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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

 

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Samedi 30 juin 2007
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... par Jacques Heurtault recommander
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Aujourd'hui, je vais m'en tenir à l'exposé de certaines analyses (personnelles ou non) et de certains principes de réforme (qui, selon moi, doivent être considérés comme fondateurs), chacun devant être dans son rôle, les pouvoirs publics ayant reçu mandat de réformer le système, ils doivent le faire même si certains acteurs internes ne le veulent pas. 

1. Faut-il un Service Public de l'Emploi?
A mon avis, OUI. Je pose la question car la réponse n'est pas absolument évidente. Je réponds OUI car il y a et IL Y AURA TOUJOURS des personnes en recherche d'emploi qui n'auront pas les moyens, financiers ou culturels, de se débrouiller seules. En particulier, si elles ne sont pas solvables, il est indispensable qu'une structure soutenue directement OU INDIRECTEMENT par les pouvoirs publics puisse proposer gratuitement OU POUR UN FAIBLE COÛT des prestations de soutien dans les démarches de retour à l'emploi.

2. Faut-il maintenir un régime d'ASSURANCE chômage?
Nous sommes actuellement dans cette configuration. Les salariés paient des cotisations d'ASSURANCE pour couvrir un risque et, en retour, si le risque se réalise (si l'éventualité devient un évènement diraient les statisticiens), ils perçoivent un revenu de remplacement et ont accès, de plein droit, à des prestations de soutien diverses dans leur recherche d'emploi.
Je préconise une approche différente : le chômage est un phénomène de masse de nos sociétés modernes qui "impacte" toute la société, toutes les familles, tout le tissu économique, tout le tissu social. Cette réalité incontournable conduit et impose de concevoir un outil placé sous le contrôle des pouvoirs publics, ne relevant pas de l'assurance mais de la solidarité. C'est dans cet esprit que j'ai, naguère, préconisé que ce risque bien réel soit fondamentalement financé par l'impôt et non par une cotisation (qui, depuis toujours, n'a jamais été volontaire et n'a donc de "cotisation" que l'habillage).

3. Faut-il y associer les partenaires sociaux?
Oui, certainement! A condition, toutefois, de fixer des limites précises ...
3.1. Ce n'est pas aux partenaires sociaux de faire la loi républicaine. C'est à la représentation nationale. Je récuse la démarche qui a été mise en oeuvre depuis plusieurs décennies, consistant à pousser les partenaires sociaux à négocier sur tout puis à entériner dans une loi ("bétonner" est le verbe employé!) le contenu de l'accord, pris tel quel ou presque.
3.2. C'est encore moins aux personnels qui exercent dans ces structures disparâtes de décider de l'avenir du système en place! Autant il m'apparaît légitime que les personnels concernés aient le droit de veiller à ne pas être les dindons de la farce, autant leur implication de droit dans la discussion me paraît déplacée. Ainsi, moi même, si j'interviens ici, c'est parce que je suis un citoyen électeur et non parce que je suis un des personnels concernés (en tant qu'agent de l'Anpe). Pour autant il me paraîtrait assez incongru et même franchement idiot que les participants à la discussion générale se privent de l'expertise des personnels concernés! Nous vivons tous les jours les dysfonctionnements du "bazar" et nous avons, peu ou prou, des idées qui méritent d'être au moins reçues, voire même examinées attentivement. 

4. Service public donc "au service du public"! 
Eh oui! Il faut le rappeler, le marteler même! Car cela ne semble pas évident pour tout le monde.
Etant moi-même agent public d'un service public, je le dis avec force et même, peut être, avec une certaine pointe d'irritation, tellement j'ai vu de situations abracadabrantes. Ma conviction est faite. Il est clair qu'une énorme proportion de mes collègues (je les côtoie depuis maintenant TREIZE ans) ne parlent de Service Public que par référence exclusive ou quasi-exclusive au statut public des AGENTS. Pas du tout ou très peu par référence à la mission de consistant à offrir des services aux publics, quelque soit leurs situation personnelle (riches ou pauvres, employeurs ou salariés privés d'emploi). Pour l'avoir observé dans de très nombreuses agences (la quasi totalité des agences Anpe de Paris où j'ai exercé pendant 5 ans notamment), je peux affirmer que lorsqu'une altercation éclate entre un agent et un demandeur, c'est l'agent qui en porte la responsabilité dans au moins 7 cas sur 10 ... Attitude inutilement arrogante, incapacité à expliquer la logique du système mis en place, attitude inappropriée dans un cas difficile, remarques inopportunes pouvant dégénérer en "clash", etc... Bref, le contraire, selon moi, de l'attitude d'ouverture et de compréhension positive qu'un agent public doit avoir vis à vis du public, tout spécialement du public fragilisé ...
Il faut en convenir : beaucoup d'agents de l'Anpe sont venus y travailler avec l'une ou l'autre des deux motivations suivantes (parfois les deux!) :
- devenir fonctionnaire
- mettre en oeuvre sa vision idéologique personnelle de la politique de l'emploi qu'il faut mettre en oeuvre alors que sa vraie mission, c'est de mettre en oeuvre la politique des autorités politiques en place (autrement dit des gouvernements ou des exécutifs territoriaux successifs).

5. L'Anpe, pas plus que n'importe quelle structure publique (ou parapublique), n'existe pour elle-même .. encore moins pour ses agents!
Pure création des pouvoirs publics, elle est, bien évidemment, au service des pouvoirs publics (mais pas au service du parti politique au pouvoir, quel qu'il soit! Ne pas confondre ...). Cela suppose une action conduite sur la base d'instructions écrites, datées, signées de l'autorité hiérarchique habilitée, rédigées sur papier à en-tête, éventuellement rappelées verbalement quand c'est nécessaire mais pas au delà.
Combien de fois ai-je entendu, de la part d'agent Anpe, des plaintes du style "le chômage baisse, il va y avoir des licenciements!". C'est à croire qu'ils souhaitaient que le chômage augmentât pour permettre le développement de l'emploi ... à l'Anpe! Vous ne me croyez pas? Vous avez tort! Je l'ai personnellement vécu ...
 
Cette remarque m'amène à adresser une supplique au Gouvernement, à François Fillon et à Christine Lagarde en particulier ... sans oublier Nicolas Sarkozy puisqu'il supervise tout. Pour éviter les écueils et le "plantage" magistral de la réforme qui s'annonce, faites en sorte que l'emploi soit numériquement  ABSOLUMENT garanti. 30.000 agents à l'Anpe, avec le suivi mensuel des demandeurs d'emploi, ce n'est pas du luxe! C'est vraiment le minimum nécessaire. Je prends ma situation personnelle en référence. Je dois suivre, chaque mois, environ 200 demandeurs auxquels je dois, en principe, consacrer une demi-heure à chaque fois. Cela représente donc 100 heures d'entretiens par mois. Or, je suis à temps partiel (90%). Je dois donc 135 heures de service par mois. Je dois donc consacrer les trois quart de mon temps à recevoir du public ... C'est un rythme que personne ne peut tenir longtemps.
Voyons les choses sous un autre angle.
Supposons que tous les agents travaillent à temps plein (en réalité, près de 30% sont à temps partiel : il doit bien y avoir une raison pour que la proportion soit aussi élevée). Supposons qu'ils reçoivent tous du public (c'est évidemment faux : il y a des comptables et des administratifs et des hiérarchiques comme partout). Supposons qu'ils doivent gérer un portefeuille de 220 demandeurs d'emploi. Je vous laisse le soin de poursuivre ... Vous arrivez à un nombre de chômeurs qui est toujours nettement supérieur aux 2.000.000 annoncés. Il va bien falloir dire la vérité aux Français ...      

Vendredi 29 juin 2007
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Je suis assez d'accord avec le point de vue exprimé par David Victoroff dans Valeurs actuelles.

Début de citation :

Après l’assurance maladie, c’est au tour du régime général des retraites de se rappeler au bon souvenir de François Fillon. Son déficit approcherait les 5 milliards d’euros en 2007, un bon milliard de plus que prévu. Certes, on savait les mesures prises en 2003 insuffisantes pour rééquilibrer durablement les comptes. Un rendez-vous est d’ailleurs prévu en 2008 afin d’examiner les effets de la réforme et de procéder aux ajustements nécessaires. Mais nul n’avait vraiment anticipé une dégradation aussi rapide pour un régime encore excédentaire en 2004.
Le succès de la réforme reposait sur un double pari : l’amélioration de la situation de l’emploi en général, qui accélérerait les rentrées de cotisations, et la prolongation de l’activité pour les “seniors”. L’emploi s’est amélioré trop lentement pour rétablir l’équilibre du système. Quant au pari du maintien en activité des seniors, il est pour l’instant perdu.
Pour se concilier la CFDT, le gouvernement Raffarin avait prévu un dispositif permettant aux salariés ayant commencé à travailler très jeunes et disposant de leurs annuités de partir à la retraite avant 60 ans. Plus de 400 000 d’entre eux en ont profité. En revanche, très peu de salariés tirent parti de la majoration de pension accordée à ceux qui restent au-delà du minimum requis. Les salariés veulent partir dès que possible.

Fuite des seniors

Pourquoi cette “fuite” des salariés âgés devant le travail ? Ils redoutent qu’à l’occasion du rendez-vous de 2008 les règles du jeu soient à nouveau changées dans un sens moins favorable. Pour les rassurer, un décret du 25 avril garantit à tout salarié qui poursuit son activité après 60 ans que sa pension sera calculée selon les mêmes paramètres que ceux qui étaient applicables à son soixantième anniversaire. Beaucoup de salariés ignorent ce texte ou ne croient pas à cette garantie.
Surtout, les entreprises ne font rien pour retenir leurs salariés âgés, en dépit des déclarations d’intention du Medef et de la signature l’an dernier d’un accord entre les partenaires sociaux sur l’emploi des seniors : « Trop de personnes en France sont écartées du marché du travail en raison de leur âge. Il faut faire changer les mentalités », disait alors Laurence Parisot. Entretien de carrière à partir de 45 ans, formation, CDD pour les plus de 57 ans, possibilité de retraite progressive, ces dispositifs n’ont pas donné les résultats escomptés. Il en sera ainsi tant que pour de nombreuses entreprises un salarié âgé de plus de 45 ans sera considéré comme un “vieux”, trop cher, difficilement adaptable aux nouvelles technologies et formes d’organisation du travail.

Rajeunir la pyramide

Dans la banque, une course effrénée au rajeunissement de la pyramide des âges a conduit au départ anticipé de milliers de salariés. Il fallait abaisser les coûts d’exploitation et basculer les effectifs administratifs vers des tâches plus commerciales. Dans l’industrie, il ne se passe guère de semaine sans une “restructuration” avec à la clé des départs volontaires. À tel point que de nombreux salariés aspirent à être poussés dehors en douceur à des conditions financières relativement bonnes, en partie prises en charge par l’assurance chômage ou par le régime de retraite. Il est encore loin le changement de mentalité évoqué par Laurence Parisot.
Restaurer la valeur travail, ce n’est pas seulement payer mieux les heures supplémentaires. C’est aussi redonner une valeur à l’expérience et remotiver les seniors pour qu’ils restent à leur poste alors que s’accroît la durée de vie. C’est le seul moyen de sauver la retraite par répartition.

Fin de citation.

Vendredi 29 juin 2007
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En provenance directe d'Afrique, voici une "ballade" conçue par qulqu'un qui s'intéresse à la vie politique française ...

Début de citation :

BALLADE DES CANDIDATS

 

REFRAIN

Tournez manèges et chevaux d’bois

Le peuple joue et le roi boit.

 

 

STROPHES :

Ils étaient deux à se combattre

Pour installer – où l’on folâtre –

Des attractions les plus variées

Dans un grand parc pour cinq années.

( au refrain )

 

 

Sarko, Ségo, deux promoteurs

Se sont battus durant des heures

Le Sarkoland est le meilleur

Ont décidé les électeurs.

( au refrain )

 

Le Seghollande avait tout faux

L’H et un L étaient de trop

Le numéro des éléphants

Et des cornacs pas convainquant.

( au refrain )

 

Les attractions seront en place

Et les gogos tous dans la nasse

Le carnaval des députés

Le petit train des syndiqués.

( au refrain )

 

Maison hantée : Le Pen y est

La parade des assistés

Et les manèges enchantés

Pour des rêves non réalisés.

 

 

REFRAIN FINAL :

Tournez manèges et chevaux d’bois

La fanfare passe, les chiens aboient.

 

 

 

 

 

 Fin de citation.

Puisque Monsieur Martin, maire de Nogent sur Marne n'apprécie pas l'humour quand sa politique est directement visée par le truchement de sa personne, peut-être appréciera-t-il ce même humour quand ce sont d'autres personnages politiques qui en sont l'objet?

Vendredi 29 juin 2007
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... par Jacques Heurtault recommander
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Cet article est la suite promise du précédent ...

J'en étais au point 6 du recensement des différents participants ... car ce n'est pas terminé! Ce serait presque trop simple ...

6. Vient ensuite le RMI qui, lui, est géré par  chaque Conseil Général (département).
Au début de la mise en place de ce dispositif, c'était l'Etat qui finançait l'allocation, les Caisses d'Allocations Familiales qui faisaient les chèques (même pour les personnes n'ayant pas d'enfant!) et le Conseil Général qui DEVAIT consacrer, sur son budget propre, 20% du montant annuel de ces allocations pour financer l'aide à l'insertion ... Je vous laisse le soin d'imaginer le cirque!
Depuis la mise en place de la dernière mouture de la décentralisation, ce sont les Conseils Généraux qui financent tout ... mais ce sont toujours les Caisses d'Allocations Familiales qui font les chèques ...
Selon que les personnes sont isolées (c'est à dire vivant seules) ou bien en famille (la plupart du temps avec des enfants, elles ne seront pas traitées par le même service. Dans le premier cas, ce sont les Centres Communaux d'action sociale (CCAS. Attention : rien à voir avec le comité d'entreprise d'EDF qui porte cependant le même nom!) qui dépendent des Communes qui prennent en charge ... Dans le deuxième cas, ce sont les Circonscriptions des Services d'Action Sociale (CSAS!) qui, elles, dépendent du Conseil Général, c'est à dire du département!
Vous ne comprenez pas? Je n'aurai pas la cruauté de vous dire que vous êtes nul ... car, moi même, bien qu'impliqué professionnellement et donc au courant, j'ai mis un peu de temps à comprendre ... Vous voilà rassuré!

7. Eh oui! un septième volet ... car ce n'est pas fini! Déçu? Allez, encore un effort ... On est presque au bout! Si, si! Je vous jure que c'est vrai.
Il s'agit des Maisons de l'Emploi ... C'est une idée de Jean Louis Borloo quand il était ministre de la cohésion sociale, sous de Villepin et Chirac.
Au départ, l'idée était excellente car il s'agissait de rassembler tout ça (en gros!) sous la même bannière ... Principalement l'Anpe, l'Assedic et les communes qui voulaient bien s'y lancer à leur risque et péril. Manque de bol, comme il faut réunir certains critères de convergence, c'est beaucoup plus difficile que prévu ...  Il n'y a guère que quelques centaines de Maisons de l'Emploi qui parsèment le territoire! Souvent plus ou moins en doublon partiel des structures déjà existantes!

Ai-je oublié quelque chose? Ou quelque structure? C'est bien possible ... C'est comme les trains, ces trucs-là! Un train peut en cacher un autre ...
Il me semble, cependant, avoir fait à peu près le tour.

Vient alors la question :"Comment réformer tout ça?" . Pas simple!
Vous avez envie de savoir ce que j'en pense, hein? Eh bien! Vous le saurez en lisant le prochain numéro ... Ne vous privez pas! C'est gratuit. 

Oubli IMPARDONNABLE! L'AFPA ... L'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes ... C'est pourtant un monument! Même qu'il a fallu en virer un Directeur Général car il ne voulait pas obéir!  Si la haute hiérarchie se met en travers, elle aussi, où va t-on?     

Jeudi 28 juin 2007
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... par Jacques Heurtault recommander
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Service Public de l'Emploi, alias SPE? Quesako? C'est tout simplement l'ensemble des structures qui ont, plus ou moins, maille à partir avec le traitement du chômage ... Ca fait beaucoup de structures! Et, bien évidemment, beaucoup de monde ... dispersé dans tout cet ensemble qui mérite, à bien des égards, le titre de bazar, tellement c'est compliqué.

Vaste sujet! Surtout pour quelqu'un comme moi qui suis agent de l'Anpe ...

Je suis dedans, depuis déjà plus de 13 ans ....

Pour apréhender la situation et prendre la mesure exacte du problème, il convient de faire, dans un premier temps, le recensement du schmilblic ...

1. A tout seigneur, tout honneur (ouille! ouille! ouille!, mes chevilles!) ...
Quand on parle emploi, et surtout chômage, on pense tout de suite à l'ANPE, l'Agence Nationale Pour l'Emploi, l'Agence pour ceux qui, comme moi, sont dedans ....
C'est un établissement public administratif (EPA) qui a une mission strictement définie par la loi et les décrets qui s'y rapportent et qui est largement consignée dans le Code du Travail. Si, si! Vous avez bien lu : les personnes qui recherchent un emploi sont, avant même d'en avoir trouvé un, régies par le Code du TRAVAIL dont on aurait pu penser, a priori, qu'il avait vocation à structurer les relations individuelles et, surtout, collectives entre les employeurs et leurs salariés ... Eh bien, c'est faux!
Il s'en suit que les relations qui régissent les personnes inscrites à l'Anpe avec l'Anpe elle même relèvent du Droit Administratif et pas du tout des Conseils de prud'hommes (par exemple) ... Il en va ainsi de l'inscription et donc des radiations sur la fameuse "liste des demandeurs d'emploi" ... En cas de différent, ce sont les Tribunaux Administratifs qui sont compétents.

2. Vient ensuite l'Unedic (Union Nationale pour l'Emploi Dans l'Industrie et le Commerce) qui fédère les Assedic (Associations pour l'Emploi dans le Commerce et l'Industrie) dont les structures ne coincident pas forcément avec les limites territoriales des départements. Chacune a son conseil d'administration et ses règles propres pour autant qu'elles ne contreviennent pas avec les règles de l'Unedic ni, bien sûr, avec la loi ...
Vous avez tout de suite compris que l'Unedic et les Assedic sont des structures de droit privé. Le système fonctionne comme s'il s'agissait d'une énorme Convention Collective Nationale conclue entre les patrons et les syndicats, ni plus ni moins.
Il s'agit aussi d'une sorte de compagnie d'assurance de droit privé (comme le sont toutes les compagnies d'assurance ... si je veux pousser le bouchon un peu loin).
Vous êtes salarié. Vous devez adhérer, content ou pas, à cette sorte de mutuelle qui est alimentée par vos cotisations et par celles que votre employeur paie parce qu'un contrat de travail vous lie à lui. Si vous êtes au chômage, vous vous retournez vers la compagnie d'assurance et vous lui demandez de prendre en charge le sinistre que constitue votre perte d'emploi (pas seulement le revenu qui va avec! c'est beaucoup plus qu'un détail!). Vous avez évidemment compris que ces deux structurent travaillent ensemble (en tout cas devraient travailler ensemble mais, tout le monde le sait, "tous ceux qui doivent ne paient pas").

3. Vient ensuite l'Etat. Forcément! Puisqu'il est partout ... C'est la Direction Générale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle qui représente l'Etat, au sommet. Dans les régions, ce sont les Directions Régionales etc ... et dans les départements, ce sont les Directions Départementales etc ... Heureusement, on arrête là! Il n'y a pas de Direction Locale etc ... Manquerait plus que ça!

4. Mais, ce n'est pas tout! Trop simple ...
Il y a aussi l'Apec ... C'est l'Association pour l'Emploi des Cadres ... Ce n'est pas une sorte de filiale (mot tabou, en ce moment, à l'Anpe!) de l'Anpe pour les cadres!
C'est une structure de même nature juridique que l'Unedic, c'est à dire issue du paritarisme qui est financée par une cotisation prélevée sur les salaires, à condition que les personnes concernées soient affiliées à une Caisse de Retraite de Cadres affiliée à l'Agirc (Association Générale des Institutions de Retraites de Cadres). En quelque sorte, le régime de retraite des cadres du secteur privé gère, non seulement les retraites mais aussi l'emploi ouù, plus précisément, les cadres qui ont perdu leur emploi. Ces mêmes cadres ne sont pas, pour autant, dispensés de s'inscrire à l'Anpe! Car c'est une condition sine qua non pour percevoir des allocations de chômage ... Simple, je vous disais! Très simple, même! Il suffit de comprendre ...

5. Mais ce n'est pas tout! Allez, allez! Un peu de courage ... non mais, sans blague!
Il y a aussi les "Missions Locales" qui ont, elles, pour mission (normal puisque ce sont des "Missions"),  de s'occuper des jeunes. Qu'est-ce qu'un jeune? Ca, c'est facile : c'est un adulte ou adolescent qui a moins de 26 ans révolus ... Elles s'occupent de l'emploi des jeunes mais aussi de plusieurs autres problèmes tel le logement ... Ce sont surtout  les communes qui sont impliquées dans le fonctionnement de ces Missions locales ... Pas très loin il y a les PAIO (Point d'accueil, d'Information et d'Orientation), qui, eux aussi, quand ils existent, s'occupent des jeunes .... Le droit des Missions locales répond à la logique du droit des associations mais, dans les faits, les mairies (droit public!) exercent une tutelle assez jalouse sur ces "associations".

6. Vous aurez la suite ... demain!    

Mardi 26 juin 2007
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Hier, avec mon lumbago (merci pour vos bons voeux de rétablissement!), c'était la mauvaise humeur ...

A chaque jour suffit sa peine! Aujourd'hui, c'est la bonne humeur ... Je viens d'apprendre que Chritophe Grebert vient de gagner son procès en appel contre la Mairei de Puteaux (c'est juste à côté de Neuilly sur Seine, de l'autre côté de la Seine, pas très loin du quartier d'affaires de La Défense) après avoir gagné en première instance ...

Chritophe Grebert est ce bloggueur méritant qui, à force de ténacité, finit par gêner le maire de Puteaux, une certaine Ceccaldi Raynaud, qui vient d'être élue député UMP dans le fauteuil précédemment occupé par Nicolas Sarkozy ...

Son blog : http://www.monputeaux.com  mérite une visite de même que la vidéo disponible sur Dailymotion ... http://www.dailymotion.com/video/xu1xu_christophe-grebert-mon-puteaux ...

Je ne développe pas l'affaire moi-même, ce serait un peu long et je risquerais de déformer l'essence même de l'arrêt de la Cour d'Appel de Paris, rendu le 6 Juin dernier (c'est une date facile à retenir, c'est celle du Débarquement des troupes alliées en Normandie, venue libérer la France et, accessoirement, c'est aussi la date de naissance de ma mère mais ça n'a strictement aucun rapport !...).

Disons, en gros, que la mairie de Puteaux voulait faire taire Christophe qui avait créé son blog en Juin 2002, après avoir pleuré toutes les larmes de son corps suite à l'élimination de son favori, Lionel Jospin, à l'élection présidentielle.

Le procédé est archi connu : on frappe en invoquant des injures publiques et de la diffamation et c'est à l'accusé de prouver son innocence! Une étrange particularité du droit français ... Ce faisant, on oblige l'accusé (le terme est impropre mais tout le monde comprend) à organiser sa défense, à prendre un avocat, à engager des frais qu'un pauvre blogueur ne peut couvrir de ses seuls maigres deniers résultat des fruits de son travail.

Ragaillardie par une victoire espérée, la "victime" (ici, la mairie de Puteaux) en espère une profonde démotivation du bloggueur amenant ce dernier à cesser son activité ludique.

Manque de bol! Malgré les 45.000 euros de frais engagés en première instance, la victime perd ... Elle fait appel et ... perd encore! Tout ça aux frais des contribuables putéoliens (ce sont les habitants de Puteaux) qui n'en demandent pas tant!

Il me vient à l'esprit une question : dans l'action que le maire de Nogent engage contre moi en me citant à comparaitre le 6 Septembre prochain devant la 17ième chambre correctionnelle de Paris (je suis potentiellement un délinquant!), ne poursuit-il pas, par hasard, le même but?

Pour mieux comprendre l'affaire de Puteaux, voyez ce lien : http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=1906

Ca fait un peu froid dans le dos! L'intention de la Mairie était clairement de nuire à Christophe Grébert car celui-ci a eu l'outrecuidance de mettre son nez dans les affaires de la commune.
Il faut bien comprendre qu'il y a deux procès qui sont indiscutablement liés.
1. L'action intentée par la mairie contre Christophe
2. L'action menée par Christophe contre la mairie suite aux insinuations selon lesquelles il serait pédophile.
Encore une autre source d'information : http://www.jurisexpert.net/blogs/index.php?title=le_cadre_juridique_de_la_responsabilite_1&more=1&c=1&tb=1&pb=1

Lundi 25 juin 2007
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Je ressentais quelques douleurs depuis plus d'une semaine mais ça ne m'inquiétait pas trop ... ça va passer, me disais-je ...
Vlan! Samedi matin, en me relevant de devant l'ordinateur, ouille, ouille, ouille! Coincé ...
Depuis Samedi donc, je suis couché, bien à plat, sans oreiller, sur le dos, avec interdiction de faire le moindre geste au niveau du bassin ...
C'est pas drôle! Pas drôle du tout!
Ce soir, Lundi, ça va mieux ... J'en profite pour vous donner de mes nouvelles ...
Je sais que nombreux sont mes lecteurs qui s'inquiètent vite de l'absence d'article nouveau ... Ils en connaissent maintenant la raison.
Ce sera tout, hélas! pour ce soir ... Il serait téméraire que j'aille au delà ....
Vendredi 22 juin 2007
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Jean Pierre Chevènement a décidé de démissionner de son mandat de maire de Belfort suite à son insuccès aux élections législatives qui viennent de se dérouler.

Insuccès et non pas défaite car il n'était pas le député sortant, il ne faut pas l'oublier ...

Bien qu'étant en désaccord avec ses positions sur l'Europe, j'ai toujours eu de la sympathie pour le "Che", comme on le surnomme volontiers. Le "Che", le vrai, Ernesto Che Guevara, ne m'a jamais pasionné pourtant ...

Voici sa déclaration à la presse annonçant sa démission.

Début de citation :

Merci d'être venus nombreux à ce point de presse.

Ce n'est pas de gaieté de cœur, vous l'imaginez bien, que j'ai mis un terme au mandat de maire de Belfort que j'exerce depuis 1983. Mon cœur est ici et j'aurai beaucoup de peine à ne plus considérer mon bureau de maire comme mon vrai domicile, celui où s'accumulent les dossiers et où j'ai passé le plus clair de mon temps à Belfort.

Je veux remercier encore les Belfortaines et les Belfortains de la confiance qu'ils m'ont accordée depuis 1973. Ensemble nous avons fait du bon travail pour Belfort et pour le Territoire de Belfort.

Je ne regrette pas de m'être porté candidat une dernière fois dans une élection à Belfort. Si la circonscription avait été perdue par d'autres que par moi-même j'aurais regretté de ne pas m'être engagé dans cette ultime bataille. J'en tire les conclusions.

 

 

 

 

Un homme politique, je l'ai répété souvent, n'a pas d'autre carburant que la confiance de ses électeurs. Le suffrage universel a parlé et je m'incline devant son verdict, même si je sais très bien ce qu'il recouvre :

Depuis des années, un travail de sape a été mené contre moi, enraciné dans les ambitions dérisoires et les rancoeurs injustifiées, et nourri d'insinuations, de calomnies, voire d'injures, auxquelles j'ai toujours dédaigné de répondre. Je n'ai pas été battu mais abattu.

Je remercie les 13 119 électrices et électeurs qui m'ont témoigné leur confiance le 17 juin dernier. Je constate cependant que le taux d'abstention est resté élevé (36,03 % sur la 2ème circonscription et 40,63 % sur les trois cantons de Belfort où j'étais candidat, le solde en ma faveur – 343 voix – n'équilibrant ni les suffrages obtenus par M. Zumkeller dans la 2ème circonscription – 15 701 voix, soit 2 582 voix de plus que moi, – ni le score global obtenu par la droite sur Belfort (8 103 voix à la droite contre 7 329 à la gauche, avec un taux d'abstention légèrement inférieur (39,78 %) sur les cantons Est et Centre. Comme en 2002, j'ai été abattu par la conjonction de la droite et d'une fraction de l'électorat socialiste, malgré le soutien clair et net que m'a apporté à deux reprises Ségolène Royal.

Ma vie politique est droite. J'assume tous mes choix, au service de la République comme de Belfort et du Territoire de Belfort. Plusieurs de ces choix m'ont certes mis, à certains moments, en opposition avec la majorité du parti socialiste, sur la politique économique (1983), l'Europe, l'Irak (1991-92). L'Histoire pour l'essentiel a tranché. J'ai toujours fait passer mes convictions, quand elles touchent à l'essentiel, avant le conformisme de parti. Et en 1993, après la guerre du Golfe et le traité de Maastricht, j'ai choisi, avec d'autres, de créer le Mouvement des Citoyens pour expliquer devant le peuple les options que je crois justes.

Les orientations que j'ai défendues en 2002 auraient permis à la gauche plurielle de se redresser si elle avait su, à temps, les prendre en compte. Ségolène Royal en a repris une bonne partie dans son pacte présidentiel de 2007 : redressement monétaire, économique et social de la construction européenne, prise en charge de la nation républicaine, rejet des communautarismes, politique de sécurité articulant prévention et répression, défense indépendante de la France, etc. J'observe que la campagne présidentielle dans le Territoire de Belfort a été délibérément freinée par ceux qui privilégiaient des objectifs locaux dérisoires - c'est-à-dire mon échec – à la victoire de notre candidate. Ce sabotage n'a d'ailleurs pas été propre à notre département.

Je ne renie donc rien des idées que j'ai défendues. Seuls ceux qui, à l'abri d'un conformisme douillet, n'ont jamais servi que leur ambition personnelle, peuvent faire litière du débat d'idées qui est le ressort de la démocratie dans la République, comme il devrait l'être, d'ailleurs, au sein du parti socialiste. Les campagnes d'injures sont évidemment pour ceux-là plus commodes.

D'ici peu, je serai libéré de la réserve que je me suis imposée comme maire de Belfort. Je dirai, s'il le faut, quelques vérités qu'on cache comme des secrets de famille.

Plutôt que de m'exposer et d'exposer la gauche belfortaine à un nouveau déchaînement de sectarisme, j'ai préféré renoncer à briguer un nouveau mandat de maire de Belfort. Car les mêmes causes produiraient les mêmes effets. Mais je n'ai nullement l'intention d'abandonner le combat politique. J'entends contribuer, avec le MRC, à la refondation de la gauche sur des bases républicaines, au plan national comme au plan départemental. Rien ne se fera qu'à partir d'un débat d'idées et j'entends préserver et développer l'influence intellectuelle du courant républicain civique dont la France a besoin.

Au plan local, j'espère que mon retrait du poste de maire de Belfort constituera pour la gauche belfortaine tout entière un choc psychologique salutaire et l'occasion d'une prise de conscience collective. J'appelle les femmes et hommes de gauche et de progrès à dépasser les comportements sectaires, à refuser les règlements de compte suicidaires. Il est nécessaire d'entamer un large renouvellement de toute la gauche d'ici mars 2008. C'est à cela qu'il faut utiliser la fin de l'année 2007. J'ai proposé à Yves Ackermann que nous prenions ensemble l'initiative de réunir un groupe de travail rassemblant le MRC, le PS, le PCF et d'autres composantes de progrès venant notamment de la société civile, en vue de préparer les prochaines échéances de mars 2008 et notamment, en liaison avec le futur maire, l'échéance municipale à Belfort. L'histoire nous rappelle que le sort de Belfort commande les équilibres politiques de notre département dans son ensemble.

Dans l'immédiat il faut assurer une transition aussi harmonieuse que possible, dans l'intérêt des Belfortains. Je proposerai, au nom des élus MRC, au groupe Belfort-Démocratie qu'Etienne Butzbach assure les fonctions de maire de Belfort. Un Conseil municipal prévu le 29 juin en décidera. Etienne a l'expérience de vingt-trois ans de municipalité. Il connaît les dossiers. Sa générosité, son ouverture d'esprit sont appréciées. Il saura maintenir l'esprit d'équipe dans la municipalité.

Le programme municipal sur lequel nous nous étions engagés en mars 2001 sera réalisé pour l'essentiel dans huit mois. Je souhaite que les adjoints qui reconnaîtront l'autorité du nouveau maire soient maintenus par le Conseil Municipal dans leurs fonctions et leurs attributions. A huit mois de l'échéance électorale, il n'y a pas lieu, à mon sens, de modifier les équ