fait que cet auditeur est un attardé viscéral qui n'a visiblement pas compris que si de Gaulle n'avait pas donné l'indépendance à l'Algérie, les 35 millions d'Algériens d'aujourd'hui seraient nécessairement Français avec le droit de vote qui y est attaché et que, selon la relation qu'en fait Alain Peyrefitte, Colombey les deux Eglises serait, aujourd'hui, d'après de Gaulle, Colombey les deux Mosquées. Réplique du "journaleux" : "Posez votre question, Monsieur. Il y a beaucoup d'auditeur en ligne". Ce "journaleux" passe ainsi beaucoup plus de temps d'antenne à empêcher l'autre de parler que s'il ne l'avait pas interrompu.

Que résulte-t-il de tout ça? J'essaie de me mettre dans la peau d'un citoyen qui a les idées plutôt à droite. Par l'attitude manifestement déplacée du "journaleux", il est naturellement enclin à approuver Le Pen. Sur le fond de ses idées ...Et donc à envisager de voter pour lui en 2007.

N'est-ce pas le but, particulièrement fielleux, recherché par ce "journaleux" qui glose sur une antenne, aux frais du contribuable, connue pour pencher nettement à gauche, c'est à dire du coté des socialistes et même un peu (nettement) au delà?         

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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    Pour la quatrième fois en quelques mois, mon "blog rank" (note indiciaire attribuée par le gestionnaire de la plateforme "Over-Blog" au gestionnaire du blog) est, ce matin de 91 et je suis classé "Premier" des 560.000 blogs gérés par cette plateforme.Je ne vais pas bouder mon plaisir.  
  • Ségo soutient Hollande ... Cela me fait plaisir et me rassure!
    Dimanche prochain, les enjeux sont clairement posés. D'un côté un candidat qui, mois après mois, semaines après semaines, jours après jours, a fait la démonstration de sa capacité personnelle à rassembler autour de lui. Il est parti de rien en terme d'appareil mais il a bien évidemment, en homme avisé, conservé les relais dont il disposait quand il était Premier Secrétaire du P.S.   De l'autre un pur produit de congrès dont la seule mission...
  • Jacques Attali face à Nicolas Baverez
    Voici la reproduction du débat opposant Jacques Attali et Nicola Baverez, première d'une série de documents extraits de mes lectures. J'ai "piqué" l'idée à François Fillon qui l'a, lui, édité sur son blog. J'espère qu'aucun des protagonistes ne m'en voudra de faire indirectement sa publicité. Historien et économiste, Nicolas Baverez vient de publier un essai fracassant, La France qui tombe...
  • Intermittents du spectacle
    La suppression des régimes d'indemnisation des intermittents du spectacle d'une part et des intérimaires d'autre part ne signifie nullement le refus de prendre en compte la spécificité de ces deux types de contrats de travail, bien au contraire. Dans la mesure où, lorsqu'un intermittent du spectacle reçoit 100 euros d'indemnités, 87 euros proviennent du régime général et seulement 13 des cotisations émanant de ce...
  • Les chauffards vont enfin avoir le feu aux fesses!
    Sages décisions en perspectives, si on en croit les journaux ... Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre!   1. Suppression des panneaux annonçant les radars. Très bien! 2. Augmentation conséquente du nombre de radars. Très bien! Combien? Au moins 10.000 de plus, j'espère! 3. Interdiction absolue d'utiliser les téléphones en conduisant. Très bien! Mais comment la faire respecter? Je suggère la confiscation immédiate, à titre...
  • Y en a que pour Nogent ...
    En réponse pratique à un certain "A" qui se permet, dans un commentaire de me tutoyer sans même avoir la courtoisie de se présenter, je publie un tract diffusé, notamment par moi, dans Nogent sur Marne mettant en cause Monsieur Martin et sa gestion dispendieuse ... Lisez ci-dessous! LE VERDICT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES SUR L’AUGMENTATION DES IMPÔTS À NOGENT. 20 secondes pour vous tenir informé sur la...
  • Procédure civile, procédure pénale
    La blogosphère permet des rencontres ... lesquelles permettent des échanges sur des sujets plus ou moins actuels. C'est ce qui vient de m'arriver. J'en ressot avec la nécessité d'apporter des précisions sur ma conception des procédures pénales et des procédures civiles. Je soutiens que les "parties civiles" dans un procès pénal (c'est à dire, pour parler comme tout le monde, les victimes) ne...
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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Faites-moi de la pub!

Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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