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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Je vais tomber amoureux de Fadela Amara!

8 Septembre 2007, 16:41pm

Publié par Jacque Heurtault

Je vaistomber amoureux de Fadela Amara! Si, si! 

Non, mais! Vous vous rendez compte, un peu ... 

A mon âge ... Bientôt cinquante huit ans! Ce n'est vraiment pas raisonnable!

Quand vous aurez lu ce qui suit, vous serez sûrement d'accord avec moi. Mais, attention, hein! C'est moi le premier ...

Début de citation :

« ….La politique de la ville a besoin de franchise. Entre nous, on ne va pas se la raconter.

Le phénomène de bandes, l’ethnicisation de la violence, le happy slapping, le carjacking, le repli communautaire, le rejet des institutions, l’économie parallèle, le désœuvrement des jeunes, le désarroi des mères , l’instrumentalisation de la religion et j’en passe, sont la réalité quotidienne de centaines de milliers d’hommes et de femmes de notre pays.

Et pourtant des milliards ont été dépensés depuis vingt ans, alors pourquoi cette situation ?

Je vous le dit cash :

Trop d’acteurs de terrain et d’associations marginalisés, méprisés, vassalisés. Trop de talent négligé. Trop de blocages, Trop de lobbys, Trop de chasses gardées, Trop de forteresses, Trop de tabous. Trop de convenances et d’habitudes qui ont sclérosé et ont empêché d’agir efficacement.

Je vous donne quelques exemples :

Est-il normal que des bailleurs sociaux ignorent les recommandations gouvernementales en matière de hausse de loyer dans le parc social, alors même que le gouvernement a fait de la préservation du pouvoir d’achat de nos concitoyens les plus modestes une priorité ? Est-il normal que certains bailleurs mènent une politique d’attribution de logement aggravant les phénomènes de ségrégation sociale sans que l’on ne puisse agir ? Est-il normal, malgré les exonérations et les différentes aides, qu’on laisse encore les cages d’escaliers à l’abandon, les boîtes aux lettres saccagées, des carreaux cassés, des espaces publics immondes, toutes ces petites choses qui au bout du compte laissent aux habitants un sentiment d’abandon et d’insécurité.

Comment parler de l’insertion et de la formation des jeunes quand on n’a même pas le droit d’évoquer une quelconque réforme du financement de la formation professionnelle ? Je vous le demande solennellement, où est la République dans tout ça ? Pourquoi ces situations figées ? Ce sont des sommes colossales que l’on peut redéployer et mieux utiliser. Pour que le chômage et l’assistanat ne représentent plus un horizon indéfini. Est-il normal que les crédits de la politique de la ville servent à compenser les faiblesses du droit commun.

Comment parler de désenclavement quand l’égoïsme territorial gangrène profondément notre République et nous empêche d’agir? Quand on ne peut pas rallonger une ligne de bus au prétexte que « la répartition des crédits est déjà faite » ou parce que « ça serait trop compliqué à renégocier » ? Où est la République si l’impuissance et le renoncement la rongent ?

Comment peut-on parler de réussite scolaire quand il y a autant de dogmes à surmonter ?

Comment peut-on encore croire à l’illusion de l’égalité républicaine, quand la discrimination, si elle n’est pas affichée, reste insidieuse, rampante comme un virus ? Cela ne sert à rien de dire qu’on est tous libres et égaux quand la société, elle, vous inscrit dans des cases.

Il faut donc changer cette logique, bousculer ces forteresses et briser ces tabous. Cela nous engage tous. Nous tous ici bien sûr mais aussi les entreprises, les syndicats, les associations, les élus, chacun dans le domaine de sa fonction et de sa compétence.

La cité de demain nous engage collectivement…. Il s’agit d’une cause nationale.

Il nous faut une ambition extraordinaire pour la ville à la hauteur des enjeux républicains.

Car notre République n’est fidèle à elle-même que lorsqu’elle est capable de se projeter, de consolider ces valeurs essentielles et de se rassembler autour d’un projet commun sans laisser personne au bord du chemin.

C’est pour cette raison que j’ai voulu engager une véritable concertation avec les habitants. Tout le monde a son mot à dire, tout le monde a le devoir de s’exprimer. Je veux que toutes celles et tous ceux qui veulent être entendus s’expriment. Les architectes, les urbanistes, les sociologues, les politologues, les profs, les élèves, les chauffeurs de bus, les boulangers, les charcutiers, les bloggeurs …..

L’opération « Ce que je veux pour ma ville » que j’ai mis en œuvre par le biais de blogs le 1er août a suscité un grand intérêt pour notre jeunesse.

Ce n’est pas de deux ou trois mesurettes supplémentaires dont elle a besoin. C’est de rage, d’espoir, et d’ambition, qu’elle nous bombarde tous les jours. elle veut qu’on les engage dans une nouvelle dynamique.

J’ai conscience que changer la ville, et changer la vie en ville constituent une œuvre de longue haleine. Notre action doit donc favoriser l'émergence non seulement d'une nouvelle approche de la ville, mais aussi et surtout d'une nouvelle approche de la qualité de la vie en ville.

Nos concitoyens veulent en effet une ville mieux équilibrée, plus sûre, moins polluée, moins anonyme, moins uniforme.

Nous travaillons sur trois axes :

1. L’emploi : il faut activer tous les dispositifs, utiliser tous les leviers, et si besoin en créer d’autres. Objectif : tolérance zéro pour la glandouille. Le désœuvrement d’une partie de notre jeunesse est inacceptable.

2. Le désenclavement : plus de zones à sigles. Plus de quartiers stigmatisés. Il faut tendre vers l’exemplarité, ouvrir les quartiers. La cohésion sociale, je dirais même nationale, implique le désenclavement des quartiers :

– Par le transport en commun. – Par l’intégration des quartiers dans la ville. – Par un maillage urbain. – Par la programmation d’une mixité urbaine. – Par l’adaptation de nos règles d’urbanisme. – Par le désenclavement numérique, pour faire des quartiers difficiles d’aujourd’hui des quartiers pilotes de demain aux avant-postes de la mondialisation.

3. L’éducation : au-delà des dispositifs qu’il convient d’adapter, de revaloriser, de consolider et même d’inventer, il est urgent d’enseigner un certain nombre de valeurs aux enfants de la République.

En ce sens, je souhaite, consacrer une journée à l’éducation au respect, comme nous avons une journée pour la fête de la musique.

• A partir de la mi-septembre jusqu’à la fin-novembre, des réunions publiques se tiendront dans tous les départements de métropole et d’Outre-mer, dans chaque ville, dans chaque quartier pour permettre à tous d’échanger et de donner leur opinion sur ce que doit être la ville de demain.

• Toutes les questions seront abordées lors de ces réunions, sans tabou. Parfois des réponses seront proposées.

Fin novembre, nous aurons les propositions du terrain. Nous les inclurons dans le plan. Et nous proposerons avant la fin de l’année, dans le cadre d’une conférence associative et dans un endroit symbolique le tracé d’un renouveau pour la ville.

Ce qui compte, c’est que jour après jour, nous agissions pour ces quartiers difficiles pour que chacun ait sa chance et pour rendre notre République plus juste, plus humaine.

Renforcer le métissage et la mixité sociale, c'est par définition, par essence, renforcer notre République laïque du respect et de l’égalité des chances.

Ce défi m’oblige, ce défi nous oblige. »

Fin de citation.

Et d'où cela est-il tiré? D'un brûlot révolutionnaire? Nenni! C'est un article paru dans l'Huma? Nenni! Dans Rivarol, alors? Encore moins!

Non! C'est la communication que Fadela Amara a faite au CONSEIL DES MINISTRES qui a eu lieu à Strasbourg! 

C'est simple : je suis sous le charme ...

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Loïc 17/09/2007 18:08

Bonjour, Jacques Si le constat d'échec est ma foi assez pertinent, avec l'analyse qui va avec, le discours de Fadela Amara ne me semble pas si révolutionnaire que cela (je suis sûr que son prédecesseur a fait le même constat d'échec, a promis de ne plus dépenser des milliards en pure perte, d'être efficace et pourtant...) Bien sûr, l'éducation au respect et à l'amour de la République est nécessaire, tout comme le désenclavement des cités... Mais, comme cela a été dit avant, si on veut désenclaver les cités des grandes barres HLM, il faut aussi en retour désenclaver les quartiers résidentiels bourgeois, pour faire le vrai mélange, qui permet d'éviter de regrouper les problèmes en boule de neige, et de rendre peut-être les gens moins égoïstes, car compréhensifs... Et, ça je ne sais pas si certaines mairies sont prêtes à changer cela... Concernant le passage sur les bailleurs HLM, qu'ils ne respectent pas la loi de modération ou favorisent le regroupement par communauté, c'est quand même un crime contre la république... Qui sont ces bailleurs HLM ? Ce sont des services publics ou pas ? Autre chose, purement formel qui m'a gêné dans le discours de Fadela Amara : le recours à la figure rhétorique, si souvent employée par sarkozy "vous trouvez ça normal .... ?"  ... C'est un choix de facilité par rapport à la nécessaire réflexion... L'idée d'une journée du respect mérite d'être creusée éventuellement... Ca me donne une idée : puisqu'on a une "fête de la musique", pourquoi pas "une fête de la politique"... Si chacun essayait un peu de discuter, comme dans un café philosphique ou politique, il y aurait moins de problèmes... Il faut se comprendre

Jacques Heurtault 17/09/2007 19:27

Une fête de la politique? Hum! Le moins que l'on puisse en dire, c'est que les conditions ne me paraissent pas réunies ... Dans cette immense armée inerte, incapable de se mettre en ordre de marche, il y a trop de ... divisions! Le pire, c'est que ces divisions sont blindées ....Est-il incongru de demander aux associations qui sollicitent des fonds publics de présenter un projet de programme chiffré et cohérent? Est-il incongru de demander à l'Etat de fournir sa réponse dans des délais normaux (maximum un mois) et de mettre les fonds à disposition de ladite association dans les quinze jours qui suivent la présentation de la facture justifiée? Aujourd'hui, il semble que oui! C'est en réalité l'Etat qui foire ... Je le vois bien dans l'Anpe! Quand on a le choix entre deux solutions, une solution compréhensible et simple d'une part, une solution incompréhensible et complexe d'autre part, ça ne fait pas un pli : c'est la solution incompréhensible et compliquée qui est choisie!Un exemple : nous utilisons un "répertoire opérationnel des métiers et des emplois" (ROME) avec 456 positions repère ... 150 suffiraient amplement. Autrement dit, 300 de moins environEh, bien! On s'apprête à nous en pondre une centaine de plus! .... C'est quand même fou, non?

Roquettesyntaxe 13/09/2007 14:23

Que les gens prenent bien note de ce constat. L'avenir dira si Fadela Amara n'a prononcé ici qu'un discours destiné à confirmer le vote UMP majoritaire dans les banlieues françaises lors des prochaines municipales ou si elle a les moyen et la volonté pour mettre en oeuvre son crédo en commençant à changer les choses et à régler certains problèmes. Les choses ne sont peut-être pas aussi simples. En effet qui nous dit que ça n'auraut pas été pire si les miliards dont elle parle n'avaient pas été injecté et que les dispositifs soi disant défaillants qui ont pu exister n'avaient pas été mis en place? Qui nous dit que ces milliards représentent un effort particulier par rapport aux sommes englouties dans le cadre des politiques de la ville pour faire des centres villes coquets et atirants pour les touristes et les riches résidents? L'intention est excellente, quant à savoir si je tomberais amoureux de Fadela Amara, j'attendrais à votre place de pouvoir juger sur pièce après les municipales.

Jacques Heurtault 16/09/2007 22:25

On verra bien! Pour l'heure, mon épouse me convient très bien ...

totor 11/09/2007 15:03

Ce que je veux dire, c'est que la France a sa part de responsabilité a laisser une personne, fut elle un immigré illegal, vivre des annees sur son territoire alors qu'elle pourrait se donner les moyens de l'expulser avant qu'il n'ait refait sa vie en France.

Jacques Heurtault 11/09/2007 15:44

Mais l'alternance politique, globalement bienfaitrice, d'une part, la mauvaise conscience d'autre part font que ce n'est pas ainsi que ça se passe.

totor 11/09/2007 09:38

J'ai un point de vue legerement different.: je considere qu'il est de la responsabilité de l'Etat francais de permettre a des  illégaux de rester sur le territoire francais pendant plusieurs années et de vouloir les renvoyer qu'apres qu'ils aient refait leur vie, eus des enfants, trouvés un boulot (au noir et sans jeu de mot douteux!) etc... Qui peut croire que ces illégaux n'ont pas été a de nombreuses reprises été en contact avec l'Administration Francaise (soins hospitaliers, ecole, sans compter le travail au black pour lequel l'Etat ferme quasiment les yeux etant donné le faible nombre d'inspecteurs du travail). Bref, si l'Etat voulait, la plupart de l'immigration illégale pourrait et devrait etre détectée  moins de deux ans apres l'arrivée du pretendant. En ce cas je réclame les efforts les plus fermes, mais egalement les plus humains possibles pour les renvoyer. Les témoignages qui emaillent de temps a autre le Canard Enchainé sur les raccompagnements en charter ne semblent pas indiquer que la Police se preoccupe d'un traitement particulierement "humain"...Ensuite (par exemple apres 5 ans de presence sur le territoire) ce doit etre du cas par cas (mais c'est en principe ainsi que cela doit se passer) en tenant compte de la situation familiale, des efforts d'integration etc... et non pour "faire du chiffre" comme cela a été le cas l'ete dernier (l'administration a traité de plus en plus fermement les dossiers a mesure que l'été avancait et que N. Sarkozy mettait la pression sur le nombre d'expulsions qu'il voulait afficher)Mais il est aussi vrai que les fouteurs de bordel sont certaineemnt moins ces immigrés illégaux, qui vivotent comme ils peuvent pour envoyer de l'argent a leur famille, qu'une partie de ces francais de 3eme ou 4eme generation qui, pour des raisons que tout bon sociologue vous expliquera, ne se sentent ni francais, ni integrés et qui ont la haine du gaulois moyen, qui le leur rend parfois largement. Et la, il y a matiere a debat...

Jacques Heurtault 11/09/2007 12:58

Si on raisonne dans l'abstrait, les illégaux étant entrés sur notre territoire d'une manière ... illégale, on devrait pouvoir les expulser par une simple voie de fait! Autrement dit, on en "chope" un dans la rue, on constate qu'il n'a pas de papiers, on le coffre en lui donnant 3 heures pour produire lesdits papiers (en le laissant quand même téléphoner!), puis on l'expulse sans attendre une décision de justice!
On voit bien que ce n'est évidemment pas possible! On ne peut pas ne pas appliquer nous mêmes nos propres lois ...
L'état est, Dieu merci, placé sous l'autorité des politiques et non sous l'autorité des fonctionnaires ... Pourvu que ça dure!

Philippe Landeux 11/09/2007 04:21

Bonjour Jacques,Et merci pour votre coutumière rapidité à répondre. Il est vrai que je n'étais pas intervenu depuis longtemps.J'apprécie que vous cherchiez à comprendre le sens des paroles des autres plutôt que, comme certains, de les balayer d'un revers de mains en faisant croire qu'ils les ont comprises. J'aurais cependant aimé que vous releviez les points de désaccord, comme je vais le faire avec les propositions que vous faites.Mais avant, je précise ceci : 1) La France est et doit rester une terre d'asile. Mais, et il faudrait que certains le comprennent bien, terre d'asile n'est pas synonyme de pays ouvert à l'immigration. 2) L'attitude face à l'immigration est liée à celle qu'un pays adopte en matière d'aide aux pays foyer d'émigration. Si l'on n'a pas la volonté de stopper l'immigration chez nous, on n'a pas non plus celle d'aider les pays d'où viennent les immigrés à créer les conditions favorables qui retiendront leurs ressortissants à rester dans leur pays. Bref, quand on n'a pas de volonté, on n'a pas de volonté. 3) L'émigration est un déchirement. L'immigration au-delà d'une certaine mesure est un fléau, comme tout excès. 4) Les discours favorables à l'immigration relèvent souvent de la naïveté, de l'inconscience (par rapport aux conflits qu'elle risque à terme de provoquer), de la bêtise ou du cynisme, et contribuent à une fuite en avant qui tôt ou tard nous perdra. Un exemple : on entend souvent dire que la France (3 millions de chômeurs) a besoin d'immigrés pour faire le sale boulot et payer les retraites. Eh bien ! s'il suffit d'avoir de telles idées pour passer pour un ami des immigrés et de l'humanité, les exploiteurs de tout poil sont des saints à bon compte. Pour ma part, j'estime que ce n'est pas en faisant appel aux immigrés que la France peut et doit résoudre ses problèmes tout en en créant de nouveaux, mais en comptant sur elle même, en ayant foi en elle-même, en ayant la volonté de résoudre ses problèmes en utilisant ses ressources. J'en viens donc à vos propositions que d'aucuns, à n'en pas douter, taxeront de tous les noms d'oiseaux. D'accord avec la 1 et la 2. Pour ce qui est de la 3ème, je ne suis pas d'accord. J'ai dis que j'étais favorable au droit d'asile, mais je ne reconnais pas les immigrés économiques comme des réfugiés politiques. Après la vague d'immigration qui a eu lieu en France dans la deuxième moitié du 20e siècle, on ne peut pas dire qu'elle manque d'immigrés (et de descendants). Elle n'a d'ailleurs pas encore réglé nombre de problème liés à cette immigration massive (cette discussion en est la preuve). Pourquoi vouloir l'ouvrir encore à l'immigration ? Ce n'est pas son intérêt, ce n'est pas même l'intérêt des populations d'origine étrangère présentes en France. De l'intérêt de qui parle-t-on donc ? De l'intérêt économique des futurs immigrés. On tombe donc dans le travers que j'ai signalé dans mon message précédent, à savoir aborder les questions nationales d'un point de vue étranger. Ma position quant à votre 4ème proposition est plus compliquée. Telles que sont les choses aujourd'hui, vous avez raison. Mais d'après la conception personnelle que j'ai de nationalité, je ne suis plus d'accord. On ne nait pas Français, on le devient, on doit le vouloir et le mériter par ses actes. Il a été question durant la dernière campagne présidentielle de devoirs et de droits. Pécisément, la nationalité qui ouvre des droits (essentiellement politiques), doit s'acquérir par l'accomplissement de devoirs prouvant à la nation en question l'attachement des individus. Remarquez que ce que je dis est valable pour tout individu, quelle que soit son origine, qu'il soit né ou non de parents français. Je ne m'étends pas davantage sur le sujet qui n'est qu'une partie d'un tout. (Je vous invite à consulter mon blog.) Entièrement d'accord avec la 5ème qui rejoint ce que je disais à propos de l'identité nationale et est d'inspiration patriotique, quoiqu'il faudrait aller encore plus loin. Encore d'accord avec la 6ème et la 7ème, quoique ces propositions n'ont de sens que si une véritable politique d'assimilation (intégration ne voulant pas dire grand chose) est mise en oeuvre (proposition 5), le mieux étant que soit également appliquée ma conception de la nationalité (proposition 4).

daniel Heurtault 10/09/2007 23:22

Jacques, pour "les désoeuvrés, au boulot", entièrement d'accord avec toi. Il ne faut cependant  pas mettre tous les chomeurs dans le même sac.Quant à Philippe....son commentaire est nauséabond.... 

Jacques Heurtault 10/09/2007 23:54

Pour ce qui est de pas mettre tous les chômeurs dans le même sac, je suis bien placé, professionnellement, pour en savoir quelquechose. La refonte, en profondeur, du système public de traitement du chômage s'impose désormais comme une évidence.Je rappelle simplement mes propositions :1. Fiscalisations des cotisations chômage par le canal de la CSG2. Supression des actuelles cotisations "patronales" er remplacement de celles-ci par un système simple de pénalités payables à chaque rupture de contrat de travail à l'initiative de l'employeur sur la base d'un barême unique non punitif, forfaitaire (tant d'euros du contrat rompu, quelque soit la durée, le montant du salaire, la nature du contrat).3. Toute inscription dans les registres du service public de l'emploi se déroule en trois étapes :a. évaluation du potentiel de l'entrantb. élaboration du CONTRAT de retour à l'emploi entre le SPE et l'entrant et signature du contrat.c. exécution du contrat par chacune des deux parties signataires avec obligation de résultat pour chacune d'elles.4. structuration du SPE selon une logique de droit des établissements publics industriels et commerciaux avec une présence des grands acteurs économiques et sociaux :a. les employeurs, toujours présidents car ils savent de quoi ils parlentb. les élus des citoyens contribuables (qui financent avec la CSG)c. les syndicats des salariés qui veillent au respect des règles de droit (et de rien d'autre!).  

Philippe Landeux 10/09/2007 19:23

Ce texte dit beaucoup de choses, mais passe à côté de l'essentiel et sous-entend même que cet essentiel n'existe pas.Car de quoi parle-t-il ? Des banlieues, du moins de celles peuplées en très grande majorité de gens d'origine étrangère. D'où la proposition de favoriser la mixité sociale... Comme si la mixité sociale (et ethnique) n'existait pas déjà ! Comme si le phénomène de concentration des populations d'origine étrangère et d'une même origine n'était pas "naturel" (le niveau des revenus y contribue, mais c'est également un phénomène humain puisque des immigrés comptent sur leurs frères et recherchent leur compagnie). En un mot, comme si les problèmes de ces banlieues n'étaient pas liés à la question de l'immigration.Car n'est-il pas vain d'espérer résoudre les problèmes dans les banlieues sans mettre un terme à l'immigration qui a déjà eu lieu chez nous et continue de façon massive ? Comment faire que les banlieues ne soient plus des "ghettos" quand il arrive plus d'immigrés qu'il n'en sort ? Comment dans ces conditions résoudre le problème du communautarisme ? Comment, en faisant de l'immigration un tabou, espérer désamorcer chez les Français (blancs ou autres) qui ont des yeux, la réaction de rejet ? On ne peut pas en même temps anathématiser une réaction et ignorer ce qui la provoque. En un mot, tant que l'immigration continuera en France, aucun des problèmes qui directement et indirectement y sont liés, ne pourront être résolus. D'une part, il sera impossible de faire accepter aux Français plus de mixité, la mixité et le métissage prônés par Fadela Amara conduisant ni plus ni moins qu'à la disparition du peuple français (propositions d'autant plus inacceptables qu'elles sont prônées par une personne d'origine manifestement étrangère) , d'autre part, tous les efforts faits seront à recommencer perpétuellement.Mais, au-delà de la question de l'immigration, il y a aussi celle du patriotisme (le patriotisme étant l'amour des siens ; le nationalisme, la haine des autres). Une nation n'est rien si les individus qui la composent ne l'aiment pas, ne sont pas fiers d'en faire partie, ne partagent pas les mêmes valeurs, la même conception de l'intérêt national, la même culture, les mêmes traditions, etc. Inutile de dire que le communautarisme, qui, au niveau de la communauté, relève plus du nationalisme que du patriotisme, est un poison pour une nation, surtout lorsqu'il n'existe pas un patriotisme fort, capable de rassembler toutes les communautés. En admettant donc que la question de l'immigration soit résolue, il faudrait encore adopter une politique pratriotique, c'est-à-dire développer le patriotisme par un ensemble de mesures souvent symboliques comme il en existe dans tous les pays du monde. Or qui dénigre le plus le patriotisme (et la notion d'identité nationale) ? Précisément ceux qui ferment les yeux sur l'immigration.Pour conclure, je dirais qu'il faut arrêter de croire et de faire croire que la question de l'immigration relève exclusivement de la droite ou de l'extrême droite, qu'il faut arrêter de confondre immigration et immigrés (c'est-à-dire de croire que vouloir stopper l'immigration revient à vouloir persécuter les immigrés), qu'il faut que les Français et surtout les Français gens d'origine étrangère qui se prétendent tels arrêtent de considérer les problèmes français d'un point de vue étranger (ce qui n'est rien moins qu'une trahison envers le peuple français, ce que les Français de coeur ne peuvent accepter), bref que l'intérêt même des immigrés présents est de prôner eux-mêmes l'arrêt de l'immigration, de considérer de manière ferme et définitive que la France est leur patrie, leur seule patrie, et de ne plus se demander ce que leur pays (la France) peut faire pour eux, mais ce qu'ils peuvent faire pour leur pays. Quand les politiciens de tous bords auront le courage de tenir ce discours et traduiront dans les faits cette politique, alors les mesures concrètes proposée par Mme Amara pourront être mise en oeuvre utilement.

Jacques Heurtault 10/09/2007 20:03

Bonjour Philippe!Cela fait un bon moment, je crois, que vous n'avez pas commenté mon blog. Il n'est amais trop tard pour bien faire ... La preuve!Votre argumentaire mériterait une LONGUE réponsetrès détaillée. Je ne puis spouscrire à tout ce que vous dites. Mais il y a , on le sent bien en vous lisant , une réelle inquiétude sur l'avenir.Voici, grosiièrement résumé, ce que je pense aujourd'hui des problèmes d'immigration.1. TOUS les étrangers qui vivent, quelle qu'en soit la durée, sur notre sol d'une manière ILLEGALE doivent être reconduits à la frontière, s'il le faut manu militari, dans le respect des règles de droit en vigueur.2. Si ces règles de droit actuellemnt en vigueur sont trop complexes et sujettes à interprétation oiseuse, il faut les modifier dans le sens d'une plus grande clarté afin de lever toute ambiguité.3. Une fois rentrés chez eux, les candidats à l'immigration doivent, conformément au droit en vigueur , faire une demande d'immigration en bonne et due forme, laquelle peut avoir une suite favorable. Je suis très HOSTILE au concept d'immigration zéro! J'ai presque peur que ce ne soit pas votre cas (?).4. La plupart des personnes d'origine étrangère qui posent, plus souvent qu'à leur tour, des problèmes, sont FRANCAISES! Il n'est évidemment pas question de les expulser!5. Un puissant effort d'intégration culturelle doit être fait, telle l'obligation d'apprendre la langue française ... voire de la connaitre suffisamment avant de pouvoir prétendre à une suite favorable à la demande d'immigration.6. Les comportements racistes, d'où qu'ils viennent, doivent être réprimés. dès lors qu'une personne vite, légalement, sur notre territoire, elle doit être acceptée, faute de quoi, c'est nous qui sommes en faute en ne respectant pas, dans les faits, notre propre législation!7. Les allusions au faciès ne sont pas acceptables ... 

GM 10/09/2007 10:02

Voilà un texte extraordinaire ! Non eulement il sonne juste, car il met à l'évidence les carences des prédécesseurs, mais il en plus il a...En chageant quelques mots, en appuyant sur quelques particularités locales, c'est le discours des nationalistes CORSES, les séparatistes !Faut absolument que je le "travaille" dans ce sens et vous en serez étonnés, tous.Magnifique...Car il est universel de toutes les paranoïa collectives de l'Etat Jacobin !

daniel Heurtault 09/09/2007 11:14

Moi aussi! Son camarade ministre Borloo a du se demander si sa politique de la ville, sous le précédent gouvernement ,avait bien fonctionné.....car le diagnostic de Fadéla est sévère et lucide. Alors, Fadéle vas- y et mets leur le nez dans leur merde!  J'ai reconnu dans ce texte des préconnisations du pacte présidentiel de Ségolène Royal. "Ce qui compte, c’est que nous ....agissions pour ... que chacun ait sa chance et pour rendre notre République plus juste, plus humaine. Renforcer le métissage et la mixité sociale, c'est par définition, par essence, renforcer notre République laïque du respect et de l’égalité des chances."  Ce gouvernement (ou plutôt le président-ministre) en est-il capable?J'en doute sérieusement!

Jacques Heurtault 09/09/2007 22:44

Elle a bien dit, AUSSI, "stop à la glandouille!". Ca veut dire :  "les désoeuvrés, au boulot!".