Le blog politique de Jacques Heurtault Propositions audacieuses
Invitation au débat
Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire. Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs. Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif. Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!". Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
La lecture d'un tout récent numéro du quotidien Les Echos m'amène à enfoncer le clou sur les risques de dérive à partir de l'annonce effectuée par le Président de la République.
Y figurent plusieurs interwiews de responsables d'entreprises dont la tonalité générale est au rejet d'une modification de l'assiette de calcul des charges sociales en faveur de la valeur ajoutée au lieu et place des seuls salaires.
Il est tout à fait certain que si cette réforme doit se traduire par la prise en compte d'un même taux (celui actuellement en vigueur appliqué aux salaires bruts) sur une assiette plus large (la Valeur Ajoutée, nécessairement plus élevée, sauf si l'entreprise fait des pertes abyssales, auquel cas ça ne dure pas très longtemps ... ), on comprend les employeurs (et je ne peux que les approuver) qui craignent d'être à nouveau grugés.
Il ne peut être question d'accroitre le rendement net de ces charges afin de pouvoir commodément "boucher le trou de la Sécu".
Aussi faut-il redire, plus nettement afin qu'il n'y ait aucune ambiguité, que le rendement doit être le même, voire plus faible, en appliquant un taux plus faible sur une assiette plus large.
Il ne faut jamais oublier que "les hauts taux tuent les totaux" (Colbert).
Si le risque de dérive ne pouvait être jugulé, il faudrait alors se résoudre à la mise en place d'une TVA sociale (autrement dit une majoration des taux de TVA en vigueur, rien de plus) mise en place en contrepartie d'une réduction des charges salariales PATRONALES (et celles-là seulement).
Il serait toujours possible d'agir sur le financement des allocations de chômage (par exemple) par une suppression des cotisations s'y rapportant au profit d'une majoration de la CSG après avoir, bien entendu, égalisé le taux en vigueur à tous les revenus (donc les retraites).
La légère majoration des prix qui en résulterait serait alors supportée plein pôt par TOUS les revenus, tout spécialement celui des inactifs (dont ne font pas partie, faut-il le rappeler, les chômeurs), et plus encore les retraités.
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