Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Unedic : les uns signent, d'autres pas ...

29 Décembre 2005, 16:12pm

Publié par Jacques Heurtault

Interessant, le numéro de ce jour du quotidien "Les Echos"!

On y apprend que FO ne signe pas parce que, nous dit le secrétaire général de cette organisation, "les engagements pris par le Médef n'ont pas été tenus". Il est vrai que FO a demandé, au cours de la négociation, que l'outrageante précarité du travail dont abusent les entreprises soit légitimement sanctionnée par une majoration des cotisations "employeurs". FO n'a pas, semble-t-il, obtenu satisfaction.

C'est tout à fait regrettable et la décision de ce syndicat est donc logique.

Dans le même numéro, Jean-François Roubaud, Président de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises, nous explique pourquoi son organisation signe, malgré la légère hausse de cotisation (0,04%). Il n'y va pas par quatre chemins : ne pas signer, c'était créer les conditions d'une étatisation du régime en attendant la fusion de l'Anpe et de l'Unedic. Voilà une affirmation qui a le mérite de la clarté et, selon toute vraisemblance, celui de la vérité.

Et s'il s'agissait d'autre chose? Pourquoi pas? 

Ce n'est qu'une hypothèse mais mon flair me conduit à émettre une autre hypothèse.

FO voulait reconquérir la Présidence de l'Unedic mais le Medef n'en voyait pas l'intérêt. Donc FO menace de ne pas signer. Il est bien établi que cette organisation n'est pas spécialement implantée dans le secteur privé mais, plus que d'autres, dans le secteur public, lequel n'est pas concerné par le chômage. Comme un tel argument n'est évidemment pas dicible sur la place publique, "on" invente une autre explication, c'est à dire celle de la majoration des cotisations pour le travail précaire.

J'ai une assez grande habitude des tractations de coulisse pour croire à la validité de mon hypothèse.

Maintenant, la balle, comme on dit, est dans le camp du Gouvernement. Aucun texte légal ne l'oblige à prendre les décrets et arrêtés nécessaire à "l'extension" de cette "convention collective".

Vous pourrez lire (ou relire) ce que j'ai déjà écrit sur ce sujet. Voyez, pour cela, les rubriques "Allocations", "Cohésion sociale", "Droit du travail" notamment.

Affaire à suivre, car les négociations vont reprendre en Janvier 2006, libérées des contraintes du calendrier.

Vous verrez donc d'autres "post" sur le sujet...    

Commenter cet article

Philippe Landeux 28/08/2006 17:49

Merci Jacques,Par contre, en retravaillant le texte original, j'ai oublié d'effacer un bout de phrase dans le dernier paragraphe, à savoir  "Sans doute, il y a un siècle, et à plus forte raison à l’aube de l’humanité, cela aurait été difficile, et même impossible, car impraticable,"

Jacques Heurtault 28/08/2006 20:01

Il faut donc effacer ce qui est entre guillemets dans votre texte? Och, aye! (c'est de l'irlandais, c'est devenu OK, en américain, cette langue n'ayant pas l'habitude de s'embarrasser de fioritures).Pour la prise en charge de votre texte, j'ai besoind'un délai de quelques jours. Merci de votre compréhension.

Philippe Landeux 28/08/2006 07:48

Salut Jacques, Je conçois qu'il soit difficile d'admettre la nécessité de renverser Largent. Mais on est bien obligé d'admettre que son existence contrarie tous les Principes de l'ordre social. Il y a donc deux solution : soit on s'entête à croire qu'un système monétaire peut atteindre la justice sociale (pléonasme), & on étouffe les Principes ;  soit  l'on prend les Principes pour guide & on en tire toutes les conséquences, même celles que l'on n'imaginait pas, même s'il nous en coûte de remettre en cause nos préjugés. Vous êtes sensible à ces questions ; puisez en vous la force de faire le bon choix. "Pour que le mal triomphe, il suffit que les Hommes de bien ne fassent rien." Voici un texte que j'ai rédigé en 2001. Vous pouvez en faire ce que bon vous semblera. LARGENT ou L’ÉGALITÉ Méditez ceci : Dans un contexte monétaire, la seule alternative à la toute puissance de Largent est la tyrannie humaine. Le capitalisme et le despotisme se partagent le monde. Si Largent est incontestablement roi dans les pays capitalistes, il est cependant moins étranger au despotisme que l’on ne pense. Car, pour qu’un despotisme s’élève, il faut que les « citoyens » soient inégaux en droits. Or, de par ses principes, Largent impose l’inégalité entre « citoyens ». Si l’on objecte qu’il y eut des despotes avant l’apparition de Largent, je réponds qu’il ne faut pas confondre Largent avec la monnaie, Largent désignant l’essence de la monnaie, c’est-à-dire la croyance que la notion de valeur est nécessaire pour échanger, croyance née du troc.  Observons maintenant que le troc est un échange entre individus, que ce mode d’échange est donc par définition la négation de l’appartenance de l’individu au groupe dans lequel il vit. En effet, si l’individu subvient à ses besoins par l’échange direct de son travail avec autrui, il ne produit pas pour la « Société », il ne remplit pas un devoir envers elle, il regarde sa production comme sienne, il lui appartient de la faire valoir, de l’échanger… il ne doit rien à la « Société » et n’attend rien d’elle. Il raisonne en individu, plus en Citoyen, alors que, paradoxalement, l’échange prouve qu’il a besoin des autres. De plus, ce mode d’échange implique la notion de valeur, subjective et arbitraire par excellence. Il implique la notion de valeur car les protagonistes de l’échange recherchent nécessairement et finissent par établir une équivalence entre les objets qu’ils s’échangent. Dès lors, il n’est pas étonnant que les objets et leur « valeur » soient le centre des préoccupations des hommes, au point qu’ils en oublient leur caractère de Citoyens ! Or comment établir l’Égalité en Droits entre les Citoyens dans un système fondé sur un mode d’échange qui a pour principe l’égalité de valeur entre les objets échangés, alors que ces soi-disant valeurs n’ont d’autre intérêt que de dévaloriser la production des uns afin de permettre un vol subtil et légal des autres ? Il est manifeste que Largent est au cœur de nos  « sociétés ». Pourquoi ? Parce que l’échange est vital entre producteurs ou travailleurs spécialisés et donc complémentaires. Lorsque nul ne peut subvenir seul à tous ses besoins, chacun est nécessairement dépendant des autres. Or, aujourd’hui, la satisfaction des besoins individuels, la possibilité d’accéder à la production d’autrui, passe par la monnaie. Le véritable besoin des individus, aujourd’hui, est donc de se procurer de la monnaie qui, de par ses propriétés, peut être acquis autrement qu’en travaillant. Ici, il faut nous arrêter sur un point capital : la monnaie, en tant que moyen d’échange, c’est à dire en tant qu’intermédiaire entre l’échange de productions, permettant aux individus de se procurer le travail d’autrui, ne devrait théoriquement s’obtenir que contre un travail. Mais comment appeler « moyen d’échange » un moyen qui permet à certain de consommer sans produire eux-mêmes, c’est-à-dire de recevoir sans rien fournir en échange ? Certes, une fois que les travailleurs ont livré leur production au marché, celle-ci devient pour ainsi dire anonyme. Mais cela, en plus du fait que le pouvoir d’en acquérir une part passe par la monnaie, dispense-t-il les consommateurs de contribuer à la production des richesses ? Qu’est-ce qui, pour un individu valide, fonde le droit de consommer, de profiter des bienfaits de la Cité, si ce n’est le travail ou une participation à la vie de la Cité ? Qu’est-ce qu’un individu valide qui ne travaille pas et qui néanmoins consomme, si ce n’est un voleur ? (Epargnez-moi les « mais si c’est un chômeur…! » Nous raisonnons dans l’absolu, car comment atteindre l’absolu si l’on raisonne en tenant compte des paramètres actuels ?) Encore l’aberration de cette situation est-elle la plus flagrante ? Mais y a-t-il moins vol lorsque deux travailleurs, deux « citoyens » s’acquittant du même Devoir, ne disposent pas du même pouvoir d’achat, c’est-à-dire du même Droit sur le produit général ? L’Égalité en Droits implique l’égalité des Citoyens dans la possibilité d’accéder au marché. A moins de considérer que travailler ne fonde pas le Droit de consommer, il faut bien admettre que le Principe d’égalité s’applique aussi et surtout à ce Droit-là ! Qui soutiendra que ce Droit n’est pas fondamental ? ce Droit dont dépend la Liberté même ! Quel sophiste démontrera qu’un riche est l’égal d’un pauvre ? que l’inégalité entre un riche et un pauvre réside plus dans leur personne que dans leur porte-monnaie ? et quel génie nous conduira à l’Égalité sous la bannière de Largent ? Nous avons brièvement démontré que Largent est incompatible avec l’Égalité… et pourtant, l’Égalité doit être. Si ce n’est pas avec Largent et la monnaie, ce sera donc sans eux. Impossible ! entend-on de tous côtés. Pourtant, entre consommer en faisant valoir des unités, et accéder au marché en faisant valoir sa Citoyenneté, il n’y a qu’un pas ! Bien que Largent génère une mentalité individualiste, il n’en demeure pas moins que les travailleurs livrent déjà au marché leur production et que, en tant que consommateurs, ils acquièrent ce dont ils ont besoin, sans savoir qui l’a produit. Le marché actuel n’est rien moins que la mise en commun et à portée de tous de productions collectives. Dès lors, pourquoi vouloir collectiviser ou envisager quelque autre solution tortueuse, alors qu’il suffit de considérer la production mise sur le marché comme le produit collectif — ce qu’elle est vraiment ! —, l’ensemble des travailleurs comme des Citoyens égaux en Droits, et de reconnaître aux travailleurs ou, de façon générale, aux Citoyens le Droit d’en retirer ce que bon leur semble sur une simple attestation de leur Citoyenneté, car tel est leur Droit de Citoyen. De nos jours, le droit de consommer est donné par la monnaie que les « Citoyens » obtiennent généralement en travaillant. Serait-il difficile de lier ce Droit au fait même d’être Citoyen, c’est-à-dire de travailler ou de participer à la vie de la Cité selon un mode de participation reconnu par la Cité. Entendons bien : Il ne s’agirait pas de lier le pouvoir d’achat à la nature du travail effectué ou de l’activité remplie, ce qui est le propre du système monétaire, mais de faire découler le Droit de consommer, égal pour tous les Citoyens, du fait de s’être acquitté de son Devoir de participer à la vie de la Cité, quelle que soit la nature de la participation. A quelle condition ce Droit peut-il être égal ? Nous avons vu que la monnaie ne le permet pas. Or la monnaie repose sur la notion de valeur (Largent) qui, elle-même, avec le temps, engendre un système d’unité. Inversement, tout système d’unité sert à établir des valeurs, repose sur la notion de valeur, donc sur Largent. Il va donc de soi que l’Égalité impose l’anéantissement de Largent, autrement dit la proscription de toute forme d’unité. Mais, s’il n’y a plus d’unités, ces unités qui, par nature, limitent le pouvoir d’achat et le limitent différemment pour chaque « Citoyen » (sauf selon la chimérique théorie de l’Economie Distributive), le pouvoir d’acheter des Citoyens n’est donc plus borné, du moins en théorie. S’agirait-il pour autant de rationner, c’est-à-dire de substituer aux limites arbitraires fixée par la monnaie des limites fantaisistes dictées par la volonté des hommes suivant les préjugés monétaires ? (Car c’est un préjugé monétaire de croire que, comme sous Largent, le pouvoir d’achat doit impérativement être limité artificiellement.) Que l’accès à certains produits soit soumis à une réglementation particulière, pour des raisons de bon sens évidentes et d’intérêt général, soit ! mais il n’y a aucune raison pour que les lois appliquées à des cas particuliers deviennent la loi générale. Un Droit ne doit avoir pour bornes que l’exercice par les autres Citoyens de ce même Droit, le respect des Droits d’autrui (qui n’a de sens que dans l’Égalité) et la nature des choses. Toute autre borne est arbitraire et tyrannique. Pourquoi retenir les Citoyens de faire valoir leur Droit, lorsqu’ils peuvent réellement accéder à ce qu’ils veulent ? Pourquoi vouloir les empêcher d’y accéder, lorsque la nature des choses elle-même les en empêche ? Disons donc en un mot que, pour que les Citoyens aient un égal Droit d’accès, il faut que celui-ci soit indéfini et qu’il est nécessairement indéfini lorsqu’il est conféré par la Citoyenneté. Ne craignons pas que, dans ces conditions, certains accaparent à eux seuls la production ! Les seuls qui puissent l’accaparer sont aujourd’hui les riches parce qu’ils ont effectivement sur elle, grâce à Largent, grâce à leur fortune, plus de droits que les autres. Mais, si tous les Citoyens disposaient d’un pouvoir d’acheter indéfini, le partage de la production atteindrait naturellement l’équilibre le plus harmonieux, sans que la Société soit empêtrée dans une législation arbitraire, tyrannique et insupportable. Le Droit d’accéder librement au marché devrait donc être conféré par le fait d’être Citoyen, fait inquantifiable, et non par celui de disposer de quelques unités insignifiantes. Comment cela peut-il se traduire en pratique ? Que s’agit-il de permettre ? Il faut : 1) que des millions de consommateurs puissent, dans toute l’étendue de la Cité, prouver aux commerçants qu’ils sont Citoyens (sachant que la Citoyenneté se mérite par le respect constant de ses Devoirs envers la Cité et n’est donc pas inaliénable), 2) que la Cité puisse reconnaître facilement ses Citoyens, c’est-à-dire les individus qui se sont effectivement acquittés de leurs Devoirs envers elle, et leur fournir dans le même temps le moyen d’attester leur Citoyenneté. Il y a un siècle, satisfaire ces exigences aurait été difficile voire même impossible.  Sans doute, il y a un siècle, et à plus forte raison à l’aube de l’humanité, cela aurait été difficile, et même impossible, car impraticable, Mais aujourd’hui, avec tous nos moyens techniques et informatiques, ce serait un jeu d’enfant ! Au lieu de les mettre au service de Largent, que ne les mettons-nous au service de l’Égalité ? D’ailleurs, le fait même que l’Égalité soit aujourd’hui concevable et réalisable, assure qu’elle sera d’ici peu réalité. Nos pères croyaient que le progrès apporterait la justice… ils avaient raison. Philippe Landeux Ce texte à lui seul ne suffit pas à comprendre le pourquoi du comment. Mais, si vous avez des questions, je reste à votre entière disposition.

Jacques Heurtault 28/08/2006 10:21

Je prends le texte en commentaire, bien entendu! Je vais voir comment lui donner plus de rayonnement.

Philippe Landeux 27/08/2006 19:14

Salut Jacques,    Vous ne comprenez pas en quoi vous ménagez Largent ? Relisez-vous ! Vous ne parlez que de cela ! Quand je dis « ménager Largent » je ne veux pas dire que vous ménagez les riches mais que votre discours perpétue Largent puisque vous confirmez & défendez son existence sans vous interroger sur sa raison d’être & sa nature anti-sociale. Vous cherchez à soulager les hommes de problèmes financiers par de nouvelles jongleries financières. Vos intentions sont louables, mais il serait temps de comprendre que le problème est Largent lui-même ; que, du point de vue social, aucune solution financière ne peut être satisfaisante ! Vous ne réaliserez JAMAIS l’Egalité (en devoirs & en droits) entre « citoyens » dans un système monétaire.    Vous avez dit un jour que mon discours, axé sur les Principes de l’ordre social, était celui d’un utopiste ; je dis que, de votre côté, vous vous faites beaucoup d’illusions.     Enfin ! J’espère qu’un jour vous réaliserez que les Citoyens doivent avoir des Droits en raison de leur Citoyenneté, & que Largent est incompatible avec cette logique.

Jacques Heurtault 27/08/2006 20:02

Je comprends ce que vous dites mais je ne suis pas capable de concevoir un monde sans système monétaire. Je suis trop terre à terre, en tout cas pas assez audacieux.Si vous souhaitez rédiger un article sur ce sujet, je vous propose de le publier sur mon blog.

Philippe Landeux 27/08/2006 04:36

Salut Jacques,    Quand on se propose un grand dessein, surtout lorsqu’il s’agit de régler pour longtemps la vie des autres, on se doit d’être sévère envers soi-même. Un projet de ce genre ne doit pas être avancé à la légère. L’Humanité n’a que trop souffert des bonnes intentions portant de mauvaises mesures !    Cela dit, je comprends votre position, je partage l’essentiel de ce que vous appelez vos principes, &, si j’étais capitaliste, je les défendrais. Mais ce n’est plus le cas. Je veux dire que je ne peux plus aujourd’hui me satisfaire de ce discours qui, souvent plein de bon sens (pas de droits sans devoirs ; les lois doivent être simples & compréhensibles ; &c.), ne repose pas sur les Principes fondamentaux de l’ordre social.    Vous parlez de droits. Il serait bon de savoir, en premier lieu, ce qu’est un droit, d’où viennent les droits.     Selon moi, il n’y a de droits qu’en Société, entre individus qui ont des devoirs les uns envers les autres & qui, de la sorte, se génèrent mutuellement des droits. Cette réciprocité implique Egalité autant en devoirs qu’en droits. Il s’ensuit qu’un véritable état de droits est fondé sur le Principe d’Egalité & qu’il n’y a ni Société ni droits au véritable sens du terme dans l’inégalité. Vous pouvez déjà juger par là de l’abus qui est fait & que vous faites du terme « droit ».    L’origine ou le but fondamental de la Société étant la conservation de ses membres, ceux-ci ont comme premier devoir de protéger leurs concitoyens &, comme premier droit, d’être en sécurité au milieu d’eux. La sécurité, en tant que droit, n’existe qu’en Société, contraire de l’état de Nature. Et je dis bien, la sécurité, ce qui n’a rien à voir avec le droit de vivre ou d’exister. Bien sûr les citoyens ne peuvent jouir de la sécurité qui leur est due que s’ils sont en vie. Attenter à leurs jours est le plus grand crime qui se puisse commettre. Mais le crime n’est pas tant de leur ôter la vie que d’attenter à tous leurs droits, droits que la Société reconnaît & qu’elle doit garantir. C’est la sécurité que la Société peut & doit garantir, non pas l’existence ou la vie qu’elle ne donne pas & qui tôt ou tard s’achève.    En fait, un citoyen a un ensemble de devoirs envers la Société, c’est-à-dire l’ensemble de ses concitoyens, & doit jouir en retour d’un ensemble de droits. Parmi ces devoirs figure celui de participer à la vie de la Cité, d’une manière reconnue par la Cité. Le droit qui en résulte est celui de profiter des bienfaits de la Cité, sous toutes ses formes. C’est donc en tant que Citoyen qu’un citoyen doit jouir, comme tous ses concitoyens, des bienfaits de la Cité. Or ces bienfaits résultent des devoirs que les citoyens ont remplis envers la Cité. Quand les citoyens ont le devoir mutuel de se défendre, le bienfait qui en résulte est la Sécurité. Quand les citoyens ont le devoir de participer à la vie de la Cité, il en résulte notamment une production à laquelle chacun a droit. Tous les citoyens, soumis aux mêmes devoirs, ont donc le droit de jouir de cette production, autrement dit d’accéder au marché. C’est le statut de citoyen qui garantit ce droit.      Du strict point de vue des Principes, seuls sont Citoyens les individus qui s’acquittent des devoirs que la Cité impose à chacun. Mais une Société évoluée peut, sans violer les Principes, reconnaître des cas particuliers. Doit-elle accabler celui qui est déjà frapper par la Nature (par la vie) ? Non, puisque c’est précisément pour échapper à l’état de Nature que les hommes se constituent en Société. Il s’ensuit que, si elle le peut, la Société doit reconnaître des droits, voire le statut de Citoyen, à ceux qui NE PEUVENT PAS ou NE PEUVENT PLUS les mériter par eux-mêmes. Je pense aux enfants (qui en aucun cas ne peuvent être considérés comme des citoyens), aux étudiants, à certains handicapés, aux retraités ; vous avez parlé des veuves. (Remarquez que ces droits n’existent pas alors de manière naturelle, mais par la grâce de la Société.)     Ainsi, un retraité, c’est-à-dire un Citoyen dispensé par la loi de participer à la vie de la Cité, est toujours Citoyen & jouit toujours de tous les Droits attachés à ce statut. Qu’en est-il aujourd’hui ? Il perd le tiers au moins de son revenu. Autrement dit, ses droits s’effondrent. Il en va de même pour les « citoyens » accidentés ou frappés de maladie, pour les veuves, les femmes divorcées, &c.     Vous trouvez qu’il serait salaud de refuser des secours financiers à ces catégories de personnes. C’est un point de vue capitaliste. Je trouve, moi, qu’il est, sinon salaud, du moins réactionnaire, de revendiquer pour elles des secours financiers (qui ne seront jamais à hauteur satisfaisante) au lieu de dénoncer Largent & de réclamer pour tous la reconnaissance de la Citoyenneté (& des droits qui y sont logiquement attachés).                   Vous voulez assurer aux individus un minimum d’argent ; je veux garantir aux Citoyens la plénitude de leurs Droits. Si vous vous souciez tant des personnes, pourquoi ménagez-vous tant Largent ?

Jacques Heurtault 27/08/2006 13:16

Je ne comprends pas en quoi je ménage l'argent. Mes propositions relatives à la mise en place d'un impôt sur le patrimoine vont exactement dans le sens opposé! Dans mon esprit, ce nouvel impôt doit rapporter des sommes assez rondelettes. Songez qu'un taux de 0,1% sur un patrimoine de 1.000.000 d'Euros, cela fait 1.000 Euros. En première analyse, on a l'impression que cela fait peu. Certes, pour une personne qui possède un million d'euros, cela semble peu. Si vous prenez en considération que la base de calcul n'est pas l'actif net (l'actif marchand diminué des dettes contractées) mais l'actif net SANS défalquation des dettes, je vous assure que le rendement est énorme. Ce nouvel impôt sera d'autant plus facilement accepté qu'il touchera TOUT le monde, riches ou pauvres, dans la même proportion pour chacun. Je ne veux, en aucun cas, entendre parler de progressivité des taux. A mon sens, cette démarche qui consiste à dire que plus on riche et plus on doit être frappé d'un taux élevé est une véritable duperie. Elle est défendue par des démagogues ("Ce sont les autres qui doivent payer parce que, moi, j'ai le droit de recevoir alors que je n'ai pas le devoir de payer"). Avec ce procédé, si la collectivité des citoyens souhaite en augmenter le taux, ces mêmes citoyens, en votant cette augmentation, savent qu'ils votent leur propres augmentation! Disparu la rengaine "faire payer les riches" (ceux qui disent cela se considèrent comme pauvres et trouvent légitime de décider que ce sont les autres qui paieront ...   C'est d'autant plus vrai que les personnes morales (les entreprises, les associations, etc ...) y sont assujetties de la même manière, au même taux. Celui qui serait tenté d'en mettre "à gauche" (parce qu'il a son portefeuille à droite) ne peut plus passer entre les mailles du filet. Dès lors qu'une personne (physique ou morale) est identifiée, elle procède à sa déclaration de patrimoine sur lequel on applique un taux unique.

Philippe Landeux 26/08/2006 11:07

Vous avez décidément du mal à vous concentrer sur notre sujet. Laissez donc de côté, pour le moment, ce qui est & occupons-nous sur ce qui doit être. Peu importe le nombre & la teneur des lois actuelles ! Nous ne devons pas réagir à la réalité, mais agir à terme sur elle ! Pour cela, il nous faut un but clair, un vrai projet social, ou plutôt une conception nette de ce qu’est & doit être une Société. Additionner des mesures ne fait pas un projet, d’autant qu’elles sont fatalement incohérentes. Par contre un projet indique les mesures à prendre dans le futur & les positions à adopter dans le présent. On ne peut pas fustiger les politiciens actuels & se comporter, au fond, comme eux ! Revenons-en donc aux Principes de l’ordre social. Par exemple, sur quels Principes fondez-vous votre proposition d’allocation d’existence ?

Jacques Heurtault 26/08/2006 12:03

Philippe, vous êtes d'une très grande sévérité avec moi. Mais je l'accepte! Votre question est précise. Je peux donc répondre d'une manière précise.1. Le Projet socialiste n'est certainement pas un projet au sens où vous l'entendez. Je pense que vous êtes d'accord.2. Quels sont les principes qui fondent ma proposition d'allocation d'existence? Je vais essayer de les décrire.   - Personne ne peut se prévaloir d'un droit à l'assistance. Il faut qu'il fournisse donc une contrepartie.   - Au fil du temps, "ON" a mis en place tout un bazar de mesures complètement hétéroclites qui, cependant, au moment de leurs mises en place respectives apparaissaient parfaitement valides. Comment contrer la mise en place de l'assurance veuvage? Difficile, nest-ce pas? Sauf si on veut délibérement apparaître comme un salaud! Je n'ai pas ce désir.    - Les lois essentielles doivent être comprises par tous, y compris les plus humbles. Il faut donc qu'elles soient rédigées d'une manière particulièrement claire. On est très loin du compte!   - Avec "mon" allocation d'existence (dont je suis pas l'inventeur!), la Société reconnaît à TOUS le droit d'exister et de vivre et reconnaît que, pour cela, il faut disposer d'un minimum de revenu (sinon le droit à l'existence devient vide de sens dans nos sociétés développées). Cela tient au fait que notre pays est un pays riche qui peut offrir cela à tous ses membres (en situation régulière, bien entendu; donc, rien pour les "sans papier").   - Toutefois, aussi bien parce qu'elle n'est pas assez riche que parce qu'elle ne veut pas franchir ce pas pour l'instant,la Société des Humains entend limiter le montant versé afin de faire clairement passer le message suivant : "Si vous en voulez plus, ce qui est légitime, il va falloir que vous travailliez". Si vous voulez assurer vos vieux jours sans avoir à travailler alors que vous ne le pourrez physiquement plus, il va falloir que vous mettiez de l'argent de côté MAINTENANT.   - Il résulte donc que le montant de cette allocation d'existence ne doit pas suffire pour vivre. Il faut trouver un revenu de complément ... C'est un PRINCIPE.   - Tous les humains ayant le droit de vivre (c'est le minimum exigible, me semble-t-il!), la même somme est allouée à tous. Riche ou pauvre, bien portant ou malade, jeune ou vieux, homme ou femme, en capacité physique ou intellectuelle de travailler ou pas, etc (c'est sur ce point que ma proposition fait le plus grincer des dents chez certains ...).   - Toutefois, en vertu du principe de réalité, cette allocation d'existence ne peut, techniquement, être mise en place que progressivement (il n'y a pas de "grand soir"!).
Ai-je été clair? Je reste à votre disposition pour poursuivre le débat.
A+!
 Jacques Heurtault  

Philippe Landeux 25/08/2006 21:59

Bonsoir Jacques,Enfin on avance. Je suis d’accord avec la plupart des choses que vous avez dites. Mais vous n’allez pas à l’essentiel.Quand je dis qu’il faut poser les Principes de l’ordre social, c’est-à-dire définir les Devoirs & les Droits du Citoyens, j’entends qu’ils ne le sont pas correctement à l’heure actuelle, qu’il faut donc à nouveau réfléchir au sujet.Pour ma part, il me semble que les Devoirs & les Droits du Citoyen découlent de la nature de la Citoyenneté & de la raison d’être de la Cité. La raison d’être originelle de toute Société est la sécurité de ses membres, étant membres de la Société tous ceux qui, étant acceptés comme tels, contribuent à accroître la Sécurité de leurs Concitoyens, Sécurité dont ils jouissent eux-mêmes grâce à la protection des autres. Il s’ensuit qu’un Citoyen a envers ses Concitoyens des Devoirs, que tout Citoyen a les mêmes Devoirs (en l’occurrence protéger les autres & ne pas attenter à leurs Droits), & que chacun doit également jouir du Droit qu’il génère pour les autres, savoir la Sécurité. Autrement dit, est un Citoyen tout individu qui participe à la vie de la Cité, selon ce que la Cité considère comme une participation, & jouit en retour de tous les Droits attachés à la Citoyenneté, tous les Citoyens étant donc égaux en Droits. Que les choses aillent en se compliquant ne remet pas en cause le fait que l’Egalité soit le Principe fondamental de l’ordre social. Quand ce Principe est bafoué, quand l’inégalité règne, il n’y a plus de Société au sens propre. Nous sommes dans ce cas. La solution au problème social est dans les Principes de l’ordre social.Excusez-moi. Je fais court ; je manque de temps ce soir. A demain donc.Philippe

Jacques Heurtault 25/08/2006 23:22

Il est en effet bien certain que lorsque les responsables politiques de notre pays n'ont pas le courage de faire appliquer les lois exixtantes et préfèrent "pondre" des lois de circonstances sous la pression de la rue (peu importe leur contenu, c'est le principe même qui es t encause)., il ne faut alors pas s'étonner que tout va à vau l'eau et que la société elle-même s'effiloche.
Qui, dans ce pays peut se targuer de connaître toutes les lois en vigueur (il y en a au moins 9.000)? Personne ... En tout j'ai l'humilité de le dire, je fais partie de ceux qui, et de loin!, ne connaissent pas toutes les lois. Quant au décrets, mieux ne pas en parler, il y en au moins 375.000 (sans compter les décrets ministériels de nomination de tel ou tel à tel ou tel poste.

Philippe Landeux 25/08/2006 12:57

    Je suis content que vous m’ayez enfin répondu, mais votre réponse me laisse perplexe à défaut de me surprendre.    Vous dites : « dans votre (ma) logique ». Est-ce à dire que la logique des Droits du Citoyen n’est pas la votre ? C’est inconcevable. Pourtant, en taxant d’utopique quiconque la recherche & la proclame, que faites-vous sinon l’étouffer & en sanctionner une autre, en l’occurrence celle de Largent. Je suis bien certain qu’un homme tel que vous désire que l’Homme soit au centre des considérations politiques, économiques, sociales, &c., mais j’ai le regret de vous dire que ce n’est pas en accordant la priorité à Largent, que dis-je, en vous détournant des Droits du Citoyen, en taisant les Principes de l’ordre social, que ce vœux se réalisera. En fait, ceux qui tiennent sincèrement des discours humanistes & anti-capitalistes sans dénoncer, non pas le fonctionnement de la monnaie, mais l’existence même de Largent (qu’il faudrait définir), sans revendiquer, non pas plus de justice, mais l’Egalité, ceux-là sont de vrais utopistes, de vrais naïfs, d’éternels dindons. Entre l’Egalité & Largent, entre les Citoyens & le capitalo-libéralisme (rien à voir avec le libéralisme), il faut choisir.     Vous citez Lénine. Etes-vous sûr que ce soit une bonne référence ? J’en citerai un autre bien plus grand à mes yeux : « J’avoue que je ne conçois pas bien cette proposition ; qu’est-ce que l’organisation du gouvernement d’un peuple ? Ce n’est autre chose, si je ne me trompe, que les loix fondamentales qui forment sa constitution, qui constituent son gouvernement. Quelle est la base de la constitution & du gouvernement ? Ce sont, sans contredit, les droits des hommes. Quel est le but du gouvernement ? Quel est le but de la constitution ? C’est le bonheur des hommes, & par conséquent la conservation de leurs droits, de leur sûreté, de leur liberté, de leur propriété ; il faut donc avant d’instituer un gouvernement, bien déterminer & la nature & l’étendue des droits, dont la conservation est l’objet du gouvernement ; proposer de commencer par le gouvernement, c’est ne rien proposer, ou proposer la conséquence avant le principe. [...] Remarquez bien, citoyens, que le seul moyen de faire bien & même de faire vite cette constitution, c’est d’en établir d’abord les bases ; car, s’il n’est pas de principes posés, comment voulez-vous qu’on s’accorde sur les conséquences ? alors les discussions ne roulent que sur des détails & comme chacun part de bases & de principes opposés, qu’il modifie & qu’il appelle à son gré, parce qu’elles ne sont pas discutées dans l’opinion générale, il en résulte que la quantité des opinions est infinie, que les débats deviennent aussi interminables que tumultueux. Il faut donc pour procéder définitivement à une constitution, que chacun marche sur le même point : reconnaître les principes. [...] Nous devons à la nation une constitution fondée sur les droits imprescriptibles de l’homme, de l’homme dans l’état de nature, de l’homme dans l’état de société. C’est le seul moyen de donner un gage à la nation, que nous respecterons véritablement sa liberté ; car le plus sûr garant que nous puissions lui donner de nos principes & du zèle avec lequel nous lui donnerons une constitution conforme à ses droits, c’est de proclamer franchement ces droits-là. » (Je vous laisse deviner de qui il s’agit.)    De le même esprit, je propose de poser les Principes de l’ordre social avant de penser aux moyens de les appliquer. Voilà mon utopie ! N’est-ce pas plutôt de la cohérence, du simple bon sens. Mais vous êtes si pressé que vous anticipez les moyens, m’imputez des pensées naïves, en concluez à l’impossibilité, & finissez par repousser les Principes eux-mêmes. Invoquer la réalité pour occulter les Principes de l’ordre social, est-ce ainsi que l’on fait de la politique ? Le malheur n’est-il pas, précisément, que telle soit effectivement la manière d’agir de nos politiciens ? Ils sont embourbés dans la réalité & sont incapables d’avoir une vision, un projet, de susciter l’enthousiasme, de mobiliser les énergies. Cela fait 20 ans que les socialistes prétendent chercher un projet… Ils sont bien trop attachés à Largent pour concevoir autre chose qu’un système capitalo-libéral modéré par un Etat providence. Fatalement ils tournent en rond & sonnent creux.    Bien sûr que les idées que je développe sont en avance sur leur temps (pas de beaucoup en vérité), mais pour que des idées avancent & qu’enfin elles se concrétisent, ne faut-il pas les émettre & braver longtemps l’opinion publique ?    Vous dites qu’il ne faut pas marcher trop loin devant les masses. Je ne pensais pas m’adresser à la masse, mais à un homme audacieux ! Que la masse ne soit pas prête, j’en conviens ; mais quand le sera-t-elle si les hommes intelligents lui refusent les efforts nécessaires pour l’éclairer ? Comment l’humanité aurait-elle avancer si le discours que vous m’avez tenu avait toujours prévalu ?    Je vous invite donc à reprendre cette discussion par le début : les Principes de l’ordre social. (Je vous les ai rapidement exposés tels que je les conçois ; comment les concevez-vous ?) En sachant quels doivent être les rapports entre Citoyens d’une Société digne de ce nom, nous auront plus de facilité pour découvrir comment les mettre en œuvre ; nous saurons en outre ce qui rapproche de ce but & ce qui en éloigne.

Jacques Heurtault 25/08/2006 14:02

Merci pour votre réponse. Veuillez accepter mes excuses pour ne vous avoir pas signalé que je vous avais répondu. Voici mes éléments de réponse à votre commentaire.1. Les Droits du Citoyen sont évidemment la base de tout système démocratique. Cette formule est même meilleure que la formule des "Droits de l'Homme" car , dans mon esprit, elle sous-entend une contrepartie, de la part du Citoyen , lequel ne saurait être attentiste avec un discours du type "J'ai droit à ça et ça et encore ça, sans aucune contrepartie" (beaucoup de gens, cependant, dans notre pays, raisonnent selon cette logique. Ils parlent des droits mais jamais des devoirs!).2. La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme" (ne pas confondre avec la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ...) est une bonne base mais éclaire assez bien la notion d'Utopie. Avez vous lu le paragraphe de l'Organisation Mondiale de la Santé? Si on en applique rigoureusement la définition de l'Homme en bonne santé, on arrive à la conclusion que TOUT le MONDE, sur la Planète, est MALADE. Cela n'a évidemment aucun sens ...3. Beaucoup plus productive est la méthode de la Convention européenne des droits de l'Homme. Cette convention, quand un Etat la signe, a un caractère contraignant. Il y a même une Cour Européenne des Droits de l'Homme qui peut prendre des sanctions contre les Etats fautifs si ceux-ci violent les Droits de l'Homme consigné dans la Convention européenne. ...Je reprends le fil de mon exposé après une suspension de 4 heures.
Quels peuvent être les droits du citoyens?
Avant toute chose, celui de pouvoir s'exprimer librement pour défendre son point de vue. Mettre le feu à des voitures ne fait évidemment pas partie de ce droit de s'exprimer. Le vote républicain est , par essence démocratique. Quand on est minoritaire, on accepte la mise en oeuvre de la politique voulue par les majoritaires.Il y a aussi le droit de travailler pour gagner sa vie. Cela ne voeut pas dire que la société doit lui trouver un emploi. C'est évidemment à lui de le chercher. Par contre les pouvoirs publics ont le devoir de créer les conditions d'un bon fonctionnement de l'économie afin que celle -ci puisse se développer. Si cela n'est pas le cas, le citoyen ne peut se prévaloir de son absence d'emploi pour réclamer un revenu de substitution. Soutenir le contraire est de la pure démagogie. Il est bien évident que si, demain, on me dit : Monsieur, voici 2.000 Euros, vous les percevrez chaque mois, à vie, à condition que vous renonciez à votre droit de travailler, je les prends tout de suite. Si la somme est ramenée à 1.000 euros, je refuse car, compte tenu de mon mode de vie, 1.000 euros ne me suffisent pas.

Philippe Landeux 24/08/2006 05:50

Bonjour,Je viens d'achever un livre de Serge Latouche, "Justice sans limites". Il analyse les rapports Nord/Sud & cherche la justice d'un point de vue éthique. Il évoque lui aussi l'allocation d'existence, les SEL, &c. Il propose au final de se réapproprier l'argent. Je ne comprends pas ce que cela veut dire, sans doute parce que cela ne veut rien dire.Je cite deux passages : « La réappropriation de la monnaie et du marché signifie concrètement la réaffirmation de la nature radicalement politique de l'échange marchand, qui n'est qu'une forme du commerce social. » (p. 317) « … il est impossible de déterminer la part [dans la production] qui revient à quelque facteur  pris isolément. Le critère économique a disparu, il faut trouver autre chose. »Malgré ces phrases lumineuses, Serge Latouche bute, comme vous, sur l’argent (Largent). En fait, il en ignore la nature profonde. Il dénonce le fonctionnement actuel de la monnaie & voudrait, comme la plupart des progressistes, qu’il soit seulement modifié. Mais, outre que cela est impossible, puisque la monnaie fonctionne selon des lois intrinsèques, cela ne peut pas résoudre le problème social & peut au contraire l’aggraver, puisqu’il faut dresser des barrières artificielles contre des mécanismes « naturels ».Il est temps de prendre conscience que, dans un système monétaire, les individus ont des droits en proportion de leur fortune & non en raison de leur statut. A part le droit de vote, les citoyens (si on peut encore les appeler ainsi) n'ont aujourd'hui aucun droit dont l’étendue ne soit déterminée par leur fortune. Même les droits vitaux (manger, se loger, se vêtir) ne sont pas garantis par la Citoyenneté, mais dépendent de ce que l’on a dans son porte-monnaie. L’idée d’une allocation d’existence apporte une réponse sans poser le problème ; elle contourne la question. Il s’agit d’assurer des droits (minimum élevés mais néanmoins inégaux) à tous les « citoyens » dans le cadre d’un système monétaire. En admettant que cela soit possible malgré la complexité, cette allocation ne satisferait en rien les Principes de l’ordre social d’après lesquels un Citoyen a des Droits dans la Cité en raison de sa Citoyenneté même. La monnaie est un intermédiaire entre le Citoyen & ses Droits. Elle permet de nier la Citoyenneté des individus & de les dépouiller de tout ou partie leurs Droits. Quel en effet est l’objet de l’allocation d’existence sinon de leur restituer au plus grand nombre une partie (une partie seulement) de ces Droits ? Quelle est la conséquence directe d’une telle conception sinon de perpétuer, outre l’inégalité, la dichotomie entre Citoyenneté & Droits du Citoyen ?

Jacques Heurtault 25/08/2006 02:35

Je comprend votre point de vue comme étant celui d'un utopiste. Ce n'est évidemment pas un crime, ni même un délit, ni même un scandale ...Dans votre logique, il n'y a tout simplement pas de monnaie parce qu'il n'y en a tout simplement pas besoin. Vous supposez que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Ce n'est malheusement pas vrai. Le communisme que vous décrivez (au sens originel du terme, noble et généreux) n'a cours nulle part. Et lorsque les conditions seront réunies, beaucoup, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts.
Il est sain d'avoir des réflexions de type utopique. Mais il faut revenir au réel, sans quoi, on est, comme l'a si bien dit Lénine, non pas un pas devant les masses mais deux ou trois pas ... Les responsables politiques sont trop souvent à 100 lieues de l'utopie. Si ne s'agissait que de cela,  ce ne serait pas trop grave. Le pire, c'est qu'ils sont souvent très loin des réalités vécues par les gens  ordinaires qui n'ont qu'une seule aspiration, oh, combien légitime, vivre heureux. Ils même trop proche de la réalité, le nez dans le guidon. Donc, ils ne voient rien ou bien peu de choses.

Philippe Landeux 20/08/2006 11:20

Salut,J'ai découvert votre site grâce à l\\\'annonce que vous avez faite sur le site SDV (salaire de vie). J'y ai laissé de longs développements.J'ai moi-même plusieurs sites. Mais je n'en suis pas très satisfait. Je ne les mentionne donc pas. Je peux tout aussi bien développer en direct.Pour en venir donc à notre sujet, vous m'avez mal compris. Il faudrait avant toute chose être d'accord sur des fondamentaux. Je dis que devrait être considéré comme Citoyen tout individu qui participe à la vie de la Cité d'une manière reconnu par la Cité, qui remplit donc le premier de ses devoirs fondamentaux & qui, en retour, doit jouir dans la Cité de tous les droits attachés à la Citoyenneté, dont celui essentiel d'accéder au marché. Les Citoyens étant égaux en devoirs seraient aussi égaux en droits.Vous pensez que ce raisonnement exclut la solidarité !  Mais, en remplissant leurs devoirs envers la Cité, la Cité étant l'ensemble des Citoyens, les Citoyens ne sont-ils pas solidaires ? Quand la Cité reconnait des droits aux invalides, n'est-ce pas de la solidarité ? Qu'entendez-vous donc par solidarité ? Des Citoyens qui jouiraient pleinement de leurs droits n'auraient pas besoin de la solidarité telle que vous l'entendez ! Vous voulez pour ainsi dire donner de l'argent aux pauvres ; je veux que l'on reconnaisse qu'ils sont citoyens & qu'ils ont des droits en tant que tels. Je vous parle de droits ; vous parlez d'argent. Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir... Il est vrai que je n'ai pas dit grand chose. Mais je dirai encore ceci : vous faites avec ce que vous avez en croyant pouvoir faire du neuf avec du vieux. Je pense au contraire que, pour résoudre les problèmes de "société", il faut consulter les principes de l'ordre social, les retrouver si on les a oubliés, & appliquer ce qu'ils préconisent. Il n'y a que de cette façon que nous bâtiront une Société digne de ce nom.Pardon si je suis un peu tranchant, c'est ma façon d'écrire. Soyez sûr qu'il n'y a aucune animosité. Je suis bien content au contraire de rencontrer des gens qui veulent bouger les choses, même si je ne suis pas forcément d'accord avec les moyens qu'ils préconisent, & je serais heureux de poursuivre avec vous cette discussion.

Philippe Landeux 19/08/2006 18:50

Bonjour,J'ai découvert votre blog grâce au message que vous avez laissé sur le site SDV (salaire de vie).Comme vous développez la même idée, je vous ferais le même genre de réponse.Je suis totalement contre une allocation (financière) liée à l\\\'existence. 1) Il est temps que les Français remettent en cause ce principe absurde de droit naturel hérité de la Révolution, qu\\\'ils comprennent qu\\\'il n\\\'y a de droits qu\\\'en Société, qu\\\'un individu a des droits en raison de sa Citoyenneté, non du fait qu\\\'il existe, & que, par conséquent, avant même d\\\'avoir des droits, il a des devoirs.  Il faut arrêter  de faire croire aux gens que les droits tombent du ciel ! (Que la Société, non la Nature, accorde des droits, par humanité, par solidarité, aux individus invalides, c\\\'est l\\\'exception qui confirme la règle.) 2) Il est également temps de réaliser que la monnaie sert à accéder au marché, qu\\\'elle permet donc aux individus d\\\'exercer un droit. Or ce droit qui consiste à retirer du marché (ou produit commun) des biens ou des services, doit être conféré par le fait d\\\'avoir soi-même contribué à l\\\'alimenter, d\\\'avoir soi-même travaillé. Comme un Citoyen est (ou devrait être) par définition un individu qui participe à la vie de la Cité, il s\\\'ensuit que ce droit appartient à tous ceux qui participent de même, à tous les Citoyens, qu\\\'il est donc lié directement à la Citoyenneté. Accéder au marché est le droit de tout Citoyen ; il est conféré par la Citoyenneté elle-même ; il est égal pour tous les Citoyens (qui sont aussi égaux en devoirs). Dès lors, à quoi sert la monnaie, sinon à instaurer & perpétuer l\\\'inégalité ?Les Citoyens (en conscience) ne doivent pas réclamer la charité sous quelque forme que ce soit, ils ne doivent plus cautionner  l\\\'inégalité & le capitalisme en revendiquant  des salaires,  des aides, des allocations, &c.,  ils doivent exiger la reconnaissance de leur Citoyenneté & la jouissance des droits qui y sont attachés, particulièrement celui d\\\'accéder au marché.

Jacques Heurtault 19/08/2006 20:00

Voulez vous dire que vous êtes hostile à tout mécanisme solidaire de protection sociale? C'est un peu ce que je comprends de votre commentaire. Dans mon esprit, l'allocation d'existence que je préconise ne tombe pas du ciel. Elle est financée par les actuelles cotisations que nous versons! C'est simplement une autre manière, beaucoup plus économique en terme de coût de gestion, de redistribuer le produit de nos de cotisations. Bien entendu, les traces comptables apparaissent en clair sur les feuilles de paie! De même, le récapitulatif annuel qui solde l'exercice... Comme cela apparait sur notre relevé fiscal ACTUEL. Ce système suppose la fusion de la CSG dans le système fiscal et sa sortie corrélative de la Sécu qui deviendrait un système gestionnaire des dépenses (assurance du gros risque notamment.Poursuivons le débat, si vous le voulez bien. Avez vous un blog? Ou bien intervenez vous souvent sur certains blogs? Si tel est le cas, merci de m'en faire parvenir la liste.

Jacques Heurtault 25/03/2006 21:29

Bonsoir Monsieur Mas,
Je suis évidemment intéressé par votre proposition. Par ailleurs, pouvez vous me préciser le lien qui va vers votre commentaire sur l'Anpe? Merci pour toutes vos contributions.

Gilles Mas 25/03/2006 14:11

Bonjour Monsieur Heurtault,
J'ai mis un texte sur le blog des Vigilants concernant le sujet de l' ANPE dont on parle beaucoup en ce moment.
Par ailleurs, il y a quelques semaines, j'ai pris l'initiative personnelle d'adresser le projet de l'auteur concernant l' ANSE à une trentaine de personnages politiques et syndicaux de tous horizons.
Je n'ai eu que 6 manifestations en retour à ce jour...
Seriez-vous intéressé de connaître le nom de ceux qui, de manière diverses, se sont manifesté en retour ?
Bien cordialement,
Gilles Mas

Jacques Heurtault 16/01/2006 19:45

Bonsoir Gilles Mas,
J'ai placé deux commentaires sur le site des Vigilants mais je n'en trouve pas la trace, ce soir. Y a t-il un problème?

Jacques Heurtault 13/01/2006 15:34

On continue, bien sûr! J'ai été un peu bousculé, cette semaine! Avez vous remarqué que je n'ai rien "pondu" depuis dimanche dernier?
Je dois me rendre sur le site des vigilants dans la soirée ... et répondre au fond sur le sujet ANSE/ANPE.

Gilles Mas 13/01/2006 12:18

Bonjour Monsieur Heurtault,

Ne souhaitez-vous plus continuer notre échange ?

GM

Gilles Mas 10/01/2006 08:24

Bonjour,

Avez-vous eu connaissance de la nouvelle proposition sur ce sujet faite hier par un homme politique ?

On dirait qu'il y a des idées communes avec la proposition du Club des Vigilants.

C'est évidemment le point de vue des salariés qui y est vu.

Attendons qu'un grand patron s'exprime lui aussi....


Voir : http://fr.news.yahoo.com/09012006/5/francois-hollande-souhaite-un-contrat-de-formation-remunere-pour-les.html

GM

Jacques Heurtault 08/01/2006 17:15

Plus je réfléchis à la proposition du Club des Vigilants, plus je me dis qu'il y a quelque chose qui coince ...
La relation "commerciale" entre l'agent de l'ANPE (pardon, ANSE ...) est en train de se mettre en place avec le suivi mensuel des demandeurs d'emploi ...
Par contre, l'ANPE (là, je maintiens le sigle ...) n'a toujours pas le droit de facturer quoi que ce soit à un quelconque employeur : GRATUIT! tout ce que l'ANPE fait en faveur des employeurs est G.R.A.T.U.I.T!!
On pourrait peut-être commencer par donner à l'ANPE le droit d'émettre des factures : ce serait un bon moyen de se rendre compte de ce qu'elle est capable de gagner par elle-même ...
Affaire à suivre...

Gilles Mas 07/01/2006 16:34

Bonjour,

Je ne sais si vous êtes allé de nouveau récemment sur le site des Vigilants à la page concernant le sujet qui nous occupe.

Les réactions sont étonnantes....

Pour ma part, ce que j'ai trouvé astucieux dans cette idée, au delà de certains arguments présentés en termes de construction d'un mécanisme qui "pousse les acteurs" à résoudre le problème de non-emploi de quelqu'un, que ce soit par une embauche directe ou par une formation en vue d'une embauche future, c'est que un tel système aurait au moins l'énorme intérêt de mettre l'ensemble des entreprises en face d'un choix auquel elles ne pourraient pas se dérober ni se voiler la façe.

Aujourd'hui la position des employeurs est de dire que les "charges" qui pèsent sur les salaires sont trop fortes, sans dire de combien d'ailleurs...

En réalité, ceci est le début d'une position de négociation dont on perçoit l'objectif réel qui est de " renégocier tous les salaires fixes à la baisse ".

N'oublions pas qu'un "salarié" n'est, au fond, qu'un fournisseur comme un autre de l'entreprise qui est son client et non un "membre" de l'entreprise car une entreprise est naturellement "vide "....

Ajourd'hui, il ne vous sans doute pas échappé que tous les fournisseurs sont passés à l'essoreuse des prix par les directions des achats qui ne rêvent en fait que de voir s'ouvrir à elles l'ensemble des budgets d'achats de ressources... humaines !

Par ailleurs, alors que les emplois sont mis sur le "marché" ils ne trouvent pas toujours la quantité de "courage de travailler" à laquelle ils disent devoir s'attendre...

Les entreprises disent qu'elles ont besoin de personnel pour fonctionner et pourtant le nombre de postes réels et réalistes proposés semblent, me dit-on, plutôt régresser que progresser (?)

Si les entreprises avaient façe à elle un "vendeur" qui aurait un objectif fort et un intérêt personnel financier de "placer" les chomeurs, il me semble, comme le dit l'auteur du texte, qu'il y aurait là un ensemble de forces qui s'opposeraient et dont le résultat serait très parlant quant à la capacité réelle des entreprises modernes fortement automatisées et iinformatisées à proposer encore des activités humaines ( sauf dans les services purs )...

Je suis prêt à suivre l'auteur lorsqu'il dit que si le "commercial" de l'ANSE cherchait fortement à "placer" son collaborateur dans une entreprise, il serait mieux placé que le chômeur "tout seul " pour le faire !

Comme le contrat entre cet organisme et les entreprises serait nécessaireement à durée limitée et de "droit commercial" (si j'ai compris l'auteur), le salarié ne serait plus en situation de difficulté en cas de fin du contrat voire de chomage technique momentané. Par ailleurs, le "commercial" qui s'occuperait de lui serait dans une situation plus "confortable et plus forte" que son salarié pour négocier la "prolongation" de son contrat voire l'évolution de son type d'activité au sein de l'entreprise...


Qu'en pensez-vous ?

GM

Jacques Heurtault 04/01/2006 21:34

Bonsoir Gilles Mas,
Une telle réforme, s'il était possible de la mettre en oeuvre telle que décrite par l'auteur, nécessiterait un tel changement de culture de la part des agents de l'Anpe que 10 ans sont au préalable nécessaires avant d'arriver à frôler l'objectif.
Je ne crois pas trop au caractère volontariste des employeurs dans la lutte contre le chômage. Il faut bien en convenir : ce n'est pas leur problème en tant qu'employeurs. Il ne faut pas mélanger les genres même si on peut rêver à l'entreprise citoyenne.

Gilles Mas 04/01/2006 13:40

Avez-vous vu la question que j'ai posé sur cette adresse ?

http://www.clubdesvigilants.com/archives/2006/01/fini_l_anpe_viv.php#comments


Cela rejoint votre inquiétude sur la "taille" de l'organisme de type "entreprise" qui serait ainsi créée.

Comme vous le suggérez, une organisation totalement centralisée et monolithique n'est pas envisageable. Par contre des entités plus petites telles que vous l'indiquez pourraient transformer ce "monstre" en une assemblée de petites organisations à taille humaines par régions, par bassin d'emploi ou par métiers ou autres.

Mon expérience personnelle de salarié en entreprise me montre tous les jours que les employeurs acceptent plus facilement de payer un "prix" même plus élevé pour quelquechose qu'un simple "taxation" en contrepartie d'un " dégât produit ", que cela soit sur le tissu social ou sur l'environnement.

Qu'en pensez-vous ?

GM

Jacques Heurtault 03/01/2006 18:39

Ayant relu, trop rapidement cependant, cet article du Club des Vigilants au sujet de l'ANPE devenue ANSE, je maintiens que mon interrogation porte plus sur le réalisme technique de la proposition qui est faite. Il s'agit de gérer plusieurs millions de demandeurs d'emplois, autrement dit, une ENTREPRISE de plusieurs millions de salariés! Ce n'est pas faisable, techniquement, même à terme rapproché. Ce n'est pas faisable, à mon sens, avec les effectifs de l'Anpe (23000 personnes) même augmentés de ceux de l'Unedic (environ 16000).
Cette solution n'est pas "trop libérale". Elle plutôt trop "centrale" pour ne pas dire trop "centraliste".
A la rigueur, dans le cadre d'une restructuration fortement décentralisée (avec des filiales soit "géographiques", soit "de segments de marché", soit les deux), avec des conditions de "salariat" des demandeurs qui s'inspireraient de mes propositions relatives à la gestion de l'interim (voyez les articles que j'ai déjà publiés) ...
Quant aux 4,5 millions de demandeurs d'emploi, voyez, là aussi mes publications sur la définition des catégories de demandeurs et la définition des "rmistes". Je suis, professionnellement, au coeur du problème : je suis agent de l'Anpe.
Mais, comme toute proposition manifestement réfléchie (et celle là en fait partie), il faut poursuivre cette réflexion ... en se méfiant du gigantisme.
Poursuivons nos échanges, si vous le voulez bien. Merci.

Gilles Mas 03/01/2006 13:36

Bonjour et bonne année!

Non je n'ai pas de blog personnel mais j'utilise de temps en temps celui du Club des Vigilants en répondant à certains billets qui y sont publiés.

Maintenant que grâce à lui j'ai connu le votre ne ne manquerai pas d'y ajouter quelques réflexions sur des sujets qui m'intéressent ( dette du pays, comptabilité patrimoniale de l'etat, etc... ).

Je reviens sur la question que je vous adressait concernant l'idée proposée dans les Echos de faire une sorte de "société de services" pour " vendre " aux entreprises et particuliers les capacité de travail des personnes en chomage.

Si j'ai bien compris le texte...

Pourquoi dites vous que vous n'auriez pas eu l'audace de publier ces propositions ? Vous paraissent-elles trop libérales ou au contraire donnent elles un rôle trop "central" à cette nouvelle structure de rechange dont l'organisation n'est d'ailleurs pas suggérée dans l'article ?

Pourquoi faites-vous référence à 4,5 millions de personnes soit 20 % de la population en état de travailler en France et non pas 10 % ?

J'ai imaginé que vous pensiez au RMI'stes ?

Cordialement,

GM

Jacques Heurtault 29/12/2005 20:23

Bonsoir Monsieur,
Nous lisons le même quotidien et je m'en réjouis. Les Echos sont un journal indiscutablement sérieux. Le Club des Vigilants ne l'est pas moins... Entre autres personnalités comptant parmi ses membres j'y ai noté Monsieur Marc Ullmann.
Je vais "poster" prochainement sur l'article auquel vous faites référence. Mon blog s'intitule "Propositions audacieuses" car je crois qu'elles le sont effectivement. Je dois cependant vous avouer que je n'aurais jamais eu l'audace de publier les propositions contenues dans cet article.
Tout ce qui va dans le sens de la modernisation de l'Anpe retient mon attention la plus vive. Qui plus est attention POSITIVE. Je ne vous cache pas cependant que je suis quelque peu troublé par les conséquences prévisibles de la mise en oeuvre des réformes proposées. L'auteur n'a probablement pas compris que le nombre d'inscrits à l'Anpe était d'au moins 4,5 millions (et non pas seulement 2,5 millions).
Nous reparlerons de tout cela. Je vous remercie de me consacrer un peu de votre temps à me lire. Je serai très heureux de faire de même si toutefois vous avez un blog personnel. En tout état de cause, vos réactions m'intéressent. Bien à vous.

Gilles MAS 29/12/2005 18:32

Bonjour,

J'ai découvert récemment votre Blog et en le parcourant j'y retrouve des points de vue que je suis assez souvent enclin à partager...

Vous faites référence à l'article du Président de la CGPME dans les Echos d'aujourd'hui relatif à sa prise de position sur l'augmentation des cotisations chomage qu'il a accepté.

J'ai noté sur la même page un article pour le moins "curieux" intitulé FINI l' ANPE VOICI l' ANSE.

Que vous inspire ce qui y est proposé ?

GM