Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /Déc /2005 22:50
- Publié dans : Economie et budget - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Voici le quatrième volet de l'article de Maurice Mac Tigue, ancien ministre néo-zélandais. 

"Assurer à l'Etat d'abondantes recettes fiscales ?
Diminuer le taux de l'impôt !


Passons maintenant à un autre sujet : le poids de la fiscalité et la capacité concurrentielle des entreprises. Beaucoup de personnes du secteur public ne voient pas que la compétition économique est maintenant mondiale : les capitaux et les hommes peuvent se déplacer si rapidement que la seule façon d'empêcher les délocalisations d'entreprises est de faire de telle sorte que l'environnement institutionnel et culturel soit plus favorable au développement des entreprises qu'ailleurs. Il convient de s'arrêter quelques instants sur ce qui s'est passé en Irlande, il n'y a que deux ans. L'Union Européenne, sous l'impulsion de la France, a critiqué fortement la politique fiscale irlandaise, tout particulièrement en matière d'impôt sur les sociétés, parce que le gouvernement irlandais avait décidé de réduire cet impôt de 48 à 12 % et que, de ce fait, cela avait créé un mouvement important de délocalisations des entreprises vers l'Irlande. L'Union Européenne a alors voulu forcer l'Irlande à augmenter le taux d'impôt sur les sociétés de 17 points, pour le ramener à un niveau comparable à celui des autres pays européens. Les Irlandais ont refusé de suivre cette recommandation, cela va sans dire. L'Union Européenne a alors argumenté en disant que la politique fiscale irlandaise était déloyale et créait des distorsions dans la concurrence. Le Ministre des Finances d'Irlande a alors répondu qu'il était parfaitement d'accord avec cet argument : en effet, c'était inéquitable que le taux d'impôt sur les sociétés soit 12 % alors que celui de l'impôt sur les revenus personnels était de 10 % . En conséquence, le gouvernement irlandais a décidé de ramener le taux de l'impôt sur les sociétés à 10 %. Une autre bataille perdue pour les Français !

Quand nous nous sommes penchés sur notre système fiscal, nous avons découvert qu'il était extrêmement compliqué, et à tel point qu'il conduisait les entreprises et les particuliers à gérer leurs affaires en dépit du bon sens. Nous nous sommes alors posés un certain nombre de questions sur les objectifs de notre système fiscal : est-il destiné, pour l'essentiel, à faire rentrer les fonds dont l'Etat a besoin ? ou a-t-il en même temps comme objectif d'être un outil de la politique sociale du gouvernement ? ou, enfin, en sus de ces deux objectifs, a-t-il aussi pour objet d'influencer et modifier les comportements des citoyens ? Nous avons conclu qu'un système fiscal raisonnablement conçu ne pouvait poursuivre simultanément autant d'objectifs et qu'il fallait le limiter à son rôle propre, à savoir faire rentrer de la façon la plus efficace les fonds dont l'Etat a besoin. Nous avons donc décidé qu'il n'y aurait que deux types d'impôts, un impôt sur les revenus et un impôt sur la consommation, que la détermination de l'impôt serait faite de la manière la plus simple possible et que les taux d'impôt seraient réduits autant qu'il serait possible. Ainsi, pour les revenus élevés, alors que le taux d'impôt de la tranche supérieure était de 66 %, nous n'avons prévu qu'un seul taux uniforme de 33 %. Pour les petits contribuables, un taux uniforme de 19 % a été retenu, alors que les tranches inférieures étaient auparavant taxées à 38 %. Nous avons créé une taxe uniforme sur la consommation de 10 % et supprimé tous les autres impôts : impôts sur les plus values en capital, impôts sur le patrimoine, etc. Nous avons apporté une grande attention à concevoir le système de telle sorte que cela ne réduise pas les recettes fiscales et que nous puissions le présenter à la population comme un jeu à somme nulle. Mais, en définitive, ce qui est arrivé est que les recettes ont augmenté de 20 % ! Pourquoi cela ? Parce que les contribuables ont moins cherché à trouver les failles de la loi et à réduire leur charge fiscale. Si les taux d'impôts sont peu élevés, les contribuables ne vont pas chercher à tout prix, notamment en dépensant des fortunes pour les services de juristes et de comptables cher payés, les failles dans la loi qui leur permettront de réduire leur charge d'impôts. En vérité, la constatation que j'ai pu faire est que, dans tous les pays où on avait réduit les taux d'impôt et simplifié le système d'imposition, les recettes fiscales ont toujours augmenté. Dans tous les cas, elles n'ont jamais diminué.


Faire respecter la réglementation ?
En réduire la complexité !


Abordons maintenant la question de la multiplicité des réglementations. Toutes les règles et réglementations détaillées que doivent respecter les citoyens sont généralement rédigées par des fonctionnaires non élus et qui n'ont pas à rendre de comptes aux électeurs. Le problème est que, dès lors que ces réglementations existent, il devient extrêmement difficile de les supprimer. Pour cela donc il fallait trouver un moyen radical. Il fallait attaquer le mal à la racine. La solution retenue a été de réécrire en les simplifiant les lois qui avaient été à l'origine de ces réglementations. Ainsi, par exemple, nous avons réécrit les lois relatives à l'environnement : la nouvelle loi sur l'environnement, le « Resource Management Act », faisait 348 pages ; mais elle remplaçait une loi qui, elle, remplissait un volume d'une épaisseur de près d'un mètre. Autres exemples : le code des impôts, les lois relatives à l'agriculture, celles relatives à la sécurité et la santé ; nous les avons tous réécrits. Pour ce faire, nous avons fait travailler ensemble les meilleurs éléments de nos services, leur demandant de réfléchir au problème suivant : à supposer qu'il n'existe pas actuellement de lois encadrant la vie économique, quelles lois devraient être imaginées qui soient les plus favorables au développement économique ? A l'issue de ces travaux, pour bien faire accepter ces changements dans les lois, nous avons insisté sur les économies d'impôt qui en résulteraient. Finalement, ces lois nouvelles, créant de nouvelles bases de départ, ont permis de rendre caduques tous les règlements que les lois précédentes avaient engendrés.

La raison d'être de toutes ces réformes dont je viens de parler trouve finalement son origine dans une approche différente de la façon de gouverner. Ainsi, permettez-moi de vous raconter comment nous avons résolu le problème que nous posent les cervidés. En Nouvelle Zélande, il n'y avait pas de gros gibiers naturels jusqu'à ce que les Anglais introduisent des cervidés. Certains de ces animaux ont fini par s'échapper dans la nature et se sont multipliés au point de devenir un véritable fléau. Les années qui ont suivi, pendant 120 ans, nous avons essayé de nous en débarrasser, sans succès. Jusqu'au jour où quelqu'un a suggéré que nous donnions aux agriculteurs le droit de les attraper et d'en faire l'élevage. Nous leur avons donc dit qu'ils pouvaient attraper et élever ces animaux à la condition qu'ils soient élevés en enclos dont les clôtures aient au moins 2,5 mètres de haut. Depuis, le gouvernement n'a plus eu à dépenser même un dollar pour se débarrasser des cerfs sauvages. Mais une autre conséquence en est que la Nouvelle Zélande fournit maintenant 40 % du marché mondial de ce type de viande. Il suffisait d'un peu de bon sens pour supprimer un problème et en faire une nouvelle source de revenus !


Réformer l'Etat ?
Veiller à l'utilité de ses services !


Laissez-moi pour finir vous donner encore un exemple. Les services administratifs du Ministère des Transports sont venus nous voir un jour en nous disant qu'ils devaient augmenter les taxes sur les permis de conduire. Nous leur avons demandé de nous justifier pourquoi il fallait augmenter cette taxe. La raison qui nous a été donnée était que le coût du renouvellement des permis de conduire était supérieur au produit de la taxe au taux actuel. Nous avons donc demandé pour quelle raison les permis de conduire étaient ainsi systématiquement renouvelés. On nous a regardés de façon bizarre comme si cette question était idiote : tout le monde en effet a besoin d'un permis de conduire ! Je leur ai alors fait remarquer que j'avais eu mon premier permis de conduire à l'âge de quinze ans ; je leur ai ensuite posé la question suivante : « Le renouvellement du permis de conduire a-t-il pour objet de s'assurer des capacités du conducteur à conduire ? » Nous avons donné dix jours à nos interlocuteurs pour réfléchir. Un des arguments qui nous a alors été donné était que le permis de conduire permettait à la police de s'assurer de l'identité des personnes. A cela, nous avons répondu que ce qui était nécessaire à cet effet était une carte d'identité mais qu'un permis de conduire n'était pas fait pour cela. Ils ont fini par admettre qu'il n'y avait pas de bonne raison qui puisse justifier ce renouvellement périodique des permis de conduire. Nous l'avons donc supprimé. Maintenant, un permis de conduire est valable jusqu'à ce que la personne atteigne l'âge de 74 ans. Ensuite, elle doit passer tous les ans un examen médical pour s'assurer qu'elle n'a pas d'empêchement physique pour conduire. Ainsi, non seulement il n'a pas été nécessaire d'augmenter la taxe mais encore il a été possible de supprimer un département administratif. C'est ce que j'appelle avoir un regard neuf sur la façon de gérer l'Etat.

Dans cet ordre d'idées, il se passe actuellement des choses dignes d'intérêt aux Etats-Unis. Peut-être ne vous en rappelez-vous pas, mais en 1993, le Congrès a voté une loi appelée « Loi sur la performance et les résultats de l'action gouvernementale » (« Government Performance and Results Act »). En application de cette loi, les divers services de l'Etat doivent préparer un plan à long terme sur les objectifs qu'ils visent et faire un rapport annuel sur l'état d'avancement de ce plan et les avantages qu'ont déjà apportés aux citoyens les réalisations en cours. Dans le même esprit, le Président Bush a institué ce qu'il a appelé le « Rapport opérationnel du Président » (« President's Management Agenda ») ; il y passe en revue les informations que donnent les rapports des divers services et décide les actions qu'il conviendra d'entreprendre. De tels procédures sont pleines de promesses si elles sont mises en œuvre correctement.

Réfléchissez à ceci : il y a actuellement, aux Etats-Unis, 187 programmes fédéraux destinés à aider les gens qui cherchent à retrouver un emploi. Le coût de ces programmes est de 8,4 milliards de dollars et, pour leur gestion, 2,4 millions de personnes y sont employées. Si on ne retenait que les trois programmes les plus efficaces et si on supprimait tous les autres, et si on consacrait la totalité des 8,4 milliards de dollars à ces trois programmes, il a été estimé que 14,7 millions de personnes trouveraient du travail. Le statu quo coûte aux Etats-Unis plus de 11 millions d'emplois. Ce nouveau regard sur la façon de gérer l'Etat, telle que je viens de l'illustrer, conduirait à responsabiliser directement d'une façon ou d'une autre ceux qui gèrent ces programmes de telle sorte qu'ils supportent les conséquences de la mauvaise gestion des fonds prélevés sur les contribuables. C'est dans cette direction que devrait s'orienter l'action du gouvernement."


Par Maurice P. Mac Tigue
Publié par la revue Point de Rencontre, numéro 78, d'octobre 2005

Voilà de quoi inspirer d'importantes réflexions!

Certes, la Nouvelle Zélande n'est pas la France ...

Il n'empêche que Maurice Mac Tigue ne réclame aucun droit de propriéte sur les méthodes qui ont été employées. Pas de brevet d'invention, rien ...

Alors ne nous gênons pas! Pillons-le!

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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