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Les ministres ont emporté, semble-t-il, des devoirs de vacances ...
"Commencer à préparer le budget 2008" dont le Parlement devra débattre pendant la traditionnelle session d'automne du Parlement (un abus de langage puisqu'il n'y a depuis déjà plusieurs années qu'une seule session parlementaire par an).
Voici ce qu'en dit François Fillon ...
Début de citation :
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Mesdames et Messieurs, Le Gouvernement vient de conclure son séminaire pour finaliser les orientations du projet de budget 2008. Dans la foulée de l’excellent travail réalisé par Eric Woerth et ses services, j’ai reçu chacun des ministres au cours des trois dernières semaines. Et j’ai rendu mes arbitrages à la fin de la semaine dernière. Ils ont été validés par le président de la République, dimanche dernier. A partir d’aujourd’hui, sur la base des choix que je viens de leur confirmer, les ministres vont pouvoir travailler à la phase des conférences de répartition des moyens. Fin août, ils recevront une notification détaillée actant cette répartition telle qu’elle sera soumise au Parlement à l’automne. Réputée pour être laborieuse et parfois conflictuelle, cette procédure d’élaboration budgétaire s’est révélée rapide et constructive. A l’image du Gouvernement resserré et solidaire que nous formons, j’ai demandé que chaque ministre se sente co-responsable des objectifs globaux - politiques et financiers - du Gouvernement. Nous avons voulu rompre avec cette sorte de "guérilla budgétaire" où chacun défend son pré carré et se croit jugé au regard de l’enveloppe obtenue contre tous les autres. Ce séminaire est l’expression d’une responsabilité collégiale assumée et revendiquée au nom de l’intérêt général et de l’efficacité gouvernementale. Une équipe, une volonté, un budget : voilà notre approche. Le premier objectif : c’est la recherche d’une croissance forte fondée sur deux instruments essentiels : la valorisation du travail et sa récompense. Nous voulons faire de la France un pays productif, compétitif et attractif. C’est là tout l’objet du projet de loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat dont les principales dispositions entreront en vigueur au début du mois d’octobre. 10 milliards d’euros seront consacrés à cet effort pour booster l’économie française. Au service de cette croissance forte, la réforme universitaire, la loi de modernisation de notre économie et la réforme du marché du travail viendront enrichir la qualité de notre appareil productif et la fluidité du marché de l’emploi. Le taux de chômage actuel - qui n’a jamais été aussi bas depuis 25 ans - est un formidable encouragement à aller plus loin et plus fort dans la conquête du plein emploi. Il faut nous attaquer au noyau dur du chômage : celui des jeunes non qualifiés, des seniors et des chômeurs de longue durée. Et pour cela, des réformes de fond sont nécessaires. Nous avons invité les partenaires sociaux à être ambitieux dans leur réflexion et leur négociation car le Gouvernement le sera dans l’action. 5 % de chômeurs en 2012 : ce doit être l’objectif de toute la nation. C’est un objectif décisif, c’est un objectif possible et accessible dès lors que nous modernisons fortement les règles et les pratiques qui régissent notre marché de l’emploi. Le second objectif : c’est une croissance saine. D’un côté nous oxygénons l’économie française, de l’autre nous tenons nos dépenses publiques. Il ne s’agit pas de sombrer dans une rigueur budgétaire aveugle qui stériliserait nos politiques publiques.... Il s’agit d’être sérieux avec le budget de la France ! Avec un actif de 538 milliards d’euros pour un passif de 1131 milliards, fin 2006, l’Etat est dans une situation financière qui n’est pas saine. Cette situation pèse sur les ménages, elle pèse aussi sur nos capacités d’investissement. Un pays qui a choisi de vivre en permanence à crédit est un pays fragile. Ni notre socle économique, ni notre pacte social, ne peuvent durablement se renforcer en traînant un déficit qui, par ses excès et son imprévoyance, n’est rien d’autre que la marque d’une mauvaise gestion. Le rétablissement des finances publiques n’est pas, à mes yeux, une variable d’ajustement de la politique économique, mais la clé de la rupture économique. La réduction de notre déficit est donc l’une de nos priorités. Nos engagements européens nous y invitent, mais surtout et avant tout, l’intérêt national l’exige. Ce projet de budget est bâti sur des hypothèses crédibles : une croissance à 2,5 %, une prévision d’inflation de 1,6 %, et un engagement de l’Etat à ne pas augmenter ses dépenses en volume. Et ce malgré la charge de la dette, qui augmente encore du fait de la hausse des taux d’intérêt. Notre effort de maîtrise est, je vous le précise, inédit : la croissance des dépenses de l’Etat a, en effet, été de 0,7 % en volume en moyenne entre 2002 et 2007.
Ces efforts particuliers auxquels la nation consent sont équilibrés par une stricte stabilisation des autres dépenses et une réduction des effectifs de la fonction publique, ainsi que nous nous y étions engagés lors de la campagne présidentielle et législative ; Cette règle du ½ sera appliquée avec rigueur mais avec trois nuances : pour l’Education nationale, deux fonctionnaires sur trois seront remplacés au regard des missions nouvelles qui lui sont assignées, en particulier pour assurer la mise en place des projets personnalisés de réussite éducative et les devoirs encadrés ; en ce qui concerne la Justice, elle bénéficiera de 1 600 créations d’emplois pour l’ouverture de nouveaux établissements pénitentiaires afin de résorber la surpopulation carcérale. Quant à l’enseignement supérieur et la recherche les effectifs y seront maintenus. Voilà les grandes lignes de ce projet de budget 2008. Voilà, mesdames et messieurs, les contours du budget 2008 et la stratégie au sein de laquelle il s’inscrit. C’est un budget solide et responsable. Il est marqué par des choix et des priorités. Il doit permettre à la France d’entrer dans le cercle vertueux de la croissance et de l’emploi, sans alourdir les charges qui pèsent sur les particuliers et les entreprises. Et sans accroître la charge de la dette car notre objectif est le retour à l’équilibre budgétaire au plus tard en 2012. C’est en libérant notre potentiel économique et en remettant de l’ordre dans nos dépenses publiques que nous allons placer la croissance et le plein emploi au cœur de notre pacte national. |
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Fin de citation.
On est à des années lumières des commentaires intellectuellement indigents des journaleux de merde que j'ai pu entendre récemment sur France Inter...
A écouter cette radio, on sent nettement qu'elle est animée d'une volonté : contribuer du mieux possible à l'échec de l'action politique de la nouvelle équipe au pouvoir ... Bref. Je n'ai pas le choix : c'est la seule où la publicité en est presque absente (quoique ...). Alors je m'en contente ...
Par ailleurs, cette déclaration comprends des indications très intéressantes.
1. On y parle de l'actif et du passif de l'Etat. C'est à dire de ce qu'il possède et de ce qu'il doit tel qu'on a l'habitude de le lire au sujet des entreprises. J'y vois une indication selon laquelle l'Etat va être enfin géré avec la rigueur d'une entreprise. Et non plus avec une référence de la dette publique comparée au produit intérieur brut ... C'est une différence de taille! Avant, l'Etat, cet éternel donneur de leçons ("Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais!"), ne savait même pas ce qu'il possédait et encore moins combien ça valait! Bref, il n'était pas géré. Les temps changent ...
2. On y parle de la REFORME des prélèvements obligatoires ainsi que de la réforme des retraites. Preuve que François Fillon ne lâche pas ... Je ne puis que m'en réjouir. J'aime les gens qui savent ce qu'ils veulent, qui le disent et qui ... le font.
3. On y parle de l'augmentation des moyens de la Justice afin de dégonfler la population CARCERALE (sans procéder à des grâces intempestives et complètement illégitimes ...). C'est exactement ce que je souhaite (et je ne suis pas le seul!) ... Vivement l'ouverture prochaine des nouvelles prisons (2008 et 2009, je crois) et le lancement de la construction d'établissements PENITENCIAIRES dignes de la République.
Bref! Du bon boulot! A suivre ...
pour la recherche et l’enseignement supérieur, 1,8 milliard d’euros supplémentaires sont dégagés. Nous avons fait le choix de l’excellence et de l’innovation ;
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