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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Retraites par répartition

8 Novembre 2005, 00:00am

Publié par Jacques Heurtault

Nous assistons à un assault de démagogie qui confine à la malhonêteté intellectuelle. Il faut revenir sur quelques définitions essentielles car il semble bien que l'égoïsme est en train de marquer des points au moment même où l'on entend parler de solidarité. Ceux-là même qui vitupèrent contre les réformes en cours, au non du maintien du principe de répartition, en bafouent les principes.

Quand un salarié cotise à une caisse de retraite par répartiton, PAR DEFINITION, il n'a AUCUNE garantie quant au paiement de sa future retraite. Ses cotisations servent au paiement des pensions des retraités d'aujourd'hui.

Même s'il est exact que, par la même opération, on inscrit sur son compte personnel un droit au bénéfice futur de la répartition, cela ne lui garanti nullement le versement de sa propre retraite. Tout au plus cela lui garantit le paiement de la quote part qui lui revient dans ce qu'il y aura à répartir.

Autrement dit, si les caisses sont vides, il ne perçoit RIEN. C'est la base même du principe de répartition.

On comprend, du même coup, que seule la LOI peut garantir l'indispensable harmonie  nécessaire à la pérennisation du système.

Tout cela peut paraître choquant. Mais ce qui est vraiment choquant, c'est le mensonge "en cotisant aujourd'hui, je me prémunis pour l'avenir".

Ce qui garantit vraiment le paiement futur des retraites, ce sont les règles prudentielles associées à la gestion des contrats. Autrement dit, ne pas faire comme chez Enron, aux Etats Unis!

Rappelons que les salariés d'Enron ont cotisé pendant de nombreuses années en confiant la gestion de leur épargne collective à leur propre entreprise! Celle-ci ayant fait faillite, ils y ont non seulement perdu leurs emplois mais aussi ... leurs futures pensions de retraite.

C'est gravement se méprendre sur le sens des mots que de croire que c'est la retraite par capitalisation qui est la cause du drame des salariés d'Enron. De la part de ceux qui soutiennent cette idée, il s'agit au mieux d'une grande naïveté, au pire d'une épouvantable malhonnêteté intellectuelle. 

Prochain article sur le sujet : le cas d'école de l'Ircantec, régime de retraite complémentaire des agents contractuels de l'Etat et des établissements assimilés.

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