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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mercredi 21 novembre 2007
publié dans : Humeurs communauté : BLOGS, en parler ... par Jacques Heurtault recommander
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All of you are very good fellows ... but  Florida is sympathetic.

Miami, Key West, Cap Canaveral, Orlando ...  and a lot of locations!

Il will be coming back on 5 of december ... but, I dont forget you! 

May be I  could write some words from Florida! May be ... I am not sure!
Mardi 20 novembre 2007
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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COMITE SUPERIEUR DE L’EMPLOI DU 19 NOVEMBRE 2007
INTERVENTION INTRODUCTIVE DU MINISTRE



Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureuse de présider aujourd’hui pour la première fois une séance du Comité Supérieur de l’Emploi.
La dernière fois que vous vous êtes réunis dans cette formation plénière, sous la présidence de Gérard Larcher, c’était le 19 mars 2007. Vous y aviez alors évoqué le rapprochement de l’ANPEet de l’UNEDIC, à travers la mise en oeuvre de la convention tripartite prévue par la loi de cohésionsociale et conclue en mai 2006.
Aujourd’hui, nous sommes sur le point de franchir une nouvelle étape sur le chemin de ce rapprochement, puisque le projet de loi portan tréforme du service public de l’emploi inscrit à l'ordre du jour de notre réunion vise cette fois-ci à instituer, à partir des réseaux de l’ANPE et de l’UNEDIC, un opérateur unique. Et c’est parce que le rapprochement était engagé depuis plusieurs années que nous avons pu avancer ces dernières semaines sur la voie de cette fusion.Sur ce dossier, comme sur d’autres, nous n’avons pas chômé au cours des semaines écoulées.
Après de premiers échanges avec l’ensemble des partenaires sociaux dès mon arrivée au ministère de l’emploi et sur la base des orientations définies par le Président de la République le 18 septembre, j’ai commencé avec mes équipes à élaborer le cadre de la fusion et à en définir le cahier des charges. Nos travaux du mois d’octobre nous ont permis de l’enrichir et de le remplir ensemble progressivement.
L’avant-projet de loi sur lequel vous êtes consultés aujourd'hui est donc le fruit de ces
différents échanges et de cette concertation, qui est d’ailleurs loin d’être achevée.
Partant des objectifs ambitieux et exigeants que l'Etat et les partenaires sociaux, gestionnaires du régime d'assurance chômage, ont en commun pour le service public de l’emploi, ce texte tente detrouver une voie pragmatique et innovante pour lamise en place d’un nouvel opérateur, en faisantfonds sur les ressources et la compétence qui
existent au sein des différents réseaux. Avant de revenir plus précisément sur le
contenu de ce texte, je voudrai d'abord m'arrêter quelques instants sur le calendrier de la réforme.

Une fois connu l’avis des membres du CSE, le Conseil d’Etat va examiner ce texte à son tour dans les prochains jours. Sur la base de ces avis, il pourra être présenté en Conseil des ministres sans doute au début du mois de décembre, et déposé au Parlement avant la fin de l’année. L’examen du texte par les deux Assemblées devrait donc pouvoir s’engager dans les toutpremiers jours de l’année 2008.
Nous voulons agir sans précipitation, mais sans tarder non plus. Les personnels de l’ANPE et des Assedic sont dans l’expectative. Ce projet représente pour eux un bouleversement considérable. Je souhaite pouvoir lever le plus rapidement les interrogations et appréhensions qu’ils peuvent avoir et leur permettre de se mettre au travail pour construirel’institution nouvelle, sous l’égide de leurs directeurs généraux, MM. BERARD et CHARPY qui ont déjà été fortement mis à contribution et que je salue aujourd’hui tout particulièrement. Or, pour engager ce travail, il faut disposer d'un cadre clair et c'est tout l'objet du projet de loi. Mais l'adoption du projet de loi n'épuisera pas,
et de loin pas, la construction de la réforme. En réalité, avec le vote de la loi, les choses ne feront que commencer, avec en particulier l'élaboration du statut de la nouvelle institution, qui aura à définir précisément ses modalités d'organisation, la négociation de la convention collective ou encore la préparation de la convention tripartite entre l'Etat, l'UNEDIC et la nouvelle institution...Tous ces chantiers sont évidemment majeurs,
ce sont eux qui donneront à la nouvelle institution sa véritable physionomie et lui permettront de trouver sa place dans son environnement institutionnel.
J'entends travailler, pour chacune de ces étapes, en association étroite avec les partenaires sociaux gestionnaires de l'assurance chômage, en association étroite avec les équipes de l'ANPE et de l'UNEDIC comme avec l'instance de préfiguration que prévoit la loi. Peut-être faudra-t-il d'ailleurs constituer un groupe permanent ad hoc
au sein du Conseil Supérieur de l'Emploi, qui pourrait assurer le suivi au fil de l'eau de la réforme.
Ces précisions de calendrier et de méthode étant faites, j'aimerais ( I ) revenir rapidement sur les raisons qui nous ont conduits à cette fusion, avant ( II ) de vous en exposer les grandes lignes. ( III ) j'insisterai enfin sur la situation des agents des deux réseaux qui vont se rassembler pour constituer la nouvelle institution. Je veux les rassurer et leur permettre de se mettre au travail le plus vite possible.

( I ) Pourquoi fusionner l'ANPE et l'Unédic ?

Chacun autour de cette table le sait, notre marché du travail est entré dans une ère de
profonds bouleversements. De nouveaux métiers apparaissent ; des secteurs traditionnels se recomposent, des formes d’activités nouvelles apparaissent. Tout ceci se traduit par un fort besoin de mobilité et un véritable dynamisme des créations d’emplois, qui atteignent déjà en 2007 210 000 emplois. Les entreprises doivent sans
cesse adapter les compétences de leurs salariés à de nouveaux postes, tandis que ceux-ci connaissent des parcours professionnels plus discontinus et qu’il convient de sécuriser davantage. Ce dynamisme se conjugue avec un effet de génération : les baby-boomers partent progressivement à la retraite, tandis qu’arrivent sur le marché de l’emploi des jeunes différemment formés. Si nous nous donnons les moyens d’accompagner intelligemment cette tectonique des plaques, nous tenons sans doute là une chance historique de sortir de trois décennies de chômage de masse.
Il faut, pour cela, adapter nos outils de politique de l’emploi, à commencer par notre
dispositif institutionnel. Du fait de l’éparpillement des structures entre plusieurs réseaux dont la coordination demeure insuffisante sur le terrain, le service public de l’emploi n'est aujourd’hui pas assez performant: que ce soit pour identifier et collecter les offres d’emploi, ou pour soutenir et accompagner vers l’emploi ceux qui pourraient les pourvoir. Beaucoup a déjà été fait au cours des dernières années. Dans le cadre de la loi de cohésion sociale et de la dernière convention d’assurance chômage, l’ANPE et l’Unédic ont entrepris ces dernières années des efforts significatifs de rapprochement. La convention tripartite Etat-ANPE-Unédic, signée le 5 mai 2006, a formalisé les engagements pris, qui se sont traduits par le déploiement progressif de guichets
uniques, la mise en commun des systèmes d’information, à travers la création d’un
groupement d'intérêt économique, qui représente un acquis indispensable.
Tous ces éléments ont contribué à faire mûrir le dossier du rapprochement  ANPE-Unédic et permettent d'envisager sereinement la constitution d’un opérateur unique agissant au nom de l’Etat et du régime d’assurance chômage, et assurant
l’ensemble des missions opérationnelles en direction des demandeurs d'emploi et des
entreprises.
Que l’on se comprenne bien : il ne s’agit pas là d’une simple réforme de structure, au nom d’un idéal de simplification. C’est bien plus que cela : il s’agit, à travers cette fusion, de construire un outil plus efficace au service d’une politique de l’emploi mieux adaptée.
Que va apporter cette réforme ?
1. Elle va d’abord faciliter les démarches des usagers, entreprises comme  demandeurs d'emploi. Ils disposeront désormais en tout point du territoire d’un réseau polyvalent assurant l’ensemble des prestations nécessaires au recrutement et au placement. Les demandeurs d'emploi, qu'ils soient indemnisés ou non, et plus largement tous les actifs, disposeront d'un ensemble de prestations facilitant leur orientation sur le marché du travail. Ils pourront avoir accès, à chacune des étapes de
leur parcours professionnel, à l’accompagnement et, le cas échéant, à la formation dont ils ont besoin.
2. Cette nouvelle étape va également nous permettre de renforcer les moyens sur le
terrain, au plus près des usagers. Une gamme de prestations complète sera offerte par la même équipe, sur le même lieu. La mise en commun des compétences de l’ANPE et du réseau UNEDIC va permettre de construire une offre de service rénovée en direction des entreprises, notamment les PME, qui ont besoin du Service Public de
l’Emploi pour recruter et anticiper leurs besoins de main d’oeuvre. Par ailleurs, la mise en place de la nouvelle institution sera l’occasion de resserrer les liens avec les réseaux spécialisés de placement (APEC, Cap Emploi, Maisons de l’Emploi) et
s’accompagnera d’une politique de sous-traitance active (orientation, prescription de formation, accompagnement des restructurations).

3. Il s'agit surtout, à travers cette fusion, de revoir en profondeur nos politiques en
direction des demandeurs d’emploi. Jusqu’à présent, la coexistence de deux réseaux et de deux financeurs entraînait de fortes disparités selon que les demandeurs d’emploi étaient ou non indemnisés et selon le parcours qui avait été le leur par le passé. Ce ne sera plus le cas : à partir d’un budget unique abondé par l’Etat et par
l’assurance chômage, chacun pourra avoir accès aux mêmes services, en fonction de sa situation objective sur le marché du travail. La fusion des réseaux opérationnels de
l’ANPE et de l’Unédic n’est donc qu’une première étape dans la réforme du marché du
travail. Nous devons avancer dans le même temps vers le renforcement des liens entre
placement et système de formation, entre placement et gestion prévisionnelle des besoins d’emplois. C’est l’un des enjeux de la négociation
interprofessionnelle en cours sur le marché du
travail que vous avez engagée. Cette négociation est centrale. Je vous engage à ne pas jouer petit bras et à saisir l’occasion historique qui vous est offerte d’innover et de construire de véritables passerelles entre l’emploi et la formation, qui pourront ensuite être intelligemment utilisées par la nouvelle institution pour un fonctionnement plus fluide du marché du travail. Ce sont tous ces éléments qui nous permettront de parvenir à l’objectif de plein emploi que nous nous sommes fixés, soit 5 % de chômage à l’horizon 2012. Cet objectif est à notre portée, j’en ai la conviction.

( II ) Je vais à présent rappeler rapidement les cinq grands principes qui sous-tendent ce projet de loi.
Premier principe : le respect du paritarisme.
Le régime paritaire d’assurance chômage sous la responsabilité de l’Unédic est conforté dans la plénitude des prérogatives et responsabilités qui sont les siennes. Il définit et veille à l'application des règles de financement et d'indemnisation de l’assurance chômage. Il assure la gestion des fonds issus des contributions d’assurance chômage. Si le projet de loi, pour des raisons évidentes de commodité pour les usagers, envisage à terme le transfert aux Urssaf des opérations de recouvrement d'assurance chômage, je veillerai à ce que ce transfert n'entame ni l'autonomie financière de l'Unédic, ni la qualité de l'information qu'elle détient.
Deuxième principe : la bonne gouvernance.
Les partenaires sociaux jouent, aux côtés de l’Etat, un rôle central dans la gouvernance de la nouvelle institution, et ce pour 3 raisons, D’abord parce qu’ils sont, avec l'Etat, l'un des deux financeurs et commanditaires de la nouvelle institution. Ensuite parce qu’ils sont des acteurs majeurs du marché du travail. Enfin, parce que leur présence au sein de la nouvelle institution assurera une réelle cohérence entre la politique  d'indemnisation du chômage et les politiques actives de retour à l'emploi.
Pour que ceci fonctionne, il faut évidemment que les responsabilités et le rôle de chacun soit clairement définis. Il me semble que tel est bien le cas dans les instances dirigeantes de la nouvelle institution, entre conseil et directeur général.
Les partenaires sociaux, majoritaires au sein du conseil, pourront jouer un rôle privilégié en matière de définition et de suivi de la mise en oeuvre des politiques.
Le gouvernement aura quant à lui la responsabilité de la nomination du directeur
général. C’est également la vocation de la convention d’objectifs tripartite entre l’Etat, l’UNEDIC et la nouvelle institution, qui fixera les priorités et les moyens alloués.
Troisième principe : la dimension territoriale des politiques d’emploi, qui est un facteur clé pour leur succès.
Les politiques de l'emploi seront adaptées aux situations locales,
grâce aux budgets d’intervention déconcentrés et aux coopérations que le nouvel opérateur entretiendra avec tous les réseaux secondaires spécialisés (missions locales, maisons de l’emploi).
S’agissant des maisons de l’emploi, j'ai confié une mission au député Jean-Paul Anciaux pour formuler des recommandations sur le futur cahier des charges des maisons de l’emploi, qui permette une bonne articulation avec le réseau territorial du
nouvel opérateur.
Quatrième principe : l'évaluation.
Un comité de suivi de la convention tripartite conclue entre l'Etat, l'Unédic et le nouvel opérateur vérifiera le respect et la mise en oeuvre des grandes orientations qui auront été définies. Au sein de l’institution, elle-même, j’ai tenu à ce que soit prévu le principe d’un comité d’audit, émanation du conseil, pour préparer les décisions les plus importantes. Par ailleurs, je ne verrai que des avantages à ce que le conseil puisse
constituer des commissions ou des groupes de travail spécialisés, notamment à des fins d’expertise et d’évaluation.
Cinquième principe : le pragmatisme dans la mise en oeuvre.
Il faut que l’institution nouvelle puisse voir le jour progressivement, sans heurts et
que l’ensemble des équipes des deux réseaux puisse prendre une part active à sa construction en en apportant ses compétences, son expérience, bref la meilleure part de son identité propre. C’est pour cela que le projet de loi prévoit la mise en place rapide d’une instance provisoire qui permettra de préfigurer la nouvelle institution à travers ses instances dirigeantes et de commencer à bâtir ses principales structures.

( III ) J'aimerais pour finir revenir sur les modalités de mise en oeuvre de la période
transitoire et sur les garanties dont disposerontles agents durant toute cette période.
Première garantie, le maintien du statut.
Chaque agent conservera son statut actuel tout le temps nécessaire et de façon plus précise, tant que n'aura pas été négocié un nouveau statut collectif pouvant convenir à l'ensemble des agents de la nouvelle institution et recouvrir l'ensemble de ses activités.
Cette nouvelle convention collective, bâtie à partir de la convention collective de l'UNEDIC, empruntera au meilleur des deux organismes fusionnés, pour que tous les agents puissent s'y retrouver. Car il n'y a pas dans cette opération un réseau qui abosrberait l'autre ou lui imposerait son organisation ou son identité propre.
Il y a bien deux réseaux qui regroupent leurs forces et leur savoir-faire pour une meilleure efficacité et une plus grande qualité de service. La
nouvelle convention collective devra refléter tout cela.
Comme le statut de l’ANPE, elle comportera les garanties nécessaires à  l’accomplissement des missions de service public dévolues à l’institution.
Comme le fait déjà la convention collective de l’UNEDIC, elle devra, très concrètement, offrir aux agents des conditions de déroulement de carrière motivantes, sachant que, grâce à la fusion, des opportunités nouvelles seront offertes aux agents, compte tenu de la diversité de métiers dans le nouvel opérateur unique.
Deuxième garantie, pas de réduction d’effectifs.
Ce n’est pas l’objet de cette réforme,
tout au contraire. Je l’ai déjà dit publiquement et je le redis: il s’agit ici de tirer parti des ressources des deux réseaux pour déployer progressivement davantage de personnel et renforcer l’accompagnement de tous les demandeurs d’emploi, et notamment des plus éloignés de l’emploi, pour nous mettre aux meilleurs standards européens. Ceci signifie que nous devons pouvoir affecter un conseiller au service de trente demandeurs d’emploi, pour ceux d’entre eux qui requièrent un tel accompagnement renforcé.
Troisième garantie, pas de mobilité géographique imposée.
Je sais que certains
agents s’inquiètent des conséquences que pourrait entraîner pour eux une réorganisation du réseau sur le terrain. Mais, là encore, l’objectif que nous poursuivons doit les rassurer : nous voulons parvenir à un maillage efficace des bassins d’emploi. Il faudra construire des plates-formes intégrées. Ceci se fera progressivement, à partir des moyens des deux réseaux. Il n’y aura évidemment pas de mobilité géographique imposée.

Voilà, Mesdames et Messieurs, les quelques points sur lesquels je souhaitais insister à titre liminaire en présentant ce texte.
Je vais maintenant engager un tour de table, en vous proposant, pour la clarté de nos débats, de procéder en deux temps :
– une première série d'échanges sur les grands axes de la réforme et les points majeurs du texte, pour laquelle nous pouvons nous donner jusqu'à 13 h ;
– puis, sous un format plus restreint, et sous la conduite de mon cabinet et du délégué général à l'emploi, une lecture article par article permettant de prendre en compte les propositions d'amendements plus ponctuels ou les questions techniques qui n'auraient pas été abordées dans la discussion générale.
Mardi 20 novembre 2007
publié dans : Retraites communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Début de citation :

Le débat sur les retraites – durée, financement – est loin d’être clos. Voici quelques chiffres pour l’éclairer.

 

Il y a 60 ans, l’espérance de vie des hommes était en moyenne, en France, de 65 ans, soit 569 000 heures (8760 par an, sans tenir compte des années bissextiles).
En prenant l’hypothèse d’une période d’existence dite active entre 18 et 60 ans, la vie se déroulait en trois phases :
Jeunesse : 157 680 heures
Vie active : 367 920 heures, dont 94 500 heures en moyenne de travail proprement dit
Période de retraite : 43 800 heures

Avec une espérance de vie de 75 ans, une vie active de 20 à 60 ans, un temps de travail de 35 h par semaine, 45 semaines par an, on passe aux chiffres suivants :
Durée de l’existence : 657 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 350 400 heures, dont 63 000 h de travail proprement dit
Retraite : 131 400 heures

Avec une espérance de vie de 80 ans, si les conditions actuelles de temps de vie active et de travail proprement dit étaient maintenues, que se passerai-il ?
Durée d’existence : 700 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 350 400 heures dont 63 000 h de travail
Retraite : 175 200 heures

Prenons maintenant l’hypothèse d’une vie active de 42 ans – pour aller à 42 ans de cotisations retraite – et appliquons là (pour simplifier) à une vie active de 20 ans à 62 ans, sans modifier les horaires de travail, on trouve :
Durée d’existence : 700 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 367 920 heures dont 66 150 h de travail effectué
Retraite : 175 680 heures

175 680 heures de retraite, c’est plus de trois fois la durée de la retraite il y a 60 ans, plus que celui de la retraite moyenne actuelle. Ce ne sont là que des données indicatives mais à partir desquelles on peut élaborer d’autres cas de figure et surtout rapporter le temps de cotisation des retraites au temps de retraite.
Dans les exemples cités, on constate qu’il y a 60 ans, 94 500 heures de travail effectif supportaient 43 800 heures de retraite. Ensuite 63 000 heures de travail supportaient 131 400 heures de retraite. Puis, dans l’hypothèse espérance de vie à 80 ans, si rien ne change, 63 000 heures supportent 175 200 heures de retraite. En passant à 42 ans de cotisation, 66 150 heures de travail supportent 157 680 heures de retraite. Est-ce que cela sera suffisant ? La seule réponse est la croissance forte de richesses, ce qui est loin d’être acquis.

Fin de citation.

J'y ajoute mon petit grain de sel. Un brin provoquant ...

6 heures par jour, 5 jours par semaine, 47 semaines par an ... pendant 50 ans!

Cela fait 70.000 heures de travail pour couvrir 20 ans de retraite (espérance de vie fixée à 88 ans, entrée dans la vie active à 18 ans, sortie à 68 ans ...)

Dimanche 18 novembre 2007
publié dans : Education, Jeunesse communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Vous trouverez ci-dessous un appel que François Fillon, Premier Ministre, adresse à tous les étudiants de France. Ce n'est pas la première fois que je publie, in extenso, une telle déclaration de François Fillon. J'ai déjà eu l'occasion de soutenir explicitement la politique qu'il met en oeuvre. Rien ne me prédispose à changer de point de vue. Bien au contraire. Son rôle est, par nature, ingrât. Il fait preuve d'un courage plus que remarquable.

Début de citation :

Je veux ici m’adresser à tous les étudiants.Je le fais en pensant à leur avenir, dans l’écoute de leurs espoirs et de leurs doutes.
Je leur fais confiance pour préférer le dialogue à la confrontation.
Rien ne justifie la violence et les anathèmes.
Au contraire, tout milite en faveur d’une volonté commune de moderniser l’université française.
 
Cette université, nous connaissons ses qualités. Elle est un foyer d’intelligence, de culture, de transmission des connaissances.
Dans ce XXIème siècle que certains annoncent matérialiste, utilitariste, bref, sans âme, je crois à la force du savoir – de tous les savoirs. Il est absurde d’opposer les savoirs fondamentaux et les savoirs pratiques, stérile d’opposer les sciences humaines aux sciences appliquées.
Tous contribuent au rayonnement de notre pays.
 
Cette université, nous connaissons aussi ses faiblesses.
Les étudiants sont les mieux placés pour constater qu’il y a un problème d’orientation.
Qu’il y a un énorme problème d’échec dans les premières années.
Qu’il y a un problème de débouchés vers l’emploi.
Qu’il y a toujours un manque de financement.
La France est l’un des pays d’Europe qui dépense le plus pour son système éducatif, mais depuis toujours elle a davantage privilégié le système primaire et secondaire au détriment du système universitaire. 
 
Personne n’ayant eu le courage de réformer l’université, toutes ces faiblesses se sont cumulées avec le temps.
 
Avec le Président de la République, je vous propose d’aller de l’avant. 
Ensemble, faisons en sorte d’allier deux principes : la démocratisation des études supérieures et l’excellence universitaire.
 
En France, on compte moins de jeunes qui suivent des études supérieures et en sortent diplômés qu’en Suède, au Japon, en Espagne, aux Etats Unis, au Royaume Uni. Ce n’est pas normal !
 
Parce que je crois à la force du savoir et parce que je pense qu’une jeunesse cultivée et hautement qualifiée est absolument nécessaire, il faut que d’ici 5 ans, 50% de nos jeunes puissent être détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur.
 
Cette ambition démocratique, nous devons la concilier avec une autre ambition tout aussi nécessaire : celle de l’excellence. Ce mot « d’excellence » ne doit choquer personne, bien au contraire.
Je suis pour l’excellence universitaire, parce que je ne n’accepte pas que cette excellence soit réservée à quelques grandes écoles et à ceux qui ont la chance d’en faire partie. L’excellence universitaire, c’est une exigence républicaine pour tous.
 
Tous ceux qui connaissent les problèmes de l’université aboutissent au même constat : il faut rénover la façon de conduire et d’organiser nos universités car depuis 23 ans, rien n’a bougé en la matière.
C’est tout l’objet de la loi en faveur de l’autonomie des universités portée par Valérie Pécresse et votée cet été.
Cette autonomie figurait dans le projet de Nicolas Sarkozy et nul ne peut être surpris ou indigné de sa mise en œuvre.
Cette loi a fait l’objet d’une très large concertation que la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche n’a de cesse de prolonger.
Elle a rencontré l’adhésion de la conférence des présidents d’universités.
Elle a été négociée avec les organisations étudiantes qui l’ont majoritairement soutenue après avoir obtenu des garanties. Plus de soixante universités ont librement choisi d’adopter ce statut d’autonomie que nous avons voulu facultatif.
 
Cette autonomie, c’est la possibilité pour les universités de s’organiser plus librement sur le plan financier et pédagogique, de susciter de nouveaux partenariats avec le monde scientifique et économique, d’élaborer de nouvelles stratégies de croissance, de s’engager plus fortement en faveur de l’insertion professionnelle de ses étudiants, de créer des fondations…
 
Certains sont hostiles à cette réforme.
Chacun est libre de penser ce qu’il veut mais nul n’a le droit de bloquer ceux qui pensent autrement.
J’appelle tous les étudiants à la responsabilité et au respect mutuel. Je les invite à examiner sereinement les faits afin de ne pas céder aux approximations des slogans. Ces slogans, examinons-les un par un.
 
« Rendre les universités autonomes revient à les privatiser » prétendent les uns.
 
Cette critique doit faire sourire ceux qui, en mai 68, n’avaient de cesse de réclamer l’indépendance des universités par rapport à l’Etat...
Le principe dautonomie des universités est inscrit dans les textes depuis 1968. Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin en offrant plus de force à ce principe.
Donner au président d’université le pouvoir de nouer des relations plus étroites avec le monde économique, permettre aux équipes universitaires de nouer des partenariats avec le secteur privé, ce n’est pas privatiser l’université !
C’est mettre l’université au cœur des enjeux de notre société. C’est lui permettre   d'assurer une meilleure insertion professionnelle des jeunes diplômés. C’est lui permettre d’élargir ses sources de financement. Tout ceci sans désordre puisque les diplômes conserveront leur validation nationale.
 
« La loi sur l’autonomie induira forcément une hausse des droits d’inscription », prétendent les autres.  
C’est inexact puisque, conformément à la loi, c’est toujours l’Etat qui fixe le montant des droits d’inscription.
 
« La loi va accroître les inégalités entre les universités, et créer un système à deux vitesses », disent-ils.
 
Bien au contraire ! Ce qui, malheureusement, provoque ce système à deux vitesses, c’est le statu quo.
Le système à deux vitesses, c’est le résultat d’un carcan uniforme. Un carcan que les plus grands et plus prestigieux établissements d’enseignements supérieurs ont plus où moins réussi à surmonter, mais qui étouffe les autres établissements.
L’autonomie, c’est précisément la possibilité pour des universités plus modestes de mieux se spécialiser, de rayonner sur des créneaux éducatifs et scientifiques de qualité unanimement reconnue.
 
« La loi a pour objectif d’écarter les étudiants et les personnels de la décision et porte atteinte à la démocratie dans l’université », affirment certains. 
 
C’est encore inexact. Nous avons resserré les conseils d’administration des universités qui passeront d’une soixantaine de membres à une trentaine. C’est un gage d’efficacité mais aussi de démocratie. Car qui peut croire qu’un conseil pléthorique permet à chacun d’exprimer son point de vue ?
Il faut rendre au conseil d’administration sa vocation première : celle de décider de la stratégie de développement de l’université.
Les enseignants-chercheurs y sont majoritaires et sont élus sur des listes qui tiennent compte de tous les grands secteurs disciplinaires. Quant à la présence des étudiants, vaut-il mieux être quinze dans une assemblée de soixante personnes ou cinq dans une assemblée de trente ?
 
« L’orientation active c’est de la sélection déguisée », déclarent d’autres. Encore une contrevérité.
 
Oui, j’affirme qu’il faut une orientation active pour aider les étudiants à bien choisir leur voie. Il est temps de mettre un terme au gâchis représenté par les 60% d’étudiants en licence qui ne terminent pas leurs études.
Je préfère une orientation solide à la sélection par l’échec telle qu’elle existe aujourd’hui !
La loi est claire : tout titulaire du baccalauréat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix. Le processus d’orientation active a été largement expérimenté l’année dernière. Il devient obligatoire cette année pour en faire bénéficier tous les lycéens de terminale. C’est le bon sens même.
 
«  Le gouvernement n’en fait pas assez pour l’université ». Ce slogan relève de la mauvaise foi ou d’une méconnaissance des faits.
En affectant 1 milliard d’euros supplémentaires à l’enseignement supérieur pour 2008, nous avons fait de l’université une priorité absolue.  
5 milliards en plus pour l’université sur cinq ans : c’est notre engagement. Aucune majorité de droite ou de gauche n’a fait autant sur le plan financier depuis 20 ans !
 
Derrière toutes ces critiques infondées, je sais qu’il existe un problème de fond : il concerne la vie étudiante. Ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir être épaulés par leurs parents éprouvent de véritables difficultés matérielles. Je mesure le désarroi de certains.
Ce problème n’a cessé de croître, depuis les années 80, avec l’allongement des études.
On ne réglera pas ce problème en un jour mais nous nous y attaquons résolument.
Ce que nous voulons, c’est d’abord aider les jeunes issus des milieux les plus modestes.
Les bourses vont augmenter de 2,5% et de 4,5% pour ceux qui sont les moins favorisés. C’est le plus fort taux d’augmentation depuis cinq ans.
Nous avons, par ailleurs, élargi les conditions d’accès aux bourses : il y aura 100 000 étudiants boursiers en plus à la rentrée 2008.
16% d’augmentation des allocations de recherche pour les doctorants allocataires moniteurs sont prévus. Et 11 M€ supplémentaires pour les logements étudiants ont été dégagés.
 
Au regard de tous ces éléments, j’invite les étudiants à choisir le changement qu’imprime la loi sur l’autonomie plutôt que le blocage et le statu quo.
L’Université française attend depuis si longtemps un nouveau souffle. Offrons-lui maintenant et ensemble cette chance.
 
 
François Fillon


Fin de citation.
Dimanche 18 novembre 2007
publié dans : Réforme de l'Etat et de l'Administration communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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5 questions à Eric Woerth : enjeux et objectifs de la fusion de la DGI et de la DGCP

 

Eric Woerth, le ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique a annoncé le 4 octobre les objectifs et les modalités de fusion de la Direction générale des impôts (DGI) et de la Direction générale de la comptabilité publique (DGCP). Ceci dans le respect d’un engagement fort du Président de la République. Il revient sur les objectifs et les enjeux de cette réforme.

 
Une direction unique va regrouper la DGI et la DGCP. Quelles sont les objectifs d’une telle fusion ? Comment s’inscrit –elle dans la modernisation de l’Etat et comment allez vous la mettre en œuvre ?


Le Président de la République a placé la réforme de l’Etat au cœur de l’action politique du gouvernement. Comme ministre du budget, et donc gardien du bon usage des deniers publics, je veux que cette réforme soit exemplaire de la modernisation de l’Etat et qu’elle permette d’améliorer la performance et l’efficacité des services.


A l’issue d’une phase d’écoute et d’étude approfondie, j’ai pris la décision de réunir les deux directions dans une administration unique. C’est un choix structurant pour ces deux administrations, et pour la réforme de l’Etat dans son ensemble.

J’ai fais ce choix parce que l’union des deux directions constitue la solution qui nous permettra d’atteindre de la façon la plus efficace quatre objectifs prioritaires : mieux répondre aux attentes des usagers, enrichir l’aide apportée aux élus locaux, accroitre la performance et l’efficacité des services de l’Etat, améliorer les perspectives professionnelles des agents.

Par ailleurs, j’ai placé la réforme sous le signe de l’équilibre entre les deux directions et je souhaite la mener de façon progressive et dans le cadre d’un dialogue social nourri pour accompagner les agents.

C’est pourquoi je continuerai à associer, dans la construction de la nouvelle direction générale, les partenaires sociaux, les cadres et les agents.

Cette fusion se fera par étapes. L’année 2008 sera mise à profit pour créer la nouvelle direction générale, tester dans quelques départements une direction unique et préfigurer la mise en place du guichet unique dans quelques villes.
 

LA DGI ET LA DGCP EN CHIFFRES

•    130 000 agents (75 000 à la DGI et 55 000 à la DGCP).
•    5 000 services au total sur le territoire.
•    35 millions de contribuables à l’impôt sur le revenu, gérés par les deux directions.
•    3,8 millions d’entreprises assujetties à la TVA, gérées par les deux directions.
•    500 milliards d’euros de recettes perçus au profit de l’État, des collectivités locales ou d’organismes divers.
•    170 000 budgets de collectivités locales et établissements publics locaux gérés.
•            Au titre de l’exécution de la dépense publique, 548 milliards d’euros versés aux créanciers de l’Etat et 187 milliards d’euros versés aux créanciers des collectivités locales.

 

En quoi la fusion répond-elle aux attentes des usagers ?

 

Je voudrais souligner d’abord que la DGI et la DGCP ont fait déjà beaucoup d’efforts pour se moderniser et pour se rapprocher : c’est par exemple le programme informatique Copernic ou encore la création des premiers hôtels des finances. Les Français sont globalement satisfaits de nos services, comme le montrent différentes enquêtes.

 

Mais ils expriment des attentes très concrètes qui confirment que nous devons aller plus loin, approfondir et amplifier le rapprochement déjà engagé. Près de 80 % des usagers estiment en effet que l’organisation actuelle, avec, d’un côté les centres des impôts - chargés du calcul de l’impôt - et de l’autre, les trésoreries - chargées de le recouvrer est trop complexe. Plus d’un tiers des contribuables - soit concrètement 11 millions de contribuables - continuent de se tromper régulièrement et ne savent pas où s’adresser quand ils ont une question sur leur impôt. Cette confusion existe même pour les démarches les plus simples, comme le dépôt d’un chèque par exemple. Cela les conduit à des déplacements inutiles et à multiplier les démarches, ce qui affecte, au final la qualité du service.

 

Avec la fusion, nous allons offrir aux particuliers un guichet unique en matière fiscale. Ce guichet sera capable de traiter l’ensemble des questions des usagers, qu’il s’agisse de problèmes de calcul ou de paiement de l’impôt.

 

Un exemple : le contribuable qui a reçu son avis d’imposition pour sa taxe d’habitation pourra auprès du même interlocuteur effectuer une réclamation sur le calcul de sa taxe et solliciter un délai de paiement.

 

Tout cela est-il compatible avec le maintien d’un service public fiscal en milieu rural ?

 

Bien sûr, nous allons mettre en place le guichet fiscal unique sur tout le territoire, progressivement, d’ici la fin du quinquennat, dans les villes comme dans les communes rurales.

 

La fusion doit permettre de conforter le service public de proximité, auquel nos concitoyens sont attachés. Dans les 2000 communes où seule une trésorerie est implantée, notamment en milieu rural, celle-ci offrira le guichet fiscal unique. Aujourd’hui, la trésorerie n’est compétente que pour le recouvrement, demain, elle répondra également aux questions courantes portant sur le calcul de l’impôt.

 

J’ai pris, par ailleurs, l’engagement auprès de Jacques Pélissard, Président de l’Association des Maires de France (AMF), que la politique d’implantation des services financiers serait menée dans le respect de la charte des services publics en milieu rural.

 

Comment la réforme va permettre d’enrichir les prestations apportées aux élus locaux ?

 

Les collectivités locales travaillent au quotidien à la fois avec les services de la DGI et avec ceux de la DGCP. Beaucoup de progrès ont été réalisés ces dernières années pour répondre à leurs attentes. Mais les élus locaux expriment des attentes fortes en matière d’offre de service car ils ont besoin de pouvoir anticiper les conséquences des mouvements de population et des mutations économiques.

 

Pour y répondre, nous devons mieux coordonner les prestation