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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

 

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Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Vendredi 19 octobre 2007
publié dans : Débats et interwiews lus ici ou là communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Voici l'article que vous trouverez dans Valeurs Actuelles sur le sujet ...

Début de citation : 

Malgré la faiblesse de leurs effectifs, les organisations syndicales survivent bien. L’ab­sence légale de publication des comptes favo­rise les dérives.

Pour François Chérèque, le “patron” de la CFDT, « c’est une catastrophe ». Pour Bernard Thibault, celui de la CGT, « il s’agit d’une campagne concertée pour décrédibiliser les syndicats de salariés ». C’est peu dire que “l’affaire DGS” a mis en émoi les fédérations syndicales.

 
Entre 2000 et 2007, le président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac, a fait retirer des comptes bancaires de son organisation plusieurs mil­lions d’euros en espèces. En début de semaine, les policiers de la brigade financière estimaient ces retraits à 17 millions d’euros, au moins. « Ça monte doucement tous les jours », précisait l’un d’eux à l’agence Reuters. Des opérations que la présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugées « incompréhensibles ».

À qui cet argent était-il destiné ? Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour “abus de confiance”. La piste du financement syndical revient avec insistance. S’agissait-il d’obtenir la paix sociale en versant des “subventions” aux syndicats ? Les principaux intéressés démentent avec vigueur : « La CFDT n’a pas touché un euro de cet argent-là », affirme François Chérèque, pour qui « cet élément de suspicion est quelque chose d’insupportable ». Quant à Jean-Claude Mailly (Force ouvrière), s’il veut bien admettre « quelques problèmes », il « ne trouve pas que [le financement des syndicats] soit trouble ». Pas d’abus ni de détournements, soutient-il, tout en déplorant l’interdiction légale des mises à disposition des syndicats de permanents par les entreprises.

Il y a longtemps, pourtant, que se pose la question du financement des syndicats. Valeurs ac­tuelles y a déjà consacré plu­sieurs enquêtes. « Les fi­nances des syndicats ? Plus opaques encore que celles des partis politiques ! » écrivions-nous le 19 novembre 2004. « Les syndicats dits représentatifs le sont si peu que les cotisations de leurs adhérents ne peuvent assurer leur survie. D’où les dérives que l’on découvre… et celle que l’on ne connaît pas encore », résumions-nous le 15 janvier 2000, dans un dossier intitulé, déjà, « D’où vient l’argent des syndicats ».

En 2004, le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, avait réuni les cinq confédérations pour plancher sur le sujet. Leurs trésoriers avaient regretté « le climat d’incerti­tude et de précarité des systèmes de financement » et dénoncé des « incidents qui altèrent l’image du syndicalisme et laissent penser que l’attribution des droits syndicaux relèverait de l’abus de bien social ou du détournement de fonds ».

Une chose est sûre : les caisses des syndicats français ne souffrent pas trop de l’effritement constant de leur au­dience. Deniers du contribuable, petites combines et maquis des mécanismes de financement leur permettent de survivre et, pour certains, de prospérer sans jamais rendre de comptes. C’est ce que constate le rapport remis au gouvernement en mai 2006 par Raphaël Hadas-Lebel, président de section au Conseil d’État : « Le financement des organisations syndicales est caractérisé par une grande opacité : aucun document public ou administratif porté à notre connaissance ne présente de synthèses des ressources financières des syndicats en France, ni même des mécanismes de financement. »

Quelque dossier que l’on traite à propos du syndicalisme français, obtenir des données chiffrées s’avère pour le moins difficile. Effectifs des militants et des permanents, budget global, sources de financements… Les syndicats sont partout, mais personne ne peut dire précisément ce qu’ils représentent, encore moins ce qu’ils coûtent à l’État.

Alors que le taux de syndicalisation est de 30 % dans le très libéral Royaume-Uni, il tournerait en France autour de 7 à 9 %. Un chiffre gonflé par une poignée d’entreprises (La Poste, la SNCF…) ou certains ministères, comme l’Éducation nationale et les Finances, où la syndicalisation atteint 20 à 25 % des effectifs. Louis Viannet, ancien “patron” de la CGT, l’admettait : « Tous syndicats réu­nis, nous ne regroupons même pas 10 % des salariés, et ces salariés se trouvent tous dans les mêmes secteurs ». Même constat à la CFE-CGC dont le président, Bernard Van Craeynest, reconnaît avec lucidité : « Malgré les quinze dernières années, durant lesquelles nous avons eu tendance à regagner des adhérents, la faiblesse des effectifs demeure le pro­blème de fond. »

Car faute d’adhérents, les cotisations se font logiquement plus maigres. Elles représenteraient 57 % du budget total de FO et 34 % de celui de la CGT. Entre les deux, la CFE-CGC déclare un chif-fre de 40 %, la CFDT de 50 %. Mais la réalité est bien moins glorieuse. Selon Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail (IST), « les cotisations ne représentent tout au plus que 15 à 20 % des ressources financières du syndicalisme français ».

En Suède, en Allemagne ou en Belgique la part des cotisations dans les finances des syndicats est de l’ordre de 80 %. En Italie, selon le rapport Hadas-Lebel, les organisations perçoivent de leurs adhérents plus d’un milliard d’euros de cotisations, en Belgique 400 mil­lions. En France ? Moins de 200 mil­lions. Mais là encore, le conditionnel est de mise, les centrales entretenant le flou. « Les syndicats sont les seules institutions reconnues par l’État qui n’ont pas à produire de comptes, s’offusque Bernard Zimmern, président de l’Ifrap (Institut français pour la recherche sur les administrations publiques), et qui n’ont même pas à tenir une comptabilité. Ils échappent de ce fait à tout contrôle. »

Seule la CFDT publie sur son site Internet une ébauche de budget. « Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, affirme néanmoins Dominique Labbé, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Grenoble, auteur d’une Histoire des syndicats au XXe siècle (Le Seuil). La seule chose qu’il vous est permis de voir est le budget confédéral purgé de tous les satellites qui gravitent autour : instituts divers, tour-opérateurs, cabinets d’expertise comptable, unions de consommateurs… Comme si un groupe publiait les comptes du holding en omettant de communiquer les chiffres de ses multiples filiales… »

Si les effectifs, et par là-même les cotisations, ont fondu, les dépenses ont enflé. « Le syndicalisme français, pauvre il y a un siècle, est aujourd’hui relativement riche », constate Bernard Vivier. Rien qu’au niveau confédéral, la CGT a quintuplé le nombre de ses permanents en trente ans, de 60 à 300 personnes, alors que ses effectifs étaient divisés par deux et demi. Dominique Labbé estime à 10 000 le nombre total de permanents cégétistes, en cumulant la confédération, les fédérations, les unions départementales et locales, les sections d’entreprises et tous les satellites qui gravitent autour du syndicat communiste. La CFDT alignerait, quant à elle, de 8 000 à 10 000 permanents, Force ouvrière, 7 000. La CFE-CGC et la CFTC, 3 000 chacune. Et malgré l’hémorragie de leurs militants, FO et la CFDT n’ont pas hésité à se doter dans le courant des années 1990 de sièges parisiens plus que confortables. Un immeuble de 5 900 mètres carrés près de Montparnasse pour la première, 19 000 mètres carrés dans le XIXe arrondissement pour la seconde. Montant des investissements : 15 et 30 millions d’euros.

Où le “club des cinq” (la CGT, la CFDT, FO, la CGC et la CFTC) va-t-il chercher cet argent ? Comme souvent en France, la réponse est à chercher (au moins en partie) du côté de l’État et des collectivités locales. Les subventions publiques, les prélèvements sur les organismes paritaires et les avantages tirés des “droits syndicaux” constituent les trois sources principales auxquelles s’abreuvent les syndicats.

Les innombrables subventions dont bénéficient les syndicats constituent l’argent blanc de leurs budgets. Matignon montre discrètement l’exemple par le biais de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Créé par Pierre Mauroy, cet organisme de droit privé géré par les grandes centrales est chargé de produire rapports et études sur le syndicalisme. Il perçoit une subvention annuelle de 3,3 millions d’euros, que se partagent à parts égales les “cinq grands” et l’Unsa-Éducation. Une part pour faire tourner l’institut, une autre pour produire lesdits rap­ports, le reste pour le syndicat.

La plupart des ministères y vont également de leur obole. En 2005, le mi­nistère du Travail a ainsi octroyé 29 millions d’euros à l’ensemble des centrales au titre de la formation des délégués syndicaux, des délégués du personnel, des conseillers prud’hommes… Le mi­nistère de l’Agriculture verse une dizaine de mil­lions d’euros aux syndicats d’agriculteurs. L’essentiel étant de participer, le Quai d’Orsay lâche 300 000 euros pour « soutenir la coopération syndicale internatio­nale ». Mais le plus généreux est sans conteste le minis­tère du Budget, avec pas moins de 300 millions d’euros d’abattements fis­caux, d’exonérations d’impôt ou de cotisations syndicales déduites de l’impôt sur le revenu à hauteur de 60 %.

À la générosité gouvernementale, s’ajoutent celles des régions, des départements et des municipalités qui, outre des subventions parfois importantes, fournissent à titre gracieux locaux, chauffage, nettoyage, informatique ou téléphone. Quant aux 64 militants syndicaux qui siègent au Conseil économique et social, ils reversent l’intégralité de leur indemnité (2 600 euros nets mensuels) à leur syn­dicat. CGT et CFDT em­pochent ainsi chacune entre 500 000 et 600 000 euros chaque année. Mer­ci qui ? Merci le contribuable.

La mise à disposition de permanents et les heures de délégation au titre des “droits syndicaux” constituent une autre ressource importante – la plus importante, même, mais pas la plus transparente… Les salariés mandatés se consacrent totalement ou partiellement à leur syndicat mais perçoivent leur salaire de leur employeur d’origine. À l’Éducation nationale, 2 500 personnes, en équivalents temps plein, seraient détachées auprès des syndicats. Du côté de la Po­lice, 1 600 agents bénéficient d’une décharge totale de service, soit plus d’un policier sur 100…

Autre employeur extrêmement généreux : la SNCF. Entre les mises à dis­position, les délégués syn­dicaux, les autorisations d’absence pour assister à des réunions syndicales, c’est 1 % de la masse salariale de l’entre­prise qui est consacré au syndicalisme, soit 1 700 équivalents temps plein. Quant à la Sécurité sociale, l’ANPE et l’Unedic, la for­mation des adultes ou les caisses de retraites complémentaires, ce sont autant de bases logistiques où les syndicats peuvent trouver permanents, locaux et ma­tériel informatique à un coût modique.

« Au total, dans les trois fonctions publiques, les organismes de la “Sécu” ou les grandes entreprises natio­nales, les “droits syndicaux” (décharges de service et autorisations d’absence di­verses) représentent au mi­nimum l’équivalent de 40 000 emplois à temps plein », estime Dominique Lab­bé. Le coût annuel moyen d’un salarié de l’État étant de 28 000 euros selon l’Insee, l’addition pour le contribuable est de plus d’un milliard d’euros. Est-ce raisonnable ?

Certes, le paritarisme a sa part de légitimité, les syndicats y exerçant une mission de service public. « Que les syndicats reçoivent de l’argent public n’est pas malsain en soi », affirme Bernard Vivier. Comment feraient-ils sans subventions pour former les 14 000 conseillers prud’hommes que néces­sitent chaque année les 200 000 conflits individuels du travail ? « En leur absence, il faudrait recruter des milliers de juges. Le contribuable n’y gagnerait pas forcément », explique-t-il.

« Le rapport Chertier de septembre 2006 sur le dialogue social ne dénombre pas moins de 140 organismes au sein desquels l’État nous demande de siéger », ajoute Bernard Van Craeynest. Il faut bien des professionnels pour assister à toutes ces réunions. « Or, je n’ai que soixante-deux salariés au siège. Je fais comment ? », demande le “patron” de la CGC. Impossible sans l’aide des pouvoirs publics. Reste que, bien au chaud au sein d’organismes brassant des sommes considérables (à lui seul le budget de la “Sécu” atteint 180 milliards d’euros), les partenaires sociaux ont tendance à abuser des contreparties censées couvrir les frais du paritarisme. Ainsi les organismes paritaires rem­boursent les yeux fermés des centaines de milliers d’euros au titre de la formation et de l’assistance technique de leurs administrateurs syndicaux. Au point que les syndicats peuvent avoir la « tentation de majorer artificiellement le nombre des journées/stagiaires déclarées », a plusieurs fois noté la Cour des comptes.

Il en est de même de l’argent de la formation permanente, collecté par les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés). Leur objectif : aider les chômeurs et les salariés peu qualifiés à parfaire leur formation professionnelle. Ces organismes reversent aux “cinq grands” et aux syndicats patronaux 0,75 % des 4 milliards d’euros perçus auprès des entreprises. Soit environ 30 millions d’euros chaque année. Pour pimenter l’affaire, un Fonds national de gestion de la formation professionnelle (Fongefor), créé en 1996, cha­peaute l’ensemble des OPCA et reverse également 0,75 % de la collecte aux partenaires sociaux. En 2001, par sa seule participation à la gestion de la formation professionnelle, la CGT a touché presque 4 millions d’euros. La CFDT, 5,5 millions.

Flairant de possibles dérapages, la Cour des comptes a mené une inspection fin 2005 mais n’a pas rendu publiques ses conclusions. L’affaire était-elle trop gênante ? Si l’on en croit Erwan Seznec, auteur de Syndicats, grands discours et petites combines (Hachette Littératures), « rien n’em­pêche un OPCA de choisir un centre [de formation] “ami” dans lequel une partie de l’argent versé pour payer les formations s’évaporera discrètement », écrit le journaliste. Comment ? « Il suffit d’organiser des stages fantômes. Le risque de se faire prendre est objectivement limité, dans la mesure où les contrôles sont rares. Ni l’Urssaf, ni les directions départementales du travail n’ont envie de lever ce gros lièvre », affirme-t-il. Sans parler des formations “bidons”, la tentation est grande de surfacturer les services rendus. C’est plus discret et plus simple : 150 heures au lieu de 100  heures, ni vu, ni connu. Et de la tentation au passage à l’acte, il n’y a souvent qu’un pas...

Fin de citation .

Je ne partage pas forcément toutes analyses déeloppées dans l'article mais la tonalité générale est assez bonne. A méditer ...

 



Vendredi 19 octobre 2007
publié dans : Droit du travail communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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20 millions d'euros! Ce n'est quand même pas rien ... 

Soyons lucides. Ce n'est pas grand chose non plus ... 

A quoi a bien pu servir cet argent? Il est bien évident que si les mouvements de telles sommes ont eu lieu en liquide, c'est que leur destinantion finale devait rester, sinon secrète, du moins, discrète ... Croire le contraire relève de la plus imbécile des naïvetés!

Je refuse d'admettre que ça a servi à financer les syndicats de salariés ... Il est plus vraisemblable que ça puisse avoir servi à corrompre des syndicalistes ... ou bien à terminer "victorieusement" une grève ... dans des circonstances ...susceptibles de convenir aux deux camps, patronal et salarial.

On sait que F.O a été créé, en 1947, avec l'argent de la CIA. C'est désormais de notoriété publique et ça n'est plus sérieusement contesté par quiconque, même pas par les dirigeants actuels de F.O. qui n'en plus rien à "cirer" puisque, quand ça s'est fait, ils n'étaient même pas nés!

Pareillement, Renault, au bon vieux temps de Billancourt, qu'il ne fallait pas, on s'en souvient, désespérer, a fourni, gratuitement des voitures ... à la CGT. Mais sans doute pas à la seule CGT ...

L'archaïsme étant ce qu'il est, quand les responsables nationaux descendaient en province, il ne fallait pas que la note d'hôtel dépasse un certain barême ... rigoureusement introuvable! Pour pouvoir retomber sur ses pieds, il fallait donc facturer deux nuits au lieu d'une! L'honneur était sauf ... au prix d'un mensonge assez minable, d'autant plus minable qu'il était connu de tous les responsables
 
De telles pratiques ne me choquent pas vraiment ... tout comme ne m'ont pas choqués les financements occultes des partis politiques du temps de Urba! Des responsables politiques sont-ils devenus très riches grâce à de telles pratiques?  J'en doute! J'en doute encore plus en se qui concerne des responsables syndicalistes ...

Pour autant, ce genre de dérives, dans son principe même, est profondément malsain. Il est la traduction d'un manque de courage politique face à une faiblesse chronique du syndicalisme français.

Il faut en sortir ...

Comment? 

J'ai fait une proposition dans ce sens ...

Elle tient en quelques principes.

1. Les syndicats doivent pouvoir vivre, en totalité, du seul produit des cotisations qu'ils encaissent directement de la part de leurs adhérents. Il s'en suit qu'un syndicat trop faible en ADHERENTS DOIT mourrir!  Sans aucun état d'âme ...

2. Un syndicalisme puissant est une nécessité absolument vitale pour un pays moderne. S'il n'y a pas de médiation sociale, on va droit à la chienlit révolutionnaire qui ne profite qu'aux extrêmistes (de gauche dans un premier temps puis de droite par contre coup).
 
3. La combinaison des deux éléments de réflexion ci dessus conduit les Pouvoirs Publics à intervenir par le moyen fiscal. C'est à ce prix que le syndicalisme deviendra responsable ... En étant financièrement étroitement lié à la base des ses adhérents.

4. Je dis bien "adhérents" et non pas "électeurs aux élections professionnelles"! Un électeur, par définition, ça se ballade! Un coup on vote dans un sens, un autre coup, on vote dans un autre ... On connait très bien ce phénomène, en politique.

5. Mais le syndicalisme, ça n'est pas la politique. Il ne FAUT PAS que ça le devienne. Les "politiques" doivent gérer. C'est dans la nature même de leurs tâches. Les syndicalistes doivent DEFENDRE! C'est le rôle institutionnel qui leur est naturellement dévolu, de par la loi d'ailleurs ... (défense des intérêts matériels et moraux de leurs adhérents ... Et des adhérents seulement!).

6. Très logiquement, je propose que la législation du financement et du fonctionnement des syndicats réponde à cette logique ci-dessus décrite ...
 
7. Par exemple en permettant à chaque adhérent d'un syndicat de salariés de déduire ses cotisations, à hauteur de 90% , du montant de ses impôts, étant entendu qu'il s'agit là d'un crédit d'impôts, afin que mêmes les contribuables ne payant pas d'impôt puissent en bénéficier ...

8. Corrélativement, au fur et à mesure de la montée en puissance de ce dispositif, les aides publiques ou privées de toutes natures sont supprimées ...

9. In fine, on a donc le schéma suivant : 
9.1. Un syndicat qui ne signe pas un projet d'accord ne peut en faire bénéficier ses adhérents.
9.2. Ceux qui n'adhèrent à aucun syndicat  en bénéficient encore moins!
9.3. Les salariés ont alors objectivement intérêt à adhérer à un syndicat qui signe des accords ... 
9.4. Le syndicat devient donc puissant de par le nombre de ses adhérents. Il devient financièrement autonome. Il est alors en capacité de négocier de bons accords, résultat d'un bon compromis entre des intérêts naturellement différents voire divergents. 
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