Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /2008 22:45
A lire certains blogs, on finirait par se demander si une troisième guerre mondiale n'est pas en train de s'enclencher dans cette région du globe...

Il est temps d'en revenir à une vision réaliste de la situation et des rapports de forces...

1. Le Président Saakachvili a été démocratiquement élu et les élections législatives qui ont suivi l'on conforté dans son autorité puisque son camp a obtenu 60% des voix, soit nettement plus que ce qu'obtiennent les partis politiques dans les démocraties "occidentales" qui restent, quoi qu'on en dise, une solide référence.

2. On peut être démocratiquement élu et commettre néanmoins de grosses balourdises. Ainsi est, à n'en pas douter, une énorme balourdise l'intervention militaire en Ossétie du Sud dont tout le monde sait que cette région n'a, historiquement, strictement rien à voir avec la Georgie mais que son rattachement à ladite Georgie est bien la séquelle d'une des élucubrations démentes de Staline...

3. La balourdise dans l'action est presque toujours précédée d'une balourdise dans la réflexion. Ainsi, croire que la Russie va accepter, sans broncher, que la Georgie rejoigne l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN; NATO en anglais) relève de la cécité politique pure. Il faut rappeler, car beaucoup l'ignore, que ledit traité a été construit en 1949 dans le but évident de faire échec à un non moins évident et possible débordement de l'Union Soviétique sur toute l'Europe.  C'est ainsi que chaque Etat membre de l'OTAN a l'obligation de porter son armée à la frontière d'un autre Etat membre si celui-ci est attaqué par un pays non-membre.
En clair, tous les Etats membres de l'OTAN doivent porter leur armée à la frontière commune entre la Georgie devenu membre de l'OTAN et la Russie. On comprend donc aisément que la demande d'adhésion de la Georgie à l'OTAN mérite un examen TRES ATTENTIF. Il est des circonstances où, avant de prendre une décision, il faut y regarder à deux fois et même à trois ou quatre fois...
Imaginons que tous les pays qui ont une frontière commune avec la Russie fassent une telle demande et que cette demande soit acceptée; la Russie ne pourra que se sentir encerclée par des forces hostiles... Cette perspective est donc impensable.

4. Monsieur Saakachvili doit se faire une raison : il n'est pas chargé d'être le fer de lance des démocraties occidentales contre le régime russe quoi que l'on puisse penser du régime en question... Contente ou pas, la Georgie sera sacrifiée si c'est le prix à payer pour éviter une troisième guerre mondiale.

5. Au train où vont les choses, les Etats Unis vont devoir envisager de renoncer à leur projet d'installation d'un système anti-missiles en Tchéquie. Théoriquement destiné à neutraliser les Etats voyous tel l'Iran, un tel système anti-missile a pour effet de neutraliser AUSSI les missiles russes... mettant ainsi à nu toute la stratégie de défense de la Russie qui reste basée, avec les missiles, sur une logique de dissuasion ("si tu me frappes, je te frappe ou je frappe tes alliés"). Je n'ai personnellemùent pas envie d'être au milieu du champ de bataille ...

6. Je tiens désormais pour plausible une démission de Monsieur Saakachvili de la Présidence de la Georgie dans un délai raisonable... A trop vouloir fanfaronner, on risque de se brûler les ailes. Cet homme n'a pas la carrure d'un Chef d'Etat.

7. En l'état actuel des choses, il n'y a pas d'autre voie que la "finlandisation" de la Georgie, n'en déplaise aux Georgiens eux-mêmes. Rappelons que la "finlandisation" est une expression née de l'état "relationnel" de la Finlande avec son voisin soviétique de l'époque au temps de la guerre froide. Elle était bien obligée d'accepter d'être le tampon entre l'Est et l'Ouest. Elle avait un régime politique de type occidental mais entretenait des relations "amicales" avec son voisin soviétique. Que pouvait-elle faire d'autre?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 19:15
Là, il va falloir que l'on s'y mette! Tous! Droite ou Gauche, peu importe ... Tous!
Faute de quoi, on n'y arrivera pas ...

Arriver à quoi?

A mettre à la raison tous ces journaleux de merde qui nous polluent notre espace et qui deviennent carrément nauséabonds ...

Un certain Pierre Le Coz, dont je n'avais JAMAIS entendu parler avant, mais qui est tout de même Vice-Président du Comité National d'Ethique, une structure dont la mission est de donner un avis, quand on le lui demande, sur toutes les questions éthiques que peut soulever tel ou tel problème et plus encore les éventuelles solutions envisagées (par exemple, le vote d'une loi relative aux questions de santé) a été questionné sur le sujet de la maladie d'Alzheimer qu'il semble bien connaitre. Bref! Une structure honorable dont le sérieux ne saurait être mis en cause et un homme certainement tout aussi honorable car j'imagine que l'on ne devient pas vice-président d'un truc pareil uniquement par hasard.

Dans un article paru dans un numéro récent du Point, un journaleux de merde (en l'occurrence une journaleuse ...) dont il vaut mieux que l'on ne connaisse jamais le nom de peur de salir ses géniteurs lui prête des propos qu'il n'a EVIDEMMENT jamais tenu ...

Ceci l'amène à publier une réponse que je publie, comme d'autres, intégralement.

Début de citation :

Cher Monsieur

Je ne puis que comprendre votre légitime indignation à la lecture des propos qui m’ont été prêtés dans le magazine Le point du 3 juillet dernier. Je dois vous dire que j’ai été moi-même très triste de voir à quel point cette revue pourtant notoire avait orienté mes propos dans un sens « prescriptif » alors que j’avais parlé dans un style descriptif.

Dire « voilà vers quoi nous allons aller si nous ne relevons pas loyalement le défi », cela ne revenait pas du tout à dire « il faut sacrifier tous les vieux qui perdent la tête ! » Tous ceux qui me connaissent depuis suffisamment longtemps pourront vous confirmer qu’il n’est pas pensable que j’ai pu tenir de tels propos à la journaliste qui a monté ce dossier. Je puis vous assurer que jamais je n’aurais pu être élu à la vice-présidence du Comité si j’étais un défenseur de ce genre d’idéologie. Les membres du Comité m’ont élu parce qu’ils savent mes positions et connaissent mes publications.

Je m’investis depuis 10 ans dans des formations et anime des manifestations relatives aux aspects éthiques et relationnels de la maladie d’Alzeihmer et participe chaque année à Marseille à la journée nationale de la maladie d’Alzeihmer au Conseil général ; je co-organise à partir de la rentrée prochaine un Certificat universitaire « éthique et maladie d’Alzheimer » au sein de l’espace éthique méditerranéen de La Timone à Marseille.

Le problème avec ce genre de magazine est que l’interviewé ne se voit pas proposé de relire l’entretien (du moins lorsqu’il ne s’agit pas d’une « star »’, ce qui est mon cas, nonobstant les responsabilités que j’exerce au sein du CCNE). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a aujourd’hui quasiment plus aucun membre du CCNE qui accepte de répondre aux journalistes, ce qui pourrait nous poser des problèmes de visibilité sociale. Cette déformation grotesque et choquante de mes propos risque encore d’aggraver notre méfiance et conduire le Comité national d’éthique à une sorte de mutisme. Je ne doute pas que vous exerciez votre métier avec professionnalisme ; mais ne pensez-vous pas que le journalisme en France traverse une crise grave ? Beaucoup de questions me sont venues à l’esprit depuis que j’ai lu cette interview : que se passe-t-il au juste aux sein des rédactions des grands magazines français ? Assistons-nous à un retour à un ultra-libéralisme néo-darwinien ? Devons-nous craindre le retour à une « droite pure et dure » ? Est-ce que l’article de cette journaliste n’a pas été déformé par ses supérieurs hiérarchiques qui auraient jugé mes propos trop nuancés, insuffisamment « percutants » ? N’ai-je pas été assez « sensationnaliste » au goût de certains ? Je n’ai pas de réponse à ces questions.

J’ai été stupéfait de lire que j’avais été présenté au tout début de l’entretien comme « un fin connaisseur des systèmes de protection sociale » (sic), ce que je ne suis en aucun cas ! Je n’ai jamais écrit une seule ligne sur ce sujet et je suis formel : je n’y connais strictement rien en systèmes de protection sociale !

Quand j’ai lu cette contre-vérité manifeste dès les premières lignes de présentation de mon CV, j’ai compris que le piège s’était refermé sur moi et que j’allais participer d’une propagande dans laquelle je ne me reconnais absolument pas. Chacun en aura la preuve en lisant mon livre sur L’empire des coachs : une nouvelle forme de contrôle social (chez Albin Michel), qui est une dénonciation sans concession de l’idéologie de la rentabilité (idéologie que l’on me prête dans cet entretien, ce qui est le comble).

Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte ces compléments d’information et d’essayer de m’aider à rétablir la vérité. Car au-delà de ma personne, m’accabler serait une manière indirecte de discréditer le Comité d’éthique, dont la légitimité a déjà été gravement mise en cause par une conseillère de L’Élysée en février 2008. Il faut que les citoyens aident et préservent le Comité d’éthique car, quand une société n’a pas ou n’a plus de Comité d’éthique (Chine, Russie...), la démocratie et la liberté d’expression sont en danger. Le Comité est d’une instance de vigilance dont aujourd’hui plus que jamais peut-être nous avons le plus grand besoin. Pour le CCNE, l’éthique est le courage de conserver les problèmes au lieu de les liquider dans des « solutions » (je n’ose dire des « solutions finales »...).

J’ai découvert à mes dépents que Le Point avait décidé de changer de politique éditoriale et de renouveler son lectorat… J’en prends acte et saurai en tirer les leçons qui s’imposent.

En vous remerciant d’avance pour votre aide, je vous prie de croire, cher Monsieur, en l’assurance de ma fidélité aux valeurs que vous défendez et de ma parfaite considération.

Pierre Le Coz (vice–président du CCNE)

Fin de citation.

A quoi bon commenter?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 12:45
Je n'y résiste pas!

J'ai trouvé, sur un blog que je ne connaissais pas une nouvelle version de cette célébrissime chanson que j'ai apprise à l'école, quand j'étais petit ... et que je fredonne encore assez souvent, soit à ma petite fille, soit lorsque je suis sous la douche!

En voici les paroles ainsi que l'adresse du blog où je l'ai trouvé ...

Ach, la claire fontaine!
M’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si verte
Que je n’ai pu m’y baigner
Il y a longtemps que l’hygiène
Aurait pu s’en occuper
 
Sous les feuilles de chêne qui restent à la forêt
Sur la plus haute branche un rossignol râlait :
Il y a si peu d’oxigène avec toutes ces fumées !“
 
Crache, l’usine crache, la rivière est si près
Le ciel a la gangrène, le soleil est caché
Il y a longtemps que la plaine
Pleure ses beaux champs de blé
 
Je voudrais que la rose fût planté sans engrais
Et que l’eau de la source eût encore à chanter
Le temps des claires fontaines
Que jamais je n’oublierai
 

Ach, la claire fontaine
Paroles: R. Bacri/ J. Werner
Musique: Trad./F. Silcher


http://uppsala.over-blog.com/article-21888536-6.html

C'est quand même beau, non! C'est même excellent! Rendez lui visite ...
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Pour un monde meilleur
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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /2008 19:05
Du Nord au Sud? ... Ou bien de l'Est à l'Ouest? Depuis que Dougachvili, Iossip de son prénom, s'est avili dans la découpe "à la russe" ... la question est posée.

"Dougachvili? Iossip? C'est qui, ce mec?"
Comment? Vous ne connaissez pas Dougachvili?
Et si je vous dis "Le Petit Père des Peuples"? Toujours rien?
Et le Goulag?
"Ah! Le Goulag! Oui, évidemment ... Soljénitsyne!"
Vous y êtes ... Enfin... presque!
"STALINE?"
Mais, Bon Dieu, c'est bien sûr ... Staline, évidemment!
"Quel rapport avec l'Ossétie?"

Allez ... Je vous ai fait suffisamment lanterner ... Je vais tout vous dire.

Il était une fois, un homme, un Georgien (pas un "ricain" de Georgie ... un de ceux qui sont venus se faire tuer sur les plages de Normandie pour nous permettre de retrouver la liberté) qui avait une vision assez spéciale de la géographie ... Comme il était le grand patron, à Moscou, et qu'il était aussi georgien, il avait conservé un "certain" sens de la famille, un certain sens du "pays" (le sien!)... qu'il trouvait un peu petit. Il lui vint donc cette idée "géniale" de l'agrandir ... comme ça! Pour faire "bien"! Mais, en même temps, pas trop non plus car il fallait que "ses" Georgiens restent majoritaires! Sait-on jamais!
Qu'à cela ne tienne ... On fait dans la découpe "à la russe"! L'Ossétie du Sud à la Georgie et l'Ossétie du Nord à la Russie ... Quelque chose du même niveau intellectuel que la ligne de partage de la Pologne après l'invasion par les Allemands ...

Forcément, ça laisse des traces! C'est fou ce que les peuples, avec ou sans "Petit Père", ont la mémoire longue!

Et ce qui devait arriver arriva ...

A la chute de "l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques", en 1991 ... les Georgiens ont conservé l'Ossétie du Sud et la Russie l'Ossétie du Nord ... Et tant pis pour les Ossètes!

Sauf que, passé le temps du grand chambardement, l'Histoire étant "un peu" têtue, les Ossètes du Sud voulurent rejoindre les Ossètes du Nord ... Forcément, puisqu'ils avaient en commun d'être Ossètes! Les peuples ont parfois de ces idées ... Têtus, je vous dis! Ca n'est pas réservé qu'aux Bretons d'être têtus (et je suis bien placé pour le savoir)! Tous les peuples sont comme ça ...

Circonstance aggravante ...Les Georgiens (de l'Est, c'est à dire de Dougachvili) sont, dans l'intervalle, passés "à l'Ouest" ... avec Saakachvili, lequel aime bien un autre Georges, sorti du "buisson" (comprenez : Georges Bush)!  Les Georgiens aiment Georges (Bush, pas Marchais!). Pendant ce temps, les Russes sont restés russes ... avec Poutine.

Ca se corse!  (Ah, merde ... Manquait plus que ça!) ... Non! Aucun rapport avec notre île! Ouf!

Bref! Tout ça pour dire que, si la guerre éclate, aujourd'hui, entre la Georgie et la Russie, c'est bien à cause de Dougachvili ...

Détail piquant : la statue de Staline est toujours en bonne place au centre ville de Tbilissi, capitale de la Georgie! Les bombes, elles, ne sont pas très précises ... Ce sont toujours les gens du peuple qui les prennent sur la gueule!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur
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Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 11:45
C'est sous ce titre que Claude Beata, vétérinaire comportementaliste, signe un article dans Le Monde daté du Vendredi 8 Août ...

J'ai participé, bien involontairement, il y a quelques jours (et même déjà quelques semaines, le temps passant si vite ...) à une polémique assez rude sur le sujet des chiens dangereux (voire, peut-être, des maitres dangereux) ...

Aujourd'hui encore, je reçois des visites assez nombreuses sur le sujet sur mon article du 28 Août 2007 ... J'ai du interrompre la possibilité d'y laisser des commentaires sinon je serais encore, en ce moment même, en train d'y répondre...

Je ne suis pas loin de souscrire à plusieurs idées défendues par Claude Beata ... Pas à toutes cependant.

Par exemple, la nécessité de trouver une troisième voie entre les passionnés des animaux en général et des chiens en particulier d'une part et les quidam, comme moi, qui pensent plutôt en tonnes de crottes sur les trottoirs ... et en nombre de morsures (Dieu merci, ça fait plus de trente ans que cela ne m'est pas arrivé! Pourvu que ça dure!)

Claude Beata nous explique qu'une loi a été adoptée le 15 Mai dernier "renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux" devant 12 députés ... ce qui est très peu, certes, mais qui prouve que le sujet, dans l'opinion publique, ne fait pas polémique. D'un côté les partisans des chiens, dont certains hyper-virulents, de l'autre, l'immense majorité des gens qui pensent qu'il faut assurer la sécurité des personnes, même si elles ne sont pas d'accord sur les voies et moyens à mettre en oeuvre ...

J'aurai appris de cette polémique que la catégorisaton des chiens en espèces dangereuses et non dangereuses est une idiotie ... dont j'ai été victime, n'ayant pas pris le temps d'une réflexion suffisante sur le sujet. Claude Beota n'a pas tort de parler de mensonge politique au sujet de la catégorisation car il semble établi qu'un chien est avant tout dangereux non en lui même mais à cause de son maitre qui s'avère incapable de le maitriser et qui représente donc, de ce fait (le maitre et non le chien!) un danger pour la société. Le raisonnement vaut pour le port d'une arme à feu : quiconque n'est pas capable de se servir correctement d'une arme à feu doit se voir interdire le droit d'en porter une et même d'en posseder. J'espère que tout le monde sera d'accord là-dessus!

Je rejette l'idée qui consiste à ne prendre en considération que les seuls accidents mortels ... Toutes les morsures doivent être comptabilisées ..., à fortiori si elles sont sérieuses (entrainant une hospitalisation, par exemple).

Je rejette l'idée d'une contractualisation des rapports entre maitres et ... chiens. Elle n'a aucun sens. Les chiens ne peuvent évidemment pas contractualiser!

Je préconise, par contre, une vraie contractualisation entre la société, représentée par les pouvoirs publics, et les maitres des chiens, "dangereux" ou pas.
 L'une des sanctions infligeables aux maitres des chiens ne consisterait-elle pas, sur décision de justice, à interdire à un maitre ayant eu un accident impliquant son ou ses chiens, de posseder un chien? J'insiste : SUR DECISION DE JUSTICE! Pas sur décision administrative ...
Pareillement, ne doit-on pas envisager, à titre conservatoire, que le chien mordeur d'un maitre soit, APRES COUP, retiré de la garde de ce dernier, tout en continuant d'être entretenu, aux frais du maitre, par un organisme spécialisé dont la liste serait établie en concertation avec les associations de protection de l'espèce canine?

En contrepartie, toute personne convaincue de mauvais traitements infligés à un chien (ou n'importe quel animal) serait sévèrement sanctionnée, y compris en répondant du chef d'inculpation de barbarie. J'ai pu voir, tout récemment, sur la "toile", les inadmissibles atrocités dont a été victime une chienne , atrocités allant visiblement jusqu'au viol!

Les Humains ont des droits sur les animaux, cela parait difficile à contester ... Ils ont donc, en contrepartie, des DEVOIRS! Si on  n'est pas capable, quelqu'en soit la raison, de s'occuper convenablement d'un animal, on doit faire le choix raisonné et raisonnable de ne pas en avoir. C'est la solution de pur bon sens qui doit prévaloir.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /2008 20:13
La CFTC, syndicat dont je ne suis pas membre mais, selon une paraphrase ... audacieuse (normale sur ce blog!), que je ne hais point (A moi, comptes! Deux maux!), ne me jettera pas la pierre (venant d'eux, ça serait même carrément scandaleux!) si je reproduis ici même le moyen de visionner la video qu'il vient de lancer, crûment ... (mais la vérité, même crue, ne ment pas!) ...

http://www.tousuniquestousunis.com/spip.php?article84

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Réformer la France
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 13:07
Quoique l'on puisse penser de celui qui devint, probablement malgré lui, un "leader" politique, il faut, c'est l'évidence même, rendre un hommage appuyé à ce romancier qui a eu le courage, au péril de sa vie, de dénoncer le système carcéral soviétique, ce fameux Goulag, système concentrationnaire prétendument "humain" (puisque la "prison", c'était, paraît-il, bien pire).

Je me souviens avoir lu, outre le fameux "archipel", Le Premier Cercle, Une Journée d'Ivan Denissovitch, Le Pavillon des Cancéreux ... Excellents romans, crûs de vérité!

Soljénitsyne fut aussi un penseur ....

Un de mes lecteurs régulier m'a fait parvenir des textes de cet auteur ...
Je vous les livre.

Début de citation :

 Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

  La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant....
 
  Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Ca méritait d'être rappelé!
N'est-ce pas une excellente façon de lui rendre hommage?
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 08:35
Le 28 Août 2007, c'est à dire il y a onze mois environ, j'ai publié un article intitulé "Euthanasie obligatoire de tous les chiens susceptibles d'être dangereux".

A l'époque, il n'avait, tout au plus, suscité que quelques commentaires desquels il ressortait que mon point de vue apparaissait comme un peu excessif. Appréciation qui n'était peut-être pas fausse ...

Mais il s'agissait d'un billet d'humeur, donc nécessairement "tranché" voire provoquant! C'est le genre qui veut ça.

Depuis une dizaine de jours, il est revenu sur le devant de la scène, sans que j'en sois pour quoi que ce soit . Pas moins de 250 commentaires! Du jamais vu sur mon blog!

Je me suis efforcé de répondre à la quasi totalité des commentaires reçus, y compris les propos insultants ... (j'ai été comparé à Hitler!).

J'annonce clairement que, désormais, je ne répondrais à aucun autre commentaire. Je ne peux pas consacrer la quasi totalité de mon temps libre à cette question!

J'ai, tout aussi clairement, annoncé que j'offrais mon blog aux défenseurs des chiens "catégorisés" qui sont, semble-t-il, dans le collimateur des pouvoirs publics, ce qui les a amené à réagir avec la vigueur que l'on pourra constater.

Toute personne qui souhaiterait publier un article raisonné sur le sujet tendant à établir des propositions (audacieuses, évidemment!) permettant d'apporter des solutions au problème posé est la bienvenue ... Je pense, là, tout particulièrement, à des commentateurs sérieux qui ont bien voulu comprendre que l'on pouvait être en désaccord et engager un débat serein ...

J'espère qu'ils sauront saisir l'opportunité que je leur offre d'accéder à un lectorat qui n'est pas leur lectorat habituel, sur les blogs que la plupart d'entre eux gèrent, tout comme je le fais avec mon propre blog.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 20:15
On nous en donnera acte : la CGC n'est pas une habituée des cortèges et des manifs! Nous sommes plutôt dans le genre "responsable", même si on ne déteste pas dire des choses avec des mots parfois appuyés ... Cela ne leur en donne que plus de poids!

Cette loi sur le temps de travail et sur l'extension du "forfait jour" est scandaleuse! Je l'ai déjà écrit! Je le ré-écris!

Mais voici ce qu'en dit la CGC, très officiellement, par la plume de Gérard Labrune.

Début de citation :

Monsieur le Président,
 

« Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps… »

J’apprécie au plus haut point la fidélité à vos engagements de candidat Président. Ainsi donc je devrai travailler 235 jours au lieu de 218 auparavant selon la loi qui vient d’être adoptée. Fort heureusement, je garde le bénéfice de mes week-ends et de mes jours de congés. L’affaire ne me coûte que mes jours fériés chômés payés et mes jours de RTT, qui constituaient le maigre retour des 60 à 70 heures par semaine que j’effectue pour conserver mon job.

Certes, je ne suis pas encore aussi omniprésent dans mon entreprise que vous l’êtes vous-même au service de notre pays. Votre engagement permanent sur l’événementiel aux quatre coins du monde est stupéfiant. J’apprécie personnellement, Français moyen il est vrai, le retour en famille et les heures que je consacre à mes enfants. Il m’arrive d’aller encore à la campagne où mes parents se sont retirés frileusement ; petites retraites obligent ! Mais nous espaçons ces visites à notre corps défendant : l’essence est devenue si chère ! le pouvoir d’achat si malheureusement stagnant… Grâce à vous, je vais travailler plus et gagner plus : 17 jours valorisés de 10%… Et pourquoi pas 25% ? Pourquoi donc cette discrimination, Monsieur le Président ? En quoi est-elle justifiée. Serais-je un paria, possesseur de je ne sais quelle situation privilégiée qui mérite le laminage par l’imposition et pour le reste à vivre la portion congrue ?

Monsieur le Président, il faut que je vous dise, combien je suis en désaccord avec ces nouvelles dispositions qui seront sans doute acceptées dans mon entreprise par le seul syndicat encore présent après la loi sur la représentativité. Je gage que le dialogue aura été en l’occurrence plus facile que par le passé. Sera-t-il aussi fructueux, aura-t-il meilleure consistance, dans l’avenir ?

Monsieur le Président, votre rythme des réformes me donne le tournis et il m’arrive de prioriser les thèmes alors qu’ils sont tous importants. Mais cette loi sur le temps de travail m’interpelle particulièrement et me semble totalement inutile, inique et plus frappée du sceau de la revanche que de l’analyse fondée.

Dans ces conditions, le senior que je serai dans quelque temps n’a qu’une hâte, c’est d’échapper à la pression et au stress des conditions de travail.

Comment concilier cette envie avec une nécessité économique que je comprends bien par ailleurs, celle d’équilibrer nos régimes de retraite par répartition ?

Même si je n’en suis pas à reprendre un slogan bien connu « À bas les cadences infernales », « je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps » pour exprimer à travers elle tout le malaise d’une population laborieuse qui souffre, fut-elle de l’encadrement.

Fin de citation.

S'il plait à Sarko de faire le choix d'aller droit dans le mur en klaxonnant, il est libre ... Mais, il faut qu'il y aille tout seul!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail - Communauté : Réformer la France
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 07:50
Ca y est! Enfin! Karadzic est sous les verrous ... C'est pas trop tôt!

13 ans de cavale soigneusement orchestrée par un pouvoir nationaliste fauteur de guerre...

Il aura fallu que le pouvoir serbe change de mains et passe dans celles des partisans de l'entrée dans l'Union Européenne pour que les protections évidentes dont bénéficiait cette crapule tombent...

C'était la condition d'une éventuelle adhésion de la Serbie à l'Union Européenne.

Il reste maintenant à régler un autre problème : la ratification irlandaise du traité de Lisbonne sans quoi pas de nouvelles adhésions possibles, pour personne!
C'est déjà quasiment ingouvernable à 27 avec les structures actuelles, on ne va pas en rajouter une couche de plus sans procéder au préalable à une bonne et solide préparation du fond! Tous les peintres vous le diront : une nouvelle couche sans préparation du fond et vous allez au devant des problèmes dans l'année qui suit!

Karadzic en taule! Karadzic en taule!
Karadzic en taule!
Karadzic en taule!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Europe - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 20:45
La lecture de l'éditorial, en page "deux" du quotidien, esr, tristement, révélatrice des méthodes merdiquement journaleusiques!

Certes, le fond me convient puisqu'il défend l'approbation du texte de révision constitutionnelle.

Pour autant, alors qu'il a été nécessairement imprimé en début d'après midi et, donc, AVANT le vote du Congrès, il donne très exactement l'impression d'avoir été REDIGE APRES!
On y emploi l'imparfait et fait tout comme si le résultat du vote avait été connu avant la mise sous presse ...

C'est, clairement, SCANDALEUX! Une révélation de l'esprit de manipulation qui habite les journalistes ...

Début de citation :

Le projet de révision de la Constitution aurait pu être plus convaincant. Fallait-il pour autant voter contre ? Opter pour le tout ou rien ? Certainement pas : mettre de l'huile dans les rouages de la démocratie n'a jamais été superflu. La gauche a pourtant choisi le non, au risque, sur un sujet majeur, de brouiller la frontière entre opposition et obstruction.


François Fillon s'exprimant devant le congrès réuni à Versailles avant le vote de la réforme des institutions, le 21 juillet 2008.

De principes proclamés en marchandages de coulisses, ce projet est le fruit de trois mois de travaux parlementaires, couvés avec une vigilance souvent maladroite par l'Elysée. La gauche a dénoncé à juste titre cet interventionnisme de "l'hyperprésident" et, surtout, les lacunes du projet. Un projet que, droite et gauche confondues, les élus considéraient au départ avec faveur, convaincus que la Constitution de la Ve République, vingt-trois fois révisée en un demi-siècle, méritait d'être une nouvelle fois revisitée.

Le résultat de ces délibérations - que les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles étaient appelés à approuver lundi 21 juillet - est loin d'être négatif. Le projet qui leur était soumis renforce les pouvoirs du Parlement, dont la faiblesse sinon l'impuissance est le principal défaut de la Ve République. Les congressistes avaient notamment à se prononcer sur une mesure permettant aux deux assemblées de maîtriser mieux qu'aujourd'hui leur ordre du jour.

Ce projet visait aussi à renforcer les droits des citoyens. En leur donnant par exemple la possibilité de saisir indirectement le Conseil constitutionnel pour contester une loi contraire à la Constitution. Cette réforme-là, l'un des adversaires les plus résolus du projet de révision, le sénateur socialiste Robert Badinter, avait vainement tenté de la "vendre" au président Mitterrand lorsqu'il était président du Conseil constitutionnel.

Désappointée par le résultat final, la gauche a mille fois raison d'incriminer le refus de la droite d'interdire le cumul des mandats. Et l'obstination du Sénat à pérenniser son mode d'élection, une anomalie démocratique.

Mais la gauche a eu tort de transformer le vote de lundi en scrutin pour ou contre Nicolas Sarkozy, au lieu de se prononcer pour la Constitution - pour sa modernisation, si imparfait que fût le projet qui lui était soumis.

 
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 19:05
Et voilà le travail! Du grand art ...

Avaient juridiquement le droit de voter     : 906
Ont effectivement voté                             : 905
Se sont exprimés en faveur du texte        : 539
Se sont exprimés contre le texte              : 357
Suffrages réputés valablement exprimés : 896
Majorité requise des trois cinquième        : 538

Mes suppositions exprimées sur le blog de François Hollande se sont donc avérées justes!
Je disais en substance que tout serait fait pour que le texte passe de justesse afin que les citoyens soient bien convaincus que la gauche a fait tout ce qu'elle a pu pour combattre ce texte. J'évoquais même une majorité de 60,2%! Elle aura été de 60,15%!

Reprise de commentaire sur le blog de François Hollande:

  • Je ne comprends pas la position du Parti Socialiste vis à vis de cette réforme de la Constitution.
    Vous dites qu’elle accroit la présidentialisation du régime. Soit! Mais le quinquénat que, il me semble, vous avez voté, a bel et bien été l’amorce de cette présidentialisation.
    L’inversion du calendrier de l’élection présidentielle et des élections législatives, que, non seulement, vous avez voté mais encore que vous avez promu (Lionel Jospin) allait bel et bien dans le même sens.
    Jack Lang, sans le dire vraiment, est favorable à cette réforme. Sa lettre au Président en témoigne d’une façon qui n’est même pas voilée.
    Je ressens votre prise de position non comme un rejet de la réforme mais plutôt comme une opération “politique” : faire subir, par tous les moyens, un échec politique à Sarko! C’est évidemment de bonne guerre … Mais, pour une réforme qui, quoi que l’on en dise, améliore le fonctionnement de nos institutions (par rapport à l’existant), il faut fixer les priorités.
    Qu’allez vous gagner si elle ne passe pas?
    J’ai même le net sentiment que le nécessaire sera fait pour que cette réforme passe … de justesse (60,02% des suffrages exprimés, par exemple! Avec l’apport d’un vote à bulletin secret demandé par la droite auquel les élus socialistes vont s’opposer tout en sachant bien qu’il ne pourront pas l’empêcher (parce qu’ils ne le veulent pas!), ce qui permettra à des socialistes de la voter dans le secret des bulletins …
    Rendez-vous Lundi!

    Commentaire par Jacques Heurtault — 19 juillet 2008 @ 14:52


C'est Jack Lang qui a fait basculer le vote ...

Bravo Jack Lang!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 16:48
Une personne que j'aime beaucoup (c'est mon épouse!) me transmet un article, traitant du chômage et de l'emploi, paru dans les publications de l'Institut Montaigne... Intéressant!

Début de citation :

L’Insee a publié ce jeudi les chiffres du chômage au 1er trimestre 2008. On comprendra aisément que la ministre de l’économie se réjouisse de cette nouvelle baisse…

Des chiffres à saluer

Excellente nouvelle pour Christine Lagarde, le taux de chômage a baissé, pour atteindre 7,2 % de la population active en France métropolitaine au premier trimestre, soit 0,2 point de moins qu’au précédent trimestre. En un an, nous sommes passés de 8,4 à 7,2 % de taux de chômage. On enregistre ainsi la 7ème baisse consécutive sur 7 trimestres. Ce résultat est d’autant plus précieux qu’on pouvait craindre une inversion, puisque la décrue du chômage a commencé en 2006 mais a butté sur un palier au tournant de l'année 2006-2007, avant de reprendre, il y a un an. Cette fois, elle se poursuit.

Un peu mieux pour les jeunes

En regardant les chiffres dans le détail, on constate que le taux de chômage a encore reculé pour les moins de 25 ans. La décrue les concerne donc aussi. Cela dit, ces niveaux demeurent deux fois supérieurs au taux de chômage des 25-49 ans. 17,2 % de chômeurs parmi les jeunes, c’est nettement moins qu’il y a un an, lorsque l’on dépassait les 20 %, mais ce chiffre reste très, trop élevé, évidemment.

Peut (encore) mieux faire

Si l’on se penche cette fois sur les 25-49 ans, nouveau progrès, on tombe à 6,6 % de chômage concernant cette population. Autant dire que l’on n’est plus si éloignés du plein emploi. Et au total, il faut tout de même retenir que le taux de chômage publié ce jeudi est le plus bas jamais observé en France depuis 1983, comme l’a rappelé Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi. Pourtant, il nous reste de gros progrès à faire, pour les jeunes, mais aussi pour la qualité de l’emploi : parmi les actifs, nombreux sont ceux qui sont à temps partiel et qui aimeraient travailler plus. La bataille n’est pas gagnée…

Du côté de la Suède

Des combats restent à mener, Laurent Wauquiez l’admet lui-même, et propose de regarder du côté de la Suède, pour faire en France les réformes structurelles. Excellente référence, puisque la Suède est partie du chômage de masse dans les années 90 pour atteindre 5 % seulement de chômage aujourd’hui. Ingrédients du succès suédois : la réforme de la formation professionnelle, la création d'une agence unique de service public de l'emploi avec des objectifs de résultats, et aussi des contrôles accrus pour que personne ne profite du système. Tout cela trouve d’ailleurs un écho dans les réformes qui sont en cours en France… Cela étant, un autre problème reste à régler, celui de la mesure, des chiffres et de leur transparence.

Plus de transparence

En effet, si l’on observe les chiffres exploités aujourd’hui, il y a de quoi être surpris ! Le taux de 7,2% de chômage publié ce jeudi matin correspond à 2 millions de chômeurs au sens du BIT, le Bureau International du Travail. Or, en France, on compte 2,6 millions de personnes, qui ne sont pas toutes des chômeurs au sens du BIT (parce qu’elles ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler ou parce qu’elles n'ont pas effectué de démarches actives de recherche d'emploi dans le mois précédent).

Pour afficher le taux d’emploi

Pour plus de clarté, nous proposons donc, à l’Institut Montaigne, de fixer les objectifs politiques en termes de hausse du taux d’emploi plutôt que de baisse du taux de chômage. Car le taux de chômage est discutable, variable dans ses définitions et permet pas mal de manipulations (contrats aidés, emploi public, radiation de chômeurs). Le taux d’emploi, en revanche, mesure le nombre de personnes qui travaillent en pourcentage de la population. Il chiffre donc la capacité d’un pays à faire participer, sans discrimination, l’ensemble de sa population active à la création de richesses.

Des progrès à relativiser

Ainsi donc, si l’on utilisait plutôt le taux d’emploi, on passerait d’une logique de mesure de la pénurie d’emplois (ce qu’indique le taux de chômage) à une logique d’accroissement du potentiel productif. On verrait aussi qu’il nous reste de gros progrès à faire, puisque notre taux d’emploi est passé de 64,7 % à 65,1 %, quand en Allemagne et même au Portugal, il est de 68 %. Sans compter qu’au Danemark il atteint même 77 % !

Fin de citation.

Cela fait déjà un moment que je propose de retenir non pas le taux de chômage mais le taux d'emploi! Je souscris donc à la proposition de l'Institut Montaigne! Ils ont peut-être copié sur moi ... C'est sans importance! J'ai dit que je ne demandais jamais de droits d'auteur!

Ca va poser un gros problème puisqu'on va passer à un taux de chômage de 7,2% à un taux d'emploi de ... 65,1%! Les deux chiffres sont cohérents! Sauf que, pour faire comprendre au quidam qu'un taux d'emploi de 65,1% ne signifie pas un taux de chômage de ...34,9%, ça risque d'être un peu dur!

Patience et longueur de temps!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /2008 21:25
Comme on entend et qu'on lit tout et n'importe quoi sur ce sujet, étant moi même agent de l'Anpe, j'ai choisi de publier les explications données par Laurent Wauquiez, sécrétaire d'Etat en charge de l'emploi auprès du ministre de l'économie et des finances.

Début de citation :

Le Gouvernement définit l’offre raisonnable d’emploi

Laurent Wauquiez a présenté, le 11 juin, le projet de loi relatif aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi.

Ce projet de loi sur l’offre raisonnable d’emploi repose sur un engagement entre l’ANPE et le demandeur d’emploi afin de "ne pas basculer dans le chômage de longue durée", a indiqué Laurent Wauquiez. Il précise que "L’ANPE prendra des engagements pour mieux accompagner le demandeur d’emploi en contrepartie de quoi celui-ci s’engagera à accepter une offre d’emploi raisonnable."

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi définit une offre d’emploi raisonnable comme " une offre qui se situe dans un périmètre de 30 km autour du domicile du demandeur d’emploi, et qui correspond globalement à ses qualifications".

Le projet de loi participe à la volonté du Gouvernement de réduire, d’ici à 2012, le taux de chômage à 5 %.

L’offre raisonnable d’emploi a été élaborée après une concertation approfondie avec les partenaires sociaux.

Ce projet de loi institue les droits et les devoirs suivants pour le demandeur d’emploi :

Un engagement entre le service public et le demandeur d’emploi avec un équilibre entre des droits plus nombreux comme la simplification des démarches, l’accompagnement personnalisé, une offre de service plus rénovée et des devoirs renforcés ;
Une approche personnalisée de recherche et d’accès à l’emploi : lors de son inscription au sein du futur organisme issu de la fusion de l’ANPE et de l’Assedic, le chômeur et son conseiller devront définir un "projet personnalisé d’accès à l’emploi, précisant la nature et les caractéristiques des emplois recherchés. Celui-ci devra être actualisé périodiquement. L’ORE ainsi définie tiendra "compte de la formation du demandeur d’emploi, de ses qualifications, son expérience professionnelle,sa situation personnelle et familiale ainsi que de la situation du marché du travail local. Elle précisera aussi la zone géographique privilégiée pour la recherche d’emploi et le salaire attendu ;
Une évolution dans le temps du projet professionnel, pour augmenter les chances du demandeur d’emploi de retrouver un emploi en cas de persistance du chômage ;
Une plus grande équité, par une définition de l’offre raisonnable d’emploi sur la base de critères objectifs.

Le demandeur d’emploi, en contrepartie, s’engage à ne pas refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi, définies dans son projet professionnel à partir de critères dont certains prennent en compte la durée du chômage :

Le salaire de l’emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de l’allocation perçue après un an. Il ne peut être inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et dans le domaine d’activité et ne peut contrevenir aux règles législatives et réglementaires relatives au salaire minimum ; après un an sans emploi, le chômeur sera obligé d’accepter tout emploi rémunéré "à hauteur du revenu de remplacement " versé par les Assedic, ou par l’Etat (Allocation spécifique de solidarité) s’il est en fin de droits.
Sur le plan géographique, après six mois de chômage, l’offre est valable si le lieu de travail est distant du domicile d’au plus 30 km ou une heure de transport en commun. L’existence de ces deux critères alternatifs est adaptée au lieu de domiciliation du demandeur d’emploi, à savoir s’il habite en zone rurale ou en zone urbaine.

Un décret précisera que le refus de deux offres raisonnables d’emploi entraîne une radiation de deux mois, prononcée par le nouvel organisme issu de la fusion ANPE- Assédic, qui donne lieu elle-même à la suspension provisoire de l’allocation perçue par le demandeur d’emploi. Le projet de loi est donc un dispositif organisé par paliers de 3, 6 et 12 mois prévoyant une radiation des listes d’un chômeur ayant refusé une "offre raisonnable d'emploi" pour une des raisons suivantes :
- refus "sans motif légitime à deux reprises d’une offre raisonnable d’emploi ;
- refus "sans motif légitime de suivre une action de formation ou d’aide à la recherche d’emploi" ;
- refus "de répondre à une convocation ou de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux destinée à vérifier son aptitude" ;
- refus d’une proposition de contrat d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation ;
- refus d’une action d’insertion ou d’une offre de contrat aidé ;
- impossibilité de "justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés" en vue de retrouver un emploi ;
- fausses déclarations établies.

Les conditions et la durée de radiation des listes de demandeurs d’emploi doivent être précisées par un décret en Conseil d’Etat. Le texte sera débattu au Parlement le 23 juin.

Fin de citation.

Voici les brefs commentaires que je peux faire en tant que praticien de ces questions.
1. En quinze années de métier, j'ai rencontré des milliers de gens différents et j'ai conduit, au bas mot, au moins 20.000 entretiens. Je peux compter sur les doigts des deux mains le nombre de personnes qui ont clairement refusé une offre d'emploi faite par un employeur - qui voulait  embaucher le demandeur - et que celui-ci a clairement refusé d'accepter sans en fournir des motifs sérieux.
2. J'ai, par contre, établi des dizaines de milliers de "mises en relation" d'un demandeur avec un employeur sur une offre précise et je ne suis pas en mesure d'évaluer le nombre de fois où l'employeur n'a même pas daigné répondre (je parle de l'absence de réponse et non d'une réponse négative ...).
3. Il sera extrêmement aisé à un demandeur soucieux de ne prendre aucun risque d'accepter la proposition quitte à faire capoter l'embauche par la suite. Il ne faut pas oublier que la période d'essai joue dans les deux sens! Un nouvel embauché a parfaitement le droit de démissionner en cours de période d'essai sans avoir à fournir de motif. Au demeurant, quoi de plus facile que de dire que le contenu réel de l'emploi ne correspond pas au libellé de l'offre?
4. Le principe retenu d'une gradation des obligations d'acceptation est bon ... sur le papier! Dans la réalité, il en va tout autrement. On sait ce qu'il est advenu de l'allocation dégressive ... Elle a été sans effet sérieux, à tel point que le gouvernement de l'époque a "rétabli" (plus précisément, à fait en sorte que les "partenaires sociaux" rétablissent) l'ancien dispositif en supprimant l'allocation dégressive, CE QUI A EU POUR EFFET CONCRET D'ALLONGER LA DUREE D'INDEMNISATION ,LA FAISANT PASSER DE 12 MOIS A 3 ANS!
5. Il me semblerait beaucoup plus judicieux que :
5.1. les tribunaux compétents pour trancher les litiges qui vont naitre soient clairement définis non comme les tribunaux administratifs (ce qui est actuellement le cas) mais comme les tribunaux judiciaires (voire, peut-être, les conseils de prud'hommes, mais il s'agit là d'une toute autre approche).
5.2. les cas de radiations possibles soient ramenés à DEUX, à savoir :
- l'insuffisance d'actes positifs de recherche d'emploi,
- la fraude ou la TENTATIVE de fraude aux allocations,
un point, c'est tout!
Cela supposerait l'institutionalisation du renversement de la charge de la preuve. Cela mérite un arrêt sur "image" ...
Actuellement, c'est à l'Anpe de prouver ses dires. Elle s'appuie pour cela sur les déclarations de ses agents et notamment sur les affirmations du directeur de l'agence locale ANPE, lesquels sont TOUS "agents publics", ce qui veut dire que leur parole pèse ...lourd.
On ne doit pas perdre de vue que, à terme, les agents de la nouvelle institution seront des agents de droit privé, même en étant investis d'une mission de service public.
Il s'ensuit que leur parole pèsera nécessairement moins lourd ...
En renversant la charge de la preuve, il serait alors exigé du demandeur qu'il PROUVE la réalité de ses démarches et de ses actes positifs de recherche d'emploi ... (en faisant, par exemple, une relation précise des dites démarches, ce qui l'obligerait à tenir un "journal", méthode de discipline personnelle excellente que je préconise car elle permet au conseiller de comprendre les difficultés que rencontre le demandeur d'emploi).

Je rappelle mes propositions visant à réformer l'ensemble du dispositif :

1. Savoir précisément qui fait quoi. Vouloir que le conseiller qui s'occupe du demandeur soit aussi, personnellement, le "flic" qui traque le "fraudeur en puissance" n'est pa humainement supportable pour le conseiller dont l'efficacité s'en trouverait considérablement réduite. Il faut donc mettre en place, au sein de la nouvelle institution, un véritable "service du contrôle de la recherche d'emploi" qui est, actuellement, éclaté entre au moins trois structures différentes dont les Directions Départementales du travail ...

2. Limiter la durée d'indemnisation à 12 mois et supprimer l'allocation de solidarité spécifique (donc, passage direct au RMI, impliquant l'obligation pour les bénéficiaires du RMI en âge et en capacité de travailler, de s'inscrire comme demandeurs d'emploi sous peine, en cas de non inscription, de ne plus percevoir leur RMI. Ceci a pour effet immédiat de faire exploser les chiffres des statistiques du chômage réel, chose que TOUS les gouvernements, droite et gauche confondus, ont  toujours soigneusement évité).

3. Passer un authentique contrat (juridiquement acté) entre le demandeur et la nouvelle institution en gestation. Cette perspective était rien moins que ridicule du temps de l'Anpe qui n'a JAMAIS eu les moyens de mettre en oeuvre une telle orientation. Elle devient, à terme assez rapproché, parfaitement réaliste, et même plausible, avec la nouvelle institution, 15 fois plus riche ...

4. Réformer la logique du financement en supprimant les cotisations "Assedic" tant pour les demandeurs que pour les entreprises, remplacées pour les uns par une uniformisation de la CSG puis une éventuelle augmentation de celle-ci, pour les autres, la taxation forfaitaire du licenciement, quelque soit la forme et la durée du contrat de travail antérieur.

Il y a là matière à débattre, n'est-ce pas?  
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /2008 18:40
Ca y est! C'est désormais certain! Le Pen est bien le parrain du gamin de Dieudonné ...

Après les sorties sulfureuses de cet "humoriste", notamment contre les juifs, on se disait qu'il y avait quelque chose de pas clair. Il a eu beau s'en défendre ... Il a remis ça une ou deux autres fois!

Maintenant, on sait!

Quand on pense qu'il a été catalogué "à gauche" ... Il y a, comme ça, des accointances bizarres!

Tout aussi bizarre le fait que cette affaire n'a pas fait la "une" des journaux ... Un peu comme si on cherchait à minimiser l'évènement.

Qu'en pense l'intelligentsia du show biz? J'ai hâte de savoir!
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs - Communauté : Pour un monde meilleur
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Si vous voulez trouver ...

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Bretagne Europe Ile de France
  • France Europe Politique Economie Emploi
  • J'ai 60 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Sarkozy Gauche UMP Parti socialiste Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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