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Voic ce qu'il m'écrit :
Début de citation :
Mon cher Jacques,
Je viens d’entendre à la radio que des avocats sont venus perturber le procès Fourniret.
Les familles des victimes en ont été perturbées. Il s’agirait d’avocats « en grève » !
Je ne veux de mal à personne, mais il est honteux, scandaleux, de venir dans un procès aussi important et si triste, pour les parents des victimes, d'agir de la sorte, en de pareilles circonstances. J’ai un terme en tête, mais je ne l’emploierai pas pour ne pas être poursuivi en diffamation… N’est-ce pas !
Ces avocats seraient-il plus intéressés par les coupables que par les victimes ? Je n’ose le croire, mais que penser de gens qui ne respectent rien ni personne ?
Personnellement je suis parfaitement outré par de telles manières.
Reçoit toute mon amitié.
Fin de citation.
Je comprends l'émotion de Charles ...
Il est bien certain que le mot grêve a été, depuis de longues années, largement galvaudé.
Autrefois, les choses étaient simples. C'était au Moyen Age, à Paris ... Les ouvriers, mécontents des conditions de rémunération de leur travail, cessaient de travailler et venaient manifester leur mécontentement en se rassemblant sur la grêve, c'est à dire une plage de sable grossier, qui se trouvait approximativement aux abords immédiats de l'actuelle place de l'Hôtel de Ville, le long de la Seine ... Ils faisaient grêve!
Ils refusaient de travailler aux conditions que les patrons voulaient leur imposer. Rien de plus normal, somme toute!
Aujourd'hui, les choses sont moins simples. Les étudiants font grêve en refusant de suivre les cours qui leur sont proposés gratuitement! Les avocats font grêve alors qu'ils sont leurs propres patrons puisque beaucoup exercent en profession libérale ... C'est comme ça! Il faut s'y faire!
Plus étonnant est le fait de perturber le cours normal d'un procès ... Voire d'exploiter la médiatisation d'un évènement important pour parvenir à se faire
entendre!
On en arrive à bloquer le fonctionnement des universités, à occuper les voies de chemin de fer, à bloquer l'accès à un port, à bloquer les autoroutes, que sais-je encore ...
Un jour viendra où il faudra bien en revenir aux fondamentaux! La grêve, c'est le moyen le plus puissant que des salariés utilisent pour faire aboutir leurs
revendications. En principe, l'employeur est sensé y perdre de l'argent car son usine ne tourne plus ...
Tout le reste, ce ne sont pas des grêves! Ce sont des voies de faits, réprimées par le Code pénal!
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