Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /Fév /2006 19:16

Il faut le dire clairement : l'appel à manifester contre le Contrat Première Embauche a fait un gros flop. Selon la sensibilité politique des uns et des autres, les commentaires vont de "échec" à "demi-succès" en passant par "demi-échec".

Passons sur l'éternelle querelle entre "les organisateurs" et "la police". Ce que je craignais le plus, c'était les débordements violents avec voitures brûlées et le reste à l'avenant ...

Nous n'y avons pas eu droit. Réjouissons-nous. La violence ne sert que les extrêmistes. Les extrêmes? Non, Merci!

Je n'avais pas voulu supputer quoi que ce soit quant à la participation. Je sais d'expérience que notre peuple est profondément conservateur et que, par conséquent, quand ça bouge, ça peut bouger fort, très fort ... On a une quantité d'exemples ...

Je savais cependant qu'une proportion significative de jeunes préfère un boulot en CPE plutôt qu'une mission d'intérim ou un CDD pour le n+unième fois. Je n'ai aucun mérite à cela : j'en reçois en entretien, régulièrement, quoique pas tous les jours, du fait de mes fonctions.

Nous allons pouvoir maintenant mesurer le sens des responsabilités des uns et des autres.

L'opposition, tout d'abord, qui avait cru pouvoir prendre le train en marche, histoire d'engranger des voix pour Avril 2007. Si elle veut se montrer responsable, elle doit proposer des amendements "responsables" et renoncer à une attitude d'obstruction.

J'en ai quelques uns à lui proposer :

1. Renchérir, pour l'employeur, le coût des missions d'intérim et des CDD en augmentant le niveau de la prime de précarité. Cela doit inciter les employeurs à recourir au CPE plutôt qu'aux missions précaires et autres CDD.

2. Ne pas demander un quelconque rétablissement de la procédure du licenciement "classique" (convocation, entretien préalable, etc.).

3. Mais, demander que le motif du licenciement soit porté à la connaissance du salarié licencié sans que cela puisse être contesté, judiciairement, devant un Conseil des Prud'hommes, comme dénué de sérieux et de réalité (la fameuse clause "cause réelle et sérieuse").

Paralèllement, le gouvernement serait bien inspiré de ne pas laisser son texte en l'état : il montrerait de la sorte son désir de ne pas vouloir piéger nos jeunes en leur donnant l'impression d'être "mis dans la seringue".

A bon entendeur, salut!   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /Fév /2006 13:39

Salam, Allah!

Je te demande pardon mais je dois t'avouer que je n'ai pas l'habitude de faire des prières. Mais, cette fois-ci, je vais en faire une. Alors, évidemment, elle va te sembler bizarre parce que, justement, je n'ai pas l'habitude. Aussi, je ne sais pas très bien comment on fait.

Quand j'étais petit, j'ai reçu une éducation religieuse car, de mon temps, c'était très courant. On me disait de m'adresser à toi en disant "Mon Dieu". Depuis, grâce, justement, à mon désir d'apprendre, je sais qu'on peut dire Allah. C'est la même chose. C'est simplement le mot arabe qui veut dire Dieu.

On m'a appris qu'il fallait, avant toute chose, être sincère et ouvrir son coeur, simplement. Dire les choses comme on les ressent et être humble, c'est à dire pas prétentieux.

Figure toi que j'ai un problème. Il y a des gens qui disent qu'ils croient en toi et, à cause de cela, ils tuent d'autres gens parce que, disent-ils, eux, ils ne croient pas en toi. Ils tuent tes créatures alors que tes commandements sont simples et limpides : "Tu ne tueras point". C'est écrit en toutes lettres dans le Livre. Je sais lire! Il n'y a aucune erreur possible d'interprétation. 

Il y en a d'autres qui ont fait des dessins dans des journaux pour dénoncer ça. D'un certain point de vue, ils avaient raison. Mais, il faut reconnaitre qu'ils s'y sont peut-être mal pris. Résultat : les autres, ceux qui tuent, se sont fâchés. Les voilà qui brûlent des maisons, des immeubles... Ils en viennent même à tuer de nouveau. C'est une manie, chez eux! Si on n'est pas d'accord, ils tuent! Pan!

Aussi, Allah, ma prière est très simple. Il faut que tu intervienne, ça ne peut plus durer! On essaie de leur expliquer mais ils ne comprennent pas ... Têtus comme des mules, ils sont! Et je sais de quoi je parle ... Je suis breton! 

Alors, s'il te plait, Allah, fait quelque chose ...

Voilà. J'ai fini ma prière.

Salam, Allah!   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /Fév /2006 17:13

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /Fév /2006 13:07

Il faut que je raconte ça ... J'en ai vraiment trop gros sur la "patate" !

Dans le cadre de mon boulot je reçois une personne qui ... bosse ... à temps plein ... et qui veut un deuxième boulot!

Vous vous dites, comme moi au début de l'entretien, qu'il se fout du monde ... Réaction normale. Attendez la suite!

Il est SDF. Il dort à l'hôtel. Son taulier (comment appeler "ça" autrement?) lui fait payer 950 euros par mois (en liquide ...).

L'employeur, lui, est parfaitement "réglo". J'ai tout vu et tout vérifié. Feuille de paie à 8,90 euros de l'heure soit 10% de plus que le SMIC. Compte tenu de l'emploi occupé, il n'y a RIEN à redire, d'autant qu'il s'agit d'un temps plein.

J'ai bien entendu le Premier Ministre nous dire que ces travailleurs étaient prioritaires dans l'attribution d'un logement, au moins pour un mois en attendant que l'on prenne les mesures utiles pour dégager une solution.

Eh, bien! L'assistante "sociale" qui l'a reçu lui a dit qu'elle ne pouvait rien pour lui ...

Il trouve un logement à Saint Mandé pour 350 euros par mois (dans cette zone, ça doit vraiment être tout petit pour ce prix là). Il montre ses feuilles de paie à son bailleur.

Savez-vous quoi?

Celui-ci lui répond que non, ce n'est pas possible! Il ne gagne pas assez!

Son employeur est prêt à se porter caution (incroyable ... mais apparemment vrai). Rien n'y fait ...

Attendez la suite ... car ce n'est pas fini!

Il a des enfants et est séparé de sa compagne (il n'était pas marié). Le juge lui refuse le droit de visite au motif qu'il n'a pas de ... logement stable. Il n'a pas vu ses enfants depuis un an.

Or, il bosse chez cet employeur depuis ... 1 an!

Mais, Nom de D... de p..... de b..... de m....! ça va durer encore combien de temps cette chienlit? 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 22:53

Voilà, c'est décidé! Je crée, aujoud'hui, une nouvelle rubrique  au sein de mon blog. Dans cette rubrique, j'y rangerai tout ce qui concerne mon mandat de conseiller municipal de Nogent sur Marne. Je suis élu depuis Avril 2005, à la suite du décès d'un colistier, Emile Rey, élu, comme moi sur la liste d'Estelle Debaecker, notre ancien maire, battue de justesse (80 voix sur un total de plusieurs milliers) lors de la précédente consultation électorale municipale de Mars 2001.

Je ne m'étendrai pas sur la personnalité de celui que je remplace. Je dirai simplement que je n'ai pas grande estime pour ceux qui se rangent du coté des vainqueurs. C'est ce que Emile Rey a fait. Après notre défaite, il a rejoint "l'équipe" du nouveau maire, Jacques Jean-Paul Martin. Cela ne lui a pas, semble-t-il, porté chance. Paix à son âme! Requiescat in pace ...

J'en dirai un peu plus de Jacques JP Martin. Mais, pas ce soir ... sinon je vais être obligé de me coucher très tôt demain matin. Or, demain, je bosse et ... demain soir, il y a réunion du Conseil Municipal avec, à l'ordre du jour, le vote du budget.

Ah, ah, ah! dit le trottoir,

Ah, ah, ah! dit le trottoir ...

Qu'est ce qui va s' passer d'main soir,

Qu'est ce qui va s'passer d'main soir, ...

Vous connaissez la suite ... de la chanson. La suite du Conseil Municipal n'a aucun (mais, alors, vraiment aucun ...) rapport ...

A+

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Conseil Municipal de Nogent sur Marne.
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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 11:54

Comme on lit ici ou là pas mal de bêtises (pour ne pas dire des conneries) sur le nombre de radiations opérées par l'Anpe, je vais faire une mise au point.

Le cas le plus fréquent de "radiation" de la liste des demandeurs d'emploi est, et de loin, la "cessation d'inscription". Cela peut faire sourire, voire râler, mais cela a du SENS.

Une personne qui "cesse" d'être inscrite peut, à tout moment, se réinscrire, sans avoir à respecter aucun délai. Il ne s'agit en aucune façon d'une sanction (au sens où on l'entend généralement, c'est à dire une "punition") mais simplement du constat que la personne précédemment inscrite ne remplit pas les conditions ordinaires qui légitiment son inscription.

C'est le cas des personnes qui ne renouvellent pas leur inscription chaque début de mois sans signaler la raison qui motive leur décision. Dans les statistiques, cela se lit "absence à contrôle". C'est une rémanence de la pratique du pointage physique auquel devaient se soumettre les personnes inscrites, tous les quinze jours, dans leur agence d'inscription. Ce pointage physique a été supprimé il y a au moins 25 ans. Aujourd'hui, les personnes vont, pour la plupart, sur Internet (Assedics) et cliquent. C'est tout! Ce n'est pas, il faut en convenir, excessivement difficile ... 

Il en va différemment de celles qui, ayant fait, c'est le cas le plus courant, l'objet d'une convocation, n'y ont pas donné suite. Elles reçoivent alors un "avertissement avant radiation". Elles disposent de quinze jours pour y répondre et fournir les motifs de leur absence. Faute de quoi, elles reçoivent une décision de radiation ayant le caractère d'une sanction pour une durée qui est le plus souvent de deux mois.

Depuis quelques années, la plupart des avertissements avant radiation sont émis d'une manière systématique et automatique, par ordinateur. Les décisions de radiation sont toujours émises au cas par cas et seul le directeur de l'agence a le pouvoir légal de prendre cette décision. Le non-respect de cette procédure entraine systématiquement l'annulation de la décision par le Tribunal administratif territorialement compétent lorsque la personne concernée introduit un recours.

La durée la plus fréquente de radiation-sanction encore appelée radiation "administrative" pour la différencier de la radiation simple (cf. supra) est de deux mois. Pendant cette durée, la personne ne peut pas se réinscrire (contrairement au cas précédent de cessation d'inscription). Cela a donc comme conséquence automatique qu'elle ne peut pas percevoir ses allocations de chômage (qu'elles soient versées par les Assedics ou bien par l'employeur public lorsque c'est le cas).

Souvent, les personnes concernées qui introduisent un recours "gracieux" obtiennent gain de cause à ce niveau. Dans le cas contraire, elles peuvent introduire un recours "contentieux" auprès du Tribunal administratif que, la plupart du temps, elles perdent.

En tout état de cause, l'effet statistique de ces radiations, sur une année doit être apprécié à sa juste valeur. Pour mille personnes radiées (sanction) pour deux mois, cela a un effet de stock, sur une année, de 166,666 (1000/6). Pas plus!

Expliquer la baisse du chômage par l'augmentation des radiations est donc un gros, très gros, mensonge.   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Définitions utiles
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Dimanche 5 février 2006 7 05 /02 /Fév /2006 10:06

Je visite assez régulièrement le blog de François Fillon qui fut ministre de Jean Pierre Raffarin en même temps que Alain Lambert. J'y ai trouvé la publication suivante que je vous invite à lire. Je vous rappelle que je suis agent de l'Anpe et par conséquent bien au fait des réalités humaines liées à la situation des "privés d'emploi". Il fait référence au site d'Alain Lambert dont vous trouverez le lien dans la colonne de gauche (si,si! colonne de gauche ...).

Début de citation :

"Excellente analyse d’ Alain Lambert sur son blog concernant la situation de l’emploi des jeunes et le débat sur le CPE.

Parmi les commentaires qu’elle suscite, l’un d’entre eux écarte toute possibilité de comparaisons avec l’Angleterre au motif que ce pays dissimulerait une partie de ses chômeurs en les déclarant inapte au travail.

Cette affirmation est fausse et je vais le démontrer.

L’Angleterre est l’Angleterre comme aurait dit le Général de Gaulle et nous n’avons nul besoin de déformer la vérité pour expliquer que toutes les politiques appliquées dans ce pays ne peuvent pas forcément l’être dans le notre.

En faisant croire aux français que l’Angleterre est le royaume de la précarité on veut détourner leur attention d’une réalité. La politique de Margaret Thatcher, de John Major et de Tony Blair a permis de réduire de plus de moitié le chômage. Le plus intéressant dans cette affaire est peut être le fait que deux majorités différentes ont appliqué la même politique de l’emploi pendant plus de douze ans ! 

 J’ai fait réaliser une étude sérieuse sur la comparaison du marché du travail en France et en Grande Bretagne et je veux en livrer ici quelques extraits : 

  La France et le Royaume-Uni présentent de nombreuses similitudes tant au plan de la population que de l’économie, ce qui rend pertinent une comparaison entre les performances des deux pays.                                           

 

Le Royaume-Uni offre un tableau nettement plus florissant que son voisin d’Outre-Manche en terme d’emploi : avec une population sensiblement identique (60 millions au total, dont 39 millions en âge de travailler), on compte 28 millions d'emplois au Royaume-Uni, contre 24 millions en France. Ces emplois ne sont pas de moins bonne qualité qu’en France, le temps partiel subi est moins élevé au Royaume-Uni de même que le nombre de contrats à durée déterminée. 

 Le quasi-plein emploi britannique (5,2% de taux de chômage) est au demeurant est une réalité tangible dont n’importe quel jeune Français peut témoigner. Dans ces bons chiffres, le Royaume-Uni ne peut être exempt de manipulation statistique, mais celles-ci n’expliquent pas tout. L’essentiel de la baisse s’est produit entre 1993 et 1997 à la faveur d’une combinaison de facteurs parmi lesquels la flexibilité des salaires et des conditions d’emploi a joué un rôle déterminant. 

1. La réalité du plein-emploi britannique 

 Le tableau ci-après fait le point sur les principaux chiffres en matière d’emploi entre les deux pays en 2004-2005 : 

 

 

Royaume-Uni

 

 

France

 

 

  • Population totale (millions)

     

59,8

 

 

62,2

 

 

  • Population active (millions)

     

30,2

 

 

27,5

 

 

  • Sans emplois (millions)

     

1,4

 

 

2,7

 

 

  • Emplois (millions)

     

28,8

 

 

24,7

 

 

dont -Temps plein

 

 

21,4

 

 

20,6

 

 

    -Temps partiel

 

 

7,3

 

 

4,1

 

 

  • emplois dans le secteur public

     

20,3%

 

 

19,4%

 

 

  • Taux d’emploi (2003)

     

              72,4%

 

 

63,4%

 

 

  • Taux de chômage (%)-BIT

     

5,2%

 

 

9,8%

 

 

  • Chômage de longue durée

     

21,2%

 

 

41,7%

 

 

  • Chômage des jeunes

     

12,1%

 

 

22,0%

 

 

 

 Alors que la population en âge de travailler est à peu de chose près la même en France et au Royaume Uni (250 000 de plus au Royaume Uni en 2004), on compte 3,8 millions d'emploi de plus au Royaume Uni qu'en France  qui se répartissent ainsi : 

     -3,9 millions d'emplois de services de plus au Royaume Uni ; 

    -600 000 emplois industriels de plus au Royaume Uni ;

    -700 000 emplois dans l'agriculture de plus en France. 

 S'agissant en particulier des services il y a notamment : 

    -1,1 million d'emploi dans la distribution de plus au Royaume Uni ;

    -500 000 emplois dans les services financiers au Royaume Uni ;

    -700 000 emplois de plus dans les services immobiliers au Royaume Uni ;

    -800 000 emplois de plus dans le secteur non marchand au Royaume Uni dont 700 000 de plus dans l'éducation, 400 000 de plus dans la santé et 300 000 de moins pour le reste. 

 En terme d'évolution depuis 1998, on constate : 

    -une convergence dans le domaine industriel : l'écart s'est réduit de moitié car le Royaume Uni a perdu beaucoup d'emploi et la France en crée un peu ;

    -un écart grandissant dans le domaine agricole : la France crée des emplois, le Royaume Uni en perd ;

    -dans les services, la progression des emplois publics est plus forte au Royaume Uni qu'en France : +1,1 millions d'emplois créés au RU, + 700 000 en France. En revanche, la progression est comparable dans les services marchands : +1 millions d'emploi supplémentaires dans les deux cas.

 

 2. Y a t’il un camouflage statistique ?

 La critique classique des statistiques britanniques est le « camouflage » que le gouvernement opérerait par un transfert massif des chômeurs de longue durée sur le régime des pensions d’invalidité.

 Sur ce point, nous avons donc cherché à comparer le nombre de bénéficiaires dans les deux pays :

-(i) de pensions d’invalidité, rente d’accident du travail et de maladies professionnelles,

-(ii) d’allocations chômages,

-(iii) de minima sociaux.

 (i) Au Royaume Uni, le nombre de personne adultes bénéficiaire d’une pension invalidité et incapacité de travail est en constante augmentation passant de 1,2 millions en 1993 à 2,5 millions en 2003.

En France, le chiffre le plus récent de bénéficiaires d’une rente accident du travail ou maladie professionnelle donne 2.1 millions de titulaires mais doit être pris avec précaution car il date de 1985. On compte par ailleurs 750 000 titulaires de l’allocation adulte handicapé et 44 000 bénéficiaires de pension invalidité. De manière synthétique, l’Insee évaluait en 2003 à 2, 3 millions le nombre de personnes handicapées vivant d’une rente ou d’une pension. 

 (ii) Le nombre de chômeurs indemnisé était de 0.9 million au Royaume Uni et de 2,5 millions en France en septembre 2005. 

 (iii) l' « income support », équivalent des minimas sociaux français, bénéficiait à 2,1 millions de personnes en février 2005, chiffre à peu près constant depuis 1997. Le nombre de bénéficiaires de minima sociaux est estimé à 2,25 millions en France métropolitaine (hors titulaire de l’allocation adulte handicapé déjà compté en point ii). 

 En fin de compte, le total de bénéficiaires de pensions d’invalidité et incapacité de travail, de minima sociaux et d’allocation chômage pour la population en âge de travailler est estimé à 5,5 millions d’allocataires au Royaume-Uni (soit 8% de la population). En France, ce chiffre est supérieur à 6.5 millions de bénéficiaires (soit 10.5% de la population).

 Ces données doivent bien sûr être appréciés avec nuance mais donnent une idée globale de la situation. Même si le Gouvernement Britannique est large avec un certain nombre de ses bénéfices sociaux, la France ne l’est pas sans doute pas moins et ce biais statistique ne compense pas en tout état de cause le différentiel d’emploi avec la France."

Fin de citation.

Bien entendu, toute personne qui pourrait fournir des informations complémentaires est très obligeamment invitée à le faire.

Pour ce qui me concerne, j'ai, dans le cadre de mes activités professionnelles, reçu plusieurs personnes ayant travaillé en Angleterre, spécialement dans la restauration. Toutes m'ont dit qu'il était très facile de trouver un emploi (quelques JOURS!). Elles y ont appris l'anglais, ce qui constitue un atout considérable pour la suite de leur carrière professionnelle.

On ne doit cependant pas dissimuler que le système d'indemnisation du chômage, là-bas, n'est pas le même que chez nous : l'indemnité y est telle qu'elle pousse, nécessairement, à trouver un emploi car on gagne nettement mieux sa vie en travaillant qu'en étant indemnisé.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Données chiffrées utiles
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Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /Fév /2006 13:27

La lecture de "L'Hebdo des Socialistes" est instructive à plus d'un titre. Cette semaine, il parle du très médiatique "Contrat Première Embauche" autrement connu sous l'acronyme "CPE".

Bien entendu, les socialistes sont "contre". Cette attitude, émanant du principal parti d'opposition, n'est pas pour surprendre. C'est même le contraire qui surprendrait.

Plus curieuse est la mémoire somme toute assez courte des socialistes. C'est, rappelons-le, Laurent Fabius qui avait créé, quand il était Premier Ministre, les "Travaux d'Intérêt Collectif" autrement appelés "TUC", permettant ainsi aux jeunes d'alors qui y étaient opposés de distribuer des petits gateaux à apéritif portant le même nom. Pourtant, en matière de précarité, on avait atteint, là, un sommet (d'ailleurs jamais égalé depuis).

Pour autant que l'on se souvienne, les Socialistes ont gouverné la France pendant un certain nombre d'années, pour le meilleur ET pour le pire. Je n'ai pas souvenir qu'ils aient, pendant tout ce temps, songé à supprimer les Contrats à Durée Déterminée (CDD) dont l'abus manifeste, aujourd'hui, n'est plus à démontrer. Pire même : ils en ont développé la pratique! 

D'ailleurs, ils ne proposent toujours pas la suppression du CDD ... Ils se prononcent même CONTRE le contrat de travail unique! Un comble ...

Certes, le CPE mérite un examen approfondi et le gouvernement serait bien inspiré de tenir compte de la manière dont sa réforme risque d'être interprétée. Cela suppose d'être attentif à toutes les propositions qui pourraient émergées, ici ou là (sur certains blogs, entre autres, voire même sur le mien qui fait des propositions qui ne sont sans doute pas parfaites mais qui ont néanmoins le mérite d'exister).

Pourquoi ne pas améliorer les conditions d'indemnisation des jeunes chômeurs concernés par la mise en oeuvre de ce nouveau dispositif? Ou bien veiller à limiter les abus (embauche puis licenciement puis nouvelle embauche et, à nouveau, licenciement ... et ainsi de suite, sans fin, au gré des humeurs de l'employeur).

De ce point de vue, la mobilisation du 7 février prochain sera révélatrice.

1. Avec un million de personne dans la rue, à Paris, le projet doit être purement et simplement retiré. C'est ce que François Mitterrand avait décidé, en juin 1984, avec le projet "Service public de l'enseignement" défendu par Alain Savary. 

2. Avec moins de 100.000 manifestants, à Paris, il peut et DOIT continuer la poursuite de la mise en oeuvre de son projet.

3. En cas de débordements et de réamorçage du processus de violences urbaines, il DOIT réprimer avec fermeté et sans faiblesse.

C'est bel et bien à l'aune des réalités concrètes que l'on mesure la légitimité d'une autorité.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /Fév /2006 14:27

En parcourant le forum "Cybermilitant", j'y ai trouvé cette contribution tirée d'une revue d'histoire. Compte tenu de la nature des débats en cours (et semble-t-il en voie de "solution"), il m'a semblé utile de le reproduire. Cela ne veut pas dire que je le reprends à mon compte ...

Début de citation.

"Esclaves blancs, maîtres musulmans

On l'oubie totalement : au XVIe siècle, les esclaves blancs razziés par les musulmans furent nombreux plus que les Africains déportés aux Amériques. L'historien américaine Robert C. Davis restitue les pénibles conditions de vie de ces captifs italiens ou espagnols*.

Par Olivier Pétré-Grenouilleau
Professeur à l'université de Bretagne-Sud (Lorient)


On a pris aujourd'hui la mesure de la traite des esclaves noirs organisée par les négriers musulmans à travers le Sahara, ainsi qu'en direction du Moyen-Orient et des régions de l'océan Indien [1]. On sait aussi que l'affrontement entre l'islam et la chrétienté a alimenté en maures et en chrétiens les marchés d'esclaves des deux côtés de la Méditerranée médiévale.
Mais si des travaux, maintenant assez nombreux, avaient permis d'éclairer la question de l'esclavage dans les pays chrétiens, et notamment dans la péninsule Ibérique, on ne savait pas grand-chose de la condition réelle des esclaves chrétiens dans les Etats "barbaresques" d'Afrique du Nord. Une histoire souvent obscurcie par la légende.
Professeur d'histoire sociale italienne à l'université d'Etat de l'Ohio, Robert C. Davis nous en livre désormais, dans un ouvrage remarquable, une approche véritablement scientifique. Le fruit de dix ans de travail, principalement en Italie.
Car l'Italie, "oeil de la chrétienté", fut sans aucun doute, entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la région la plus touchée par les raids des Barbaresques, ou Africains du Nord. Des villages y furent sinistrés, des activités (comme la pêche) entravées, des esprits et des sociétés durablement secoués. La Méditerranée devenant "la mer de la peur", nombre d'Italiens auraient alors délaissé les littoraux pour s'installer plus loin, vers l'intérieur. A propos des effets à long terme de ces razzias, l'auteur va juqu'à parler de "désastre sociale et psychologique" - une question qui mériterait sans doute des études plus étoffées.

Un million d'esclaves entre 1530 et 1780

Les causes de l'esclavage des chrétiens sont tour à tour mentionnées par Robert C. Davis : la Reconquista, le désir, de la part des musulmans, de prendre une revanche sur les croisades, l'appât du gain. Mais ce qui l'intéresse, ce sont surtout les conditions de vie de ces esclaves. Une question qui fut l'un des thèmes porteurs de l'historiographie consacrée à l'esclavage américain, et que Robert C. Davis tente d'appliquer, ici, à l'esclavage musulman.
Difficile d'estimer le nombre des esclaves blancs dans les pays barbaresques. On ne dispose que de données partielles, d'époques différentes, qu'il faut recouper avec soin. Parfois même se contenter de projection.
Contre Fernand Braudel, qui en avait minimisé l'ampleur [2], tout ce travail conduit l'auteur à une nouvelle pesée du phénomène. Estimant à environ 15% le taux de mortalité des esclaves déjà plus ou moins acclimatés à leur nouvelle condition, il évalue entre un million et 1 250 000 le nombre d'esclaves blancs détenus, entre 1530 et 1780, sur un territoire s'étendant de l'Algérie à la Lybie actuelles. Au XVIe siècle, il y avait donc annuellement plus d'esclaves blancs razziés que d'Africains déportés aux Amériques.
90% au moin de ces esclaves blancs étaient des hommes. Et comme on ne leur laissa guère l'occasion, de fait, d'avoir une descendance, la seule chose d'eux qui aurait pu leur survivre est le produit de leur travail, du moins pour ceux qui étaient affectés à de grandes tâches étatiques : construction de digues, de fortifications, de ports, de rues ou encore de palais. Mais une bonne partie de ces constructions a disparu. Cette institution, qui dura pourtant près de trois siècles, n'a donc laissé pratiquement aucune trace perceptible. (sic) "L'autre esclavage", écrit Robert C. Davis, est ainsi devenu "l'invisible esclavage". (resic)
Au XVIe siècle, de vastes opérations militaires étaient menées par les Etats barbaresques, jusqu'à l'intérieur des terres ennemies pour se procurer des esclaves. Mais, à partir des premières décennies du XVIIe siècle, les captifs blancs furent surtout le produit d'opérations corsaires privées. La valeur des esclaves pouvait représenter entre 20 et 100% de celles des autres prises, navires et marcandises inclus. Aussi les Barbaresques s'occupaient-ils directement, non seulement de capturer les esclaves, mais aussi de les transporter et de les vendre.
L'appât du gain était renforcé par l'arrière-plan conflictuel entre chrétienté et islam. Sinon, comment comprendre l'horreur toute particulière que les cloches des églises des villages qu'ils razziaient inspiraient aux corsaires ? La violence exercée lors de ces raids avait également une tonalité en partie symbolique qui permettait d'entretenir la crainte des populations littorales.
Même chose pour les humiliations infligées dès leur capture aux nouvaux esclaves : obligation de se dénuder, admnistration de coups à l'aide de cordes à noeuds, puis, à leur arrivée à bon port, défilé des nouveaux asservis destiné à officialiser le triomphe de leur nouveaux maîtres. Ainsi désocialisés, les esclaves étaient plus facilement soumis.
D'abords un peu mieux traités, afin qu'il s'acclimatent correctement, ils étaient ensuite orientés vers des activités variées, allant du travail dans les orangeraies de Tunis au service domestique. Néanmoins, la plupart se voyaient confier des tâches particulièrement dures : galères, extraction et convoyage de pierres, construction, etc. Et aucun "code blanc" (à l'imitation du fameux code noir appliqué dans les Antilles françaises), même symbolique, ne venait limiter les pouvoir du maître sur son esclave "infidèle". Certains captifs jouissaient cependant d'un certain degré de liberté. On leur demendait seulement de ramener, chaque matin, une certaine d'argent à leur maître ; système rappelant celui, dans les Antilles, des "nègres à talents" loués à des entrepreneurs. Le vol pouvait alors être à la fois acte de résistance et moyen de survivre au sein du système esclavagiste.
Souvent, les esclaves chrétiens travaillaient comme domestiques au service de familles musulmanes. Mais ce type d'esclavage déclina plus rapidement que celui organisé au bénéfice des Etats barbaresques. Au point que, à la fin du XVIIIe siècle, la moitié des esclaves chrétiens d'Alger vivaient dans des bagnes publics. Les conditions d'existence y étaient extrêmement dures : il y régnait un climat de violence, notamment sexuelle, les geôliers étant accusés d'y favoriser, contre paiement, des pratiques sodomites.

Cervantès captif des Barbaresques

Les captifs qui pouvaient faire l'objet d'une forte rançon échappaient vite à ces conditions d'existence. D'autres pouvaient être rachetés au bout de quelques années. Ce qui fut le cas de Miguel de Cervantès (1547-1616), l'auteur de Don Quichotte, esclave des Barbaresques entre 1571 et 1580. La chose devint théoriquement plus facile avec le temps, car des institutions religieuses spécialisées dans le rachat des captifs furent organisées de l'autre côté de la Méditérranée ; en Italie, des sommes importantes furent mobilisées pour le paiement des esclaves chrétiens.
La durée de captivité s'étendait ainsi, dans nombre de cas, de cinq à douze ans au maximum. Le taux de mortalité, cependant, demeurait élevée. Beaucoup d'esclaves n'avaient donc que peu d'espoir de retourner, un jour, chez eux.

* Robert C. Davis, Christian Slaves, Muslim Masters, White Slavery in the Mediteranean, the Barbary Coast and Italy, 1500-1800, Basingstoke, Palgrave, MacMillan, 2003.

1. Cf. "La vérité sur l'esclavage", spécial, L'Histoire n°280

2. La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, Paris, Armand Colin, 9e éd., 1990.

Cet article a été publié dans L'Histoire n°295, février 2005. 

Fin de citation.

Voilà! Il n'y a pas d'un coté les "bons" et de l'autre les "méchants" ... L'Histoire, c'est plus compliqué qu'on ne le pense et les faits ne peuvent s'accomoder des modes. 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /Fév /2006 14:54

Au 31 Janvier, le cap des 16.500 pages vues et 5.000 visiteurs uniques a été franchi. Autant de pages vues en Janvier 2006 que dans les 3 mois précédents. 1.400 visiteurs uniques pour la deuxième quinzaine de Janvier. Bonne vitesse de croisière.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Météo, administration et gestion du blog.
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 22:37

Je vous livre l'éditorial de Ivan Roux, rédacteur en chef de la revue "Micro-Hebdo" à laquelle je suis abonné. Il traite de la question du téléchargement illégal et de la licence globale. Il n'est pas loin de me faire évoluer dans ma vision du problème.

Début de citation :

"Selon l'étude annuelle de GfK (?), un milliard de fichiers musicaux auraient été téléchargés par les internautes français en 2005. En divisant par les quelques 10 millions d'internautes, cela équivaut à une centaine de fichiers chacun. Si tous ces fichiers avaient été achetés (0,99 euros, tarif moyen pratiqué par les plates-formes légales d'achat de musique en ligne), cela ferait 8,25 euros par internaute et par mois. Etlà, l'industrie musicale dans son ensemble (distributeurs compris) n'y trouverait rien à redire. Or, selon les dernières études, la majjorité des internautes serait prête à payer 7 euros par mois pour une licence globale permettant de télécharger librement. On n'est pas loin du compte ... Sauf que dans le cas de la vente en ligne, seule une petite partie des sommes recueillies échoit aux auteurs, alors qu'avec la licence globale, ce sont eux qui en profiteraient au premier chef! On peut dès lors s'interroger sur le sens du combat mené par l'industrie du disque : qu'elle défende son chiffre d'affaires, d'accord. Mais qu'elle arrête de nous faire croire qu'elle le fait au nom des artistes!

Fin de citation.

Bien sûr, il faut tenir compte que tous les internautes ne sont pas prêts à payer 8,25 euros par mois de plus pour télécharger librement (j'en fais partie). D'autres refuseront de payer et continueront à télécharger illégalement, etc ...

Il n'empêche qu'il y a là une esquisse de solution.

Et si on payait l'abonnement Internet en fonction du nombre de gigoctets téléchargés et non plus forfaitairement comme c'est le cas actuellement?

Le débat continue ... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 21:53

Afin d'éclairer les lecteurs sur l'exception française (une de plus!) relative à l'aménagement du territoire, j'ai procédé à quelques petites recherches sur la répartition selon le nombre d'habitants.

Le résultat est encore plus édifiant que je ne le pensais.

Il y a non pas 36.000 communes en France, mais 36.784, autant dire 37.000! Elles se répartissent selon la taille de la façon suivante :

7 communes ont moins de 1 habitant

9 moins de 2

9 moins de 3

13 moins de 5

39 moins de 10

72 moins de 15

132 moins de 20

222 moins de 25

347 moins de 30

653 moins de 40

1.061 moins de 50

3.973 moins de 100 habitants

10.405 moins de 200

15.201 moins de 300

18.572 moins de 400

20.917 moins de 500

23.045 moins de 600

25.257 moins de 750

27.665 moins de 1.000

30.467 moins de 1.500

31.936 moins de 2.000

32.861 moins de 2.500

33.499 moins de 3.000

33.982 moins de 3.500

34.833 moins de 5.000

35.733 moins de 9.000

Il n'y a donc que 2.800 communes qui ont plus de 3.500 habitants et 1.050 qui en ont plus de 9.000!

En disant clairement que l'on doit couper toute forme de crédits d'équipement aux communes de moins de 1.000 habitants de façon à les amener à fusionner avec leurs voisines, je ne pense pas faire preuve d'un autoritarisme intransigeant : il ne s'agit que d'une simple question de bon sens. Tout ce qu'il y a d'élémentaire ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration
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Dimanche 29 janvier 2006 7 29 /01 /Jan /2006 18:24

Notre pays a une caractéristique essentielle. Une propension phénoménale à inventer des usines à gaz ... dont personne ne comprend le fonctionnement (sauf l'auteur, peut-être, et encore ..) et, du même coup, à empêcher toute mise en oeuvre raisonnable. Autrement dit, tout changement.
Pour se faire comprendre des gens, il faut employer un langage simple.
Si on met en oeuvre une TVA sociale, cela revient :
1. A augmenter le taux de la TVA (ni plus ni moins)
2. A renchérir les produits, notamment les produits importés (chinois, par exemple)
3. A rééquilibrer le coût du travail dans un sens favorable au maintien des emplois en France (qui s'en plaindra?) en diminuant le taux (voire en les supprimant) des charges PATRONALES (et seulement celles-là!)

On pourrait donc commencer par uniformiser les taux de TVA en vigueur dans notre pays.
Je propose donc que le taux normal soit porté à 20% (commme le propose Christian Saint-Etienne), que le taux réduit soit porté à 8% (comme le propose Christian Saint-Etienne ...) et que le taux intermédiaire soit porté à 14% (comme le propose Christian Saint-Etienne ...encore lui).

On pourrait faire plus simple : porter à 20% le taux normal de TVA et SUPPRIMER les deux autres taux.

Corrélativement, on réduit les taux de charges patronales de telle sorte que le rendement financier global soit le même qu'avant afin que chacun COMPRENNE bien que cette réforme n'est pas faite pour boucher le trou de la Sécu ...
Il faut appeler un chat ... un chat! 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Dimanche 29 janvier 2006 7 29 /01 /Jan /2006 17:02

J'ai trouvé cet exposé sur le blog de Eric Izraelevicz, éditorialiste au quotidien "Les Echos". Il me semble être un bon résumé du problème, aussi ai-je souhaité le porter à votre connaissance. Son auteur est Monsieur de Kermel, un responsable du Centre des Jeunes Dirigeants, autrement dit une organisation de jeunes patrons connue pour son approche résolument moderne des problèmes. 

Début de citation :

"1 - La « Tva sociale » n’est pas une nouvelle taxe s’ajoutant à l’existant.

Il ne s’agit en effet que d’un basculement de charges. Si le financement de la sécu est de 100, actuellement perçu par un prélèvement sur les salaires, il s’agit, demain de prélever les mêmes 100, par une cotisation sociale fonctionnant sur le même principe que la Tva.

Par conséquent, la masse salariale en France diminuera mécaniquement du montant des charges sociales qui ne seront plus assises sur les salaires.

L’opération est neutre pour les citoyens consommateurs. Les calculs effectués il y a quelques années par Monsieur Régis Lafay montrent que la baisse moyenne pondérée des charges patronales et salariales serait de 45%, d’où une baisse du coût du travail de 28%, d’où une baisse du prix hors taxes des produits et services de 24 %. L’augmentation des prix résultant de la cotisation sur les produits serait ainsi largement compensée par la baisse des produits hors taxes.

2 - Le système actuel de financement de la sécu va de toute façon exploser.

Du fait de l’allongement de la vie et des progrès du système de santé, la sécurité sociale coûtera de plus en plus cher. Si on ne change pas le système de financement, les acteurs économiques français (artisans, commerçants, sociétés commerciales, salariés, agriculteurs, etc...) seront de moins en moins compétitifs, car les charges sociales augmenteront inéluctablement, quelles que soient les économies indispensables à réaliser par ailleurs sur la sécurité sociale.

Il en résultera des délocalisations, qui elles-mêmes aggraveront le chômage et la pauvreté, ce qui diminuera le nombre de citoyens actifs et par conséquent augmentera leurs charges, etc...

Les jeunes s’apercevront alors qu’ils sont les grands perdants. Pendant qu’ils seront au chômage ou dans l’obligation de s’expatrier pour trouver du travail, leurs aînés seront protégés, percevant régulièrement leur retraite et bénéficiant d’une bonne sécurité sociale.

3 - Il est incontournable de faire financer par notre sécu tous les biens et services, qu’ils soient produits en France ou importés.

Le grand intérêt du système et de faire participer au financement de la sécu à la fois les produits fabriqués en France, et ceux qui sont importés.

Notre système est paradoxal, car non seulement notre sécurité sociale est financée par un prélèvement sur les salaires, ce qui obère leur compétitivité, mais elle est de toute façon payée par le consommateur ! En effet, les salaires et les charges sociales, tout comme l’ensemble des charges de l’entreprise, sont pris en compte pour déterminer le prix de revient des biens et services produits par l’entreprise, et par conséquent leur prix de vente.

En taxant les biens et services produits sur le territoire français, et en exonérant les produits importés, notre système joue comme un véritable droit de douane à l’envers ! Par construction, on pénalise le produit français. Cela était négligeable dans notre économie fermée des années 50, car les produits importés étaient peu nombreux. C’est devenu une anomalie criante dans notre économie ouverte d’aujourd’hui.

Aux Etats Unis, le premier distributeur mondial, Wal Mart représente à lui seul 10% des importations des Etats Unis en provenance de Chine, et plus de 70 % des marchandises vendues dans ses magasin, proviennent désormais de ce pays. (Source : Alternatives Economiques, janvier 2006, page 57)

Cette situation sera celle de la France dans 10 ou 15 ans, sinon plus tôt. Il n’est pas pensable de financer notre sécu à cette échéance sur les seuls produits fabriqués en France. Le système fera faillite."

Fin de citation.

Pour approfondir votre réflexion, vous pouvez visiter le site http://www.tva-sociale.org

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /Jan /2006 22:42

Supression des jurys populaires en cour d'assises.

J'ai longtemps hésité avant de publier cet article. J'ai conscience de naviguer à contre-courant. Mais, si on veut promouvoir des propositions audacieuses, il faut en accepter la contre-partie.

De toute façon, je préfère naviguer à contre-courant plutôt que naviguer en eaux troubles.

Tout d'abord, je récuse avec la plus grande fermeté le vieil adage " Vox populi, vox deï ". Il me semble complètement inadmissible car incroyablement prétentieux. Vox deï ? Dans une société qui s'affirme laïque? Allons donc! Ce n'est pas sérieux... Les humains doivent être capables de rendre justice eux-mêmes, dans le cadre de lois reposant sur le principe qu'elles disposent pour l'avenir et non pour le passé. Elles ne peuvent donc, en aucun cas, être rétroactives.

Certes, notre système judiciaire, avec l'affaire d'Outreau, vient d'être sérieusement malmené (et ce n'est pas fini ...). Pour autant, c'est bien un jury populaire qui a prononcé la condamnation en première instance! Pas de quoi être fier...surtout quand on songe que la possibilité de faire appel des décisions de cour d'assises est TRES récente ...

Comment a-t-on pu en arriver là? On parle beaucoup de l'instruction dans ce dossier et pas du tout du jury populaire alors même que le procès a été étalé sur de nombreuses journées avec le même jury, mobilisé pour la circonstance, quotidiennement soumis aux pressions des médias, avec toutes les manipulations que cela induit, inévitablement.

Comment peut-on laisser de braves gens (les jurés) décider de l'avenir d'une personne pour de longues, voire très longues, années. Certes, de multiples précautions sont sensées être prises AVANT (constitution du jury, règles de procédures, majorité qualifiée sous l'autorité du Président de la Cour d'Assises, etc ...

La sagesse recommande de savoir renoncer à un mécanisme qui avait son sens dans un contexte ancien et qui l'a perdu, du fait même de l'évolution de la société tout entière.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
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Faites-moi de la pub!

Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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