Samedi 5 juillet 2008
Il y a des moments, comme ça, où je me demande vraiment si je parle bien la même langue que certains ...

Une langue, c'est quoi, exactement? C'est un ensemble de mots ayant chacun un certain sens (qui peut varier selon le contexte), ordonancés selon certaines règles que l'on appelle la grammaire et la syntaxe aboutissant à exprimer une idée ou un ensemble d'idées... permettant à ceux qui les lisent ou les entendent de converser entre eux après s'être compris.

Si, au départ, les personnes qui souhaitent échanger leurs idées, emploient des mots auxquels elles n'attribuent pas le même sens, on en conviendra aisément, elles auront bien peu de chances de se comprendre et encore moins de tomber d'accord (ce qui, au fond, est quand même le but final!).

Ainsi, sous la plume de Xavier Ternisien, dans Le Monde daté du 6/7 Juillet, trouve-t-on un article titré "Guéret essaie de résister malgré la fermeture de ses services publics" ... Jusque là rien de particulier à redire.

Puis viennent des photos du Palais de Justice, du 11ième BSMat (une unité militaire) et de l'hôpital local ... 

Ah! Je ne savais pas que les tribunaux étaient des SERVICES publics. Et pas davantage les unités militaires...  Je n'en dirais pas de même des hôpitaux.

Je croyais, naïf et béotien que je suis, que les justiciables, "utilisateurs" des tribunaux n'étaient pas volontaires! Je pensais que les "prévenus" et les "accusés" étaient là plutôt contre leur gré! Je suis vraiment con...
Je croyais que les plaignants agissaient selon des règles qu'ils n'avaient pas le pouvoir de discuter (si ce n'est en votant de temps à autre pour élire des responsables qui pourraient, éventuellement, changer les "règles" ... que, naïf et béotien que je suis, j'appelle des LOIS!
Je croyais que les mêmes plaignants n'avaient pas la liberté de choix (enfin, pas trop...) de leur tribunal... Bref, je croyais que les tribunaux faisaient partie des pouvoirs régaliens (en général, on s'y régale pas trop!) de l'Etat.

Même chose pour les unités militaires...
Je croyais que les citoyens n'avaient pas vraiment la liberté de passer une quelconque "commande" aux unités militaires de la région. Il me semblait même que c'était, sous certaines conditions, les unités militaires qui commandaient, parfois, aux civils, notamment lorsque ceux-ci ...devenaient militaires pendant un certain nombre de mois, variables selon les circonstances du moment. Bref, je  croyais que les unités militaires faisaient partie, selon une logique de liberté extrêmement restreinte (le mot est faible!), des mêmes pouvoirs régaliens de l'Etat.

Eh bien, non! Pour Xavier Ternisien (et, peut-être, d'autres, car il se pourrait bien qu'il ne soit pas le seul), les tribunaux, les unités militaires (au moins),  vraisemblablement l'Administration des impôts et les Douanes, la Police et les gardiens de prison sont... des services publics!

Pourtant, je n'ai pas rêvé ... L'autre jour, j'ai eu l'idée saugrenue de rouler à 97 km/heure là où il ne fallait pas dépasser le 90 km/heure (c'est mon épouse qui conduisait, en fait!). J'ai donc reçu un "commandement de payer" de 45 euros. Ce n'était pas une sollicitation... mais bien un ordre! J'ai clairement compris qu'il valait mieux que je m'exécute rapidement faute de quoi, "on" en reparlerait plus tard, dans un autre contexte.

Pareillement, il y assez longtemps, alors que je m'apprétais à reprendre le volant de ma voiture après avoir fait le plein, un brave type, tout de bleu habillé, s'est présenté à moi :" Bonjour Monsieur! Gendarmerie nationale! Votre permis de conduire et les papiers du véhicule, je vous prie!". Pareillement, j'ai obtempéré ... et tout s'est très bien passé d'ailleurs. Pourtant, je ne lui avais rien demandé, moi, à ce brave type sympa! Je n'avais passé aucune commande...

Combien de fois faudra-t-il dire et répéter que les services publics sont des structures, publiques ou privées, qui PROPOSENT des services aux gens qui éprouvent le besoin d'y faire appel, dans des conditions telles que, mêmes les pauvres qui n'ont pas les moyens de régler la facture peuvent néanmoins (et ce n'est que justice!) en bénéficier.

Les écoles publiques ET les écoles privées sous contrat d'association SONT des services publics. Les parents qui ne veulent pas utiliser ces services-là en ont parfaitement le droit! Ils sont simplement tenus de prouver qu'ils satisfont à l'obligation scolaire pour leurs enfants vis à vis des autorités  (civiles!) de l'Etat.

Les personnes (et les entreprises!) qui veulent utiliser de l'énergie électrique peuvent faire appel aux entreprises de service public qui fournissent ce genre de prestations (et qui se feront un plaisir d'y répondre!) mais peuvent aussi, en toute liberté, produire elles-mêmes l'énergie électrique dont elles ont besoin pour leur usage propre.

Les personnes qui recherche un emploi PEUVENT, en toute liberté, faire appel au Service Public de l'Emploi pour obtenir (gratuitement!) des prestations et de l'aide pour la réalisation de leur projet. Personne ne les y oblige! Il leur est simplement demandé, en retour,  de s'engager à respecter le contrat tacite, faute de quoi, dans la mesure où les prestations sont gratuites, leur prochaine demande  pourrait ne pas recevoir la même réponse positive.

ETC. ETC. ETC. ETC.  ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France
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Samedi 5 juillet 2008
Encore un sujet de grosse polémique ... qui, avec le recul nécessaire, frise le ridicule!

Que savons nous?
1. Conformément à la mise en oeuvre du Traité de Rome (1957!), toutes les activités économiques doivent, à terme, être mise en concurrence "libre et non faussée" au niveau de l'Union Européenne (attention : ne pas confondre avec l'Organisation Mondiale du Commerce!).
2. Il en va donc de la distribution du courrier comme du reste (le téléphone, par exemple).
3. Les instances européennes ne s'occupent JAMAIS du statut juridique des opérateurs (administrations ou entreprises; droit public ou droit privé; capitaux publics ou privés; etc.). En vertu du principe dit de "subsidiarité", ce n'est pas son problème ...
3. Tous les pays membres de l'Union ont déjà, certains depuis près de 10 ans!, adapté le statut de leurs administrations en charge de la distribution du courrier pour en faire, bien évidemment, des ENTREPRISES ...
4. Tous? Non, bien sûr! Il y a DEUX "résistants" ... La France et le Luxembourg (63 millions d'habitants pour l'un et 400.000 pour l'autre). C'est précisément dans le pays où est aussi installé, depuis deux mille ans (mais personne n'en sait rien!), le village gaulois d'Astérix et d'Obélix (du côté de Erquy , au lieu dit Camp de César, dans les Côtes d'Armor, entre Pléneuf Val André et  le Cap Fréhel), que se trouve le principal foyer de résistance ... "Foyer" est le mot juste! S'agit-il d'un foyer d'infection résistant aux antibiotques de dernière génération ou bien d'un foyer où il fait bon vivre? Je ne saurai le dire ... Toujours est-il qu'il s'agit d'une vraie souche ... Auquel cas, dans la deuxième hypothèse, il s'agirait d'une souche de chène ou de chataigner car, avec ces deux "essences" (devenues très chères, comme chacun sait!), on peut être à même de se rendre compte "de quel bois ils se chauffent" ...

Que constatons nous?
1. Imédiatement, des propos incendiaires ("ils" devraient faire un peu attention, à cause des "essences"!) sont lâchés par ... la CGT (mais, quoi de plus normal?) et par la CFTC (plus surprenant ...). Du style, "On va voir ce qu'on va voir!  Ca va pas se passer comme ça! C'est inadmissible! C'est scandaleux!" J'en passe ...
2. France Inter (service de l'audiovisuel PUBLIC ... suivez ma pensée.) monte au créneau ... Quoi de plus "normal" quand il s'agit de défendre une forteresse? Laquelle? Celle de France Inter ou celle de La Poste? A mon avis, les deux!

Comment réagir?
1. Tout d'abord avec sérennité ...
Pour autant que l'on sache, le courrier, en allemagne, en espagne, en Angleterre ... n'est pas plus mal distribué qu'en France! Or, c'est précisément LE BUT : que chacun puisse recevoir "son" courrier dans un délai raisonnable pour un prix raisonnable. Car il ne saurait s'agir d'autre chose, n'est-ce pas? Sinon, il faut dire de quoi!
2. Dans ce domaine comme dans n'importe quel autre, IL NE SAURAIT Y AVOIR d'exception française ...
Que cela plaise où non, il va bien falloir que chacun se mette dans la tête, si possible une bonne fois pour toute (j'ai des doutes sérieux, là!), que la France ne saurait rester à l'écart des évolutions du monde ... La raison en est simple : le MONDE peut, sans la moindre difficulté, vivre SANS LA FRANCE! La France, elle, n'en déplaise aux irréductibles têtus, ne peut pas vivre SANS LE MONDE!
3. Donc :
Vive la transformation du statut de La Poste! Et, à terme, vive sa "privatisation" (Hou! Quel vilain mot!)!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 4 juillet 2008
Jean Pierre Mignard, avocat des familles des deux jeunes tués dans un accident à Villiers le Bel, accident qui fut à l'origine des émeutes que l'on sait (j'étais aux Etats-Unis au moment des faits et les émeutes ont fait la une des grandes chaines de télévision; ça m'avait, à l'époque, fortement impressionné), en fait-il trop?

Je connais cet avocat, clairement classé à la gauche modérée. Ce n'est pas un va-t-en-guerre ni un excité de la procédure. Son intervention m'interpelle quelque peu.

Il développe l'idée que les policiers impliqués dans l'accident n'ont pas dit la vérité. Ils roulaient, non pas entre 40 et 50 km/h en ville mais à près de 65 km/h. Ils étaient en phase d'accélération et il semble que c'est le véhicule des policiers qui a percuté la moto des jeunes et non l'inverse. Jean-Pierre Mignard précise tout de même que rien ne permet d'affirmer que les policiers aient VOLONTAIREMENT percuté la moto. Ouf! Il n'aurait plus manqué que ça ...

Il va jusqu'à dire que qu'il y a eu mise en danger DELIBERE de la vie d'autrui! Je veux croire que sa langue a fourché ...

Le développement de cette affaire aux conséquences démesurées amène quelques remarques.
1. Il semble bien que les policiers concernés ont menti en édulcorant les faits. POURQUOI?
2. C'est ce mensonge vraisemblable qui a été le facteur déclenchant des émeutes. Des gens ont probablement vu ce qui s'était passé et ont donc su le mensonge et n'ont pas admis la version policière ... Voilà à quoi on arrive quand des fonctionnaires apeurés mentent par esprit de corps.
3. Je dis bien "apeurés", c'est à dire craignant la sanction et agissant préventivement, par "esprit de corps" ... Je connais bien cette logique détestable qui mine toute la fonction publique et même au delà, qui mine ma propre admistration ... et que je combats avec virulence tellement elle m'exaspère!

Cette maudite culture de corps doit régresser, le plus vite sera le mieux. Puis disparaitre. On le voit à la lumière de ces évènements qui ont tourné à l'émeute.

Autre sujet : pourquoi les journalistes, tous, ne font-ils pas preuve du même sérieux que Luc Bronner et Isabelle Mandraud, auteurs de l'article du Monde,  quand ils rédigent leurs "papiers"? Pourquoi se précipitent-ils sur le sensationnel, contribuant ainsi à décridibiliser la profession et participant, même involontairement, à une manipulation de l'opinion?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 4 juillet 2008
Voici ce qu'écrit Le Monde à ce sujet ...

Particulièrement édifiant!

Début de citation :

Après le scandale du "Casse-toi, pauv'con" au Salon de l'agriculture, le 24 février, Nicolas Sarkozy est une nouvelle fois au centre d'un buzz vidéo sur la Toile. La vidéo qui le montre en "off", avant son interview sur le plateau de France 3, le 30 juin, a été vue près d'un million de fois depuis sa diffusion sur le site Rue89 via Dailymotion.


Dès la mise en ligne de la vidéo lundi soir, les images ont provoqué la polémique. France 3 a lancé une enquête interne et "condamné avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées". Selon Rue 89 la chaîne a menacé le site de procès s'il ne retirait pas la vidéo et si l'auteur de l'article n'indiquait pas ses sources.

Blogueurs politiques et internautes s'interrogent : fallait-il vraiment diffuser cette vidéo ? En première ligne, Laurent Gloaguen, auteur du blog politique Embruns, qui a également reçu un courrier de France 3 le mettant en demeure de retirer la vidéo, donne son avis : "J'ai un peu honte pour la rédaction de Rue89 de laisser passer ce truc un peu dégueulasse, acquis dans des circonstances douteuses et qui n'apporte aucune information. Quand l'engagement politique, l'urgence de l'instant et la course au scoop obscurcissent à ce point les devoirs professionnels du métier de journaliste…"

"JOURNALISME DE CANIVEAU" ?

C'est aussi l'avis d'Authueil, proche de l'UMP, qui estime "la valeur informative de cette vidéo proche du néant". "Ce qui me sidère, ajoute-t-il, c'est le succès de cette vidéo, largement vue et diffusée. Elle montre à quel point, chez bien des gens de gauche, la détestation de Nicolas Sarkozy est devenue un réflexe, au point de se substituer à toute autre activité politique."  Sur son blog, Careagit se dit "dégoûté" par "ce journalisme de caniveau".

Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89, n'a pas tardé à répondre à ces critiques. Il précise que "cette vidéo est très riche en informations, tant sur le président de la République, sur ses rapports avec les médias que sur l'ambiance au sein de France Télévisions... Le président demande à aborder le sujet de Carcassonne, et Paul Nahon, directeur de l'information, acquiesce immédiatement : est-ce une non-information ?".

Sur Le Post.fr, Guy Birenbaum renchérit en affirmant que "rien n'est plus informatif qu'un 'off'", "rien n'est plus révélateur qu'une séquence comme celle-là". Quant à Versac, il évite de prendre parti ("rien de dégueulasse, rien d'extraordinaire non plus"), et analyse plutôt la "révélation progressive du 'off'".

Marie Maurisse

Fin de citation.

Vous avez bien lu!  A la septième ligne, il est écrit : "Selon Rue 89, la chaine a MENACE le site de procès s'il ne retirait pas la video et SI L'AUTEUR NE DE L'ARTICLE N'INDIQUAIT PAS SES SOURCES" ...
Abolument incroyable! Les journaleux de merde nous cassent les bonbons avec ces histoires de "sources" et défendent bec et ongles l'idée que dans tous les cas, le journalisme ne soit jamais contraint de révéler ses sources et, là, quand ils s'agit d'eux-mêmes, quand ils sont pris la main dans le pot de confiture, ils veulent que les sources soient citées et ils menacent de faire des procès!
On aura décidément tout vu!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 3 juillet 2008
Il y a quelques mois, face la débauche de soutien indirect aux terroristes des Forces Armées "Révolutionnaires" de Colombie (c'est moi qui rajoute les guillements car je refuse d'assimiler révolution et narcotrafiquants), je prenais position, clairement, en faveur du Président Uribe ...

Me jugeant incapable d'apprécier le bien fondé de telle ou telle attitude vis à vis des terroristes, je m'en suis remis à toutes les initiatives que pourraient prendre les autorités légitimes colombiennes en écrivant que je les soutiendrai, sans barguigner ni chipoter.

Les faits viennent de démontrer que la ruse et, s'il le faut, la force donnent d'excellent résultats ...

Ingrid Bétancourt est libre!

Plus tard, nous apprendrons, peut-être, que le leader des Farc a été "crise-cardiaquisé" ... Cela ne me fera verser aucune larme! Ni émettre la moindre protestation!
Avoir liquidé le N°2 des FARC en territoire équatorien ne me provoque aucun état d'âme. Avoir infiltré les gardes du corps du N°3 au point de permettre son exécution, même par une balle dans le dos, pas davantage ...
Qu'ils aillent tous au diable (pas sûr qu'il en veuille d'ailleurs; pas si fou!), tous ces manipulateurs maniaques qui ne se rendent même pas compte à quel point ils sont discrédités puisque depuis longtemps coupés des réalités concrètes dont ils ne savent même plus faire l'analyse concrète!

Fort de ses convictions les plus intimes, on peut, on doit, s'efforcer de convaincre du bien fondé de celles-ci.

C'est exactement ce que je fais, chaque jour, avec les demandeurs d'emploi que je reçois. Nul besoin de menaces, de sanctions tarabiscotées, "codifiées" à l'emporte pièce de la bêtise conjuguée à la naïveté ...

La confiance, c'est la seule voie digne de l'humanité qui doit habiter tout être humain!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Pour un monde meilleur
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Jeudi 3 juillet 2008
Le personnel d'encadrement (ou assimilé) n'est quand même pas une vache à lait... Tant les employeurs que le pouvoir politique ont un peu trop tendance à l'oublier!

Voici le communiqué que ma Confédération syndicale, la CFE-CGC, publie sur le thème du forfait-jour. Rappelons que le forfait-jour est un dispositif inventé par les socialistes tendant à considérer que le personnel d'encadrement n'est pas assujetti à la loi sur les heures supplémentaires... Merci Titine!

Début de citation :

Temps de travail :

Nouveau recours au niveau européen de la CFE-CGC

Santé au travail

Avec le projet de loi portant réforme du temps de travail, une nouvelle fois le forfait jour évolue et malheureusement pas dans un sens favorable aux attentes des salariés concernés : maintien des 13 heures de travail journalier (10 heures actuellement pour les salariés dont le temps de travail est décompté en heures)  et surtout extension du plafond maximum légal à 235 voire 250 jours suivants les amendements des uns et des autres avec une majoration minimum de 10 % par jours travaillés au-delà des 218 jours de plafond actuel.


Cela ne peut satisfaire les salariés concernés : en effet, pour ceux qui souhaitent respecter leur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, cette augmentation du nombre de jours ne répond pas à leur choix, quant à ceux qui souhaitent voir leur rémunération augmenter, la majoration envisagée est bien en deçà des 25 % de majoration existant en ce qui concerne les heures supplémentaires.

Pourtant, suite à deux recours effectués par la CFE-CGC auprès du Comité européen des droits sociaux, le Conseil de l’Europe a jugé le forfait horaire contraire à la Charte Sociale Européenne.

Pour toutes ces raisons, à la promulgation de cette « nouvelle » loi, la CFE-CGC portera un nouveau recours au niveau européen pour discriminations tant sur la durée du temps de travail (13 heures par jour au lieu de 10) que sur le niveau de majoration des jours supplémentaires (15 % minimum au lieu de 25 %).

Espérons qu’au moment où la France a la présidence de l’Europe, cela ne se traduise pas par une nouvelle condamnation de sa politique sociale.

Fin de citation.

Le plus simple serait de considérer que les cadres sont des salariés comme les autres, c'est à dire des gens qui mettent, dans le cadre d'un contrat de travail, leur temps et leurs compétences à la disposition de leur employeur et non pas des individus taillables et corvéables à merci ...

C'est d'autant plus raisonnable que jamais un cadre, conscient de ses responsabilités, ne refusera de faire un peu de "rab" sans être véritablement correctement payé ... C'est tout simplement contraire à l'idée que presque tous se font de leur rôle.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mardi 1 juillet 2008
Je viens de visionner la séquence Daily Motion qui relate l'incident ...

J'en arrive à cette conclusion limpide : on veut intenter un mauvais procès contre Sarko. Il n'y a pas de quoi faire un fromage ni de l'attitude prise par le technicien qui a très bien pu ne pas faire attention aux salutations du Président (il était très affairé, ce qui est normal avant une émission en direct car, plus qu'ailleurs, il ne faut pas qu'il y ait le moindre couac), ni des propos du Président qui n'ont rien de spécialement agressif, surtout si on connait un peu le personnage ..."légèrement" impulsif.

Je ne vois rien d'agressif ni de menaçant dans les propos qui suivent. Même pas dans le "ça va changer".

Que l'on ne compte pas sur moi pour marcher dans la combine!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mardi 1 juillet 2008
Tout ce qui est excessif est nul ... Ce proverbe est bien connu et a été vérifié de nombreuses fois.

Je le dis comme je le pense : la démission, acceptée par le Président de la République, du Chef d'Etat Major de l'Armée de Terre comme réplique au tragique accident de Carcassonne est EXCESSIVE ...

On ne voit pas en quoi la responsabilité personnelle de ce général est engagée dans cette affaire. Celle du sergent qui a commis cette imbécile imprudence est évidemment engagée. Celle du responsable de l'Armurerie également. Celle de l'officier ayant autorité hiérarchique sur le sergent aussi ... Eventuellement celle de son chef d'unité (le colonel) ... Mais l'hécatombe doit s'arrêter là!

Je n'aime pas cette méthode, dénuée de toute pondération, qui conduit à sanctionner à tout va. Ca sent le populisme ... C'est trop facile!

Je me demande si la vraie raison de la démission du Chef d'Etat Major n'est pas plus simplement une manière de désavouer le Livre Blanc sur la Défense Nationale ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 29 juin 2008
Autant le dire tout de suite : je ne suis pas d'accord avec la proposition de Nicolas Sarkozy ... qui, si j'ai bien compris, veut que ce soit le Président de la République qui nomme le PDG de France Télévisions.

Il convient tout d'abord de rappeler quelques principes essentiels de nos institutions actuellement en vigueur :
1. C'est le Gouvernement qui détermine et qui conduit la politique de la Nation (article 20).
2. Lorsque la majorité de l'Assemblée Nationale n'est pas du même bord politique que le Président de la République, c'est la politque de la majorité de l'Assemblée Nationale qui prévaut car toute autre politique serait, sans coup férir, censurée par ladite Assemblée.
3. C'est le Président qui nomme aux emplois civils et militaires. Il le fait en Conseil des Ministres ... Autrement dit sur proposition dudit Conseil et notamment du Premier Ministre. Donc, retour au point N°1!

En ce qui concerne France Télévisions, il tombe sous le sens que cette entreprise n'est pas une entreprise comme les autres ... Elle a droit à quelques égards!
1. Son Conseil d'administration doit être à l'abri de toute pression émanant de tout pouvoir. A fortiori son PDG.
2. La meilleure méthode pour obtenir cette garantie, c'est une nomination dans la durée et, par conséquent, une irrévocabilité en cours de mandat sauf respect d'une procédure stricte de destitution pour manquement grave aux devoirs de sa charge. Si le PDG est nommé pour trois ans, il doit, a priori, pouvoir rester en place pendant trois ans, surtout s'il y a changement de majorité politique pendant la durée de son mandat.
3. Nicolas Sarkozy vient de commettre une faute politique ...  Surprenant .

Voici ce que je propose.
1. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel reçoit les candidatures et établit, à partir de celles-ci, une liste de postulant en prenant en considération des critères strictement professionnels (qualité de gestionnaire rigoureux, de personne au tempéramment consensuel et de connaissance du métier particulier d'informer ...).
2. Le Parlement, selon la procédure habituelle de discussion des textes, établit une liste restreinte, A LA MAJORITE QUALIFIEE des deux tiers, de trois noms de candidats "nominés".
3. Le Conseil des Ministres désigne le PDG parmi ces trois noms. Les deux autres candidats "malheureux" sont membres de droit du Conseil d'administration de France Télévisions.
4. Il est adjoint un Comité Consultatif des Journalistes qui est systèmatiquement consulté sur tout sujet relatif à l'éthique professionnelle.
5. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel est maintenu dans sa fonction de contrôle et de respect des équilibres.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Samedi 28 juin 2008

Tout le monde connait le "Syndicat du Livre CGT".  "Défenseur" infatigable des ouvriers du secteur économique de l'imprimerie, donc de l'impression des quotidiens, il a été à l'origine des inadmissibles exactions tendant, par la violence, à priver les lecteurs de leurs quotidiens favoris ...


Non content de faire grève (c'est leur droit le plus strict et il n'est pas question, ici, de le remettre en cause), constatant que les journaux pouvaient quand même "sortir" car tous les ouvriers ne suivaient pas, mécaniquement, l'appel à la grève, le Syndicat du Livre CGT a souvent, par des méthodes "musclées", c'est à dire extrêmement violentes, empêché la distribution effective des quotidiens.

Voici un article paru dans Le Monde qui semble monter que le bon sens finit par l'emporter. C'est un signe de plus de l'évolution positive de toute la CGT, laquelle, sous la conduite de Bernard Thibault, prend peu à peu une orientation de dialogue social dont le monde ouvrier a tant besoin.


Début de citation :


Réformiste, Michel Muller, secrétaire général de la Filpac-CGT (Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication), livre son analyse sur le plan de modernisation des Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP), qui prévoit 350 suppressions de postes, et la crise de la presse.


Le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE), une des branches du Syndicat du livre, a empêché la parution des quotidiens le 12 juin, qu'en pensez-vous ?

Le blocage de la sortie des quotidiens ne s'imposait pas. Un accord a été trouvé vendredi 20 juin entre la SGLCE et la direction des NMPP. Mais il ne règle pas tout. La Filpac veut que les négociations avancent vite pour que l'on ne se retrouve pas en septembre dans une impasse alors que devraient s'ouvrir les états généraux de la presse (annoncés par Nicolas Sarkozy). Et, surtout, je ne voudrais pas que ces états généraux se préparent avec l'idée que tous les maux de la presse viennent du Livre. Ce qui ferait de nous les boucs émissaires rêvés.

Que pensez-vous du plan de modernisation des NMPP ?

La presse est arrivée à des échéances qui font que tout ce qui la régulait aux plans économique, social, industriel, ne suffit plus à répondre aux impératifs. Le système de distribution des NMPP, inhérent au statut de la presse d'après-guerre, n'a suivi ni les aménagements du territoire ni les nouvelles formes de distribution, comme le portage. Il faut le revoir. Tout le monde est d'accord.

Depuis 1989, les NMPP vont de plan social en plan social. Mais le plan 2007-2010 a du sens, c'est la première fois qu'on a une réforme qui ne vise pas seulement à détruire, mais à construire. Elle vise à améliorer la productivité et la qualité de la distribution.

Faut-il en finir avec les avantages du Syndicat du livre ?

Les qualifications issues de l'histoire ont disparu, il faudrait discuter de nouvelles qualifications. L'organisation et le temps de travail doivent évoluer. La structure sociale fondée sur les ouvriers, les journalistes, les employés, les cadres, devrait être revue. Nous sommes prêts à tout mettre sur la table, la contrepartie est de trouver des interlocuteurs. Nous avons un déficit d'interlocuteur, avec des structures patronales qui s'affaiblissent. Nous voulons nous associer avec les autres syndicats, notamment les syndicats de journalistes, pour faire front commun. Il faut raisonner en termes d'organisations syndicales d'entreprises, et non plus de métiers. Le congrès de la Filpac a approuvé cette position à 80 %. Le temps est compté. Tout le monde est conscient que c'est la fin d'une époque. Si nous ne sommes pas partie prenante à ces débats, nous risquons de disparaître. Il faut s'adapter.

Pensez-vous que le Livre a un avenir ?

Nous sommes arrivés au bout d'une histoire. C'est peut-être la fin du Syndicat du livre, mais là n'est pas la question. Ce qui importe, ce sont les statuts sociaux de demain, avec des droits pour tous les salariés adaptés à ce qu'ils font.

Que préconisez-vous pour les états généraux de la presse ?

Face à l'explosion numérique, la presse écrite doit trouver un nouveau modèle économique. De nombreuses questions se posent : les menaces de précarité qui pèsent sur les journalistes, la mutualisation des contenus, le travail pour différents supports, etc. Les aides à la presse devraient être différenciées. Dès la rentrée, la Filpac va lancer une grande campagne pour faire des propositions sur des sujets-clés tels que le statut des journalistes, la consolidation de leurs positions, un nouveau modèle économique lié à un nouveau réseau d'impression et de distribution. Le seul avenir d'un quotidien ne peut être d'appartenir à un grand groupe comme Lagardère ou Bolloré. Si le modèle de la concentration s'impose, quelle sera alors l'alternative pour le pluralisme incarné par la presse écrite ?
Propos recueillis par Pascale Santi
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Samedi 28 juin 2008
Disons le clairement : cet article va traiter du cas d'une assistante sociale qui a dénoncé à la police le cas d'une personne vivant vraisemblablement en situation irrégulière sur le territoire de la République.

Je suis moi-même agent public puisque agent de l'Anpe et je suis donc susceptible d'être un jour ou l'autre confronté à une situation comparable soit comme acteur (hautement improbable) soit comme témoin ...

Voici ma vision personnelle des choses.

1. L'article 40 du Code de procédure pénale est formel. Dans son deuxième alinéa, il stipule "Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès verbaux et actes qui y sont relatifs."

Les mots ont leur importance, surtout en matière pénale.

Cet article parle d'autorité constituée, d'officier public ou fonctionnaire ... Il emploie aussi l'expression "dans l'exercice de ses fonctions" ... ainsi que les termes "crime" et "délit", juridiquement clairement définis ...

2. Les agents de l'Anpe sont des agents publics mais la plupart ne sont pas fonctionnaires. Je suis dans ce cas : je ne suis pas fonctionnaire. Mais mon statut ressemble à s'y méprendre à celui des fonctionnaires ... Suis-je "officier public"? Bonne question! Je dirai, à priori, plutôt pas car je n'ai aucun pouvoir de décision envers qui que ce soit. Je n'ai notamment pas celui de radier un demandeur d'emploi. ce pouvoir là, la loi ne l'accorde qu'au seul Directeur Général de l'Anpe qui ne peut le déléguer, "au mieux" qu'à des directeurs d'agence locale. La loi républicaine interdit expressement de "descendre" plus bas.

3. Vivre paisiblement, en situation irrégulière, sur le territoire de la République, n'est certainement pas un crime! A mon avis, ce n'est pas non plus un délit. Je me souviens très bien avoir entendu Lionel Jospin, Premier Ministre (1997 - 2002) le dire ... C'était, je crois me souvenir, à Bamako ou à Conakry.

4. Il résulte donc de l'addition des deux éléments qui précèdent que je n'ai pas obligation de signaler un tel fait (une personne vivant paisiblement en situation irrégulière sur le territoire de la République) au procureur, fusse-t-il magistrat.

5. Si la loi ne me fait pas obligation d'informer le procureur de la République de tels faits, cette même loi m'interdit-elle de le faire? La question mérite d'être posée. Entre l'obligation de faire ("est tenu" dit le texte de l'article) et la possiblilité de faire, il y a une marge! Surtout quand il s'agit du domaine pénal!
Confronté à une situation de ce genre, je peux me retrancher derrière ma situation de simple citoyen. Assurément, les simples citoyens ne sont nullement tenus de saisir le procureur de la République des infractions non criminelles (les délits et les contraventions). Dans quel monde vivrions nous si tous les citoyens étaient soumis à de pareilles obligations? Une horreur absolue, ni plus ni moins! Un régime quasi-nazi qui ne voudrait pas dire son nom ...

6. Lorsque je reçois des demandeurs d'emploi, c'est toujours la dimension "conseil" de mon activité qui dirige mes actes. Je n'en ai d'ailleurs pas d'autre! Je reçois donc, par la force des choses, des confidences et, pourquoi le cacherai-je, des informations qui relèvent parfois de l'intime, assez loin, très loin même, de mes actes professionnels. Par exemple (je cite là du vécu personnel, résultat de 15 ans de métier) : "Mon couple est en train d'exploser. Je n'en peux plus. Aidez-moi, je vous en prie.", et même  une conversation telle
  " - Je n'ai plus mes règles depuis 3 mois.
   - Avez-vous consulté votre médecin? Peut-être êtes-vous enceinte, tout simplement!
    - Non!  ...etc.
Nous sommes assez loin, c'est le moins que l'on puisse en dire, du métier de conseiller de l'emploi!
Il tombe sous le sens que, dans de telles situations, je suis tenu au strict respect du secret professionnel. Je suis muet comme une tombe.

7. Il y a une procédure de levée du secret professionnel. Elle émane toujours des autorités judiciaires. Et des autorités judiciaires seules ... Ce qui oblige le professionnel tenu au secret du même nom à se soumettre.

8. Et dans le cas de l'assistante sociale, qu'en est-il?
Ayant vu une tierce personne, vivant au foyer de l'une des familles dont elle assure le suivi, "bien habillée", elle était en droit de se poser deux questions (qu'elle ne semble pas s'être posée ...)
8.1. La personne faisant l'objet d'un suivi a -t-elle fait une fausse déclaration lui permettant de bénéficier d'un avantage auquel elle n'a normalement pas droit? Si tel est le cas, il s'agit, sans aucun doute possible, d'un délit ... commis par la personne faisant l'objet d'un suivi social. Dans un tel cas, il ne fait aucun doute que l'assistante sociale doit saisir le procureur. C'est parfaitement clair.
8.2. La personne "bien habillée" est-elle un proxénète? La question mérite d'être posée. Si la réponse est "Oui, j'en ai la conviction", l'assistante sociale a l'obligation (absolue, impérative même, cette fois) de saisir le procureur dans le souci de protéger la personne faisant l'objet d'un suivi social puisqu'elle est mère d'enfants mineurs ...

Sous un tel éclairage, on voit bien qu'il n'est pas si simple de vivre son métier et qu'il vaut mieux avoir deux qualités :
1. Une solide culture générale.
2. Un sens de l'humain particulièrement développé.
On peut se convaincre facilement que, dans cette situation, on est loin, très loin, de la "culture" du mouchard nazillon!
 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vendredi 27 juin 2008
Veuillez trouver ci-dessous une brève interview de Christian Charpy, délégué génral de la future structure issue de la fusion de l'Anpe et des Assedic, parue dans Le Monde de ce soir

Début de citation :

La loi sur la modernisation du service public de l'emploi a organisé la fusion entre l'ANPE et les Assedic afin d'accélérer le retour à l'emploi. L'objectif du gouvernement est d'atteindre le plein emploi d'ici à 2012. Christian Charpy, directeur général de l'ANPE, a été chargé par le gouvernement de conduire le processus de fusion comme délégué général de l'instance provisoire.

Le nombre de chômeurs augmente en mai et l'intérim recule ces derniers mois. Est-ce la fin de la baisse du chômage ?

Depuis le début de l'année, la tendance à la baisse du chômage s'est ralentie. La réduction de l'intérim a un effet direct sur les chiffres du chômage. Si un chômeur fait moins de missions d'intérim, il rentre dans la catégorie de référence de l'ANPE. Mais la baisse du chômage, au sens du BIT, continue, et c'est un point positif.

Le doute ne porte plus tant sur la baisse du chômage que sur la qualité des emplois prévus…
70 % à 75 % des contrats signés actuellement sont de courte durée ou des missions d'intérim. En même temps, la part de l'emploi intérimaire ou de CDD n'a pas varié depuis des années. Il n'y a donc pas d'aggravation constatée de la précarité de l'emploi. Le retour à l'emploi passe parfois par une succession de contrats avant un poste durable. Notre rôle est de faciliter ce retour à l'emploi durable. Déjà, plus de 40% des offres d'emplois proposées par l'ANPE sont des CDD de plus de six mois ou des CDI, bien plus que ce que propose le marché.


Le gouvernement fait état de plus de 500 000 emplois vacants. Quelle est la réalité des offres non pourvues ?

L'ANPE estime à 300 000 le nombre d'offres d'emplois qu'elle n'arrive pas à pourvoir dans l'année. Mais l'agence ne représente qu'une partie du marché de l'emploi, quelque 40%. Notre rôle, c'est d'aider les entreprises à recruter, mais aussi à amener les demandeurs d'emploi à s'intéresser à des métiers auxquels ils n'avaient pas pensé au départ.


Le gouvernement amplifie la pression sur les chômeurs avec la définition de "l'offre raisonnable d'emploi". Est-ce la priorité ?

La loi sur les droits et devoirs du demandeur d'emploi met avant tout l'accent sur les engagements réciproques entre le chômeur et le service public de l'emploi. Il s'agit d'abord de notre responsabilité pour accompagner le chômeur vers le métier qui lui correspond.


Le demandeur d'emploi, sanctionné au bout de deux refus, peut-il se retourner contre l'agence si on ne lui propose pas d'"emploi raisonnable" ?

Non, il ne faut pas se tromper, l'ANPE et le nouvel opérateur sont là pour aider le demandeur dans sa recherche. Cela passe bien sûr par des propositions mais aussi par des conseils. L'ANPE n'a pas la totalité des offres. Il appartient aussi au demandeur d'emploi de prospecter par lui-même. 30% à 40% des emplois ne font pas l'objet de publicité.


Quelle est, selon vous, la proportion de chômeurs qui fraudent ?

Ce nombre est infime. Le chômage est un drame et ceux qui sont touchés souhaitent vraiment en sortir. Nous sommes là pour les aider, pas pour les sanctionner.


Le 16 juin, vous avez répondu aux inquiétudes de 2500 "managers" des Assedic et de l'ANPE sur leurs futures missions. Quelles sont-elles ?

En plus du placement fait par l'ANPE et de l'indemnisation réalisée par les Assedic, elles sont de trois ordres : avoir une meilleure connaissance du marché de l'emploi pour anticiper les besoins en main-d'œuvre; réaffirmer notre rôle en matière d'orientation professionnelle, en partenariat avec les autres acteurs et notamment l'AFPA; aider les entreprises dans la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en termes de politiques de recrutement, formation et mobilité interne.


Quels sont aujourd'hui les points difficiles pour mettre en œuvre la fusion ?

Il faut convaincre les personnels que cette fusion se fera sans qu'ils y perdent en terme de statut et de qualité de travail. La discussion sur la future convention collective démarrera à l'automne. Elle est déterminante et portera aussi bien sur le niveau de rémunération que sur la nature des tâches et les possibilités d'évolution, autant de points sur lesquels il faut rassurer et convaincre.
Propos recueillis par Rémi Barroux

Fin de citation.

Je vais revenir, dans un prochain article sur les chiffres du chômage.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Vendredi 27 juin 2008
C'est le titre provocateur que Stéphane Lauer, dans Le Monde du Mercredi 25 Juin, donne à son article...
J'y souscris sans la moindre réserve!

Stéphane Lauer nous explique que, si on se place sur une longue période, le prix du carburant à la pompe est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était ... en 1984! C'est à dire il ya 25 ans à peine!

Si on prend comme référence les années "60", il me parait évident que cette vérité cachée se révèle encore plus ... J'ai souvenir que, à cette époque, le prix à la pompe était de 1,20 franc le litre soit 0,18 euro ou encore un peu plus de 8 fois moins que le prix actuel. Il est évident que, depuis cette période, le coût de la vie a augmenté très nettement plus!

DONC, L'ESSENCE EST AUJOURD'HUI BIEN MOINS CHERE QU'EN 1960!
Et ceci indépendamment de l'évolution du niveau de vie ... Si on prend en considération ce paramètre essentiel (bien plus important que le coût de la vie!), c'est à une véritable chute du prix réellement subi (en pourcentage du revenu) que nous avons assisté.

Stéphane Lauer cite, à l'appui de son article, une étude réalisée par le Cabinet Arthur D. Little qu'il faudrait que l'essence atteigne le prix de 2,50 euros le litre pour retrouver le coût d'usage de 1984, soit un barril à 200 dollars!

Alors, d'où vient cette grogne?

Je suggère les deux explications suivantes :
1. Dans un passé plus ou moins proche .. ou lointain (c'est selon ...), on a accordé des dégrèvements divers et variés à des utilisateurs ... divers et variés. Notamment la suppression des taxes, principalement la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers). Cette politique de "mecs sans couilles" (appelez-là "politique de Gribouille" si vous préférez) a permis de gérer la siituation à courte vue, sans JAMAIS se préoccuper du long terme.
Le résultat est simple et limpide : toute hausse importante du prix du brut est violemment répercutée sur le prix détaxé dans la même proportion puisque les taxes (TIPP) ne sont plus là pour amortir les hausses ...
On en arrive donc à voir fleurir des "revendications" d'aides diverses aboutissant à ce que l'essence soit fourni aux pêcheurs à un prix inférieur à son coût industriel! Pareillement pour les agriculteurs ... C'est aussi vrai, mais dans une moindre proportion, pour les camionneurs.
2. Cette source de mécontentement est une véritable aubaine pour TOUS les opposants à la politique de Sarkozy, lesquels sont tous d'accord pour dire qu'ils ne sont pas d'accord mais qui sont tous en désaccord pour reconnaitre qu'ils ne sont pas d'accord sur une même politique substitutive ...
Ces opposants, trop contents, se ruent sur la "belle occase" ... et ça donne un concert IMBECILE!

Il faut sortir de ce shéma destructeur ... Il faut savoir econnaitre que l'on a fait des erreurs dans le passé ... Il faut avoir l'intelligence de ne pas dire que c'est la faute des prédecesseurs (même si c'est pourtant vrai!) ... Il faut s'atteler à mettre en oeuvre des mesures correctives ... qui vont être impopulaires!

Voici mes propositions :
1. La politique énergétique doit désormais être européenne.
Facile à dire. Pas facile à faire ...
2. Dans un premier temps, il faut harmoniser la fiscalité sur les produits pétroliers pour l'ensemble des pays et l'ensemble des produits afin qu'il n'y ait pas de concurrence fiscale entre les différents pays sur un même produit.
Je dis bien "harmoniser" et non pas "uniformiser". Ce n'est pas tout à fait la même chose!
3. Le produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers doit être affecté aux ressources européennes, non pas en supplément mais en SUBSTITUTION des actuelles ressources budgétaire ...
4. Une fois ce mécanisme mis en place, on peut alors augmenter, résolument, méthodiquement, inexorablement, la dite TIPP jusqu'à ce qu'elle atteigne un niveau  nettement coercitif et dissuasif d'un usage abusif.
5. Bien entendu, des mesures d'accompagnement, européennes elles aussi, doivent être prises, telles, par exemple, la fixation de normes drastiques anti-pollution des véhicules.
5.1. Installation de multiples points de contrôle anti-pollution sur l'ensemble du territoire européen.
5.2. Obligation de mise à la norme immédiate des véhicules polluants hors norme dans l'installation la plus proche du lieu de constation de l'infraction (avec conduite du véhicule sous escorte policière, quelle que soit le contenu de la cargaison)
5.3. Paiement intégral de la facture avant reprise du véhicule avec mise sous sequestre temporaire dans l'attente dudit paiement ....

QUAND ON VEUT, ON PEUT!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 26 juin 2008
Si vous voulez constater, par vous même, que nos Sénateurs travaillent et si vous vous intéressez au devenir de "France Emploi", le futur objet résultant de la fusion de l'Anpe et des Assedic, vous pouvez suivre le lien suivant ....

http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57627


Vous en avez tout de même pour 90 minutes ...

petit rappel : ce soir, il y a un match de foot Russie Espagne. Je ne veux pas vous prendre en traitre et vous faire rater le match à cause de la fusion Anpe Assedic. Vous pourriez me le reprocher, et, ça, je ne pourrais pas le supporter!

Cette remarque étant faite, vous pourrez vous rendre compte que c'est intéressant et que nos sénateurs sont des gens sérieux, même si certains d'entre eux, tel Serge Dassault, apparaissent comme  d'invraisemblables réactionnaires ... (je dirai même dinosauriens ...).

Bonne écoute! Dites moi ce que vous en pensez ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Mardi 24 juin 2008
Comme c'est étrange! Jusqu'à il y a encore peu de temps, j'étais bien convaincu d'être exactement en phase avec ceux qui, croyais-je alors, voulaient supprimer la pub sur les chaines publiques ...

Erreur! Gràve erreur! Je découvre avec stupéfaction qu'il n'en est rien ... Les "anti-pub" de naguère ne sont  pas du tout "anti-pub" ... Pourquoi ce changement?

Je pense avoir trouvé une explication. Elle vaut ce qu'elle vaut. Je la crois, jusqu'à ce qu'on m'apporte la preuve du contraire, tout à fait fondée.

Les personnels de l'audiovisuel public, car il s'agit principalement d'eux, veulent, tout simplement, conserver leur statut ... Tout le reste les indiffère.

Quant à cette très faible fraction du public (les téléspectateurs et les auditeurs) qui ont, eux aussi, apparemment, tourné casaque, ils veulent que l'audiovisuel public, manifestement orienté "à gauche", le reste!

Eh bien, moi, je n'ai pas changé d'avis ... Je suis, depuis fort longtemps, hostile à toute présence de publicité sur les chaines de l'audiovisuel public.

Pourquoi?
Parce que ça risque de dévaloriser la qualité des programmes? Nenni!
Parce que ça rend l'audiovisuel public prisonnier du "business"? Nenni!

Non! Tout simplement parce que, contrairement à la publicité que l'on trouve dans un support "papier" (sur laquelle je peux "zapper" si je veux), lorsque vient la "pub", je n'ai, comme seule parade, que de couper le son et d'attendre... Autrement dit, je subis un attentat contre ma liberté de lire ou de ne pas lire! C'est ça que je ne supporte pas!

Télérama lance une sorte de campagne relative au devenir de l'audiovisuel public. Cette démarche peut sembler assez étrange de la part d'un hebdomadaire PRIVE, fortement lucratif pour ses heureux propriétaires, le groupe Le Monde, lequel, il faut bien le reconnaitre, en a bien besoin ...

Le délire étant à la mode, Télérama s'y vautre également. ne vont-ils pas jusqu'à proposer que le devenir de l'audiovisuel public soit inscrit dans le préambule de la Constitution ... Dans la foulée, ils pourraient y inclure le devenir de la presse écrite, le Code civil, le Code du travail, et puis tout le reste ... C'est vraiment du "n'importe quoi"!

Plutôt que de perdre mon temps à contrer les élucubrations de télérama (et d'autres ...) je vais rappeler MA vision des choses et MES propositions. On est jamais si bien servi que par soi-même.

1. Aucune publicité d'aucune sorte sur aucun média audiovisuel public.
2. Toute la publicité que ses propriétaires voudront sur les média audiovisuels privés, sans AUCUNE limitation, ni de volumétrie, de d'horaire, ni de coupure (possibilité de couper les films par exemple autant de fois que cela leur chantera).
3. Aucun cahier des charges pour les média audiovisuels privés hormis la stricte nécessité de respecter les bonnes moeurs (pas de porno à 20H00! Pas davantage à n'importe quelle heure, même pas la nuit).
4. Organisation de l'audiovisuel public autour de chaines principalement thématiques. La mission de l'audiovisuel public ne doit pas être de faire concurrence à l'audiovisuel privé mais d'offrir quelque chose de fondamentalement différent.
5. Suppression pure et simple de la redevance télé.
6. Remplacement de celle-ci par une taxe parafiscale sur le chiffre d'affaire des chaines privées, quelquesoit  l'origine de ce chiffre d'affaire (publicité ou abonnement).
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Réformer la France
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Si vous voulez trouver ...

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • : Jacques Heurtault
  • propositions-audacieuses
  • : Homme
  • : 09/12/1949
  • : Bretagne Europe Ile de France
  • : France Politique Europe Economie Emploi
  • : J'ai 58 ans. Je suis agent de l'ANPE. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • : Marié/Pacsé/Union libre

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Sarkozy Gauche UMP Modem Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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