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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Dernier article avant la nuit ... déjà tombée, d'ailleurs!

7 Mars 2008, 22:19pm

Publié par Jacques Heurtault

Il est 22h30 environ ...

Dans moins de deux heures, si on veut être en parfaite conformité avec la loi (et c'est mon cas!), aucun article nouveau traitant des municipales ne doit paraitre sur les blogs ...

Demain vous aurez droit à un article n'ayant AUCUN rapport avec les municipales!

Bonne nuit, Nicolas!

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Nicolas Mauduit 13/03/2008 23:11

Je n'ai pas voulu donner un ton lugubre à mon message, j'imagine que c'est la reconnaissance de la gravité de la situation qui m'a fait revenir ces parole a l'esprit. J'ai constaté hier à mon retour qu'un terrain d'entente avait pu etre trouvé entre Estelle Debaecker et Marie-Anne Montchamp : je n'osais as trop y croire, et m'en rejouis d'autant plus. Je suis certain que les Nogentais sauront faire le choix du coeur et de la raison contre l'opacité, les manoeuvres d'appareils, la gabegie et les dérives du maire sortant.Nicolas Mauduit

Jacques Heurtault 13/03/2008 23:56

Le coeur et la raison ... C'est moi qui est "inventé" cette expression quand, en 1995, j'ai publiquement appelé à voter pour Estelle contre Nungesser! Estelle a déposé la marque avec un coeur ouvert! Absolument authentique! Vous avez raison : il faut faire le choix du coeur et de la raison ...

Nicolas Mauduit 10/03/2008 20:25

   Bonsoir Mr Heurtault,plateforme de convergence, ou pour employer des termes moins utilitaristes et plus humains (après tout, il s'agit d'equipes de femmes et d'hommes qui se proposent de servir la cause publique pour nos concitoyens...) de rassemblement.Vous parlez d'or, je ne vais pas vous repondre en employant la langue de bois : parmi les 3 listes pouvant se maintenir au second tour, un rassemblement autour de la liste de gauche n'a aucune chance de l'emporter, je vous l'accorde. Il en reste deux... celles arrivees en seconde et troisieme position. Si l'Alliance n'a obtenu que les suffrages d'un électeur sur 8, malgré la notoriété et la légitimité d'ancien maire et l'action assidue d'Estelle, ce n'est pas un hasard. Mme Debaecker sait le respect que j'ai pour son combat pour la transparence, mais elle n'est pas en position favorable aujourd'hui : c'est paradoxalement ce combat meme, qu'elle a mené pour son honneur et pour les Nogentais, qui l'a affaibli. Elle a aujourd'hui une image trop conflictuelle pour pouvoir rassembler suffisament. Je concluerai avec les derniers mots que ma mère m'a dit sur son lit de mort : il faut se rendre à l'évidence.Nicolas Mauduit

Jacques Heurtault 10/03/2008 21:45

Un peu lugubre votre dernière assertion! La mort est l'évidence ultime pour tous ...Quant à l'évidence, les sept axiomes de Peano sont riches, très riches d'enseignement ...1. Zéro est un nombre.2. Tout nombre admet un successeur3. Le successeur d'un nombre de défonit comme ce nombre augmenté de 14. ... Là, la mémoire me fait un peu défaut!

Nicolas Mauduit 10/03/2008 12:20

Définir en quoi consistent exactement les fondements de notre Republique et de notre société, c'est tout l'enjeu de l'engagement en politique... ecouter, proposer, debattre... pour faire progresser notre bien commun.Concernant l'episode que vous citez, je ne peux pas trancher entre la maladresse ou la volonté délibérée de froisser du maire sortant, tant il a pu faire preuve de l'un comme de l'autre tout au long de sa mandature. A mon sens, les piliers de notre Republique ne peuvent pas s'exprimer sans un minimum de valeurs (ou qualités morales...) comme le respect, qui semblent cruellement faire défaut au maire sortant.Ceci m'amène a conclure sur l'intéret superieur des Nogentais, qui ont rejeté à 69% l'hypothèse d'une poursuite du règne de la gabegie et de l'opacité : les citoyens responsables doivent assumer leur role pour faire en sorte que le pire ne se reproduise pas à Nogent le 16 mars.Nicolas Mauduit

Jacques Heurtault 10/03/2008 19:48

69% sont contre Martin ... C'est sûr! Pour autant, ils ne sont pas pour quelque chose d'autre qui leur soit commun. Il faut donc rechercher une plateforme de convergence...

Nicolas Mauduit 09/03/2008 13:20

La formulation que je tenais pour la plus courante etait "le 21eme siecle sera spirituel ou ne sera pas", tout de meme plus ouverte a mes yeux que les variantes "mystique" ou "religieuse"... Lors d'une interview à Pierre Desgraupes (Le Point, 10 novembre 1975), Malraux lui-même déclara ne jamais l'avoir prononcée :«  Vous savez. On m'a fait dire : "Le XXIe siècle sera religieux". Je n'ai jamais dit cela, bien entendu, car je n'en sais rien. Ce que je dis est plus incertain : je n'exclus pas la possibilité d'un événement spirituel à l'échelle planétaire. »Cela dit, je suis entierement d'accord avec votre conclusion : ne pas perdre de vue les fondamentaux, liberté, égalité, fraternité, ainsi que la Constitution qui précise dans son article premier : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.Pour suivre votre explication de texte prenant en compte l'ordre des termes, vous aurez noté que la Laïcité arrive avant la Démocratie : c'est dire son importance! J'y suis particulièrement attaché, et La Laïcité, ce n'est pas une laicité réduite par des qualificatifs comme "ouverte" ou "moderne", c'est La Laïcité, pleine, entière et indivisible...Nicolas Mauduit

Jacques Heurtault 09/03/2008 16:38

"Spirituel" est incontestablement plus ouvert que "mystique", voire même que "religieux" pris dans son acception la plus restrictive (religion = curés). Je vous remercie d'avoir attiré mon attention sur l'antériorité de la laïcité sur la démocratie. Ce point m'avait complètement échappé ...Question : quand un maire convoque, alors que l'ordre du jour ne présente aucun caractère d'urgence, un conseil municipal un "Jeudi Saint", fête probablement la plus importante chez les chrétiens, est-il respectueux de la laïcité? Je suis enclin à penser que non ...Donc la laïcité pleine, entière et indivisible, Ok!t  A condition, toutefois, qu'on me définisse d'une manière plus précise en quoi cela consiste exactement!

Maurice 08/03/2008 11:09

Très bonne idée de quitter les eaux nauséabondes de Nogent...Voici un beau sujet de réflexion, Monsieur Heurtault, que je vous soumets suite à un article paru dans Marianne.frDieu sauvera-t-il l'Europe ? Avec La Lettre A, la chronique de Jean-Michel Quatrepoint. Les récentes sorties du président Sarkozy, imprégnées d'esprit religieux, masquent mal une réalité bien palpable, faite d'inflation, de croissance en panne, de morosité européenne. Nicolas Sarkozy posait de bonnes questions. Il apporte désormais de mauvaises réponses. Ou plutôt, il n'a pas de réponse. Durant la campagne présidentielle, il a mis le doigt sur la baisse du pouvoir d'achat, la croissance insuffisante, une Europe trop ouverte et qui ne fait pas suffisamment valoir ses intérêts. A-t-il péché par naïveté ? A-t-il cru qu'il pourrait inverser par son seul volontarisme des mouvements qui nous dépassent ? Peut-être. Reste que les Français ont pris au pied de la lettre son constat. D'autant que les faits sont venus confirmer bien vite les propos du candidat. Oui, le pouvoir d'achat est en berne. Oui, la croissance est en panne. Les effets du libre-échange à outrance Il y a quelques jours, Michel Barnier a eu ce cri du cœur à propos des négociations à l'OMC : nous ne pouvons pas ouvrir librement nos marchés aux technologies américaines, à la viande argentine, à l'éthanol et au soja brésiliens, aux produits manufacturés d'une Chine devenue l'usine du monde et aux services indiens. Le tout sans contrepartie. Et Michel Barnier de nous expliquer que l'Europe ne peut pas être la variable d'ajustement des déséquilibres mondiaux. Pourtant, c'est bien ce qui est à l'œuvre depuis une quinzaine d'années. Dès lors que les Européens ont privilégié une vision purement libre-échangiste de la construction européenne, la messe était dite. La globalisation, dont on a nous a expliqué qu'elle ne faisait que des gagnants, aboutit, en réalité, à de vastes transferts de richesses. Ces phénomènes ont été longtemps masqués au bon peuple. Des vérités inavouables Comment lui avouer que la mondialisation est le moyen que les multinationales ont trouvé pour décupler leurs profits ? Comment lui expliquer que c'est là un moyen de récupérer les avantages acquis par les classes moyennes occidentales sous le fordisme et pendant les Trente Glorieuses ? Comment dire l'indicible ? A savoir que le capitalisme a été vertueux, performant et redistributif, parce qu'il avait en face de lui des régimes concurrents et qu'il s'agissait d'éviter que ses clients (c'est-à-dire ses salariés électeurs) ne passent chez l'adversaire. Comment nos dirigeants avoueraient-ils que le monde est régi par des rapports de force, alors qu'ils ont refusé de faire de l'Europe une puissance, pour ne pas dire une forteresse ? Après quinze ans de globalisation, nos emplois à valeur ajoutée se sont évaporés. Les déficits commerciaux deviennent abyssaux. L'envolée des prix immobiliers est devenue un facteur d'exclusion. Et voilà que les prix au détail flambent à leur tour. La ponction sur le pouvoir d'achat devient bien réelle. Pas seulement en France. Elle touche pratiquement tout le monde. Invoquer Dieu pour faire diversion Nos dirigeants étant impuissants à agir, on lâche donc « aux chiens » quelques boucs émissaires : des centaines de fraudeurs par-ci, un trader par-là, une brochette de patrons ailleurs. Une chasse à l'homme, qui évite de se poser les questions de fond d'une mondialisation débridée, d'analyser les circuits, ô combien complexes et opaques, de la facturation d'un produit entre son départ de Chine et son arrivée dans les gondoles des pays occidentaux. Et comme les boucs émissaires ne suffiront pas à apaiser la colère du bon peuple, rien de tel qu'un bon retour vers le religieux pour faire accepter la dureté des temps. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy nous parle de Dieu. Il n'est pas le seul. Les parlementaires allemands de la CDU-CSU étaient réunis, jeudi dernier, pour débattre autour d'un thème: « L'Europe peut-elle s'en sortir sans Dieu ? »

Jacques Heurtault 08/03/2008 17:58

Il y a au moins 10 sujets dans ce texte qui mériteraient, à eux seuls, un développement important ...Je vais m'en tenir au sujet qui me parait mériter la plus grande hauteur de vue ... C'est à dire Dieu.Le point de départ de mon développement sera de rappeler que, bien avant que n'apparaissent le sujet de ce débat, quelqu'un, qui n'est pas, contrairement à ce qui se dit, André Malraux (car il l'a toujours contesté) a dit : "le 21 ième siècle sera religieux ou ne sera pas!". J'en conclus que cette personne avait raison avant beaucoup d'autres car il me semble évident qu'on n'a pas fini de parler de ces questions ... Je note au passage que l'assertion comporte un deuxième volet "ou ne sera pas!". L'auteur craignait donc que le monde ne disparaisse dans une gigantesque déflagration et que Dieu (plus précisément la religion) était le moyen d'empêcher cette issue fatale. Si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, ces propos ont été tenus dans les années soixante, à la rigueur soixante dix ... en pleine période des "trente glorieuses".Je note également que le mot "religion" vient du latin "religere" qui veut dire réunir, relier, rassembler.Je note enfin que Napoléon a dit, je cite l'esprit, non la forme exacte que je ne connais pas, " Dieu est grande interrogation mais la religion est nécessaire au peuple". Il voulait dire par là que le peuple n'avait peut-être pas besoin de Dieu mais qu'il lui fallait une religion. D'ailleurs, Napoléon a vite appris cette nécessité, lui qui parlait de "ses préfets" et de "ses évêques" ...Louis XIV avait la même démarche : une seule religion pour un peuple. D'où la révocation de l'Edit de Nantes.Tout cela donne matière à réfléchir, convenez en, Maurice!Je vais maintenant résumer mon point de vue ... Tâche ardue s'il en est!1. Un peuple a besoin de cohésion.2. Le tout vaut plus que la somme des parties.3. L'intérêt général prime sur l'intérêt particulier.4. Mais rien ne saurait permettre que l'on touche aux libertés fondamentales.5. Autrement dit, la liberté vient avant tout le reste, notamment avant l'égalité, laquelle vient avant la fraternité ... Tiens donc, c'est précisément la devise de la République Française! Je serai franc : ce n'est pas le produit du hasard si cette devise est celle-là pas plus que ce n'est le produit du hasard si j'y fait référence ...6. Autrement dit, il va falloir en revenir aux fondamentaux! Autrement dit en revenir à la devise de la République, sans vouloir en changer la signification profonde et donc sans vouloir en changer l'ordre de présentation des mots ...