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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

La dette publique (2)

2 Décembre 2005, 18:59pm

Publié par Jacques Heurtault

Voyons ce que cela donne :

 On évalue à 1162 milliards d’euros la dette publique, telle qu’elle sera à la fin de l’année 2006.

 Pour rembourser, il n’y a pas de mystère : il faut soit diminuer les dépenses à impôts constants, soit augmenter l’impôt, soit créer les conditions d’un accroissement des richesses produites en retenant à l’avance l’idée que ce supplément ne sera pas distribué mais affecté en totalité au remboursement de la dette.

 Cela représente la bagatelle de 18 750 euros par habitant !  Soit, pour une famille de 5 personnes, 93 700 euros. Autrement dit, la moitié de la valeur présumable de l’appartement (modeste) nécessaire au logement de ladite famille ! Soit, pour un endettement représentant, en amortissement, hors intérêt, le quart des ressources du ménage 390 euros par mois pendant 20 ans. Avec les intérêts, vous pouvez multiplier cette somme par DEUX .

Et encore n’a-t-on pas pris en considération un autre élément : qu’en est-il du financement des retraites des fonctionnaires ? Aussi bien les fonctionnaires de l’Etat que ceux des collectivités territoriales ou ceux de la fonction hospitalière … aucun n’a de caisse de retraite ! Les pensions à verser aux futurs retraités de la fonction publique ne sont pas, aujourd’hui provisionnées … C’est ce que l’on appelle la dette implicite.

 Il ne fait aucun doute que, pour se conformer aux règles élémentaires de la discipline budgétaire, une telle opération devra se faire un jour ou l’autre.

 Alors, autant commencer tout de suite avec cette nouvelle proposition audacieuse : créer pour chacune des trois fonctions publiques une caisse de retraite afin que les fonctionnaires soient traités de la même manière que tous les autres salariés.

 Vaste programme !

 Rappelons, pour conclure que cette dette implicite est de 900 milliards d’euros …

 De quoi réfléchir un peu. Mais, surtout, que cela ne vous empêche pas de dormir ! La Nation fera face … avec du courage, de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace.

 

Commenter cet article

Jacques Heurtault 03/01/2006 19:17

Il faudra, effectivement, que l'on arrive à une comptabilité patrimoniale des biens de la puissance publique. Bref, un "actif" et un "passif" ou bien, si on préfère, des "emplois" et des "ressources", photographiés à l'instant T, comme le fait une entreprise.
Bien entendu, les méthodes de comptabilisations ne peuvent être les mêmes : les finalités ne sont pas les mêmes.

Gilles Mas 03/01/2006 16:31

Le sujet de la dette publique française est intéressant !

Quelqu'un a noté la différence fondamentale entre dette d'investissement et dette de consommation. Tout est là !

Le système de comptabilité actuelle de l'Etat, ne sait pas prendre en compte une vraie dépense d'investissement public.

Un investissement public, donc payé avec des impots prélevés sur les revenus personnels et d'entreprises, doit être vu comme de "la consommation stockée".

Exemple : lorsque le maire de mon petit village fait voter une somme sur le budget annuel pour faire construire un pont sur la rivière, son but n'est pas d'en faire un "outil productif" devant lui procurer du revenu. C'est un investissement de consommation différée.
Qui va le payer ? Les contribuables d'aujourd'hui avec leurs revenus d'aujourd'hui ?
Qui va s'en servir, l'utiliser, donc le consommer ? Ces mêmes contribuables certes, pendant quelque temps, mais aussi leurs enfants et les enfants de leurs enfants. Il est donc normal que les générations futures; qui vont vivre dans un environnement "confortable et à haut niveau d'équipements et de services", paient pour l'usage du pont que ses ancêtres auront construit de "leurs propres deniers".

Jadis on ne payait pas plus qu'on ne le pouvait. Pourquoi ? Parce que nous ne connaissions pas le CREDIT qui est un "relais" entre les générations...

Si celui qui souscrit le crédit ( ici l' Etat ) est fiable, on lui fera " un bon taux " et cela ne coûtera pas cher.

Par contre si le CREDIT, donc la DETTE PUBLIQUE, sert à payer non un pont mais des voyages de vacances, de bons restaurants, une TV jetable sous 5 ans et une voiture idem, alors on a de quoi s'insurger sur le fait que son remboursement anormamelement fait majoritairement par des personnes qui n'en auront pas du tout profité...

Toute la différence est là !

Pour en sortir, il nous faudrait un inventaire détaillé et une valorisation des actifs publics, non pas en terme de "marché commercial", du genre, "combien m'achèteriez-vous ce joli pont sur ma rivière ? " mais comme le disent les comptables professioonnels soit en coûts historiques en en coûts de remplacement avec vétusté.

Pourquoi nos "très nombreux comptables publics " ne nous feraient-il pas une telle analyse. On pourrait alors cesser de se lamenter sur une dette dont on ne mesure pas en réalité la vraie nature !

GM

Jacques Heurtault 04/12/2005 22:29

Soit! Vous êtes honnête! Après tout, on peut avoir de la sympathie pour M. Le Pen et être honnête. Je vous en donne acte!
Sachez que je ne partage pas vos sympathies pour cet homme!

wickler 04/12/2005 19:44

Monsieur Heurtault,

J'affirme que je ne suis ni de droite ni de gauche, sous-entendu que je ne me reconnais pas(ou que très partiellement) dans les partis français de droite et de gauche, "extrêmes" ou "classiques".

Donc je peux l'affirmer en restant honnête.

u-s-f@hotmail.fr
Union de Sauvegarde de la France

Jacques Heurtault 04/12/2005 18:04

Monsieur Wickler, vous avez évidemment le droit de défendre votre point de vue. Mais, après avoir visité votre blog, j'en arrive à une conclusion très simple : vous vous situé clairement à l'extrême-droite ou, à la rigueur, à la droite extrême.
Vous ne pouvez pas dire que vous n'êtes ni de gauche ni de droite! Ce n'est tout simplement pas honnête ...

wickler 04/12/2005 15:19

Et si on commençait par réduire le train de vie de notre Etat et de notre gouvernement?
Vous me direz que ce n'est q'une goutte d'eau... mais une goutte plus une goutte...

u-s-f@hotmail.fr
Union de Sauvegarde de la France

Jacques Heurtault 04/12/2005 13:57

A l'un comme à l'autre des commentateurs, je dis que nos points de vues ne sont pas très éloignés. Il faudra approfondir la question -essentielle- du qui doit payer et pourquoi ...
Plus précisément, je rejoint la position de notre Ministre de l'économie sur les 2000 milliards d'euros de dette publique : il y incorpore les 1162 milliards auxquels je fais référence et les 900 milliards de ... dette implicite (absence de provisionnement des pensions de retraites des fonctionnaires).

Daumont Jean 04/12/2005 11:11

(suite et conclusion de mon commentaire précédent interrompu par un "incident technique")

...et d'autre part, pour contribuer au remboursement de la Dette publique, dans la mesure où les Collectivités publiques favorisent leur développement.

Daumont Jean 04/12/2005 11:05

J'ai lu avec intérêt vos deux articles sur le problème de la dette publique.
Je ne pense pas que l'existence d'une dette publique soit fondamentalement répréhensible, d'autant moins que, comme vous le soulignez, la notion même de "dette publique" est fluide, en raison des modalités particulières de son estimation... Toutes les activités - notamment économiques - se projettent vers l'avenir, et l'existence d'une dette peut être normale, surtout si elle résulte d'investissements porteurs d'une diminution ultérieure... Malheureusement, ce n'est pas le cas pour la France, où la persistance d'une dette publique très importante (1162 milliards d'Euros selon vous, 2000 selon le Ministre des Finances !) est évidemment un sujet d'inquiétude...
Néanmoins, je constate que, pour une solution éventuelle, vous ne vous intéressez qu'aux "dépenses", en particulier le paiement des salaires et des retraites des fonctionnaires... Mais on doit aussi s'intéresser aux "recettes", ce qui ne signifie pas nécessairement augmentation des impôts (sur les revenus et TVA), car il existe d'autres ressources comme la TIPP (produits pétroliers) et la taxe sur les entreprises. Or je relève qu'après un longue période de stagnation relative due à la fois à la situation internationale et aux mesures anti-économiques (ex: 35 heures...), la situation se redresse : selon le Figaro du 2 Décembre 2005, le CAC 40 a gagné plus de 22 % et 50 entreprises se sont introduites à la Bourse de Paris depuis Janvier 2005 (du jamais vu depuis l'éclatement de la "bulle", paraît-il !). De surcroît, la baisse de l'Euro par rapport au dollar, à l'inverse d'une longue situation antérieure, ne peut que favoriser les exportations, donc contribuer à l'amùélioration de l'économie française... Il n'y a donc rien d'excessif et de démagogique à prévoir une juste redistribution des bénéfices des entreprises (après déduction des investissements nécessaires), d'abord pour renflouer le déficit des caisses de retraite du privé, et d'autre part pour contribuer au remboursement de l

Verel 03/12/2005 11:53

Les caisses de retraites du privé sont gérées, et ce de manière paritaire.
Très concrétement, cela veut dire que si les coûts (les retraites versées) augmentent pluys que les recettes (les cotisations versées), les gestionnaires (les partenaires sociaux) doivent trouver des solutions pour faire face à se déséquilibre.
Dans le public, rien de tout cela: il n' y aps d'équilibre spécifique à trouver, et on ne sait pas quel est le taux des cotisations patronales (celles que devraient verser l'Etat sur les salaires), on ne peut que le calculer: on sait seulement qu'il est élevé et qu'il augmente constamment, mais sans qu'une décision en ce sens aient été prise par qui que ce soit.
C'est ce qui explique la position génée de la CGT sur le sujet: ses militants et responsables issus du privé ne voient pas le problème de la même manière que ceux issus du public
Votre proposition aurait l'intérêt de mettre tout le monde face à ses responsabilités
Sur ces sujets voir:
http://generationseurope.over-blog.com/article-1021185.html
et
http://verel.over-blog.com/article-1277312.html