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Début de citation :
A propos du tract PS diffusé le week-end des 2/3 février 2008.
Le candidat socialiste, William GEIB, renvoie dos à dos Martin, Montchamp et Estelle. Concernant Estelle, il écrit : «Pour l’ancien maire, Estelle Debaecker, qui aspire aujourd’hui à revenir aux responsabilités, le mandat a été marqué par un sous-investissement, une chute de l’épargne et une gestion négligente du patrimoine communal. »
Il est étrange que le candidat socialiste reprenne, aussi imprudemment, les « vieilles lunes martiniennes », inlassablement ressassées par la propagande
officielle depuis 2002.
S’agissant des accusations de sous-investissement et gestion négligente du patrimoine communal – c’est la même chose puisque l’entretien du patrimoine figure au budget
d’investissement - les ratios officiels démontrent que ce n’est pas le cas. Comme la mandature d’Estelle a été légèrement inférieure à 6 années (juin 1995 à mars 2001) contre 7 (avril 2001 à mars
2008) pour Martin, il faut raisonner en moyenne annuelle. Pour comparer ce qui est comparable, il existe un ratio officiel très simple que les communes doivent publier chaque année depuis la
loi du 6 février 1992, il s’agit des dépenses d’équipement brut par habitant.
Le ratio moyen annuel par habitant de la gestion Martin est de 297 € contre 250 € pour Estelle. A première vue, Martin aurait donc dépensé, en investissements et
entretien du patrimoine, 47 € de plus par habitant et par an que son prédécesseur. Mais ce chiffre cache une réalité qui est celle du coût de la construction de l’école Léonard de
Vinci ( 13 M€ ), entièrement financée par les Nogentais ( voir interview de Martin à Cécile DUBOIS du 20/01/2008 ). Autrement dit, sur les 7 ans de gestion Martin, l’école
Léonard de Vinci a représenté un montant annuel, par habitant, de 65 €. Hors Léonard de Vinci, le ratio moyen annuel de Martin est ramené à 232 € ( 297 – 65 = 232 ), soit 18 € de moins par an et
par habitant qu’Estelle et – 7% en pourcentage. Encore faut-il préciser que l’on raisonne ici en euros courants. Si l’on raisonnait en euros constants – après correction de l’inflation – l’écart
serait encore plus grand.
Conclusion : hors Léonard de Vinci, Martin a moins investi et moins entretenu le patrimoine qu’Estelle. De plus, la comparaison permet de réaliser l’énorme erreur
stratégique commise, en 2001, par le tandem Martin/Montchamp lorsqu’ils ont, sans consulter le conseil municipal, décidé de renoncer aux recours engagés par Estelle contre l’Etat pour qu’il
assume jusqu’au bout les conséquences de la décision d’autoriser la construction de l’école en 1969 sur un site pollué et celles de la fermeture en 1998. Il est vrai que le candidat du PS peut
difficilement le reprocher à Martin puisqu’en 1998 et 2001, le Premier Ministre s’appelait Lionel JOSPIN et que la Ministre déléguée à l’enseignement primaire s’appelait Ségolène ROYAL.
L’accusation de sous-investissement ne tient donc pas. C’est encore l’une des calomnies de la bande Martin que certains commettent l'erreur de répéter dangereusement.
Sur l’épargne, l’accusation de M. GEIB n’est guère plus sérieuse. En effet, sur les 7 années de la gestion Martin, le montant cumulé de la capacité nette
d’autofinancement ( CAF nette, ce qui reste après remboursement des emprunts ) est de 20 millions €, soit un montant moyen annuel de 2, 8 M€. Pour ce qui concerne la mandature d’Estelle, la CAF
nette moyenne annuelle est de 1,5 M€.
En apparence, M. GEIB aurait donc raison. Mais il oublie de rappeler que 3 périodes ont caractérisé, de ce point de vue, les 7 années Martin : les deux premières
années (2002 et 2003), la capacité d'autofinancement nette moyenne annuelle était de 0,6 Million d'€, seulement ! Fin novembre 2003, Ernst & Young tire la sonnette d’alarme : la
ville est en situation de faillite et menacée de mise en tutelle. Il faut donc fortement augmenter les impôts ( + 58% / 2001. De 12 M€ en 2001, ils passent à 19 en 2004 et restent à ce niveau
jusqu’en 2006 inclus ). La CAF nette se redresse donc en 2004, 2005 et 2006, avec un montant moyen annuel de 5,6 M€ mais elle est intégralement financée par un véritable matraquage fiscal. Aucun
effort de gestion n’étant réalisé, malgré les interventions coûteuses d’Ernst & Young, la situation se détériore à nouveau en 2007 et 2008 avec une CAF nette moyenne annuelle de seulement 1
M€ !
Faute d’une saine gestion de l’argent public, ce sont donc les 17 835 malheureux foyers fiscaux nogentais qui ont supporté le coût du redressement de l’épargne en
2004, 2005 et 2006. Il fallait bien financer, entre autres choses, l’école Léonard de Vinci.
Il faut rappeler que le ratio moyen annuel « produit des impositions directes par habitant », durant les six années de la mandature d’Estelle DEBAECKER,
était de 405 €. Le même ratio moyen annuel, pour les 7 ans Martin, est de 621 €, soit + 53% et 216 € de plus chaque année, par habitant. Le prélèvement sur le pouvoir d’achat est donc
particulièrement sévère, surtout si l’on garde en mémoire que les bases ( taxe habitation et foncier bâti ) ont augmenté de 18% entre 2001 et 2008 !
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