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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Fusion Anpe Assedic : le texte exact du Président.

19 Septembre 2007, 18:43pm

Publié par Jacque Heurtault

Début de citation :

Je demande à Christine Lagarde de me faire dans les 15 jours des propositions sur le processus de fusion de l'ANPE et de l'Unédic. Sur cette base, des discussions pourront s'engager avec les partenaires sociaux. On me dit parfois qu'il y a déjà quelques guichets uniques, que les réseaux travaillent bien ensemble. Soyons sérieux. Cela fait 20 ans qu'on en parle et, à de rares exceptions près, le chômeur doit toujours faire un parcours du combattant. Alors que faut-il faire ? Attendre 20 années de plus ? Ce que je veux, c'est mettre le demandeur d'emploi au cœur du système, non les structures administratives. Ce qui m'intéresse, c'est le demandeur d'emploi, et je dis aux Français que nous ne laisserons tomber personne. Ce n'est pas la question du statut de tel ou tel. Ce que je veux, c'est un opérateur qui offre un service public universel et intégré pour tous les demandeurs d'emploi, qu'ils soient indemnisés ou non. Tout cela n'est pas révolutionnaire. C'est une question de bon sens. Il s'agit tout simplement de mettre notre service public de l'emploi au niveau des meilleurs standards européens.

La fusion, c'est aussi l'occasion de faire une plus grande place aux partenaires sociaux. Aujourd'hui, c'est bien simple, je l'affirme, les partenaires sociaux ne sont pas associés aux politiques de l'emploi, à l'exception de l'assurance chômage. C'est pourtant dans le domaine de l'emploi que leur légitimité est la plus forte ! Un partenaire social n'a pas comme seule mission de défendre un acquis social. Il peut avoir des idées, et ses idées peuvent être bonnes et intelligentes pour peu que l'on veuille bien les entendre, les écouter et les retenir. Je souhaite donc qu'ils soient davantage associés dans le cadre de ce service public unique de l'emploi. Bien entendu, ce sont les partenaires sociaux qui conserveront leurs prérogatives en ce qui concerne la détermination des règles d'indemnisation. Mais il faut aller au-delà et voir avec eux comment ils pourraient participer aux grandes orientations de la politique de l'emploi, au niveau national comme au niveau régional. De tout cela, nous allons discuter. Je ferai tout pour que nous aboutissions à un accord. Mais soyons très clairs : la fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi.

Concilier mobilité et sécurité, c'est aussi pouvoir compter sur une indemnisation du chômage plus juste et plus efficace. C'est une indemnisation, je n'hésite pas à le dire, qui doit dans certains cas être plus généreuse qu'aujourd'hui et qui couvrira une plus grande proportion de chômeurs, je pense notamment aux jeunes et aux précaires. Mais c'est aussi une indemnisation qui est parfois de plus courte durée pour éviter le délitement du lien social et la perte des repères. Ce n'est pas un service à rendre que d'imaginer qu'à vie, on peut s'exclure de toute forme de travail ou toute forme d'activité. C'est enfin une indemnisation qui devra s'interrompre quand le bénéficiaire refusera les offres valables d'emploi ou de formation qui lui seront proposées. Nous sommes le seul pays à ne pas avoir trouvé un juste équilibre entre les droits et les devoirs. En 2006, les sanctions ont concerné 2% des chômeurs indemnisés, c'est quatre fois moins que chez nos voisins belges et espagnols. Et nous sommes le seul pays où le suivi de la recherche effective de l'emploi est assuré par trois institutions : l'Etat, l'assurance chômage et l'ANPE. Autant dire qu'elle n'est suivie par personne.

Les partenaires sociaux sont saisis de la remise à plat du système. Mais je tiens à leur dire que l'assurance chômage ne peut pas être isolée des autres politiques de l'emploi et que le gouvernement veillera, avec eux, à assurer la cohérence de l'ensemble. Ce sera tout particulièrement le cas des sanctions à appliquer lorsqu'un demandeur d'emploi refuse deux offres d'emploi valables ou une formation. Nous devrons, avant la fin de cette année, définir des procédures et des sanctions à la fois efficaces, plus fermes et plus justes. Nous discuterons avec les partenaires sociaux de ce que constitue l'expression "une offre valable d'emploi". Le champ de la négociation est immense. Nous discuterons également de ce que doit être la sanction. Je crois enfin, pour des raisons d'efficacité, que c'est le nouvel organisme issu de la fusion ANPE/UNEDIC qui devra prononcer les sanctions.
 
Fin de citation.

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GM 20/09/2007 09:54

Bon et alors c'est quoi, vos appréciations personnelles ?Faites en un nouveau post avec un lien sur le dsicours éculé du "chef" !

Jacques Heurtault 20/09/2007 16:46

C'est exactement ce que je compte faire ... ce soir!

Jacques Heurtault 19/09/2007 23:16

Cela fait deux fois que Over-blog me "sucre" une partie de mon texte ... Très précisément mes appréciations personnelles sur les propositions du Président de la République ...J'en ai un peu ras le bol!