Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /Jan /2006 23:49

Je viens de prendre connaissance de l'article que Christian Saint-étienne vient de publier dans le quotidien Le Monde. Je le trouve excellent. Je vous le livre ...

Début de citation :

"Dans les métiers de l'hôtellerie-restauration, on se dit "furieux". Même inquiétude dans le bâtiment. C'est que la question des taux réduits de TVA, n'ayant pas trouvé de solution au Conseil européen de décembre, est une fois encore renvoyée au conseil des ministres européens de l'économie et des finances du 24 janvier. Rappelons que le gouvernement français a promis d'obtenir pour les restaurateurs un taux de TVA réduit, et pour les entreprises du BTP le maintien du taux de 5,5 % en vigueur depuis plusieurs années pour les travaux d'entretien et de réhabilitation des logements.

 Que faut-il penser face à une telle unanimité ? D'abord, parlons de la TVA elle-même, puis de la crise des finances publiques. Depuis une vingtaine d'années, un vent mauvais s'est levé contre la TVA. Les uns lui reprochent d'être un impôt injuste parce que non progressif, les autres de frapper plus durement les pauvres, contraints d'affecter la quasi-totalité de leur revenu à la consommation, que les riches, qui peuvent en épargner une bonne partie (non soumise, celle-là, à la TVA). C'est un tissu de bêtises. La TVA est, comme la CSG, un impôt intrinsèquement juste, efficace et utile. Et c'est aujourd'hui le dernier rempart qui protège les "pauvres". La TVA est efficace car elle frappe tous les revenus dépensés, déclarés ou non, illégaux ou légaux : pourquoi seuls les gens honnêtes la paieraient-ils ? Elle frappera l'épargne lorsqu'elle sera dépensée ! La TVA est efficace car un impôt proportionnel sur la consommation est ce qui décourage le moins la production dans un monde ouvert. La TVA, enfin, est le seul rempart qui protège les derniers emplois productifs en France, car elle frappe toutes les productions d'origine nationale et étrangère : l'industriel chinois paie, comme le français.

La crise des finances publiques est d'une ampleur majeure. Le déficit public, tendanciellement de 3,5 % du PIB, finance essentiellement de la consommation et non de l'investissement, ce qui veut dire que l'épargne à laquelle on fait appel pour le combler est "avalée" sans aucun bénéfice pour l'avenir. C'est la raison pour laquelle le déficit doit impérativement être ramené à 1 % du PIB, afin de stabiliser les finances publiques. Et il faudrait réduire la TVA ? Pour qu'à la place on lève d'autres impôts ? Lesquels ? Personne n'évoque ce point. La seule certitude, c'est qu'il s'agira d'impôts plus nocifs que la TVA !

On veut baisser la TVA pour créer de l'emploi ! Je connais des syndicalistes de la restauration avec lesquels j'ai débattu publiquement de ces questions. Ils n'ont pas vu pour l'instant les créations d'emplois qui devaient, avait-on promis, résulter des mesures déjà prises en faveur de la restauration. De plus, on peut se demander s'il est légitime de baisser la TVA sur la restauration, qui profite d'abord à ceux qui peuvent aller au restaurant...

Faut-il pour autant ne rien faire ? Certainement pas. D'abord, en théorie économique et fiscale, rien ne justifie la TVA réduite : elle devrait être à 20 % sur tous les produits et services. Mais le monde réel n'est pas gouverné par la théorie, et l'Union européenne autorise trois taux de TVA.

Je propose une nouvelle structure de TVA avec application immédiate. Les taux actuels de 5,5 % et 2,1 % doivent être consolidés à 8 %, pour ne pas bouleverser l'activité de ces secteurs et inscrire ce taux dans une structure cohérente, le taux normal étant porté à 20 %. On pourra aménager la transition pour les activités les plus sensibles.

Le surplus de recettes devra être affecté à la réduction de la cotisation maladie employeur, afin de rendre plus compétitifs les emplois en France. Reste un taux intermédiaire qui pourrait s'appliquer à toutes les activités à haute intensité de main-d'oeuvre. Il serait fixé à 14 %. Il s'agit à la fois de lutter contre le travail au noir et de tenir compte de ce que beaucoup de ces activités sont réalisées par des travailleurs indépendants ou des micro-PME.

Beaucoup de restaurateurs ne nient pas qu'il faille payer des impôts si l'on veut des écoles qui fonctionnent, une bonne police et des routes sûres. Ce qu'ils ne supportent pas, à juste titre, c'est que la restauration sur place, la plus créatrice d'emplois, soit taxée à 19,6 % quand la restauration à emporter est taxée à 5,5 %. Stupidité sans nom ! Elles doivent être taxées toutes les deux à 14 %.

La structure de TVA (8 %, 14 %, 20 %) est cohérente au plan interne ; elle protège les emplois soumis à la compétition internationale. Elle est acceptable par l'Union européenne. Elle est juste et progressiste. Alors, on bouge ? "

Economiste, Christian Saint-Etienne est membre du Conseil d'analyse économique (CAE). Il est par ailleurs président de l'Institut France Stratégie.

Fin de citation.

La démonstration est presque parfaite. Le plus dur, c'est l'obstacle POLITIQUE! Comment faire comprendre au plus grand nombre que la TVA est un impôt juste? L'un des pères techniques est un certain Michel Rocard, inspecteur des finances; c'était il y a au moins 40 ans, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Peut-on dire de Michel Rocard que c'est un affreux réactionnaire ploutocrate ultra-libéral? Cela semble tout de même assez difficile... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /Jan /2006 10:59

Extrait de l'Hebdo des Socialistes du 21 janvier 2006. Ségolène Royal raconte :

"Quand nous entrons, le hangar est plein à craquer. Michelle monte sur l'estrade, chaleureusement acclamée, mais ne prend pas la parole : elle est venue d'abord pour écouter. La crise de la pêche artisanale, activité vitale dans la région, est le sujet du jour. La parole est d'abord aux pêcheurs, aux ramasseuses d'algues, aux petits armateurs, aux syndicalistes. Tour à tour, ils expliquent la dégradation de leurs conditions de travail, leurs revendications, l'espoir qu'ils mettent dans la candidate socialiste. Attentive, Michelle prend des notes. Quand tous et toutes ont parlé, elle répond très concrètement aux préoccupations des uns et des autres. Et dit ses engagements. Pour la pêche artisanale qui fera, si elle est élue, l'objet d'une "loi participative", élaborée avec l'ensemble des composantes du secteur. Pour l'accès de tous à l'école et aux retraites. Pour l'égalité des femmes et des hommes au travail. Ce meeting est un temps de dialogue à l'image d'une campagne qu'elle a voulue participative, à l'écoute des difficultés quotidiennes des Chiliennes et des Chiliens, dans un rapport direct et chaleureux qui est sa manière. "Estoy contigo" (je suis avec toi) : à tes côtés si tu as des problèmes, à tes côtés si tu as des projets. La victoire de Michelle est aussi celle d'une façon d'être et de faire". 

Les gros caractères ont été placés par moi. En eux-mêmes, ils sont tout un programme.

Va-t-on avoir droit, nous aussi, en 2007, à une campagne où les participants aux meetings parleront en premier? Où les candidats commenceront par écouter? Prendront des notes puis répondront aux questions qu'on leur pose?

Il faut l'espérer ... J'en doute.  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Débats et interwiews lus ici ou là
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 12:23

36.000 communes! Autant que dans tous les pays d'Europe réunis... Et, en plus, ça date du Moyen-Age. Et comme ça ne suffit pas, on constate que ce sont les plus ardents défenseurs de la Rrrévolution (il n'y a pas de faute d'orthographe ...) qui prônent le maintien de ces structures archaïques.

Presque 100 départements dont le principe de "périmêtrage" a été "que chaque citoyen puisse, en 24 heures, rejoindre le chef-lieu, à cheval". Bon principe, à priori (sauf quelques abus de rigidité ...). Sauf que, depuis, on a inventé l'automobile, le train et même l'avion...

22 régions administratives dont on avait tellement peur, à l'origine, qu'on ne leur avait pas donné le statut de collectivités territoriales...

Et si on remettait un peu d'ordre dans tout ça? D'autant qu'il y a les communautés d'agglomération, les communautés de communes, les communautés urbaines, les districts, les syndicats de communes (à vocation multiple ... ou simple) et j'en oublie certainement.

Prenons quelques exemples.

Il y a DEUX départements pour l'Alsace et UNE région. On pourrait fusionner ces deux départements en un seul et fusionner cette région avec quelques départements lorrains...

De même, on pourrait fusionner la Haute et la Basse Normandie... Les responsables politiques de ces deux régions le souhaitent, semble-t-il. Il faut seulement savoir quelle ville sera la capitale de région ... ce qui n'est pas une mince affaire.

Plus profondément, il s'agit bien sûr de réorganiser le tissu des communes. 36 000 ...ça laisse rêveur! Il paraît que certaines n'ont AUCUN habitant, tant et si bien que c'est le Préfet qui les administre ... mais qu'elles ne peuvent pas fusionner car il faut que les habitants de chaque commune concernée l'expriment! On risque d'attendre longtemps ... Qu'en penserait Courteline? Et Kafka?

D'où cette proposition simple : toutes les communes de moins de 3500 habitants doivent obligatoirement fusionner avec l'une des communes limitrophes jusqu'à ce que ce seuil soit atteint, faute de quoi elles se verraient supprimer toute forme d'intervention financière publique (suppression de la dotation globale de fonctionnement).

Bien entendu, il ne s'agit pas de faire n'importe quoi ni de se précipiter ...

Il ne faut cependant pas perdre de vue que les communautés urbaines, d'agglomération, de communes, etc ... ont des instances délibérantes élues au second degré alors qu'elles gèrent des budgets très importants et ont des pouvoirs économiques non négligeables ...

Sans parler de la multiplicité des réunions auxquelles les élus ne peuvent décemment faire face sauf à devenir des professionnels de la politique ...

A suivre ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration
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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 19:07

J'ai enfin pu me procurer l'intégrale de Mozart pour 100 euros, à la FNAC. EPOK, l'hebdo de la Fnac, accessible gratuitement, titre sur "La musique gratuite tue" (dans le même style et graphisme que "Fumer tue"). Article intéressant entre Denis Olivennes (le patron de la Fnac) et Didier Mathus, député socialiste, l'un des voteurs de l'amendement qui a provoqué tant de raffut.

J'ai noté plusieurs choses. Tout d'abord, cette idée de base, de pur bon sens : "Consommer une oeuvre sans payer, c'est aussi absurde que de voler du pain ou un journal". Il y a aussi d'autres arguments contre l'amendement.

1. Les premiers à s'être dressés contre l'amendement sont les producteurs indépendants et les artistes. Nous sommes l'un des rares pays où la production indépendante représente 20% du marché.

2. La Fnac a distribué 200 000 références de disques différentes l'an dernier dont 190 000 se sont vendues à moins de 50 exemplaires (cinquante).

3. Sur le "peer to peer", il ya plus de concentration que dans le "top 100" des ventes marchandes (le téléchargement illégal se fait sur les titres qui ont du succès).

4. Sur les 13 000 personnes qui ont signé une pétition en faveur de l'amendement lancée par la Spedidam(?), aucune n'est auteur ou compositeur. Il n'y a que des interprètes.

5. Les nouveaux artistes sont venus par le disque et non par la scène.

6. Le point d'équilibre de la licence globale est évalué à 80 euros par mois et par abonné, prix que ceux-ci ne consentiront jamais à payer.

L'ensemble du sujet est traité sur 7 pages pleines sans publicité. On y trouve notamment une page complète sur le coût d'un CD de Fersen qui nous apprend que le "point mort"de l'opération se situe à 95 500 exemplaires vendus (18 euros, prix public TTC).

Voici maintenant les arguments pour la licence globale.

1. Les artistes sont largement instrumentalisés par l'industrie et peu informés sur la licence globale.

2. Il y a 8 millions et demi de téléchargeurs illégaux en France. C'est sûr que si on met tout ce monde là en prison, ça va poser un problème ... sérieux! Impensable ...

3. Personne ne défend l'idée d'avoir le droit de consommer sans payer.

4. Les prix des Cd sont beaucoup trop élevés.

Ne passez pas à côté de cet échange assez vif entre les deux camps. Le magazine est accessible dans n'importe quelle Fnac.

Pour ma part, je retiens que pour produire un CD, il faut 44 000 euros et que pour le lancer à la télévision, il en faut 120 000 pour acheter les espaces publicitaires, 40.000 pour fabriquer un clip ... La démonstration pourrait être globalement plus convainquante.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 22:32

Je viens de récupérer cet article sur un blog. L'auteur précise qu'il l'a "construit" à partir du vocabulaire qu'il a appris en séjournant à Bondy. Il est suisse et journaliste.

Lisez! Il y a un lexique ... Heureusement, sinon, je vous avoue que je n'aurai pas tout compris.

"Parlez-vous le neuf-trois (93)?

Le métissage dans les banlieues, c'est l'invention d'un nouveau langage, de langues à part, argotiques. Selon l'origine des habitants, la proportion sans doute de chacune de ces origines (Algérie, Maroc, Tunisie, pays slaves, pays d'Afrique de l'ouest, juifs séfarades, gitans etc.) et l'esprit créatifs de quelques-uns parfois pour qu'un mot ou une formule l'emporte et se répande, ces langues varient d'une région à l'autre, parfois d'une cité à l'autre. "On était au Leclerc de Clichy-sous-Bois, me confie l'un des jeunes d'ici et ils nous ont tout de suite dit: toi t'es pas d'ici".

Alors, un soir, avec une équipe improvisée de linguistes en herbe du quartier, on a tenté un début de lexique que chacun de nos lecteurs peut se sentir libre de compléter, de commenter, voire de rectifier (on n'est pas dans une science exacte). C'EST UN APPEL: NOUVEAUX MOTS BIENVENUS!

Concernant les stupéfiants, on m'a dit: "pour les mots de dope, faut le code PIN". Que je n'ai toujours pas.

Pour la petite histoire du "93" parlé à Bondy, il serait très saupoudré de romani, langue gitane, car il y a beaucoup de Gitans installés ici. Je renvoie les intéressés à un site sur le romani dans l'argot français que j'ai trouvé un peu par hasard(http://mayvon.chez-alice.fr/argot.html)

Je vous ai concocté un petit texte avec tous les mots que j'ai recueillis pour l'instant et je vous laisse un lexique

Bien narvalo!

Ça se passe vers 18 heures dans une cage d'escalier de la cité Blanqui. Kamel et Mustapha discutent.

- Y va bien ton rofto?

- Ouaih y va bien.

- Et ta reseu, toujours à la Poste? Toujours michto?

- Ouaih, elle s'est coupée les chaal.

- Et ton aut' rofto, toujours au habs?

- ouaih, mais y tient l'coup, c'est un khazeh!

Un couple sort de l'immeuble

- Dicav le raclo avec sa racli qui sortent! Tu connais? Ah Zinda! Son fils s'est fait chourrer hier par les chmitt avec du bédo. Autour de lui, y z'avaient tous des splifs au becs.

- Quels chmitt?

- Bin les condés de Bondy, quoi, les chtars!

- Combien y z'étaient?

- Qui?

- Bin les kisdés, les dekses! Combien y z'étaient?

- Au moins quatre, paraît, et y'en avait un, un stokma grave! Y z'ont rien pu faire. Putain comment y s'est fait kicker l'Kamel, y s'est fait marav grave. Pourtant Kamel c'est un khazeh!

- Khaï, j'te l'dis y a une poukav dans sa team.

- T'es narvalo ou quoi?! Y pas d'poukav!

- Quelqu'un a balancé son blaze…

- Mais t'es ouf toi, c'est des bons muses, y font la ièrepri et tout! Nan, y a pas d'balance dans la smala j'te dis.

Un mec passe devant l'immeuble dans une Mercedès modifiée avec les baffles à fonds

- Lui il a des lovés, vise la turvoi et t'entend le flot? C'est du bon. C'est qui?

- Y r'vient du bled. Mais il est pas d'ici. Son daron y tient une boucherie halal à Bobigny, mais sa daronne c'est une Gauloise. Je l'sais, il avait mis une disquette à une michtonneuse d'ici. Une heutte paraît. On l'voyait à l'époque, mais c'est un fashion. Tu l'aurais entendu avec ses phrases de bolos dans son serwel Armani.

- N'importe quoi, la fille j'vois qui c'est, c'était Mariam, c'était un skeud. Et pi y lui a pas seulement mis une disquette, y a mis le chib dans l'zbeub et tout (rires). Tiens, z'y va d'mander. Eh morè! Viens par là!

Le mec se pointe

- T'était pas avec Myriam avant? La p'tite du 10?

- Ouaih pourquoi? Qu'esse tu veux?

- T'as pas une garo?

- J'ai arrêté de bédaver

- Alors qu'esse tu viens fout'ici? Tes en mode baise?

- Ouaih, un rancard avec une michto. J'voulais l'appeler, mais j'ai flingué mon forfait, alors je viens.

- Voilà une phrase de bonhomme. T'as l'mord!

- A propos, on s'demandait avec l'autre, avant, Mariam…

- …Myriam

- Ouaih, Myriam, t'y avais mis une bonne paille ou pas?

- Non, on était resté au vinil. Bon, j'dois nachav

- Attends! on va pas t'faire hagar, mais tu veux pas nous r'filer les bédis d'la caisse. Juste pour voir devant l'immeuble?

- T'es ouf ou quoi?!

- Allez quoi t'es plein d'dollars, nous on a pas un palo

- Une aut' fois!

Le nouveau s'en va.

Restés seuls les deux reprennent

- Putain quel blédard!

- Ouaih, un gros relou, un fashion t'avais raison!

- Bon, on va criav?

- Ouaih, un bon sdal chez Sam. Y aura Seb, lui c'est un kholoto.

Par Michel Beuret

Parlez-vous le 93? Mode d'emploi

la mère = la daronne

le père = le daron

la sœur = la reseu

le frère = le rofto

la prison = le habs

le nom = le blaze

regarde = dicav

un mec = un raclo

une fille = une racli

pauvre! = zinda!

les policiers = les chmitt, les condés, les chtars, les kisdés, les dekses,

frapper = kiker

se faire frapper = se faire marav

les sous = les palos, les lovés, les dollars

t'es un bon = bien narvalo!

mais aussi dans le sens: t'es bête = t'es narvalo!

Flirter, faire une approche = mettre une disquette, un vinyle

baiser = mettre une paille, une piqûre

gentille (ou belle pour une fille) = michto (adjectif ou nom commun: une michto, t'es michto)

l'ami ! = morè !

mon frère = khaï

les clés = les bédis

ceux qui sont pas d'ici (de la cité, de la banlieue) = les blédards

les cigarettes = les bédas, les garos

fumer = bédaver

la boisson = la piav

une profiteuse de gars = une michtonneuse

un pantalon = un serwell

une tapette (pas un vrai mec) = un fashion

une bouffe = un sdal

une fille laide = une heute

de l'or = du roro

un mou = un bolos

un dur = un khazeh

des paroles d'hommes = des phrases de bonhommes

les cheveux = les chaal

un missile = un skeud

mon équipe = ma smala, mon team

un joint = un splif

le chite = le bédo

un fouteur de merde sympathique = kholoto

je suis en train de... ou "j'ai envie de..." ou encore "je suis en état de..".= je suis en mode + un mot sans article (exemple: je suis en mode baise)

le son = le flot

un gros bras = un stokma (mastoc)

le zizi = le chib

le cul = le zbeub

Par Michel Beuret " Fin de citation.

Professionnellement, il peut m'arriver d'entendre parler "verlan" ou bien "racaille". Mais pas à ce point. Ce journaliste me semble honête.

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /Jan /2006 23:23

Je viens de placer en tête de mes liens préférés celui élaboré sous l'égide du Ministre du Budget. Il s'intitule "Performance publique". En voici l'adresse complète : http://www.performance-publique.gouv.fr .

On y trouve une quantité impressionante d'information relative au fonctionnement de de certaines structures publiques. Un exemple : pour assurer le fonctionnement normal des centres de rétention administrative (là où sont "retenus" les étrangers en attente d'expulsion), il faut 1,2 agent par "retenu".

Eh, oui! Les personnes retenues administrativement doivent l'être 24heures sur 24, 7 jours sur 7 (et même nettement plus). Or, les agents affectés à leur surveillance et ceux qui font fonctionner les centres, eux, ne travaillent "que" 35 heures par semaine ...

On comprend mieux pourquoi, dans l'intérêt de tous (y compris des "retenus" eux-mêmes), il faut que les procédures soient rapides tout en restant justes et conformes à notre droit.

Une lecture régulière permettra de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un site de vulgaire propagande. Un bon point : on y trouve, côte à côte, Alain Lambert, ancien ministre du Budget (droite) et Didier Migaud, ancien rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale (socialiste). L'un et l'autre ont été, tour à tour (et, par conséquent, ensemble, par nécessité) les "pères" de la "loi organique relative aux lois de finance", la fameuse "lolf", une sorte de big-bang en matière de gestion budgétaire des services de l'Etat.   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Données chiffrées utiles
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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /Jan /2006 17:18

Jean Daumont vient de publier un article sur son blog "Convergences" dont vous trouverez le lien en cliquant dans le module "Allez-y", à gauche. J'y ai mis un commentaire de portée fondamentale.

Je vous invite à vous rendre sur ce blog afin de prendre connaissance des deux textes.

Bonne lecture!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /Jan /2006 17:13

La lecture d'un tout récent numéro du quotidien Les Echos m'amène à enfoncer le clou sur les risques de dérive à partir de l'annonce effectuée par le Président de la République.

Y figurent plusieurs interwiews de responsables d'entreprises dont la tonalité générale est au rejet d'une modification de l'assiette de calcul des charges sociales en faveur de la valeur ajoutée au lieu et place des seuls salaires.

Il est tout à fait certain que si cette réforme doit se traduire par la prise en compte d'un même taux (celui actuellement en vigueur appliqué aux salaires bruts) sur une assiette plus large (la Valeur Ajoutée, nécessairement plus élevée, sauf si l'entreprise fait des pertes abyssales, auquel cas ça ne dure pas très longtemps ... ), on comprend les employeurs (et je ne peux que les approuver) qui craignent d'être à nouveau grugés.

Il ne peut être question d'accroitre le rendement net de ces charges afin de pouvoir commodément "boucher le trou de la Sécu".

Aussi faut-il redire, plus nettement afin qu'il n'y ait aucune ambiguité, que le rendement doit être le même, voire plus faible, en appliquant un taux plus faible sur une assiette plus large.

Il ne faut jamais oublier que "les hauts taux tuent les totaux" (Colbert).

Si le risque de dérive ne pouvait être jugulé, il faudrait alors se résoudre à la mise en place d'une TVA sociale (autrement dit une majoration des taux de TVA en vigueur, rien de plus) mise en place en contrepartie d'une réduction des charges salariales PATRONALES (et celles-là seulement).

Il serait toujours possible d'agir sur le financement des allocations de chômage (par exemple) par une suppression des cotisations s'y rapportant au profit d'une majoration de la CSG après avoir, bien entendu, égalisé le taux en vigueur à tous les revenus (donc les retraites).

La légère majoration des prix qui en résulterait serait alors supportée plein pôt par TOUS les revenus, tout spécialement celui des inactifs (dont ne font pas partie, faut-il le rappeler, les chômeurs), et plus encore les retraités.    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 09:47

Ahora, el Chile se pone pantalones largos! Aujourd'hui, le Chili met des pantalons longs ... Buenvenida, Senora Presidente!

Me da igual que usted esta de la izquierda o de la derecha. Lo mas importante esta que usted es una mujer.

Arriba el Chile! Arriba el pueblo chileno!

Arriba las mujeres del Chile!

Arriba los hombres del Chile! 

Adelante por el futuro ... 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Politique extérieure
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Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /Jan /2006 18:09

Faire une pause n'a jamais fait de mal à personne! En tout cas, pas à mon blog. Au soir de ce 14 janvier, le cap des 12 000 pages visitées sera très vraisemblablement franchi. De même celui des 3 600 "visiteurs uniques". C'est Over-Blog qui me l'apprend ...

Il faut croire que le succès (car, à mes yeux, c'en est un) appelle le succès. Depuis cette pause, je constate une recrudescence des visites et des pages lues. Plus de 110 "visiteurs uniques" chaque jour semble être devenu l'étiage (c'est à dire le niveau le plus bas). De même, les 300 pages lues, chaque jour.

Le léger fléchissement constaté ces deux derniers jours indique clairement qu'il faut "y retourner" comme on dit, couramment, dans les entreprises dynamiques.

Permettez moi de vous inviter à consacrer un peu de votre temps à la visite des blogs que vous trouverez dans la colonne "Allez-y". Si vous vous intéressez aux questions de l'avenir, vous y trouverez des éclairages utiles.

Bonne lecture!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Météo, administration et gestion du blog.
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /Jan /2006 18:06

Il y a un peu plus de 3 mois, je me lançais dans cette aventure de création d'un blog politique.

Passés les premiers jours de mise en place "technique", j'éditais mon premier article sur le mode de scrutin pour nos députés. Soit dit en passant, peu de gens l'ont lu, ce en quoi ils ont tort car on me permettra de penser qu'il est intéressant (rubrique "élections", ).

Ce Dimanche 8 Janvier 2006, je suis à même d'affirmer que, selon les statistiques fournies par Over-Blog, j'ai franchi, hier, le seuil, significatif, des dix milles pages lues depuis le début du mois d'Octobre. 

Si tout se passe normalement, à la fin de cette semaine qui commence (Le saviez-vous?  La semaine commence le Dimanche, pas le Lundi!), je franchirai le seuil des trois milles "visiteurs uniques".

Pour le seul mois de Janvier 2006, je devrais atteindre, sans trop de difficultés, le niveau des dix milles pages lues et, peut-être, des deux milles "visiteurs uniques" ...

Si on veut bien tenir compte du caractère parfois un peu "aride" des sujets traités, je n'ai pas de raison d'être mécontent ... Bien au contraire.

Alors, au boulot! Etant breton, j'ai quelques raisons d'être assez confiant : les bretons sont connus pour être "têtus". Bien entendu, c'est complètement faux! Ils ne sont que juste un peu "opiniâtres" ... Tout comme Obélix qui, comme nul ne l'ignore, n'est pas "gros" mais seulement un peu "enveloppé" ...

Quant à la "potion magique", c'est tout simplement celle du laboureur de Jean de La Fontaine : "Travaillez, travaillez, c'est le fond qui manque le moins!".    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Météo, administration et gestion du blog.
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /Jan /2006 17:30

Avec l'affaire Humbert, on a un exemple-type de ce à quoi peut mener un jusqu'auboutisme imbécile.

Il me paraît évident que le Procureur de la République a pris ses réquisitions après avoir consulté "son" Procureur Général, voire la Chancellerie (bien que celle-ci ne le reconnaitra évidemment pas).

C'est maintenant au juge d'instruction de décide du non-lieu. Notons au passage qu'il a le pouvoir de décider SEUL, contre la volonté de "son" Procureur, dont il dépend hiérarchiquement mais dont il est indépendant quant aux décisions qu'il prend sur un dossier dont il a été saisi et dont personne ne peut le désaisir sans motif valable, le "contentieux" pouvant remonter jusqu'au Conseil Supérieur de la Magistrature.

Mme Humbert a évidemment tort de vouloir coûte que coûte un procès. Un prétoire ne peut être le lieu où se fait, de facto, la Loi. Sauf, bien entendu si les Parlementaires sont à ce point déconsidérés ... ce qui serait très grave sur le fond.

Se repose à nouveau la question de la bonne et saine administration de la justice.

Vous pourrez lire avec intérêt ce qu'en Jean Daumont sur son blog dont vous trouverez le lien dans la colonne "Allez-y", à gauche ...   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Administration de la Justice
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 15:36
J'ai trouvé cette contribution, très synthétique, sur le forum du quotidien "Les Echos". Je vous la livre ainsi que ma réponse, brève (à quoi bon redire quand les choses sont bien dites).
 
Début de citation :
"Faut-il sauver "le modèle social français "?

Un modèle social ne peut subsister que sur une zone économique délimitée. L'importance des échanges européens conduit naturellement à aller vers une certaine harmonisation... qui a été évitée par les Etats comme par la Commission. Les Etats défenseurs des "avantages acquis" et la Commission uniquement préoccupée de déréglementation et de libre-échangisme mondialiste.

La construction européenne était l'occasion de mettre sur pied un modèle social européen. Occasion manquée. Il est de plus en plus difficile, avec de plus en plus de pays dans des situations économiques très différentes les uns des autres de faire une telle mise en place.

Etant donné le peu de réalité des frontières autour de l'Europe (de moins en moins de droits de douane, de quotas, et pas de taxes de compensation sociale), c'est plutôt le cadre du mondialisme qui fixe, de fait, le modèle qui se répand : le moins-disant social.

Si "sauver le modèle social français" est le perpétuer, c'est passéiste et illusoire. Si "sauver ce modèle" est le faire évoluer pour éviter qu'il ne s'écroule de lui-même, c'est déjà bien tard pour agir". Fin de citation.

Voici ma réponse :

"Oui, c'est déjà bien tard ... mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour même et il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais ...
Toute une philosophie à laquelle je crois comprendre que vous pourriez adhérer si les conditions politiques étaient réunies!". Fin de citation.

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 15:19

Je ne vais pas me poser en donneur de leçon. Juste un réglage de base!

1. La relation qui lie le client (notez bien : le client, pas l'usager!) est une relation entre lui et une entreprise. Laquelle entreprise a reçu (ou aurait du recevoir ...) une délégation de service public de la part des ... pouvoirs publics.

2. Si le délégataire n'est pas capable, quelle qu'en soit la cause, d'exécuter son contrat de délégation, il incombe à l'autre partie contractante (les pouvoirs publics) de faire appliquer les pénalités prévues au contrat de délégation (ce qui suppose que lesdits pouvoirs publics aient eu la jugeote de les prévoir, ce qui n'est pas sûr).

3. Prévoir une loi réglementant le fonctionnement des "services publics", c'est vouloir s'immiscer dans la relation, au sein de l'entreprise ayant reçu délégation, entre la Direction (autrement dit "l'employeur" ou son "représentant") et le personnel (éventuellement représenté par des syndicats, des élus, siègeant de plein droit au sein de structures qu'il serait inutilement suicidaire de vouloir remettre en cause : un problème à la fois).

4. Si l'entreprise délégataire n'est pas capable de respecter son contrat de délégation de service public qui la lie aux pouvoirs publics, il convient d'en tirer les conséquences : paiement des pénalités prévues.

5. Si ladite entreprise n'a pas les moyens de payer les pénalités prévues, on procède à la mise en vente de l'entreprise (au plus offrant, avec reprise des contrats existants) et les pouvoirs publics se font payer les pénalités avec le produit de la vente.

6. L'entreprise se trouve donc, de facto, PRIVATISEE car elle n'a pas été capable d'assurer l'exécution de son contrat.
Vous retrouverez cet article sur le forum des Echos, journal que je vous invite à lire aussi souvent que possible : il coûte plus cher que "Métro", il faut plus de "20 minutes" pour le lire mais ça vaut le coup!

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Transports
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 10:40
J'ai trouvé ce "post" sur le forum des Echos. Je vous le livre ainsi que ma réponse.
Début de citation :
"Faut-il contrôler les chômeurs ?

A propos de votre article du 19 avril : « le tabou de la réforme du contrôle des chômeurs » …

Il en est du chômage comme, peut-être, de la prison, on ne devrait en parler que quand on l’a vécu.

J’étais cadre dirigeant et salarié dans une entreprise de services. La société qui était en parfaite santé a été vendue par son actionnaire fin 2003, et toute l’équipe de direction a été remerciée dans les 15 jours (classique du genre…)

Agé de 50 ans, reconnu par mes pairs, et ayant fait jusque là une brillante carrière (sans exagérer…) le ciel m’est tombé sur la tête.

Le ciel et le reste : toutes les charges qui continuent à courir, le divorce et toutes ses conséquences…

Bref, atterrissage dans la case ASSEDIC dans un état totalement groggy. Alors ce jour là, moi qui voyais cet organisme comme un réservoir à fainéants professionnels, j’ai béni les dieux qu’il veuille bien me recueillir et m’aider à me réanimer.

Ici commence donc la quête d’un nouvelle occupation : le réseau d’abord qui bizarrement ne vous connaît presque plus, et puis la courses aux annonces.

Je ne sais quantifier le nombre d’offres auxquelles j’ai répondu, j’ai tout essayé, mais je n’ai jamais reçu une seule proposition d’entretien.

J’ai pourtant postulé dans des secteurs différents du mien dès lors que mes compétences correspondaient à la recherche, j’ai postulé dans plusieurs régions françaises et aussi à l’étranger, j’ai postulé pour des salaires quatre fois inférieurs au mien, je ne me suis jamais accroché à mes ex prérogatives, mais pas la moindre réaction.

Je me suis bien sûr aussi inscrit sur tous les sites internet possibles, pas plus de résultat, aucun contact, refus de tout commentaire au téléphone.

Et à ce jour j’en suis toujours au même point. Alors bien sûr j’ai voulu savoir pourquoi. J’ai fini par « faire parler » quelques DRH à propos de mon cas, leur réponse, même dite à voix basse est claire et unanime : à 50 ans oubliez tout espoir de retrouver un job salarié.

Alors voilà . Je me reconnais dans les 10% de votre article qui coûtent 30% des ressources ASSEDIC, et croyez moi bien cela ne me complexe en aucun cas. Personne ne s’est posé de questions lorsque je cotisais, lorsque je réglais mes « primes d’assurance ». Alors, que l’assurance m’indemnise aujourd’hui selon les termes du contrat passé me semble tout à fait légitime.

Un point positif dans tout cela : je ne parlerai plus bêtement et idiotement de la condition de chômeur comme je le faisais auparavant, comme le font ceux qui n’y sont pas passés, car je l’aurai vécue.

Si les caisses des ASSEDIC sont mal en point ce n'est parce que les chômeurs coûtent individuellement trop cher, c'est tout bêtement parcequ'il y en a trop. S'il y en a trop c'est parce que les carcans règlementaires concernant le travail sont hallucinants dans ce pays . Je sais de quoi je parle, j'ai entre autres choses dirigé un établissement de production de 700 personnes, et durant cette aventure je passais le plus clair de mon temps à gérer des problèmes RH plutôt qu'à améliorer mes résultats opérationnels.
De grâce n'accablez pas davantage les victimes. Il y a sûrement quelques tricheurs, mais sûrement pas beaucoup.
Et puis, lorsqu'on découvre dans la presse d'aujourd'hui, que Monsieur Daniel BERNARD, ex pdg de Carrefour, va percevoir 34 millions d'euros après s'être fait débarquer pour insuffisance de résultats, je vous pose la question : qui sont les vrais pilleurs dans cette société ?" Fin de citation.

Voici ma réponse sur le même forum.

"La description de votre parcours professionnel me conduit à réagir dans le sens que vous dites.
Oui, il y a trop de chômeurs dans ce pays!
Oui, le pays étouffe sous une invraisemblable chappe administrative qui provoque une authentique dilapidation de ressources qui seraient mieux employées ailleurs, dans l'investissement industriel notamment.
Oui, quand on occupe un poste de responsabilité comme cela a été votre cas, il faut se faire à l'idée que l'on a bien peu de chances de retrouver un emploi équivalent, voire même simplement salarié (l'employeur a bien trop peur que vous lui preniez, à terme, sa place).
Oui, il faut donc se prémunir contre ce risque avec un "golden parachute".
Oui, dès que l'on entre dans une entreprise, il faut songer, à la signature, au contenu du contrat et à la perspective d'un départ non-souhaité, tout comme on doit songer au divorce quand on signe son contrat de mariage.
Dites-le à vos enfants, petits enfants ...
C'est un agent de l'Anpe qui vous donne ces conseils ..."

 Fin de citation.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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