Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /Mars /2006 13:52

Comment savoir? Nous sommes dans un système où l'information circule mal, ce qui favorise la propagation des rumeurs. En outre, ceux qui ont la charge de nous informer ne sont pas, loin s'en faut, toujours honnêtes.

Ce que je puis dire : ce matin, je n'ai eu aucune difficulté pour emprunter les transports publics. Les trains de banlieue "express" ont été supprimés (ce qui est, somme toute, normal). Les trains "omnibus" fonctionnaient au rythme de un train sur deux. Ma rame de 8h24 était presque vide. Même chose pour le métro. Ma rame était nettement moins chargée que d'habitude.

Combien auront dit : "ça va être le bordel : j'ai posé une journée de RTT; comme ça, pas de problème." A l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas la moindre idée du nombre de participants à la manifestation. Je sais simplement qu'un collègue a "posé" une demi-journée pour pouvoir y participer. Puis-je l'en blâmer? Certainement pas! Il a bientôt 30 ans et est toujours en CDD ... Combien sont-ils à en avoir ras le bol de cette précarité que, professionnellement, je côtoie tous les jours? Beaucoup!

Quand va-t-on, enfin, venir à bout de ce cancer qui ronge la société toute entière? J'ai proposé des solutions, sur ce blog. Je n'ai pas constaté un engouement démentiel. Personne ne m'a dit "génial! super!". je ne l'attendais pas : mes propositions ont l'inconvénient d'être assez "techniques" et, donc, pas très "politiques", surtout pas démagogiques (et je n'y glisserai certainement pas ...).

Allez-y voir, si ce n'est déjà fait.

Chapîtres "droit du travail", "cohésion sociale", notamment.

les idées de bases sont simples : on ne peut pas interdire la précarité. Cela n'a, économiquement, aucun sens. Il faut donc donner aux employeurs le choix simple : "Vous aurez la flexibilité mais ... vous devrez la payer en espèces sonnantes et trébuchantes. Si vous ne voulez pas payer, prenez des CDI, ils vous coûteront moins chers..."

C'est une idée qui se défend, non? 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 18:39

Moi, j'aime bien le service public. A lire certains articles de mon blog, on pourrait penser le contraire mais ... c'est faux! Enfin presque ...

J'aime bien les services que l'on rend aux publics, surtout lorsque les services publics fonctionnent avec mes impôts. Question de rigueur intellectuelle sans doute. Que voulez-vous, on ne se refait pas ...

Donc, j'écoute, le matin, France Inter plutôt que Europe.1 ou RTL. Au moins, je ne suis pas obligé de trop subir la pub (chez Over-Blog, ils ne vont pas être contents que j'écrive ça mais ... je l'écris quand même. Na!)

Quest-ce que j'entends, ce matin? Je cite, à peu près, de mémoire.

"A Saint Denis, un référendum était organisé au sujet du vote des étrangers. le Oui l'a emporté avec 64% des suffrages." Fermez le ban!

Sauf que, en lisant mon quotidien favori, Les Echos, j'apprends que :

1. Ce référendum est illégal. Le Préfet a donc saisi le Tribunal Administratif, conformément à son devoir de représentant de l'Etat.

2. Les etrangers, qui n'ont donc pas le droit de vote (puisque c'était l'objet même du réferendum que de l'obtenir), avaient le droit de voter! Si, si! Vous avez bien lu ...

3. Le taux de participation était de 31% (étrangers compris).

4. On ne sait rien sur les conditions matérielles d'organisation du scrutin. Y avait-il des listes électorales? Pas sûr! Les électeurs ont-ils émargé (afin qu'ils ne puissent pas voter deux fois)? Pas sûr! Le personnel communal a-t-il été requis et payé pour participer à cet acte illégal? Probable!

5. J'apprends également que, dixit François Hollande, "si la gauche passe, en 2007, nous nous engageons à porter un projet de loi devant le Parlement et, si nécessaire, à organiser un réferendum". Voilà, au moins, qui est clair!

Il oublie, ce cher François (mais, est-ce vraiment un oubli?), que si un projet de loi est soumis à réferendum, il ne sera pas validé car, pour cela, il faut d'abord, modifier la Constitution. Cela suppose un vote, en termes identiques par les deux chambres (Assemblée Nationale et Sénat), d'un projet de loi de révision constitutionnelle qui doit être ensuite ratifié soit par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes (60%), soit par le Peuple, par la voie d'un ... référendum. Autrement dit, deux réferendum en perspective ...

Tout ça, c'est comme la "renationalisation" de EDF! Des paroles verbales ...    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Elections
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Dimanche 26 mars 2006 7 26 /03 /Mars /2006 10:46

Relancer, comme on le fait aujourd'hui, dans les mairies communistes, la question du vote des étrangers non membres par ailleurs de l'Union européenne, révèle bien la stratègie de la gauche la plus radicale, la gauche extrêmiste.

Cela se résume simplement : ça passe ou ça casse!

Nul ne peut ignorer, aujourd'hui, qu'une forte proportion de la population française est hostile à cette perspective. Il n'est pas douteux que la combinaison de la chienlit de Novembre 2005, celle, moins grâve, que nous connaissons maintenant et la perspective d'une ouverture du droit de vote aux étrangers va apporter un flot de voix au Front National et à son candidat. Une manière, idiote mais bien réelle, de protester contre cette évolution du droit essentiel que représente la possibilité de voter.

Connaissant la duplicité légendaire des responsables du Parti Communiste (un pied dedans, un pied dehors; un pas en avant, deux pas en arrière; un coup "j'y vais", un coup "j'y vais pas"; etc. ), cette attitude est le résultat d'un calcul politique en prise directe avec la perspective du vote crucial de la présidentielle 2007.

La gauche la plus radicale a intérêt à favoriser le clivage vers le Front National. Toutes les voix allant vers Le Pen n'iront pas "ailleurs" (vers la droite républicaine). Donc Le Pen a des chances d'arriver en tête avec pour challenger un candidat de gauche. Certes, ça ne sera pas Marie Georges Buffet. Elle le sait bien ... Mais ce n'est pas le calcul qui est fait!

Le calcul, le voici : 

1. Favoriser l'arrivée de Le Pen en tête ...

2. Créer les conditions pour que le candidat de gauche soit un porteur du "Non" lors du réferendum du 29 Mai 2005 (Fabius)

3. Faire élire, "les doigts dans le nez", ce candidat ...(sans aucune difficulté; moi-même, j'ai clairement dit que je ferai tout ce que je pourrai pour ne pas en arriver à cette extrêmité mais que, contraint et forcé, je me résoudrai à ce vote car je ne peux quand même pas mettre un signe égal entre Le Pen et Fabius).

4. Raffler la mise, le coup suivant, c'est à dire aux élections législatives qui suivent, en faisant pression sur le PS qui aura, depuis longtemps, désigné ses candidats (dès septembre 2006), pour qu'il remette en cause les choix de Septembre en investissant des "fabiusiens" ... qui auront la faveur des partisans du "Non de gauche" ...

Pour contrer ce sale coup anti-républicain, il n'y a qu'une seule réponse : assouplir les conditions de la naturalisation afin de permettre à tous les ressortissants d'un pays non-membre de l'Union européenne de devenir français, dès lors qu'ils en font la demande (c'est, quand même, un minimum!) et qu'ils répondent à des conditions raisonnables comme, par exemple, parler et écrire le français courant, être résident depuis au moins trois ans ...  Devenus français, ils deviennent électeurs et éligibles comme tout le monde.

Il faut faire vite! Je sens l'orage ...

Chacun doit cependant se rappeler que la stratègie du "tout ou rien" ne profite jamais, durablement, aux "petits". Ceux-là paient toujours les pots cassés ... par les autres qui ont, hélas! su les entrainer dans des impasses. Les apprentis-sorciers feraient bien de se demander par qui et comment ils sont manipulés! 

Autrement dit, si ça "casse", ce sont les "gros" qui vont gagner! 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Elections
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Samedi 25 mars 2006 6 25 /03 /Mars /2006 08:25

Ce pays est de plus en plus incompréhensible!

1. Quelques centaines de personnes qui ne sont pas toutes étudiants ou lycéens occupent les lieux d'études que la République met à leur disposition à cette fin. C'est, en soi, illégal. Des déprédations énormes (on parle de plus de 500.000 euros pour la Sorbonne; à mon avis beaucoup plus) sont commises. Il ne se passe strictement rien. Les pouvoirs publics ne sont pas capables de rétablir l'ordre républicain alors même qu'aucune violence particulière n'est nécessaire pour procéder à cette évacuation (ou si peu ...).

2. Le Premier Ministre propose l'ouverture de discussions sans préalable avec les "partenaires sociaux", reçus séparément. Refus catégorique de la part de ceux-ci sauf satisfaction immédiate d'une exigence visant ni plus ni moins à nier la représentativité du Parlement de la République, à savoir le retrait "administratif" d'une loi votée par la représentation nationale. On est en plein délire ...

3. Le 28 Mars, je mettrai un point d'honneur à me rendre à mon travail. Si j'en suis empêché par l'absence ou l'insufisance criante des moyens de transport publics, je ferai ce qu'il nous recommandé de faire dans ce cas : je me rendrai dans l'agence Anpe la plus proche de mon domicile.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /Mars /2006 17:30

Je reproduis un courriel que j'ai reçu de la part d'un ami qui me demande de le diffuser. Ce que je fais bien volontiers car, comme le dit très bien le titre, Sophie, c'est la sagesse même ...

Imaginez, qu'en plus, elle soit mignonne ... ça ne gâcherait rien, au contraire. Mais, comme je ne la connais pas, je l'invite à se faire connaître sur mon blog. Qui sait? Elle le lit peut-être régulièrement. 

Début de citation :

Ci-joint un témoignage  d'une étudiante de Nanterre qui ne semble pas vraiment avoir interéssé les médias et qui permet d'avoir une autre vision des évènements.

"Je sais que pour la plupart vous n'en avez rien à faire et vous ne vous sentez pas concernés mais c'est important pour nous étudiants en fac...

Je vous écris pour vous demander votre soutien aux étudiants qui se trouvent pris en otage par les manifestations actuelles mais aussi pour vous exposer la réalité de notre situation bien loin de celle que les médias comme à leur habitude désinforme.

Je suis étudiante en master de droit des affaires à Paris X Nanterre et je suis révoltée face au blocus des universités.

Premièrement il faut rétablir la vérité, la majorité des étudiants sont contre ce blocus sauf que nous subissons des menaces et des intimidations. Alors peu d'entre nous osent prendre la parole. De plus, les médias font preuve d'une véritable manipulation dans leurs reportages et oublient bien souvent de mentionner les moyens totalement anti-démocratiques utilisés par ces manifestants.

Tout d'abord, les assemblées générales qui ont été diffusées à la télévision ne sont qu'une mascarade : ainsi lorsque le résultat d'une première AG avait donné le non au blocus majoritaire, dès le lendemain une seconde AG était organisée par une minorité de manifestants pour revoter illégitimement le blocus, ne respectant pas la décision des étudiants. Enfin l'AG réunissant le plus grand nombre d'étudiants jeudi dernier était un véritable scandale: nous étions majoritaires contre le blocus alors ils nous ont d'abord imposé 3 heures de faux débats ( temps de parole inégal) et les intervenants autorisés étaient à 90% leurs partisans). Ils ont mené une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème du CPE et énoncé des abérrations telles que le CPE facilite le licenciement des femmes enceintes et permet de licencier pour une tenue vestimentaire non conforme en dehors des horaires de travail... Le problème c'est que la plupart des jeunes (non juristes) le prenne pour parole d'évangile!!!
D'autre part pendant cette assemblée la sécurité laisse des individus circuler avec des foulards cachant leurs visages et manifestement menaçants. Enfin le vote s'effectue à main levée avec des gens qui pour la plupart ne sont absolument pas étudiants mais des syndicalistes ou autres appelés en renfort : nous étions 2000, seulement 750 ont voté pour le blocus et ils ont quand même déclaré que nous avions perdu!!!

Mais le plus grave ce sont les intimidations et la violence de ces gens que les médias ne dénoncent pas: jeudi et vendredi lorsque des étudiants ont voulu entrer dans leur faculté des bagarres ont éclaté à coups de barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des représentants de l'Unef et a été sérieusement blessée mais là encore personne ne dit rien ou ne se scandalise: non toute cette violence est légitimée par le droit de grève?!!!

Enfin lorsque les manifestants étaient minoritaires face aux vrais étudiants qui voulaient accéder aux cours, ils ont fait appel à des lycéens de Nanterre arrivant en masse et criant. Ces jeunes n'étaient là que pour nous intimider et n'ont trouvé rien de mieux que de se prendre en photo avec leurs portables devant l'université en nous narguant et chahutant démontrant leurs réelles motivations!!!


C'est donc un appel à l'aide que je vous adresse pour les vrais étudiants qui veulent que leur droit à l'éducation et celui de ne pas faire grève soient respectés. Les dirigeants de notre université étant démissionnaires et les médias refusant de prendre en compte notre témoignage, je vous sollicite donc pour nous aider à rétablir la vérité et pour que l'Université française redevienne un lieu où les libertés individuelles peuvent s'exercer loin des propagandes et de la violence.


Je vous remercie de votre attention et d'essayer de diffuser au maximum ce message.


 Sophie

Fin de citation.

Voilà qui est fait, Sophie ... Maintenant, travaillez vos cours, par tous les moyens, et réussissez vos examens. Que dit-on, dans ce cas? Un mot de cinq lettres, je crois ... 


Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /Mars /2006 09:01

La toute dernière "sortie" de Jacques Chirac m'interpelle. Comment faut-il interpréter son départ tonitruant de la réunion du Conseil Européen?

Tous les chefs d'Etat et de Gouvernement de toute l'Union européenne sont réunis à Bruxelles comme ils en avaient pris l'habitude depuis que la proposition en avait été faite en 1974 aux trois principaux dirigeants européens de l'époque, c'est à dire Georges Pompidou, Willy Brandt et Wilson, le chef travailliste du gouvernement britannique d'alors.

Monsieur Seillières, président de l'Unice (le Médef européen, en quelque sorte), doit y faire, à l'invitation du Président en exercice du Conseil européen, le chancelier autrichien, un exposé sur les thèmes qui sont des préoccupations communes des uns et des autres. Ce genre d'initiative devrait avoir lieu plus souvent tant il est évident que si les entreprises européennes vont mal, c'est forcément toute l'Europe qui va mal...

Il s'exprime en anglais, ce qui est parfaitement normal. Tous les état-major de toutes les grandes entreprises, en France, travaillent dans cette langue, y compris les entreprises françaises. C'est un fait, bien établi et parfaitement connu qui, plus est, ne date pas d'hier ni même d'avant-hier.

Il a même la courtoisie de s'en expliquer avant car, étant lui-même français, son choix de s'exprimer en anglais méritait cette explication simple.

Ne voilà-t-il pas que notre Président en prend ombrage et ... quitte la séance!

Légitime perplexité ...

Tous ces leaders internationaux, Jacques Chirac y compris, savent parfaitement maîtriser leurs nerfs. Un tel esclandre est, à n'en pas douter, un signal envoyé. Certes, mais à qui? Avec quel contenu réel "codé"?

A suivre .... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Europe
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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /Mars /2006 21:06
Etant moi-même agent de l'Anpe, je vous livre l'article publié par L'EXPRESS de ce jour et qui traite du sujet. Vous y trouverez également mes commentaires.
Début de citation :
ANPE. De l'autre côté du guichet

Delphine Saubaber

Un rapport de la Cour des comptes, rendu public aujourd'hui, dénonce un suivi défaillant des chômeurs. Sur le terrain, dans les bornes d'accueil de l'Agence nationale pour l'emploi, 23 000 fonctionnaires font face à la misère. Quelles sont leurs actions, leurs réactions, leurs angoisses, leurs réussites? Une jeune conseillère du sud de la France raconte :



On dit l'ANPE frappée d'arthrose administrative, peu efficace, de plus en plus concurrencée sur le marché de l'emploi par les boîtes d'intérim - autorisées, depuis peu, à recruter en CDI. Et pourtant, le mastodonte - 2,3 millions de demandeurs d'emploi, 23 000 agents - est en pleine mue: depuis début janvier, finies les deux convocations annuelles des chômeurs, place au suivi mensuel, personnalisé. Les syndicats refusent de se livrer à un «contrôle social» et redoutent une inflation des radiations. Les chômeurs aussi, qu'on entend souvent pester après l'ANPE, cette obscure administration, son armée de conseillers à l'ombre derrière leurs guichets… Mais c'est quoi, au juste, la vie de l'autre côté de la borne d'accueil? Sophie, 35 ans et 1 208 € net par mois, est employée dans une agence du sud de la France. Volubile, lucide, volontiers caustique, elle n'a pas franchement la dégaine d'un rouage de machine à radier. Sur les chômeurs, l'institution, elle confie ses doutes, ses exaspérations… Pas fâchée de sabrer un ou deux préjugés sur sa profession, pas tendre non plus avec son petit monde de l'ANPE.
«Je suis conseillère à l'emploi depuis six ans, sur ma feuille de mission, il n'y a pas marqué "bonne à rien", comme je l'entends tous les jours ou presque, mais "intermédiation active" - l'un de ces libellés qui font le charme de l'ANPE... En français: je fais le trait d'union entre la demande et l'offre d'emploi, en recevant les chômeurs et en prospectant les entreprises. L'ANPE, je l'avais déjà vue côté jardin, à la fin de mes études... Pour en garder un souvenir impérissable! Du début à la fin de l'entretien, la conseillère ne m'a pas regardée, reportant les informations que je lui donnais dans ses cases, avant de me parler d'un club de recherche d'emploi. J'y suis allée. Et j'ai fini par trouver un job en consultant moi-même les offres sur Internet. Classique. Après un séjour chez des chasseurs de têtes et le concours, me voilà de l'autre côté de la barrière, la vocation un peu entamée, mais le pragmatisme chevillé au guichet...» C'est ce qu'on pourrait appeler l'intelligence de la situation. Parce que son boulot, c'est quoi? «Concilier les attentes de l'employeur à l'affût du mouton à cinq pattes (souriant, bosseur, polyvalent, expérience en béton), celles du demandeur d'emploi et l'état du marché. Elémentaire, l'équation! Mais côté visiteurs, j'entends toujours le même refrain: soit on radie à tour de bras, soit on se tourne les pouces derrière le guichet. "Vous, les fonctionnaires, c'est facile pour vous..."; "Il faut un bac + 2 pour faire ça?" Mais je ne suis pas née à l'ANPE! J'applique la politique de gestion du chômage, c'est tout. Et, finalement, ma plus grande surprise, quand je suis arrivée à l'agence... c'est qu'on bosse!»
Pour cela, elle est polyvalente, Sophie. Toutes les demi-journées, changement de poste: accueil, guichet, relations avec les entreprises... Et l'obligation, sans arrêt, de s'adapter aux nouvelles mesures qui tombent. Exemple: la loi de cohésion sociale, qui crée quatre contrats aidés. «A nous d'informer le public, les entreprises, de monter les conventions... C'est très lourd, sur le plan administratif. La paperasserie occupe presque 50% de mon temps.»
Le rendez-vous mensuel, mis en place début janvier, devrait bien en rajouter encore un peu. «En 2007, on suivra de 150 à 250 personnes par mois. L'avantage: le chômeur consultera toujours le même conseiller - au lieu d'en voir un, différent, une fois par semestre. Mes collègues syndiqués y voient la menace d'une augmentation des radiations. Peut-être de façon mécanique, puisqu'on reçoit les chômeurs plus souvent... Mais en quoi le suivi mensuel changerait ma philosophie sur la radiation? En cinq ans, j'ai radié deux fois, quand la mauvaise volonté était avérée.» Pas toujours facile à estimer. Chaque conseiller a son point de vue. «Une heure de route le matin pour aller au travail ne me dérange pas. Pour certains chômeurs, c'est insurmontable... Dois-je radier pour autant? Pas sûr.»
«En cinq ans, j'ai radié deux fois»
Toujours un peu douloureux, l'atterrissage à l'ANPE... Six mois de formation en alternance, un peu court pour apprendre par cœur le Code des métiers. «C'est le but, pourtant: tout connaître des postes et du marché local, pour aiguiller au mieux les demandeurs d'emploi. Mon point faible? La métallurgie. Moi, la bourgeoise parisienne, j'ai eu un peu de mal à gagner mes galons d'experte en soudure TIG et MIG.» Epique, la visite des entreprises, au début. «"Euh, il y a une grosse différence entre électricien et électrotechnicien?" En revanche, tout ce qui était contrôleurs de gestion, ça allait. Mais dans le département, rural, peu desservi, il n'y en a pas!»
«L'entretien avec le demandeur d'emploi, ça s'apprend aussi. Un peu comme à l'IUFM pour les profs, on nous gratifie, en formation, de conseils sur la nécessité d'"être en phase" avec le demandeur d'emploi et d'obtenir son "adhésion". Bien. Dans le meilleur des mondes, peut-être. Récemment, la formatrice nous a donné un exercice qui, selon les réponses, nous classait en deux catégories. J'étais la seule à mener des entretiens "directifs". Les autres étaient "empathiques". Cherchez l'erreur! Mais, moi, j'essaie d'être conseillère à l'emploi, pas la meilleure amie des chômeurs... C'est dur de dire aux gens: "Vous vous trompez" ou "Oui, ça va mal, mais il va falloir rebondir..." Souvent, ils arrivent avec l'idée que nous devons leur décrocher le boulot. Alors, en général, je dis: "Ne comptez pas sur l'ANPE pour vous trouver un emploi." Ça jette un froid. Mais c'est efficace! Et j'explique: ce sont eux les acteurs de la recherche, on est là pour les aider. C'est quoi conseiller une personne? Aller dans son sens? Pointer ses incohérences? Si je dois passer huit heures par jour à bavarder avec le chômeur en lui proposant des Crae [cercles de recherche active d'emploi] et des EMT [évaluations en milieu de travail] histoire de me donner bonne conscience, je démissionne!»
 

Malaises et tiraillements

C'est un autre témoignage, d'une autre tonalité. Plus brutal, vindicatif, désespéré. Fabienne Brutus, 30 ans, ancienne demandeuse d'emploi devenue «agent ANPE», a décidé de bafouer son devoir de réserve pour tout mettre sur la table. Quitte, peut-être, à perdre son emploi. La goutte d'eau qui a fait déborder son vase, c'est le tripatouillage des chiffres du chômage. Avec force détails, elle dénonce l' «épuration statistique», son lot de radiations empressées, les étranges oubliés des comptages, ou le subtil jeu de passe-passe qui conduit à masquer l'existence de demandeurs d'emploi grâce à leur affectation dans une autre catégorie, moins visible…
Au fil des pages, l'auteur évoque aussi le difficile quotidien des conseillers à l'emploi, tiraillés entre la «posture du salaud» qui radie et l' «écoute compatissante» qui lamine. D'où un taux d'absentéisme record dans cette profession en proie au doute (faut-il recaser coûte que coûte?) et à tous les sarcasmes. L'agent ANPE, c'est le bouc émissaire idéal, forcément accusé «de ne pas faire son travail puisque les chômeurs n'en trouvent pas» … Le propos est parfois excessif, mais toujours sincère. C'est en fait un cri d'alarme qui pousse à se reposer la question des moyens de l'ANPE comme celle de l'accompagnement des chômeurs et de leur contrôle.
Chômage, des secrets bien gardés, par Fabienne Brutus. Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 272 p., 18 € (parution le 30 mars).
Le guichet, c'est aussi, qu'on le veuille ou non, une plongée en piqué dans les grandes et petites misères de la toile humaine. Tout y est, tout s'y déverse, les larmes, les caprices de la vie, le moral qui flanche, la détermination qui capote en même temps que le quatorzième contrat aidé... «Une femme arrive, en pleurs. Elle me raconte son mari qui la cogne, les colères de sa fille, la maison qui s'écroule. Qu'est-ce que je dis? "Régler votre divorce, je ne sais pas faire. Vous expliquer comment éduquer votre fille, non plus. En revanche, l'emploi, c'est mon créneau." J'ai appelé pour une offre, je lui ai prêté du maquillage pour l'entretien. Et elle a décroché le poste! Conseillère matrimoniale, assistante sociale, psy... C'est pas mon métier.»
Après un licenciement, il faut aussi aider les gens à écoper, faire leur deuil, avant de relancer une recherche. «Comme cette femme qui s'est fait virer après trente-cinq ans de boîte. Je n'ai rien pu faire d'autre que l'écouter et lui fixer à nouveau un rendez-vous, un mois plus tard. Ce qui me frappe le plus, au fond, c'est de voir tant de gens en détresse morale, financière, psychologique... Beaucoup vivent avec le RMI, parfois avec moins de 10 € par jour. On n'a pas toutes les billes, à part une prestation d'“appui social” pour endiguer tous ces problèmes annexes à l'emploi...»
«Il y en a certains qui se fichent de nous, c'est clair. Récemment, j'ai cueilli un chômeur qui nous a planté deux offres avant de demander une formation en informatique de 7 000 €: "Vous avez détalé au bout de deux mois pour partir à la plage. L'employeur s'en souvient encore. Nous aussi." Et parfois, je demande: "Vous voulez bosser ou quoi? - Non, pas le moral. Des travaux à faire dans l'appart..."» Salutaire, dans ces cas-là, l'avertissement avant radiation. «Une fois, j'ai vu un couple qui touchait les allocs pour refaire des appartements et les louer... On a aussi quelques légendes locales, qui ont exploré toute la gamme des prestations. Mais pour tout dire, des profiteurs, je n'en vois pas tant que ça.»
Ce qui la guette, c'est plutôt un ras-le-bol diffus. «Sur 15 personnes dans la matinée, je peux rendre un service à l'une, zéro aux autres. Je passe par tous les stades psychologiques.» Pour peu qu'entre deux l'informatique plante, qu'il n'y ait plus d'argent pour une formation proposée deux jours auparavant... et c'est le grand moment de solitude. «Les grands idéaux, mieux vaut les laisser à la borne d'accueil.» Et s'armer de réalisme. «Sinon, il n'y a plus qu'à se lamenter sur le manque de moyens, ces salauds d'employeurs, ces salauds de collègues, ces salauds de demandeurs d'emploi! On ne s'en sort pas. Après, soit on a une âme de syndicaliste et on l'ouvre à chaque embardée, soit on fait son métier au quotidien, aussi bien qu'on le peut, et on se satisfait de petites réussites.»
Car il y en a toujours, des éclaircies, des belles histoires, des gens pour lesquels «se défoncer en vaut la peine» - et c'est bien pour ça qu'elle y est arrimée à son guichet, Sophie. «Hier, j'ai reçu un jeune qui venait d'être licencié. J'en vois tous les matins. Là, je ne sais pas pourquoi, il m'a donné les larmes aux yeux. On a cherché parmi une dizaine d'offres dans l'hôtellerie.» Gagné! «J'ai aussi accompagné une dame sur plusieurs mois, licenciée après quinze ans d'entreprise. Je lui ai trouvé une formation, je l'ai ramassée à la petite cuillère, j'ai appelé un nombre incalculable d'employeurs et fini par lui dénicher un remplacement dans une association. Maintenant, elle est en CDI.» Archivée dans la galerie des petites victoires, il y a aussi cette femme qui présentait pour tout CV dix ans de scierie et un statut de travailleur handicapé. Sophie et elle ont passé des heures à fignoler un argumentaire... «Et elle l'a eu, le CDI. Sans contrat aidé! Ces femmes-là étaient très motivées. Je n'ai été que la médiatrice.»
«Sans arrêt au four et au moulin»
Les lourdeurs de l'organisation, le manque de souplesse, ça ne force pas l'enthousiasme, non plus. «On est sans arrêt au four et au moulin. Cette polyvalence nous empêche d'être aussi réactifs que les boîtes d'intérim où les postes sont plus spécialisés... On nous demande de prospecter les offres, d'entretenir une relation personnalisée avec les employeurs. L'un m'appelle à 10 heures pour avoir une information, monter une convention. Mais moi, à 10 heures, je suis au guichet. Et trop de polyvalence égale une moindre connaissance des professions. D'où, parfois, la difficulté de dresser un bon bilan de compétences... C'est peut-être aussi pour ça qu'on a du mal à gagner nos galons de professionnels. Une autre bizarrerie administrative? Récemment a été créée une plate-forme régionale téléphonique - un numéro unique pour toutes les agences de la région. Mais, selon les départements, les prestations proposées changent, le marché local aussi. Je réceptionne l'appel d'un chômeur: "Comment on y va, aux Assedic de telle ville? - Je ne sais pas, vous êtes à 200 kilomètres, ici. - Formidable, me dit-il. L'ANPE m'envoie là-bas et vous ne savez pas où c'est? - Eh bien, non!"»
La discrimination, les conseillers la voient, oui. Quand un recruteur prévient: «Pas d'Arabe, hein?», quand il écarte une femme au motif qu'elle «va pondre», Sophie explique, rabâche que l'ANPE ne prend pas en compte, dans ses offres, l'âge, la couleur, etc. Exemple: «Une jeune métisse vient avec sa copine à l'agence. Elles appellent pour une offre de serveuse. La copine a un entretien dans l'heure. L'autre donne son nom. Pas d'entretien. J'appelle l'entreprise: "Ah oui, mais on a eu des expériences malheureuses avec ces personnes..." Qu'est-ce qu'on peut faire? Les démarches auprès de l'inspection du travail ou des prud'hommes doivent être effectuées par les intéressés. Alors, on fait remonter à la direction départementale du travail. Et on argumente, au quotidien: "Voyez la personne..." Un employeur m'a lancé: "Vous m'avez envoyé un laideron! - Si l'ANPE faisait passer des castings, ça se saurait", lui ai-je répondu. C'est pareil pour les plus de 50 ans: on a du mal à les placer.» Comment cohabite- t-on avec l'injustice? Gros soupir. «Je ne suis pas Don Quichotte en guerre avec les entreprises... Et puis, il faut se répéter que la responsabilité de la réinsertion du chômeur ne nous incombe pas entièrement. Mais c'est difficile de se dire, d'une personne en difficulté: "Elle n'a qu'à se débrouiller." On propose à quelqu'un un accompagnement sur trois mois, autant dire l'artillerie lourde, le niveau 3 des prestations... et si après c'est le néant, on dit quoi? C'est un vrai questionnement pour moi et il participe de mon malaise.»
Fin de citation.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ...
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /Mars /2006 22:09

Je tiens de source sûre que Jacques Chirac nourrit à l'égard de Nicolas Sarkosy, une haine personnelle et viscérale. Je vous demande de me croire car je ne peux pas citer ma source.

Il est absolument décidé à empêcher Nicolas Sarkosy de gagner la prochaine élection présidentielle. Même au prix d'une victoire de l'autre camp, c'est à dire la gauche ... Quand j'écris cela, vous pensez bien que je pèse méticuleusement mes mots, eu égard à l'énormité du calcul.

Cela pourrait expliquer le durcissement de Dominique de Villepin dans la crise du CPE.

En clair, ça passe (Dominique de Villepin en tire tout le bénéfice politique). Ou bien ça casse (Dominique de Villepin est perdu mais Nicolas Sarkozy aussi).

Ce n'est qu'une hypothèse qui vaut ce qu'elle vaut. Je la crois plausible.  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /Mars /2006 19:32

Grâce au travail patient et méticuleux de mon ami Joël Lunot, les Nogentais et Nogentaises vont pouvoir se faire une idée plus précise de la gestion calamiteuse de Monsieur Jacques J.P. Martin, Maire de notre bonne ville de Nogent sur Marne depuis Mars 2001 (après avoir été un des principaux adjoints de Roland Nungesser de 1989 à 1995). Voici l'essentiel de ce qu'il me communique et que je reproduis en grande partie, avec un plaisir jubilatoire, hélas terni par les effets désastreux de la gestion Martin. Je me suis permis (il me pardonnera, j'en suis certain) de réécrire certains de ses excellents travaux afin d'en faciliter la lecture en leur donnant plus de liant.

Il s'est livré à un travail de compilation méthodique et scrupuleux. 

1. Depuis 2001 (dernière année de la gestion de Estelle Debaecker, ancien maire dont je suis le colistier. J.Heurtault), j'ai repris, nous dit Joël, l'évolution des taux de la taxe d'habitation et de la taxe du foncier bâti. Et ceci, jusqu'en 2006, dernière année connue puisque le Budget "primitif" vient d'être voté par le Conseil municipal.
Précisons, pour la bonne compréhension, que le budget "primitif", c'est tout simplement le budget de la commune.  Nogent sur Marne étant partie prenante d'une communauté d'agglomération avec sa voisine, Le Perreux sur Marne (dont le député-maire n'est autre que Gilles Carrez, rapporteur général, à l'Assemblée Nationale, du budget de l'Etat, autrement dit un gestionnaire particulièrement avisé) aucune de ces deux communes n'a, séparément, prise sur la taxe professionnelle (payée par les entreprises installées sur le territoire) car le produit de cette taxe est affectée à la "communauté d'agglomération et son "taux" décidé en Conseil de Communauté d'Agglomération. Ce détail a toute son importance, ainsi qu'on va le voir.
Il reste donc 3 taxes sur lesquelles le maire de Nogent peut, avec la complicité de sa majorité, agir en faisant voter les "taux" que l'on applique aux "bases", c'est à dire, pour l'essentiel, la valeur "locative" de l'habitation corrigée par divers éléments. Ces trois taxes sont :
- la taxe d'habitation payée par les personnes qui occupent les logements
- la taxe foncière du "bâti" payée par les propriétaires des logements, même s'ils ne les occupent pas eux-mêmes
- la taxe foncière du "non-bâti" qui frappe les terrains sans construction, payée, elle aussi par les propriétaires.  
 
2. Pour 2006, le produit des 3 taxes est de : 19,1millions d'euros contre 12,3 millions en 2001. Soit une augmentation de 55,3% !
De 2001 à 2006 inclus, les "bases", révisées chaque année par les services fiscaux qui appliquent une hausse générale d'une part et des hausses (ou des baisses, mais c'est plus rare!) particulières (si, par exemple, l'immeuble change de catégorie de "standing") ont augmenté d'environ 13%. Mais pour la même période, les taux ont augmenté de 38%!
 
3. En 2006, le produit des 3 taxes, malgré deux baisses successives, mineures, des taux, est encore supérieur de 6,8 millions d'euros au même produit pour l'année 2001. Il ne faut pas chercher très loin pour trouver l'emploi fait de cet argent supplémentaire. Les dépenses réelles de fonctionnement sont passées de 25,3 millions d'euros en 2001 à 31,4 en 2006 (+24%), soit, en valeur absolue : + 6 millions d'euros, répartis comme suit :
                                                                 2001       2006
- charges de personnel :                    :   13,7          17,2      + 25,6%
- charges générales
(achats extérieurs, pour l'essentiel) :   7,3             9,6      + 31,4%
- charges de gestion courante
(y compris subventions versées)     :   4,3             4,6       +   7%
 
4. Contrairement à ce que racontent le maire et son adjoint aux finances, il n'y a pas d'effort de réduction des dépenses réelles de fonctionnement en 2006. Elles augmentent, en réalité, de +1,6% (31,4 ME contre 30,9 en 2005).
 
5. De 2002 à 2006 inclus (5 exercices), le produit cumulé des 3 taxes a rapporté 86,9 millions d'euros. Si les taux en vigueur en 2001 (dernière année de gestion d'Estelle Debaecker) avaient été maintenus et appliqués aux bases réévaluées chaque année, le produit cumulé aurait été de 65,5 millions d'euros seulement. La différence représente le coût réel de la gestion de Monsieur MARTIN, soit 21,4 millions d'euros (140 millions de francs!).
 
C'est ahurissant. S'il devait y avoir, au salon des maires, une palme de la plus mauvaise gestion, nul doute qu'elle reviendrait à l'actuel maire de Nogent.
 
Et si Gepetto, le créateur de Pinocchio, était encore de ce monde, nul doute qu'il nous fabriquerait une marionnette ressemblant fort à Jacques J.P. MARTIN, dont la longueur du nez serait à la mesure de ses balivernes et sornettes en tout genre sur les causes des augmentations d'impôts.
 
6. En 2004, le maire ne pouvait justifier l'augmentation de 25% d'impôts par les contentieux (je reviendrai, plus tard, sur ces dossiers). La preuve : les dépenses réelles de fonctionnement (25,3 millions en 2001) sont passées à 28,6 en 2002, puis à 29,9 en 2003 et, enfin une petite baisse, à 28,9 en 2004, soit une moyenne annuelle de 29,1 millions d'euros contre 25,3 en 2001. Différence : + 3,8 millions d'euros chaque année. C'est pour financer ces dépenses de fonctionnement supplémentaires qu'il a fallu augmenter deux fois les taux (+17% en 2002 et +25% en 2004). En faisant le même calcul qu'en 5, on s'aperçoit que le produit réel des 3 taxes a été, pour ces 3 exercices, de 48,6 millions d'euros contre 38,3 avec maintien des taux 2001 mais bases réévaluées. Différence : + 10,3 millions, soit 3,4 millions d'euros chaque année. Donc, de 2002 à 2004, chaque année, 3,8 millions d'euros de dépenses supplémentaires ont été financées par 3,4 millions  d'impôts supplémentaires.. 
 
7. Même observation qu'en 6 pour les deux exercices 2005 et 2006. Les dépenses réelles de fonctionnement sont de 30,9 millions en 2005 et 31,4 milions en 2006, soit une moyenne annuelle de 31,1 à comparer avec les 25,3 millions en 2001. Différence : + 5,8 millions. Côté impôts : le produit cumulé des deux années est de 38,3 millions. Avec les taux de 2001 et bases réévaluées chaque année, ils auraient été de 27,2 millions, soit une différence de 11,1 millions d'euros et une différence moyenne annuelle de : + 5,6 millions. Autrement dit, en 2005 et 2006, 5,8 millions de dépenses supplémentaires sont financées par 5,6 millions d'impôts en plus. Pas de quoi pavoiser...
 
8. La preuve qu'il n'y a pas d'efforts de gestion. Il suffit de comparer l'évolution des dépenses réelles de fonctionnement (en millions d'euros).
- 2001 : 25,3 (impôts : 12,3)
- 2002 : 28,6 (impôts : 14,6)
- 2003 : 29,9 (impôts : 14,9) 
- 2004 : 28,9 (impôts : 19,1)
- 2005 : 30,9 (impôts : 19,2)
- 2006 : 31,4 (impôts : 19,1)
 
Connaissant le poids des dépenses de personnel (55%) et l'incapacité du maire à les contrôler ou limiter, on peut craindre qu'en 2007 et 2008, il ait beaucoup de difficultés à boucler ses deux derniers budgets s'il décide, comme cela est possible, voire vraisemblable, de baisser les taux et annoncer ainsi, glorieusement, une baisse, bien réelle celle-là, des impôts locaux. C'est probablement pour cette raison qu'il a fait voter lundi soir le régime optionnel des provisions pour pouvoir, lorsque sera jugée l'affaire du "parking Saint Germain", récupérer en autofinancement les montants provisionnés.
Rappelons, pour ceux qui l'auraient oublié, que 2008 est une année électorale municipale.
La création de la Communauté d'Agglomération, dans laquelle s'est beaucoup investie Estelle, aura au moins eu cet avantage : Monsieur Martin ne peut pas diluer ses hausses vertgineuses d'impôts en les répartissant aussi sur la taxe professionnelle (indolore aux contribuables nogentais puisque payée par les entreprises). Ce qui rend d'autant plus douloureuse la hausse des impôts payés par les ... électeurs et  amène Monsieur le Maire a "inventer" des explications tordues pour en justifier la décision.
Par Jacques Heurtault - Publié dans : Conseil Municipal de Nogent sur Marne.
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Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /Mars /2006 19:03

Il s'agit, bien entendu, du même sujet, qui préoccupe désormais la plupart des citoyens : le C.P.E.

L'affaire a commencé en 1995 ... lorsque Jacques Chirac a été élu Président de la République.

N'étant évidemment pas capable de tenir les promesses éléctorales qu'il avait faites pendant la campagne (la "fracture" sociale), il a quand même nommé "le meilleur d'entre nous", c'est à dire Alain Juppé, Premier Ministre. Celui-ci, probablement plus rigide qu'il n'était nécessaire, a mis en pratique sa très grande rigueur intellectuelle pour constater qu'il n'était financièrement pas possible de satisfaire les objectifs politiques louables du candidat Chirac.

Et cela a provoqué le premier grand conflit social du premier mandat présidentiel. Ce dernier conflit a, en effet, démarré non à cause des réformes qui avaient été, à l'époque, amorcées mais à cause du décalage énorme entre les promesses du candidat Chirac et les amorces de réformes qui devenaient, du coup, des amorces de conflit.

Premier échec ...

Puis vint la dissolution de l'Assemblée Nationale.

Notre vaillant politicien, n'ayant, apparemment, tiré aucune leçon de la "cohabitation" ("N'y allez pas", disait à qui voulait l'entendre Raymond Barre ... mais Jacques Chirac ne l'a pas entendu), n'ayant pas compris qu'un gouvernement commence à subir la première érosion du pouvoir précisément après deux ans d'existence, décida de dissoudre avec le "succès" que l'on sait.

Deuxième échec ...

Réélu, de justesse, face à Le Pen ...(mais oui, "de justesse", en ce sens que le duel aurait pu être Le Pen face à Jospin, il ne s'en est fallu que de quelques centaines de milliers de voix), il se lance dans le seul succès de ses mandatures : Jean-Pierre Raffarin. Lequel conduit les réformes qu'il faut conduire, avec abnégation, sans songer un instant à sa popularité et sa présidentiabilité. Qu'ils en soient remerciés!

Premier succès ...

Vint alors cette brillante idée de soumettre à référendum un texte, excellent, mais difficilement digérable par la masse des électeurs. Lesquels dirent tout haut ce qu'ils pensaient tout bas : Non à Chirac, Non à "l'establishment", Non à ... tout!

Troisième échec ...

Il aurait pu, valablement cette fois, dissoudre l'Assemblée Nationale. En effet, cette dernière était favorable au Traité constitutionnel à au moins 90%. Désavouée par le vote populaire, elle devait retourner devant les électeurs, lesquels auraient alors élu une autre Assemblée, toujours favorable à 70% (voire plus) au Traité constitutionnel et aurait donc ratifié ce dernier sans le moindre problème. Un socialiste serait devenu Premier Ministre (encore que ...) jusqu'à l'élection présidentielle, en 2007. C'est à dire pendant ... deux ans. Le temps nécessaire à un gouvernement de s'user ... un peu,  beaucoup ...

Quatrième échec ...

Au lieu de ça, il change l'homme qu'il fallait garder. Celui qui n'avait que l'ambition de réussir son programme de réformes. Pour y nommer un Premier Ministre qui ne s'est jamais frotté à aucune élection et qui ne connait du terrain que les lambris des palais nationaux.

Cinquième échec ...

J'entends encore Maxime Gremetz dire, à l'issue du discours de politique générale de Dominique de Villepin, "Ce gouvernement ne tiendra pas 22 mois". Il est ce qu'il est, Gremetz. Il vaut ce qu'il vaut ... Mais, à l'image des vieux routiers de la politique et du Parti communiste, il a blanchi sous le harnais : il a vu juste. Je n'imagine pas de Villepin rester Premier Ministre jusqu'en 2007.

Alors, maintenant, nous en sommes où?

Me revient à l'esprit la proposition lancée par Christian Blanc. Je l'ai jugée un peu déplacée ... Elle était juste comme il fallait.

Monsieur le Président de la République, pour en avoir trop joué, vous avez épuisé toutes les astuces du jeu politique. En dissolvant l'Assemblée Nationale et en démissionnant de votre mandat, vous rendriez à la France le service que vous n'avez, jusqu'à présent, pas su lui rendre.

L'issue de la confrontation n'est pas aussi certain qu'il pourrait y paraître : le temps est venu des idées nouvelles. En prenant tous les politiciens calculateurs de court, c'est le débat d'idées qui émergerait. Celui dont la France a besoin. Le bon vin de Jean-Pierre Raffarin est en train de tourner au vinaigre ...

  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /Mars /2006 22:38

Normalement, tout le monde est mobilisé. Les deux tiers de nos compatriotes sont contre le C.P.E. C'est un sondage qui le dit ... Moi, je n'ai pas été sondé! Pas de pot : je passe toujours à côté des choses importantes.

Mais, si l'échantillon pense comme "nous", c'est que nous DEVONS penser comme lui! Elémentaire ...

Donc, récapitulons :  45 millions de résidents susceptibles d'avoir une opinion au sujet du C.P.E. (je ne compte pas les enfants de moins 16 ans ni les personne agées de plus de 80 ans). 30 millions sont contre le CPE (2/3).  Demain samedi, peu de gens travaillent. On peut manifester sans faire grêve (c'est parfaitement normal; c'est un droit qu'il est hors de question de remettre en cause).

Peut-on supputer que un opposant au CPE sur 50 fasse le geste de manifester? Cela paraît raisonnable.

On doit donc pouvoir compter 600.000 manifestants dans toute la France pour la journée de demain.

Attendons.

Je n'en ferai pas partie. Parce que je compte parmi le tiers qui est plutôt pour cette réforme même si, comme je l'ai mis dans un commentaire sur un autre blog, je ne serai pas plus royaliste que le roi. Normal : je suis viscéralement républicain.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /Mars /2006 13:32

La SNCF fait des bénéfices! Incroyable mais vrai ... Grâce à "l'exploitation éhontée de la force de travail de ses agents". Forcément, tout le monde le sait : si une entreprise fait des bénéfices, c'est grace à l'exploitation des travailleurs ... tandis que si elle fait des pertes, c'est la faute de ses dirigeants ...

C'était une entrée en matière de cet article en forme de plaisanterie.

Réjouissons-nous! Alléluia ... Dotée désormais d'une structure comptable commune à toutes les entreprises, la SNCF peut donc afficher des résultats satisfaisants.

Pour en arriver là, il a tout de même fallu que le gros des pertes abyssales qui ont défrayé la chronique et effrayé les contribuables soit transféré sur une autre entreprise : Réseau Ferré de France, propriétaire des infrastructures et ... des terrains.

Il a aussi fallu que le régime des retraites des agents soit apuré sur le dos du régime général de la Sécurité Sociale (CNAVTS).

Soyons bon prince! L'essentiel n'est-il pas que, pas à pas, cette entreprise puisse, enfin, avoir un mode de fonctionnement normal?

Et maintenant?

Il faut tout d'abord se féliciter que, sous la direction d'un patron qui a su se faire accepter, les Pouvoirs Publics aient enfin compris la nécessité de maintenir ce dernier à son poste pendant 10 ans (pourvu que ça dure encore un peu ...). Aucune action durable ne peut s'inscrire dans des changements intempestifs plus ou moins connotés politiquement.

On ne revient pas sur des engagements pris. Les pertes antérieures ont été "socialisées". Dont acte!

Il va falloir maintenant que cette entreprise soit effectivement mise en concurrence avec d'autres du même secteur ferroviaire. C'était déjà le cas avec le secteur routier et aérien ...

Posons donc la question : à quand les prises de participations dans les entreprises du rail européen? A quand l'ouverture du capital? A quand l'introduction en bourse?

Le plus tôt sera le mieux!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Transports
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 19:50

Je l'ai déjà mentionné plusieurs fois : en moins de 30 ans, le volume du Code du Travail a été multiplié par presque 3. Ce Code frise désormais les 3.000 pages.

Certes, dans notre pays largement mobilisé sur une logique révolutionnaire depuis des décennies (peu importe pourquoi : c'est ainsi), on peut admettre qu'un code aussi sensible (puisqu'il touche au rapport de force entre le patronat et le salariat) puisse être à ce point bouleversé. C'est non seulement le cas à chaque changement de majorité politique (qui s'opère presque à chaque élection générale) mais ça semble encore être le cas à chaque changement de Premier Ministre, au sein d'une même majorité parlementaire.

Soit! Cela ne lui donne aucune validité supplémentaire ...

Mais, nos législateurs (nos députés, nos sénateurs), donnant l'impression, parfois, de s'ennuyer ferme, trouvent le moyen d'en rajouter quelques couches de plus. C'est d'ailleurs leur faire un très mauvais procès que de leur jeter la pierre car ils ne sont pas, loin s'en faut, les principaux responsables. La plupart des lois votées émanent, en effet, de projets de loi (origine gouvernementale) et non de propositions de lois (origine parlementaire).

Ainsi le Code de Procédure Civile (qui nous dit, en gros, de quelle manière on doit se servir du Code Civil) est-il plus épais que le Code Civil proprement dit! Par contre, ce même Code Civil, dans son Article Premier (la base, en quelque sorte) parle toujours de ... myriamètres. Je vous jure que c'est vrai! Evidemment, vous ne savez pas ce que c'est qu'un myriamètre ... Mais vous savez ce qu'est une myriade d'étoiles. Ouf, ça nous fait une belle jambe! En effet, dix myriamètres, ça fait environ vingt lieues anciennes. Alors, forcément, quand on marche à pied, on les sent passer les myriamètres. C'est écrit dans l'Article Premier du Code Civil ... qui n'a pas été revisé depuis Louis-Philippe. A l'heure d'Internet, ça pêche un peu.

D'un coté une logorhée législative, de l'autre, un immobilisme quasi réactionnaire!

Bien entendu, il en va de même pour tout le reste ... Des textes que très peu de gens comprennent alors même que nul n'est sensé ignorer la Loi. Bien pire, les spécialistes eux-mêmes en viennent à se plaindre. Ils n'arrivent plus à suivre le rythme infernal de ces changements. Il n'y a guère que les gens très riches, ceux qui ont les moyens de payer les avocats et autres juristes dont ils ont besoin, qui surnagent, sachant exploiter la moindre faille. A leur profit, évidemment!

On peut rappeler que, dans les deux décennies qui ont précédé la Révolution, le Royaume de France en était au même point : une telle incohérence et un tel fouillis qu'il a bien fallu remettre "un peu" d'ordre dans tout ça.

Déjà,  il y a quinze ans, le Conseil d'Etat, cette vénérable institution que le Gouvernement doit obligatoirement consulter avant de prendre un décret (pour s'assurer d'éventuelles incohérences entre le projet de texte nouveau et les textes anciens), s'était fendu d'un rapport sur cette inflation législative. Le voilà qui remet ça ... Personne ne saurait s'en plaindre puisqu'il fait oeuvre d'alerte et appelle à un examen poussé de la situation.

Josseline de Claussade, c'est le nom de la rapporteuse (joli minois dans Les Echos), nous explique que l'insécurité juridique a augmenté. c'est vraisemblable. Tout les décideurs le disent. Il y a quinze ans, le Conseil d'Etat avait "sévi" après une vague réformatrice émanant de la Gauche, aux affaires depuis presque neuf ans (si on fait abstraction de l'intermède de la première cohabitation). Ledit Conseil étant plutôt coloré "à droite", ceci expliquait vraisemblablement le peu de cas qu'il ait pu être fait de ses remarques.

Aujourd'hui, il en va autrement. Tout le monde est concerné : la Droite et la Gauche en prennent pour leur grade.

La situation devient d'autant plus urgente que nul n'ignore que pour un texte de loi de 10 pages, ce sont bien évidemment 100 pages (au moins!) de textes réglementaires qui suivent (les décrets) et plusieurs centaines d'autres pages de circulaires qui indiquent aux fonctionnaires de quelle manière ils doivent comprendre et appliquer les textes (à croire qu'ils ne savent pas lire!).

Il faut arréter cette logorhée législative et cette diarrhée réglementaire qui l'accompagne!

Il faut revoir méthodiquement tous ces textes en commençant par les plus volubiles : les circulaires ... Abroger toutes celles qui ne servent à rien ... Mieux : considérer qu'aucune ne sert à rien et par conséquent les abroger toutes. De la sorte, il ne restera que les décrets, les arrétés, etc ... En se posant systèmatiquement la question : est-ce bien utile de conserver ce texte? On arrivera vite à une simplification drastique ... Evidemment, ici ou là, il y aura quelques grincements de dents! Et alors? 

Il n'empêche que s'engager dans une telle voie n'est pas une mince affaire. Il y aurait au moins 375.000 décrets en tout genre, en vigueur, actuellement!

A raison d'un décret d'abrogation par décret à abroger, cela en fait, d'un coup, au moins 300.000 de plus à prendre ... A croire qu'on n'en sortira jamais!     

      

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration
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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 10:43

Savez vous que Slobodan, en serbe, ça veut dire "liberté"? Paradoxe, non? Sans aller jusqu'à soutenir que cet homme a été le plus grand criminel de guerre après Hitler (ça a été écrit ...), je vais vous livrer mon sentiment : son décès ne m'a pas tiré une seule larme. Pas plus que l'arrestation de Saddam Hussein et la mort "légèrement violente" de ses deux fils ...

Voilà un leader, c'est mon analyse personnelle mais je suis disposé à la partager, quise savait susceptible d'être condamné après un procès exemplaire par sa transparence et qui a essayé, en vain, d'échapper à la Justice. Apparemment malade (c'est tout à fait possible...), il demande à être soigné à Moscou! Qui peut croire que les médecins moscovites sont les meilleurs du monde? Personne, évidemment! Une personne qui m'est très chère et qui a vécu là-bas pendant presque deux ans m'en convaincu : Non!

Que voulait-il? S'évader légalement, rien de moins ... Au point, semble-t-il, de prendre le risque de s'intoxiquer en absorbant des médicaments contre-indiqués... avec les effets néfastes que l'on connait.

Si la Serbie veut entrer dans l'union (ce qui est son intérêt évident), il va falloir qu'elle adopte les valeurs démocratiques de l'Europe. A commencer par l'Etat de Droit et le rejet des "valeurs" nationalistes dont l'Histoire a démontré qu'elles étaient porteuses de tensions et, finalement, de guerres.

Exit Milosevic ... Quand on est capable de cautionner le massacre de 8.000 musulmans au motif qu'ils sont musulmans, on ne mérite rien de plus que l'opprobre de toute la communauté internationale. 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 23:23

Quand les choses vont sans dire, il arrive qu'elles aillent mieux en le disant. Alors, disons-le!

Il s'agit, cette fois, de CNE, autrement dit du Contrat "Nouvelles Embauches" (au pluriel et non pas, comme on le voit trop souvent écrit, au singulier).

J'ai sous les yeux une documentation élaborée par le Ministère des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales. Certes, il plaide en faveur du CNE mais ce n'est pas un argumentaire de caractère politique au sens où on l'entend habituellement. Il y est dit, avec la plus grande clarté qu'il s'agit d'un Contrat à durée indéterminée (CDI) qui, comme tous les contrats de travail qui dérogent à la règle de base, doit être écrit. Rappellons que le CDI"ordinaire n'a pas besoin d'être écrit pour être valide.

Le document est rédigé à l'intention des employeurs. Il explique de la façon la plus nette que le préavis de licenciement est de deux semaines du deuxième au sixième mois de présence dans l'entreprise, ensuite 1 mois.

Il précise que l'employeur n'est pas tenu de préciser le motif du licenciement durant les deux premières années. C'est cette disposition dérogatoire qui fait couler beaucoup d'encre. D'aucuns en déduisent que l'employeur peut licencier sans motif! C'est évidemment grossièrement faux! Ne pas avoir de motif pour licencier est contraire aus textes internationaux que la France a ratifié. Il s'ensuit que, si le salarié attaque aux prud'hommes et si le Conseil des prud'hommes demande le motif du licenciement, il faudra bien que l'employeur le donne. Il est généralement peu apprécié des Conseils de Prud'hommes que les parties prenantes à un procès ne répondent pas aux injonctions formulées par les conseillers prud'homaux!

Les indemnités versées par l'employeur ne sont pas soumises à l'impôt ni aux cotisations sociales. Elles sont de 8% du montant TOTAL des rémunérations BRUTES dues depuis la conclusion du contrat.

Le CPE, lui, est bati sur le même modèle mais est applicable aux seuls jeunes de moins de 26 ans et est ouvert à toutes les entrprises.

Il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. Et encore moins, pour un étudiant, de se sentir vexé par c dispositif qui n'a rien à voir avec le dispositif concocté par Edouard Balladur qui, lui, prévoyait, une diminution du salaire du seul fait d'être jeune embauché.    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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