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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Lundi 31 décembre 2007
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Jugez vous même ... Voici ce  que je viens  de recevoir de la part du Syndicat Unsa Anpe sur la future fusion entre l'Anpe et les Assedics. Ce sont les réponses de Madame la Sénatrice Catherine  Procacccia qui révèle le problème ...


Début de citation :

Une délégation composée de Christine DUPUIS, secrétaire nationale de l’UNSA  et le Secrétaire général de l’UNSA-ANPE était reçue le 21 décembre au soir par Mme PROCCACIA Catherine, sénatrice du groupe  UMP et rapporteur de la loi sur le projet de fusion.

Cette audition faisait suite à celle de l’assemblée nationale (Dominique TIAN également rapporteur de la loi)

 

Nous avons alerté la sénatrice sur 3 points qui nous paraissent essentiels :

 

Ø La nature de l’institution nationale

Ø Le statut des agents et la convention collective

Ø Le rôle de la commission paritaire tel que défini à l’article L.311-7-8

 

Sur la nature de l’institution nationale, nous avons demandé qu’un amendement  parlementaire modifie l’article initial. En effet et pour éviter tous contentieux ultérieurs, il serait plus prudent de qualifier l’institution de publique. Nous sommes attachés à cette dimension, au-delà même des aspects plus techniques, comme l’affiliation à l’Ircantec des agents publics.

 

Mme PROCACCIA nous répond que cet article fait débat parmi les parlementaires.

Elle convient qu’il faudra trancher ce point à l’occasion des navettes parlementaires.

 

Sur la convention collective, nous avons rappelé que eu égard aux missions de l’institution nouvelle (majoritairement celles de l’ANPE) mais également par le nombre très important d’agents sous statut public aujourd’hui, qu’une convention collective soumise au droit privé, n’était guère adaptée.

Dans le même esprit, nous exigeons qu’un examen juridique sérieux soit réalisé afin de respecter les dispositions 88 de l’OIT.

 

L’UNSA-ANPE quant à elle, considère que le choix de faire référence au code du travail et non plus au statut public, est avant tout un choix politique.

 

Mme PROCACCIA nous précise qu’elle n’a pas de mandat pour modifier les choix politiques.

Elle reconnaît que le gouvernement n’a pas la volonté de créer de nouveaux emplois publics.

Elle nous rassure sur le fait que cette convention collective devrait reprendre le meilleur des 2 statuts actuels.

 

Pour terminer, nous nous étonnons de la création par la loi, d’une commission paritaire régionale (de l’UNEDIC ?) détentrice de pouvoirs particuliers.

Nous rappelons à Mme PROCACCIA, que s’il s’agit de recréer un réseau  régional UNEDIC à coté de l’institution nouvelle, la réforme actuelle ne sert à rien.

 

Mme PROCACCIA est perplexe sur ce sujet, elle reconnaît qu’elle ne maitrise pas suffisamment le dossier pour en comprendre les ressorts cachés.

Elle nous invite à rédiger un amendement que nous transmettrons à l’assemblée nationale,  modifiant dans le sens souhaité, l’article incriminé.

Fin de citation ...


Je sens que je vais devoir rappeler à Madame Procaccia qu'elle est élue Sénatrice du Val de Marne et que je suis conseiller municipal de Nogent sur Marne, donc grand électeur potentiel ... et qu'il se pourrait bien que je m'en souvienne si, d'aventure, j'étais appelé à me prononcer sur sa candidature au renouvellement de son siège de Sénateur ... Je sais qu'elle n'est pas sourde.

Lundi 31 décembre 2007
publié dans : Humeurs communauté : Pour un monde meilleur par Jacques Heurtault recommander
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Huit ans de taule!  La même peine pour tout le monde ...

Huit ans pour le vrai, le seul, l'unique responsable, Breteau je crois (j'ai déjà oublié!) ...  Huit ans pour sa complice, en principe un peu moins responsable mais néanmoins consentante ... Huit ans pour le toubib, pauvre mariole qui n'a compris que un peu trop tard dans quelle galère il s'est fourré ... et tutti quanti!


Et maintenant? 

Une question vient à l'esprit ... Quelles étaient les intentions réelles des deux principaux responsables?  Est-il besoin de chercher longtemps pour comprendre? Non, bien sûr!

Ce que Breteau voulait, c'est, en réalité, très simple : faire venir en France des enfants dont ils savait qu'ils n'étaient manifestement pas orphelins de père et de mère afin de créer une situation politique explosive ...
Ma conviction , c'est qu'il aurait alors, par une fuite journalistique savamment organisée, révélé la réalité; ce qui aurait conduit les autorités politiques françaises dans un dilemne intenable ...
1. étouffer l'affaire par tous les moyens, c'est à dire créer, ultérieurement, les conditions d'un scandale international majeur ...
2. s'obliger au retour forcé des enfants kidnappés au prix d'un drame humain insoutenable assorti d'un scandale politique  intérieur qui n'aurait pas manqué d'être exploité ... au moment opportun ...
Ce qui m'attriste le plus, ce sont les quatre sous-fifres qui vont écoper de quatre années de taule réels (la moitié de la peine, compte tenu des "remises" légales pour bon comportement) ...
Comment les tirer d'affaire?

Je vois deux solutions possibles ...
1. Considérer que, en France, l'appel en matière criminelle, est juridiquement possible (ce qui n'est pas le cas en droit tchadien) ... Cela devrait provoquer un second procès qui permettrait de rétablir l'équilibre des sanctions entre les six protagonistes français condamnés. Autrement dit de sanctionner différemment le pauvre toubib (acquittement au bénéfice du doute ou de l'absolue bonne foi) et le "patron" qui, lui, pourrait être condamné à des travaux d'intérêt général pour ... un certain temps, tels travailler à la réinsertion des détenus délinquants
2. Attribuer des remises de peine systématiquement différenciées entre les divers protagonistes afin que le toubib, notamment, puisse sortir de ce guêpier au plus vite, évitant ainsi la destruction potentielle d'une famille ...

Volilà! C'est dit ... Ca vient tout droit du fond du coeur!
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Lundi 24 décembre 2007
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Vu de loin,  on serait facilement tenté de croire que la crise politique  qui affecte la Belgique est une crise "linguistique" entre les Flamands et les Wallons.

Quand on gratte un peu, on s'apperçoit qu'il n'en est rien; qu'il s'agit, en fait  d'une crise sociale profonde  ...

Aux meilleurs temps de  l'industrialisation lourde, la Wallonnie (grosso modo située au sud de la Belgique, sa frontière avec la Flandre suivant une ligne est/ouest passant dans la banlieue sud de Bruxelles était beaucoup plus prospère que la Flandre ...
Ce n'est plus la même chose aujourd'hui. La Flandre est désormais beaucoup plus prospère que la Wallonie. Tant et si bien que les mécanismes de solidarité économique et sociale qui constituent le ciment de la plupart des Etats joue désormais en faveur de la Wallonie au détriment de la Flandre.

Les Flamands en ont assez ... de payer pour les Wallons. Ils veulent donc leur autonomie renforcée voire, pour bon nombre d'entre eux, leur indépendance pure et simple ...

La francophonie, en Wallonie, est hyper développée. A tel point que, en Belgique, quand on parle de la Communauté Française, il ne s'agit pas du tout de la communauté des  nationaux français  (passeport français) mais bien des Belges qui parlent le français! Même François Mitterrand s'y était laissé prendre. Lors d'un voyage officiel en Belgique, son programme prévoyait une rencontre avec la Communauté française. Il croyait rencontrer ainsi des compatriotes fraçais vivant en Belgique. Des résidents, autrement dit. Quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre qu'il n'en était rien!

Quelles solution peut-on raisonnablement envisager?

L'expérience montre qu'il ne sert à rien de vouloir empêcher un peuple de prendre son indépendance dès lors que la majorité de ce dernier la veut, sans risque d'erreur possible ... C'est le cas en Flandre! La majorité des Flamands veut, clairement, cette indépendance, à tout le moins cette large autonomie qui ressemble fort à ... l'indépendance.

Tout en prenant garde à ne pas provoquer une crise diplomatique dont nous n'avons pas besoin, la France serait, à mon avis, bien inspirée de soutenir ce processus de séparation .

Dans un premier temps,  il serait souhaitable que le territoire de la région de Bruxelles soit étendu en superficie afin de faire de cette région l'équivalent du "District of Columbia" des Etats Unis, siège de la capitale fédérale, Washington (d'ailleurs aujourd'hui trop à l'étroit ...). Ce serait un pas vers la construction de l'Europe fédérale que j'appelle de mes voeux.

Dans un second temps, il conviendrait de procéder à la partition librement consentie des deux autres régions, la Flandre d'une part, la Wallonie d'autre part ...

Dans un troisième temps,  la partie "alémanique" de la Belgique (je ne veux pas dire "allemande") serait rattachée au Grand Duché du Luxembourg, toujours avec le consentement des peuples  concernés.

Dans un quatrième temps, la Wallonie serait associée à la France, tout en restant indépendante.

La suite coule source ...
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Dimanche 16 décembre 2007
publié dans : Elections communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Voilà une initiative qui fait réagir ...  A tel point qu'il m'est demandé de réagir moi-même.

Ce que je fais bien volontiers ...

Il me semble nécessaire de replacer les choses dans leur contexte ... et, surtout, ne pas se méprendre sur le positionnement général du Modem.
Je ne suis pas autorisé à exprimer le point de vue officiel du Modem. Cela ne m'est pas non plus interdit ...

J'observe tout d'abord que Alain Juppé a été battu par  la candidate socialiste lors des dernières élections législatives alors que les résultats du premier tour permettaient de conclure, sans trop de risque, à un résultat inverse.
J'en ai personnellement déduit que Nicolas Sarkozy a "un peu" aidé à cette défaite ...
Il ne faut pas oublier que Juppé est avant tout un chiraquien. Il a toujours dit qu'il soutiendrait une nouvelle candidature Chirac à la présidentielle et ne se rallierait à Sarkozy que si Chirac ne se présentait pas ...  Il en va de certaines prises de position comme de toute chose : elles ont un prix.  Juppé vient d'en faire l'amère expérience.

J'observe aussi que  François Bayrou et le Modem ont un positionnement  à égale distance de l'UMP et du PS.  François l'a toujours dit. Le Modem a une finalité majeure : être le fer de lance d'une nouvelle manière de faire de la politique en n'étant inféodé à aucun camp particulier. Autrement dit ni le camp de la Droite républicaine (principalement l'UMP) ni celui de la Gauche de gouvernement  (principalement le PS).  Libre à chacun de croire que le Modem est un parti d'opposition et à d'autres de croire qu'il devrait retourner  vers les anciennes amours de l'UDF  ... c'est à dire fusionner avec le Nouveau Centre!  La réalité est beaucoup moins simple .

J'observe toujours que Alain Juppé est clairement situé à droite. Il n'a jamais prétendu le contraire.  Pour autant, c'est un homme que je situe volontiers au centre droit, dans le camp des réformateurs, pas dans celui des conservateurs, encore moins dans celui des réactionnaires ...  C'est lui qui, en 1995, a voulu engager la réforme des régimes de retraite "spéciaux".  Il aura fallu douze ans pour que les faits finissent par lui donner raison. Alain Juppé avait douze ans d'avance ... C'est mieux, beaucoup mieux ,  que d'avoir douze ans de retard! Il avait payé, en 1995, non pas son volontarisme réformateur (encore que, ce pays étant foncièrement conservateur, cette explication n'est pas dénuée de sens) mais plutôt le contre coup de la démagogie sociale de Jacques Chirac en 1995. On ne se fait pas élire sur la thématique de la fracture sociale pour ensuite mettre en oeuvre un programme de réformes tournant le dos au programme du candidat Chirac. Il faut que quelqu'un paie. C'est Juppé qui a payé ... Je balaye d'un revers de main toutes les autres explications, notamment celle relative à sa "rigidité" ...

Pour peu que les socialistes locaux (de Gironde) soient "dans la ligne de François Hollande", il n'y a alors rien de surprenant à ce que François Bayrou apporte son soutien à Alain Juppé et non aux socialistes girondins. Il est, politiquement, d'une extrême importance que tous ceux qui refusent le soutien de François Bayrou et du Modem soient politiquement battus. C'est à ce prix que le Modem apparaitra comme incontournable. La stratègie fondamentale du Modem, ce n'est pas de devenir une force d'appoint de la Gauche de gouvernement et pas davantage une force d'appoint de la Droite républicaine! Ce dont il est, par contre, fortement question, c'est que la force de (gros) appoint dont le Modem aura un jour besoin soit, aussi bien la Gauche de gouvernement que la Droite républicaine! Ce n'est pas tout à fait le même point de vue!

En Mars prochain, de quoi s'agit-il?
Faire échec à la politique de Sarkozy? Certainement pas! En tout cas, si tel était l'objectif, il ne faudrait pas compter sur moi ...
Soutenir la politique de Sarkozy? Pas davantage! Si tel était l'objectif, il ne faudrait pas davantage compter sur moi ... Pensez donc : je serais obligé de soutenir Monsieur Martin à Nogent sur Marne! Il ne saurait en être question ...
Alors, quoi?
Elire un maire dans chacune de nos communes! Ni plus ni moins ... et ce n'est pas rien! Il ne faut pas perdre de vue que les lois de décentralisation sont passées par là. Un maire, aujourd'hui, c'est un citoyen doté de pouvoirs importants. Bien plus importants qu'il n'en était le cas dans les années "70" ... époque où un maire dépendait largement du Préfet en place dans le département ...

Dans un tel contexte, il n'est pas étonnant que le Modem apporte son soutien à une liste de la Gauche de gouvernement dans certains cas de figure , ou bien à à la Droite républicaine dans d'autres cas. Ou bien encore - ce sera le cas le plus fréquent, du moins je l'espère - présente des listes autonomes afin de pouvoir faire la preuve, sur le terrain, de la réalité de son implantation locale. De ce qu'il sortira des urnes au soir du premier tour (9 mars 2008), il sera alors temps de décider de ce qu'il y aura lieu de faire pour le deuxième tour (16 mars 2008).

Quant à Nogent sur Marne, pour moi, les choses sont limpides : le Modem doit NATURELLEMENT soutenir Estelle Debaecker, ancienne UDF échaudée par la logique des partis, qui défend, depuis, une ligne indépendante sans dissimuler qu'elle se situe elle même au centre droit et qu'elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, moi même ayant voté pour Ségolène Royal (je m'en suis expliqué clairement).  
Vendredi 14 décembre 2007
publié dans : Administration de la Justice communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Encore une réforme qui met en émoi le monde des avocats ...

Faudra-t-il en conclure que cette profession est une corporation  à l'image des cheminôts qui ne finissent par accepter les réformes que du bout des lèvres?

De quoi s'agit-il?

1.  Du divorce par consentement mutuel. En aucun cas du divorce "contentieux" où les futurs ex-conjoints se chamaillent tant et plus pour le plus grand bonheur financier des ... avocats

2.  De la nécessité, impérieuse, sous peine d'irrecevabilité (et donc d'impossibilité d'aboutir ...),  de recourir aux services d'au moins un avocat pour les deux futurs divorcés.

Que constatons nous?  Les avocats s'insurgent contre un tel projet ... On se demanderait bien pourquoi si on oubliait que le recours à leurs services est obligatoire!

J'ai, moi même, il y a trente ans de cela, divorcé par consentement mutuel. Nous avions, parce que la loi nous l'imposait, eu recours à UN avocat (pour les deux). Faute de quoi, nous n'en aurions pas eu besoin ... Je me souviens qu'à l'époque il nous en avait coûté 8.000 francs. C'était un peu moins que un mois de notre revenu commun. Une somme non négligeable pour un travail assez simple (j'avais tout préparé; j'en avais même trop fait aux yeux de l'avocat, notamment du point de vue de la dévolution des biens de la communauté).

Je prends les paris : si la question du recours OBLIGATOIRE aux services d'un avocat est maintenu dans le nouveau système, les avocats ne trouverons rien à redire à cette réforme ... Car, c'est ça qui les inquiète, rien que cela : la disparition du recours obligatoire à au moins un avocat comme c'est le cas actuellement!

Ce pays est vraiment frappé d'une véritable allergie aux réformes ... Il va pourtant bien falloir y passer!

Mercredi 12 décembre 2007
publié dans : Editoriaux communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Mes lecteurs préférés étaient en manque ... C'est, peut-être, ce que je dois croire.

Toujours est-il que dans la journée du Mardi 11 Décembre, pas moins de 522 lecteurs sont venus me rendre visite. Record absolu ...

Les "statistiques d'Over-Blog le révèlent également  : 97% de ces visiteurs uniques  sont, apparemment, des lecteurs assidus ou, à tout le moins, réguliers puisqu'ils m'avaient, au préalable, rangé dans leurs favoris ...

Merci à vous tous!

Il m'arrive parfois d'éprouver le besoin de prendre un peu de recul ...  Je comprends parfaitement que mes lecteurs ne l'entendent pas de cette oreille!  Je vais donc continuer.

A très bientôt pour quelques articles  un peu décapants ...
Samedi 8 décembre 2007
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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« FUSION ANPE-ASSEDIC »
QUESTIONS-REPONSES
6 décembre 2007

1. POURQUOI FUSIONNER L’ANPE ET LES ASSEDIC ?
Le choix de la fusion a été fait de façon pragmatique :
- Parce que l’intégration de la prise en charge des demandeurs d’emploi conditionne un retour à l’emploi rapide ;
- Parce qu’un service public de l’emploi performant est une clé de la compétitivité de notre économie ;
- Parce que le rapprochement engagé depuis 3 ans le rend désormais possible.

LE CONSTAT est connu :
1) Un constat de ce qui a marché à l’étranger : les pays les plus performants ont développé des services intégrés en direction des chômeurs et des entreprises.
Le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Danemark ont des services unifiés.
Plus loin de nous, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis ont des services unifiés.
La tendance est générale dans les pays les plus performants.
Pourquoi se priver d’un outil qui a fait ses preuves ailleurs ?
2) Un constat, largement partagé, de ce qui ne marche pas bien chez nous : la
coexistence de plusieurs réseaux qui ont du mal à se coordonner ; la
segmentation des interventions selon les catégories de demandeurs d’emploi, un
accompagnement insuffisant des personnes les plus en difficulté.
La loi de cohésion sociale a marqué une étape positive, mais L’OPTION DU SIMPLE
« RAPPROCHEMENT », retenue par la convention tripartite de mai 2006, A
MONTRE SES LIMITES :
- Les réalisations sont réelles mais se déploient beaucoup trop lentement : Moins de 10 véritables guichets uniques ! Et le rapprochement informatique en est encore à ses premiers pas (un an pour seulement élaborer les statuts du groupement d’intérêt économique sur les systèmes d’information). Enfin, les coûts de coordination sont importants.
- Des problèmes importants subsistent (gouvernance, rationalisation des moyens mis en oeuvre, et surtout dualité du marché du placement entre indemnisés et non indemnisés…).
La fusion des réseaux opérationnels est donc nécessaire pour aller plus loin. Ce n’est que la première étape de la réforme du marché du travail.

LES OBJECTIFS de ce chantier sont clairs :
- Améliorer le service rendu aux usagers (demandeurs d’emploi mais aussi entreprises), avec un seul réseau polyvalent en tout point du territoire ;
- Une gamme de prestations complète et pour tous les demandeurs d’emploi (indemnisés et non indemnisés) ;
- Un suivi renforcé; notamment pour les demandeurs d'emploi qui sont le plus en difficulté,…
- Grâce à la mutualisation des moyens qui permettra de déployer plus d’agents sur le terrain,
- Tout cela en respectant le caractère paritaire du régime d'assurance chômage.

2. QU’EST-CE QUE CELA APPORTE CONCRETEMENT AUX DEMANDEURS D’EMPLOI ?
(notamment par rapport aux guichets uniques existants)
Je peux vous citer plusieurs exemples montrant l’intérêt de la fusion, y compris par rapport aux guichets uniques qui peuvent déjà exister :
1) Sur le plan quantitatif d’abord :
En mettant fin aux enjeux purement institutionnels, la fusion va permettre de systématiser la mise en place des guichets uniques : chaque point d’accueil devra offrir les différents services. Or, plus de guichets uniques, cela apporte quelque chose de très concret pour les demandeurs d’emploi, dans toutes leurs démarches.
2) Sur le plan qualitatif ensuite :
De deux offres de service séparées ou, dans le meilleur des cas aujourd’hui, juxtaposées dans un même lieu, nous allons passer à une offre de service intégrée. Cela veut dire par exemple des équipes polyvalentes, qui associent la compétence « demandeurs d’emploi », la compétence « connaissance des besoins du marché du travail », et la compétence « financement de formations ».
3) Plus de moyens sur le terrain, c’est aussi très concret !
La fusion, cela veut dire aussi mettre fin aux doublons de certaines fonctions supports. On peut être dans un même lieu et avoir des services supports séparés puisqu’on gère des personnels différents. Ce ne sera plus le cas. Nous souhaitons en profiter pour redéployer progressivement plus d’agents pour conseiller et accompagner les demandeurs d’emploi, et moins d’agents assurant des tâches administratives.
4) Enfin, et cela me semble un point très important, l’offre de service unifiée pour tous les demandeurs d’emploi, c’est très concret. Quand, aujourd’hui, un conseiller peut proposer certaines aides aux demandeurs d’emploi indemnisés, qu’il ne peut pas proposer aux non indemnisés, c’est un problème on ne peut plus concret, qui touche à la réalité quotidienne du travail des agents et à l’équité concrète de traitement des chômeurs !
Voila des résultats concrets de la fusion ! Bien sûr, tout ceci va se mettre en place progressivement. Le plus important, c’est d’accélérer sur les guichets uniques, puis de repenser l’offre de service et les moyens d’accompagnement.

3.COMMENT ATTEINDRE LE TAUX D’ENCADREMENT DE 1 POUR 30, COMME
ANNONCE ?
J’ai annoncé qu’il faudrait renforcer très significativement l’accompagnement, et donc
le taux d’encadrement par des conseillers. Ce taux est aujourd’hui de l’ordre de un conseiller pour 120 demandeurs d’emploi, même si c’est une moyenne qui peut refléter des situations diverses.
Dans le meilleur des cas, notamment dans le cadre d’expérimentations de l’ANPE en
faveur de publics les plus en difficultés, ce taux est de 1 pour 60. Il faudra renforcer l’accompagnement de droit commun, mais c’est pour les publics les plus en difficulté qu’il faut « mettre le paquet » et, à terme, se mettre au niveau des meilleurs standard européens, à 1 pour 30. L’objectif, c’est : moins de back office, plus de front office !
Nous pouvons y arriver progressivement, par les redéploiements internes, en supprimant certains doublons, ou par des remplacements qui ne se feront pas sur les mêmes postes, au fil des départs en retraite, nombreux dans les prochaines années.
C’est pour cela que j’ai clairement dit qu’il n’y aurait pas de réduction globale d’effectif dans le cadre de la fusion.

4. QU’EN EST-IL DU RENFORCEMENT DU CONTROLE DES CHOMEURS ?
1) La nouvelle institution continuera à faire ce que fait l'ANPE, à savoir tenir à jour la liste des demandeurs d'emploi, en fonction des démarches qu'ils effectuent auprès d'elle. A ce titre, elle aura à contrôler le fait que les personnes font les démarches prévues et auxquelles elles s’engagent. Elle pourra sanctionner par radiation de la liste, ce qui implique une suspension temporaire de l’allocation.
2) En revanche, la décision de privation du droit à indemnisation est de la compétence de l’Etat.
3) La loi ne redéfinit pas les règles de fond en matière d’indemnisation. C’est de la
responsabilité première des partenaires sociaux.
4) En particulier, quant à une éventuelle redéfinition de l’offre valable d’emploi, elle
relève des partenaires sociaux dans le cadre de leur négociation sur le marché du
travail et la sécurisation des parcours professionnels.

5. POUR LES ENTREPRISES, QU’EST-CE QUE CELA APPORTE ?
Ce changement doit constituer un plus pour les entreprises, qui, aujourd’hui, ne se tournent pas toutes naturellement vers le service public de l’emploi pour recruter. Nous souhaitons en effet renforcer également l’offre de service aux entreprises. En cela, les actuels « services employeurs » des Assédic apporteront beaucoup au nouvel opérateur.
- Il y a une culture de la relation à l’entreprise, y compris une culture de conseil.
- Il y a une connaissance des besoins, avec notamment le travail fait sur
l’enquête « besoin de main d’oeuvre » des Assédic.
- Il y a de compétences dans ces domaines. Au sein des Assédic, ces services ne font pas uniquement le recouvrement des contributions : ces autres activités ont vocation à rester et à être renforcées.
J’attends donc aussi des entreprises qui souhaitent recruter qu’elles fassent avec
nous ce pari !
Par ailleurs, un autre aspect du projet apporte un élément de simplification des démarches des entreprises dans un autre domaine que celui du recrutement : il s’agit du transfert du recouvrement des contributions d’assurance chômage aux Urssaf, d’ici à 2012.
6. POURQUOI TRANSFERER LE RECOUVREMENT AUX URSSAF ?
Cette opération présente plusieurs intérêts :
- Une simplification pour les entreprises : une déclaration unique, un interlocuteur unique (URSSAF) ; une juridiction unique (unification du contentieux aux TASS). Cela signifie des économies de gestion pour les entreprises.
- Une efficacité accrue, dont l’impact financier est réel.
- Un renforcement de l’homogénéité et de l’équité de traitement des cotisants.
Cette opération contribue également au renforcement des moyens humains du nouvel opérateur issu de la fusion des réseaux ANPE-Assédic sur les autres missions, celles de service direct aux entreprises et aux demandeurs d’emploi. Cela se fera progressivement, d’ici à 2012, en tenant compte des souhaits d’évolution des agents et des départs en retraite notamment.

7. QU’EN EST-IL DU STATUT DES AGENTS ?
Le projet de loi est clair et apporte des garanties fortes :
1) La nouvelle institution aura une convention collective élaborée à partir de la convention Unédic.
2) La convention devra comporter des garanties liées à l’exercice d’une mission de service public, conformément à nos obligations internationales d’ailleurs. Garanties de d’ordre déontologique notamment.
3) La transition se fera dans de bonnes conditions : les statuts des uns et des autres seront conservés jusqu’à la finalisation de la convention collective permanente.
4) Au-delà, les agents de l’ANPE, sous statut public, pourront choisir de garder ce statut s’ils le souhaitent. Ce droit d’option a un sens fort pour les agents de l’ANPE parce qu’il s’exerce entre un statut régi par un décret et une convention collective.

Parallèlement, j’ai déjà pris plusieurs engagements :
1) La convention résultera d’une adaptation de l’actuelle convention collective
des Assédic.
2) Elle devra intégrer le meilleur des deux statuts.
3) La fusion ne sera pas l’occasion de réduction d’effectifs.
4) Il n’y aura pas de mobilité géographique contrainte à l’occasion de la fusion.

8. COMMENT FAIRE TRAVAILLER ENSEMBLE DES AGENTS AUX CULTURES
AUSSI DIFFERENTES ?
Il y a des métiers différents. Il y a des cultures différentes. Nous le savons et nous sommes conscients des difficultés.
Toutefois, le rapprochement engagé, les coopérations développées, les guichets uniques qui existent, les discussions au sein des maisons de l’emploi également…
tout ceci a contribué à faire mûrir les esprits, à préparer le rapprochement des cultures.
La négociation d’une nouvelle convention collective commune sera aussi une étape importante de ce rapprochement.
Enfin, les équipes managériales auront un rôle central à jouer.
Plus globalement, je crois que la conscience d’exercer une mission de service public, même si c’est aujourd’hui dans des cadres très différents, et le sens du travail bien fait sont des éléments communs. Et les usagers sont les mêmes : entreprises et demandeurs d’emploi.

9. QUELLE SERA LA COUVERTURE TERRITORIALE ? Y AURA-T-IL DES FERMETURES DE SITES ?
Il appartiendra à la future équipe dirigeante d’élaborer le schéma cible à atteindre en termes de couverture territoriale. Toutefois, je dis clairement que notre idée est de conserver une bonne couverture géographique du territoire par le futur réseau unifié ANPE-Assédic, à partir de l’existant et en améliorant le service rendu. Bien sûr, nous n’allons pas additionner durablement les 900 sites ANPE et les 650 sites Assédic. Cela n’aurait pas de sens. Il faudra regarder au cas par cas.

10. QUE DEVIENNENT LES MAISONS DE L’EMPLOI ?
Je souhaite d’abord rappeler combien les maisons de l’emploi - et les élus locaux qui les ont portées - ont été un élément favorable à l’évolution des esprits et des pratiques concrètes dans ce dossier. Elles ont largement préfiguré certains éléments de ce projet de fusion. Elles auront toute leur place dans le nouveau dispositif, comme point d’accueil de proximité ou comme lieu d’élaboration du diagnostic commun des besoins du bassin d’emploi ou d’anticipation des mutations économiques. L’Etat tiendra ses engagements. Il n’y a pas de remise en cause des projets en cours. Des conventionnements vont se poursuivre sur les projets déjà lancés. Plus de 180 Maisons de l’emploi seront conventionnées d’ici à la fin de cette année. La pause évoquée dans le déploiement de nouveaux projets de maisons de l’emploi consiste simplement à se donner le temps d’évaluer le dispositif et de réfléchir à la bonne articulation entre les maisons de l’emploi et nouvel opérateur, à la bonne offre de service des maisons de l’emploi en cohérence avec le nouvel opérateur. C’est le sens de la mission que j’ai confiée au député Jean-Paul Anciaux.

11. QUEL EST LE CALENDRIER ?
S’AGISSANT DU CALENDRIER, je suis à la fois pragmatique et déterminée. La concertation s’achève, avec des progrès notables : amélioration du texte, mais surtout ralliement d’une majorité des partenaires sociaux. Le Conseil d’Etat a examiné le texte la semaine dernière. Le Conseil des ministres vient de l’adopter. Le travail parlementaire va pouvoir commencer avant la fin de l’année à l’Assemblée nationale, avant l’examen du texte en séance publique début janvier.
Dans le même temps, un groupe de travail au sein du Comité supérieur de l’emploi, associant les partenaires sociaux et piloté par les services du ministère en charge de l’emploi, commencera à élaborer les autres textes nécessaires, notamment la convention tripartite, qui définira les priorités stratégiques et les moyens d’action de l’opérateur. La création du nouvel opérateur unique serait effective entre d’ici au 31
décembre 2008 au plus tard. Une instance de préfiguration de la fusion (préfiguration notamment des futures équipes dirigeantes) sera mise en place au cours du premier semestre 2008 pour préparer la fusion effective et permettre d’amorcer un dialogue social avec les agents qui doivent participer activement au processus de construction de l’institution. Nous avons souhaité avancer rapidement, pour sortir de l’incertitude actuelle, notamment pour les agents des deux structures, qui seront également consultés (formellement, mais leurs représentants ont également été reçu par mon équipe). Mais il ne s’agit pas de précipitation. Nous avons notamment mis un soin particulier à la PERIODE DE TRANSITION. L’intégration opérationnelle des deux réseaux s’étalera ensuite probablement sur plusieurs années.

12. COMBIEN CELA VA-T-IL COUTER ?
Le chiffrage du coût de cette fusion suppose de prend en compte plusieurs données et hypothèses. Avancer un chiffre global n’a pas de sens aujourd’hui.
- La question des statuts, donc des rémunérations.
Beaucoup de chiffres ont circulé. Un récent rapport du Conseil d’analyse économique évoque un surcoût de l’ordre de grandeur de 300 à 500 millions d’euros en régime de croisière, compte tenu des écarts de rémunération estimés entre les agents des deux réseaux. Le coût global dépendra de plusieurs paramètres, notamment le rythme d’intégration des agents de l’ANPE qui opteront pour le nouveau statut ou l’évolution de la pyramide des âges. Quoiqu’il en soit, le basculement des personnels dans le nouveau statut se fera progressivement, le temps de négocier la nouvelle convention collective. Les économies attendues par ailleurs auront donc eu le temps de commencer à produire leurs effets.
- La formation des agents pour les accompagner les transformations internes.
Les expertises sont en cours (analyse des pyramides des âges ; proportion des
agents qui pourraient être progressivement redéployés vers le front office). Là encore, cela se fera très progressivement.
- Le rapprochement immobilier et la réorganisation du réseau.
L’ampleur de la réorganisation des réseaux dépendra des choix retenus sur le bon niveau de couverture territoriale et de la situation existante (nécessité, à voir au cas par cas, d’un troisième site ou du rapprochement dans un des deux sites existants). L’objectif est que la réorganisation immobilière se fasse à coût constant sur plusieurs années, des cessions immobilières notamment permettant de financer les besoins nouveaux. Mais nous attendons surtout des économies à plus long terme.
- Economies de fonctionnement et sur l’immobilier (entretien d’un parc modernisé).
- Renforcement significatif du service d’accompagnement, en front office, à moyen humain constant (notamment à l’occasion de la suppression des doublons des fonctions supports).
Vendredi 7 décembre 2007
publié dans : Conseil Municipal de Nogent sur Marne. communauté : Militants du Modem par Jacques Heurtault recommander
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Estelle DEBAECKER                                                                 Nogent, le 7 décembre 2007

Conseillère municipale         

4, avenue Beauséjour

94130  NOGENT sur MARNE

                                                                                   

                                                                                         Monsieur le maire de Nogent

                                                                   Hôtel de Ville

                                                                                  ( par courriel avec accusé de réception )

 

 

Objet : Demande d’informations en vue du débat budgétaire 2008 du 14 décembre 2007.

                                           

Monsieur le maire,

 

Le conseil municipal est prochainement appelé à débattre du budget primitif 2008. Conformément au droit des élus d’être informés des affaires de la commune soumises à délibération, et en application de l’article L2121-13 du code général des collectivités territoriales, je vous demande de bien vouloir me communiquer les trois derniers budgets et comptes de résultats annuels de l’association « Bien Vivre à Nogent » qui bénéficie, chaque année, depuis 2002 d’une subvention municipale (1 800 € en 2006, 2 000 € en 2007) et qui est inscrite pour un montant de 1 500 € au BP 2008. Selon le CV de votre blog, vous seriez le président de cette association dont l’un des objets est de « préparer un programme de gestion municipale ».

De plus, sachant que le loyer du local sur rue occupé par cette association, au 2 rue Ohresser, est acquitté directement par la commune. Vous voudrez bien m’indiquer si le BP 2008 prévoit la reconduction de ce dispositif et si c’est le cas, dans quel chapitre et pour quel montant. Je vous demande également de me communiquer le texte de la convention signée avec cette association qui prévoit les conditions et modalités de cette prise en charge. A quand remonte ce texte et qui l’a signé, tant pour la commune que pour l’association ? Pour la bonne règle, vous voudrez bien également me préciser les montants exacts payés, à ce titre, par la commune, pour chaque exercice, depuis que la prise en charge est entrée en vigueur.

J’apprécierais de recevoir ces éléments d’information avant la séance du conseil municipal.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, monsieur le maire, l’assurance de mes sentiments distingués.
 

Estelle DEBAECKER

 

-       Monsieur le Préfet du Val de Marne,

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