Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 09:13

Oui, évidemment! Le travail est en cours au niveau gouvernemental.Cela devenait urgent : il a tout simplement (quasiment)TRIPLE de volume en 25 ans! Incroyable, Non? C'est pourtant vrai.
Pour faire les choses correctement, il faut, dans un premier temps, recodifier tous les textes qui ne le sont pas encore ou qui le sont mal. Une telle opération ne peut se faire qu'à DROIT CONSTANT (on ne profite pas d'un nécéssaire travail de remise en ordre pour, subrepticement, changer les règles).
Ensuite, il faut expurger de ce code tout ce qui n'a strictement rien à y faire. Cela touche, essentiellement, la partie règlementaire; mais aussi la partie législative. Un exemple : c'est le code du travail qui définit les HUIT catégories de demandeurs d'emploi (vous avez bien lu : HUIT!). Est-ce bien le travail du législateur que de s'occuper de ça? Idem pour des sanctions PENALES qui s'y trouvent (mais, oui!) alors que nous avons un CODE PENAL ...Une vraie pagaille!
Enfin, et c'est là que le problème devient très politique, il faut apporter des modifications en changeant la règle, ce qui suppose une intervention du Parlement, lequel, imperturbable, doit faire son TRAVAIL sans s'occuper de la longueur des cortèges dans les rues. Nous sommes en démocratie; il y a souvent des élections : c'est à ce moment là que les citoyens (c'est à dire ceux qui ont le droit de voter)doivent se prononcer.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Jeudi 5 janvier 2006 4 05 /01 /Jan /2006 21:59

Jacques Chirac lit-il mon blog?

Il faut croire que oui ...

Il vient de proposer la mise en chantier d'une réforme de la méthode de calcul des charges patronales  pour la part de celles-ci qui finance la protection sociale (hors retraites).

On parle désormais, dans les très hautes sphères de l'Exécutif et du Gouvernement, de moduler les charges patronales selon la valeur ajoutée.

Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre : vous trouverez, sur ce blog, deux contributions en date du 30 Octobre et du 1er Novembre intitulées "TVA sociale et CSG-entreprises" qui tentent de décortiquer le problème. Dès le mois de Décembre 1992, j'ai rédigé une étude portant, notamment, sur le sujet. Je ne vais quand même pas bouder mon plaisir!

Je me permettrai juste deux ou trois petites observations.

Le Président de la République souligne avec raison que "Dès les années 1990, notre pays a franchi une étape capitale de la réforme de la protection sociale avec la CSG." En effet, Michel Rocard en est le père, contre la volonté des "archéo" de son propre parti. A l'époque, un certain Jacques Chirac vitupérait contre cet "impôt nouveau". Jacques Chirac nous prouve qu'il n'est pas un imbécile car tout le monde sait qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis. On ne va pas lui jeter la pierre ...

Le Président nous propose d'explorer la piste de la "TVA sociale". Dont acte. A mon avis, l'exploration va être vite terminée car diminuer les charges patronales et compenser la perte par une hausse de la TVA est politiquement intenable, surtout dans le contexte pré-électoral actuel.

Le plus sage serait sans doute de mettre au point un système pour se prémunir des dérapages ultérieurs, tellement tentant qu'ils seront inévitables, du moins sans ces "crampons anti-dérapage".

Pourquoi pas une disposition prévoyant que la future "CSG-entreprise" ne puisse en aucun cas avoir un taux supérieur au taux de la "CSG-personnes physiques" (que, soit dit en passant, il va falloir, un jour ou l'autre uniformiser)? Ou bien une disposition prévoyant que la "CSG-entreprise" ne puisse en aucun cas être supérieure à l'actuel application "charges sociales patronales en vigueur (hors retraites)?

Affaire à suivre ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 22:19

Il s'agit des dépenses effectuées par les grandes entreprises dans la recherche industrielle. Ces données sont extraites des Echos du 4 Janvier et données en millions d'Euros.

Etats Unis                123 595

Japon                         71 655

Europe                     113 497

dont Allemagne          38 589

        France               19 645

        Royaume Uni     15 613

        Suisse                11 149

        Pays Bas             8 272

        Suède                 5 844 

        Finlande              4 627

        Italie                   4 388

        Danemark           1 685

        Belgique              1 259 

        Espagne                 912

Ces chiffres "parlent", d'eux mêmes ...

Le Danemark (4 milliond d'habitants) fait le double de l'Espagne (40 millions d'habitants).

L'Italie (60 millions d'habitants) fait jeu égal avec la Finlande (5 millions d'habitants).

La France a des ressources à venir car l'investisement industriel est porteur de développement futur.

Comparativement aux Etats Unis et au Japon, l'Europe est à la traine avec ses 500 millions d'habitants (1,5 fois les Etats Unis, 4 fois le Japon) avec, seulement le 1/3 du total.

Je rapporte volontairement à la population car la recherche industrielle a son origine dans le potentiel "intellectuel" de la zone concernée.   

            

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Données chiffrées utiles
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 20:32

Le Conseil Constitutionnel vient de rendre deux décisons relatives à l'impôt qui font l'objet d'un commentaire avisé de la part de Michel Taly, ancien directeur de la législation fiscale au Ministère des Finances et actuel co-président de la commission "Modernisation fiscale" de l'Institut de l'entreprise dans Les Echos de ce jour.

Il en ressort que

1. Les lois à visée rétroactive dont l'objet est de contrer une décision de justice sont anticonstitutionnelles. En clair, les routiers, bénéficiaires d'une décision de justice favorable sur la question de la TVA sur les péages d'autoroute ont gagné. Ils pourront obtenir que l'Etat leur rembourse la TVA qu'ils ont payé. Ce n'est que justice : c'est à l'Etat de mettre de l'ordre dans ses papiers et il doit cesser de vouloir se rattraper par je ne sais quelle loi tordue conçue pour lui éviter d'avoir à rembourser une somme rondelette (1 milliard d'euros, si je ne m'abuse; à vérifier).

2. Les lois inintelligibles au commun des citoyens, lorsqu'elles traitent de l'impôt sont anticonstitutionnelles. Ce n'est que justice. Si les citoyens ne comprennent pas comment est calculé leur impôt, comment peut-on espérer qu'ils adhèrent à la nécessité de cet impôt?

3. L'impôt ne peut avoir un caractère confiscatoire. Tant pis pour le fisc. Le bouclier fiscal visant à plafonner le prélèvement au regard des revenus est donc constitutionnel. J'y vois un pas vers la logique de la "flat tax" à laquelle j'adhère personnellement.

Là encore, il faudra y revenir! 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /Jan /2006 21:47

Chers lecteurs,

N'étant pas parvenu à supprimer le surlignage parasite qui affectait cet article,je l'ai purement et simplement réécrit avec le même intitulé.

Toutefois, cet article étant accompagné de plusieurs commentaires que je ne veux en aucun cas faire disparaitre, je maintiens ceux-ci. ci-dessous.

Vous ferez sans trop de peine le rapprochement.

Veuillez accepter mes excuses. 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 21:26

Philanthrope, je n'imagine pas même une seconde de pouvoir souhaiter une mauvaise année à qui que ce soit.

Même pas aux personnages politiques qui me font vomir (Le Pen, Mégret ...); pas davantage à ceux qui me font sourire (Besancenot, Laguiller ...) ...

La raison en est toute simple : je suis intimement convaincu que ces voeux de bonne et heureuse année ne servent tout simplement à RIEN. Ils n'ont pas la plus petite influence sur le cours des évênements.

Pour autant, il y a des gens, apparemment très nombreux, qui pensent le contraire. Cela ne fera jamais qu'une fois de plus que je suis "politiquement minoritaire" ... A la longue, on s'y fait!

Mais charité bien ordonnée commence toujours par soi-même, dit le proverbe.

Je vais donc avoir l'incroyable outrecuidance de souhaiter que quelques unes de mes idées soient partagées aussi bien par la Droite républicaine que par la Gauche de gouvernement. Autrement dit, la synthèse des synthèses. Plus fort qu'au Mans!

L'année prochaine, je souhaiterai que le débat du second tour de la présidentielle se fasse entre deux partisans du OUI à la Constitution européenne, l'un de la Droite républicaine, l'autre de la Gauche de gouvernement. Je me sentirai rassuré.

D'autant plus rassuré que je sens poindre des calculs infects :

1. Pourvu que Le Pen soit présent au second tour face à Sarkosy ou de Villepin comme ça, c'est dans la poche pour la Droite républicaine.

2. Pourvu que Le Pen soit présent au second tour face à Jospin, Fabius ou Ségolène Royal comme ça, c'est dans la poche pour la Gauche de gouvernement.

Eh bien, NON! Si je n'ai droit qu'à un seul voeu, que ce soit celui-là : Une vraie confrontation entre deux grands courants de pensée, également raisonnables, soucieux du BIEN COMMUN ... 

Mais, pour cela, il faut que j'attende 2007 et que je continue à travailler mes Propositions Audacieuses afin de leur donner une cohérence d'ensemble "visible".

Allez! Au boulot ...  

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Editoriaux
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Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /Déc /2005 18:39

Les décrets viennent de paraitre : la Caisse de retraite de la RATP va voir le jour. Bonne nouvelle! Il n'y en avait donc pas ...

N'allez surtout pas en conclure que les agents de la RATP n'avaient aucun système de retraite. Non! Pour eux, la situation était la même que pour nos fonctionnaires d'Etat. Pas de caisse de retraite, pas d'organisme encaissant des cotisations et versant des pensions. Donc, pas de comptabilité propre permettant de gérer, de faire apparaitre d'éventuels déficits, d'éventuelles nécessités d'ajuster les cotisations en regard des perspectives de paiement à venir des pensions etc ...

Comment cela pouvait-il fonctionner? Tout simplement par la garantie de versement de cotisations représentant un certain pourcentage du salaire pendant la carrière avec, à l'issue, la garantie d'un versement d'un certain pourcentage du dernier salaire ...

Et arrive, évidemment, ce qui doit arriver. L'espérance de vie augmentant chez les agents de la RATP comme chez tout le monde, les effectifs n'évoluant pas obligatoirement dans la même proportion, le déséquilibre s'installe.

Au début, rien de grave, surtout si la pyramide des ages propre à l'entreprise (la RATP EST une entreprise, qu'on se le dise!) permet de trouver, au jour le jour (là, j'exagère un peu ... disons, au mois le mois) l'argent nécessaire au paiement des pensions, quitte à emprunter sur le long terme pour faire face à des échéances à court terme (ce qu'il ne faut JAMAIS faire quand il s'agit de dépenses courantes).

Qu'en pensent les syndicats de l'entreprise RATP? La CGT est contre. Normal, direz-vous. La CGT est toujours contre! Ce en quoi vous faites une grossière erreur d'analyse. A la RATP, la CGT co-gère l'entreprise, main dans la main avec les Présidents successifs (aujourd'hui Anne-Marie Idrac). Rien d'étonnant quand, aux élections professionnelles, la CGT fait environ 48% des voix.

Le système ancien était, il faut le dire et le reconnaître, AVANTAGEUX pour le personnel. Il reposait sur une règle simple : cotisations garanties ET pensions garanties. C'est ce que tout le monde veut ...mais ce n'est, hélas, pas possible si, conjointement, on réduit la durée de cotisations (donc le volume des rentrées) et si l'espérance de vie augmente (et avec elle, le volume des sorties d'argent). Si nous étions le Premier Avril, on pourrait suggérer de tuer les retraités de la RATP ... trêve de très mauvaise plaisanterie.

Pour le coup, il faut donc mettre en place un Conseil d'Administration de la Caisse. La CGT étant contre, elle doit refuser de siéger ... Vous avez évidemment tout faux (faut-il faire un dessin?). On peut nommer les membres représentant le personnel. La CGT est "contre". Les autres syndicats sont "pour". Normal, la CGT "pèse" 48%, elle veut donc 48% des sièges. Il y aura donc des élections, à la proportionnelle avec la règle de la plus forte moyenne (car ce système avantage les listes majoritaires).

Ce Conseil d'Administration sera paritaire (50% d'élus du personnel, 50% nommés par la Direction pour la représenter). Le Président sera nommé en Conseil des Ministres et aura voix prépondérante en cas de partage.

Tout bien pesé, ce compromis est un bon compromis. La CGT peut être satisfaite. Les citoyens de ce pays qui suivent de près ces questions peuvent aussi être satisfaits : on va enfin commencer à mettre en oeuvre, concrètement, les réformes qui s'imposent depuis si longtemps et dont Michel Rocard disait qu'il y avait de quoi faire sauter plusieurs gouvernements.

Affaire à suivre ...        

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Retraites
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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /Déc /2005 16:12

Interessant, le numéro de ce jour du quotidien "Les Echos"!

On y apprend que FO ne signe pas parce que, nous dit le secrétaire général de cette organisation, "les engagements pris par le Médef n'ont pas été tenus". Il est vrai que FO a demandé, au cours de la négociation, que l'outrageante précarité du travail dont abusent les entreprises soit légitimement sanctionnée par une majoration des cotisations "employeurs". FO n'a pas, semble-t-il, obtenu satisfaction.

C'est tout à fait regrettable et la décision de ce syndicat est donc logique.

Dans le même numéro, Jean-François Roubaud, Président de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises, nous explique pourquoi son organisation signe, malgré la légère hausse de cotisation (0,04%). Il n'y va pas par quatre chemins : ne pas signer, c'était créer les conditions d'une étatisation du régime en attendant la fusion de l'Anpe et de l'Unedic. Voilà une affirmation qui a le mérite de la clarté et, selon toute vraisemblance, celui de la vérité.

Et s'il s'agissait d'autre chose? Pourquoi pas? 

Ce n'est qu'une hypothèse mais mon flair me conduit à émettre une autre hypothèse.

FO voulait reconquérir la Présidence de l'Unedic mais le Medef n'en voyait pas l'intérêt. Donc FO menace de ne pas signer. Il est bien établi que cette organisation n'est pas spécialement implantée dans le secteur privé mais, plus que d'autres, dans le secteur public, lequel n'est pas concerné par le chômage. Comme un tel argument n'est évidemment pas dicible sur la place publique, "on" invente une autre explication, c'est à dire celle de la majoration des cotisations pour le travail précaire.

J'ai une assez grande habitude des tractations de coulisse pour croire à la validité de mon hypothèse.

Maintenant, la balle, comme on dit, est dans le camp du Gouvernement. Aucun texte légal ne l'oblige à prendre les décrets et arrêtés nécessaire à "l'extension" de cette "convention collective".

Vous pourrez lire (ou relire) ce que j'ai déjà écrit sur ce sujet. Voyez, pour cela, les rubriques "Allocations", "Cohésion sociale", "Droit du travail" notamment.

Affaire à suivre, car les négociations vont reprendre en Janvier 2006, libérées des contraintes du calendrier.

Vous verrez donc d'autres "post" sur le sujet...    

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Allocations
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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /Déc /2005 11:35

Alain Lambert, sur son blog (voyez le lien dans la rubrique "Allez-y", colonne de droite) a rappelé qu'il était parfaitement possible de maitriser les dépenses publiques. Il a cité l'exemple de la ville d'Alençon dont il a entrepris et réussi le redressement financier. Ceci m'a amené à faire un commentaire se rapportant à la ville de Nogent sur Marne dont je suis élu municipal. Je vous en livre, ci-dessous, la teneur.

Par Jacques Heurtault, le mercredi 28 décembre 2005 à 23:44

Hélas!
Dans ma bonne ville de Nogent sur Marne (Val de Marne), le maire, élu en 2001, n'a rien de trouvé de mieux à faire que
1. vider la réserve (modeste mais néanmoins réelle) qu'il a trouvé en arrivant
2. augmenter les impôts locaux de 17% en disant qu'il ne fallait pas avoir peur de l'avenir
3. embaucher plusieurs dizaines de personnes dont l'ancien candidat socialiste aux cantonnales (Edouard Staïano) qui avait, en sous-main, appelé à voter pour lui pour régler des comptes avec sa famille politique qui lui avait refusé la tête de la liste de gauche
4. augmenter une DEUXIEME FOIS les impôts locaux de 25%
5. doubler l'endettement courant de la ville
6. engager 40 000 euros de frais pour une étude auprès de Ernst et Young dont on attend encore les résultats pourtant disponibles depuis Mars 2004 (je dis bien 2004!), impubliables tellement ils sont calamiteux (Ernst et Young est un cabinet particulièrement sérieux)
Et, comme il faut bien expliquer tout ça aux nogentais qui ne sont quand même pas stupides, il n'a rien trouvé de mieux que de répéter, aux frais des contribuables, que ... c'était la faute de l'ancien maire, Estelle Debaecker, qui avait laissé derrière elle des contentieux ...
En fait de contentieux, à ce jour, AUCUN n'a été réglé! Ce qui veut dire que les impôts peuvent à nouveau augmenter ...
Quand vous saurez que le plus important des contentieux a été provoqué par le maire ... en place, vous en concluerez, comme moi, que nous avons affaire à un ... mégalomane comme il en existe beaucoup parmi les élus, notamment locaux.
Tout cela mériterait de plus amples développements mais la philosophie générale est là, pour le malheur des nogentais.
Alain Lambert a raison de dire que ce genre de dérapage n'a rien à voir avec l'appartenance à tel ou tel parti. L'actuel maire de Nogent est membre de l'UMP!
Pour ma part, je suis élu sur la liste d'Estelle Debaecker.

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Fiscalité
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /Déc /2005 10:02

J'ai sous les yeux un tract syndical diffusé sur mon lieu de travail. J'en suis tout simplement "baba"! Il m'en faut, heureusement, un peu plus pour tomber à la renverse... Mais, tout de même!

Lisez plutôt.

Début de citation.

"Nous soutenons les revendications des associations de chômeurs :

- Libre choix de son emploi et de sa formation

- Abrogation des lois et décrets organisant le travail obligatoire à n'importe quel prix et à n'importe quelles conditions, ainsi que le contrôle/sanction des chômeurs

- Indemnisation inconditionnelle de toutes les formes de chômage et de précarité par la garantie d'une allocation individuelle au minimum égale au SMIC mensuel

- Revalorisation immédiate de toutes les allocations

- Présence des chômeurs et précaires partout où se décide leur sort

- Egalité et continuité des droits quel que soit l'organisme payeur"

Fin de citation

De deux choses l'une : ou bien c'est moi qui suis complètement à côté de la plaque ou bien c'est eux!

Pour dire les choses franchement, la dernière revendication me paraît légitime.

Cela me permet, du même coup, d'enfoncer le clou sur une proposition audacieuse que j'ai déjà formulée :

Que tous les salariés, du privé comme du public, y compris les fonctionnaires, que tous les employeurs, y compris les employeurs publics, y compris l'Etat quand il est employeur, cotisent à une seule et même caisse d'assurance chômage, laquelle pourrait devenir du même coup un établissement public.

Mieux, même :

Que ce soit la CSG qui serve désormais à financer le régime d'assurance chômage. Cela permettrait de mettre à contribution TOUS les revenus, y compris les revenus non salariaux.

Ah! Une dernière précision. Les auteurs de ce tract sont, de toute évidence selon moi, complètement déboussolés; ils ont perdu le Nord!

Lecture faite, il ne faut pas s'en étonner : il s'agit du syndicat SUD!

C'est donc bien ce que je disais : ils ont perdu le Nord ...   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Humeurs
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Mardi 27 décembre 2005 2 27 /12 /Déc /2005 20:01

Encore du bruit pour pas grand chose avec cette nouvelle affaire du croisement des fichiers "fiscaux" en vue du contrôle des chômeurs!

D'aucuns trouvent scandaleux que les agents du Ministère du Travail puissent procéder à la consultation des déclarations fiscales en vue de s'assurer que personne ne puisse cumuler, INDÛMENT, des allocations de chômage et des revenus du travail.

Moi, pas!

Les textes déjà en vigueur depuis longtemps stipulent avec la plus grande netteté qu'il est interdit de cumuler en dehors des cas prévus par la loi des revenus du travail et des allocations de chômage.

Pourquoi ce tintamarre? Surtout pour dire que "tout le monde combat la fraude" ainsi qu'a pu le dire tel ou tel syndicaliste ...

Oui, des chômeurs travaillent au "noir"! Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls! Non, ce n'est pas normal!

Oui, les Pouvoirs Publics ont la mission naturelle de faire respecter la loi de la République! Oui les Pouvoirs Publics doivent pouvoir disposer des moyens techniques nécessaires à l'exercice de leurs missions!

Oui, nous payons des impôts pour financer les activités qui doivent être gratuites (enseignement), à fortiori si ces activités ne peuvent et ne doivent en aucun être exercées par quiconque autre que les Pouvoirs Publics (justice, police, armée, etc.).

Oui, tout le monde doit payer ses impôts et la fraude ne saurait être, encore et toujours, un grand sport national!

Allons-nous, enfin, SIMPLIFIER l'invraisemblable fouillis législatif et réglementaire et OSER faire les réformes qui s'imposent désormais de toute évidence? 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Cohésion sociale
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Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /Déc /2005 19:33

Peut-on copier gratuitement les résultats du travail des personnes qui produisent "de la création intellectuelle"?

Autrement dit, peut-on télécharger de la musique à partir d'Internet et peut-on copier les logiciels mis au point par des ingénieurs et des techniciens de l'informatique afin de les "retravailler" pour rn faire des logiciels "libres"?

Vaste question! J'ai bien peur de ne pas avoir de propositions audacieuses à faire, cette fois-ci.

J'écris au fil de la plume, comme ça me vient, parce que c'est la méthode la plus intuitive qui s'avère la plus réaliste ...

1. Tout travail mérite salaire ou rémunération.

Il s'agit là d'un principe qui est pour moi intangible. Les créateurs ont donc le droit d'être rémunérés du produit de leur travail, comme tout un chacun.

S'ils sont salariés, pas de problème : ils perçoivent un salaire et peuvent recevoir un complément de rémunération à proportion des ventes réalisées (comme en percevrait un chercheur ayant mis au point un procédé qui s'avère être une source de profit pour son propriétaire, généralement l'entreprise qui a financé les recherches ou qui en a acquis le droit d'usage, par contrat).

S'ils ne sont pas salariés, il leur appartient de négocier correctement les contrats qui les lient à leurs diffuseurs ...

En sont-ils capables? Sont-ils suffisamment organisés, collectivement, pour promouvoir la défense de leurs intérêts?

J'en doute ...

Je constate, bizarrement, que les artistes, bien qu'étant très souvent "de gauche" (avec un syndicat CGT extrêmement puissant) sont assez prompts à s'entendre avec les entreprises , pourtant "capitalistes", qui diffusent leurs oeuvres et prennent le risque économique de cette diffusion (il est facile de démontrer que les frais fixes de fabrication sont tout de même assez conséquents et qu'il faut atteindre un volume d'impression significatif avant de commencer à rentrer dans les frais).

Ils sont d'autant plus solidaires de leur diffuseurs qu'ils sont déjà bien implantés sur le marché ... même si, généralement, ils ne sont plus syndiqués.

Comme le dit excellement Alain Lambert, sur son blog, un artiste a tout intérêt à être connu. Les salles de ses concerts ne s'empliront que mieux ...

Pour l'heure, et cela depuis déjà plusieurs années, je m'interdit deux choses :

 - Copier illégalement de la musique (c'est du vol ...)

 - Acheter des CD plus de dix euros, sauf de très rares cas (par exemple, ayant été invité, gratuitement, à un concert, j'ai tenu à payer ma place en achetant le CD vingt cinq euros).

2. Comment empêcher la copie "illégale" sans mettre des "flics" partout?

C'est évidemment difficile. Trop difficile. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. C'est, du moins, mon point de vue. Ils convient donc de permettre que chaque support puisse être copié, légalement, un certain nombre raisonnable de fois afin de ne pas porter atteinte au droit à la copie privée. (une copie, sur mon ordinateur, une autre sur mon "PDA" ou sur mon balladeur, plus "l'original" du CD acheté ...etc.).

Des moyens techniques adaptés existent. Il faut les utiliser!

3. Et les logiciels?

Pas de pitié pour les voleurs qui en font des copies pour les revendre à bas prix; donc pas de pitié pour les receleurs qui les achètent en ne pouvant ignorer le caractère illégal de l'origine!

Pas de pitié, non plus, pour les personnes morales (principalement les entreprises, quelle que soit leur forme juridique) qui copient, illégalement, ces logiciels alors même qu'elles se servent de ces outils pour en faire, indirectement, un profit!

4. Et les logiciels dits "libres"?

Soyons clairs : la plupart du temps, ces logiciels ne sont qu'une réédition de logiciels déjà existants, plus ou moins aménagés plus ou moins illégalement ... Il faut avoir le courage de le dire!

Dans un tel contexte, le vol étant extrêmement difficile à prouver, voici la réponse que j'ai imaginée.

5. Ma réponse.

Que les logiciels, produits naturellement soumis à une forte obsolescence, tombent dans le domaine public cinq ans après leur diffusion.

Cette proposition est-elle audacieuse? Je n'en suis pas sûr ...

Elle a, au moins, un mérite : elle existe et elle est réaliste! 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Droit du travail
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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /Déc /2005 17:52

Comme si nous n'avions pas assez de problèmes à résoudre, d'aucuns se chargent d'en créer de nouveaux ...

Il est vrai que un de plus ou un de moins ...on ne voit pas bien la différence!

Certains statisticiens pourront toujours se consoler : en créant un problème nouveau, on augmente, certes, le nombre de problèmes mais le pourcentage d'augmentation, lui, diminue ...puisque le dénominateur augmente alors que le numérateur reste égale à 1!

Autrement dit, la croissance diminue (sic!).

En cette veille de Noël, on a quand même bien le droit de rigoler un peu ...

De quoi s'agit-il? C'est non seulement la célèbre question du Maréchal Foch, mais encore ... la vôtre.

Je veux tout simplement parler de cette invraisemblable polémique relative au fameux (?)  article 4 de je ne sais plus quelle loi qui parle du rôle positif de la colonisation.

Ma première remarque sera de dire qu'il est, une fois de plus, démontré que les lois "de circonstance" sont presque toujours de mauvaises lois. En fouillant dans la colonne de droite (citations) vous trouverez sûrement quelque chose à ce sujet.

Dans la mesure où le parlement est, inévitablement, la caisse de résonnance de l'opinion publique, on trouve, de temps à autre, un texte voté dans un contexte; ça ne rate jamais : on obtient (que l'on me pardonne!) un con-texte, autrement dit, plus clairement, un texte con!

Ma deuxième remarque sera de dire que les énervés "de gauche" feraient mieux de réfléchir un peu plus avant de lancer un invraisemblable anathème contre l'immixion du Parlement dans les programmes scolaires.

Pour autant qu'on sache, les programmes scolaires sont décidés par on ne sait pas exactement qui si ce n'est des fonctionnaires qui ne sont responsables devant personne ... Si je me trompe, il y aura bien un commentaire qui nous apportera des précisions.

En outre, si on veut, coûte que coûte, abroger le fameux article 4, il va falloir abroger, aussi, la loi relative à la reconnaissance du génocide arménien perpétrés par les turcs (qui veulent néanmoins adhérer à l'Union européenne sans avoir à se remettre en question sur ce sujet "sensible") adoptée sous la menace d'attentats terroristes (avec passage à l'acte effectif, s'il vous plait! Tant qu'à faire, pourquoi se gêner ...).

Itou pour la loi dite "loi Gayssot" du nom de son auteur principal relative à l'interdiction de remettre en cause la réalité du génocide des juifs par les nazis sous peine d'être poursuivi du délit de négationisme ...

Bref, un vrai pataquès!

Au moins, on saura que si la loi du communiste Gayssot (excellent ministre des transports, soit dit en passant) est abrogée, ce sera à cause de ... la gauche!

Un vrai pataquès, je vous dis ...

Il faut en sortir au plus vite.

Aussi je propose que les programmes scolaires soient votés par le Parlement à la majorité qualifiée des trois quarts.

Cela signifie que trois quarts des membres du Parlement, pour chacune des chambres (Assemblée Nationale et Sénat), devront approuver le contenu des programmes scolaires, jusqu'au lycée (mais pas au delà).

Ceux-ci devront faire l'objet d'une révision périodique qui ne pourra être inférieure à dix ans ni supérieure à vingt ans. Autrement dit, une fois votés, lesdits programmes seront valables et intouchables pour au moins dix ans et au plus vingt ans.

Il faut cependant résoudre, au préalable, un autre problème : ni dans notre Constitution ni dans nos lois organiques nous ne disposons de cette procédure dite "majorité qualifiée" qui est pourtant extrêmement courante dans les instances de l'Union européenne.

On y réfléchira plus tard! Ce soir, c'est Noël ... le rôle positif de la colonisation peut attendre.   

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse
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Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 22:57

J'ai trouvé cet interview de Sarko sur le site de l'UMP.

Bizarrement, alors que j'écoute France Inter tous les matins, je n'ai pas entendu Sarko et, à ma connaissance, cet interview n'a pas fait l'objet de commentaires particuliers, sur telle ou telle autre chaine.

Il est vrai que, en ce moment, j'ai la dent "un peu" acerbe contre les journalistes. Comme on a souvent tendance à n'écouter que ce que l'on a envie d'entendre (à moins que ce ne soit l'inverse, allez savoir!), ceci explique peut-être cela.

Toujours est-il que Sarko, là, ne dit pas que des conneries, loin s'en faut même...

J'ai donc choisi de vous livrer ses propos.

Moi, j'ai surtout savouré les piques lancées contre les journalistes, contre la presse, contre la langue de bois, contre la langue de plomb ...

Une chose est sûre, pour ce qui me concerne : en 2007, j'éliminerai les extrêmes, d'office, puis les porteurs du "NON" au réferendum sur l'Europe, en second lieu ...

Après, on verra ...

Début de l'interview.

Nicolas Sarkozy
Président de l’UMP
Ministre d’Etat, de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire
France-Inter – lundi 19 décembre 2005


Stéphane Paoli :

Jusqu’où la radicalisation française ira-t-elle ? 56 % des Français - c’est un sondage CSA pour la Commission nationale consultative des droits de l’homme - estiment que le nombre d’étrangers est trop important en France. Un Français sur trois dirait de lui-même qu’il est raciste, 63 % des Français considèrent que certains comportements peuvent parfois justifier des réactions racistes. Ces mots sont-ils, aujourd’hui, ceux d’une majorité en France ? Vous rentrez de Doha, au Qatar, et vous êtes parti là-bas pour parler aux musulmans, en leur disant qu’il ne faut pas confondre l’islamisme, l’islam, avec le terrorisme et les violences urbaines. Que faut-il dire aux Français pour qu’ils ne confondent pas racisme et les questions de l’immigration ?

Nicolas Sarkosy :

Je suis rentré aux toutes petites heures du matin de Doha ; il y avait la signature d’accords de sécurité importants, parce que l’expérience de la police et de la gendarmerie nationale va permettre de mettre au point les forces de sécurité du Qatar qui cheminent vers la démocratie. Qu’est-ce qu’il faut dire ? Il ne faut pas simplement dire, il faut faire. Je crois à deux choses ; la première, c’est que les Français, dans leur immense majorité, en ont un peu assez que quelques observateurs, de loin, parlent en leur nom, décident de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas et décrivent une réalité que, eux, ces observateurs, ne vivent jamais. Il y a un décalage phénoménal entre ce qui est dit de la société française et de ce que vivent les Français. C’est une première remarque. Et puis, il y a une deuxième remarque, c’est qu’il y a des gens qui souffrent, qui en ont plus qu’assez et qui attendent non pas des discours mais des actes. Et cela, on l’a vu notamment lors de la crise des banlieues. Je ne vois pas la France comme une France immobile, rétive au changement et encore moins raciste. Les Français sont généreux mais ils veulent de vrais débats et cette chape de plomb, qui pèse depuis des années pour empêcher un débat serein et approfondi sur la question de l’immigration, est insupportable. Le seul fait de dire que tout le monde n’a pas vocation à venir en France, le seul fait de dire que quand on vit en France, on est accueilli bien volontiers mais que l’on doit respecter les règles, fait qu’un certain nombre de gens vous traitent de raciste. J’entendais sur votre antenne, ce monsieur, que je ne connais pas d’ailleurs...

...Le président de la Ligue des droits de l’homme.

Alors déjà, quand vous dites cela, c’est l’autorité morale devant laquelle on doit s’incliner, qui m’assimilait à monsieur Le Pen, en pire, d’après ce que j’ai compris. C’est-à-dire qu’avec ce genre de comportement, qui fait qu’on ne peut plus rien dire sur rien, on tue le débat politique, on tue l’échange démocratique, et les gens, exaspérés, au lieu d’exprimer leur mécontentement dans le cadre d’un débat naturel, eh bien viennent à aller plus loin que ce qu’ils pensent, imaginant que la pensée unique verrouille tout. Pardon de cette réponse un peu longue, mais vraiment, on comprend que les gens soient excédés.

Stéphane Paoli :

Mais comment empêcher la superposition d’images alors qu’elle est en train, peut-être, de s’opérer dans la société française ? Beaucoup considèrent que, finalement, il n’y a plus tellement de distance entre vous et un J.-M. Le Pen, par exemple.

Nicolas Sarkosy :

Stéphane Paoli, pas vous, si vous me permettez, et pas ça ! Premièrement, j’ai toujours combattu J.-M. Le Pen. Mais j’aimerais que l’on m’indique à quoi ont servi toutes ces grandes manifestations et ces protestations de vertu, qui ont conduit à mettre un Front national au-delà de 20 % pendant 20 ans, et avoir J.-M. Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. Pourquoi a-t-on eu cela ? Parce que les partis politiques ont employé une langue de bois puis une langue de plomb et ont refusé de parler pour être entendus des Français. Qu’est-ce que j’essaie de faire ? D’abord, trouver des idées nouvelles, de susciter le débat. Deuxièmement, d’employer des mots - m.o.t.s - compris par tout le monde. Mais j’aimerais que vous me disiez quelque chose,

Stéphane Paoli :

Je vous écoute

Nicolas Sarkosy :

J’ai beaucoup de considération pour vous - ; j’écoute France Inter le matin, jamais vous ne commencez vos journaux en disant : “Ce journal, je demande aux électeurs du Front national de ne pas l’entendre, qu’ils éteignent la radio, le fait qu’ils écoutent, cela me gêne”. Jamais vous n’avez dit cela ! Au nom de quoi, moi qui suis responsable d’un parti politique, je n’aurais pas le droit de dire à des gens qui ont été abusés par les dirigeants du Front national, qui se sont retrouvés en dehors du champ des formations républicaines, “revenez dans le camp des formations républicaines, parce que le Front national, ce n’est pas une espérance, c’est une impasse". Alors, vous, vous auriez le droit de parler pour des électeurs du Front national, et nous, les responsables politiques, on n’aurait pas le droit. Curieuse conception de la démocratie. J’ajoute une dernière chose : les gens qui ont voté pour Le Pen, vous ne vous êtes pas demandé si c’était des gens qui souffraient ? Vous croyez qu’il y a en France 20 % de racistes ou de fascistes ? C’est absurde ! Ce sont des gens qui souffraient et qui ont eu le sentiment, à tort ou à raison, d’être abandonnés par la République. J’ai fait quarante-six déplacements dans les quartiers les plus difficiles, j’ai passé quatorze nuits blanches pendant les nuits d’émeutes, j’en ai vu des gens, eh bien ils n’en peuvent plus ! Ils disent : “Arrêtez de parler pour les autres, ceux qui commentent, et parlez pour nous, ceux qui vivons”. Voilà ce que j’essaie de faire. Alors de là à dire que je suis le nouveau J.-M. Le Pen... Je ne sais pas si cela se voulait désagréable, c’est réussi, mais si cela se voulait réaliste, je pense que ça ne l’est pas.

Stéphane Paoli :

Il n’est pas question d’être ni agréable ni désagréable, franchement. Et puisque vous prenez le cas de J.-M. Le Pen, il est intéressant ; il se trouve qu’il était l’invité de France Inter vendredi. La fonction du journaliste...

Nicolas Sarkosy :

Vous l’invitez quand même alors ?

Stéphane Paoli :

Mais bien entendu ! Et la fonction du journaliste - P. Weill n’a pas manqué de le faire -, c’est d’exercer le droit de suite, c’est-à-dire d’essayer de comprendre ce qui se passe. Or nous sommes, que vous le vouliez ou non, aujourd’hui, dans une société où une majorité de Français, maintenant, dit que certains comportements peuvent - et j’utilise le verbe à dessein -, justifier des comportements racistes. A ceux-là, vous leur dites quoi ?

Nicolas Sarkosy :

Je leur dis "non" !

Stéphane Paoli :

Justifier de leurs comportements racistes, c’est énorme, quand même !

Nicolas Sarkosy :

Je leur dis "non". Mais qui ne voit cette exaspération qui monte ? Et pour tenir, contenir, faire régresser cette exaspération, il faut prendre à bras le corps le problème des Français. Vous comprenez que quand ils écoutent votre journal et qu’ils entendent qu’un individu, fut-il un individu de 18 ans, parce qu’il a une remarque de son prof, parce qu’il arrive en retard en classe, la poignarde, ils sont en droit de se dire qu’on marche sur la tête. Et qu’est-ce qui se passe ? Eh bien cela fait des années que l’on accepte que l’on insulte des enseignants, cela fait des années que l’on accepte que quand le prof rentre dans la classe personne ne se lève, cela fait des années que l’on ne demande pas de dire "bonjour" ou "au revoir", cela fait des années que l’on a le sentiment que tout est permis. Alors, quand on a tout permis, il ne faut pas s’étonner qu’à l’arrivée, il y ait des drames de cette nature. Et qu’est-ce qu’ils demandent les Français ? Un retour d’un certain nombre de valeurs, et parmi celles-ci, l’autorité et le respect. L’autorité parce que les gens veulent qu’il y ait une règle, parce qu’une société sans règle, cela ne peut pas fonctionner, et le respect, parce que sans respect, il ne peut pas y avoir de civilisation. Cela n’a rien à voir avec monsieur Le Pen, cela n’a rien à voir avec le racisme. On devrait, au contraire, nous féliciter de faire revenir vers le camp républicain, des gens qui l’ont déserté, parce que les partis politiques républicains, de gauche comme de droite, avaient fini par ne plus rien dire. Voilà très exactement ce qui se passe. Alors, si à chaque fois qu’un homme politique dit quelque chose, on dit : “oh la la, vous êtes Le Pen !”, mais alors, fermez la boutique, ne faites plus de journaux, parlez uniquement de sport et de culture, et puis laissez tomber le reste !

Stéphane Paoli :

Mais vous vous inquiétez, par exemple, des évolutions de comportements ?

Nicolas Sarkosy :

Oui, je m’inquiète de ça, là ; cela m’inquiète, oui.

Stéphane Paoli :

J’imagine bien. Mais qu’à gauche on puisse dire aussi que la prochaine présidentielle, elle va peut-être voir une victoire de l’extrême droite, est-ce que c’est une question que vous prenez en compte ou pas ?

Nicolas Sarkosy :

Mais enfin, écoutez, ce que dit la gauche... Mais enfin, deux septennats, deux septennats !...

Stéphane Paoli :

Mais c’est ça le débat politique, il faut entendre ce que dit la gauche aussi !

Nicolas Sarkosy :

Bien sûr, entendre ce que dit la gauche et je l’entends d’autant mieux qu’il n’y a pas beaucoup de difficulté. Le congrès du Mans s’est réduit à un SMIC à 1.500 € et la renationalisation de l’EDF ; même moi j’arrive à comprendre assez vite. Qu’est-ce que ça a donné ? Il est monté quand le Front national ? Dans les deux septennats de F. Mitterrand. Ils faisaient des manifestations, et par ailleurs, plus ils faisaient des manifestations, eux, la gauche, pour protester contre le Front national, plus le Front national montait. Mais vous voulez que ça continue comme ça ? Moi, au contraire, j’essaie d’apporter des réponses. Quand j’ai dit que le modèle social français n’est plus le bon modèle social, je ne voulais provoquer personne ; je dis que le meilleur modèle social, c’est celui qui donne un travail à chacun. Eh bien comme on a deux fois plus de chômeurs que les autres, cela ne va plus être le nôtre. Il y a aussi la France qui travaille, qui est exaspérée du sentiment que quand l’on travaille, on n’a pas la juste récompense de ses efforts et qu’entre les revenus de l’assistanat et les revenus du travail, il n’y a pas de différence. C’est cela qui exaspère les gens, et c’est à cela qu’il faut apporter une réponse. Depuis quatre ans, j’ai essayé de porter tous les grands débats de la vie politique française. Vous connaissez ce proverbe : "quand je m’ausculte, je m’inquiète, quand je me compare, je me rassure" ; qui a apporté d’autres idées nouvelles ?

Stéphane Paoli :

Dessinez-vous, en ce moment, le profil de ce que pourrait être un prochain - je ne dis pas "le" prochain - président de la République ? Vous précisiez - c’est important - "un homme qui sera jugé sur ses actes". Vous avez commencé en disant qu’il y a les mots d’un côté, les actes de l’autre ; cela veut-il dire qu’un Président élu qui ne tiendrait pas ses engagements devrait partir ?

Nicolas Sarkosy :

Mais je persiste et je signe. Autour de l’élection présidentielle, il y a une espèce de fascination qui est un peu ridicule : on a l’impression que, parce que c’est un homme ou une femme qui se présente devant les Français avec le suffrage universel, qu’en quelque sorte, c’est quelqu’un qui marche sur les eaux, qui ne peut jamais se tromper, que l’on doit suivre aveuglément ; ce n’est pas du tout ma conception. Je souhaite un candidat à l’élection présidentielle qui prenne des engagements - oui, des engagements -, qui explique sa méthode, qui dise ce qu’il fera, quand il le fera et avec qui, et que les gens puissent voter en toute connaissance de cause, au-delà du clivage gauche-droite. Mais enfin, c’est ça la vie politique, cela n’a rien à voir avec le reste ! Moi, je parie sur la politique. Je crois que ce qui intéresse les gens, ce sont les vrais débats ; les gens n’en ont pas assez de la politique, ils en ont assez de la langue de bois ! Lorsque j’ai décrit ce qu’étaient les voyous et lorsque j’ai dit qu’il fallait éradiquer un certain nombre de comportements dans des quartiers où c’était inadmissible, évidemment, dans quelques coteries on s’est choqué, mais sur le terrain, dans les quartiers, on a compris, parce qu’enfin il y a quelqu’un qui parlait pour eux et qui parlait de la réalité qu’ils vivent.

Stéphane Paoli :

Puisque vous êtes aussi exigeant et que vous prenez, que vous assumez le risque des mots que vous choisissez...

Nicolas Sarkosy :

Enfin, "le risque", franchement... Quand vous avez un individu qui monte dans un bus, qui voit une handicapée de 56 ans, qui l’asperge d’essence, l’handicapée de 56 ans lui dit : “non, je ne peux pas descendre, ne fais pas ça !”, et qui allume le feu à cette femme, vous l’appelez comment, vous ?

Stéphane Paoli :

C’est une monstruosité, il n’y a pas de doute.

Nicolas Sarkosy :

Ce n’est pas un jeune ; je veux dire par-là que le fait de dire benoîtement à la radio : “un jeune a allumé un incendie, dans un bus, par hasard, il y avait un handicapé qui était dedans, ce n’est pas grave, elle est à l’hôpital”. Eh bien je dis que c’est vous qui employez des mots... - enfin, "vous", pas ad hominem, excusez-moi - que c’est celui qui parle comme cela qui emploie des mots dangereux, pas celui qui, comme moi, dit que c’est un voyou, que c’est un délinquant.

Stéphane Paoli :

Mais alors, jusqu’où va votre conception de la rupture en politique ? Je veux dire, jusqu’où va-t-elle, y compris dans la majorité, y compris, vis-à-vis... Tenez, D. de Villepin va tenir un séminaire, tout à l’heure ; quand vous êtes en face de lui, sur les visions politiques...

Nicolas Sarkosy :

Il m’arrive même [d’être] à côté à côté de lui. Je suis numéro 2, alors je suis à côté, parfois derrière...

Stéphane Paoli :

Oui, mais c’est curieux que quand vous êtes à côté, on a toujours le sentiment que vous êtes en face...

Nicolas Sarkosy :

C’est vrai ? C’est un problème géographique complexe, alors !

Stéphane Paoli :

C’est vous qui choisissez.

Nicolas Sarkosy :

Je vais essayer de m’expliquer le plus simplement possible. La rupture, qu’est-ce que ça veut dire ? Bon, il y a eu trois tsunamis politiques vraiment très importants : Le Pen au deuxième tour, ce n’est pas rien, et plus important encore, le candidat du Parti socialiste à 15 % ; la droite qui perd 20 régions sur 22 en 2004 et le "non" qui l’emporte avec 55 % en 2005. Et là vous rajoutez un détail : un Français sur deux qui ne vote plus aux élections. Et on s’étonne que je dise : “Attention, les Français nous ont dit quelque chose, on ne doit plus faire de la politique de la même façon”. Mais moi, ce qui m’étonne, c’est que vous me posiez la question. Parce qu’il faut continuer comme avant, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne qui vote ? Qu’est-ce que l’on attend pour se réveiller ? Je dis que l’on ne peut pas avoir, en 2005, les mêmes réponses qu’il y a trente ans. J’ai pris la tête de l’UMP, ce n’est pas forcément ce que je voulais, je me suis présenté, j’ai été élu. L’UMP pulvérise les records d’adhésions ; pourquoi ? Parce que les gens se disent : “Il essaie de faire bouger les choses”, qu’ils vont participer à cette famille politique, qu’ils vont pouvoir voter sur un projet, qu’ils vont pouvoir voter pour désigner un candidat. Ça bouge ! Je ne dis pas que j’ai raison, bien sûr, je ne dis pas que j’ai la vérité sur tout, je revendique d’ailleurs ma part d’erreur, y compris dans l’ennui abyssal qu’a généré la vie politique depuis des années. Mais au moins j’essaie de tirer les conséquences de ce qu’on nous a dit. Je ne considère pas que ces trois événements politiques décrits doivent nous amener à continuer exactement comme avant, avec les mêmes mots, tous ces discours où l’on fait du bruit avec la bouche.

Stéphane Paoli :

Dans cette rédaction, on n’est pas très friands des fameuses "petites phrases", parce qu’elles sont, comme leur nom l’indique, souvent petites et sans beaucoup de contenu, mais enfin, vous venez de dire une chose importante quand même : est-ce que D. de Villepin, c’est un homme d’il y a trente ans dans sa conception et dans sa philosophie politique ?

Nicolas Sarkosy :

Mais bien sûr que non !

Stéphane Paoli :

On aurait pu le comprendre, en vous écoutant, que vous le pensiez un peu, quand même.

Je ne sais pas, moi je respecte, si vous avez compris cela, c’est sans doute que je me suis mal exprimé.

Stéphane Paoli :

Non, je me suis interrogé, je m’interroge...

Nicolas Sarkosy :

C’est une preuve de lucidité de s’interroger. Mais je veux dire une chose très simple : nous sommes tous responsables de ce qui se passe. Je suis persuadé, d’ailleurs, que la prochaine élection présidentielle ne se jouera pas dans un débat gauche-droite, mais un débat beaucoup plus important entre ceux qui veulent que cela change en profondeur et ceux qui veulent que cela reste immobile. Pour moi, je le dis sans critique, sans mauvaise part, le Parti socialiste c’est le nouveau parti conservateur : "je ne pense rien, je ne dis rien, je ne crois en rien, que rien je bouge". Je suis de ceux qui pensent qu’avec ça, la France sombre, qu’il faut oser, qu’il faut innover, qu’il faut tenter, que le monde entier bouge, change, évolue, et que la France ne peut pas rester immobile.

Stéphane Paoli :

Mais vous iriez jusqu’à une VIème République ? En dessinant ce profil présidentiel que vous traciez à l’instant, est-ce qu’il implique en effet une VIème République ?

Nicolas Sarkosy :

Non, je ne suis pas fasciné par les numéros, mais je pense qu’il implique une réflexion sur la gouvernance, je pense aux nominations aux plus hautes fonctions et je crois qu’on ne peut plus rester dans un système où les nominations n’appartiennent qu’au gouvernement en place ou à la majorité en place. Je suis, pour ma part, clairement pour un système d’audition des candidats qui soit ratifié par un vote à la majorité qualifiée, pour que, opposition et majorité, soient obligées de se mettre d’accord sur un candidat de qualité. C’est une première remarque. Je pense également que l’on n’a pas tiré toutes les conséquences du quinquennat, qui change fondamentalement l’exercice de la fonction présidentielle, et sans doute le regard que les Français portent sur celui ou celle qui, à ce moment là, exerce ses responsabilités.

Stéphane Paoli :

Une dernière chose, relative au courage en politique : Un Tony Blair qui accepte, au tout dernier moment, une remise de 20 % sur la fameuse ristourne britannique, c’est un homme courageux, c’est du pragmatisme ? Il est en train de se faire éreinter par la presse anglaise, d’ailleurs, ce matin...

Nicolas Sarkosy :

C’est un homme raisonnable, mais sa position initiale - Dieu sait que j’apprécie Tony Blair - n’était pas raisonnable. La Grande-Bretagne, de tous les pays européens, a été celui qui a été le plus favorable à l’élargissement de l’Europe ; c’est son droit. Et la Grande-Bretagne, favorable à l’élargissement de l’Europe, vient expliquer aux 24 autres qu’elle entend, elle, la Grande-Bretagne, être le seul pays à ne pas payer les conséquences de l’élargissement. Donc, d’un côté on dit : "J’ouvre l’Europe et je l’élargis", la Grande-Bretagne voulait l’élargir, y compris à la Turquie, et de l’autre, on dit : "Attention, je l’ouvre, j’élargis mais je ne paie pas". Ce n’était pas une position raisonnable ; ce qui est raisonnable, c’est d’avoir renoncé à une position déraisonnable.

Stéphane Paoli :

Et vous diriez quoi de tout ce qui a été conclu, que ce soit à Hong Kong ou s’agissant du sommet européen ? Est-on désormais dans une politique de compromis permanent ?

Nicolas Sarkosy :

D’abord, sur l’Europe, la seule façon de faire fonctionner l’Europe c’est sur la base d’un compromis. On est 25 pays autour de la table, je ne vois pas comment on peut s’en sortir autrement que par des compromis. Ce compromis qui a été trouvé et qui permet de donner un budget à l’Europe, c’est une bonne nouvelle. Sur l’OMC, il y aura bien d’autres discussions, le débat n’est pas terminé. Sur l’Europe, c’est une bonne nouvelle.

Stéphane Paoli :

La PAC, ce sera fini en 2013, vous pensez ? Mine de rien, est-ce que l’on a mis un terme, désormais, à la Politique agricole commune ?

Nicolas Sarkosy :

Non, le pouvoir vert, c’est-à-dire la capacité des Européens à assurer leur autosuffisance alimentaire, et à être les seuls concurrents des fermiers américains, c’est un élément du pouvoir politique et économique absolument incontournable sur lequel on ne peut pas céder. Maintenant, est-ce que l’on aidera nos agriculteurs européens de la même façon en 2013 qu’aujourd’hui, certainement pas.

Fin de l'interview.

Maintenant, j'attends avec impatience que François Hollande (ou un autre socialiste) passe lui aussi sur les ondes de France Inter prochainement.

Comme ça, on pourra comparer ...

Faudrait pas que ça tarde de trop, quand même ...

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Nicolas Sarkozy
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Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 19:56

Moi aussi, j'ai des choses à dire sur cette question. Je ne vais passer trop de mon temps dans des analyses et des supputations.

En rappelant quelques notions simples que l'on a tendance à oublier un peu trop vite ...

Tout d'abord, s'il est exact que l'éducation et l'instruction des enfants ont un caractère obligatoire ... depuis Jules Ferry (qui est un des ancêtres de notre Luc Ferry, ancien ministre de l'éducation nationale), la scolarisation, elle, N'EST PAS OBLIGATOIRE. On a un peu tendance à l'oublier!

En effet, des parents, qui peuvent prouver que leurs rejetons suivent des cours (grâce au concours d'un précepteur, par exemple) leur permettant d'acquérir les savoirs fondamentaux obligatoires, sont dégagés de l'obligation d'inscrire lesdits rejetons dans une école. C'EST LA LOI, actuellement toujours en vigueur.

Mieux, ces mêmes parents ont la parfaite liberté d'inscrire leurs enfants dans n'importe quelle école pourvu que ladite école prouve qu'elle est en mesure de faire face, pour le compte des parents, aux obligations légales de ceux-ci. C'EST LA LOI, actuellement toujours en vigueur.

Il s'ensuit que les écoles de la République ne sont, ni plus ni moins, que des instruments mis à la disposition des parents pour permettre à ceux-ci d'accomplir leurs obligations légales etc, etc...

La règle qui prévaut dans notre République, c'est la LIBERTE. Ce n'est pas pour rien que la devise de ladite République est : Liberté, Egalité, Fraternité. Ce n'est pas pour rien que ces trois mots sont rangés dans cet ordre, lequel, chacun l'aura remarqué, n'est pas l'ordre alphabétique. Liberté vient AVANT Egalité.

Il s'ensuit donc que, quelque puisse en être la cause (et je ne m'étendrai pas sur ces causes, ce serait beaucoup trop long), si un gamin sème le bordel dans le bahut mis à sa disposition pour qu'il apprenne GRATUITEMENT les notions que ses parents doivent lui inculquer par obligation légale, on règle le problème posé en procédant, in fine, à l'exclusion définitive dudit gamin du bahut qui l'instruit, voire à l'exclusion définitive de ce même gamin de tous les bahuts publics, gratuitement mis à la disposition de tous ceux qui veulent s'en servir, grâce, notamment, aux impôts que je suis très fier de payer pour en permettre le financement.

Et les gamins qui sombrent dans la délinquance? Ou, pire, dans la criminalité?

Nul besoin d'aller chercher midi à quatorze heure. Il suffit d'appliquer les textes législatifs et/ou règlementaires DEJA EN VIGUEUR ...

La voie normale, c'est l'action judiciaire et la sanction qui l'accompagne.

C'EST SIMPLE, NON? 

 

Par Jacques Heurtault - Publié dans : Education, Jeunesse - Communauté : Réformer la France
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Vive le débat!

Débattre! Règles d'éthique ..

Je souhaite vivement que tous mes lecteurs apportent leurs contributions personnelles au débat politique. Personne ne doit craindre une quelconque censure politique.
Je demande seulement, à tous et à chacun, de respecter quelques règles élémentaires, universellement admises ...
1. Vous devez, nécessairement, rester raisonnablement courtois. Des dérapages de vocabulaire, sur ce blog, sont tolérés car ils font partie du risque de l'expression passionnée qui peut naître de la confrontation, parfois "un peu" vive, des idées.
2. Ne peuvent, par contre, être tolérés les propos contraires aux règles issues du droit pénal. Il n'est pas question que je prenne le risque de subir les rigueurs de la loi pénale pour permettre à certains de se "lâcher" par des propos racistes, xénophobes, graveleux, antisémites, homophobes, etc ...  Ce blog n'est pas un défouloir.
3. Il est possible - et même recommandé - de reprendre tout ou partie de mes articles qui sont tous, nécessairement, signés de mon nom "Jacques Heurtault". Il est demandé, en contrepartie, de  citer la source : le nom de l'auteur (Jacques Heurtault) et le titre du blog (Propositions audacieuses). Je ne perçois aucun droit d'auteur et ne veux, en aucun cas, en percevoir. Je ne peux donc pas accepter que quiconque puisse en percevoir par une quelconque "reprise" de mes écrits.
4. Je souhaite que vous fassiez tout comme moi, c'est à dire que vous signiez de votre nom vos commentaires. Toutefois, il ne s'agit que d'un souhait. Pour des raisons que je désapprouve, une habitude a été prise sur Internet : l'usage des pseudonymes. J'en prends acte tout en continuant de le déplorer.
5. L'orthographe est, paraît-il, la science des ânes. N'ayez pas peur de passer pour un âne en EVITANT de massacrer la langue française et son orthographe. Moi-même, je fais des efforts dans ce sens mais je ne parviens pas, hélas!, à obtenir la médaille d'or des ânes : je fais des fautes, le plus souvent parce que je ne me relis pas. C'est une garantie de spontanéité, certes, mais le mimétisme, dans ces circonstances, n'est pas recommandé.
Bonne lecture! Bon débat!

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  • Y en a que pour Nogent ...
    En réponse pratique à un certain "A" qui se permet, dans un commentaire de me tutoyer sans même avoir la courtoisie de se présenter, je publie un tract diffusé, notamment par moi, dans Nogent sur Marne mettant en cause Monsieur Martin et sa gestion dispendieuse ... Lisez ci-dessous! LE VERDICT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES SUR L’AUGMENTATION DES IMPÔTS À NOGENT. 20 secondes pour vous tenir informé sur la...
  • Procédure civile, procédure pénale
    La blogosphère permet des rencontres ... lesquelles permettent des échanges sur des sujets plus ou moins actuels. C'est ce qui vient de m'arriver. J'en ressot avec la nécessité d'apporter des précisions sur ma conception des procédures pénales et des procédures civiles. Je soutiens que les "parties civiles" dans un procès pénal (c'est à dire, pour parler comme tout le monde, les victimes) ne...
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Les fondements de ce blog

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Qui suis-je?

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Homme
  • 09/12/1949
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • En couple

Voici mon blog!

  • : Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • : Politique Gauche UMP Parti socialiste Droite Politique
  • : Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles!
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  • : 30/09/2005
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

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Bonnes citations et maximes...

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme
 de bonne mauvaise humeur.

 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile
 est une volupté de fin gourmet.

 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile
 et qui produit des enfants dignes d'elle.

(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute,
 et l'extrême justice est une injure.
 (Montesquieu)


 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin,
 jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.

 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste.
J'aime le bon vin!
 Je préfère boire beaucoup de bon vin
 plutôt que peu de mauvais).


 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre,
 cette colonie française
 qui a mal tourné.

 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens,
 non pour soi, mais pour eux.

 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées
 inventerait aussitôt une religion.

 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur,
 la plus grande pièce serait la salle d'attente.

 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme,
 non pour avoir trouvé
 mais pour avoir cherché.

 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur
 sans que cela paraisse.

 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique,
 Votre Excellence connaît-elle
 beaucoup de maîtres qui fussent dignes
 d'être valets?

 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit
 et non le droit qui crée le devoir.

 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents
 cause la perte des enfants.

 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme
 si l'on veut obtenir des autres et de soi
 de grands efforts.

 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là
 que commencent les partisans de l'égalité :
ils établissent les catégories
 et se mettent dans la première.

 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle
 qui ne compte que des exceptions.

 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis,
 le plus dangereux est celui dont on est l'ami.

 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis,
 surpassez vos amis;
 mais si vous voulez vous faire des alliés,
 laissez vos amis vous surpasser.

 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément,
 on est toujours sûr de réussir.

 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse
 inventée par la politique
 pour autoriser ce qui se fait sans raison.

 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands
 que ne le savent les hommes.

 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès
 que de n'en faire aucun.

 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires
 que lorsque l'Etat fait mal les siennes.

 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu
comme les livres d'une bibliothèque.
 Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.

 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets
 sans compter les sujets de mécontentement.

 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté
 que de savoir cacher son habileté.

(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans,
 ils ne sont pas assez savants
 pour raisonner de travers.
(Montesquieu)


 Un poème est un mystère
 dont le lecteur doit chercher la clef.

 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé.
 Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois,
 ce sont les uns qui travaillent
et les autres qui accumulent.

 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire
 de la liberté.

 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations;
 Judas avait des amis très corrects.

 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ;
ils changent de vérité, voilà tout.

 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes,
 il ne survit que par les centres.

 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux
 que l'intellect ait élaboré;
 elle justifie ce qu'on veut.

 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt,
 plus les lois se multiplient.

 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes
 d'avoir de grands défauts.

(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance,
 c'est la retenue qui impressionne le plus.
(Thucidide)


 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie.
 Tu entres, tu vois, tu sors.

 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ...
 le temps celle de notre impuissance.

 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque,
 en ces temps désordonnés,
 c'est un jugement sain et qui s'exprime.

 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile
 de briser un préjugé que l'atome.

 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ...
sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort)


 Il est des temps
 où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie,
 à cause du grand nombre de nécessiteux.

 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante
 à toute vie est le choix du métier.
 Le hasard en dispose.
 (Blaise Pascal)

(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient
 est un ministère qui tombe.

 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite
 ce que les ombres sont aux figures dans un tableau.
 Elle lui donne de la force et du relief.

 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste
 à se mettre sur le même rang que les autres
 pour mieux montrer qu'on les dépasse.

 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts
 et les plus faciles à prononcer
 et ceux qui demandent le plus d'examen.

 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie
 que de savoir prendre l'offensive.
L'homme attaqué transige toujours.

 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde
 que quand la raison veut la combattre,
 la raison est condamnée à mort.

 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions,
 et impossible de les satisfaire.

 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit.
 Mais cet éclair est tout.

 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme
 puisque tu pleures.

 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde.
 Le sabre et l'esprit.
 J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses.
A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.

(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire,
 c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.

 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale
 pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.

 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux
 avant même que nous méritions d'être des hommes.
 (Jean Rostand)


 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas
 d'exprimer ses sentiments,
 c'est de les faire soupçonner.

 (Barbey d'Aurevilly)

  Ndr : Vous voyez bien que je suis
 tout le contraire d'un séducteur!

 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise
 de ceux qui aiment commander.

 (Jean Giraudoux).

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