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Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Samedi 10 décembre 2005 6 10 /12 /2005 12:30
- Publié dans : Administration de la Justice - Par Jacques Heurtault - Partager    
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On observe un bien triste phénomène depuis dejà plusieurs années : le rétablissement insidieux de la Loi du Talion, en vigueur du temps de Moïse, il y a au moins 3.500 ans.

Certes, Moïse fut un législateur hors du commun : il a inventé le repos hebdomadaire, ce qui, à l'époque, était tout simplement révolutionnaire ... Il a inventé bien d'autres règles de vie dont beaucoup ont encore, de nos jours, une portée significative.

Pour autant, notre Siècle des Lumières nous a apporté, lui aussi, des progrès indéniables, notamment le concept d'Etat de Droit.

Un retour sur la signification de la Loi du Talion s'impose pour comprendre où je veux en venir.

"Oeil pour oeil, dent pour dent". Ainsi se résume la loi dite du "talion". Elle repose, fondamentalement, sur le constat, simple et terrible à la fois, que l'Autorité judiciaire n'est pas capable d'évaluer correctement le dommage causé par le coupable à la victime, ou bien n'a pas le courage de dire le droit dans ce domaine. D'où cette idée simple mais primaire : faire autant de dommage au coupable que ce dernier en a causé à la victime ...

Qu'observe-t-on dans les salles d'audience de nos tribunaux répressifs? 

1. Les "parties civiles" (c'est à dire les victimes) sont représentées à l'audience, en tant que telles, avec un statut particulier et des "droits" spécifiques.

2. "L'opinion publique" est aussi présente. Pas forcément pour surveiller le bon déroulement de la procédure. Souvent pour soutenir l'accusé ou la victime. Rarement pour autre chose ...

Posons-nous quelques questions :

1. Quel est le but d'un procès pénal? A priori, infliger une sanction "exemplaire" au coupable reconnu tel afin de montrer à la "société" que les crimes et les délits sont "lavés" et que les justiciables ont donc intérêt à bien se tenir.

2. En quoi cela concerne-t-il les victimes? Elles sont sensées demander réparation pécuniaire du préjudice causé par le coupable, rien de plus! 

3. Que font-elles, en réalité? Elles cherchent à obtenir la condamnation du coupable! A quel titre? En quoi cela les concerne-t-elles?

Il est temps de remettre les choses à plat :

1. Le coupable doit être puni parce que cela est nécessaire à la stabilité du corps social et parce que l'une des voies possibles consiste à "amender" le coupable en cherchant à le réinsérer dans la société après avoir corrigé ses comportements déviants.

2. Les victimes doivent être, DANS TOUS LES CAS, indemnisées des dommages qui leur ont été infligés. Même si le coupable n'est pas solvable  (c'est à dire n'est pas capable, pécuniairement, de faire face aux conséquences de son geste dommageable).

Et c'est là que le bât blesse!

Qu'advient-il, en réalité?

1. Si le coupable n'est pas solvable, la victime n'a plus que ses yeux pour pleurer.

2. La "vox populi" est contente car on a, de facto, appliqué la loi du talion (largement édulcorée, il est vrai).

J'en viens donc à ces propositions audacieuses :

1. Le procès pénal (action de la société civile pour maintenir l'ordre) doit toujours être complètement dissocié du procès civil (action d'une victime pour obtenir réparation des dommages qui lui ont été infligés alors qu'elle ne demandait qu'à vivre tranquillement). Les "parties civiles " n'ont donc pas lieu d'être présentes, autrement qu'en qualité de témoins éventuels.

2. Le procès civil doit se dérouler devant une autre juridiction afin de déterminer le montant des dommages, lesquels seront, DANS TOUS LES CAS, compensés à la victime ou à ses ayants-droits. Soit par le coupable lui-même s'il est solvable, SOIT PAR LA PUISSANCE PUBLIQUE se substituant au coupable si ce dernier est, même momentanément, défaillant.

3. Dans un troisième temps, la puissance publique doit se retourner contre le coupable pour obtenir qu'il rembourse sa dette auprès de ladite puissance publique, y compris en travaillant sous la contrainte s'il n'est pas ou est insuffisamment solvable.

Eh, oui! Il faut que ça décape ... Il faut oser faire des propositions audacieuses pour faire avancer les choses. 

Le débat est ouvert ...            

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Commentaires

Il est certain que la loi du talion a été un "progrès" en un temps reculé de l'Antiquité au Moyen-Orient où elle devait mettre un terme aux vengeances aveugles... Oeil pour oeil, dent pour dent, le coupable devait subir le même dommage que celui qu'il avait causé ! Le droit des Francs - la loi salique, fameuse pour une autre raison - la prévoit encore, et précise même que la règle peut être modulée, la sanction n'étant pas la même par exemple si un doigt est totalement coupé, ou s'il reste pendant...
Mais cette loi du talion est évidemment un recul dans notre société "moderne" où les demandes de "justice exemplaire" faites par les parties civiles - même sous le coup d'une émotion compréhensible - et leur "colère" en cas de sanction jugée insuffisante sont souvent pénibles à entendre ,comme est pénible le rôle des médias qui n'accordent pratiquement jamais le même droit de parole à la "défense" et à "l'accusation"... Car il y a aussi des propositions audacieuses à faire en ce qui concerne la déontologie des médias...
Commentaire n°1 posté par Daumont Jean le 11/12/2005 à 18h16
Un jour viendra où je ferai, évidemment, des propositions audacieuses sur le thème des médias!
Pour l'heure, j'en suis à au moins 70 articles en un peu plus de deux mois soit une moyenne de un par jour...
J'ai du mal à maintenir le rythme!
En outre, je me pose une question : mes lecteurs ne vont-ils pas se lasser?
J'espère que non ...
Commentaire n°2 posté par Jacques Heurtault le 11/12/2005 à 19h20
Personnellement, je ne me lasse pas, parce que la "discussion" m'intéresse toujours... mais j'ai tout de même du mal à vous suivre à votre rythme actuel !... Par contre, sur votre blog comme sur le mien, j'aimerais qu'il y ait davantage de "commentateurs"... Comme "l'administration des blogs" révèle que nous avons un nombre relativement important de "visiteurs", j'en conclus que nous avons surtout des "consommateurs" qui sont (peut-être?) intéressés par nos échanges, mais "ne participent pas"... Ce qui rejoint d'ailleurs l'observation que je fais dans l'association culturelle sont je m'occupe localement...
Commentaire n°3 posté par Daumont Jean le 12/12/2005 à 10h26
Bonjour, je viens de lire votre article sur ce que devrait être le jugement pénal mais en fait je pense que vous faites erreur sur la manière dont la justice devrait se faire actuellement. Bien que je ne sois pas d'accord avec cette façon. Les tribunaux ne sont pas là normalement pour venger les personnes lèsées d'une façon ou d'une autre, les tribunaux jugent LE TROUBLE A L'ORDRE PUBLIC, c'est à dire que dans notre société,normalement, tout doit se passer en toute quiétude et soudainement des personnes agissent en troublant l'ordre établi, en ne respectant pas d'une façon ou d'une autre les lois établies. Selon le niveau du trouble, le juge applique une peine. Qui peut être aggravée selon les circonstances ou minorée si l'avocat est bon. De ce fait il y a un doute permanent de savoir quel est le niveau de ce trouble. La jurisprudence permet petit à petit de doser ce qui fait que ça passe ou pas. Par contre le problème actuellement c'est que nous avons affaire à des troubles qui ne sont pas habituels parce que la population qui génère ces troubles, considère être dans son bon droit. Ceci engendre des problèmes qui nous dépassent. Bien souvent des personnes se réfèrent à des lois que l'usage réprouvre, exemple il y a 30000 couples bigamiques plus ou moins déclarés, combien y en at'il de réellement installés en France ? ils génèrent un important trouble à l'ordre public en touchant indûment des avantages financiers auquels ils n'ont pas droit. Mais, finalement le publique trouve que ce trouble n'est pas si grave que ça puisque rien n'est fait pour arrêter cet état de fait. Pour ces populations, vivre en bigamie n'est pas illégale, ils pensent que si c'est bien dans leur pays, ce doit être bien chez nous. Dès lors ils posent la question , faites le, on ne vous empêche pas de le faire. Notre société est démunie par rapport a cet exemple d'attitude non conforme à l'ordre public et n'arrive pas à trouver le bon droit.

Votre proposition se rapproche + de la mienne, je pense qu'en l'état actuel des choses, plus personne n'est compétent pour vraiment juger quoi que ce soit. Les lois sont devenues si complexes que même un juge n'est plus censé les connaîtres. Mon avis est qu'il faudrait établir un barème simplifié de trouble à l'ordre public simple, comme un curseur et la position de ce curseur indiquerait clairement la peine à subir. Je ne suis pas pour l'emprisonnement des gens, je suis plus pour le bannissement. Notre société ne répond pas à vos attente ou notre société ne veut pas de vous ou ne sait pas vous apporter une qualité de vie impliquant que vous avez le droit de cambrioler une banque ou de battre votre femme à mort, alors allez voir ailleurs si vous trouvez mieux. Vous reviendrez ou pas lorsque vous aurez compris.Bien entendu tous les biens du faiseur de trouble servant à indemniser les victimes. Au moins ça calmerait plus d'un et il n'y aurait pas double peine. Le juge serait seul maître à bord et n'écouterait que son bon sens. Autorisation serait faite de refaire le jugement par un autre juge, le résultat serait alors la moyenne des deux jugements.
Je suis d'accord avec Jean Daumont qu'en à la participation des lecteurs "consommateurs", j'ai moi-même un blog et j'ai également des stats qui me disent que j'ai des visiteurs mais peu de participation. Le problème vient du fait que quand vous faites une recherche sur Internet un moteur comme google, va trouver l'adresse de votre blog mais, l'internaute doit ensuite chercher dans vos articles celui qui est susceptible de l'intéresser et pour peu que votre blog soit touffu, il ne trouve pas.
Il faudrait que la page trouvée dans le moteur affiche ensuite l'article qui a intéressé votre lecteur. D'un autre côté je suis honnête il m'arrive de lire des blogs, le sujet m'intéresse mais je ne place pas forcément un commentaire. Je te promets de revenir voir ton blog de temps en temps, et de le lire plus en détail. Sinon c'est sympa, mais essaye de te libérer encore plus A bientôt
Éric
Commentaire n°4 posté par Éric le 16/12/2005 à 15h37
Comme en toute chose, il faut des règles. Le problème, aujourd'hui, c'est que nous en avons trop. Tant et plus que personne n'y comprend plus rien.
Dans cet article, j'ai voulu soulever le problème de la confusion des genres entre "pénal" et "civil" et aussi celui des "pouvoirs publics" qui trouvent bien commode cette 'loi du talion" qui ne veut pas dire vraiment son nom. Quand la victime a été "vengée", elle s'estime contente et .. elle a tort! Que faut-il penser de cette triste réalité : selon que le coupable est riche ou pauvre, de fait, la victime est plus ou moins indemnisée (car le coupable est plus ou moins "solvable").
J'ai pu constater que cette pratique que je trouve détestable rencontre un réel écho dans la population et c'est bien dommage! Preuve, s'il en est besoin, que la culture profonde du plus grand nombre n'évolue que très lentement ...
A méditer!
Commentaire n°5 posté par Jacques Heurtault le 16/12/2005 à 16h49
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