Faites moi de la pub! Merci ..

Articles récents

  • Jean Ferrat est mort ...
    Jean Ferrat, le chanteur à la voix si merveilleuse, le chanteur aux textes si travaillés, le chanteur "engagé" dans des chansons si politiques, le chanteur amoureux de l'amour ... Jean Ferrat est mort ... C'est dur, très dur! Je pense avoir entendu plusieurs fois TOUTES ses chansons. Je...
  • Bienheureux aiguilleurs du ciel ... article paru dans Le Monde
    Je reproduis ci dessous un article paru dans Le Monde ... Mon contradicteur Jacques II va sûrement apprécier. Il bénéficie, évidemment, d'un droit de réponse! Début de citation : Mais y a-t-il un pilote à la direction générale de l'aviation civile (DGAC), l'une des huit...
  • En vacances pour 15 jours ...
    Direction le COSTA RICA! Je vous raconterai ... Mon "compteur" m'indique que cet article est le 1.000 ème ... Je vous dois des excuses! Pour un tel "rang", j'aurais pu me commettre un peu mieux!
  • Français et fier que beaucoup d'autres veuillent le devenir!
    Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du discours du Président de la  République prononcé à La Chapelle en Vercors. Ce discours reflète presque exactement ce que je pense sur le sujet ... A quoi servirait-il que je le commente? Je vous laisse ce soin ... Début...
  • Devoir de réserve des écrivains ... Et puis quoi encore?
    Eric Raoult, maire du Raincy (c'est à 10 km de chez moi ...), vient de s'illustrer d'une façon assez étrange ... Il veut que les romanciers primés au Goncourt soient astreint à un devoir de réserve! On croit rêver! Non seulement le devoir de réserve ne s'applique que dans des cas...
  • Commission d'enquête de l'Assemblée Nationale ...
    Oui, bien sûr! Il faut que cette commission d'enquête soit créée afin que l'Assemblée Nationale puisse conduire ses investigations comme elle l'entend, exerçant ainsi sa mission de contrôle de l'exécutif, l'une de ses prérogatives les plus importantes et, à ce jour, si mal utilisée par toutes...
  • Le Traité de Lisbonne enfin ratifié!
    Ce n'est pas trop tôt ... Mais, mieux vaut tard que jamais! Ce Tchèque aura enfin fini de nous emmerder! Cet "incident", qui aurait pu finir en véritable drame si le traité n'avait pas été ratifié devrait servir de leçon aux contestataires de gauche ... Celui qui aura mis le plus de frein à...
  • Au revoir pour quelques jours ...
    Je dois subir une intervention chirurgicale qui va m'empêcher de gérer mon blog pendant trois ou quatre jours ... A bientôt!
  • Chirac en correctionnelle? Où est le problème?
    Jacques Chirac, pour qui j'ai voté en 2002 afin d'exprimer ma révolte contre Le Pen, va donc être traduit en correctionnelle ... Il le dit lui-même : il assume complètement ce qu'il a fait et qui ne concerne qu'un petit nombre, semble-t-il, de contrats ... Je dis : Bravo Chirac! Vous...
  • Les Afghans ... en Afghanistan! Où est le problème?
    De mieux en mieux! Il y en a, semble-t-il, qui protestent parce que les Afghans retournent ... en Afghanistan! On aura, décidément, tout vu! On lit des tas de conneries (ça en devient fatigant!) ... Du style : c'est un pays en guerre ... Donc, si je comprends bien, il y a des Afghans,...
liste complète

Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Lundi 19 décembre 2005 1 19 /12 /2005 19:15
- Publié dans : Economie et budget - Par Jacques Heurtault - Recommander
Ecrire un commentaire

Monsieur le Sénateur Alain Lambert ayant apporté un commentaire sur mon blog, je suis allé lui rendre visite. J'ai lu, j'ai commenté; Un autre participant a fait de même, il a lu, il a commenté; Alain Lambert a lu, a répondu.

Voici la reproduction intégrale des échanges de ces trois participants.

"Quand le vin est tiré, il faut le boire.

 Par Alain Lambert, samedi 17 décembre 2005 à 18:27 :: Politique

Ce proverbe bien connu nous enseigne que lorsqu'une affaire est engagée, il faut en accepter les suites, toutes les suites, même les plus délicates. C'est à cette situation qu'est désormais confronté le Gouvernement suite à la publication du Rapport Pébereau sur la dette après qu'il en ait passé commande lui même. Un constat alarmant et des préconisations très précises lui sont faites à l'unanimité par une Commission supra partisane. Ne pas en tenir compte ou surseoir serait s'affaiblir, le mettre en oeuvre immédiatement, intégralement et irrévocablement relève de la haute voltige politique, à 15 mois de la Présidentielle.

La presse m'a attribué le souhait d'une loi de programmation du retour à l'équilibre de nos comptes publics. J'indique tout de suite que cette loi n'aurait de sens que si elle était adoptée pas seulement par la majorité mais aussi par l'opposition. Chacun sait qu'une telle démarche législative peut n'être jamais suivie d'effet. Ce ne serait pas la première fois, puisque la dernière loi de ce type, en 1993, n'a pas été respectée.
Je lis que le Gouvernement réfléchit à une loi « organique » pour donner plus de solennité, de force, et de pérennité à cet engagement. C'est vite dit. Encore faudrait-il que l'on sache si, par le caractère organique de la loi, il souhaite se prémunir d'un risque ultérieur d'abrogation, en cas d'alternance ? Dans cette hypothèse, il faudrait que ladite loi organique soit « relative au Sénat », ce qui oblige, en effet, pour la modifier, à ce que le texte soit adopté dans les mêmes termes par les deux assemblées. Mais rien n'est moins sûr constitutionnellement qu'une telle voie. Puis ne serait-ce pas vouloir faire jouer au Sénat un rôle de « blocage » ? Qui ne pourrait que l'affaiblir ultérieurement dans sa mission si utile d'un bon usage des pouvoirs.
Ceci me conduit à réaffirmer à nouveau et avec force et conviction combien je crois que l'unanimité supra partisane d'adoption du rapport Pébereau appelle le Gouvernement à rechercher, d'abord et en premier lieu, un même consensus pour sa mise en oeuvre. Si l'opposition s'y refuse, il sera toujours temps d'aviser. Elle aurait d'ailleurs tort de refuser, par principe, à un engagement national de redressement des finances du Pays car ce redressement est la seule chance de trouver les marges de manoeuvre nécessaires pour mener une nouvelle politique.

Oui, quand le vin est tiré, il faut le boire. Et le temps est aussi venu pour chacun de prendre ses responsabilités. C'était le message que nous avions réussi à faire entendre en 2001 avec Didier Migaud pour l'adoption de la LOLF. Gageons que la sagesse qui a prévalu à cette époque s'exprime à nouveau aujourd'hui. Nous étions alors encore plus prêt d'une présidentielle. Comme quoi rien n'est jamais impossible dans la politique, pour peu que l'intérêt général domine l'esprit partisan.

Par Jacques Heurtault, le dimanche 18 décembre 2005 à 11:13

Merci, Monsieur le Sénateur d'avoir laissé votre commentaire sur mon blog! Et moi qui ai commis l'incroyable bévue de vous avoir rabaissé au rang de député ... Mille excuses! Je vais me couvrir la tête de cendres ...
Ma proposition d'une révision CONSTITUTIONNELLE tient d'autant plus la mer que nous sommes à une brêve échéance électorale majeure. Même en cas d'alternance, il est peu probable qu'elle joue dans toute la panoplie "Président, Assemblée nationale, Sénat". Donc, en votant cette réforme de la constitution interdisant au Gouvernement de présenter un projet de budget en déficit, nous avons toutes les chances de donner à la France les moyens juridiques forts dont elle a besoin.
Qu'il s'agisse des communes, des départements, des régions ou de l'Europe, toutes ces structures se voient, avec bonheur à mes yeux mais au grand dam de la plupart des politiques (dont vous ne semblez pas faire partie, bravo pour vous), interdire de faire du déficit. Seuls les Etats ont ce droit (tient donc; comme c'est bizarre!).
Vous soulevez avec justesse l'exemple de la LOLF. Il est vrai que les "politiques" (les vrais, c'est à dire la gauche de gouvernement et la droite républicaine) se sont rendus compte qu'ils ne parvenaient plus à mettre en oeuvre leurs politiques respectives : c'était les fonctionnaires qui se chargeaient, tout seuls, de mettre en oeuvre la leur, celle de leur caste!
Je crains qu'ils ne finissent par avoir le dernier mot! D'où mon idée d'une réforme CONSTITUTIONNELLE pour verrouiller les voies d'eau ... car, vous le savez mieux que moi, on ne peut pas mettre le bateau France en cale sêche! Il faur réparer en pleine mer... Or, il y a des creux de 10 mètres!
Excusez ces allusions : je suis breton!

Par Catteau Damien, le dimanche 18 décembre 2005 à 16:10
Une telle loi "organique" de programmation ne pourrait que très artificiellement être considérée comme une loi "relative au Sénat". Ceci-dit si l'idée d'une loi de programmation est séduisante (mais nécessiterait en effet un certain consensus), le problème réside dans le fait que les lois de programmation sont généralement assez partiellement appliquée... Concernant le rétablissement des finances publiques, 1993 en est une illustration frappante...

Pourquoi ne pas se servir de la Loi Organique sur les Lois de Finances sur ce point ? Vous savez, monsieur le ministre, comme je suis favorable à l'élaboration d'une démarche de performance au niveau des missions... Pourquoi ne pas envisager un document à un niveau encore supérieur (sur le modèle, même si c'est un peu différent, de ce qui se fait dans certains pays anglo-saxons). L'idée serait dans un document sur un modèle proche du PAP de développer la stratégie du gouvernement et de mettre en avant certains objectifs "clefs" sur lequel le premier-ministre et son gouvernement s'engage personnellement. Pourraient figurer parmi ces objectifs, des objectifs en matière d'emplois, de réforme etc. mais surtout un objectif concernant le redressement financier...
Objectifs mesurés par des indicateurs bien sûr... intégrée dans une vision annuelle et pluriannuelle avec un engagement de responsabilité annuel... Si le gouvernement n'arrive pas à atteindre ces objectifs "clefs" sa responsabilité serait engagée (plutôt que de parler de responsabilité politique "constitutionnelle", on pourrait plutôt envisager une démission spontanée)...

(oups! un tel document existe : le pacte de stabilité... étant donné sa portée, d'autres solutions (internes) doivent elles être envisagées ?)

Finalement le principe de la LOLF est celui-ci : par le biais des PAP, les responsables de programme (par extension, osons (rêvons), les ministres pris individuellement) s'engagent sur des résultats à atteindre... Pourquoi alors ne pas envisager que ce principe s'applique également spécifiquement sur quelques sujets clefs... au gouvernement et plus précisément au premier ministre.... ?

Mais sans doute que tout ceci reste un peu trop "théorique", vous m'en excuserez...

Par Catteau Damien, le dimanche 18 décembre 2005 à 18:43
Je me permettrais de répondre à Monsieur Heurtault...

Une telle réforme constitutionnelle constitue à mon sens une solution un peu radicale et qui non seulement ne garantirait pas un assainissement des finances publiques mais poseraient plusieurs difficultés.
D'abord, une telle règle ne me paraît pas nécessairement du domaine constitutionnel... Mais qu'à cela ne tienne, on pourrait envisager de la faire figurer dans la loi organique ce qui aurait les mêmes effets...
Je passe aussi sur les difficultés pratiques de modifier la Constitution ou l'improbabilité d'obtenir un consensus sur la constitutionalisation d'une telle règle...

A mon avis, le problème est ailleurs... A supposer qu'une telle règle existe, il serait alors impossible pour le gouvernement d'adopter une loi de finances en déficit...
Or, assainir les finances publiques est une oeuvre de longue haleine qui par ailleurs dépend certes d'une certaine volonté politique mais également d'un contexte économique et financier...
Bref, imaginons simplement qu'une telle règle existe... il me semble que cette dernière n'aurait pour effet que de pousser le gouvernement à transiger avec la sincérité budgétaire et le respect de l'autorisation budgétaire. Imaginons seulement que le Gouvernement ne puisse pas en pratique adopter un budget en équilibre. Soit il respecte scrupuleusemnt les textes et on aboutit à une situation de blocage, impossible au regard du principe de continuité du service public... Soit il transige avec la sincérité budgétaire et fait adopter articficiellement un budget en équilibre... quitte d'ailleurs, par modifications règlementaires des crédits et/ou loi de finances rectificative à modifier l'équilibre en cours d'année... puisque cette règle ne viserait que la LFI...
Une telle solution viendrait donc mettre à mal le principe de sincérité déjà bien malmené depuis plusieurs années... Sans garantir un redressement...

Je passe également sur l'opportunité d'une règle visant à prohiber TOUT déficit dans un contexte économique en mouvement... Je ne suis pas certain qu'on puisse tout à fait comparer la situation de l'Etat et celle d'une collectivité locale

En bref, je crois personnellement que plus que l'introduction d'une règle intangible et raidicale, il faudrait plutôt une programmation pluriannuelle (quel qu'en soit le support) assortie d'un engagement de responsabilité "effectif" de la part de l'équipe gouvernementale...
En somme, la réduction des déficits publics doit devenir une priorité gouvernementale sur laquelle le Premier ministre doit engager sa responsabilité

Mais ce n'est que mon avis....

Par Alain Lambert, le dimanche 18 décembre 2005 à 21:30
Le débat engagé entre Jacques Heurtault et Damien Catteau est passionnant car il éclaire toutes les difficultés (même juridiques) de l’exercice. Ils partagent le même objectif. Ils cherchent le bon instrument susceptible de pallier à une volonté évanescente des dirigeants. Pas facile.
La voie d’une réforme constitutionnelle ne me semble pas vraiment appropriée. En effet, ce que l’on rencontre dans certaines constitutions c’est l’instauration d’une « règle d’or » qui interdit d’emprunter pour le fonctionnement, c’est à dire pour les dépenses courantes. C’est la seule disposition qui pourrait utilement être introduite, me semble-t-il, dans la nôtre. Mais cela ne règle pas la question urgente du retour à l’équilibre qui est vivement recommandé par la Commission Pébereau. En effet, si l’on peut tout à fait convenir qu’un déficit soit admissible en bas de cycle, il est tout autant nécessaire, dès lors, d’être en excédent en haut du cycle. Or, nous constatons que nous nous sommes affranchis de cette règle de bonne gestion en restant en déficit pendant 30 années successives et ininterrompues dans l’ignorance absolue des périodes de croissance qui auraient pu permettre de revenir à l’équilibre.
La voie de la loi organique serait sans doute plus appropriée, mais comme le dit très bien Damien, rien ne garantit pour autant qu’elle rende incontournable et irréversible le retour réel à l’équilibre dans la durée de 5 ans. Ma recommandation viserait plutôt d’ailleurs à ce que les engagements ne traitent que des dépenses qui seraient stabilisées en valeur (en euros courants). Les recettes, même à droit constant, peuvent varier considérablement en fonction de la conjoncture. On peut cependant imaginer qu’une stabilisation réelle et sincère des dépenses en valeur ainsi qu’une stabilisation des taux de prélèvements obligatoires pourraient favoriser un rééquilibrage en 5 ans.
J’ai lu avec attention naturellement la suggestion de Damien de l’élaboration d’un document de type PAP qui engage la responsabilité du Gouvernement. Je ne crois guère cette voie là non plus empruntable. La difficulté tient à ce que les gouvernements depuis 30 ans ont, sans vergogne, présenté des budgets en déficit ! C’est donc un choix constant et explicite devant les Français. Il ne s’agit pas d’un dérapage en gestion que les dirigeants se promettraient de corriger l’année suivante ! Non ils ont structurellement choisi de faire vivre l’action publique à crédit. Ce qui mène tout droit à la crise de régime lorsque les taux d’intérêts exploseront.
A la vérité, je n’ai jamais cru que les lois pouvaient tenir lieu de vertu. Lorsque les peuples et leurs dirigeants, toutes tendances confondues, feignent d’ignorer pendant si longtemps les règles les plus élémentaires de la saine gestion pour une soutenabilité à moyen et long terme de leurs finances publiques, la crise politique grave survient. Dans le passé, l’inflation, les dévaluations et le refus de payer les dettes des régimes précédents annulaient les endettements excessifs. Ces méthodes ne sont plus envisageables. Il faudra donc bien s’engager au redressement. Les préconisations du rapport Pébereau sont raisonnables. Elles ont été approuvées par un groupe supra partisan. Si un texte dessinant le sentier de retour à l’équilibre sur 5 ans était adopté de la même manière supra partisane, n’aurions-nous pas là au moins une pétition de bonnes intentions susceptibles de se transformer en réalisation ? C’est sans doute naïf, mais lorsque nous avons ouvert la piste de réforme de l’Ordonnance de 1959, c’était aussi très naïf et nous étions bien peu nombreux à y croire !
Merci de vos contributions qui aident au débat public sur ce sujet si grave.

Par Jacques Heurtault, le lundi 19 décembre 2005 à 13:27

Débat en effet passionnant! Merci, Monsieur le Ministre pour vos encouragements.
Ne nous faut-il pas un gouvernement de grande coalition façon Allemagne. En France, cela donnerait un gouvernement UMP/PS. Evidemment, vu les traditions françaises, ce serait ... NOUVEAU!
Il n'est pas interdit d'esperer ni d'avoir la volonté d'entreprendre ...
J'en viens alors à une autre proposition que j'ai faite sur la réforme du mode de scrutin laquelle permet la parité, une nette majorité et la representation des minorités marginales, le tout en faisant des économies puisqu'il n'y a qu'un seul tour! Que demander de mieux?
Voyez ma rubrique "élections" ...C'est mon tout premier article. Merci
Pour avancer sur le débat "réforme constitutionnelle" ou "Loi organique", ne peut-on envisager une réforme constitutionnelle pour l'équilibre en dépenses de fonctionnement et une loi organique pour l'équilibre en dépenses d'investissement? On ouvre ainsi la voie à la nécessaire rigueur en fonctionnement et à la possibilité de faire du déficit en investissement (ce qui est parfaitement concevable et même légitime : j'adhère, évidemment, à cette logique de cycle. Qui peut être décemment contre?)."

Espérons que le débat se poursuive. On est à 100 lieues de la "politicaillerie" qui m'exaspère.

Rendez visite au site d'Alain Lambert. Si vous vous intéressez à la "vraie politique" vous ne perdrez pas votre temps!  

Retour à l'accueil

Commentaires

Bjour


je me présente: HEC, 65 ans, ayant exercé des responsabilités de dririgeant d'entreprise puis de consultant international puis de dirigeant ou créateur d'oeuvres sociales (coopération, chômage...), connaissant pour y avaoir travaillé et/ou vécu une vingtaine de pays occidentaux (européens, nord et sud américains).


J'essaie de faire entendre ma voix sur tous les sites Internet où sont traités les problèmes français. Car je crois que la France est en danger; je ne le crois pas aujourd'hui. Je ne cesse de l'affirmer depuis une trentaine d'années , quand j'ai commencé à exercer des responsabilités professionnelles majeures en prenant des responsabiltés atypiques pour sauver notamment d'importants groupes de la faillite (et aussi ONG).


 Tout ce qui s'écrit actuellement  sur tel tel ou tel aspect de la problématique française, telle ou telle solution... manque de pertinence et donc ne fait pas sens.


IUl faut prendre le problème en réalisant une sorte de Révolution à l'envers par des etats Généraux des Citoyens. Car notre problème, unique parmi nos concurrents occidentaux, s'appelle division et on sait qu'il conduit au dépérissement puis à ml'anéantissement. Nous ne sommes pas une démocratie, les français ne sont pas des citoyens (au mieux des patients, assujettis, contribuables, usagers...administrés!); ils vivent dans des peurs nées de leur Histoire et croient s'en protéger en s'abandonnat à des institutions qui elles même ne sont pas citoyennes.


C'est donc cette citoyenneté qui est à fonder et de toute urgence par la vérité, la participation. Par une cohérence dont nous somems très éloignés.


Nous avons failli disparaître déjà et pour des raisons identiques .


GF

Commentaire n°1 posté par fradet le 22/12/2005 à 12h59

Je suis d'accord sur un point : le peuple français est profondément conservateur ... Comme le monde bouge, s'il le faut sans nous, nous sommes contraints de le rattraper ... Cela se manifeste par de violents coups de barre populaires.


Dans quel sens ira le prochain?


Je ne veux pour rien au monde qu'il aille vers les extrêmes. Trouvera-t-on des citoyens et des citoyennes suffisamment audacieux pour faire des propositions capables de faire bouger les limites?  

Commentaire n°2 posté par Jacques Heurtault le 22/12/2005 à 18h40
NON, un gouvernement à l'allemande, ce serait une alliance PS - UDF.
L'UMP est une plaie, n'a strictement aucun programme sérieux, sauf de s'accrocher A TOUT PRIX au pouvoir.
Plus vite elle implosera, mieux la France se portera.
Commentaire n°3 posté par Hirmente le 25/12/2005 à 17h07
On peut le voir comme ça ... Hirmente. Sauf que 15% (PS) + 8% (UDF), ça ne fait pas 50%! Or, et c'est tant mieux, nous sommes en démocratie.
Comment atteindre ces 50%?
Voyez mes contributions sur la réforme des modes de scrutins ... et songez que, quoi qu'il arrive, le pays sera gouverné.
Vous pouvez supposer 25% pour le PS et 15% pour l'UDF mais ça ne fait toujours pas 50%.
Commentaire n°4 posté par Jacques Heurtault le 25/12/2005 à 18h10
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés