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Il a adressé un courrier à Joël dont voici la teneur.
Début de citation :
Monsieur,
Vous aviez eu la correction dans votre lettre du 11 janvier 2008 de faire apparaitre Madame DEBAECKER en copie.
J'etais donc en droit de penser que nos échanges de mails faisant suite à cette lettre ne seraient communiqués qu'a Madame DEBAECKER et éventuellement à ses colistiers.
Or, j'apprends aujourdhui, en dialoguant avec les representants des différentes listes, que ces échanges ont été largement diffusés par vos soins, sans que vous ayiez eu la correction de m'en informer.
Si sur le fond cela ne me gène pas, le principe est pour le moins critiquable et il vous sera désormais difficile de donner des leçons de transparence.
Je vous rappelle que vous avez la possibilité de faire connaitre votre lecture du rapport Ernst & Young sur notre forum.
Sentiments distingués
Jean BADOCHE
Fin de citation.
Ceci m'amène une première réaction.
Si je comprends bien l'auteur, le fait de diffuser un document largement, c'est manquer de transparence? J'ai l'impression que ledit auteur s'est pris les pieds dans le tapis des mots.
Passons.
Joël Lunot lui a évidemment répondu ... Je le connais bien, Joël! Il ne laisse RIEN au hasard. Il est méticuleux. Il ne laisse rien passer. Pour "enfoncer le clou", il n'y a pas mieux ...
Peut-être était-il charpentier dans une vie antérieure? En tout cas, construire dans un esprit d'ouverture, il sait faire ...
Début de citation :
Monsieur le président,
Permettez-moi de vous faire part de ma surprise face à votre critique. Dès lors que vous m'aviez annoncé votre décision de ne pas publier ma lettre de mise au point par rapport à la lecture inexacte du rapport Ernst & Young, faite par l'ADCN, notamment sur son blog, je me suis considéré libre de porter ma lettre et votre réponse à la connaissance des autres candidats que je connais. Si je vous ai choqué, j'en suis sincèrement désolé et vous prie de bien vouloir accepter mes excuses. Vous me dites qu'au fond, cela ne vous gêne pas et je vous en donne bien volontiers acte. Mais je ne comprends pas ce qui peut vous retenir de publier ma lettre sur le blog de l'association. Vous dites que ma lettre a "un caractère politique évident". Bien sûr ! Dès lors qu'il s'agit d'essayer d'y voir clair dans la manière dont monsieur MARTIN et madame MONTCHAMP ont géré la commune entre mars 2001 et le printemps 2004, tout ce qui peut être écrit sur cette question est forcément de nature politique puisqu'il en va de la gestion de notre cité.
Comme je vous l'ai écrit hier, notre désaccord - et il est bien de nature politique - porte sur un point précis : à l'automne 2003, les jeux étaient malheureusement faits par suite de l'envolée considérable des dépenses de fonctionnement - dont majoritairement les dépenses de personnel qui était le secteur dont madame Montchamp avait la responsabilité. Le 30 novembre 2003, lorsque Ernst & Young a remis son diagnostic sur la solvabilité de la commune, celle-ci était en situation de faillite avec une impasse financière supérieure à 2 millions €. Cette donnée est incontestable, comme l'a démontré, dans ses premières pages, le rapport Ernst & Young remis le 1er février 2004, soit deux mois avant la démission de madame Montchamp. Preuves à l'appui, ce que je conteste dans votre lecture du rapport Ernst & Young, c'est votre tentative de le réécrire pour faire croire aux Nogentais qu'il était possible d'éviter une hausse de 25% des taux, le 30 mars 2004. Ernst & Young a démontré exactement le contraire. Il est dommage que vous ne vouliez pas le reconnaître.
C'est pour cette raison qu'il est essentiel de pouvoir prendre connaissance du diagnostic du 30 novembre 2003 et de ce qui s'est passé ensuite : on verra bien ensuite qui a raison, de vous ou de moi.
Lors de la réunion publique du 6 décembre dernier - réunion au cours de laquelle vous avez donné la primeur de l'annonce de votre charte, alors que, sauf erreur, les adhérents de l'ADCN n'en avaient pas encore été informés -, madame Montchamp a indiqué que c'est elle qui était parvenue à imposer au maire l'intervention d'Ernst & Young, avec l'aide de Gilles CARREZ et de son " ami " Eric WOERTH. Comme vous ne l'ignorez probablement pas, Eric Woerth était, chez Arthur ANDERSEN, le patron de Philippe PEUCH-LESTRADE, devenu après la disparition d'Andersen, le responsable du département secteur public d'Ernst & Young. C'est Philippe Peuch-Lestrade qui a conduit et supervisé les travaux effectués par son département à Nogent. Dans ce contexte, il serait fort surprenant que madame Montchamp n'ait pas eu connaissance du diagnostic du 30 novembre 2003, au moment de sa remise. Madame Montchamp s'honorerait, aujourd'hui, à rendre public ce diagnostic ; si elle n'en a pas gardé copie, elle sait que, par l'entremise de son ami Eric Woerth, elle n'aura guère de difficulté à en obtenir un nouvel exemplaire. Cela constituerait le meilleur des gages qu'elle puisse donner de sa volonté de rupture par rapport à l'opacité de la gestion municipale actuelle. Car si elle y a activement contribué entre mars 2001 et le printemps 2004, il n'est pas trop tard, pour elle, de reconnaître ses errements passés. Ce serait aussi une façon de démontrer qu'elle a appris.
Comme d'autres, mais beaucoup plus récemment que l'Alliance pour Nogent, l'ADCN cherche à comprendre les raisons précises du grave dérapage de la gestion des finances de la ville. Témoignent de cette recherche, les récentes demandes que vous avez adressées au maire et auxquelles il se garde de répondre. Dans ce cadre, l'ADCN aurait toutes raisons de soutenir la démarche de l'Alliance pour Nogent pour obtenir le diagnostic sur la solvabilité financière de la commune, remis le 30 novembre 2003, soit quatre mois avant la forte discrète démission de madame Montchamp du conseil municipal. C'est l'espoir que je formule.
Pour éviter toute nouvelle critique, je vous informe que je communique copie de ce courriel aux personnes qui ont eu copie de ma lettre.
Bien cordialement.
J. LUNOT
Fin de citation.
Vous pouvez donc constater que le point de vue de Joël est sensiblement différent du mien.
Il pense que Marianne Montchamp n'est probablement pas responsable du dérapage des finances. En tout état de cause, dit-il, son intérêt bien compris est de prendre les devants en publiant avant Monsieur Martin le contenu de ce diagnostic datant de Novembre 2003.
Moi, je pense que Marianne Montchamp est co-responsable, avec Monsieur Martin, de la gestion de la ville et qu'elle est le faux nez de Monsieur Martin pour que, quoiqu'il arrive, la ville reste au mains de l'UMP (lire mon article à ce sujet).
Qui de Monsieur Martin ou de Madame Montchamp va rendre public le premier le document incriminé? C'est important, au moins pour moi. Ne serait-ce que pour vider la controverse entre Joël et moi!
Une chose est cependant certaine : si j'ai commis la moindre erreur d'appréciation au sujet de Madame Montchamp, je lui présenterai, sur mon blog, des excuses publiques! Elle y aura droit.
Pour ce qui est de Monsieur Martin, j'aurai plus de mal. je ne peux pas oublier qu'il m'a attaqué en diffamation et que l'affaire est toujours "pendante" comme disent les juristes ...
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