Mercredi 12 avril 2006 3 12 /04 /Avr /2006 21:22

Très intéressant ce colloque, organisé par l'UDF, auquel j'étais invité en tant que blogueur non membre de l'UDF. L'après midi, il y avait environ 150 participants. Un peu moins le matin. La plupart des intervenants se sont déclarés adhérents, en précisant leur fédération (département).

Il y avait trois "tables rondes" (en fait, elles étaient, comme toujours, rectangulaires et les intervenants, tous courtois, faisaient face à la salle).

Première table ronde : Les Français et l'Etat.
Avec Jérôme Sainte Marie, directeur de BVA Opinion, Bernard Perret, Marc Maouche (CFTC Postes et Télécommunications).

Deuxième table ronde : Objectif de la réforme, missions de l'Etat. Avec, notamment, Jean Arthuis, président de la Commission des finances au Sénat et Roselle Cros, conseillière régionale Ile de France, ayant exercé comme directrice générale des services dans une collectivité territoriale.

Troisième table ronde : Les moyens de la réforme. Avec des participants nombreux (6) tels Jean Soubie, membre du Conseil d'orientation de l'emploi, Jean Luc Mathieu, membre de la Commission nationale du débat public.

Le patron de BVA nous explique, sondages à l'appui, que les Français veulent bien "mieux d'Etat" mais certainement pas "moins d'Etat". Je m'en doutais un peu. pas étonnant dans un pays où un tiers, seulement, des français sont favorables à l'économie de marché (assimilée, pour la circonstance, au libéralisme). Il relève que la notion de "coût" fait bouger les lignes ... J'en conclus que les Français veulent plus d'Etat à condition que ce soit les autres qui paient ...

Le statut de la Fonction publique était, à l'origine, protecteur de l'équité du service public. Il a été dévoyé en protecteur des personnels. Rappelons que c'est Maurice Thorez qui en est le "père" (il n'était pas tout seul). Si on fait un paralèlle avec la "Constitution de l'Union Soviétique" élaborée par Staline en  ... 1938, elle apparait, aujourd'hui encore, comme étant, et de loin, la plus démocratique du monde ... sur le papier. Les faits ont démontré que, dans la réalité du "socialisme réel", c'était "un peu" différent ...

La presse écrite et audiovisuelle a été, à plusieurs reprises, sévèrement mise en cause et invitée à être le vecteur du débat public. Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre ... J'ai déjà eu l'occasion de dire et redire, sur ce blog, à quel point elle m'exaspérait.

J'ai retenu beaucoup d'autres idées-force. Par exemple que l'Administration a une représentation négative de l'usager. Dans la même veine : "Les grands corps de l'Etat sont les seules à pouvoir résoudre les problèmes ... qu'ils ont eux-mêmes créé". Egalement que, dans notre pays, il y a 70.000 (!) employeurs publics (vous avez bien lu : soixante dix mille!). Rappelons qu'il y a 500.000 entreprises ...

Large consensus constaté sur l'impérieuse nécessité de réformer l'ENA pour en faire une véritable école de formation continue des fonctionnaires dans laquelle on doit rentrer tard (aux environs de 35 ans, pas avant, et seulement après avoir fait ses preuves sur le terrain).

Plein de bon sens, un participant a souligné, citant Aristote, que "C'est à celui qui porte la chaussure de juger le cordonnier". Apparemment, le bon sens n'est pas unanime chez les Français, surtout chez certains de ceux qui travaillent dans les services publics. Rappelons qu'il y en a environ six millions contre environ 14 millions dans le secteur privé ...

J'ai retrouvé Sénèque que je cite en exergue de mon blog ("ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire; c'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles") sous une autre citation : "Il n'est pas de vent favorable pour quelqu'un qui ne sait pas où il va".

Je n'ai pas entendu cette idée à laquelle je tiens personnellement beaucoup : diminuer, d'une manière drastique, le nombre de fonctionnaires. Moi même, je suis disposé à troquer mon actuel statut d'agent contractuel de l'Etat (de droit public) contre un statut de droit privé ... tout en continuant à faire le même travail. Je suis, à l'Anpe, sur ce point comme sur d'autres, nettement minoritaire, mais ça ne m'empêche pas de dormir.

En tout état de cause, je tiens, ici même, à remercier les organisateurs de m'avoir invité. Dans la mesure où il a, d'ores et déjà, été annoncé qu'il y aurait d'autres colloques du même genre d'ici à l'élection présidentielle, si on me fait l'honneur de m'inviter, j'y répondrais favorablement.

Dernier détail : François Bayrou était présent pratiquement toute la journée. J'ai cru comprendre qu'il serait candidat en 2007 (mais ce n'est qu'une croyance!) ...

Ma dernière pensée, avant de conclure ce billet, sera pour Jean Lassalle, député UDF du Béarn, qui en est à sa cinquième semaine de grêve de la faim pour sauver sa vallée ... Je ne serais, personnellement, absolument pas capable de mener un tel combat. Chapeau bas, Monsieur le Député!         

Par Jacques Heurtault - Publié dans : François Bayrou
Donnez votre point de vue ... - Voir les 7 commentaires
Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 21:25

Dur, dur, la politique! 49, 8% pour un camp; 49,7% pour l'autre. Il paraît que ça se joue à quelques dizaines de milliers de voix. Une leçon à tirer tout de suite : heureusement qu'un système de prime majoritaire va permettre de dégager une majorité capable de soutenir un gouvernement. Au moins, les Italiens n'auront pas perdu. Car, il faut admettre qu'il n'y a rien de pire qu'un pays rendu ingouvernable. C'est dangereux pour lui-même; étant un Etat-membre de l'Union Européenne, une instabilioté chez eux peut avoir des répercussion chez les autres. D'autant que, en allemagne, le président du parti social-démocrate vient de démissionner. Prémisses d'une crise ... Pas bon, tout ça, pas bon du tout ...

En effet, les trois pays de l'Union qui présentent de réelles faiblesses pour faire face à l'avenir (déficit public ...) sont aussi ceux qui présentent des difficultés politiques. La France, l'Allemagne, l'Italie ... Que ça plaise ou non, il va falloir re-serrer les boulons. Il y a des modèles sociaux qui vont devoir numéroter leurs abattis. Cela ne fait, pour moi, aucun doute.

Berlusconi avait promis une baisse d'impôts. Les électeurs ne semblent pas avoir majoritairement compris son message.

Il faut le reconnaitre : le déficit public de la France, qui nous fait peur vu d'ici, n'est rien d'autre qu'un trou, certes profond, à côté du gouffre italien! Quelque chose comme 110% du PIB, là-bas ... Chez nous, nous n'en sommes qu'à 68% ... En Belgique, ça ne vaut guère mieux, apparemment. Pourtant, ce n'est qu'apparence. Car, en Belgique, la tendance est à la résorption du déficit ... alors que chez nous, il est à l'augmentation ... Itou en Italie!

Il faut le reconnaitre, proposer une baisse d'impôt alors que le déficit par en vrille, cela relève de la provocation. Ce serait bien si notre gouvernement en tirait quelques enseignements utiles.

Le vrai débat, ce n'est pas "Faut-il baisser les impôts?" mais bien "Faut réformer le système fiscal?"!

Dans la mesure où les effets de la baisse de l'impôt sur le revenu vont se faire sentir en Février 2007, il serait - peut-être - bon d'augmenter la CSG, au moins en alignant les différents taux sur l'actuel taux le plus élevé ... En mettant de côté l'approche électoraliste qui n'a pas, semble-t-il, été profitable à Berlusconi. Si ça doit être fait, c'est maintenant qu'il faut le faire, pas dans 6 ou 8 mois! Itopu avec la TVA dont on pourrait porter le taux "normal" à 20% au lieu des 19,6% actuels. Cela serait sans incidence réelle sur les prix. Dans le même esprit, le taux réduit pourrait être porté à 8%, quitte à donner un petit coup de pouce de compensation en augmentant le SMIC, sans toucher aux minimas sociaux (RMI, ASS ...).

Et l'Italie, dans tout ça? Il faut espérer qu'elle puisse être gouvernée ... Mais, attention! La prodigalité, ça peut donner le tournis, surtout si on a la berlue!      

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Europe
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 19:52

A partir du blog de Jean-Pierre Raffarin, je suis arrivé sur un résumé de son intervention devant un parterre de chefs d'entreprise du Poitou Charentes. Je vous en livre le contenu.

Moi, j'aime bien Jean-Pierre Raffarin. Visiblement, il n'avait aucune ambition politique personnelle. C'est du moins ce que j'ai ressenti pendant toute la durée de son mandat de Premier Ministre. Je n'ai pas apprécié les conditions de son départ de Matignon. J'aurai préféré que Chirac dissolve l'Assemblée Nationale sur le fondement du hiatus évident entre l'expression populaire (favorable au NON) et la nette tendance majoritaire au sein du Parlement (favorable au OUI).

Chirac devrait m'écouter plus souvent ... Rions ensemble!

Voici le texte de l'article :

Le Club des entreprises du Bocage Bressuirais avait invité vendredi 7 avril Jean Pierre Raffarin, Sénateur de la Vienne et ex-Premier Ministre à Bocapôle pour lui permettre de visiter ce site dont il a financé une partie des travaux au temps de son mandat régional.
Une architecture "puissante, mais sans arrogance", telle a été la description de l'élu pour ce site fraîchement inauguré.
Mais le but de la soirée était autre :  pas moins de 300 personnes, chefs d'entreprises du département, membres des Clubs d'entrepreneurs de Bressuire, Thouars, Parthenay essentiellement, étaient venues écouter les confidences de l'ex-Premier Ministre sur ses années à Matignon.

L'animateur, le journaliste Patrice Arditi est donc revenu sur ces années assez exceptionnelles pour l'ex Premier Ministre, devant une assistance attentive.
On le sait, le "directeur général de la Maison France", comme il aime lui-même à se qualifier, a pris ses fonctions le 6 mai 2002 pour en démissionner au lendemain du Référendum sur la Constitution européenne.
Un long parcours donc, semé d'anecdotes, mais surtout le poids d'une fonction donc l'exposition médiatique peut quelques fois être violente.

Une notion de GRH au sein du gouvernement

Jean Pierre raffarin déclare avoir souhaité diriger son gouvernement comme une entreprise, (son parcours est davantage celui d'un manager que celui d'un énarque) instaurer un vraie autorité, celle du chef au milieu de son équipe, présent pour la motiver et la pousser vers la réussite. Rien d'évident lorsque la notion de pouvoir fausse les cartes.
Puis l'ex Premier Ministre de lancer un comparatif avec nos voisins européens : "la faiblesse de la France par rapport à l'Allemagne, l'Espagne, ... c'est que dans ces pays là, les partis poJPR.jpglitiques se structurent, se préparent pour l'exercice de responsabilités ; programmes et compétences internes sont prêts en permanence pour répondre à la sollicitation des électeurs. En France, on agit dans l'urgence, on manque de préparation dans les partis politiques ; le jeu consiste à démolir les idées de l'opposition sans réelle construction. Pour exemple, lorsqu'Angela Merkel a été élue Chancelière Allemande, toute son équipe était prète et organisée pour prendre ses fonctions immédiatement."
Avant d'ajouter : "Pour une direction du Pays efficace, il faut un bon équilibre entre l'expérience et l'innovation. Il faut donc permettre aux plus jeunes d'acquérir cette expérience dans les Secrétariats d'Etat et avoir une équipe gouvernementale mixte, entre maturité et expérience politique des plus anciens et idées novatrices des plus jeunes."

Une autre nécessité au sein du Gouvernement : celle de prendre la bonne décision au bon moment, "il faut du temps pour mener une action politique constructive, mais aujourd'hui, tout va très vite, tout est médiatisé, on le voit avec les conflits actuels autour du CPE par exemple. D'où la nécessité de préparer l'action avant l'action, de se laissr un peu de temps pour agir en concertation avec les partenaires sociaux. Le dialogue est une notion incontournable - chacun en France veut être entendu pour ses différences - et il renforce la nécessité de travailler en amont."
Quant aux sondages, évoqués par Patrice Arditi : "ils sont importants quand on est candidat à une fonction, autrement, ils sont un indicateur mais il ne faut pas se baser dessus au même niveau qu'un audimat pour une émission de télévision" précise Jean Pierre Raffarin, avant d'ajouter : "D'autre part, une telle fonction nécessite de garder le sens des réalités, malgré le pouvoir qui y est associé, et l'importance médiatique qui lui est donnée."

La France doit miser sur son potentiel et cesser de se replier sur elle-même

Quant à la dimension internationale de la France, l'ex-Premier Ministre de préciser : "la France doit entretenir ses alliances européennes et internationales. Actuellement, elle est en repli et ne regarde pas assez autour d'elle, faisant de ses traditions un modèle. La précarité est dans le monde, et il faut s'y adapter mais le Pays a un rôle à jouer et dispose d'un formidable potentiel pour être attractif en termes économiques. Il faut que l'on sache dépasser notre histoire, avoir confiance."
Avant de conclure sur les moyens à se donner pour atteindre ces objectifs : "C'est par le travail qu'on crée le moteur économique, il faut aller de l'avant, d'autant plus si on veut garder notre modèle social."

La soirée devait se clôturer par un dîner pendant lequel les chefs d'entreprises présents on pu faire le parallèle entre la fonction politique et leurs fonctions managériales.

Fin de l'article.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Débats et interwiews lus ici ou là
Donnez votre point de vue ... - Voir les 3 commentaires
Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 19:14

Soit! Exit le CPE ... La preuve par (du) neuf qu'une loi se prépare. Il y faut du temps, de l'énergie, de la volonté, de la ténacité ... Pour autant, je persiste à penser qu'une loi ne doit pas se "négocier". Cette nuance sémantique n'est pas anodine. Jusqu'à preuve du contraire, les mots ont un sens ... même en politique.

Je prends les paris : la prochaine crise aura pour vecteur le projet de loi que Nicolas Sarkosy va défendre, relatif à l'immigration. Il se peut, toutefois, que, cette fois, la mayonaise ne prenne pas ... Il suffit pour cela, tous les cuisiniers vous le confirmeront, qu'un des ingrédients ne soit pas à la bonne température. A suivre ...  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
Donnez votre point de vue ... - Voir les 3 commentaires
Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /Avr /2006 21:56

Ayant été malade et ayant du bénéficier d'un arrêt de travail, j'ai donc perçu des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS!). Je reçois une lettre de notre directeur des ressources humaines et des relations sociales m'informant, je cite "Jusqu'à présent, les agents en arrêt maladie recoivent une rémunération supérieure à leur salaire habituel."

Il y a de quoi se frotter les yeux... A dire vrai, je ne m'étais jamais rendu compte de ce qu'il faut bien appeler une anomalie sérieuse. Car c'est bien ainsi qu'il faut l'appeler. En France, il est, semble-t-il, "habituel" de gagner plus d'argent en étant malade qu'en travaillant ...

C'est bien la preuve qu'il devient impératif de procéder à des réformes de fond dans ce pays; ça urge, même!

Moi, je n'ai jamais demandé que l'on puisse gagner plus d'argent en étant malade qu'en travaillant ...

Toujours est-il que cette anomalie sera désormais corrigée. Pour cela, on va créer une ligne supplémentaire sur la feuille de paie que l'on va intituler "maintien sur le net".

Combien y a t-il de lignes sur ma feuille de paie? Je n'en sais trop rien. Je me suis, par contre, rendu compte qu'il faut DEUX feuilles qui me sont expédiées sous DEUX enveloppes (une pour chaque feuille ... soit 24 enveloppes par an!).

Ce n'est pas grand chose ... mais ça illustre bien ce qui ne va pas et la nécessité de REFORMER ... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Allocations
Donnez votre point de vue ... - Voir les 6 commentaires
Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 09:39

Si, si ... C'est vrai! Je suis un privilégié. J'en avais une claire conscience au vu des revenus de la famille. Tout le monde n'a pas, loin s'en faut, très loin s'en faut même, 6.500 euros (avant impôts) à dépenser tous les mois. Même après impôts, il en reste encore plus que suffisamment pour vivre très correctement.

Pourtant, Monsieur Jacques J.P. Martin est passé par là ...

- Qui ça, vous dites?

- Jacques J.P. Martin. Non, non, ce n'est pas le jadis assez célèbre Jacques Martin, animateur d'une émission de variété à la télévision. Celui-là est beaucoup moins populaire ... et en a conscience car il sait pourquoi. C'est notre maire ... celui qui a augmenté les impôts locaux d'au moins 60% en nous expliquant, avec des arguments qui semblaient frappés au coin du bon sens, que c'était à cause des "contentieux" laissés par la précédente municipalité (que j'ai soutenu naguère et que je continue de soutenir dans l'opposition municipale, désormais, au sein du groupe Alliance pour Nogent, conduit par Estelle Debaecker).

Je n'ai rien contre l'augmentation raisonnable des impôts.

A condition, toutefois, que soient respectés quelques principes élémentaires.

1. On annonce les augmentations avant les élections et on se fait élire sur ces propositions.

2. On annonce clairement à quels usages on les destine et ... on se tient, strictement, à ces annonces. Plus simplement exprimé, on dit ce que l'on fera et on fait ce que l'on a dit ... et rien d'autre. Sauf, bien entendu, si on consulte, au préalable, les électeurs pour leur demander leur avis.

3. Si on préconise l'augmentation des impôts, on ne dit pas que ce sont "les autres" qui paieront. On dit clairement que tout le monde paiera. Y compris les pauvres ... Chacun à proportion de ses ressources, évidemment! En ce sens, je préfère l'augmentation de la TVA ou de la CSG à celle des impôts sur le revenu avec leur progressivité des taux marginaux qui ouvrent la porte à toutes les démagogies.

4. Dernier critère, mais non le moindre, il faut que les projets de dépenses annoncés soient dignes d'intérêt. Par exemple, augmenter les impôts pour financer une augmentation du RMI m'amène, à coup sûr, à dire NON! Itou pour l'augmentation des aides diverses allouées sous condition de ressources. S'il s'agit d'augmenter ces impôts pour financer des investissements publics (on a parlé de la construction d'une nouvelle voie de chemin de fer entre Lille et Marseille, apte au "ferroutage", plutôt qu'au doublement de l'autoroute "nord/sud" avec toutes les nuisances associées), j'en serais ravi ... si tout le monde paie, chacun en fonction de ses moyens.

On le voit clairement : il y a bel et bien une vraie philosophie pour sous-tendre cette approche ...

Mais je suis encore un privilégié! Décidément j'en ai, de la chance, aujourd'hui!  

Je viens de recevoir une invitation pour participer à un colloque. Jusque là, rien d'extraordinaire. J'en reçois plus ou moins régulièrement auxquelles je ne donne jamais suite car il s'agit simplement d'être spectateur. On nous "autorise" à poser des questions ... mais pas à développer nos idées. Relisez la page de garde de mon blog : vous avez la réponse.

En outre, ces braves organisateurs programment leurs initiatives un jour de semaine et en oublient que ... ces jours là, on travaille! Eh, oui! Travailler, ça arrive encore de temps en temps (qu'on me pardonne cet humour noir!).

Cette fois-ci, c'est différent : je suis blogueur et c'est à ce titre que je suis invité à participer à un colloque sur la réforme de l'Etat. Parce que j'ai développé des idées sur ce sujet et que l'on veut, semble-t-il, m'entendre. Dix blogueurs ont été choisi et je fait parti du lot. Mieux, c'est parce que je ne suis pas membre du parti qui organise ce colloque que je suis invité. De fait, je confirme que je ne suis membre d'aucun parti politique. 

L'organisateur, c'est l'UDF. Je vais donc m'y rendre car, ce mercredi 12 Avril, je suis en congé (jusqu'à la fin du mois). Est-il besoin de préciser que si j'avais reçu une invitation émanant d'un parti extrêmiste (Front National ou Ligue Communiste Révolutionnaire ... etc ...) je n'aurai évidemment pas fait le déplacement?  

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Conseil Municipal de Nogent sur Marne.
Donnez votre point de vue ... - Voir les 2 commentaires
Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /Avr /2006 22:05

Une collègue de l'Anpe, Fabienne Brutus, vient d'éditer un livre qui va peut-être faire jaser. "Chômage, des secrets bien gardés" chez Jean-Claude Gawsewitch, éditeur, tel est son titre. L'éditeur est, pour moi, totalement inconnu ... 

Etant professionnellement concerné puisque étant moi-même agent de l'Anpe, je n'ai évidemment pas pu faire autrement que d'acheter ce livre (18,90 euros) dont j'ai commencé la lecture. Il parait que c'est "sulfureux". On va bien voir. Sur ce sujet, personne ne peut m'en raconter ...

Je vous tiendrai au courant.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ...
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /Avr /2006 21:54

Plus ça va et plus on va tout droit vers le grotesque ... Parti comme c'est parti, s'il doit y avoir encore une seule crise sociale sérieuse avant les élections, franchement, je ne vois pas comment la droite républicaine pourrait gagner l'élection présidentielle.

Or, ladite élection, c'est dans un an. C'est long, un an ... Avec deux crises sociales majeures en 10 mois, il est permis de supputer qu'il pourrait y en avoir une autre d'ici à un an.

D'où la réactivation nécessaire de mon hypothèse au sujet du comportement de Chirac ... Il a juré la perte de Sarko et il est en train de faire ce qu'il faut pour que la gauche de gouvernement gagne.

Le problème, c'est que parti comme ça et à la vitesse ou ça va, c'est la gauche radicale qui prend un poids démesuré. J'ai même été jusqu'à écrire que Emmanuelli pourrait devenir Premier Ministre. Je ne le souhaite en aucun cas. Mais mes désirs ne sont pas la réalité...

C'est quoi, ce cirque?

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
Donnez votre point de vue ... - Voir les 7 commentaires
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /Avr /2006 17:22

Je découvre, sur un blog voisin (Energies Démocrates, dont vous trouverez le lien ci-contre), la reproduction d'un article paru dans "Les Echos" (un excellent journal) sous la signature d'un certain Philippe Hayat, présenté comme "Chef d'entreprise" et "Professeur à l'Essec".

L'iniative des Echos est louable. La reproduction qu'en fait le blog que je cite également. C'est une contribution au débat.

Beaucoup moins louable l'argumentation que développe ce "professeur". Mon sang n'a fait qu'un tour. J'y ai mis un commentaire. Vous le trouverez ci-dessous. Je ne dis pas que c'est une citation puisque j'en suis l'auteur.

"Ah, ce cher "professeur" Philippe Hayat! Il parle, il écrit, il cause ... mais il ne démontre pas.

1. Le taux de chômage est de 9,6% (toute tranche d'age confondues) et de 22% pour les moins de 26 ans. D'où sort-il ses chiffres? Etant "professeur", qui plus est, à l'ESSEC, il devrait savoir que un professionnel sérieux doit s'attacher à démontrer pour pouvoir convaincre. Qu'est-ce qu'un taux de chômage? Le sait-il? Je suis fondé à croire que non.

2. Pour le CPE, la période d'essai est de deux ans, nous dit-il. Incroyable. Moi, le professionnel de l'emploi, je m'évertue à expliquer la différence qu'il y a entre une période d'essai telle que définie dans le Code du Travail et la période de consolidation définie dans la loi sur le CPE. Pendant ce temps, un "patron", un vrai "sale patron" (de ceux que j'ai toujours haïs) nous explique qu'il y a bien une période d'essai de deux ans! Mais alors, les jeunes ont donc raison de se révolter! Et moi qui essayait de leur expliquer le contraire ... Ce sont les "patrons", les "sales patrons", exploiteurs au dernier degré (c'est ce qu'il faut croire en lisant ce clown...) qui le disent. Merci Monsieur Hayat de m'avoir décillié les yeux.

3. Les indemnités de licenciement coûtent, d'après ce "professeur", entre 3 et 9 mois de salaires pour un "CDI ancienne version". C'est encore ce "professeur" qui le dit! Comment fait-il pour arriver à ces chiffres? Il n'en dit rien, évidemment ... On le comprend. Il sait bien (il faut l'espérer, du moins, sinon on va devoir s'interroger sur son quotient intellectuel) que c'est évidemment faux. Si c'était vrai, ce serait un véritable pactole. On s'ingénierait à se faire embaucher en "CDI ancienne version" pour ensuite s'arranger à se faire licencier sous un prétexte ou sous un autre.

4. On apprend même qu'il y avait un "CDI ancienne version"! Tiens donc! Ancienne version, dites-vous, cher "Professeur"? Elle est abrogée, alors (puisqu'elle est ancienne)? Si c'était vrai, ça se saurait, non?

5. Il est chef d'entreprise. Bien. Espérons que ce soit vrai (on ne sait pas laquelle, c'est sans doute secret ...). Ben, mon vieux, si vous gérez votre entreprise avec autant de rigueur que vous en avez mis à rédiger votre article, on comprend mieux pourquoi vous avez besoin d'être aussi "professeur" à l'ESSEC pour pouvoir boucler vos fin de mois." 

Cher lecteur, votre information ne serait pas complète si je ne vous donnais pas accès, en direct, à la tribune parue dans "Les Echos" le 27 Mars dernier. La voici.

Début de citation :

Le gouvernement s'attaque au chômage des jeunes. Cela se comprend aisément, il y a urgence. 22 % d'entre eux sont sans emploi (alors que la moyenne nationale, tous âges confondus, s'élève à 9,6 %), et deux jeunes non diplômés sur cinq n'ont pas de travail. La France est l'un des mauvais élèves de l'Europe dont le taux de chômage pour les moins de 26 ans atteint 19 %, alors qu'il se limite à 12 % pour le Royaume-Uni et à 15 % en Allemagne. On ne peut plus laisser désespérer ceux qui seront l'avenir de notre pays. D'autant plus que les prévisions ne sont guère réjouissantes : les recrutements prévus pour les moins de 26 ans d'ici à 2015 s'élèvent à 594.000, pour 680.000 jeunes disponibles sur le marché du travail.


Le 7 mars dernier, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, en accusant le contrat première embauche d'engendrer de la précarité sous prétexte qu'il instaure une période d'essai de deux ans. Ne se doutent-ils pas que la précarité s'est déjà profondément installée dans le monde du travail, sans attendre le CPE ? 90 % des jeunes de 18 ans, et deux jeunes de moins de 26 ans sur trois, entrent aujourd'hui dans la vie active avec un contrat précaire (intérim ou contrat à durée déterminée). Le retour à l'emploi d'un chômeur de moins de 25 ans s'effectue également par un contrat précaire dans les trois quarts des cas. Ce n'est en moyenne que sept ans après l'entrée dans la vie active que l'on décroche un emploi stable.


Qu'on le veuille ou non, les choses ne vont pas s'arranger, indépendamment du CPE. En effet, les grands pourvoyeurs d'emplois sont les PME. Elles en ont créé 2,6 millions en vingt ans, quand les grands groupes en détruisaient 600.000. Or les PME recrutent, par définition, dans la précarité. Elles embauchent quand leurs carnets de commandes grossissent, et n'ont pas la surface financière pour conserver leurs effectifs quand ils diminuent. Le mythe de l'emploi stable a vécu. Ne pas s'en rendre compte risque de générer de furieuses désillusions, comme celles exprimées le 7 mars et depuis.


Le rôle fondamental des PME dans l'offre d'emplois explique la naissance du contrat nouvelles embauches, le grand frère du CPE, instaurant une période d'essai de deux ans pour tout recruté d'une entreprise de moins de 20 personnes. Le CNE lève un frein psychologique fort au recrutement, en diminuant le coût d'un éventuel licenciement. Celui-ci ne coûte à l'entreprise que 8 % des salaires versés à l'employé, contre trois à neuf mois de salaires en moyenne pour un CDI ancienne version. N'aurait-il pas, alors, été plus efficace d'étendre le CNE à toute entreprise de moins de 250 personnes (définition officielle de la PME) ? Autant la population comprend aisément qu'une PME a besoin de souplesse, autant elle ne peut admettre que l'on s'attaque à ses jeunes.


PHILIPPE HAYAT est chef d'entreprise et professeur à l'Essec.

Fin de citation.

Allez! Encore un effort, Monsieur Hayat et notre prochain Premier Ministre, après l'élection présidentielle de 2007, sera ... Henri Emmanuelli. Comme ça, vous aurez tout gagné!  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
Donnez votre point de vue ... - Voir les 6 commentaires
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /Avr /2006 11:16

31.300 pages; 10.600 visiteurs uniques ... voilà les chiffres, bruts, fournis par Over-Blog, hébergeur et gestionnaire technique de mon blog.

Comme je l'avais pressenti, l'objectif de 11.000 visiteurs uniques n'est pas atteint. Par contre, celui de 31.000 pages lues est légèrement dépassé. J'ai donc des raisons d'être plutôt content. A force de répéter que les français voient "le verre à moitié vide" plutôt que "le verre à moitié plein", je suis satisfait de dire que le verre est "aux trois-quarts plein".

J'ai une très bonne raison d'être satisfait : le nombre des commentaires a véritablement explosé. Et, ce qui est encore mieux, ces commentaires sont devenus nettement "positifs" en ce sens que certaines de mes "propositions audacieuses" sont lues (a postériori) par de nouveaux lecteurs tandis que d'autres sont relues par des lecteurs plus habituels. Pourvu que ça dure ...

Mon souhait le plus cher est que le plus grand nombre possible de mes lecteurs s'approprient ces idées. Voire, s'en réclament ... Nous n'en sommes pas (encore) là. Il faut que ça vienne. Je vais pousser dans ce sens. Pour cela, je vais, probablement, en reprendre certaines et les redévelopper en fonction des circonstances de l'actualité. Il est établi que la répétition, subtile si possible, est la première vertu de la pédagogie.

3.500 visiteurs uniques pour le seul mois d'Avril soient 500 de plus que les 3.000 du mois de Mars est un objectif ... que je n'atteindrai que difficilement. Je dois m'absenter pendant toute la deuxième quinzaine d'Avril. Destination Naples et Rome. Deux villes et deux régions que je n'ai jamais visité. A cette date, le résultat des élections législatives en Italie sera connu. Une raison supplémentaire d'aller y voir de plus près.

Autant préciser, quand même, que la principale raison de ma visite, ce n'est pas l'avenir politique de Sylvio Berlusconi ou de Romano Prodi. Ce sont, et de loin, les lieux historiques de l'Italie, laquelle, avec la Rome antique, est le principal berceau de notre civilisation. Il est vrai que j'aime la politique en général, le débat des idées en particulier mais un proverbe nous enseigne qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses ...

Quant au nombre de pages vues, soyons réalistes : demandons l'impossible (vieux slogan de Mai 68)! Disons 9.000 pages vues ... ce qui porterait le total cumulé à un peu plus de 40.000.

Hum!  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Météo, administration et gestion du blog.
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /Avr /2006 09:38

Un gamin de ... quatre ans, massacré par un mec, une crapule ... Le verdict est tombé : coupable. La sentence aussi : perpétuité. La loi républicaine n'a pas permis d'aller plus loin. C'est bien ainsi. Car s'il avait fallu se laisser guider par de mauvaises pulsions, dégradantes in fine, c'est la sanction ultime, celle que l'on ne répare pas, qui eut été infligée. Je n'en aurais pas pleuré ... quoique ...

Une "mère", incapable de protéger son petit, le fruit de ses entrailles ... Pauvresse! 17 ans de réclusion ... C'est sans doute le minimum. Le rachat est possible grace aux remises de peine. La République prouve ainsi qu'elle est capable d'être ferme et, en même temps, ouverte a la rédemption. Une chance sera donnée à cette pauvresse. Saura t-elle l'utiliser? C'est son problème. C'est aussi le nôtre! Nul n'ignore les conditions déplorables d'enfermement des condamné(e)s. La République ne fait pas, là, son travail.

Va-t-on, enfin, construire les prisons dont la République a besoin pour mettre "à l'écart" les individus dangereux, qui peuvent passer à l'acte de tuer, délibérement? Va-t-on, enfin, mettre en oeuvre une politique de préparation à l'insertion des condamnés suivie d'une politique d'insertion des "libérés"? Pas sûr, hélas! Il y a tant et tant d'incohérences dans ce pays en délire ...

Délire? Oui, hélas! On peut même y mettre le pluriel! 

Une jeune fille est assassinée (assassinat = meurtre avec préméditation) par la mise à feu de l'essence dont elle a été préalablement aspergée. "On" retient "coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort SANS intention de la donner"! Incroyable mais ... vrai. Asperger quelqu'un d'essence, produit "particulièrement inflammable" -personne, absolument personne, ne peut l'ignorer- n'est pas, au stade de l'instruction du dossier, un acte volontaire susceptible d'entrainer, à coup sûr, la mort! Soit, puisque c'est la Justice qui, pour l'instant, le dit.

La jeune fille (vous avez reconnu Sohanne, évidemment) est belle. Certes ... la photo montrée à la télé est convaincante. Et alors? Si elle avait été moche, laide même, c'eût été moins grave? C'est ça que les "journaleux de merde" veulent nous faire avaler? Et puis quoi, encore?

Les criminels (il ne faut pas oublier le complice qui pourrait bien être l'instigateur, celui qui a montré "comment faire" et qui est donc, à ce titre, beaucoup plus coupable) vont-ils, eux aussi, subir les rigueurs de la Justice? Il faut attendre pour le savoir.

Déjà, à ma connaissance, la défense s'est exprimée (très souvent; "c'est un accident"), avec une complaisance suspecte de la part de nos "journaleux". Tout accusé a le droit d'être défendu. Cela ne doit pas être remis en cause.

La partie civile (les proches parents de Sohanne) s'est, elle aussi, exprimée. Ils pleurent ... On nous les montre, une fois, deux fois, ... au moins quatre fois pour ce qui me concerne, vraisemblablement plus. Ce n'est pas une vengeance qu'il nous faut! C'est un procès public, mais non-médiatique, aboutissant à la sanction exemplaire des coupables, loin des a-priori et plus loin encore du contexte "actuel".

Il est à craindre, en effet, que, par peur de voir se rallumer les incendies des banlieues, y compris l'incendie politique (au sens figuré), l'accusation ait reçu quelques consignes de "modération".

Il faut donc attendre et laisser la Justice faire son travail. Espérons qu'elle le fasse bien, cette fois-là, car le contexte est vraiment "tendu" et ouvre la porte à des dérapages aussi bien de faiblesse impardonnable que de vengeance inadmissible. 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires
Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 23:53

Passons sur le fait qu'on lui a saboté son interlocution (le son en résonnance sur France III et sur TF1; pas de son du tout sur France II). Un jour viendra où les nombreux problèmes que nous crééent les "journaleux" devront, eux-aussi, se régler ...

C'est du Chirac tout craché! Visiblement tendu, coincé même, il a adopté une attitude qui n'était pas celle qu'il aurait souhaité prendre s'il avait été tout seul aux manettes. Je tiens pour acquis que, dans ce cas de figure, il aurait tout simplement capitulé.

Mais, il n'en avait pas le droit "politique". C'eut été signer la fin de l'espérance "de Villepin" et donc la résurgence de son ennemi intime, un certain Nicolas ... Passons, là aussi.

Maintenant, la balle est, clairement, dans le camp des "bloqueurs" et des "casseurs"! Il va falloir que les universités soient libres d'accès; de même que les lycées! Il va falloir que les trains puissent circuler; de même les voitures!

Quant aux partenaire sociaux, j'ai lu, quelque part, qu'il n'y a pas eu de casse (ou très peu) mardi dernier. Il y avait, enfin, un service d'ordre dans la manif! Un S.O. comme on dit dans le jargon ... En particulier, des ouvriers du livre CGT, qui ont fait du bon boulot ... au prix de quelques bosses chez les emmerdeurs mais ce n'est pas moi qui vais pleurer!

On doit maintenant laisser les parlementaires faire leur travail, loin de toute pression physique. Il faut, aussi, attendre que la CFDT et la CGT fassent, séparément, leurs congrès respectifs. Puis que l'on se mette à négocier pour de bon le phénoménal problème de la précarité, du chômage et de l'emploi ... Autant dire que ça fait beaucoup de travail ... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
Donnez votre point de vue ... - Voir les 5 commentaires
Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 01:09

Que va-t-il faire? "Il", c'est, bien sûr, le Président de la République.

Faute de pouvoir lire dans ses pensées, je vais faire part de mes souhaits personnels.

Le Conseil Constitutionnel ayant validé l'essentiel de la loi qui était soumise à son appréciation, et principalement les articles les plus polémiques (c'est à dire ceux relatifs au CPE), il n'y a plus lieu de tergiverser.

Le Président doit promulguer le texte en l'état, à moins que la modeste censure de deux articles ne déséquilibre le tout, ce qui ne semble pas être le cas.

Il ne doit pas proposer l'ouverture de quelque négociation que ce soit avant que le calme ne soit complètement revenu et que la Justice ait pris les décisions de sanction qu'elle doit prendre face aux casseurs.

Bien entendu, les lycées et les universités doivent redevenir libres d'accès pour tous ceux qui veulent étudier.

Bien évidemment, les fonctionnaires d'autorité qui ont refusé, ostensiblement, de faire face à leurs responsabilités doivent, eux aussi, être sanctionnés administrativement.

Bref, la République doit montrer qu'elle est le DROIT!

Bien évidemment, les manifestations de rue, parfaitement légales, peuvent, elles, continuer, si ceux qui les organisent et en portent la responsabilité les estiment utiles à la satisfaction de leur revendications.

Quand tout cela est en voie de règlement, il faut alors ouvrir le champ, immense de la concertation mais surtout pas, au grand jamais, celui de la négociation. On ne peut négocier qu'avec des organisations qui répondent à deux conditions impératives :

1. être vraiment représentatives de tous (et principalement des forces vives qui créent les richesses). Aucun syndicat ne répond aujourd'hui à cette condition.

2. être de véritables organisations, c'est à dire des outils structurés capables d'engager leurs responsabilités propres, au plan juridique (et donc, si nécessaire, au plan judiciaire). Aucune "coordination" ne satisfait à cette exigence.

Quant à la suite, il va bien falloir que l'on perde l'habitude de transformer en loi des accords qui n'engagent que leurs seuls signataires. La Loi se prépare; elle ne se négocie pas! "Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites...". Et seulement pour ceux qui les ont faites. C'est le début de l'article 1134 du Code Civil. On ferait bien de ne pas l'oublier!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
Donnez votre point de vue ... - Voir les 9 commentaires
Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /Mars /2006 21:58

C'est une chanson populaire de Gilbert Bécaud que j'ai fredonné quand j'étais ado ... C'était il y a longtemps.

Pas de nostalgie, çà ne sert à rien. Droit devant, dans la direction dans laquelle il faut aller ... mais en sachant composer avec les écueils car ceux-ci ne pardonnent jamais. D'autant moins que certains s'ingénient à les déplacer subrepsticement. C'est le jeu politique. Il ne sert à rien de vitupérer contre cela. Personne au monde ne peut ni ne doit empêcher la démocratie de fonctionner.

Précisément, le Premier Ministre ayant fait, le premier, les offres d'ouverture utiles, c'est à la partie adverse de répondre positivement, elle aussi.

Le Président de la République peut demander une seconde délibération du texte en vertu de l'Article 10 de la Constitution. Celle-ci ne peut être refusée. L'accord du Premier Ministre n'est pas indispensable. Sa signature témoigne simplement qu'il prend acte de la volonté du Président et qu'il transmet, tout comme pour n'importe quel décret ministériel. C'est précisément pour cela que les signatures du Premier Ministre et des ministres apparaissent après celle du Président et non avant (en caractères italiques et non en capitales).

Je pense que même si le Conseil Contitutionnel ne censure pas ou censure comme il en a le droit (sans avoir à justifier sa décision au regard d'une jurisprudence antérieure), il faut que cette seconde délibération ait lieu.

La contestation, légitime au regard du droit fondamental d'exprimer ses désaccords par des voies de droit (dont font partie les manifestations de rue mais pas l'action des casseurs et des "bloqueurs"), sera alors invitée à discuter, à faire valoir son point de vue (bonjour les dégats!). Elle aura alors le pouvoir de refuser et le droit de se déconsidérer ou d'accepter et de sortir grandie (?). N'est-ce pas Torez qui disait : "il faut savoir terminer une grêve"?

Quoi qu'il en soit, les occupations illégales doivent cesser. Ce n'est pas un préalable. Ce doit être un retour à une situation de droit. Un retour au fonctionnement régulier de la République. Un point, c'est tout. On ne négocie pas une évacuation! Mais on ne commet pas l'erreur d'engager des poursuites judiciaires à tour de bras contre tous ceux qui ont participer aux occupations ... C'est bien assez de poursuivre les casseurs pris en flagrant délit ... et de les sanctionner avec la sévérité qui convient, c'est à dire des peines de plusieurs mois de prison, presque toujours assorties du sursis, pour les actes les plus violents jusqu'à des rappels à la loi pour les actes répréhensibles les moins graves. En ce sens la proposition d'Eric Raoult de faire voter une nouvelle loi "anti-casseurs", susceptible de rétablir la notion de responsabilité collective, est une mauvaise idée. Je le lui ai dit. Les lois votées dans l'urgence sont presque toujours de mauvaises lois.

Les proviseurs de lycées qui refuseraient, par principe, de faire appel aux forces de police pour faire respecter l'autorité de la République doivent toujours être sanctionnés. Un fonctionnaire d'autorité doit obéir. Il est avéré que des comportements passifs ne sont rien d'autres que des manifestations explicites d'une "neutralité bienveillante" coupable!

Les enseignants qui n'ont pas assuré leurs cours alors que des élèves étaient présents pour les suivre doivent subir les retenues sur salaire pour service non-fait à raison d'un trentième du traitement par manquement constaté. Il faut que les grêves "par procuration" cessent. Autant il est hors de question de toucher au droit de grêve, autant celui-ci doit être exercé d'une manière responsable, c'est à dire assumé.

Quant à l'avenir politique de Dominique de Villepin, il faut savoir tirer les enseignements utiles. Deux crises sociales majeures en dix mois de gouvernement, c'est évidemment beaucoup trop ... Le maintenir, c'est aller au devant d'une nouvelle crise avant le terme de la présente mandature. Il n'est même pas permis d'en douter.

Alors qui? Jean-Pierre Raffarin est-il disponible? Comment sera jugée son éventuel retour? Non pas par l'opposition, laquelle jouera son rôle logique et dont on ne doit rien attendre car ce n'est pas son rôle que de servir de marche-pied à un pouvoir qu'elle combat! Mais par le Pays?

Vieillée d'armes! Sans cliquetis, bien entendu!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
Donnez votre point de vue ... - Voir les 7 commentaires
Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /Mars /2006 23:28

Tout comme les articles des blogs, les commentaires contribuent à les rendre vivants et dynamiques.

J'ai reçu plusieurs commentaires sur ma boite mail (le début, seulement ...). J'invite tout ceux qui ne les retrouvent pas sur le blog à les poster à nouveau. Car, moi, je n'ai pas cette possibilité. Le coupable, c'est la panne!

Merci à tous!

Post scriptum : bizarre cette panne électrique qui touche plus de 40% des sites Internet français ... J'ai lu, à la sortie d'un métro (Parmentier pour être précis) une affiche anonyme qui disait, à peu près ceci : "Cette société ne vit que par les flux. Bloquons tout et elle dépérira." Tout un programme dont la clarté est particulièment évidente, éblouissante même. Va falloir être vigilant!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
Donnez votre point de vue ... - Voir les 4 commentaires

Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

Des articles au hasard

  • Les fonctionnaires doivent fonctionner!
    J'ai parfois du mal à en croire mes oreilles! Encore un nouveau truc ... Des fonctionnaires qui prétendent avoir le droit de ne pas exécuter les instructions de leurs ministres ... On aura décidément tout vu! Je vois d'ici le tollé que va soulever cette remarque ... "Et le droit de grève, alors?" . Autant dire les choses clairement. Il n'est absolument pas question de toucher, si peu que ce soit, au droit de grève! ce n'est pas ce que je réclame ......
  • Joyeux Noël à tous!
    Joyeux Noël à tous mes lecteurs ... Et aussi à mes futurs lecteurs ... Joyeux Noël aux militants de la Gauche anti-libérale! Le débat reprendra très bientôt. Joyeux Noël aux ségolénistes! J'ai des tas de désirs d'avenir ... Joyeux Noël aux partisans de François Bayrou! Rien n'est joué ... Joyeux Noël aux sarkozystes! Pour l'instant, votre programme est le plus structuré ......
  • ANPE : échanges d'arguments par blogs interposés.
    Jean Daumont et moi-même venons d'échanger des arguments sur le devenir de l'Anpe. Je vous invite à lire son article sur le sujet qui résulte de la lecture du livre de Fabienne Brutus. J'y apporte mes commentaires. Il y répond ... Instructif pour ceux que cela intéresse et ils sont, sans aucun doute, assez nombreux, l'Anpe ayant été, à tort ou à raison, mise en cause ces derniers temps. Pour y accéder, vous cliquez...
  • Premier des blogs, toutes catégories confondues
    Pour la quatrième fois en quelques mois, mon "blog rank" (note indiciaire attribuée par le gestionnaire de la plateforme "Over-Blog" au gestionnaire du blog) est, ce matin de 91 et je suis classé "Premier" des 560.000 blogs gérés par cette plateforme.Je ne vais pas bouder mon plaisir.  
  • Ségo soutient Hollande ... Cela me fait plaisir et me rassure!
    Dimanche prochain, les enjeux sont clairement posés. D'un côté un candidat qui, mois après mois, semaines après semaines, jours après jours, a fait la démonstration de sa capacité personnelle à rassembler autour de lui. Il est parti de rien en terme d'appareil mais il a bien évidemment, en homme avisé, conservé les relais dont il disposait quand il était Premier Secrétaire du P.S.   De l'autre un pur produit de congrès dont la seule mission...
  • Jacques Attali face à Nicolas Baverez
    Voici la reproduction du débat opposant Jacques Attali et Nicola Baverez, première d'une série de documents extraits de mes lectures. J'ai "piqué" l'idée à François Fillon qui l'a, lui, édité sur son blog. J'espère qu'aucun des protagonistes ne m'en voudra de faire indirectement sa publicité. Historien et économiste, Nicolas Baverez vient de publier un essai fracassant, La France qui tombe...
  • Intermittents du spectacle
    La suppression des régimes d'indemnisation des intermittents du spectacle d'une part et des intérimaires d'autre part ne signifie nullement le refus de prendre en compte la spécificité de ces deux types de contrats de travail, bien au contraire. Dans la mesure où, lorsqu'un intermittent du spectacle reçoit 100 euros d'indemnités, 87 euros proviennent du régime général et seulement 13 des cotisations émanant de ce...
  • Les chauffards vont enfin avoir le feu aux fesses!
    Sages décisions en perspectives, si on en croit les journaux ... Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre!   1. Suppression des panneaux annonçant les radars. Très bien! 2. Augmentation conséquente du nombre de radars. Très bien! Combien? Au moins 10.000 de plus, j'espère! 3. Interdiction absolue d'utiliser les téléphones en conduisant. Très bien! Mais comment la faire respecter? Je suggère la confiscation immédiate, à titre...
  • Y en a que pour Nogent ...
    En réponse pratique à un certain "A" qui se permet, dans un commentaire de me tutoyer sans même avoir la courtoisie de se présenter, je publie un tract diffusé, notamment par moi, dans Nogent sur Marne mettant en cause Monsieur Martin et sa gestion dispendieuse ... Lisez ci-dessous! LE VERDICT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES SUR L’AUGMENTATION DES IMPÔTS À NOGENT. 20 secondes pour vous tenir informé sur la...
  • Procédure civile, procédure pénale
    La blogosphère permet des rencontres ... lesquelles permettent des échanges sur des sujets plus ou moins actuels. C'est ce qui vient de m'arriver. J'en ressot avec la nécessité d'apporter des précisions sur ma conception des procédures pénales et des procédures civiles. Je soutiens que les "parties civiles" dans un procès pénal (c'est à dire, pour parler comme tout le monde, les victimes) ne...
Liste complète

Navigation dans le temps

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Faites-moi de la pub!

Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

overblog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés